Mauritanie – politique : une réaction de clarification du président Ould Yali (Le parti RAG)

Participer au gouvernement, dénature complètement la lutte que nous menons et qui nous a coûté l’emprisonnement, les larmes et le sang, les critiques les plus acerbes et sans fondements, les exactions et injustices flagrantes… la liste est longue. Si donc nous participons au gouvernement cela peut vouloir dire que c’est cela la finalité de notre lutte. Or nous avons un projet de société bien différent du projet en réalisation. Cependant nous sommes preneurs de tout ce qui va dans le sens d’une Mauritanie juste, égalitaire et de droit ou chaque citoyen, quelle que soient sa couleur et sa culture se sentira heureux chez lui et nous continuerons à dénoncer et à nous élever énergiquement contre tout ce qui est de nature à menacer l’unité et la cohabitation nationales ou qui consiste à perpétuer la gouvernance gabegiste du pays.

On ne peut pas dire que cette nomination constitue une première dans lhistoire politique de la Mauritanie , puisque d’autres hratine ont déjà été PM. Ce que l’on peut s’aventurer à dire c’est que cette nomination peut être considérée comme positive dans le sens où le concerné est un jeune cadre competant , appartenant à une couche opprimée, n’ayant jamais trempé dans de sales affaires. Au tournant où le RAG l’attend, c’est la gestion dans le sens vécu par les mauritaniens depuis toujours ou dans le sens du changement duquel le peuple est assoiffé. C’est ce à quoi nous nous attendons de la part d’un PM qu’il soit Hartani, Maure ou Negroafricain. Nous nous refusons d’être entraînés dans le cadre de cette étiquette ( de sectaires, de racistes, de régionalistes) que l’on veut nous coller pour nous maintenir dans la situation d’esclaves opprimés.

Nous attendons du prochain gouvernement des signes forts mettant en évidence la volonté politique de divorcer complètement avec le déjà vu. Ce divorce doit se manifester à travers la reconnaissance des partis politiques et des Mouvements et des organisations de la société civile jusqu’à présent privés injustement de leur récépissé, comme ce divorce doit également se manifester par le respect scrupuleux de la justice et de la bonne gestion du patrimoine national.

Nous, nous considérons que si la Mauritanie a depuis toujours piétiné, c’est essentiellement par manque d’ouverture aussi bien de la part des pouvoirs que de la part des oppositions et ceux qui en payent les pots cassés ce sont les populations en général et plus particulièrement les couches faibles. Nous considérons que l’intérêt de la Mauritanie et de son peuple se situent au-dessus de tout et donc doivent cesser d’être victimes de divergences intestines entre pouvoirs et opposition, divergences qui privent cette dernière de ses droits les plus élémentaires. Ayant entendu les promesses faites au peuple mauritanien par le Président actuel pendant la campagne présidentielle, ayant suivi les contacts pris par le président avec les acteurs politiques, ayant noté que durant la première année du quinquennat il n’a pas été enregistrées de graves exactions à l’endroit des leaders de l’opposition et n’ayant pas constaté d’interférences dans le traitement de la mission de la commission d’enquête parlementaire, RAG considère que tout ce qui vient être énuméré constitue les raisons du discours d’ouverture. Ouverture prônée au lendemain de la proclamation des résultats du scrutin, par le président, l’honorable député BDA et le groupe des forces qui ont soutenu sa candidature aux présidentielles de juin 2019.

Omar ould Yali
Président du parti Rag
Nouakchott, 9 aout 2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE et Parti RAG

Mauritanie – Événement : l’équipe gouvernementale du Premier ministre Ould Bilal

Ce jour 9 août 2020, depuis le palais présidentiel à Nouakchott, le nouveau Secrétaire Général des lieux, Monsieur Adama Bocar SOKO a communiqué la nouvelle équipe gouvernementale lors d’un point de presse ouvert aux organes médiatiques.

Ci-après la liste des ministres et leurs portefeuilles respectifs.

