La sortie du Docteur Saad Louleid: un contexte et un procédé regrettables, mais un fond qui interpelle tout de même.

image

J’ai eu accès récemment  à la teneur de la sortie du désormais ex porte-parole d’IRA-Mauritanie Dr Saad au cours d’une conférence de presse tenue à Nouakchott aux côtés de certains cadors du mouvement revendicatif haratine. Il est à noter que sa prise de parole publique s’est faite après sa mise à l’écart du porte parolat d’IRA lors d’une conférence de presse du vice-président Diop Amadou Tijane qui présentait le trophée Tulip décerné par le gouvernement des Pays-Bas à l’organisation abolitionniste.
Depuis sur la base de quelques échanges sur la toilo-sphère, notamment la traduction en français de l’un de ses posts par le journaliste Cheikh Aidara et partagé par le bloggeur abolitionniste Diko Hanoune, nous essayons de s’essayer à un avis désintéressé  sur son cas.

En effet, sur la forme, pour un non-initié des rouages de la mouvance abolitionniste, le surnommé Docteur paraît comme un élément clé ayant les répliques idéales qui confondent ses contradicteurs arabophones sur les médias . Fin communicant maîtrisant ses dossiers et arrêté puis emprisonné après les arrestations de Biram et ses compagnons à Rosso le 11 Novembre 2014. Il était parmi ces voix portantes d’IRA-Mauritanie , qui avaient été arrêtés à la suite des manifestations de protestation, dont Mariem Cheikh, la dame au verbe haut que nous avons rencontrée lors de son passage à Paris. Pour un sympathisant de la cause abolitionniste qui ignore les méandres internes de l’organisation, voir un homme de la trempe du docteur Saad en action ne peut être qu’un gage supplémentaire qui sert et rassure les milieux  anti-esclavagistes dans le pays. Sans être naïf, on peut supposer que dans tout mouvement politique ou associatif qu’il puisse y avoir des différentes susceptibilités en fonction de degrés d’implication, surtout IRA-MAURITANIE qui est constamment sous la pression des autorités mauritaniennes qui ne la reconnaissent toujours pas. Mais globalement, nous pensons qu’une ligne de conduite principale qui fait la particularité d’IRA qui refuse toute coloration communautariste de la VICTIME qui est Humaine avant toute référence à sa race, sa tribu, son ethnie ou son statut social.

