La ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Lalya Kamara, a déclaré, vendredi, que son département travaille à la construction d’écoles de formation professionnelle afin de former des compétences professionnelles nationales qui répondent aux besoins du marché du travail local.
C’est ce qu’a déclaré la ministre lors de son inspection des travaux en cours à l’Ecole d’Enseignement technique et de Formation professionnelle dans la moughataa de Riyad, remerciant les partenaires, notamment la coopération allemande, pour l’appui ayant aidé à la réalisation de ce projet.
Pour sa part, l’ambassadrice d’Allemagne, Mme Isabelle Henin, a souligné que la Mauritanie est un partenaire important pour son pays, soulignant que l’Allemagne a une forte volonté de construire ce type d’institutions, et a fait de grands efforts pour mettre en œuvre une telle politique. Elle a par ailleurs indiqué que son pays a une longue expérience dans le domaine de la formation et de l’encadrement des étudiants.
La visite s’est déroulée en présence du secrétaire général du ministère, M. Cheibetta Habib Sidi Maouloud, du directeur général de la formation professionnelle, M. Sid Ahmed Ould Eyouh, et de plusieurs cadres du département.
Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh ElGhazouani, a rendu public, vendredi, un décret graciant certains prisonniers définitivement condamnés dans des affaires terroristes, après avoir annoncé le repentir ainsi que la révision et l’abandon des idées d’extrémisme et de violence.
Dans un communiqué qu’elle a publié vendredi après-midi et dont l’Agence Mauritanienne d’Information en a reçu copie, la Présidence de la République a annoncé que cette amnistie s’inscrit dans le cadre de l’approche nationale de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, qui s’articule autour d’axes dont le dialogue et la discussion pour corriger les idées et les concepts, et afin de créer des alternatives et des solutions appropriées pour réhabiliter les prisonniers impliqués dans des affaires de terrorisme.
Voici le texte intégral de ce communiqué :
« Dans le cadre de l’approche nationale de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, qui repose sur des axes qui incluent le dialogue et la discussion pour corriger les idées et les concepts, et afin de créer des alternatives et des solutions appropriées pour réhabiliter les détenus impliqués dans des affaires de terrorisme,
Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a rendu un décret graciant certains prisonniers définitivement condamnés dans des affaires terroristes.
Huit prisonniers ont bénéficié de cette amnistie et ont déclaré leur repentir, revu leurs idées et abandonné l’adoption d’idées extrémistes et violentes, et cela a été documenté par un comité d’oulémas érudits.
Cette porte restera ouverte à quiconque abandonne sincèrement les idées de violence et d’extrémisme ».
Revenant plus en détails sur les étapes par lesquelles le texte du projet de loi d’Orientation du Système éducatif national est passé avant d’avoir sa forme actuelle, le porte-parole du gouvernement a indiqué qu’il espère que ce texte sera adopté au cours de la session parlementaire en cours. Revenant sur le contexte, le porte-parole du gouvernement a souligné que le projet vise à unifier le cadre juridique afin de mieux organiser le système éducatif et vient en application des principales recommandations adoptées lors d’un processus assez long. Le ministre a rappelé que des concertations ont été organisées au niveau des wilayas du pays avant qu’elles ne soient posées au niveau national. Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement a insisté sur le fait que le processus s’est déroulé dans une large concertation avec les partis politiques, les parents d’élèves et la société civile, notant que le texte a été soumis au Haut Conseil de l’Education, et ce dernier a donné un avis qui a été pris en compte avant l’adoption au conseil des ministres, a précisé M. le ministre de l’Education.
~Les points saillants
Parmi les points les plus saillants du projet de loi d’Orientation du Système éducatif national, le ministre a souligné le concept de l’école républicaine, porteuse des valeurs arabo-africaines du pays. Il a ensuite déclaré que le projet aura un impact positif, notamment en ce qui concerne la qualité du contenu, la vision claire ou encore l’identification des besoins. Toujours concernant les mesures phares à retenir, le porte-parole du gouvernement a déclaré que l’enseignement préscolaire sera assuré dans les langues nationales, notant qu’à la 5e année, l’enfant sera préparé à intégrer l’école primaire. Il a précisé qu’outre les langues, le programme d’enseignement intégrera l’apprentissage du coran et de l’arabe. Il a par ailleurs indiqué que l’enseignement est obligatoire au primaire et au collège. Cependant au lycée, les élèves feront désormais un cycle tronc commun, et vont se spécialiser durant les deux dernières années dans les filières dites sciences sociales, sciences et techniques.