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🛑Officiel | Composition du nouveau gouvernement:

● Ministre de la justice MOHAMED MAHMOUD CHEIKH ABDALLAHI BOYA

● Ministres des affaires étrangères ISMAIL OULD CHEIKH AHMED

● Ministre de la défense HANANA OULD SIDI

● Ministre de l’intérieur MOHAMED SALEM OULD MERZOUG

● Ministre de l’économie et de l’industrie OUSMANE MAMADOU KANE

● Ministre des finances MOHAMED LEMINE OULD DHEBY

● Ministre des affaires islamiques DAH OULD SIDI OULD AMAR TALEB

● Ministres de l’enseignement secondaire MOHAMED MELAININE OIULD EYIH

● Ministre du pétrole ABDSALEM OULD MOHAMED SALEH

● Ministre de la fonction publique CAMARA SALOUM MOHAMED

● Ministre de la santé NEDHIROU OULD HAMED

● Ministre des pêches ABDEL AZIZ OULD DAHI

● Ministre du commerce et du tourisme NAHA MOUKNASS

● Ministre de l’habitat KHADIJA BOUKA

● Ministre du développement rural DY OULD ZEIN

● Ministre de l’Equipement et des transports MOHAMED AHMEDOU M’HAIMID

● Ministre de l’hydraulique SIDAHMED MOHAMED

● Ministre de la culture LEMRABOTT OULD BENAHI

● Ministre de l’Emploi et de la jeunesse TALEB SIDAHMED

● Ministre des affaires sociales, de l’enfance et de la famille NAHA HAROUNE CHEIKH SIDIYA

● Ministre de l’environnement MARIEM BEKAYE

● Ministre secrétaire général du gouvernement HAMIDOU TIJANI THIAM

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Nouakchott, le 08/08/2020Déclaration suite à la transmission du Rapport de synthèse de la « Commission d’Enquête Parlementaire » au Parquet Général.

L’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme(AMDH) a suivi les travaux de la « Commission d’Enquête Parlementaire » ou la « CEP » sur « l’enquête parlementaire diligentée au titre des pouvoirs de l’Assemblée Nationale de contrôle de l’action du gouvernement tels que prévus à l’article 72 de la Constitution de la République Islamique de Mauritanie du 20 juillet 1991 modifiées ».

L’AMDH a noté avec intérêt le Rapport de synthèse, ses conclusions et recommandations des résolutions n°1 et n°2 et n°3, ainsi que sa transmission au ministre de la justice et de son transfert au parquet général.
Dans cette optique l’AMDH exige :

  1. Au parquet général d’entamer la procédure judiciaire dans le plus bref délai et sans aucune restriction et avec professionnalisme.
  2. La restitution des biens spoliés au peuple et la punition des auteurs des crimes à la hauteur de leurs actes. En attendant la décision de la justice.
  3. L’interdiction à l’ex-président, aux ministres et aux personnalités citées dans le rapport de quitter le pays avant d’être entendu par la justice.
  4. La désignation des magistrats connus pour leur honnêteté, capables de lire le droit pour que tous les corrupteurs et les corrompus répondent de leurs actes dans le respect des droits.
  5. Le limogeage de toute personne occupant un poste de responsabilité dont le nom est cité dans le rapport de la CEP pour quelque motif que soit.
  6. Que les parlementaires ayant soutenus ou participé au pillage des biens publics répondent de leurs actes aux mêmes pieds que les ministres, les directeurs centraux et les secrétaires généraux ou toute personne citée pour implication directe ou indirecte dans la corruption, la gabegie et le pillage des biens du peuple.
  7. Approfondissement de l’enquête pour déterminer l’implication d’autres acteurs ayant contribué et/ ou participé au pillage des biens et ressources du pays.
  8. L’ouverture d’une enquête sur la gestion du dossier du passif humanitaire, l’esclavage, de torture et toute autre forme de violation des droits humains.
  9. Suggérons l’implication des organisations des droits de l’homme dans la gestion de ce dossier de corruption surtout à l’intérieur du pays.

