​Les suspectes motivations d’une campagne bouffonne anti-abolitionniste..!

Depuis quelques temps, une mesquinerie « intellectuelle » fumante est à son rythme de croisière contre un des mouvements de la mouvance abolitionniste mauritanienne. Le mouvement qui fait l’objet d’attaques farfelues et incompréhensibles est IRA-MAURITANIE de Biram Dah Abeid primé à multiples fois par divers organismes internationaux pour le PACIFISME de son engagement. Nous avons constaté l’apparition quotidienne des quelques productions indigestes littérairement et intellectuellement consistant à salir le président de IRA-MAURITANIE en personne et un autre chantre incontesté de l’anti-esclavagisme Mr Diko Hanoune le secrétaire général de l’AHME. Les torchons acerbes et critiques viennent d’un magma de personnages poltrons qui se passent des profils-pseudos Facebook pour sévir pour des raisons inavouables ouvertement. Cette nébuleuse a comme plate-forme prisée, le mur Facebook d’une Web-Radio communautaire soninké. Par des écrits au style boiteux, ce petit monde aigri et semblant être en service commandé, se fourvoie pêle-mêle en traitant IRA-MAURITANIE d’être liée au sionisme et à des forces étrangères contre la Mauritanie. Les petits amateurs à l’esprit féodal tiré d’un certain référent communautariste soninké, croient se donner de l’importance par du réchauffé bien connu de ceux qui sont attirés par des intérêts immédiats mis en profusion par le Pouvoir pour la vente des consciences téméraires atteintes par le doute.  
D’une publication plagiée en partie à des références trotskistes mal comprises et reprises avec une médiocrité ridicule, le commando démasqué s’interroge pourquoi le président d’IRA ne s’est pas attaqué au transfuge Saad Louleid qui a porté des accusations après sa mise à l’écart. Aussi, dans une de leurs productions-poubelles, ils se demandent sur le statut de l’organisation IRA, ONG ou parti politique. Par ailleurs un point a retenu notre attention particulièrement, ce commando en camouflage honteux taxe le mouvement abolitionniste de porter la haine au sein des communautés mauritaniennes sur les problématiques liées l’esclavage. Ce propos venant d’un certain milieu soninké ne nous étonne guère, sachant l’aversion que nourrit la classe féodale interne à l’endroit de tout ce qui touche de près comme de loin au système coutumier foncièrement féodal et sournoisement esclavagiste. Certains dits engagés pour le respect des droits humains d’une manière générique ont la particularité d’avoir une lecture très sélective des INJUSTICES qui sévissent diversement en Mauritanie. Ainsi l’éloquent harangueur  anti-système dit étatique qui serait Raciste, Esclavagiste, Negrophobe et Discriminatoire, tombe dans un silence stratégique teinté d’un relativisme agissant quand on essaie de décortiquer le package des torts mis habilement et exclusivement sur le compte d’un état désincarné. Essayons de dénoncer le système ESCLAVAGISTE en Mauritanie, je dis bien le SYSTÈME ESCLAVAGISTE EN MAURITANIE dans toute la Mauritanie, nous risquons de perdre ceux qui sont connus pour leur activisme de façade et de foi douteuse contre l’esclavage et ses différentes manifestations transcommunautaire. Il est connu que le discours antiesclavagiste et abolitionniste trouble les tenants traditionnels du système de domination en Mauritanie, et le régime réactionnaire au sein du monde politique et associatif, qui se terrait dans une indifférence capricieuse et ambiguë, s’est enragé en se lançant dans une subite campagne de diabolisation de l’anti-esclavagisme aujourd’hui incarné vaillamment par IRA-MAURITANIE. Dans ce cadre qu’on pourrait expliquer les gesticulations malhonnêtes constatées venant de certains éléments identifiés adeptes de l’ordre féodal soninké. On savait fort longtemps que la posture gymnastique de leurs consciences aura une limite dans le temps avec un jeu de double face et d’ambiguïtés. Ils sont pris dans leurs propres pièges de vouloir discréditer les VRAIS MILITANTS ANTIESCLAVAGISTES par différents supports de COM. Par plusieurs fois avec des émissions pièges et truquées d’avance,  ils ont saboté, sali, accusé et menti sur les mouvements abolitionnistes dont L’ARMEPES-FRANCE accusée de faire du militantisme business au nom de l’anti-esclavagisme. Aujourd’hui, la bulle médiatique savamment orchestrée s’est éclatée et toutes les petites tromperies sont dévoilées au grand jour. Les velléités discursives de façade censées éduquer et réformer sont devenues caduques et démasquées. Ainsi les intentions profondes étaient de réactiver un tissu traditionnel et culturel très réactionnaire. Au nom du culturel désuet et divertissant, on promeut l’ordre féodal et même l’apologie de l’esclavage social. Aujourd’hui la campagne fourbe et malsaine est en échec total, et devient un boomerang moral pour les principaux instigateurs. Par la suite, les seconds couteaux s’adonnent avec à un verbiage pourri dans le fond comme dans la forme, pour se donner bonne conscience en empruntant le chemin déjà suivi par certains anti-IRA et transfuges en vain. Nous croyons à des principes fondamentaux qui dépassent les petits complots parentaux et les louches  affinités amicales pour se soutenir au nom d’un monde obsolète. Pour finir, nous intimons à ces seconds couteaux marionnettes qu’ils doivent apprendre à critiquer sincèrement sans salir outrageusement, et qu’ils doivent revoir les objectifs de leur présence en occident qu’ils indexent comme un malfaisant nid sioniste en collusion avec l’organisation IRA au détriment de la Mauritanie. Ce dernier discours accusateur à tort qu’on entend souvent de la part du clergé tribalo-ethnique , est apparu aussi parmi les féodaux en panique face la forte mouvance abolitionniste qui vise tout système de domination n’en déplaise ceux qui se reconnaissent derrière un pseudo ou pas. 

