Un avis publié sur la page officielle du ministère de la santé précise que les tests RT-PCR seront payants pour les voyageurs à l’étranger à partir ce lundi 14 février 2020. Le coût de l’acte est de 2000 mru (20 000 ancien ouguiya) .
La direction de la sûreté nationale a publié vendredi une circulaire interdisant aux étrangers de s’adonner au transport public en Mauritanie qu’il s’agisse du transport des personnes ou des marchandises.
Cette circulaire signée du directeur général de la sûreté nationale demande aux forces de police, notamment celles se trouvant sur les points de passage et les accès à appliquer rigoureusement les instructions contenues dans cette circulaire.
La circulaire justifie cette meure par des raisons sécuritaires alors que les milieux populaires et les syndicats réclament de plus en plus d’empêcher les étrangers de s’adonner au travail de chauffeur comme c’est le cas dans les pays voisins.
Elle ajoute enfin que l’exercice de cette profession, par les étrangers, présente plusieurs risques de sécurité et pénalise les citoyens dans des emplois locaux.
L’ambassadeur américain itinérant, en charge des libertés religieuses Rached Houssein a salué les efforts déployés par le gouvernement mauritanien dans le domaine des droits de l’homme et la lutte contre l’extrémisme.
L’ambassadeur américain, à l’ouverture du deuxième congrès africain pour la consolidation de la paix, a évoqué l’organisation du premier congrès considérant qu’il a épaté le monde pour le rôle de l’Islam en Afrique qui a également permis des actions nobles et des efforts louables.
Il a loué la coopération de la Mauritanie avec la société civile afin de faire face à l’extrémisme violent et le terrorisme avant de dire que les idées émises lors de ce congrès qui se tient à Nouakchott « étaient nécessaires pour la création de sociétés justes et égalitaires ».
En marge du congrès l’ambassadeur américain a rencontré le président mauritanien Mohamed O. Cheikh Ghazouani en présence du directeur de cabinet du président mauritanien Mohamed Ahmed O. Mohamed Lemine et l’ambassadrice des Etats Unis en Mauritanie, Cynthia Kierscht.
Le responsable américain s’est par ailleurs entretenu avec le ministre mauritanien de la justice Mohamed Mahmoud O. Cheikh Abdallahi Boyé à propos des efforts consentis par le gouvernement dans le domaine des droits de l’homme dont les plus importants, selon lui, est la loi criminalisant la traite des personnes et la loi des associations.
Les deux parties ont également discuté les différents aspects de la coopération entre la Mauritanie et les Etats Unis, notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme et la traite des personnes.
Les travaux de ce deuxième congrès africain pour la consolidation de la paix se sont ouverts mardi se tient sous le haut patronage du président mauritanien Mohamed O. Cheikh Ghazouani et sous la présidence effective du Cheikh Abdallahi O. Boyé, président du forum pour la consolidation de la paix.
Des ministres prennent part à ce forum, notamment le ministre égyptien des Awqafs Mohamed Moctar Joumâ, en plus de plusieurs experts et penseurs de différentes régions africaines.
Trois jours durant ce congrès examinera les situations en Afrique, les mécanismes pour lutter contre le discours de haine et l’extrémisme à la lumière de l’escalade de la violence et des coups d’État sur le continent.
Ce congrès cherche à mettre en évidence des modèles inspirants dans la promotion des valeurs de paix, de tolérance et de coexistence au sein du patrimoine africain.
«La protection et la prise en charge des groupes les plus vulnérables de la société, en particulier les femmes, est une composante importante de l’ambitieux programme social de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh ElGhazouani, a affirmé, dimanche à Barkéol (Wilaya de l’Assaba), la ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille Mme Naha Mint Haroun OuldCheikh Sidiya, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de tolérance zéro à l’égard des Mutilations Génitales Féminines (MGF).
«Malgré la ratification de toutes les conventions et chartes internationales relatives à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles et en dépit des importants efforts de sensibilisation qui ont été entrepris, le phénomène de l’excision représente toujours un défi qui doit être relevé», a-t-elle ajouté.