Le Bureau exécutif

©️ Crédit source: post FB AMDH- https://www.facebook.com/127021642346/posts/10158269261007347/

Mauritanie – Biram D. Abeid : La démission de O. Cheikh Sidiya est logique

ALAKHBAR (Nouakchott)- La démission du gouvernement de Ismail Ould Bedde Ould Cheikh Sidiya est logique parce qu’il n’a pas pu avancer dans des questions cruciales de la Mauritanie et beaucoup de ses membres sont accablés par le rapport de la CEP sur la gabegie, selon l’opposant Biram Dah Abeid, qui était interrogé ce jeudi par Alakhbar.

Ismail Ould Bedde Ould Cheikh Sidiya a démissionné de son post de premier ministre quelques heures après la transmission du rapport de la commission d’enquête parlementaire à la justice dans lequel il est cité dans en que signature d’une convention douteuse.

©️ Crédit source: Réseaux FB

Conférence de presse : Un an de gestion de Ghazouani, Par Samba Thiam

I- Points de rupture avec le Président déchu :

  • Déclarations d’intentions plus avenantes, plus lénifiantes, tendant à rassurer et amadouer l’opinion.
  • Rapport pacifié avec l’Opposition et une partie de l’élite politique, à travers un style plus ouvert , plus conciliant, plus civilisé, plus maraboutique en un mot, qui a conduit à l’apaisement du climat politique…
  • Davantage d’ouverture à l’élite haratine, ouverture interessée, bien entendu, pour les besoins d’un agenda encore dissimulé …
  • Relations diplomatiques pacifiées et moins chaotiques avec nos voisins géographiques immédiats.

II- Points de similitude avec le régime déchu .

  • Continuité dans la perpétuation et la préservation du Système :
  • La discrimination à caractère ethnique et raciste se poursuit de plus belle, dans tous les secteurs de la vie publique (Armée , Administration-Nomination et concours-, médias ,Economie , Enrôlement etc ),à travers un blanchissement méthodique et appliqué de l’Administration quise poursuit .
  • Attitude partisane face aux uns et autres (on réhabilite les uns on oublie les autres dont les cas les plus flagrants , des chefs de partis arabo-berbères se voient restituer leurs récépissés -certains à pied levé-, les Fpc et l’Ira se voient refuser cette faveur ou ce ‘’droit’’ , alors qu’ils ont rempli toutes les conditions prescrites par la loi ).
  • La solution à la question de l’esclavage continue de faire objet de déni , à tout le moins de louvoiement …
  • Continuité dans la violation des droits humains et de l’impunité (cas de Abass Diallo dont le coupable n’a fait l’objet d’aucune sanction ; celui des policiers arabo-berbères sur Diop, -imitant le cas Floyd- qui furent juste affectés ). Par ailleurs la répression des manifestations pacifiques demeurent , et le dossier de l’enrôlement reste pratiquement sans évolution notable.
  • Continuité encore plus scandaleuse de la gabégie (faux billets dans une banque centrale , du jamais vu, et dans la même veine ,cambriolage dans la zone la plus sécurisée de Nouakchott- Cour suprême, direction du budget,- !). Gestion opaque des kits alimentaires de la pandémie , laissée aux Colonels qui ont fait ce que bon leur semblait, transparence douteuse de la gestion des chiffres des malades…
  • Continuité dans le refus , obstiné, d’un débat national sur les questions de fond qui minent notre Unité .Et cette réforme de l’Education, en perspective, qui ne présage rien de bon, au vu des choses qui se mènent au Ministère de travers…
  • Hésitations, tergiversations du Président sur l’attitude à adopter vis-à-vis du général Aziz ; ce qui se traduit par le cafouillage parfois de la commission parlementaire qui donne l’impression de ne pas avoir les coudées franches .une flopée de recommandations formulées, en conclusion, qui risquent de finir dans les tirroirs ! Toute chose, en fait , qui renvoie à l’attitude hésitante du Président qui n’a jamais clairement déclaré sa volonté, ferme, de lutter contre la corruption. Ce qui d’ailleurs explique pourquoi il freine des quatre fers tout le temps qu’on lui parle d’Audit.

