17-04-2016 21:00 – Libre Expression | 14/04/1990 : 26 ans après mais nous n’avons pas oublié

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Yahya Mamadou BA – Devoir de mémoire à nos martyrs du 14 avril 1990

Le mois d’avril était jadis un mois de plaisanterie (poissons d’avril et autres blagues) pour ceux qui avaient fréquenté l’école des colons, de réjouissances populaires et d’abondances pour les habitants de la vallée, car coïncidant avec les récoltes des cultures de décrue (Waalo), le couronnement du meilleur berger ( sawru waaso).

Ce faste a été terni et à jamais pendant un certain mois d’avril 1989 avec les pogroms programmés et entretenus par un pouvoir chauvin qui a décidé de couper les liens ancestraux qui unissaient les populations du Nord et celles du Sud et que l’islam a solidement cimentés.

Certes toute cohabitation est ponctuée par moment à des différends souvent impitoyables que le dialogue doit transcender. Les années de braises (1986,1987, 1989, 90 et 91) ont fait exception à cette règle et nous ont fait douter que tous les musulmans sont frères.

Les faits sont passés il y a 26 ans jour pour jour, à Waalaldé (Wothie) village du Law, Commune rurale d’Aéré Mbar, situé à 15 Km à l’est de Boghé et à 30 Km à l’ouest de Bababé dont il dépend administrativement.

Ce matin là, quatre hommes s’étaient rendus à l’enterrement d’une habitante du village. A la fin de la cérémonie, ils allèrent se baigner au fleuve. C’est à leur retour, au moment où ils atteignaient les premiers tertres de cette belle dune de sable fin, qu’ils furent interpellés par une patrouille militaire (fusiliers marins habitués en legos en guise de camouflage) qui les conduisit dans une forêt classée où se trouvait leur base et leur sort fut scellé à jamais.

Leur seul tort est d’être noirs et d’avoir voulu se baigner à 14 heures, par une journée caniculaire qui coïncidait au 18ème jour du mois béni de ramadan, au fleuve distant du village d’un kilomètre. Ce fut la nuit de cette même journée qu’ils furent exécutés dans la forêt classée de Waalaldé car plusieurs personnes avaient affirmé avoir entendu des coups de feu tard dans la nuit. Le charnier où ils furent ensevelis à la va vite ne sera découvert qu’en 1991 suite à des indiscrétions de leur « porte de l’eau » originaire de Wabbunde.

Si les détails de la mort de Lô Boubacar Hamat (ex marin), Dia Hamadi Amadou (ex gendarme), Sow Demba Moussa (ex garde) et Niang Hamet Amadou (un paisible citoyen) restent du domaine des suppositions, les circonstances de leur arrestation sont parfaitement connues.

Ces hommes là, je les connaissais comme on connaît un voisin, un ami, un parent très proche. D’ailleurs ils étaient tout cela pour moi. Ces quatre braves hommes connus pour leur courage et leur piété, et habitaient tous dans un rayon de moins de 100 mètres de ma concession natale. Les siennes étaient situées aux quatre points cardinaux, appelés en Pulaar « damude Allah » les portes d’Allah.

Est il nécessaire de rappeler ce que le chiffre quatre représente pour les peuls

– Les quatre clans

– Les quatre points cardinaux

– Les quatre couleurs naturelles (jaune, rouge, noir et blanc)

– Les quatre fourches du bâton sacré (buurgal) qui sert à baratter le lait

Ce chiffre quatre n’est pas un hasard pour ces bourreaux qui sont chargés d’exécuter des ordres venus d’en haut et pas d’Allah le miséricordieux, souverain de l’univers, maître des cieux et de la terre. Le comble est que cette sale besogne a été exécutée la nuit du 19 du mois béni de ramadan en terre d’islam nous dit on !.

Leurs auteurs se la coulent douce après une loi d’amnistie à l’initiative des nègres de services (députés) qui ruminent patiemment leur regret et déception, aujourd’hui abandonnés à leur propre sort, en attendant leur dernier souffle. Vingt 26 ans après, nous pouvons pardonner en tant que musulmans mais nous ne pouvons pas oublier ces horreurs et terreurs d’un état dont le rôle premier était d’assurer paix et sécurité à tous ses citoyens même s’ils sont considérés des citoyens de « seconde zone »

Envoyez 41 iklass pour qu’ils reposent en paix dans leur charnier que les gouvernants actuels cherchent à faire disparaitre à tout.

Nos pensées pieuses à Monsieur Biram Dah qui est le seul à avoir organisé une prière en janvier 2014, sous une pluie de bombes lacrymogène.

Yahya Mamadou BA

Source crédit : http://www.cridem.org

Il faut comprendre l’esprit « arabe » avant de parler dans le vide !

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Selon Ibn Taymiyya : « est arabe celui que l’arabité domine, même si il n’est pas descendant d’arabes, mais celui qui a abandonné l’arabité n’est plus arabe, même si il est descendant d’arabes. »

Je ne comprends absolument pas pourquoi à chaque fois qu’on veut affirmer ou infirmer la question de l’arabité des haratine, certains lettrés Mauritaniens dans le milieu noir ou arabo-berbère à court d’arguments,  prennent un raccourci étonnant en faisant la parole d’un Messaoud Ould Boulkheir ou Boidiel Ould Homeid comme le « CORAN-QORANE » , qui est incontestable pour la communauté  haratine victime de l’esclavage arabo-berbère ?