Mais apparemment, le Docteur Saad Louleid semble avoir une autre lecture déterministe de la lutte en fonction de l’extraction sociale des engagés. Il serait victime de la féodalisation ou la tribalisation idéologique qui disqualifie et met en doute l’engagement des uns et des autres en fonction de son milieu d’origine. Alors il ne semblerait pas comprendre Biram, quand ce dernier avait initié le pèlerinage d’INAL. Le leader abolitionniste ne l’avait pas fait pour se faire accepté de milieux negro-mauritaniens hors haratines  (en l’occurrence peulh), mais parce que c’était une INJUSTICE horrible perpétrée sur des HOMMES par d’autres hommes bien connus et couverts aujourd’hui par un système étatique qui continue. Notre docteur pouvait avoir de la latitude nécessaire pour raisonner en communauté des victimes d’abord avant tout regard sous l’angle égocentrique de la TOUTE VICTIME en Moi et TOUTE LÉGITIMITÉ de la marche de l’engagement pour Moi d’abord.
Docteur doit savoir que tous les mouvements revendicatifs des milieux kowri  (negro-mauritaniens) et haratine sont tous devenus fades et inefficaces à cause de l’approche communautariste de la VICTIME et de l’Engagement . Du sur place depuis plusieurs années, cela doit interpeller, avec sa très jeune histoire de 7 ans d’existence à peine , L’IRA  ( Initiative pour la Résurgence Abolitionniste ) aura fait beaucoup de choses, fait bousculer, et conscientiser pertinemment autant voire plus que tous les précédents mouvements sur le “marché” des droits humains. L’idéal d’IRA ou même son génie a été de décommunautariser la Victime et son possible courageux défenseur. Et cela peut bousculer les sceptiques ayant les codes et les références issus de nos sociétés tribalo-ethniques qui cultivent un certain relativisme à propos des Droits Humains en interne. Un communautariste raisonne en Droits communautaires à la place des Droits Humains, et sur ce point Docteur semble suivre le chemin de tous ces leaders dits progressistes mais foncièrement ethnocentriques qui font du sur place depuis 40 ans bientôt. Ces gens que vous semblez indexer pour s’être octroyés la légitimité exclusive de ce qui s’engage par ou pour les causes kowri  (Noirs hors haratines et surtout milieu peulh), sont parmi les écueils possibles à l’idéal porté par l’IRA, et vous risquez d’être comme eux d’une autre manière .
Par ailleurs, vous écrivez que la cause haratine est utilisée pour des fins matérialistes par des gens à l’étranger  qui ignorent les souffrances haratines. Vous citez l’affaire de l’asile politique et la promotion de certains auprès des organisations internationales par le biais de L’IRA. Sur le fond, Docteur, tout amusé naïf  serait tenté d’abonder dans votre sens, alors on pourrait dire qu’il n’y a pas fumée sans feu. Mais vous auriez raté la vigilance d’IRA dans ce sens, il y’a quelques mois, un communiqué officiel de l’organisation abolitionniste mettait en garde les pays Occidentaux sur la possible utilisation abusive de son emblème par certains aventuriers pour marchander des droits et des faveurs statutaires chez eux. Là, vous aviez l’occasion en or pendant votre périple américain de soulever les problématiques liées à cette question avec les instances locales d’IRA et solutionner s’il y a problème.
De votre titre de Docteur en ..? docteur Saad , il aurait été mieux d’appliquer le principe du cheikh al-islam Ibn Taymyya consistant à  trouver un champ de réflexion entre les extrêmes en TOUT. Cela vous aurait évité de distiller une suspicion générale sur l’ensemble des engagés désintéressés qui portent et supportent la cause abolitionniste et des Droits Humains . Vous devez savoir que des diplômés ou non installés en Europe ou aux États-Unis, bien avant votre réflexe accusatoire d’une utilisation de la cause haratine comme fond  de commerce, se sont accomplis dignement, fièrement et vaillamment.
Il serait aussi question dans vos propos du cas des “esclaves negro-mauritaniens” qui doivent se libérer d’abord, et nous portons à votre connaissance que ces hommes s’activent courageusement contre la prégnance d’une société féodale. Ils sortent de plus en plus et d’une manière décomplexée contre les stigmatisations dont ils font l’objet, ils sont avec et pour les vrais abolitionnistes haratines, mais ils n’utilisent pas la cause haratine . Et d’autres engagés courageux qui ne sont pas d’extraction sociale servile, sont parmi les premiers ayant intégré l’activisme porteur d’IRA-Mauritanie. Ces derniers issus des familles féodales ont osé défier l’ordre sociétal en vigueur dans leurs communautés d’origine pour s’engager loyalement et bravement dans la mouvance abolitionniste. L’idéal de la Justice en Tout et Partout est la marque de fabrique d’IRA, ce qui est un élément fédérateur. Ce dernier perturbe les visées inavouables de tous les communautaristes zélés de tout bord, et Dieu sait qu’ils sont nombreux dans cette  Mauritanie qui tarde d’être CITOYENNE tout simplement.
La question de l’asile politique des mauritaniens, en tirant de l’autre extrémité, effectivement nous constatons que si tous ceux qui ont bénéficié de l’asile et pourront l’être dans le futur, étaient consciemment et sérieusement “politiques” , la Mauritanie aurait eu d’autres réalités politiques sensiblement meilleures qu’aujourd’hui.  Comme à l’accoutumée, certains mauritaniens font du purement “Mauritanien” en tirant profit personnel de l’asile politique de certains pays, et ils tomberont aussitôt dans l’escarcelle du pouvoir en place et ses soutiens complices issus de l’ordre tribalo-féodal. Sans doute, une certaine insouciance indigne et une inconscience politique qui aggravent l’état misérable du peuple et sapent l’émergence d’une force d’appoint pour la diaspora. Pour un candidat demandeur d’asile politique ou autre qui se respecte, on ne crie pas contre les injustices supposées vécues  individuellement ou collectivement pendant quelques mois, le temps d’un traitement administratif et disparaître dans la nature pour de bon après. Pire, certains statutaires ou ex feront le gros du bataillon qui soutient le pouvoir en place, et les premiers contradicteurs des engagés irréductibles et fidèles à leurs principes. Sur ce point, Docteur Saad Louleid, votre sortie peut interpeller certains mauritaniens de la diaspora qui aspirent à un semblant de changement de choses au pays à une période bien déterminée de leur existence militante. Docteur Saad Louleid, votre rôle aurait été d’influencer et d’impacter positivement la génération montante de la masse militante trans-communautaire, mais surtout ne pas ériger des murs invisibles entre les communautés des victimes d’un niveau à un autre. Notre crédo , c’est avoir le tabou de ne pas admettre un quelconque TABOU sur tout ce qui a trait au “Mauritanien » . C’est ainsi que nous estimons être en droit d’écrire ces lignes sur votre cas, cher Docteur.

Fraternellement.

En « Mauritanien », chaque communauté a ses haratines finalement: Haratine, une fierté!

Et si on osait revoir la définition superficielle et générique du terme « Haratine », admise sans réflexion sur les évidentes implications issues de l’ordre esclavagiste et ses différentes manifestations. Il est utile et pertinent de différencier les ordres d’apparence en « Mauritanien » où tout est relatif finalement. En effet l’Homme Haratine peut être Beydane de culture mais admis en périphérie, Noir entièrement de peau comme tous les noirs de la terre et ayant le même statut social, coutumier, tribal et politique que tous ceux qui ont vécu l’ordre esclavagiste quelle que soit sa teneur ou sa nature à travers le temps et l’espace. Si on raisonnait sur l’ordre purement politique et statutaire, un haratine n’est pas Arabo-berbère, ni Soninké, ni Peulh, ni Bambara et ni Wolof . Mais le statut de Haratine peut être trans-communautaire car chacune des différentes communautés dans leur fonctionnement traditionnel en vigueur, a ses haratines statutaires intra-communautaires qui subissent les mêmes régimes déterministes sur le matériel et l’immatériel. Pour comprendre, il faut bien s’intéresser aux appellations connotées du terme haratine compris par « statut » au sein de toutes les communautés nationales.