Style maraboutique qui amadoue , consulte voire associe , mais sans rien lâcher de concret, en réalité . Un Président qui veut ménager la chèvre et le chou , qui prend les mêmes et recommence avec, en plus , l’emprise de plus en plus marquée du conservatisme religieux, c’est, me semble-t-il, le danger mortel qui guette en ce moment l’Opposition et, plus largement, notre ‘’Démocratie’’ . Il est à craindre que notre fragile ‘’Démocratie’’ n’y perde son âme.

Nouakchott le 6 août 2020.

Samba Thiam Président des FPC

La lutte continue!

©️ Crédit source: post FB – Kaaw Touré https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10157612711900544&id=731995543

Mauritanie – Débats : Sans équivoque !! Par l’essayiste Mohamed Lam

Ma parole est celle provenant d’une conscience libre et totalement autonome, débarrassée de tout jugement de valeur ou de critique simple, simpliste ou simplifiée.

Critique amplifiée depuis que l’espace public est devenu virtuel, depuis que parler pour ne rien dire est devenu la norme.

Critique facilitée par la toute puissante bassesse des échanges et par l’impressionante disponibilité des uns et des autres sur les réseaux sociaux pour commenter les faits sociaux nationaux.

Que du vide, rien de constructif. La galerie est vite amusée, distraite par les multiples faits divers. Liker, commenter, s’indigner en attendant le prochain fait divers.

De l’affaire Abbas Diallo, à celle du frère Kide, du tristement célèbre George Floyd Mauritanien, aux vols de millions, de l’enquête Parlementaire à l’actuelle affaire des nominations…

On amuse la populace et on passe.

On oublie en réalité que seul l’engagement et l’espoir peuvent gagner.

Le Mauritanien, pour dire ce qu’il faut faire, c’est le champion du monde…et lorsque vient le moment de faire, on ne constate que de la poussière à la place qu’il s’est assis pour donner son opinion.

C’est pour ces raisons, ces seules, que je reste constant dans mon humble soutien.

… Et je soutiendrai advitam æternam le projet de société de ce monsieur. S’en est même devenu l’essence de mon engagement sur les questions nationales.

L’unique alternative politique et électorale.

Que cela plaise, que cela déplaise, que cela excite les foules et les forums…

Ou alors, que celui qui fit mieux se manifeste…

« Notre courant ne peut pas participer à ce gouvernement parce que nous avons des projets de société quasi opposés« . Biram Dah Abeid

#PriseDePosition

#Conviction

Mauritanie – Politique : Qui est Ould Bilal, le nouveau premier ministre ?

Crédit photo : RS

Mohamed Ould Bilal, originaire de la région de Keurmacen (M’Balal ), dans le sud-ouest de la Mauritanie, est diplômé des universités russes.

Ould Bilal est entré dans la fonction publique en tant que cadre à la Commission de la sécurité alimentaire, avant de devenir directeur technique de l’Agence de développement urbain (ADU). Puis directeur de (ATTM), et directeur général de la direction des travaux publics.

Ould Bilal est entré au gouvernement après les élections de 2007 dans le gouvernement Zeine Ould Zeidane sous le règne de l’ancien président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallah.

Il est devenu ministre de l’équipement et des transports, puis ministre du logement, de l’urbanisme et de la mise en valeur des terres.

Sous le règne de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, Ould Bilal a été nommé directeur de la Société mauritanienne d’électricité (Somelec) pour une courte période, au cours de laquelle il aurait été en désaccord avec la méthode de conduite des accords publics dans l’entreprise.

Ould Bilal était consultant dans le cabinet du Premier ministre au moment où il a été nommé pour former le gouvernement par Ould Ghazwani.