Comment ces deux hommes qui renient leurs ascendances biologiques, leurs appartenances historiques, « raciales » si je peux me le permettre au nom d’une idéologie populiste pour plaire aux arabes bourreaux des haratine  en se targuant d’être ce qu’ils n’ont jamais été ni considérés comme des arabes par les arabes de Mauritanie depuis l’antiquité. Comment ce choix personnel voire une politique-populiste  peut-il être greffé ou réduit à toute une communauté martyrisée depuis des siècles ? Je le dis et répète, le bourreau et sa victime n’auront jamais la même histoire ni culture quoiqu’on fasse sur terre.

Comment peut-on acclamer l’absorption culturelle, linguistique d’une entité entière sans jamais l’avoir intégré entièrement? Les haratine sont des « arabes » nous disent-ils,  curieusement ils oublient que les haratine qu’ils arabisent à coup d’une baguette magique ne parlent pas l’arabe, ils sont sous l’esclavage des arabes ; loin d’être le cas des berbères  et ils ne parlent pas l’arabe soi-disant qui est leur langue paternelle ou maternelle sans être scolarisés, à qui pourra-t-on faire avaler ces balivernes monstrueux?

On nous dira comme d’habitude oui untel se dit qu’il est « arabe », mais c’est son choix personnel, il est libre de dire qu’il est Gaulois « nègre »  mais en quoi cela concerne toute l’histoire douloureuses des victimes de l’esclavage, du racisme et la féodalité arabo-berbère des maures de Mauritanie ? Peut-on partager les mêmes valeurs, la même culture, la même religion, les mêmes mœurs etc… pendant que tu as le droit de m’exploiter à l’infini sans contrepartie dans le déni total de l’humanité, à me violer ayant déjà volé, violé, razzié, acculturé mes ascendants durant des siecles sans avoir confessé ton crime en me demandant pardon suivi d’une réparation ; pire je ne peux accéder aux mêmes droits que toi?

Diko Hanoune, secrétaire général de l’ AHME, militant abolitionniste et défenseurs des droits humains.

Le concept inédit de L’association Main Dans la Main:

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Ces derniers jours, peu auront raté les activités multiformes d’une association dénommée « Main Dans la Main » . De Nouakchott où s’est tenue leur rencontre de cette année, nous qui sommes loin du terrain, avons pu suivre le déroulé du programme via les réseaux sociaux notamment par leur page Facebook et les posts de certains chanceux participants. L’affiche de ce colloque, le 3 ème du nom est sans équivoque : LE COLLOQUE DE FRATERNITÉ. Le slogan en gras est « POUR UNE GÉNÉRATION DE FRATERNITÉ ». L’islam admis communément comme la religion de l’ensemble de la population mauritanienne, apparaît  en filigrane comme l’élément central qui inspire les motivations intimes des têtes pensantes de l’association. Et rien d’étonnant, car ce pays aux milliers d’ Ulémas, se définit comme une république islamique dont les enseignements islamiques seraient l’inspiration de tout ce qui se fait ou se défait à toutes les échelles. Sauf que connaissant cette Mauritanie sous l’angle politique, économique, sociale et culturelle, les appartenances tribales, ethniques, communautaires et statutaires par castes sont les vraies références exclusivistes au détriment des valeurs fraternelles promues par l’Islam. Habituellement, ce dernier est mis à toutes les sauces réthoriques tenues par certains milieux politiques, intellectuels et religieux croyant que le Dire fait magiquement le Vivre. C’est ainsi que certains mots-notions bien connus dans le langage du politico-religieusement correct, comme la Concorde, la Cohésion, l’Entente ou la Cohabitation, qui sont automatiquement eux aussi suivis de deux qualificatifs spéciaux, Social et Historique. De ce fait, toutes les revendications légitimes réclamant fermement plus de Justice sociale et politique en dehors des schémas habituels admis par le tribalo-féodal, tombent sous l’anathème de voix autorisées. Le paradoxe est saisissant entre le Réel vécu et les discours policés et bienveillants tenus au nom de la religion commune.
Conscients très certainement de cette situation ambivalente et ambiguë, les responsables de l’association « Main Dans la Main » peuvent être crédités d’une sincérité par leurs initiatives inédites. Cette association décide de faire Vivre les valeurs islamiques au delà du simple Dire. À suivre de l’extérieur, j’ose affirmer qu’elle ne s’active pas que par du symbolique, car des séances de fraternisation se font au sein de la base militante parmi laquelle toutes les composantes nationales sont présentes. Nous avons vu au cours de ce colloque plusieurs intervenants très divers sur la tribune qui est à  l’image du public. On constate l’absence de l’effet élitiste autour d’une figure politique ou religieuse, mais la seule Star serait la diversité qui fraternise en VRAI et par la VÉRITÉ dite sur nos réalités. Tout le monde a eu ses MOTS (MAUX) à dire afin d’interpeller les Consciences des uns et des autres. De l’humanitaire engagé au poète en passant par le responsable abolitionniste, sans oublier le Cheikh auteur d’une Fatwa invalidant « l’esclavage mauritanien » , le journaliste patriote, l’intellectuel désintéressé, la compatriote engagée dans la sphère sociale et surtout l’imam sincère, on aura vu en quelques jours que les murs invisibles entre nous sont franchissables . Tout gouvernant soucieux du bien de son peuple pourrait s’inspirer d’un tel procédé à l’échelle nationale sans le carcan pollué policard, afin de fonder un État-nation. Dans ce colloque, tout formalisme religieux ne semble pas prendre le pas parce que la Valeur fraternelle et tolérante permet l’échange facile et libre. Je dirais que sur cette lancée, cette association pourrait participer amplement à l’édification d’une Mauritanie plus mauritanienne par la plénitude du DROIT et moins tribalo-féodale par le clientélisme politicard.