IRA-MAURITANIE EN FORCE.

Seule la Vérité est Révolutionnaire…!!!

K.S

Démenti formel de Mr Samba Thiam 

J’ai lu dans Cridem ce 30/11/2016 un article intitule « vous avez dit esclavage ? » publie par Jeune Afrique qui me prete des propos absolument faux :

Un phénomène sous estimé

L’imam Mohamed Vall Ould Mohamed Ould Rachid, qui vient de claquer la porte de l’IRA parce qu’il n’arrivait pas à infléchir les discours trop violents de Biram, juge « inacceptable » le chiffre avancé de 160 000 esclaves. Pour lui, « oui, il existe des cas cachés, comme l’est la consommation d’alcool. 

Il arrive que des mineurs soient “confiés” par leurs familles, qui n’ont pas les moyens de les nourrir, à d’autres familles, lesquelles en font leurs domestiques. Mais il y a surtout une extrême pauvreté, qui est encore pire que l’esclavage. On voit des enfants haratines ramasser les ordures, et personne n’en parle ».

« Biram exagère, disent Samba Thiam, président des Forces progressistes du changement (FPC), les anciens séparatistes des Forces de libération africaines de Mauritanie (Flam), et Dia Alassane, président de Touche pas à ma nationalité. Ce n’est pas dans les proportions qu’il avance. »

Je n’ai jamais tenu un tel propos su Biram , dont je respecte la justesse du combat…je défie l’auteur de présenter un texte duquel il tire cette fabulation…digne de la police politique !

Samba Thiam



Source crédit : http://www.cridem.org



La conférence de presse d’IRA à Nouakchott 30 décembre 2016 

  • DÉCLARATION 

 A Zouerate (700 Km au nord de Nouakchott), le 18 novembre 2016, la Cour d’appel de Nouadhibou a rendu son verdict suite au procès des treize militants d’IRA – Mauritanie.  Cependant, les peines qu’elle a prononcées ne reflétaient  guère  les débats contradictoires qui ont eu lieu durant le procès. 

