Le Président de la République, MohamedOuldCheikhElGhazouani, a supervisé aujourd’hui, jeudi, dans la moughataa de Riyad, la pose de la première pierre de la construction de deux échangeurs dans la capitale, l’inauguration du réseau urbain pour l’année 2020 à Nouakchott, le lancement des projets de réseau urbain de la capitale pour l’année 2021.
Son Excellence le Président de la République a reçu des explications détaillées sur les projets d’infrastructures mis en œuvre, leurs caractéristiques techniques et les délais de leur réalisation, ainsi que les moyens mobilisés pour la mise en œuvre de ces projets.
Il s’agit, dans le premier cas de l’échangeur du quartier Haye Essaken, qui est financé à hauteur de 15 519 5001 MRU, dont la réalisation prendra 24 mois, et, dans le deuxième cas, de l’échangeur de la Jonction de Bamako pour un coût de 17 2589798 MRU, avec une durée de réalisation de 24 mois.
Pour ce qui est du réseau urbain pour l’année 2020 que le Président de la République vient d’inaugurer, sa longueur, est de 40 km et comprend 19 axes dans la capitale, pour un coût de 523 045 895 MRU, et dont la construction a été confiée à la Société d’Entretien, de Travaux, de Transport et de Maintenance, avec une période d’exécution de 14 mois.
Les nouveaux routiers, dont les travaux ont été lancés aujourd’hui par Son excellence, dans le cadre des projets du réseau urbain de Nouakchott pour l’année 2021, portent sur des tronçons de 47 kilomètres pour un coût de 527 641 900 nouvelles MRU. Les travaux sur les différents axes routiers couverts par ces projets, seront achevés dans 15 mois.
Le maire de la municipalité de Riyad, M. Abdallahi Mohamedou Idris, a salué cette réalisation, qui briserait l’isolement de la moughataa de Riyad, fluidifiera la circulation routière et en ferait une zone centrale de liaison et de trafic.
Il a déclaré que la commune de Riyad sera le meilleur témoin de l’accomplissement par le Président de ses engagements, exprimant sa conviction que le développement décrit par le président de la République est un type particulier de développement qui s’exprime à travers des actes concrètement posés dans une vision qui fait du citoyen la fin et le moyen de toute action publique.
Le maire a salué ce que le gouvernement a accompli, notamment dans le domaine de la priorité accordée au volet social, saluant à cet égard l’offre gratuite des services et prestations de l’assurance maladie à 100 000 familles pauvres.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, M. Mohamed Ould Bilal, du président du Conseil constitutionnel, du chef de file de l’opposition démocratique, des membres du gouvernement, de plusieurs membres du corps diplomatique accrédités dans notre pays, du wali de Nouakchott sud, de la présidente de la Région de Nouakchott, du hakem de Riyad, des élus et autres personnalités.
Le Président de la République, Monsieur MohamedOuldCheikhEl Ghazouani, a supervisé, vendredi à Nouakchott, la cérémonie du lancement officiel d’une assurance maladie complète et gratuite pour 100 000 ménages les plus pauvres.
A cette occasion, le Président de la République a remis des cartes d’assurance maladie gratuite à certains bénéficiaires issus des différentes wilayas du pays.
L’opération constitue la concrétisation l’engagement du Président de la République de rehausser le niveau des ménages les plus pauvres et les plus vulnérables, et de leur faciliter l’accès aux services de base y compris les services sanitaires de qualité.
L’objectif de ce programme est de faire bénéficier cent mille ménages pauvres, soit environ six cent vingt mille personnes d’une assurance maladie gratuite.
Les prestations couvertes par l’assurance maladie complète et gratuite sont :
✓ Les soins ambulatoires : Préventions, consultations, traitements et les services auxiliaires ;
✓ Les soins hospitaliers : Consultations, Chirurgies, traitements et services
✓ Les évacuations pour soins nécessaires listés ;
✓ Les listes des spécialités et des actes médicaux et paramédicaux ;
✓ Les appareillages ;
✓ Les frais des transports médicaux.
Ce premier lot de bénéficiaires comprend environ cent sept mille individus, y compris les personnes vivants avec un handicap ou une maladie chronique.
Le processus d’intégration de ces ménages cibles à l’assurance maladie Gratuite et complète se poursuivra pour couvrir l’ensemble des 100 000 ménages ciblés d’ fin de 2021.
Notons que l’Assurance maladie est considérée comme l’un des principaux leviers du développement économique et social des nations, car elle permet aux bénéficiaires d’accéder aux services de santé, de limiter les dépenses liés aux traitements en cas de maladie de l’individu, de renforcer la cohésion sociale et réduit les inégalités et les disparités sociales et leurs conséquences négatives.