« Notre pays a franchi des pas appréciables dans le domaine de la lutte contre ce phénomène et s’est mobilisé sur tous les fronts de sensibilisation, culturels et économiques », a souligné Mme Naha, mettant en exergue les indicateurs satisfaisants en rapport avec ces pratiques enregistrés par notre pays de trois points, avec des taux de 68% dans la catégorie adulte et de 58% dans celle des filles de moins de cinq ans.
«Ces progrès sont considérés très importants, puisque tout changement qui intervient au niveau des mentalités demeure extrêmement utile », a-t-elle précisé, soulignant que la Mauritanie fait des avancées notoires en matière de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles.
«Le département cherche, en célébrant cette journée, à éclairer l’opinion publique sur ce problème dans le cadre de l’atteinte du cinquième objectif de la stratégie internationale de développement durable à l’horizon 2030, qui ne peut être atteinte sans mettre fin à la violence contre les femmes et les filles», a-t-elle poursuivi.
Pour rappel, la cérémonie de commémoration de la journée internationale de tolérance zéro à l’égard des MGF, qui coïncide avec le 6 février de chaque année, était organisée sous le thème «Accélérer l’investissement pour éliminer les mutilations génitales féminines», au cours de laquelle 200 kits alimentaires avaient été distribués au profit de personnes ayant des besoins spéciaux au niveau dans la moughataa de Barkéol.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Wali de l’Assaba, M. Mohamed OuldAhmed Maouloud, et des représentants des autorités administratives et sécuritaires.
✓Un engagement sincère qui se veut constructif doit avoir la lucidité et l’ouverture d’esprit nécessaire à reconnaître et saluer des signaux intéressants qui émergent autour et ailleurs .
Ici je mettrai quelques passages de son discours qui indexent les mentalités rétrogrades et les hiérarchies sociales dans notre PAYS. Oui PAYS en majuscule, car ce qu’il a dit et dénoncé devant la représentation nationale, un écho de la sortie médiatique du président Mohamed ould Cheikh El-Ghazouani à Ouadane il y’a quelques semaines, est un changement de contenu discursif en haut lieu sur les discriminations liées aux castes, aux hiérarchies et à l’esclavage au sein de tous nos groupes sociolinguistiques (arabo-berberes, haratines, soninké, peulh et wolof).
👉🏿 Extraits :
« Si l’honneur de combattre l’esclavage a été raté pour nos élites jusqu’à ce que les lois internationales le criminalisent, alors elles ne devraient pas perdre l’occasion de combattre les croyances et les comportements fondés sur le faux et le mensonge, et être plutôt le fer de lance de ce noble effort. »
« L’abandon des habitudes rétrogrades fondées sur des classifications sociales injustifiées représente – sans aucun doute – l’une des garanties les plus importantes de l’unité de la société et un moyen de fermer la voie à ceux qui utilisent le discours de la haine et les appels sectaires et qui ont trouvé un environnement propice au développement de leurs idées dans un contexte de libertés et de généralisation de l’usage des médias sociaux ».
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« Il l est temps que tous les leaders d’opinion : juristes, politiciens et intellectuels se réunissent pour dénoncer la mauvaise logique qui nourrit les mentalités dépassées qui se réfèrent à cette hiérarchie ».
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« Allah, le Tout Puissant dit : « Certes Allah ne modifie pas l’état d’un peuple tant que les individus qui le composent ne changent pas d’eux-mêmes ce qu’il y a en eux». Il est en fait difficile d’évoquer la réalisation de développement durable dans n’importe quel pays du monde dans un contexte de démission de ses élites politique, religieuse, scientifique et intellectuelle par rapport à leur mission de sensibilisation et de conscientisation et à leur rôle de locomotive de la société sur la voie de l’édification d’un Etat de citoyenneté où prévaut l’égalité des chances et où tous les citoyens se sentent égaux en droits et en devoirs. »
—- « C’est dire l’importance des vues exprimées par le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à Ouadane qui a appelé les citoyens à transcender toutes les formes d’injustice héritées de notre patrimoine culturel et à purifier notre discours et nos comportements des préjugés et autres stéréotypes et faux clichés.