 Si les camarades Ousmane Lo, Ousmane Anne, Jemal Samba ont été acquittés pour insuffisance de preuves, les autres membres du groupe, qui, du reste, sont innocents des chefs d’inculpation retenus contre eux, ont été lourdement condamnés.   Moussa Bilal Biram et Abdallahi Maatalla Saleck ont été condamnés  à trois  ans de  prison dont deux fermes  avec une amende de cinquante mille ouguiya (50 000 UM). Une peine de prison d’un an dont  six mois  fermes assortie d’une amende de cinquante  mille ouguiya (50 000 UM) a été prononcée à l’encontre de Abdallahi Abou Diop.  Les camarades Hamady Lehbouss, Amadou Tidjani Diop, Ahmed Hamar Vall, Balla Touré, Khatri Errahel, Mohamed Jaroullah, et Mohamed Daty, condamnés à un an de prison dont quatre mois  fermes  avec une amende de cinquante mille ouguiya (50 000 UM), ont retrouvé la liberté ayant déjà purgé les quatre mois de prison ferme.

 Nous rappelons que ce fut sur instructions explicite des autorités politiques et administratives du pays, que la quasi-totalité des membres du Bureau Exécutif de notre organisation ont été mis aux arrêts, maltraités et torturés dans les cachots  de la police et ce avec une violence inqualifiable avant qu’ils ne soient jugés en première instance par la cour criminelle de Nouakchott et condamnés à des peines très lourdes allant de 3 à 15 ans de prison ferme. 

 Consciente des visées du système raciste et esclavagiste qui gouverne la Mauritanie, IRA – Mauritanie déclare que :

 L’affaire de « la Gazra Bouamatou » (à l’origine de la dernière vague d’arrestations) n’est qu’une énième tentative de museler IRA – Mauritanie dont le succès grandissant à l’intérieur du pays et la large reconnaissance internationale ont fini à mettre à nu les mensonges et les manipulations des peu crédibles autorités nationales;

 La violence policière, l’acharnement judiciaire et les détentions arbitraires ne freineront pas notre marche pacifique et notre engagement ferme contre l’esclavage, le racisme et l’exclusion en Mauritanie;

 Les camarades Moussa Bilal Biram, Abdallahi Maatalla Saleck et Abdallahi Abou Diop sont en réalité des otages aux mains du système raciste et esclavagiste de Mauritanie, leur libération sans condition demeure notre priorité. 

 Les tortionnaires (au niveau de la police) qui ont fait subir aux détenus les pires sévisses répondront de leurs actes de tortures devant des tribunaux nationaux ou internationaux et pour cela aucun effort ne sera épargné. 
 

Fait à Nouakchott, le 30 novembre 2016

Le bureau exécutif

Source : Post FB du vice-président Briham bilal Ramdhane

Regardez « Seydi moussa CAMARA, Ganbanaaxun Fedde » sur YouTube

L’entretien accordé par l’éditorialiste et journaliste Camara Seydi Moussa à la communauté de l’espace d’échanges et de sensibilisation « Ganbanaaxun Fedde » réseau WhatsApp. 

Au menu : un dialogue franc sans langue de bois avec sincérité et honnêteté . 

Les mentalités féodales dans le milieu soninké ont été largement abordées. l’esclavagisme social perdure à cause du régime féodal des clans dominants mais aussi avec la complicité de certaines personnes encartées comme « esclaves » statutaires qui sont dans un endormissement social, intellectuel et politique par déterminisme. 

Le courage intellectuel se mérite, Mr Camara Seydi Moussa est COURAGEUX . 
Seule la vérité est révolutionnaire . 
À écouter :

​Bonne fête d’indépendance à nous z’autres. 


La Mauritanie a 56 ans.
Mon pays a 56 ans ce 28 novembre 2016. Et bonne fête TOUS à l’occasion de cet anniversaire d’un pays qui se cherche une ossature étatique et identitaire pouvant intégrer sérieusement l’ensemble de ses composantes communautaires. Dans ce pays sous les bottes des militaires depuis  plusieurs années, un régime dictateur sous influence d’une politique baahiste et raciste exécuta froidement 28 soldats noirs mauritaniens il y a 26 ans. Une pensée particulière pour ces frères pendus tout en espérant que les architectes idéologiques et les exécutants de cette purge sanguinaire soient identifiés et traduits devant la justice des hommes un Jour avant l’inévitable JUSTICE du Tout Puissant.