Dans un esprit sincère et délesté de tout à priori du très connu élément communautariste mauritanien, nous pensons que le statut de l’Homme considéré Haratine est très loin d’être le plus enviable. En effet la hiérarchisation sociale connue dans toutes les communautés, et promue et entretenue par les segments dirigeants tribalo-ethniques, donne une forme “d’intouchabilité” à ce statut dans l’imaginaire collectif à l’échelle trans-communautaire dominée par l’ordre tribalo-féodal. Au sein des communautés noires hors “haratine”, le haratine de statut est connoté avec peu de choses de positif. Plusieurs sobriquets douteux et farfelus sont truffés dans un discours admis tacitement qui révèle le vrai fond des considérations des uns et des autres vis à vis du statut de Haratine. Par exemple, chez les Soninkés, l’imaginaire collectif véhicule qu’un haratine de statut serait un docile par fatalisme et pouvant être un “brut inconsidéré et irréfléchi” sous ordre de son maître même un enfant. Sans vouloir s’étendre et gratter dans les rigoles des raccourcis peu reluisants de la construction socio-culturelle du “hardané” imagée, il est clair que l’Homme haratine est loin d’être une simple personne anciennement affranchie de l’esclavage. Cette logique caricaturale qui sous-evalue l’individu haratine, distrait même les personnes d’extraction sociale servile (castées esclaves) dans d’autres communautés, qui se croient, elles avoir un meilleur statut que celui du haratine. Sans doute, une drôle de corruption imaginative de ces castés esclaves qui vivent dans une somnolence intellectuelle et un alignement inconscient et inconséquent qui inhibent L’Essentiel en eux. Ceux qui sont victimes historiquement de l’ordre esclavagiste et le régime féodal, auront une visibilité appréciable digne de ce nom sur le nouvel ordre étatique reconnaissant le statut plein de citoyen, quand ils oseront se défaire des appartenances d’identification sociale et tribalo-ethnique. Comme un vrai haratine dans les références tribales arabo-berbères, un casté esclave chez les communautés noires n’est lié à un clan féodal qu’en étant subalterne de statut et à vie . Bien qu’on retrouve une certaine tendance à la tribalisation ou la féodalisation de certains milieux haratines qui croient s’honorer en reproduisant les mêmes mécanismes qui sabotent l’émergence d’un régime des droits et devoirs égaux sur l’élément NATIONAL. D’autre part, il est certain que psychologiquement le haratine (esclave franchi) engagé abolitionniste et anti-esclavagiste peut être plus libre et décomplexé qu’une personne d’extraction sociale servile issue des autres communautés noires. Notre haratine décomplexé a su se défaire des pesanteurs du régime tribal des anciens maîtres , en sachant que sa dignité et son honneur d’Homme ne peuvent pas dépendre des anciennes références déterministes intrinsèques à l’ordre tribalo-féodal. En effet, l’abolitionniste sérieux et radical a compris qu’avec l’effet tribalo-féodal point de vraie liberté pour les victimes et les lésés. Et il sort intelligemment et vaillamment des convenances inhibitrices soignées par les milieux dominants, pour faire appel à l’application stricte du Droit de l’ordre étatique qui reconnaît en théorie le Citoyen d’abord avant tout statut social ou coutumier particulier. Ainsi, le travail de fond consiste aussi à différencier ce qui révèle du culturel et du statutaire dans son cadre originel sur le matériel et l’immatériel. Pareille prise de conscience est loin d’être initiée sérieusement par les anciens esclaves des autres communautés (soninké, peulh et d’autres) , qui subissent des écueils psychologiques et ne veulent pas affronter l’inévitable à terme. Ces stigmatisés et lésés par l’ordre féodal très fermé, semblent se plaire au culturel intra-communautaire dans le temps et l’espace. Leurs droits légitimes en tant que Homme digne sont bafoués sur le matériel et l’immatériel par un ordre féodal trompeur et inhibiteur. On fait croire à certains endormis que l’ordre étatique serait injuste et discriminatoire à l’endroit de toute la communauté noire du pays, tout en voulant gommer habilement le fonctionnement traditionnel foncièrement injuste et exclusiviste des piliers de la société féodale. Pire, certains castés esclaves semblent même regretter l’ordre esclavagiste d’antan, et font le bonheur des féodaux purs et durs qui lient leur prestige identitaire dans le temps et l’espace aux soins portés au puzzle sociétal. Pour certains de ces féodaux obsédés par des statuts sociaux aux origines douteuses , avec le monde nouveau d’ouverture et de libéralisation de l’instruction, leurs sociétés sont menacées sans le régime de supériorité et d’infériorité en Droits et surtout en dignité. Un régime qui a de l’avenir dans certains milieux, par exemple dans le monde soninké, un casté esclave peut se permettre de parler ouvertement qu’il est fier d’être “esclave” sur les ondes d’une Radio communautaire en plein Paris. Et pour lui, tous ceux (castés esclaves) qui refusent et contestent l’ordre féodal sont des complexés qui font honte à la mémoire de leurs ancêtres “honorablement” dociles . Sans oublier un certain ordre clérical et maraboutiste qui diffuse et prêche le fatalisme pour endormir davantage ceux qui se soumettent à un dit “Décret Divin” faisant d’eux des damnés au “sang impur”.
On dirait même que c’est à cause des fiches de paie en France, que ces dits complexés osent se rebeller. Suivant ce raisonnement fallacieux, on se demande quel est le statut de leurs maîtres féodaux en France, travaillent t-ils pour être payés par nos hôtes ou sont – ils les maîtres absolus en Tout même en occident..??
Un pareil personnage ne mérite pas un jour atteindre le statut de Haratine (compris affranchi).
L’avenir paisible d’un ordre Juste et égalitaire dans un État démocratique et citoyen, dépendra beaucoup du traitement que chacune des différentes communautés aura réservé à ses “haratines statutaires”. À cette étape de notre évolution, la tendance générale est à la fuite en avant par le déni, le culturellement trompeur, les non-dits, le double discours et surtout une FOI DOUTEUSE pleine de paradoxes.

L’ESCLAVAGE ET LA FEODALITE: CES TARES QUI PERPETUENT L’ETAT ARABE RACISTE

image

En Mauritanie, le bilan des partis politiques et des organisations humanitaires est peu reluisant. Malgré, quelques résultats engrangés sur le terrain humanitaire, comme l’atteste le pèlerinage d’Inal et les nombreuses actions rendant audibles les lancinantes question irrésolues des exécutions extrajudiciaires et de l’esclavagisme, toujours nié par l’état, la dynamique politique visant a soustraire le pays de l’hypothèque n’a pas été globalement positive. Au contraire les echecs se repetent et le pouvoir s’enracine……..