Les expériences de toutes les nations ont prouvé que le citoyen, qui est prêt à se sacrifier pour son pays est le citoyen qui est convaincu que la différence dans la jouissance des fruits de la citoyenneté repose exclusivement sur les critères de la disponibilité, du don de soi du patriotisme sincère, et non sur la base d’un héritage de l’appartenance à une tribu, une classe sociale, une race ou une région. Est-il raisonnable, par exemple, alors que nous nous trouvons au XXIe siècle, et plus de soixante ans après la naissance de la République, qu’un fonctionnaire ou tout membre de l’élite joue ouvertement et sans honte le rôle de chef de tribu ? Quelle logique juridique peut légitimer la tentative de certains de circonscrire le droit de l’Imamat à certaines familles, alors que nous sommes dans un pays dont la Constitution énonce que les dispositions de la religion islamique sont la seule source du droit ?
Or, il est connu de tous que les conditions de l’Imamat sont spécifiques et claires dans la jurisprudence, et que la base de la différenciation est la piété, comme en témoigne la parole du Tout-Puissant : (Le plus honorable d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux d’entre vous). »
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« Il est devenu clair que la responsabilité morale de la propagation et de la consolidation de telles mentalités rétrogrades est principalement imputable aux élites religieuses, politiques et culturelles qui les utilisent comme un véhicule pour obtenir des privilèges et une échelle pour atteindre leurs fins personnelles et assouvir leurs intérêts égoïstes.
L’histoire témoigne que les élites religieuses Arabes, Poulars, Soninkés et Ouolofs dans toute l’Afrique de l’Ouest ont pratiqué l’esclavage plus que les autres et sur les musulmans plus que les autres, et qu’elles ont fermé les yeux sur ce phénomène voire l’ont légitimé pour ceux qui le pratiquèrent par la force des armes.
Aujourd’hui, il ne s’agit pas pour nous de juger l’histoire plus qu’à aspirer à ce que les élites religieuses actuelles des quatre composantes de notre société portent le flambeau de la purification de la vraie religion, de tout ce qui nuit à celle-ci et à la cohésion de la société. »
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✓ Conclusion
Le fond de ce discours tenu en pareilles circonstances, n’est pas anodine dans notre pays, et il mérite une certaine attention de notre part. Ce qu’il a dit sur ces problématiques liées aux mentalités féodales et esclavagistes qui couvent dans nos différentes communautés, certains opposants qui s’auto-auréolent sous un prisme racial dans leurs chapelles revendicatives, n’oseraient pas s’y aventurer. Ils seraient même dans une gêne en lisant cette prise de parole du président de l’Assemblée nationale par ces termes transversaux qui touchent les maux enfouis dans notre corps sociétal qu’on reproduit socialement et politiquement sur les données nationales (chez les Opposants comme chez les Gens du Pouvoir).
Essahraa – « L’abandon des habitudes rétrogrades fondées sur des classifications sociales injustifiées représente – sans aucun doute – l’une des garanties les plus importantes de l’unité de la société et un moyen de fermer la voie à ceux qui utilisent le discours de la haine et les appels sectaires et qui ont trouvé un environnement propice au développement de leurs idées dans un contexte de libertés et de généralisation de l’usage des médias sociaux ».
Le président de l’Assemblée nationale Cheikh Ould Baya a fait ces déclarations, dans son discours prononcé à l’occasion de la cérémonie de clôture lundi des travaux de la première session parlementaire ordinaire 2021 – 2022.
« Il l est temps que tous les leaders d’opinion : juristes, politiciens et intellectuels se réunissent pour dénoncer la mauvaise logique qui nourrit les mentalités dépassées qui se réfèrent à cette hiérarchie ».