Les crimes de sang sans responsabilité identifiée, expliquée et punie, ne peuvent pas être gommés par des vaines gesticulations politiciennes pour le marchandage d’un règne quelconque. Le régime actuel sous la direction du général ould abdel aziz bien introduit dans les méandres de l’armée pendant plusieurs années, a essayé un traitement superficiel au nom de l’état par un événement monté pour des raisons purement politiciennes. La Justice a été victime et les questions restent ouvertes comme avant sa prise officielle du pouvoir et certainement après son départ. 
Le temps sera JUGE. InshAllah. 

20-11-2016 15:10 – La justice doit faire toute la lumière sur les conditions des arrestations des militants présumés de IRA!



Gourmo Lô
– Tout démocrate épris de paix et de liberté ne peut qu’être soulagé de voir 10 personnes absolument innocentes être libérées et rendues à leurs familles et à leurs amis après des mois et des mois d’un calvaire sans nom, sans autre motif qu’un vulgaire montage sur fond de règlement de comptes politique.

Mais ce ne doit pas être de ce lâche soulagement auquel nous autres mauritaniens sommes désormais accoutumés après chaque manœuvre du pouvoir qui échoue, malgré tous les dégâts qu’une telle manœuvre aura cependant provoqués!

Des dizaines et des dizaines de gens ont été massacrés dans des conditions d’une abjection et d’une atrocité pratiquement sans précédent dans l’histoire de notre pays, entre 1989 et 1990. La « libération » des rescapés a été suffisante pour soulager la conscience des bourreaux d’Etat et la résignation de facto de presque tout le monde-, satisfait du classement de ce véritable génocide dans l’horreur terminologique du « passif humanitaire ». C’est à dire dans la lâcheté de l’impunité.

Aujourd’hui, cette libération devrait nous interpeller à plus d’un titre. Lors du procès, de Nouakchott à Zoueratt, la police a prétendu avoir pris ces 13 militants politiques, en « flagrant délit », en présentant des « vidéos » tocs comme des preuves de cette flagrance de la violence supposée des prévenus. Pas un seul policier ne s’est présenté à la barre pour témoigner de ce qu’il a vu ou subi lors de ces tristes événements du carrefour Bouamatou.

Le principal concerné ( c’est à dire le propriétaire du terrain occupé) a lui même disculpé les accusés et affirmé n’avoir jamais requis la police, tout en confirmant haut et fort que ces événements étaient de bout en bout spontanés.

Les premiers juges ont bouché leurs oreilles. De même qu’ils ne voulurent rien entendre des très graves et précises accusations de tortures que les prévenus disent avoir subi entre les mains de certains membres des forces de l’ordre. Tous les efforts des avocats de la défense furent vains. Une prêche dans le Sahara. Seule importait la volonté de certains faucons du pouvoir d’en découdre avec IRA, fût-ce au prix de l’assassinat pur et simple de la vérité et du bon sens qui l’accompagne toujours.

Si la Cour d’Appel ne retient « que » l’appartenance à l’IRA comme organisation prétendument non reconnue, alors l’affirmation par la police selon laquelle ces militants ont été capturés sur les lieux et au moment des faits de violence présumée, cette accusation gravissime, serait à la fois une diffamation contre les accusés, et aussi une tentative de manipulation de la justice qui tombe sous le coup d’une offense à magistrats, mensonges et abus de pouvoir de la part d’une autorité publique dans l’exercice de ses fonctions. Sans parler de la grave accusation de tortures qui pèse sur certains des membres de ces forces de l’ordre et de sécurité.

Alors, s’il faut se réjouir de la libération de personnes innocentes, le droit et la justice demandent que toute la lumière soit faite sur les tenants et les aboutissants de cette triste et sombre affaire….

Gourmo Lô



Source crédit : http://www.cridem.org 

18-11-2016 19:06 – Zouerate : procès en appel des abolitionnistes, le verdict tombe, cinq relaxes et des peines allégées


Zouerate Actu
– La cour d’appel de Nouadhibou a rendu, ce vendredi après –midi aux environs de 17 heures, le verdict des militants, cadres d’IRA et des habitants de la gazra de Bouamattou.

Des détenus qui étaient condamnés en première instance à 3 ans de prison ont été relaxés. Il s’agit d’Ousmane ANNE, Jemal Samba, Mohamed Daty, Ahmed Mohamed Jaroullah, Ousmane LO.