L’euphorie célébrée par certains mouvements quant aux avancées, par ci et par là, ne doit pas faire oublier que l’état reste raciste adossé invariablement et très régulièrement à une intelligentsia, des plus corrompus de la sous-région, plonge le pays dans une impasse sans précédent. Taya, Ely, SIDIOCA, tous de la minorité arabe, ont laissé le pays dans une situation politique similaire à celle de feu Mokhtar Ould Daddah. Ould Aziz en amplifie le ton. Notre pays estunnraciné dans le racisme, avec un pouvoir arabe centralisé, et auquel est subordonnée une élite noire qui est entièrement à son service.

Aujourd’hui cet état de fait est incontestable, avec en plus, une corruption systémique, avec un secteur public déficitaire (SNIM), une agriculture menacée par les agro businessmen arabes, une tension sociale perceptible nous exposant ineluctablement a des incertitudes graves.
On se rappelle, qu’après, le “coup d’état” contre SIDIOCA, plusieurs partis politiques, qui forment l’essentiel du corpus du FNDU (l’opposition officielle), ont condamné fortement l’incusrsion politique des militaires sous le prétexte que la “légalité” et la constitution auraient été bafouées; Or la démocratie en Mauritanie n’aura été, en vérité, qu’une ruse visant à approfondir les inégalités et à masquer les massives violations des droits humains commis par l’état.

Cette démocratie dans laquelle s’engouffre tout le monde (meme les radicaux et les excites) aura participée pleinement aux inégalités qui se creusent davantage, corollaire d’un ½ siècle d’une tradition étatique instaurée dès notre accession à la souveraineté internationale.
En effet depuis 1960, l’élite arabe esclavagiste à laquelle le pouvoir fut offert par la France, s’est vite servie de la bourgeoisie féodale noire de la vallée pour enclencher son projet cynique et raciste d’exclusion des noirs majoritaires…..Le système ainsi mis en place se transformera en une technostructure raciste, esclavagiste, féodale et corrompue qui se perpétue sous nos yeux…….

Cette vieille classe politique a généré un autre système majoritairement arabe, en une dictature habillée en démocratie multipartite qui a su, avec l’aide de l’intelligentsia et de technocrates des deux bords, maintenir le statu quo dans lequel les noirs sont encore des citoyens de seconde zone……..Ce système est celui d’une élite arabe qui décide, flanquée par un gouvernement d’exécutants au service du projet de société de l’état arabe. Il se greffe à ce système despotique habillé en démocratie, des députes, des sénateurs, des maires majoritairement arabes dont les rares noirs sont recrutés et payés par le système arabe raciste pour servir ramification structurelle dans les villes, les villages du pays.

C’est dans ce contexte précis que les «élus locaux» et autres «commis de l’état» (terme édulcoré pur justifier l’allégeance et la bêtise politque) sont choisis via une subtile combinaison de traditions fossilisées de notre société corrompue pour satisfaire les partisans locaux du racisme par une redéfinition de nouvelles logiques locales de perpétuation du racisme et de la féodalité. C’est pourquoi depuis l’avènement de cette «démocratie raciale» et raciste, de nouvelles relations sociales ont été établies et servent de vivier politique pour le recrutement des militants et autres partisans du racisme d’état formant un système explosif dans lequel les noirs auront joué un rôle hautement pernicieux. Grace à cette corruption systémique qui n’épargne aucune ville ni village du Sud, on assiste, grandeur nature, a la résurgence de pratiques sociales fossilisées et jadis usitées pour gouverner la société localement…….

Du Toro, en passant par le pays halaybe, le Bossoya, le Nguenar, le Yirlaabe et le hebiyaabe, on assiste à une resurgence des titres de chef de chefs de villages, à la multiplication des titres elimanes, des jaggorga, des mawdo kaja et de Lamotome kajja, les Kamlinkou d’ici et de là-bas et que sais-je encore………..Aujourd’hui, on assiste partout dans le Fouta et ailleurs (et dans le pays maure), à une multiplication de ziyyaras, des mawalids (fête de la naissance du prophète), à celles des cérémonies sociales extravagantes initiées par certaines classes sociales avec le truchement d’une élite locale, le tout, en général, pour draguer le pouvoir central arabe afin de s’attirer ses faveurs au bénéfice des chefs traditionnels et de marabouts autoproclamés dont l’ambition égoïste est d’assouvir leurs intérêts égoïstes et ceux de leurs obligés : L’avoir et le pouvoir à tout prix………..On aurait bien aime entendre ces titres et ces chefferies en peride de misere, de braise et d’executions sommaires…….
.
Ces attitudes, EN CONTRADICTION AVEC LES ASPIRATIONS DE LA MAJORITE NOIRE, sont de nature à saborder et sacrifier davantage les valeurs liées à une saine cohabitation entre arabes et noirs pour lesquelles se battent de dignes fils de ce pays ayant endurés des années de souffrance pour une égalité en Mauritanie. Une Mauritanie sans racism…… Hélas, on est pas encore sorti de l’auberge…….