Ci-après l’intégralité du discours du président du parlement :
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« Messieurs les ministres,
Chers collègues députés,
Mesdames et Messieurs,
Nous clôturons aujourd’hui notre première session ordinaire pour l’année parlementaire 2021-2022 qui a connu, en plus de la discussion et de l’adoption de la loi des finances initiale de l’année 2022 et de la loi des finances rectificative de l’année 2021, l’adoption par notre auguste assemblée d’un ensemble de textes que nous espérons constituer une pierre supplémentaire dans l’œuvre de développement du pays.
Mesdames et Messieurs,
Allah, le Tout Puissant dit : « Certes Allah ne modifie pas l’état d’un peuple tant que les individus qui le composent ne changent pas d’eux-mêmes ce qu’il y a en eux». Il est en fait difficile d’évoquer la réalisation de développement durable dans n’importe quel pays du monde dans un contexte de démission de ses élites politique, religieuse, scientifique et intellectuelle par rapport à leur mission de sensibilisation et de conscientisation et à leur rôle de locomotive de la société sur la voie de l’édification d’un Etat de citoyenneté où prévaut l’égalité des chances et où tous les citoyens se sentent égaux en droits et en devoirs.
C’est dire l’importance des vues exprimées par le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à Ouadane qui a appelé les citoyens à transcender toutes les formes d’injustice héritées de notre patrimoine culturel et à purifier notre discours et nos comportements des préjugés et autres stéréotypes et faux clichés.
Les expériences de toutes les nations ont prouvé que le citoyen, qui est prêt à se sacrifier pour son pays est le citoyen qui est convaincu que la différence dans la jouissance des fruits de la citoyenneté repose exclusivement sur les critères de la disponibilité, du don de soi du patriotisme sincère, et non sur la base d’un héritage de l’appartenance à une tribu, une classe sociale, une race ou une région. Est-il raisonnable, par exemple, alors que nous nous trouvons au XXIe siècle, et plus de soixante ans après la naissance de la République, qu’un fonctionnaire ou tout membre de l’élite joue ouvertement et sans honte le rôle de chef de tribu ? Quelle logique juridique peut légitimer la tentative de certains de circonscrire le droit de l’Imamat à certaines familles, alors que nous sommes dans un pays dont la Constitution énonce que les dispositions de la religion islamique sont la seule source du droit ?
Or, il est connu de tous que les conditions de l’Imamat sont spécifiques et claires dans la jurisprudence, et que la base de la différenciation est la piété, comme en témoigne la parole du Tout-Puissant : (Le plus honorable d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux d’entre vous).
Mesdames et Messieurs ;
Si notre histoire, dont la plupart des chapitres ont été écrits hors du cadre d’un État centralisé et unificateur, a produit une hiérarchie sociale rigide, parfois basée sur la loi de la force au lieu de la force de la loi, et parfois revêtue d’un habillage religieux qui ignore que le Tout-Puissant Créateur a honoré les fils d’Adam, il est temps que tous les leaders d’opinion : juristes, politiciens et intellectuels se réunissent pour dénoncer la mauvaise logique qui nourrit les mentalités dépassées qui se réfèrent à cette hiérarchie.
Il est devenu clair que la responsabilité morale de la propagation et de la consolidation de telles mentalités rétrogrades est principalement imputable aux élites religieuses, politiques et culturelles qui les utilisent comme un véhicule pour obtenir des privilèges et une échelle pour atteindre leurs fins personnelles et assouvir leurs intérêts égoïstes.
L’histoire témoigne que les élites religieuses Arabes, Poulars, Soninkés et Ouolofs dans toute l’Afrique de l’Ouest ont pratiqué l’esclavage plus que les autres et sur les musulmans plus que les autres, et qu’elles ont fermé les yeux sur ce phénomène voire l’ont légitimé pour ceux qui le pratiquèrent par la force des armes.
Aujourd’hui, il ne s’agit pas pour nous de juger l’histoire plus qu’à aspirer à ce que les élites religieuses actuelles des quatre composantes de notre société portent le flambeau de la purification de la vraie religion, de tout ce qui nuit à celle-ci et à la cohésion de la société.