Sahara Media

©️ Crédit source: post FB Page Mauritanie https://www.facebook.com/297319407063485/posts/2967007606761305/

Mauritanie : Le pouvoir judiciaire et l’occasion en or

La Commission d’Enquête Parlementaire (CEP) a remis  son rapport à l’Assemblée nationale qui, comme à son accoutumée, l’a «instantanément» transmis au ministère de la justice,  sans même en corriger les coquilles et autres fautes de syntaxe, et ce pour engager, au plus vite,  les poursuites judiciaires contre les personnes « impliquées » dans les dossiers de corruption présumée.
De nombreuses incongruités ébranlent la crédibilité dudit rapport:


1. Au départ,  la CEP fut proposée par l’opposition aiguillonnée par les « Frères musulmans » (14 députés sur les 24  qui avaient parrainé cette initiative). En démocratie,  ce type de manœuvre politique est assez « standard », il relève d’une tactique de harcèlement médiatique et populaire du pouvoir, régulièrement réactivée par l’opposition pour rappeler qu’elle existe et tester, au passage,  la cohésion politique de  ses adversaires.
En général, de telles manœuvres ne font pas long feu, vite oubliées à la faveur d’un échange de vaines salves oratoires. On comprend alors que la création de la CEP ne visait nullement un objectif d’enquête sérieuse et n’avait –a priori- aucune chance de réussir.
Si la CEP avait été  «naturellement» proposée par la majorité parlementaire, les choses auraient été complètement différentes…


2. L’aval de la majorité en faveur de la CEP, est venu alors que cette majorité était empêtrée dans le débat acrimonieux, au sein du parti au pouvoir,  au sujet de la  « référence ».  On peut ainsi estimer que cet aval faisait partie intégrante de la panoplie de mesures visant à trancher, dans le vif et au plus vite, un tel débat,


3.  La plupart des parlementaires qui ont soutenu, sur le tard,  l’initiative de la CEP, avait  défendu –mordicus- les projets autour desquels planent aujourd’hui des soupçons de corruption, et avait unanimement légiféré dans ce sens,


4. La majorité des parlementaires actuels a pathétiquement  milité (hier par écrit)en faveur du renouvellement du mandat présidentiel, en violation des dispositions pertinentes de la Constitution du pays ; en somme, ils ont tenté d’octroyer une nouvelle « décennie de gabegie », en sus de celle qu’ils critiquent en chœur aujourd’hui et  de manière si véhémente!


5. La commission parlementaire comprenait des membres connus pour leur hostilité déclarée à l’endroit de  l’ex-président de la République; bien entendu cette observation confirme à nouveau le point n ° 2,


6. C’est notoire, certains membres de la CEP elle-même, disposent  de lourds « dossiers » en matière de corruption et de gabegie, du temps où ils exerçaient des charges publiques,


7. Les dossiers d’inspection ont été choisis de manière sélective,  visant principalement à incriminer l’ex-président de la République et certains de ses anciens collaborateurs, en épargnant d’autres, et ce  parfois de manière vulgaire, invraisemblable et sur la base de calomnies vite démenties par leurs auteurs,


8. La  CEP  a fait appel à trois bureaux d’études (tous étrangers) pour contrôler des faits, en rapport avec la souveraineté du pays, sans expliquer nulle part les précautions techniques en matière de sécurité politique. La probabilité d’une « influence intelligente» (extérieure ou intérieure) ne peut plus être entièrement écartée,


9. Dans son rapport, la  CEP a critiqué « vertement » tous les organes officiels de contrôle, à l’exception notable du parlement, dont la plupart des membres actuels avait approuvé les projets et  accords «suspects» et dont  est issue la commission,


10. On est fondé de s’inquiéter du nombre limité de dossiers arbitrairement sélectionnés par la CEP, car cela pourrait consister en  une tentative par les adeptes  de le corruption et de la gabegie,  durant la «décennie», «la vingtaine» et la  «trentaine», visant à incriminer  un nombre limité de responsables, en victimes expiatoires, au moindre coût,   d’un profond problème de société, permettant ainsi à ces adeptes de s’adonner sans risque à leur activité nocive favorite, du moins sur le court terme.
Acteurs politiques partiaux
 