Adama NGAIDE. USA

Crédit source : bloggeur abolitionniste Diko Hanoune

Les Al-saud se trompent et leurs imams suivent:

image

Le royaume de Al-saud qui vit la troisième nature (depuis 1932) de son état né d’un pacte de prêche et de sécurité entre l’imam revivificateur Abdul wahhab et l’émir Ibn Saud au 18 ème siècle, est piégé depuis plusieurs années par la géopolitique à différentes échelles. Le puritanisme sincère prêché vaillamment par l’imam  à la fin des années 1700 dans son Nedj natal qui fut truffé d’innovations multiples dans le dogme du culte islamique, a été manipulé par l’Effet Princier des tentaculaires Al-saud. Les imams de la première et deuxième période de la dawa avaient l’ascendant sur les émirs qui étaient soumis aux décisions juridiques avec rigueur en premier lieu. Un imam indépendant et digne pouvait écrire ouvertement qu’un émir  (dirigeant politique) ne mérite pas d’être applaudi même s’il agit justement, et quand n’est-il s’il était injuste. Aujourd’hui, ce sont les imams conditionnés  à la politique politicienne et belliqueuse des émirs, qui s’empressent d’applaudir les caprices et l’activisme incohérent de Al-saud contemporains.
Au pays de ceux qui sont nommés les gardiens de lieux saints, l’affrontement pour le pouvoir politique est de la même manière qu’ailleurs dans le monde, sauf qu’il ne concerne que les différentes factions des Al-saud au détriment du peuple saoudien. Ce dernier subit cet ordre étatique qui paraît comme une imposture par rapport à ce qu’on croit qu’il devrait être au fond. L’idéologie originelle de la dawa a été utilisée pour d’autres fins machiavéliques à l’échelle mondiale. L’esprit rénovateur du prêche qui avait permis de dépoussiérer l’islam des innovations multiformes, peut être salutaire pour la clarté du dogme de la dernière révélation parmi les peuples musulmans à travers le monde. Leurs pratiques religieuses sont légiférées gardant une certaine compréhension fidèle aux enseignements canoniques  des premières générations. Par contre sur l’organisation de la cité, l’approche tribalo-guerrière a pris peu à peu le dessus sur l’esprit du Juste milieu en islam qui promeut la consultation et le consensus sur les affaires dites profanes . Les priorités des émirs Al-saud ont changé de nature. Dans la nouvelle donne de la géopolitique mondiale, la manne pétrolière avait été utilisée pour soudoyer les alliés ou endormir les peuples en disséminant un mélange politico-religieux plein de contradictions. Les émirs se font applaudir et « chantés » par les imams officiels, même étant très INJUSTES. Les Al-saud qui ont attaqué injustement la rébellion yemenite dite d’obédience chiite, sont eux qui incitent et arment certaines factions de la rébellion Syrienne  contre un dirigeant en place même sanguinaire, alors qu’eux mêmes ne tolèrent pas les écrits critiques d’un bloggeur contre eux. Ce sont eux aussi qui ont financé le maréchal Sissi d’Égypte qui venait de destituer un président  démocratiquement élu en tuant  plusieurs milliers de ses partisans civils et désarmés au Caire. Aujourd’hui, l’activisme saoudien se fait au nom de la politique à la carte en fonction de leurs intérêts exclusivistes, comme tous les « états modernes » afin que les peuples s’accrochent vainement à l’idéal d’un puritanisme cultuel dont l’esprit originel avait été trahi par les descendants de ceux qui l’avaient porté justement.
Eux qui exécutent les différentes peines légales sur les supposés condamnés, sont loin d’être des dignes exécutants sur différents plans aujourd’hui. Un dignitaire chiite a été exécuté parmi d’autres personnes ces dernières heures. Il a été coupable dit-on, d’avoir appelé à un soulèvement contre la clique Al-saud. Au sein de cette même famille régnante, les différents clans fourbissent des manigances entre eux en bousculant l’ordre de succession par des nominations calculées. Et ces trahisons intra-familiales sont hors atteinte de leur Loi et toute sa sévérité appliquée ailleurs. Leur sincérité est douteuse et la dawa originelle est troublée et diluée dans des visées politiciennes du MAL sur terre. Et au final, le prochain déclin est en route.
Allah n’Assiste pas les injustes.

Appel au sit-in du comité de soutien aux détenus d’Aleg : Mercredi 06 janvier 2015

image

image

LE COMITÉ DE SOUTIEN AUX DÉTENUS D’ALEG en France informe la diaspora et tous les amis de la Mauritanie juste et égalitaire, qu’il organise un sit-in le:

MERCREDI 06 JANVIER 2016

DE 13H A 17H
EN FACE DE L’AMBASSADE DE MAURITANIE A PARIS

                                    POUR EXIGER

-La libération de nos amis Biram Dah Abeid et Brahim Ould Bilal de IRA.

Il est donc urgent de proclamer notre soutien franc et massif aux défenseurs de la justice et de la paix emprisonnés par le régime autoritaire de Ould Abdel Aziz. Nous réaffirmons notre engagement ferme à les soutenir par tous les moyens légaux.

Crédit source : profil Facebook Thomas Mag, membre du comité de soutien.

31-12-2015 14:30 – L’ambassadeur français indigné de la comparaison de Ould Hademine de l’esclavage en Mauritanie à celui pratiqué en France

image

Alakhbar – L’ambassadeur français à Nouakchott Joël Meyer est profondément indigné des propos tenus par le chef du gouvernement Yahya Ould Hademine, relatifs à la vision de ce dernier de l’état des lieux de l’esclavage en Mauritanie.

Des déclarations, dans lesquelles, le Premier ministre qui nie l’existence des pratiques traditionnelles de l’esclavage dans le pays, circonscrit ces supposées séquelles à leurs apparitions modernes, qu’on peut constater dans tous les Etats du monde dont la France dit le haut responsable.

Le Chef du gouvernement Ould Hademine a tenu ces propos au cours d’une audience qu’il a accordée au diplomate français à la Primature à Nouakchott, au cours de laquelle, l’ambassadeur a réaffirmé les critiques de son pays du blocage des lois relatives à la pénalisation des crimes esclavagistes en Mauritanie, non encore appliquées selon Joël Meyer.