Concernant l’enseignement privé, le porte-parole du gouvernement a affirmé que l’enseignement dispensé dans les écoles privées doit être le même que celui du public, et que les enseignants doivent satisfaire de hautes exigences en termes de qualité. Toujours par rapport à ce sous-secteur, il a annoncé que désormais, tous les directeurs d’écoles privés, doivent être de nationalité mauritanienne. En outre, le ministre a déclaré que la question des langues occupe un chapitre important, notant que la langue arabe est enseignée à tous les niveaux en tant que langue d’ouverture et d’enseignement. A cela s’ajoute l’introduction des langues nationales, dès le début du cursus scolaire. Leur enseignement sera déterminé en fonction la situation sociodémographique de chaque zone. Pour ce qui est de la langue française, elle sera enseignée dès la deuxième année en tant que langue d’ouverture et d’enseignement de certaines matières. Le porte-parole a également déclaré que l’anglais sera enseigné dès la première année du collège. Selon M. la ministre, ces mesures permettront aux élèves de poursuivre leurs études post bac en arabe, en français ou en anglais selon les cas. S’agissant de la mise en œuvre de ces réformes, elle démarrera dès 2024 et cela pour deux ans. Ces deux années transitoires permettront d’introduire les langues nationales et de faire une évaluation avec le concours d’institutions internationales reconnues.
Le président de la Commission nationale des droits de l’homme, M. Ahmed Salem Ould Bouhoubeini, a supervisé, mercredi, à Sélibabi, le lancement du projet du mécanisme de circulation des plaintes auprès de la commission nationale aux droits de l’homme au niveau régional, en coopération avec l’Union européenne.
Cet atelier de 4 jours, auquel participent des présidents d’organisations de la société civile vise à familiariser les citoyens avec leurs droits légaux et à enregistrer les plaintes au niveau régional et à chercher à les résoudre.
Dans une allocution qu’il a prononcée pour la circonstance, le président de la commission a déclaré que le lancement de cet atelier s’apparente aux ateliers lancés dans les wilayas des deux Hodhs, expliquant que des ateliers similaires seront lancés en Adrar et en Inchiri, pour faire circuler le mécanisme de plainte au niveau régional et d’informer les citoyens de leurs droits légaux pour qu’ils puissent les recouvrer dans leur intégralité.
Il a ajouté que l’objectif du comité est de jouer le rôle de médiateur entre le gouvernement d’une part et les organisations de la société civile d’autre part, notant que ces ateliers permettront de sensibiliser les citoyens à leurs droits juridiques, ce qui consolidera l’État de droit ainsi que la mise en œuvre des obligations du gouvernement à cet égard, tout en adressant ses vifs remerciements à la mission de l’Union européenne pour l’aide financières qu’elle ne cesse d’accorder à ce programme.
A son tour, le wali du Guidimagha, M. Ahmed Ould Dèh, a remercié la commission Nationale des Droits de l’Homme pour l’organisation de cet atelier qui revêt une grande importance car il permettra d’offrir aux citoyens ce service au niveau régional qui s’inscrit dans le cadre du programme visant à rapprocher l’administration des citoyens, sur lequel a insisté Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Cheikh El Ghazouani dans son programme électoral.
Pour sa part, l’ambassadeur et chef de la mission de l’Union européenne, M. Johns Aguilem, a exprimé sa joie de participer à cet atelier, compte tenu de son importance en informant les citoyens de leurs droits légaux et en leur permettant de les obtenir.
Il a appelé les organisations de la société civile à jouer leur rôle de conscientisation et de sensibilisation, appelant à bénéficier des exposés qui seront présentés lors de cet important atelier.