Par contre, Khattry ould M’Barek et Ahmed Hamdy Hamar VALL sont condamnés à 1 an de prison dont 4 mois fermes. Hamdy Lehbouss et Bala Touré qui étaient initialement condamnés à 5 ans de prison sont condamnés par la cour d’appel à 1 an d’emprisonnement dont 4 mois fermes.

Des détenus qui étaient condamnés à 15 ans de prison ont vu leurs peines allégées, il s’agit de :

-Moussa Biram condamné à 3 ans dont 2 fermes

-Abdallahi Abou DIOP condamné à 1 an de prison dont 6 mois fermes

-Amadou Tidjane DIOP, écope d’une peine d’1 an dont 4 mois fermes

-Abdallahi Maatalla SECK dit Vieux, est condamné par la cour à 3 ans d’emprisonnement dont 2 fermes.

Par ailleurs la cour a condamné des habitants de la gazra Bouamattou, lieu des manifestations du 29 juin dernier, à de différentes peines et sont sommés de dédommager les policiers blessés.

Deux peines de 5 ans de prison ferme, et des peines de 3 ans dont 2 fermes.

Source crédit : http://www.cridem.org 

L’ouverture du procès des militants abolitionnistes (3 Août 2016) : l’appel d’un poids lourd de la diaspora en France, Ibnou Diagana. 

​Chers camarades militants  de la region parisienne mobilisons nous à l’appel de l’IRA  France pour un sit – in ce 03 Aout 2016 à  partir de 12h devant l’ambassade de Mauritanie à Paris à la suite du faux procès intenté contre nos camarades dans le seul but de vouloir décapiter un mouvement pacifique dans sa lutte implacable contre l’esclavage et le racisme en Mauritanie.Notre présence en nombre important ser ait un bon signal aux autorités judiciaires soumises au diktat du général;  quant à leurs décisions sur des innocents kidnappés chez eux  ou dans leurs bureaux et jugés en flagrance imaginaire lors d’un deguerpissement  de pauvres Mairitaniens  dont ils ignoraient même l’existence.Venons dire non aux injustices et aux arrestations arbitraires infondées.  
Ibnou Youssouf  Diagana Militant des Droits de l’homme en France

Un cri osé : Toute tromperie aura une FIN.

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Pour certains milieux racialistes camouflés et recyclés en chantres de la démocratie à l’occasion pour des motifs stratégiques et politiciens, le Noir qui ose développer une conscience politique sous l’angle  panafricaniste et à l’échelle transnational, doit être sali et honni à jamais. Pratiquement tous les autres peuples développent des solidarités actives et transnationales sous l’habillage culturel pour se soutenir mutuellement. Ainsi même le référent religieux qu’on sert en langage « mauritanien » pour magnifier une supposée cohésion sociale et confessionnelle, n’est qu’un leurre par évidence.
Chez nous , par exemple le panarabisme structuré et érigé peu à peu en politique identitaire d’État n’est rien d’autre que la victoire du baathisme d’antan. Le nationalisme arabocentrique et comploteur  qui avait participé à la dislocation de l’empire ottoman (dernier ordre califal) , continue le même jeu impérialiste, et nous sommes témoins de logiques conséquences au proche-orient aujourd’hui (cas palestinien entre autres) . Un panarabe mauritanien se préoccupe plus pour la situation géopolitique de Bachar al-ssad le syrien et ses soutiens que de ses « concitoyens » negro-mauritaniens. Pour certains, la solidarité transnationale basée sur l’arabité mais non sur « l’islamité » est une valeur d’honneur et de grandeur au nom d’un impérialisme politique et culturel. De l’autre côté, on voudrait faire croire que toute velléité d’une expression afrocentrique et transnationale serait perçue comme « extrémiste ou sectaire » . Seul le Noir doit subir l’ordre d’un dominant historiquement de l’extérieur, et il n’a pas droit d’avoir des solidarités actives auprès d’autres Noirs de l’intérieur ou de l’extérieur du cadre géographique dit légal. Un arabo-berbère mauritanien qui crie pour l’arabe palestinien , est un DIGNE, alors que deux noirs mauritaniens lésés dans leurs politiques et sociaux qui se parlent et s’engagent ensemble contre un système étatique noyauté, sont taxés d’extrêmistes. Celui qui vous conteste explicitement votre droit de vous redéfinir statutairement dans l’ordre tribalo-féodal du bas, n’acceptera pas la plénitude de votre CITOYENNETÉ à l’échelle nationale. En langage mauritanien, la notion de CITOYEN n’a aucun fond digne de ce nom. L’entente non – officielle d’une minorité trans-communautaire qui se partage le « Gâteau Mauritanie » depuis plusieurs décennies, fait semblant d’ignorer que les orientations stratégiques d’hier qui excluaient l’écrasante majorité de la « Chose politique » ne peuvent durer éternellement.