L’ambassadeur français outré par cette comparaison faite par le Premier ministre, a exprimé son indignation à plusieurs personnalités politiques mauritaniennes qu’il a rencontrées, dont le leader de l’APP Messaoud Ould Boulkheir.

Traduit de l’Arabe par Cridem

Crédit source : http://www.cridem.org

Pratiques esclavagistes : SOS Esclaves expose 15 nouveaux cas.

image

«La lutte contre l’esclavage en Mauritanie est pénalisée par le déni du phénomène par les plus hautes autorités du pays, en totale contradiction avec l’arsenal juridique mis en place pour l’éradiquer et la Feuille de route du Rapporteur spécial des Nations Unies contre les formes contemporaines de l’esclavage. Quel officier de police judiciaire et quel magistrat ose affirmer ce que ses supérieurs jugent d’inexistant ? » Ces propos de Boubacar Ould Messaoud résumaient en substance l’essentiel des débats qui ont marqué la conférence de presse animée par SOS Esclaves mardi 29 décembre dernier, lors de la présentation de 15 nouveaux cas devant le parquet de Néma.

Devant un parterre d’activistes des droits de l’homme et de quelques députés, deux familles de quinze personnes ont été présentées comme les derniers cas d’esclavage récemment dénichés dans la Moughataa de NBeïkett Lehouach au Hodh Charghi. D’emblée, le président de SOS Esclaves, Boubacar Ould Messaoud, dont l’organisation est à l’origine de cette découverte, a appelé tous les Mauritaniens à participer au combat contre la honte que constitue l’esclavage. «Il se passe des choses terribles dans les zones rurales de la Mauritanie et nous aimerions avoir le soutien de toutes les composantes nationales. La lutte contre l’esclavage ne doit pas seulement être l’affaire des Haratines » a déclaré Boubacar Ould Messaoud qui a décrit le phénomène esclavagiste dans la communauté maure comme la forêt qui cache l’existence de cette pratique dans toutes les autres communautés, Soninkés et Halpulaar en particulier. «Que l’on coupe cette forêt et nous saurions ce qui se trouve dans la clairière » a-t-il martelé.
Présentant un jeune garçon parmi le groupe qui vient d’être libéré, il entonne «voyez-vous ce gosse, il n’a que 7 ans ; les gendarmes l’ont retrouvé à plus de 6 kilomètres du campement, seul, à la tête d’un troupeau de plus de 300 chèvres qu’il mène paître au profit de ses maîtres » a-t-il indiqué.

Plus émouvant encore fut le récit de Vatma Mint Zaida, à peine seize saisons. Il arracha des sanglots dans la salle. «Je suis née esclave et je m’occupais de tous les travaux, du ramassage du bois à la cuisson, en passant par le pilon pour moudre le mil, la conduite des troupeaux au pâturage, l’approvisionnement en eau à partir d’un puits situé à quelques kilomètres du campement. Mes maîtres me battaient, je n’avais pas d’habit et je ne mangeais pas à ma faim» a-t-elle témoigné.
Relatant l’odyssée des deux familles qui «viennent d’être arrachées aux griffes des négriers » selon son expression, Maaouloum Ould Mahmoud, Coordinateur de SOS Esclaves au niveau du Hodh Charghi, s’exclama «on dit qu’il n’y a plus d’esclaves en Mauritanie ! Eh bien, des cas matériels sont là devant vous ! C’est une gifle pour tous ceux qui soutiennent que SOS Esclaves fabrique des faux cas d’esclavage. Et pourtant, ces cas ont été qualifiés par le Procureur de la République de Néma comme des cas d’esclavage et les maîtres sont actuellement en prison »

Ce fut le lieu pour Boubacar Ould Messaoud de saluer le professionnalisme et l’attitude constante du Procureur de la République de Néma qui «a toujours traité convenablement tous les cas qui lui ont été présentés ». Ce qui ne semble pas être le cas du juge d’instruction, qui vient d’être affecté après sept ans au parquet de Néma. Selon le président de SOS Esclaves, «au lieu de mettre les mis en cause dans cette affaire en prison, le juge comme à son habitude, a décidé de les mettre sous  contrôle judiciaire ». Il a fallu un arrêt de la Chambre d’accusation de Kiffa, pour que la décision du juge soit annulée et les deux maîtres, Ikhalihina Ould Ahmed Haimad et Hanena Ould Bouna, soient déposés en prison.
«Ce ne sont pas les seuls cas pendant devant les juridictions, nous avons dix autres cas devant le parquet de Néma, un devant le parquet de Zouerate, sans compter Nouadhibou et Atar » complètera Me Boye Ould Bonane, l’avocat de l’organisation.
Mais en toute apparence, la bataille reste encore longue, car seul le jugement de cette affaire et son issue permettront d’indiquer si la Mauritanie a décidé enfin d’appliquer sa législation sur l’esclavage ou non.

Crédit source : http://www.aidara.unblog.fr

2015 en révision

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2015 de ce blog.