J’y crois fermement. Insh’Allah.

Salam.

K.S

Cri osé : libérez les journalistes…!!!

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« Diffamer » ceux qui nous affament…. »un droit » de fait..!!

Deux journalistes mauritaniens sont arrêtés depuis (7 avril 2016) hier à la suite d’un dossier judiciaire bouclé à la vitesse Grand V par un appareil judiciaire qui s’est exécuté étrangement. Nos deux compatriotes de journalistes sont tombés dans un tourbillon venant d’un des fils du Raïs mauritanien qui a urgé les autorités judiciaires sous ordres d’agir. Leur tort, semble t-il c’est avoir repris une information sur leurs sites Internet que le fils du boss en l’occurrence Bedr Ould Abdel Aziz serait l’auteur de la blessure par balle d’un berger de la famille Aziz. Cette information rapportée au conditionnel nous rappelle que la famille du président a une certaine faiblesse pour les balles. Il n’y a pas longtemps, ce Bedr avait tiré sur une fille en pleine ville et sans faire une seconde de garde à vue. Leurs réseaux puissants ont joué l’affaire à l’amiable et sans suite judiciaire . Merci pour l’exemplarité de la part d’un fils d’un homme que tous ses partisans le qualifient comme le président le plus juste de l’histoire de la Mauritanie. Ce qu’on peut dire c’est que la justice est à son ordre et certainement ses proches sont protégés plus que les autres citoyens.

Dans ce cas du berger blessé par balle, le fiston du Raïs a porté plainte pour diffamation contre les journalistes, et l’ordre judiciaire silencieux lors du blessé avéré à Nouakchott, s’est activé pour emprisonner expressément les deux journalistes. Apparemment les réseaux qui règlent à l’amiable le cas d’une blessure par balle n’ont pas eu le temps de manoeuver pour nos citoyens journalistes. Et notre berger blessé affamé comme nous autres, symbolise ce pays dans lequel les citoyens ne se valent jamais. Un citoyen affamé perd la plénitude de sa citoyenneté. Chez nous, le système de pouvoir a un fonctionnement de conditionnement de l’individu à une dépendance totale aux sources de ses revenus. Ainsi le berger blessé et le juge d’instruction ont le point commun de ne pas compter sur la LOI pour les protéger mais plutôt sur les personnes de pouvoir qui sont au dessus de la LOI.
Cette caste de hors atteinte de la LOI détient le vrai pouvoir qui s’exerce sur le petit peuple par un clientélisme à toutes les échelles. L’ordre judiciaire qui laisse moissir depuis plusieurs mois le dossier des leaders abolitionnistes emprisonnés injustement, a su traiter en temps record le cas de nos journalistes emprisonnés depuis hier.

Il faut libérer les journalistes de #cridem et #mauriweb.

La justice est malade en Mauritanie. #criosé

07-04-2016 19:33 – Urgent/ Deux journalistes déposés en prison suite à une plainte de Bedr Ould Abdel Aziz

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Le procureur de la République de
Nouakchott a délivré un mandat de dépôt contre Jedna Deida, directeur du site Mauriweb.info et Babacar Baye N’diaye, webmaster du site Cridem.org en fin d’après midi du jeudi 07 avril.

Ils ont été conduits à la prison centrale de Nouakchott. Ce mandat de dépôt fait suite a une plainte en diffamation déposé par Bedr Ould Abdel Aziz (fils du président de la République) mercredi 06 avril contre les sites Mauriweb et cridem.

L’objet de la plainte est un article de Mauriweb titré « urgent : Bedr Ould Abdel Aziz aurait-il tiré sur un berger ? » Dans cet article repris par cridem, il est cité « une source fiable selon laquelle Bedr aurait tiré à balle réelle sur un berger dans un ranch du chef de l’Etat en Inchiri. »

Source crédit : http://www.cridem.org

Sit-in du 7 Avril 2016 à Paris : La déclaration du comité de soutien aux détenus d’ALEG.