K.S

03-05-2016 08:29 – Obligation de licence pour les orpailleurs de Mauritanie

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APA – Le gouvernement mauritanien vient de mettre en place une législation régissant la prospection individuelle de l’or, jusque là absente dans le code minier du pays, en dépit de l’existence de riches gisements du métal précieux en cours d’exploitation.

Cette nouvelle législation a été rendue nécessaire par la ruée anarchique constatée dernièrement dans la région de l’Inchiri, au nord-ouest de Nouakchott, à la recherche de présumées quantités superficielles d’or.

L’histoire a commencé il y a quelques mois lorsqu’une rumeur persistante a fait état de personnes campant dans ladite zone et explorant l’or à l’aide d’équipements légers, avec des résultats souvent positifs.

Cette rumeur a eu l’effet immédiat de provoquer un mouvement massif vers le lieu indiqué de jeunes entrepreneurs ou de chômeurs engagés par des hommes d’affaires disposés à risquer des pertes tout en espérant gagner des bénéfices potentiels.

En effet, l’aventure nécessite un minimum d’investissement préalable, surtout en termes d’équipements et de logistique.

Il faut obligatoirement une machine d’exploration qui coûte au bas prix 1,8 million d’ouguiya (5.200 dollars américains) et un véhicule 4X4 dont le prix de location a atteint 40.000 ouguiyas (116 dollars) par jour.

A cela, il convient d’ajouter les outils de creusage et les salaires des manœuvres, sans compter les dépenses de camping (tente, nourriture et eau), avec des prix grossis sans cesse en raison de la rareté des denrées dans une région caillouteuse hautement aride, marquée par un soleil brûlant et des vents chauds et secs soufflant quasi permanemment.

En dépit de telles conditions, des vagues humaines ont pris d’assaut cette zone sans aucune forme de réglementation ni d’ordre, l’appétit étant aiguisé par les résultats rapportés par tel ami ou tel proche.

A en croire les dires jamais certifiés, les équipes de recherche trouvent, selon le degré de chance, des grains d’or de l’ordre de quelques grammes à une petite profondeur et qui, rassemblés, constituent une fortune.

A Nouakchott, le prix courant du kilogramme d’or avoisine les 10 millions d’ouguiyas (29.000 dollars). C’est face à cet engouement incontrôlé vers des zones où existent beaucoup de permis de recherche et d’exploitation miniers, y compris pour l’or, que les autorités mauritaniennes ont institué la nouvelle réglementation.

Il est désormais obligatoire de se faire octroyer un permis de recherche pour une durée de 4 mois avant de pouvoir mener une quelconque activité de recherche, a précisé le directeur des mines au ministère mauritanien du pétrole, des mines et de l’énergie, Ahmed Ould Taleb Mohamed.

Aussi, la zone allouée à cette activité a été définie et ne saurait être dépassée. En plus de cela, tous les appareils d’exploration individuelle doivent être dédouanés à hauteur d’environ 300.000 ouguiyas (874 dollars).

Des mesures qui rapporteront une importante manne financière au trésor public si l’on sait que les demandeurs de licence sont déjà plus de 17.000 et sont en croissance continue.

Nonobstant les résultats obtenus par les orpailleurs au terme de leurs recherches, l’activité elle-même, exclusive aux Mauritaniens, s’est fait sentir positivement sur les marchés qui souffraient d’un marasme avéré depuis quelque temps.

MOO/od/APA

Source : http://www.cridem.org