La cérémonie de lancement officiel s’est déroulée en présence du Premier ministre, des présidents des institutions constitutionnelles nationales, des membres du gouvernement, de certains membres du corps diplomatique et d’un grand nombre d’invités.
✓La Présidence de la République annonce un remaniement ministériel
• Nouakchott, 26/05/2021
La Présidence de la République a annoncé, en date de ce jour (mercredi, ndlr), un remaniement ministériel, en vertu d’un décret, et sur proposition du Premier ministre.
Aux termes de cet aménagement les personnalités suivantes ont été nommées :
Ministre de l’Education nationale et de la Réforme du Système éducatif : Mohmed Melainine Ould Eyih ;
Ministre de la Santé : Sidi Ould Zahaf ;
Ministre de la Fonction publique et du Travail : Camara SaloumMohamed ;
Ministre de la Transformation numérique de l’Innovation et de la Modernisation de l’Administration : Abdel Aziz Ould Dahi ;
Ministre des Pêches et de l’Économie maritime : DyOuldZein ;
Ministre de l’Agriculture : SidinaOuldSidiMohamedOuldAhmedEly ;
Ministre de l’Élevage : LemrabottOuldBennahi ;
Ministre du Commerce, de l’Industrie, de l’Artisanat et du Tourisme : NahaMintHamdiOuldMouknass ;
Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle : TalebOuldSidAhmed ;
Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire : Sid‘ AhmedOuldMohamed ;
Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement : MohamedElHacenOuldBoukhreiss ;
Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : AmalSidiCheikhAbdallahi ;
Ministre de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Relations avec le Parlement, Porte- parole du gouvernement : MoktarOuldDahi ;
Ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille : NahaMintHarouneOuldCheikhSidiya.
Le wali du Guidimagha, M. TeyebOuld Mohamed Mahmoud, a présenté mardi, au nom de Son Excellence le Président de la République, M. MohamedOuldCheikhElGhazouani, au chef- lieu de l’arrondissement de Gouraye, (moughataa de Ghabou), ses condoléances à la famille Diallo suite au décès de Mme FatimataDiallo, atteinte de covid-19.
En cette douloureuse circonstance, le wali a exprimé ses plus sincères condoléances et l’expression de sa compassion à la famille de la défunte, implorant Allah le Tout-Puissant de l’entourer de Sa Miséricorde, de l’ accueillir dans Son Saint Paradis et d’inspirer à sa famille, patience et soumission.
À son tour, le porte-parole de la famille a exprimé ses sincères remerciements et sa gratitude à Son Excellence le Président de la République et au wali pour ce geste qui leur va droit au coeur et qui témoigne de l’intérêt que porte l’État à ses citoyens.
Le wali était accompagné lors de cette visite par le maire de la commune de Gouraye, M. TidjaniDeh et des autorités administratives et de sécurité de la wilaya.
RFI Afrique – Le 13 mai, sur RFI, l’ancien président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz dénonçait les poursuites judiciaires dont il fait l’objet dans son pays, affirmant qu’il y a derrière des motivations politiques pour le faire taire.
Ce matin [20 mai], le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et des technologies de l’information et porte-parole de l’actuel gouvernement, Sidi Ould Salem, lui répond, au micro de Magali Lagrange.
RFI : L’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz dénonce un harcèlement judiciaire contre lui. Les poursuites contre lui sont-elles politiques ?
Sidi Ould Salem : Tout citoyen est justiciable, fût-il ancien président ou ancien ministre. C’est un problème avec la justice donc je n’ai pas à commenter. Le gouvernement n’est pas impliqué dans ce dossier. Il y a une séparation des pouvoirs et à ce titre, chaque citoyen a le droit de se défendre.
La maison de l’ancien chef de l’État a été fouillée. Est-ce qu’il y a été trouvé quelque chose ? Est-ce qu’il existe des preuves actuellement contre lui ?
C’est à la justice qu’il faut poser la question. Je n’ai aucune information sur ce dossier et je n’ai pas le droit de le commenter non plus.
Justement, dans un dossier autant politisé, ne faudrait-il pas, pour la crédibilité de l’action menée contre l’ancien chef de l’État, que le procureur s’exprime ?
C’est à la justice de juger s’il est opportun de s’exprimer ou pas. En tant que gouvernement, nous veillons à ce que la justice soit indépendante et transparente et nous souhaitons à tout le monde d’avoir un procès et un processus juste, équitable et transparent.