En voici un extrait :

Un métro New-Yorkais contient 1.200 personnes. Ce blog a été visité 7 200 fois en 2015. S’il était un métro New-Yorkais, il faudrait faire 6 voyages pour les déplacer tous.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Conférence de presse IRA : Dr Saad Ould Louleid limogé de son poste de porte-parole.

image

image

Dr.Saad Ould Louleid n’est plus le porte-parole du mouvement IRA (Initiative de résurgence pour le mouvement abolitionniste) Mauritanie. Il a été remplacé lors d’une restructuration interne par Dr.Sy Ousmane et Mohamed Ould Bilal. L’annonce en a été faite lors d’une conférence de presse animée aujourd’hui, mardi 29 décembre 2015, par le vice-président d’IRA, Diop Amadou Tijane, en présence de quelques membres du bureau exécutif du mouvement, notamment la deuxième vice-présidente Mme Dado Kane et Hamady Lehbouss, chargé de communication. Dr.Saad Ould Louleid est accusé d’avoir tenu des propos en totale contradiction avec la ligne directrice d’IRA.

DSC03707
La conférence de presse a également été l’occasion pour Diop Amadou Tijane et Abidine Ould Maatalla de présenter aux militants et aux journalistes le trophée représentant le «TULIPE 2015 » décerné par le gouvernement des Pays-Bas cette année à IRA-Mauritanie. La compétition avait mis aux prises une trentaine d’organisations des droits de l’homme à travers le monde. Selon Ghamou Mint Achour qui avait reçu le trophée à Amsterdam, la remise du prestigieux prix s’est fait en présence de plusieurs hauts responsables hollandais et internationaux, soulignant que l’ambassadeur de Mauritanie invité à la cérémonie, avait refusé d’y assister.
«Ce prix est le combat de tous les militants d’IRA à travers leur engagement, leur courage et leur abnégation » dira Diop Amadou. Il traduit aussi, selon lui, la crédibilité dont jouit le mouvement IRA à travers le monde et la reconnaissance internationale de son sérieux et de la noblesse de son combat. «Ce 10 décembre 2015 restera gravé dans l’histoire d’IRA et de la Mauritanie. Il vient s’ajouter aux nombreuses reconnaissances que notre mouvement ne cesse de connaître depuis sa création en 2008 » ajoutera-t-il. Il a cité dans ce cadre le Prix Weimar obtenu en 2011, le Prix des Nations Unies en 2012, le Prix FrontLine Defender en 2013, le Prix de la ville de Philadelphie en 2013 et le Prix Echoes Africa en 2014.
«Nous avions souhaité voir tous les Mauritaniens fêter avec nous ce prix, car à travers IRA, c’est toute la Mauritanie qui doit se sentir honoré, mais tout comme la jeune Fatou Diop qui vient de remporter le Prix «Sene Petit Gallé » au Sénégal, l’arrivée de Ghamou Mint Achour a été ignorée par les médias nationaux, ce qui ne milite guère en faveur de l’unité nationale » fera remarquer Diop Amadou Tijane. Il a déclaré que ce prix intervient dans un contexte marqué par l’incarcération injuste et abusive des deux leaders d’IRA, Birame Dah Abeid et Brahim Bilal Ramadan, ainsi que l’exil forcé de leur compagnon d’infortune, Djiby Sow.
«IRA, dira le conférencier, va poursuivre son combat qui vise à déconstruire le système esclavagiste, raciste et discriminatoire en place, jusqu’à l’émergence d’une autre Mauritanie et d’un autre mode de société égalitaire où tous les Mauritaniens pourraient vivre sans discrimination ». Il a précisé qu’IRA restera à côté de tous les opprimés, quels que soient leur communauté, et qu’il ne baissera jamais les bras tant que l’esclavage persistera et tant que le problème du génocide des noirs des années 89/92 ne sera pas réglé.
S’agissant du dossier judiciaire des détenus d’IRA, Diop Amadou Tijane a souligné que le dossier est actuellement cliniquement mort du fait d’une justice au pas. «Après la mascarade de procès en appel à Aleg, dira-t-il, le collectif de défense des détenus avait entamé les procédures de cassation devant la Cour Suprême. Les délais requis pour que le parquet d’Aleg clôture les procédures ont été largement dépassés et il me semble que Mohamed Abdel Aziz a décidé de faire purger aux détenus les deux ans fermes auxquels ils ont été condamnés, en piétinant leur droit à un procès juste et équitable ». Selon lui, Aziz en voudrait à Birame et à Brahim d’avoir refusé la liberté provisoire qui leur a été proposé ainsi que leur refus de reconnaître à la Cour d’Appel d’Aleg toute légitimité.
Le vice-président d’IRA a aussi fait état d’une autre entorse grave aux droits des prisonniers, celui d’avoir accès à des soins appropriés. «Depuis leur transfert de la prison d’Aleg vers Nouakchott, les prisonniers sont mis dans des conditions lamentables de détention et leur droit à des soins est bafoué » dira Diop, qui précise qu’à «trois reprises, leur rendez-vous avec leurs médecins soignants a été empêché par les autorités pénitentiaires ».
A noter que le commissaire de police de Tevragh-Zeine 1 s’est présenté au FONADH où se déroulait la conférence pour demander son interruption. Mais la conférence s’est déroulée jusqu’à la fin, sans que l’ordre verbal donné par le commissaire n’ait été suivi d’effet. A la sortie des participants, seule une voiture de police avec deux agents à bord faisait le pied de grue. Aucune interpellation n’a été commise.
Le président de SOS Esclaves, Boubacar Ould Messaoud avait participé à une partie de la conférence, ainsi que deux membres de son organisation. Il prépare lui aussi une conférence de presse l’après-midi à l’hôtel Wissal sur quinze cas d’esclavage nouvellement découverts au Hodh Charghi. «Un démenti à Aziz qui disait à Nouadhibou que l’esclavage n’existe plus en Mauritanie » souligne son chargé de communication. Les maîtres présumés seraient en état d’arrestation à Néma.