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Le 11 novemebre 2014, trois défenseurs des Droits humains, Biram Dah Abeïd, Président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA) en Mauritanie, Lauréat du prix des droits de l’Homme des Nations unies 2013, Brahim Bilal  vice-président du même mouvement, et Djiby Sow, Président de Kawtal Ngam Yellitaare, ont été mis aux arrêts. D’autres militants des Droits humains sont toujours sous la menace de  la justice sous les ordres du général Aziz, à Nouakchott. Leur crime ? Avoir initié une caravane contre les expropriations des terres  et l’esclavage fonciers dans plusieurs localités du  Sud mauritanien. 
Le 15 janvier 2015 à Rosso, à la suite d’un procès que d’aucuns jugent politique et expéditif, Biram Dah Abeïd, Brahim Bilal et Djiby Sow ont été condamnés d’abord à 2 ans de prison, faisant ainsi fi de l’appel introduit par la défense de ces porte-voix des sans voix. Pis, le 12 mai 2015, grande a été la surprise de voir le Commissaire de Police de la ville d’Aleg signifier, à l’insu du collectif d’avocats de la défense, la décision prise la veille par la Cour suprême, dessaisissant de facto la Cour d’appel de Nouakchott du dossier des détenus au profit de celle d’Aleg. Cet acte constitue une tentative vaine de régularisation, après coup, des incarcérations arbitraires depuis le 15 janvier 2015 à la prison d’Aleg, loin de la juridiction naturelle qui est la Cour d’Appel de Nouakchott dont relève le tribunal de Rosso,  seule formation juridictionnelle connaissant le dossier.
Nous, le Comité de soutien aux détenus d’Aleg :

-Exigeons la libération immédiate et sans conditions des défenseurs des Droits humains en Mauritanie, Biram Dah Abeid, président d’IRA-Mauritanie ainsi que son vice-président, Brahim Bilal.

-Alertons l’opinion nationale et internationale sur la mise en sommeil inadmissible de leur dossier par les autorités sous ordres de l’exécutif, car ayant constaté un blocage empêchant une suite judiciaire au niveau de la cour suprême;

-Exigeons la cessation de toute sorte de harcèlement commis par les autorités pénitentiaires sur les dirigeants antiesclavagistes Biram Dah Abeid et Brahim Bilal détenus en prison arbitrairement depuis plus d’une année.

-Protestons contre les propos racistes et infamants prononcés par le Colonel Khattry O. Mohamed M’Bareck, chef d’état-major adjoint de la Garde Nationale, à l’encontre de nos dirigeants antiesclavagistes.

-Mettons en garde les autorités politiques contre ces violations et les complots qu’elles manigancent contre IRA-Mauritanie et ses dirigeants.

-Alertons l’opinion nationale et internationale sur l’état de santé de Biram Dah Abeid.

-Dénonçons les répressions aveugles contre les militants et sympathisants pacifiques d’IRA Mauritanie.

-Dénonçons le racisme dont ont été victimes les élèves de l’école NASSIBA à Nouakchott ayant conduit au refus catégorique par l’état de leur participation à une compétition au Qatar parce qu’ils sont noirs et non araboberberes.

-Alertons l’opinion publique internationale sur cette volonté de torpiller la constitution mauritanienne affichée afin de faire réélire Ould Abdel pour un troisième mandat.

-Appelons tous ceux qui sont épris de justice de tous horizons à soutenir la cause des Droits Humains en Mauritanie.

-Refusons avec vigueur l’instrumentalisation de la justice à des fins bassement politiciennes.

-Dénonçons les manœuvres obscures d’une supposée Ligue des Ulémas mauritaniens émettant une étrange Fatwa rendant illicite l’esclavage le 26 Mars 2015, ainsi que celles du parlement qui a adopté le jeudi 13 Août 2015 à l’unanimité une nouvelle loi incriminant davantage l’esclavage, tout en faisant fi du sort des militants abolitionnistes, dont les 2 ans d’emprisonnement ont été confirmés par la cours d’appel d’Aleg le 20 Août 2015.

-Exigeons une enquête et la traduction immédiate en justice de tous les responsables de la traite négrière à destination de l’Arabie Saoudite.

-Rappelons que le recensement biométrique en cours en Mauritanie commencé en mai 2011, s’apparente à un système sophistiqué d’exclusion des populations noires via des procédés obscures. 

Le Comité  de Soutien aux Détenus d’Aleg en France             Fait à Paris le 07 Avril  2016

06-04-2016 19:30 – Une fille meurt après son excision à Néma !

Atlasinfo – Une fille âgée de moins de 10 ans est morte des suites de son excision effectuée à Néma. Atteinte d’une hémorragie aigue, l’enfant n’a pas pu être sauvée par les médecins, indique-t-on. Une plainte contre X a été déposée auprès des autorités sécuritaires compétentes, lesquelles devront instruire incessamment une enquête pour identifier les auteurs de ce crime, où la mère de la fille disparue pourrait vraisemblablement être accusée de complicité.

La pratique largement condamnée et fortement déconseillée par les organisations de la société civile et les acteurs de la santé, continue malheureusement de se manifester dans certains endroits du pays.

L’UNICEF et le ministère des affaires sociales n’ont pas réagi encore, face à cette cruauté notamment pour arrêter la meurtrière, que rien ne pourra empêcher de récidiver.

Une étude datant de 2007 du ministère de la Santé a montré que 72 pour cent des femmes en Mauritanie avaient subi des MGF/E – environ la même proportion qu’en 2001 malgré des années de campagne de sensibilisation et une loi de 2005 punissant quiconque exciserait un enfant et lui causerait « un préjudice ».

Ahmedou Ould Wediaa, le journaliste rebelle.

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Esclavage, scandales politico-financiers, trafic de drogue… L’animateur de l’émission Vissamim met un point d’honneur à aborder tous les sujets tabous. Portrait de l’une des bêtes noires du régime.