De son côté, le vice-président de la région du Guidimagha, M. Moustapha Ould Magha, a salué le rôle important joué par la Commission nationale des droits de l’homme dans l’organisation de ces ateliers qui permettront d’informer les citoyens sur leurs droits, et de faciliter la déclaration et le suivi des plaintes sans avoir besoin de se déplacer.
L’ouverture de l’atelier s’est déroulée en présence du hakem de la moughataa de Sélibabi et des autorités militaires et sécuritaires de la wilaya.
La ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille, Mme Savia Mint N’Tahah a lancé, vendredi à Nouakchott, au cours d’une cérémonie organisée sous le haut patronage de la Première Dame, Dr. Marièm Dah, les activités de l’observatoire national des droits des femmes et des filles.
L’observatoire vise à défendre et à protéger les droits des femmes et des filles, à assurer leur protection, le suivi et l’évolution des propositions visant à promouvoir leurs droits en compatibilité avec la politique générale du gouvernement.
Dans son discours, la ministre a déclaré que la mise en place de ce nouveau mécanisme s’ajoute aux mécanismes déjà existants de protection et de promotion des droits des femmes, indiquant que la composition des membres de l’observatoire et la richesse de leurs expériences leur permettront d’atteindre les résultats souhaités.
Elle a affirmé que la protection et la promotion des couches les plus démunies de la société, en particulier les femmes et les filles, occupent une place de choix dans le programme du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
De son côté, le coordinateur du programme des Nations Unies a précisé que la création de cet observatoire traduit la volonté de la Mauritanie à mettre en place des stratégies et politiques visant la promotion des droits des femmes et des filles.
La cérémonie s’est déroulée en présence des membres du gouvernement et du représentant du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme.
Le secrétaire général du ministère des Affaires économiques et de la Promotion des secteurs productifs, M. Mohamed El Moustapha dit Idoumou Ould Abdi Ould Jeyid, a supervisé, samedi à Nouakchott, le lancement de la caravane de l’Agence Nationale de la Statistique et de l’Analyse Démographique et Économique (ANSADE) consacrée à la première phase du dénombrement de la population et de l’habitat pour l’année 2023.
Cette caravane composée de 24 équipes réparties sur l’ensemble du territoire national a pour objectif d’élaborer les cartographies en vue du dénombrement global des groupements villageois.
A cette occasion, le secrétaire général a indiqué qu’il s’agit de la principale phase de ce dénombrement de la population et de l’habitat.
Il a ajouté que ces équipes ont été formées sur le recensement, notamment sur les plans techniques et administratifs, soulignant que tous les efforts ont été consentis pour le succès de cette phase.
De son côté, le Représentant résident du FNUAP en Mauritanie, M. Cheikh Fall, a indiqué que ce cinquième dénombrement en Mauritanie va donner la situation dynamique précise de la population, sa répartition géographique et ses particularités sociales et économiques.
Taqadomy – Des sources sécuritaires ont confirmé à Taqadomi que 74 000 cartouches environ de 7,62 × 39 mm M43, qui sont utilisées pour le fusil d’assaut Kalachnikov, ont disparu du dépôt de munitions du bataillon d’artillerie à Aleg.
Les sources indiquent que le commandant du bataillon, un lieutenant-colonel, Ahmed Ould Wah, a pris la fuite il y a quelques jours, après avoir découvert que la quantité de munitions susmentionnée avait disparu.
Les sources affirment que ledit officier, soupçonné d’avoir vendu cette quantité à un commerçant mauritanien, a été saisi en sa possession environ 1.400 balles (deux caisses), lorsqu’il a été contrôlé par une patrouille de la Gendarmerie nationale, à 25 km à l’est de Nouakchott.
Les sources précisent que deux agents ont, par ailleurs, été arrêtés. C’est derniers étaient chargés de la garde de l’entrepôt. Il s’agit du caporal Sidi Mohamed et du sergent Mokhtar.
Ce cas a été découvert lundi dernier et les recherches sont toujours en cours pour retrouver le reste de la quantité disparue.