Contrairement au pouvoir exécutif au sein duquel  un « PNP », n’ayant jamais travaillé pour l’Etat, peut  miraculeusement occuper les postes les plus prestigieux de l’administration publique,  et agir, à son tour,  dans cet esprit sur le double plan financier et administratif, ou  au pouvoir législatif dont l’accès n’exige  que moins de deux semaines de campagne électorale, au cours desquelles, en plus de l’argent sale, les « leviers » sordides de tous les particularismes (tribalisme, régionalisme, « ethnicisme », sectarisme …) sont actionnés à tout bout de champ, contrairement donc aux deux pouvoirs précédents, le  pouvoir judiciaire n’est accessible que via des concours en bonne et due forme, exigeant de  vraies qualifications professionnelles.  Ce pouvoir est, fort heureusement, indépendant des deux pouvoirs exécutif et législatif.
Il me semble que ce pouvoir judiciaire dispose, aujourd’hui, d’une occasion en or susceptible d’aider le pays à porter un coup décisif à la culture de la corruption et de la gabegie, une culture qui a régulièrement freiné les efforts publics en faveur de la lutte contre la misère et l’atténuation significative  des écarts sociaux. Ce pouvoir peut considérer le rapport remis par le parlement et rédigé par trois bureaux d’études étrangers, sous l’influence d’acteurs politiques partiaux, comme une notification formelle au sujet d’une présomption d’existence d’actes illicites dans la gestion publique, et procéder, sur cette base, au prélèvement d’un nouvel échantillon aléatoire parmi les départements ministériels, les institutions publiques et les grands projets de développement, conforme aux procédés statistiques rigoureux en matière de contrôle et de vérification, « lissant » ainsi les données comprises dans un rapport notoirement politique et donc subjectif. Ceci aura l’avantage de mesurer avec une grande précision l’ampleur du phénomène au sein de l’appareil de l’Etat, sur une base professionnelle, impartiale et donc indiscutable ;  ceci serait  en phase avec les méthodes et procédures d’investigation judiciaire, étroitement encadrées par les textes légaux et déontologiques. Ceci aura enfin  l’avantage de rassurer, demain,  les coupables éventuels à propos des raisons de leur condamnation, de préserver l’image extérieure du pays et la dignité de ses fonctionnaires.
Si, en plus,  le pouvoir judiciaire pouvait éclairer, à titre comparatif et en respectant naturellement les normes juridiques de prescription,  les lanternes des citoyens mauritaniens sur la manière dont les affaires publiques étaient gérées avant la « décennie »,  ce serait, sans nul doute, «le gâteau sous la cerise»…

 

Dr IsselkouOuld Ahmed Izidbih

Source : Le Calame

©️ Crédit source: https://kassataya.com/2020/08/04/le-pouvoir-judiciaire-et-loccasion-en-or/

Mauritanie – politique : Reconnaissance des partis politiques RAG et FPC pour le renforcement de la scène politique (Forum)

Tawary – Les participants au forum organisé, à Nouakchott, ce dimanche 02 Août 2020, ont demandé aux autorités de reconnaitre les partis politiques RAG et le FPC pour le renforcement de la scène politique nationale.

Selon l’ancien président du parti Tawassoul, M.Mohamed Jemil Mansour, l’ouverture du dialogue politique exige la reconnaissance de tout parti politique qui a une représentation populaire et un projet politique qu’il veut exploiter.

La reconnaissance des deux formations politiques dont leurs dossiers ont été déposés au ministère de l’intérieur et de la décentralisation encourage la décrispation de la scène politique, a-t-il expliqué.

Pour sa part, le député du RFD, Me El Id Ould Mouhameden, a dit qu’il est nécessaire d’autoriser les deux partis politiques (RAG et FPC). Il a aussi souligné qu’il est important de tenir un dialogue inclusif pour résoudre les problèmes liés à l’esclavage tels que ses séquelles.

Me El Id a jugé opportun de revoir la situation politique, économique et social du pays afin d’y apporter des solutions adéquates et définitives.

Au cours de cette rencontre, plusieurs participants ont exposé des sujets allant dans le sens du renforcement de la démocratie et de l’unité nationale dans le pays.

Nous rappelons que ce Forum tenu sous le slogan « Paysage politique mauritanien de la rupture au partenariat compétitif » a été organisé après la fin de la première année du quinquennat du Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani au pouvoir.

©️ Crédit source: post Fb Page Mauritanie https://www.facebook.com/Mauritanie28111960/photos/a.297528047042621/2958795040915895/?type=3