«Un simple citoyen qui ne supporte pas l’injustice. » C’est ainsi que lui-même se définit. « Un journaliste militant qui dérange le pouvoir », complète le patron d’un média indépendant. Derrière ses fines lunettes et sa bouille d’enfant sage, le journaliste Ahmedou Ould Wediaa, 40 ans, est devenu l’une des bêtes noires du régime. En février, la Haute Autorité de la presse et de l’audiovisuel (Hapa) suspendait pour un mois Vissamim (« en profondeur »), l’émission de débat qu’il anime chaque semaine sur la chaîne privée Mourabitoun TV. L’organe de régulation lui reprochait notamment de favoriser le « séparatisme » et d’avoir évoqué la persistance de l’esclavage en Mauritanie.

Des griefs à la suite desquels Ould Wediaa a aussitôt dénoncé « un véritable harcèlement dont l’objectif est de museler la presse et de réduire le maigre espace de liberté [qui reste] encore ». Depuis 2012, Vissamim a en effet abordé – en arabe ou en français – les principaux sujets tabous de la société mauritanienne : la répression contre les Négro-Mauritaniens au cours des années de braise (1986-1991) et l’ostracisme qui continue de les viser, l’esclavage, les scandales politico-financiers, le trafic de drogue… « Notre ambition était d’interroger sans complaisance l’ensemble des responsables politiques et des leaders d’opinion de la société civile », explique le journaliste. Une conception du pluralisme qui provoque régulièrement le courroux du pouvoir.

Ould Wediaa n’en est pas à son coup d’essai. En 2000, à peine ses études de littérature arabe achevées, il lançait l’hebdomadaire Erraya. Trois ans plus tard, le président Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya faisait fermer la publication pour « subversion et intolérance ». Recherché par la police, Ould Wediaa quittera le pays clandestinement avant d’obtenir l’asile politique en Belgique. Il ne retournera en Mauritanie qu’après la chute de Taya, en 2005.

La même année, il lance Essirage, un quotidien en arabe, en français et en pular. En marge de son activité de journaliste, il endosse le costume du militant. En 2009, il devient le porte-parole de Jamil Ould Mansour, candidat à la présidentielle du parti Tawassoul (islamistes modérés). Il s’investit parallèlement dans l’association SOS Esclaves, dont il est aujourd’hui le vice-président. Un double engagement qui lui est régulièrement reproché par ses détracteurs – d’autant que Tawassoul est devenu entre-temps le principal parti d’opposition. « En tant que journaliste, je laisse de côté ces affiliations, se défend l’intéressé. Lorsque j’ai reçu Jamil Ould Mansour, j’ai été plus dur avec lui qu’avec d’autres invités. »

Une intransigeance qui n’épargnera pas le chef de l’État. En mars 2015, pour sa première interview présidentielle, Ould Wediaa s’obstine à vouloir poser deux questions d’affilée à Mohamed Ould Abdelaziz. Celui-ci le rappelle à l’ordre, manifestement excédé, avant d’exiger l’interruption du direct. « La coupure a duré quelques minutes, pendant lesquelles il m’a intimé l’ordre de quitter le plateau », précise le journaliste. La tension finira par redescendre, et l’entretien présidentiel ira à son terme en présence d’Ould Wediaa.

On nous a clairement indiqué qu’en Mauritanie il y a des sujets à ne pas évoquer, raconte-t-il
Huit mois plus tard, le journaliste annonce sur sa page Facebook qu’il recevra dans Vissamim un témoin direct de l’exécution, en 1991, de vingt-huit officiers négro-mauritaniens. Son téléphone est pris d’assaut. « Les pressions se sont succédé pour nous dissuader, raconte-t-il. On nous a clairement indiqué qu’en Mauritanie il y a des sujets à ne pas évoquer. »

Officiellement, c’est donc pour avoir transgressé le double tabou de la question identitaire et de l’esclavage qu’Ahmedou Ould Wediaa a reçu un « avertissement » de la Hapa. Ce qui ne semble pas avoir refroidi sa détermination : « Il faudra bien que le régime admette que l’État mauritanien ne saurait demeurer au service d’une seule composante de la nation. »

Source crédit : repris sur jeuneafrique.com voir ci après le lien.

http://www.jeuneafrique.com/mag/313514/societe/mauritanie-ahmedou-ould-wediaa-journaliste-rebelle/

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05-04-2016 07:45 – Imam sarr : «l’Islam autorise l’espacement des naissances»

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Essirage – Imam Sarr, c’est comme ça que l’appelle la plus part des fideles ou personnes qui le côtoie. Parfois aussi on entend la mosquée d’Imam Sarr, une façon précise d’indiquer à ceux qui ne connaissent pas la Mosquée « Elkhayr », qu’il dirige plus de 15ans. Son vrai Nom est Abdallahi Banda Sarr.

En plus de ses études en théologie avec des grands savants comme Imam Nagi Ould Abdi, feu Abdoul Aziz Sy, Imam Sarr est également titulaire d’une maitrise en philosophie à l’université de Nouakchott. Donc un intellectuel pluridimensionnel, qui s’implique un peu partout pour apporter sa contribution, qui ne passe pas inaperçu.