Si l’honneur de combattre l’esclavage a été raté pour nos élites jusqu’à ce que les lois internationales le criminalisent, alors elles ne devraient pas perdre l’occasion de combattre les croyances et les comportements fondés sur le faux et le mensonge, et être plutôt le fer de lance de ce noble effort.
Mesdames et Messieurs,
Notre peuple, pacifique par nature, soucieux de la coexistence et de l’harmonie de ses composantes, et qui a toujours prouvé sa perspicacité et sa capacité d’adaptation à toutes les situations, a besoin – comme le reste des peuples du monde – de celui qui le guide vers un État de justice et de fraternité en présentant une fatwa éclairée basée sur une bonne compréhension de la Charia, et en diffusant une conscience citoyenne réconciliée avec son temps, en inscrivant les valeurs de citoyenneté dans les programmes d’enseignement, et en combattant tout ce qui perturbe son harmonie et la cohésion de ses composantes.
L’abandon des habitudes rétrogrades fondées sur des classifications sociales injustifiées représente – sans aucun doute – l’une des garanties les plus importantes de l’unité de la société et un moyen de fermer la voie à ceux qui utilisent le discours de la haine et les appels sectaires et qui ont trouvé un environnement propice au développement de leurs idées dans un contexte de libertés et de généralisation de l’usage des médias sociaux.
Mesdames et Messieurs ;
Vous appréciez que notre survie en tant que peuple est tributaire de notre unité, qui constitue la meilleure protection de notre pays, contre les risques et autres défis dictés par le contexte géographique de la sous- région marqué par l’instabilité, politique, les guerres civiles, les phénomènes du terrorisme et du crime transfrontalier.
Enfin, je vous souhaite de bonnes vacances et déclare – Ala barakatillah – la clôture de la première session ordinaire de l’année parlementaire 2021 – 2022 conformément aux dispositions de l’article 52 (nouveau) de la Constitution et des articles 54 et 55 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Je vous remercie ».
La clôture de cette session s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement.
La Mauritanie a annoncé mercredi à son tour une commission d’enquête après la mort de sept mauritaniens tués la semaine dernière au Mali, près de la frontière mauritanienne, dans la région de Nara.
« La Mauritanie a mis en place une commission d’enquête, pour faire la lumière sur les circonstances qui ont conduit à la mort de sept de nos concitoyens au Mali», a annoncé le porte-parole du gouvernement mauritanien, Moctar Ould Dahi, lors d’une conférence de presse.
Pour rappel, le gouvernement malien avait annoncé l’ouverture d’une « enquête transparente et diligente » sur cet incident sécuritaire ayant coûté la vie à sept Mauritaniens près de Nara, localité frontalière avec la Mauritanie.
Dans un communiqué, le gouvernement malien avait décliné toute responsabilité tout en soulignant qu’à ce stade aucun élément ne met en cause l’armée malienne pointée du doigt dans la mort des sept mauritaniens.
Cet incident coïncide avec la tentative des autorités maliennes de la transition d’obtenir le soutien de la Mauritanie pour briser l’embargo de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).
La Cédéao et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) ont pris une batterie de mesures économiques et diplomatiques à l’encontre du Mali pour sanctionner les velléités de la junte de se maintenir au pouvoir encore plusieurs années.
La fermeture des frontières mais aussi un embargo sur les échanges commerciaux et les transactions financières hors produits de première nécessité sanctionnent l’engagement révoqué par les colonels d’organiser le 27 février des élections présidentielle et législatives qui auraient ramené des civils à la tête du pays plongé dans une grave crise sécuritaire et politique.
Le Président de la Transition, SE le Colonel Assimi GOITA, a reçu en audience ce samedi 22 janvier 2022 dans sa résidence à Kati, une importante délégation de la République Islamique de Mauritanie, conduite par Son Excellence, Ismail Ould Cheick AHMED, Ministre des Affaires Étrangères de la Coopération et des Mauritaniens de l’extérieur.
