05-04-2016 01:30 – « Panama Papers » : des responsables africains cités dans le scandale des paradis fiscaux

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Jeune Afrique – Une enquête planétaire réalisée par une centaine de journaux sur 11,5 millions de documents a révélé des avoirs dans les paradis fiscaux de 140 responsables politiques ou personnalités de premier plan. Plusieurs responsables africains sont cités, directement ou indirectement.

« La plus grande fuite de l’histoire du journalisme vient de voir le jour, et elle concerne la corruption », a commenté Edward Snowden, principal lanceur d’alerte sur les activités du renseignement américain.

Plus de cent médias répartis dans 77 pays, regroupés au sein du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), dévoilent depuis dimanche 3 avril le résultat d’une enquête de neuf mois. Intitulée « Panama Papers », elle rend publique l’identité des clients de Mossack Fonseca, une firme panaméenne chargée de créer et domicilier des sociétés basées dans des paradis fiscaux. Ces données proviennent des archives de ce cabinet d’avocats entre 1977 et 2015.

Plus de 214 000 entités offshore sont impliquées dans les opérations financières dans plus de 200 pays et territoires à travers le monde, selon le consortium. Le recours aux sociétés offshore, outils privilégiés de l’évasion fiscale, est une pratique autorisée dans la plupart des pays du monde.

Parmi les personnalités mentionnées dans les millions de documents figurent notamment des associés du président russe Vladimir Poutine, qui auraient détourné jusqu’à 2 milliards de dollars avec l’aide de banques et de sociétés écran, selon l’ICIJ. Le roi d’Arabie Saoudite, Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, le président des Émirats arabes unis et émir d’Abou Dabi, Cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyane, l’ancien émir du Qatar, Cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, ainsi que des cousins du président syrien Bachar Al-Assad sont également mentionnés.

Le monde du football, déjà ébranlé ces derniers mois par plusieurs scandales touchant les dirigeants de la Fifa, n’est pas épargné : quatre des 16 dirigeants de la fédération internationale auraient ainsi utilisé des sociétés offshore créées par Mossack Fonseca. Les documents du cabinet d’avocats font aussi apparaître les noms d’une vingtaine de joueurs vedettes, évoluant notamment à Barcelone, au Real Madrid ou encore à Manchester United. Parmi eux, le multiple ballon d’or Lionel Messi.

Aucun chef d’État africain en exercice

Des responsables africains sont également cités, même si aucun chef d’État en exercice ne l’est personnellement. Seul l’ancien président soudanais, Amad Ali al-Mirghani, décédé en 2008, détenait des avoirs dans un paradis fiscal.

Des proches de président en exercice le sont en revanche. Parmi eux, on compte Clive Khulubuse Zuma, le neveu du président sud-africain Jacob Zuma, Mamadie Touré, la 4e épouse de l’ancien chef de l’État guinéen Lansana Conté (qui est déjà abondamment citée dans une affaire de corruption minière dans le Simandou), Mounir Majidi, le secrétaire particulier du roi du Maroc, Alaa Moubarak, le fils aîné de l’ancien président égyptien, mais aussi John Addo Kufuor, le fils aîné de l’ancien président ghanéen John Kufuour.
Enfin, le banquier ivoirien Jean-Claude N’Da Ametchi, ancien proche du président Laurent Gbagbo et aujourd’hui proche de Charles Konan Banny, détient, selon les documents du ICIJ, des actifs dans une société offshore et un compte à Monaco.

Parmi les responsables politiques africains mentionnés figurent Jaynet Désirée Kabila Kyungu (députée et sœur jumelle du président de la RDC, Joseph Kabila), Abdeslam Bouchouareb (député et ministre algérien de l’Industrie et des Mines), José Maria Botelho de Vasconcelos (ministre angolais du Pétrole), Kalpana Rawal (vice-présidente de la Cour suprême du Kenya), Bruno Jean-Richard Itoua (ancien ministre de l’Energie et de l’Hydraulique et actuel ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technique du Congo-Brazzaville), le général de brigade Emmanuel Ndahiro (directeur de l’agence rwandaise de renseignement de 2004 à 2011), et le Sénégalais Pape Mamadou Pouye. Arrêté en avril 2013 avec Karim Wade, il a été condamné à cinq ans pour complicité d’enrichissement illégal.

Vincent Duhem

Source crédit : http://www.cridem.org

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IRA :Communiqué de condoléances

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C’est avec tristesse et désolation que nous avons appris le décès de Aicha Dah Abeid, la grande sœur de Biram Dah Abeid, président d’IRA- Mauritanie. Décès survenu ce dimanche 3 avril 2016.

A cette douloureuse occasion, nous militants et sympathisants de IRA-Mauritanie, adressons nos condoléances les plus sincères et les plus attristées à monsieur Biram Dah Abeid, à sa famille ainsi qu’à ses proches, nous tenons particulièrement à leur exprimer toute notre sympathie et notre compassion dans cette dure épreuve et prions Dieu pour qu’il accueille la défunte en son saint paradis. Amin

Par ce modeste mot, nous nous associons humblement à votre chagrin, et nous tenons à vous manifester notre profond soutien, en vous transmettant nos plus sincères condoléances et le témoignage de notre affection.

Inna Lillahi Wa Inna Ileyhi Rajioun

Nouakchott, 03 Avril 2016
La commission de communication

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Jurons qu’il n’y aura de 3ème mandat que sur nos corps écrasés par les tanks!

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Le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a décidé, de toute évidence, de franchir le Rubicon en envoyant ses 3 Ministres les plus en vue (Justice, Finance et Relations avec le Parlement-Porte Parole du Gouvernement), annoncer la couleur: sa volonté claire et nette de violer la disposition constitutionnelle la plus verrouillée du monde -qui interdit de manière absolue tout troisième mandat d’une part, et qui rend impossible toute révision de la disposition concernée, d’autre part.
Coup sur coup, ces Ministres ont embouché l’oraison funèbre d’un « Dialogue » mort avant de naître, agité comme un leurre et dont on sait maintenant  à quelle fin il était brandi: piquer un énième mandat, après celui pris de force au Président légitime Sidi OUld Cheikh Abdallahi, ensuite  après celui arraché au peuple par fraude, dans le sillage des « Accords de Dakar et enfin, après celui arraché à une opposition tétanisée et dispersée dans la nature et donc incapable de toute résistance sérieuse.
Quelle suite sera donnée à cette intention de guerre? Le chaos est brandi comme seule alternative à l’aplatissement du peuple et des forces démocratiques par leur acceptation, toute honte bue, de la plus grossière violation constitutionnelle de notre histoire.
Plus que jamais, je pense que le destin est inscrit dans le présent en lettres effaçables. Les peuples peuvent changer leur destin. Car « Il est rare que l’Histoire fasse irruption dans leur  vie sans s’annoncer à l’avance, leur offrant ainsi l’opportunité d’en changer parfois le cours. Nous nous trouvons typiquement devant les signaux de notre      avenir proche, que ces Ministres nous tracent pour  nous l’imposer,à nous les hommes et les femmes libres de ce pays que nous promettons à la liberté, ce pays dont nous avons fait tous  le serment qu’il sera un pays de liberté, de justice et de fraternité.
Jurons qu’il n’y aura de 3ème mandat que sur nos corps écrasés par les tanks!

Source crédit : http://www.boolumbal.org

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