En tant que leader religieux et associatif, Imam Sarr est engagé dans la sensibilisation sur la planification familiale à travers l’angle « Espacement des naissances », comme la ratifié la Mauritanie à Wagadougou.

Nous l’avons rencontré dans son bureau au sein de l’Association Main dans la Main, qu’il dirige depuis 2010, comme secrétaire Général et malgré son emploi de temps chargé, Abdallahi Banda Sarr a voulu nous accorder cette interview. Qu’il en soit remercié.

Essirage.net: Vous êtes imam de la mosquée El Kheir à Sebkha et secrétaire général d’une association, qui est membre d’une coalition pour la planification familiale. Qu’est ce que cela vous inspire?

Imam Sarr : Louange à Allah, seigneur des Mondes, que la prière et la Paix soit sur son Prophète Mohamed (saw). Pour moi ce n’est pas contradictoire d’être imam et secrétaire Général d’une association et le fait que notre association soit dans une coalition pour la planification familiale dans le cadre de la sensibilisation. Et quand j’ai assisté aux réunions de la coalition pour la Planification familiale, c’était positif compte tenu du fait que notre association a un rôle à jouer comme les autres associations.

Essirage.net : La planification familiale ou l’espacement des naissances soulève beaucoup d’interrogations sur sa légalité ou non dans l’islam. En tant que imam et intellectuel quelle est votre position dans ce sens ?

Imam Sarr : par rapport à la planification familiale ou communément appelé en Mauritanie « espacement de naissance » compte tenu que la Mauritanie n’a ratifié dans le cadre du PF que l’aspect sur lesquelles l’islam est d’accord. C’est-à-dire l’islam est contre la limitation de naissance. L’islam est contre la stérilisation c’est-à-dire le fait qu’une femme décide de ne pas avoir d’enfants. Et l’islam autorise l’espacement des naissances.

C’est pourquoi les lois sur lesquelles la Mauritanie a ratifié c’est l’espacement des naissances. Et sur cette action là en tant que imam compte tenu que l’islam l’autorise, il est du devoir de l’Imam de participer à l’éveil, au fait d’aider les femmes à comprendre, qu’elles ont le droit d’espacer les naissances et de le dire aux hommes.

En tant que imam il est de mon devoir aujourd’hui de faire comprendre aux hommes que la femme qui a un problème, qui a des risques d’avoir un enfant tous les ans, ou qui a un problème avec l’éducation de ses enfants en plein accord avec son mari, ils ont le droit d’espacer les naissances. Et la date limite n’a pas été fixé mais la femme peut se repose un an ou deux ans avec l’accord de son mari.

Et quand l’islam a demandé à ce qu’on fasse beaucoup d’enfants, et ça beaucoup de musulmans doivent le comprendre, c’est d’avoir de bons enfants. Ce n’est pas qu’une femme fasse tous les deux ans un enfant mais que l’éducation des enfants importe peu. Non. On sait que les évocations dans le cadre islamique s’est d’avoir des bons enfants, qui ont une bonne éducation, une bonne carrure et qui ont tétés le lait de leur mère durant deux ans.

Et c’est dans ce cadre là, que pour moi c’est un combat et pour l’imam et pour le secrétaire Général de Main dans la Main. Compte tenu du fait qu’on s’est rendu compte sur le terrain que beaucoup de femmes ne savent pas qu’elles ont le droit d’espacer les naissances.

Beaucoup d’hommes pensaient que ce n’est pas légale et il faillait leur donner des arguments islamiques pour leur dire qu’à l’époque du prophète Mohamed (psl), les hommes utilisaient une méthode de contraception, c’est « Al Azl ou coït interrompu». Mais aujourd’hui on peut revenir sur les formes ou les méthodes qu’on utilise pour l’espacement des naissances.

Essirage.net : Dans quelle circonstance la législation islamique autorise-t-elle ou permet-elle au couple de pratiquer la PF ?

Imam Sarr : Je l’ai dit tout à l’heure et je reviens là-dessus. La planification familiale selon ce qu’on nous dit c’est à trois niveaux. C’est-à-dire c’est la limitation des naissances. L’islam ne permet pas qu’on limite les naissances surtout par peur la pauvreté ou je ne sais quoi.

Le Coran est très clair là-dessus «Ne tuer pas vos enfants par peur de la pauvreté ». ET « ne tuer pas vos enfants a cause de la pauvreté ». Donc l’islam a parlé dans le cadre préventif. « KHachiyat Imlagh » c’est à dire ayant peur de la pauvreté et « min imlaagh » quand il ya la pauvreté, compte tenu que c’est Dieu qui nourrit les gens.

Pour ce qui est de l’espacement des naissances, l’islam l’autorise. Tous les couples qui veulent espacer leur naissance, l’islam leur ouvre cette porte et c’est au couple de tomber d’accord sur la durée si c’est un an ou deux ans. Pour ce qui est de la sterilisation, qu’un couple reste sans enfant, l’islam est contre le principe et le prophète Mohamed (psl) a recommandé à ce qu’on fasse des enfants.

Essirage.net : la législation islamique autorise-t- elle la liberté pour les deux conjoints à limiter la procréation pour mieux éduquer les enfants ?