Porteur d’un message d’amitié et de fraternité de Son Excellence MohamedOuld Cheickh El Gazouani, Président de la République Islamique de Mauritanie, il a été question des derniers évènements suite auxquels sept Mauritaniens ont malheureusement perdu la vie. À cet effet, il paraît important en la circonstance de venir discuter des stratégies communes tendant à renforcer notre coopération afin d’éviter ce genre d’incident », a indiqué SE. Ismail Ould Cheickh AHMED.
Une stratégie a-t-il poursuivi, qui consiste de commun accord de permettre aux citoyens de traverser les frontières tous les jours sans difficultés dans un système coordonné.
La partie malienne à rassuré de l’ouverture d’une enquête indépendante afin de faire la lumière sur ledit incident. Nous avons un destin commun a dit SE.ISMAIL Ould Cheickh AHMED, avant de rappeler les liens historiques, géographiques, au-delà du facteur culturel que nos deux pays ont en partage. Pour conclure, Son Excellence Monsieur le ministre a réaffirmé que nous avons un destin commun.
Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed OuldCheikh El-Ghazouani, a exprimé, vendredi, ses sincères sentiments de compassion et ses franches condoléances aux familles des victimes du tragique incident dans lequel sept de nos compatriotes innocents avaient perdu la vie au Mali. C’est ce qui ressort d’un communiqué de la Présidence de la République, dont une copie est parvenue à l’Agence Mauritanienne d’Information.
Voici le texte intégral du communiqué :
« Suite au douloureux incident qui a coûté la vie à sept de nos concitoyens innocents sur le territoire malien, Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould CheikhEl-Ghazouani, exprime aux familles des victimes de ce drame, aux habitants de la zone, et à l’ensemble du peuple mauritanien, les sentiments les plus sincères de compassion et les plus franches condoléances.
Il implore Allah le Tout-Puissant d’entourer les victimes de sa grande Miséricorde et de les accueillir en Son Saint Paradis.
Suite à cet évènement douloureux, Son Excellence le Président de la République a dépêché le ministre des Affaires Islamiques et de l’Enseignement originel, un chargé de mission à la Présidence de la République et le Wali du Hodh Charghi vers la moughataa d’Adel Bagrou, pour transmettre ses condoléances.
Son Excellence affirme, également, aux habitants de la zone, et à tous les citoyens que la préservation de leur quiétude et de leur sécurité, prime pour lui toute autre considération, et qu’il prendra toutes les dispositions nécessaires pour les garantir.
Dans le même contexte, Son Excellence le Président de la République a de dépêché au Mali une mission, composée des ministres des Affaires étrangères, de la Défense nationale et de l’Intérieur et de la Décentralisation et du Directeur général de la Sûreté Nationale, afin d’élucider les circonstances de ce tragique incident, à travers l’ouverture d’une enquête qui situera les responsabilités, et infligera les peines les plus sévères aux auteurs de du crime.
L’enquête permettra d’arrêter, en coordination avec les autorités maliennes, les mesures nécessaires à prendre pour empêcher que de tels incidents douloureux se reproduisent à l’avenir, et d’assurer la sécurité et la quiétude de nos citoyens sur le territoire malien ».
Alakhbar – Les autorités mauritaniennes sont « en colère » après que quatre de leurs ressortissants ont été tués au Mali, a déclaré, ce vendredi, à Alakhbar une source officielle.
« Ces incidents récurrents, évoqués, jeudi au Conseil des ministres, ont suscité la colère du chef de l’État mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani« , a ajouté la source. Les quatre Mauritaniens seraient « tués par des membres de l’armée malienne », salon plusieurs médias mauritaniens.
« Une enquête est en cours du côté de Nouakchott », a poursuivi la source qui prédit « un communiqué officiel » du gouvernement mauritanien « dans les prochaines heures ».
Nouakchott pourrait également adresser « une lettre de protestation à Bamako pour exiger la lumière et obtenir la sanction des auteurs ». Jeudi, le porte-parole gouvernement mauritanien, Mokhtar Ould Dahi, a dit que l’État suit l’affaire de près.
« Tout citoyen mauritanien, victime de malfaiteurs sera suivi de près et les auteurs seront punis, selon la loi », a ajouté le porte-parole.
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