Crédit source : aidara.unblog.fr 

Une vidéo d’une partie de la conférence :
https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=747692285375697&id=100004047977290

Esclavage en Mauritanie, un crime sans responsable.

image

Publié le 29 décembre 2015 par ufcmauritanie

Les criminels de l’esclavage sont pourtant faciles à identifier en Mauritanie. Les esclavagistes sont toutes les castes dites nobles. Aucune caste dite noble en Mauritanie n’échappe pas à cette pratique et à ce crime. Mais personne ne veut porter cette responsabilité de qu’on parle d’esclavage. Les victimes sont là et subissent chaque jour cette pratique honteuse. Tout le monde continue de nier.
Le président de la république qui parle au nom de tous les victimes de l’esclavage lors d’une allocution sur TV5 le 27 novembre 2015 comme d’ailleurs tous les mauritaniens avec la phrase magique “l’esclavage n’existe pas dans notre pays”. Il n’a jamais était esclave et ne sait pas ce quoi d’être un esclave. Même un tant que président de la Mauritanie, il ne peut pas parler à la place des victimes. Son rôle de président est faire triompher la justice.
Le mensonge collectif sur l’esclavage
Les castes dites nobles ont une phrase simple et magique tout comme le pouvoir mauritanien : « l’esclavage n’existe pas en Mauritanie ». Les castes dites nobles pensent qu’en disant cette phrase tout le problème de l’esclavage est résolu. Il suffit simplement de prendre une personne au hasard ses castes qui se disent noble lui demandant sur l’esclavagisme en Mauritanie. Sa réponse est simple : « l’esclavage n’existe pas ». Parmi ses castes qui se disent nobles ne sont rien d’autres que des esclavagistes.
Exemple chez les Soninkés, certains donnent comme réponse que : « l’esclavage n’existe pas mais ce qui reste c’est le Ladalemakhou ». D’où vient c’est «Ladalemakhou» ? Les esclavagistes n’ont pas une explication. Ladalemakhou est un système établit entre ancien esclave et son maître dans l’occupation de tâche un cas de décès, mariage, baptême, etc. Sur quelle base ont-ils établi cette pratique ? Personnellement je ne sais pas. Ce que je peux dire ça profite aux castes nobles. Il faut être un acteur de terrain pour comprendre tout le mensonge derrière et les inégalités.
Pour qu’il n’existe pas d’esclavage, il faut un victime et un coupable. Il faut aussi que la justice soit faite.
La vérité sur l’esclavage en Mauritanie
L’esclavage existe en Mauritanie, il n’y a pas de doute. J’assume ma responsabilité pour dire que l’esclavagiste existe. Parce que je peux apporter de faits réels qui démontrent ce que je dis. Mais nous sommes tentés par le mensonge collectif et la vérité est devenue notre principal ennemi. Une personne qui nie l’existence de l’esclavage en Mauritanie est un esclavagiste mais ne dit pas la vérité. Celui qui dit que je ne suis pas esclavagiste et je suis contre l’esclavagisme, je peux comprendre.
Les esclavagistes fuient leur responsabilité parce que la vérité commence à triompher sur ce crime. Du moment que les esclavagistes par la simple phrase disent que ‘’l’esclavage n’existe pas” ça explique qu’il a existé. Dans ce cas où sont les criminels et les victimes. Chacun doit être responsable de ses actes. Il faut que les esclavagistes acceptent qu’ils sont esclavagistes et leur sort va dépendre des victimes. Seuls les victimes ont la possibilité de pardonner ou demander justice. Ils sont les seuls à pouvoir affirmer que l’esclavage n’existe pas.
La pratique de l’esclavage en Mauritanie n’est pas un fait caché. Je prends l’exemple de Soninkés – Un étranger Soninké dans un village Soninké, nous cherchons toujours à savoir le pseudo nom d’honneur. Un nom de famille Soninké est toujours précédé d’un pseudo nom d’honneur. A partir de ce pseudo nom d’honneur, les gens déterminent sa caste. Ces gens qui disent l’esclavage n’existent pas, pourquoi continuent-ils à savoir ce nom d’honneur ? Si on demande à quelqu’un Soumare comment , Diakhite comment , Camara comment ; ce qu’on n’est simplement un esclavagiste. Sinon si je te dis que je suis Diakité, à quoi ça sert de savoir ce qui précède. Nous mentons et nions la vérité. Dans les villages : nous avons Horokani (Quartier de nobles) et Komokani (quartier des esclaves). Les exemples n’en finissent pas.
Prise d’otage de castes dites esclavages par le double discours et le mensonge collectif
Les castes dites esclaves sont prises en otage par le mensonge collectif. Nous savons tous que les régions mauritaniennes sont toutes formées par des organisations villageoises avec un pouvoir local de chaque village allant du chef de village, à l’imam, au griot et à l’esclave. Les chefs de village sont les propriétaires de la terre. Les castes dites esclaves n’ont pas de terres. Cette question n’est pas résolu mais on continue de dire l’esclavage n’existe pas. Dans les villages, il n’y a pas la présence de l’autorité de l’Etat. C’est l’autorité traditionnelle qui marche.
D’une part, les castes dites esclaves sont prises en otage par les mensonges de ses organisations villageoises qui sont prêts à tout pour la continuité de l’esclavage et nient son existence. De l’autre côté, Le pouvoir mauritanien peut se vanter, s’il veut mais il n’a aucune autorité sur les modes de fonctionnement des organisations villageoises. D’ailleurs, la légitimité du pouvoir de l’Etat dépend de ses pouvoirs locaux comme le Ier siècle. L’Etat mauritanien préserve son autorité et sa légitimité en acceptant les modes d’organisations sociales de pouvoirs locaux.
Le pouvoir central mauritanien est le garant de la pratique de l’esclavagisme.

Crédit source : ufcmauritanie.wordpress.com