Imam Sarr : par rapport à la limitation, ici nous tous on doit se rendre contre d’un fait. Qu’aujourd’hui quelqu’un qui a un enfant, c’est-à-dire s’il limite et que cet enfant meurt !!! Il faut qu’on réfléchisse à long terme et non à court terme. Et quand on observe objectivement on se rend compte qu’Allah a fait une limitation.

Quand on lu le passage qui est dans la sourate Choura, Dieu nous a dit qu’IL donne a qui IL veut des filles et IL donne à qui IL veut des garçons, et IL donne à qui IL veut également des garçons et des filles et IL rend stérile qui IL veut.

Donc la planification existe déjà. Maintenant par cas par cas, la limitation ne se fait que quand il y à risque. L’islam ne permet de limiter des enfants que quand il ya risque : Une femme qui a fait la césarienne deux fois, et bien cela l’islam pour peur de la santé de la mère autorise à ce qu’on limite compte tenu qu’il y a risque. Mais si il y a pas ce risque là, l’islam n’autorise pas qu’on limite.

Aujourd’hui, on peut avoir deux enfants, et ne pas avoir finalement la bonne éducation. Car pour les enfants ce n’est pas nous qui décidons de leur devenir, ils ont leur nature, leur milieu naturel où ils vivent. Donc l’islam nous autorise d’espacer les naissances pour mieux éduquer nos enfants. Mais l’islam ne nous autorise pas de le limiter compte tenu du fait que la femme va arriver à un âge où elle ne pourra plus avoir des enfants… Et aujourd’hui la plus part des parents n’ont plus eux même le temps d’éduquer leurs enfants.

Donc il y a des structures, qui existent ou on peut mettre les enfants. Les photos qu’on voit, on nous montre un couple qui a deux enfants, qui sont bien portant, bien habillé, nourrit et lotis etc. mais ça c’est une façade, au fond ce n’est pas un fait établis que deux enfants vont être bien éduqués mieux que trois, mieux que quatre, mieux que cinq.

Et en Afrique, la plus part de nos enfants sont bien éduqué et dans les familles il ya 6 ou 7 enfants en moyenne et les enfants dans l’ensemble ont reçu une bonne éducation. Donc que c’est dans cette philosophie que l’islam ne veut pas qu’on limite les enfants mais l’islam autorise pour les parents qui ont un problème de déficit dans le cadre de l’éducation, d’espacer tout simplement. Mais la limitation elle-même l’islam ne l’autorise pas.

Essirage.net: En Mauritanie, on a l’impression que les imams, les leaders religieux ne sont pas trop engagés sur cette question de PF. Comment expliquez-vous cela pour un pays musulman et avec un taux de naissance très élevé ?

Imam Sarr: Je pense que par rapport aux imams, aux leaders et aux savants, leurs engagements est limite sur les questions nouvelles. Il y a quelques temps on parlait de sida, les imams ont commencé à s’engagé et tout d’un coup stop on ne parle plus de sida. Maintenant on nous amène la planification familiale, il faut du temps pour qu’ils comprennent et qu’ils s’impliquent.

Moi je l’ai dit à Wagadougou, et on le disait tous, qu’aujourd’hui il faut sensibiliser les imams d’abord sur la planification familiale. Les imams ont besoins qu’on les sensibilise sur la question. Maintenant quand ils prennent conscience que nos autorités ont acceptés d’opter pour l’espacement des naissances, il est donc de leur devoir de s’impliquer. Et il ya une autre donnée, en Mauritanie il y a la prolifération des imams, ce qui demande une sensibilisation permanente de ces derniers.

Je discute souvent avec les gens du Burkina, du Mali et du Sénégal. Ils ont des imams standards connus. Le renouvellement des imams chez eux n’est pas comme ce qui existe en Mauritanie. Donc on passe plus de temps en Mauritanie à sensibiliser les imams sur la PF, avant qu’ils ne s’impliquent.

Mais il faut reconnaitre que l’association des imams est très impliquée dans la sensibilisation, avec des ONGS. C’est-à-dire l’association des imams en tant qu’entité n’as pas de programme dans le cadre de l’espacement des naissances. Mais il ya le FUNUAP par exemple et quelques ONGs, qui ont des programmes de sensibilisation dans ce sens et qui les impliquent.

Parce que les gens se sont rendu compte que le discours religieux est plus écouté que les autres discours. Donc un imam qui vient parler d’un sujet quelconque, l’auditoire est beaucoup plus sensible à ce que dit cet imam que ce que disent les autres. Il faut souligner qu’il y a quand même quelques imams qui sont engagé dans la sensibilisation de l’espacement des naissances.

Ce qui explique les documents que j’ai vu avec le FNUAP qui ont été faits par des imams et érudits mauritaniens. Et ce document sur l’espacement des naissances est illustré par des passages du Coran et l’enseignement du prophète Mohamed (psl). Les imams doivent s’impliquer plus parce qu’ils ont un auditoire hebdomadaire obligatoire a tous les fideles.

Essirage.net : Quelle est le regard de l’islam par rapport aux techniques de contraception utilisées dans les centres de santés (stérilet, comprimé, brin etc )

Imam Sarr : pour ce qui est de cette question également, l’islam est très clair. De tous ces moyens qu’on utilise l’islam exige deux choses: Que ca soit des moyens permis c’est à dire que ca soit des choses que l’islam autorise et qui ne nuis pas à la santé. Si aujourd’hui et il ya les pullules ou le stérilet, ou autres, l’islam dit quelle sera les effets secondaires sur la personne ?. Donc il faut utiliser les moyens de contraceptions les moins nuisibles sur l’homme.