Senalioune – Le ministère mauritanien des Finances a suspendu la signature du comptable du Centre hospitalier Mère et Enfant de Nouakchott Sidi Ould M’Bareck, à la suite d’un contrôle financier récemment effectué à cette importante infrastructure sanitaire du pays.
Le contrôle a révélé la disparition de 470 millions anciennes ouguiyas soit près d’un demi-milliard, rapporte le confrère Alakhbar dans son édition numérique de ce mercredi 29 juin courant.
Le gros montant disparu a été irrégulièrement retiré, c’est-à-dire sans être soumis aux procédures en vigueur en cas d’espèces, du compte dudit Centre hospitalier auprès du Trésor public de l’État.
La manne d’argent s’est volatilisée en deux temps dont un premier retrait de 400 millions effectué en 2021 et un second de 70 millions au cours du premier trimestre de l’année en cours, indique-t-on.
Ce sont les limiers de l’Inspection Générale de l’Etat (IGE) qui avaient constaté ce géant trou financier et qui poursuivent leurs investigations lancées depuis quelques jours, afin de cerner les non-dits de cette rocambolesque disparition de fonds publics, d’une part et le laxisme dont aurait fait preuve des responsables au Trésor public, pour autoriser le retrait d’un tel important montant sans observer les règles strictes en la matière, d’autre part.
Se basant sur des sources dignes foi, Le confrère Alakhbar n’écarte pas, l’implication de tierces parties dans ces opérations de retrait du compte du centre hospitalier Mère et Enfant de Nouakchott.
L’union des bureaux communautaires mauritaniens à l’étranger a annoncé, mardi, dans un communiqué de presse, parvenu à l’AMI, que le problème de la délivrance des passeports à distance a été résolu de façon permanente, qu’Allah soit loué.
Le communiqué précise que l’agence nationale du registre de la population et des titres sécurisés (ANRPTS) décidé, à partir de ce mardi, l’ouverture d’un guichet spécial pour la réception des dossiers des passeports provenant des missions diplomatiques à l’étranger.
Les dossiers seront traités en prenant compte des données suivantes :
-Numéro et date de la correspondance de la mission diplomatique ;
-Numéro WhatsApp du propriétaire du passeport ;
-Le nom de l’intéressé ;
-Numéro du passeport de l’intéressé.
Pour économiser le temps et l’effort, l’employé de l’ANRPTS se chargera de la communication avec les propriétaires des passeports pour s’assurer de leurs identités. Ces derniers peuvent désigner leurs représentants ou leurs proches pour visiter l’ANRPTS pour le paiement des droits et l’achèvement des procédures nécessaires au retrait du nouveau passeport.
Sur la base de ce qui précède, l’union invite les détenteurs des passeports envoyés aux missions diplomatiques pour le renouvellement de communiquer avec elle, et à lui fournir les données décrites ci-dessus, en vue de la soumission de l’autorisation de la transaction.
Enfin, l’union des bureaux communautaires mauritaniens à l’étranger saisit cette occasion pour exprimer sa gratitude aux autorités publiques pour la bonne coopération et la coordination permanente, afin de servir les citoyens et de lui rapprocher l’administration et de lui faciliter la délivrance des passeports à distance et en permanence, ce qui permet aux expatriés de gagner du temps et des efforts pour effectuer des transactions liées à leur passeport.
(Alakhbar) – L’ambassadeur du Mali à Nouakchott, Mohamed Dibassy, a informé, lundi, du retrait du document « Autorisation d’accès au territoire mauritanien» des formalités d’accès des maliens en terre mauritanienne.
L’ambassadeur a donné l’information au sortir de sa rencntre avec le directeur général de la Sûreté nationale de Mauritanie, le Général de Division Mesgharou Ould Sidi lundi 20 Juin 2022.
Les ressortissants maliens et mauritaniens peuvent désormais traverser la frontière des deux pays en faisant les formalisés habituelles et gratuites d’avant COVID-19, a précisé l’Ambassade du Mali à Alakhbar.
Les formalités d’avant COVID-19 nécessitaient la présentation d’un passeport ou d’une carte d’identité en cours de validité.
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