J’ai entendu le cheikh Mohamed El Hacen Dedew dire qu’il ya des moyens de contraceptions qu’on utilise et qui peuvent à long terme rendre la femme stérile. Mais le principe même il est accepté islamiquement. Car à l’époque du prophète Mohamed (psl) on utilisait le coït interrompu. C’est-à-dire un homme avait des rapports sexuels avec son épouse avant la sortie du sperme, il arrête l’acte sexuel.

Il est entrain d’utiliser une forme de contraception. A leur époque c’était ça et aujourd’hui il faut voir les moyens que nous avons, les étudier, et prendre des médecins musulmans crédibles et leur dire voila le stérilet ou autre qu’est ce que vous en pensez. Et un compagnon relate qu’ils pratiquaient le coït interrompu (AZL) à l’époque du prophète Mohamed (psl) alors que la révélation descendait et il ne l’a pas interdit.

C’est vraiment une remarque pertinente parce que Dieu savait et le prophète la savait mais aucune révélation n’est venue l’interdire. Donc le principe lui-même est bon mais maintenant il faut voir le contenu. C’est-à-dire le matériel que l’on utilise, qui s’il ne nuit pas à notre santé il n y a pas de problème.

Pour la contraception il faut que le couple tombe d’accord. L’islam n’autorise pas à ce que les gens qui forniquent, ou les gens qui font l’adultère utilisent la contraception. Compte tenu que l’islam n’encourage pas la formication et l’adultère. Et pour le couple l’islam dit « voila il vous est permis d’espacer vos naissance. Maintenant cherchez le moyen le plus adéquat pour cela. » Et Allah est le plus savant.

Essirage.net : votre dernier mot

Imam Sarr : je voudrais dire que de la même façon que les imams ont une grande responsabilité par rapport à la sensibilisation sur l’espacement des naissances. Il est du devoir des journalistes, des enseignants, de tous les musulmans de sensibiliser nos femmes. Vous en avez parlé tout à l’heure du taux élevé des natalités, et bien il faut qu’on sensibilise les gens qu’on leur dise « voila, l’islam veut bien que vous ayez beaucoup d’enfant mais l’islam veut que vous vous occupiez de votre santé et de l’éducation de vos enfants.

Donc faites en sorte qu’il y ait un équilibre entre votre santé, le nombre d’enfant que vous faites et l’éducation de vos enfants ». Et si on prend conscience de tout cela on doit tous s’impliquer dans la sensibilisation aussi bien les imams, les associations et les journalistes.

Essirage.net : Merci

Entretien réalisé par Oumar Amadou M’baye

Source crédit : repris sur http://www.cridem.org

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LIBERTÉ et liberté : un tatoué intégral n’est pas plus libre qu’un voilé intégral.

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http://o.nouvelobs.com/mode-beaute/20160404.OBS7777/blackout-tattoo-le-tatouage-entierement-noir-est-la-nouvelle-tendance-qui-cartonne.html

Le tatouage intégral et parfois irréversible est à la mode par art corporel et esthétisme dit-on. Eux, sont LIBRES de s’adonner à leurs passions individuelles avec responsabilité sans que la communauté légale (les principes communs de la LOI étatique) ne soit menacée d’aucune manière. À contrario, d’autres personnes seraient perçues comme asservies quand elles choisissent de porter un fichu de tissu sur leurs têtes. Là où le tatouage est liberté individuelle, le fichu de tissu serait une menace contre le socle de valeurs de LOI pour certains milieux politiques et intellectuels en France. Au final, on comprend et reconnaît un art par le tatouage même intégral, mais on feint de reconnaitre et de comprendre ce qui motive le port du fichu de tissu. Pour certains aux relents paternalistes, le choix du port de ce tissu par une frange de la population ne peut être qu’un choix corrompu, imposé et insensé. Ainsi la fameuse laïcité est détournée par ceux qui croient et militent pour l’athéisme afin de mener un combat acharné contre Tout ce qui pourrait se faire au Nom d’un Dieu. Une LIBERTÉ d’une seule norme n’est plus la LIBERTÉ. Un rappel ; aux dernières nouvelles, le principe de la laïcité impose les normes laïques aux institutions mais le citoyen n’a aucune obligation d’être laïc ou athée  à titre personnel. En parlant des libertés individuelles, l’essentialisation est la pire des menaces contre la communauté légale. La Loi peut-être et doit être Totale mais les Valeurs peuvent être relatives et différentes, ce qui donne sens à la diversité de l’Humanité. La Loi peut être parmi les Valeurs mais aucune Loi ne peut être toutes les Valeurs de tout le monde. La laïcité est un principe cardinal dans un cadre légal multiconfessionnel, mais en aucun cas elle ne doit être utilisée et détournée par ceux qui ont comme valeur première l’athéisme pour d’autres fins inavouées. La Vraie laïcité par son principe de liberté pour l’individu dans la communauté légale est le meilleur défenseur contre l’extrémisme athéiste et lâche qui stigmatise sans cesse des milliers de paisibles citoyen(nes) .

K.S

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