Cela fait un moment que la justice se penche sur ce dossier. Ne vaudrait-il pas mieux, dans l’intérêt de l’affaire, que cela aille plus vite ? Peut-être que le gouvernement demande d’accélérer la procédure pour clore cette affaire ou pour qu’il y ait un procès ?
Je suis désolé de me répéter encore. Je pense que le gouvernement n’a pas à s’ingérer dans un processus judiciaire. Je peux vous assurer que ce dossier n’a jamais été l’objet d’un débat en Conseil des ministres et nous nous sentons complètement éloignés de ce dossier.
En 2014, lors de la réélection de l’ancien président, vous avez été son directeur de campagne. Vous avez également été son ministre. Est-ce que vous avez vu des choses qui lui sont reprochées aujourd’hui ?
C’est une question personnelle. C’est vrai, j’ai été son directeur de campagne, j’ai été ministre. Je n’ai jamais vu des agissements contraires à la loi. Mais voilà, c’est dans mon secteur.
Est-ce que rien ne vous a jamais fait douter ou ne vous a donné envie de quitter ce gouvernement ?
L’actuel ou l’ancien ?
L’ancien.
Non, jamais.
Pour Mohamed Ould Abdel Aziz, ses ennuis s’aggravent lorsqu’il dénonce la situation politique en Mauritanie. Est-ce que vous diriez, au niveau du gouvernement actuel, qu’il est libre de s’exprimer ?
Tout à fait, c’est un droit. Chaque citoyen est libre de s’exprimer et libre d’avoir des opinions. C’est une fierté pour ce pays. Il y a une liberté de la presse, il faut bien en profiter. C’est de bonne guerre, c’est politique. On peut s’attaquer au gouvernement. Tout le monde le fait. Sur les réseaux sociaux, les partis politiques s’expriment, on critique l’action du gouvernement et c’est un bon signe pour ce pays. Cependant, il faut s’assurer de ce qu’on dit et vérifier sur le terrain.
Peut-il, à votre avis, participer à la vie politique ? Il affirme qu’on lui fait payer le droit d’exister comme homme politique. Il explique qu’un des bureaux de Ribat Al Ouatani a été fermé parce qu’on ne voulait pas de ce parti.
Ce n’est pas à nous de décider s’il doit faire de la politique. C’est une question personnelle sauf si le droit ou la justice l’en empêche.
L’ancien président parle de la fin d’une amitié de plusieurs décennies avec le président actuel, le président Ghazouani. Est-ce que ses ennuis judiciaires sont liés à une brouille entre deux amis ?
C’est une affaire privée sur laquelle je n’ai aucun commentaire à faire.
D’après vous, une réconciliation est-elle possible ?
Je ne peux pas m’exprimer sur cette question puisque c’est une affaire entre deux hommes. Libre à eux de la gérer.
Est-ce qu’il y a un autre point de son interview sur lequel vous souhaitiez réagir ?
J’ai été interloqué par deux aspects. Le premier aspect, c’est l’augmentation des dépenses du budget de la présidence. C’est vrai qu’il y a eu des augmentations de budget, pas seulement de la Défense mais de tous les départements.
Là-dessus, Mohammed Ould Abdel Aziz dit que les dépenses ont été multipliées par trois.
Mais elles peuvent être multipliées par 10, ce n’est pas le problème. Ce n’est pas une mauvaise chose que le budget augmente si l’on a les ressources pour le financer. Le deuxième aspect qui m’a interloqué sur les questions et dans les réponses de cette interview, c’est la gabegie et la corruption qui sont soi-disant omniprésentes.
La gabegie et la corruption sont-elles omniprésentes ?
Tous les pays luttent contre la gabegie et la corruption et tout citoyen témoin de gabegie ou de corruption doit le dénoncer. Pas seulement sur les ondes, il y a la justice, il y a les tribunaux. Si quelqu’un a été témoin ou s’il l’a appris, il doit le dénoncer, sinon c’est une complicité.
Mais Mohamed Ould Abdel Aziz dit justement que ces poursuites visent à le faire taire pour ne pas qu’il dénonce cette gabegie et cette corruption. Que lui répondez-vous ?
C’est une ligne de défense, mais je pense que le plus important, c’est de se focaliser sur la justice et sur sa défense de manière plus objective et plus efficace au lieu de chercher une animosité particulière par rapport au gouvernement. Je ne pense pas que ce soit une bonne ligne de défense.
L’Authentique – Exit le gouvernement du Premier ministre Mohamed Ould Billal ! Une nouvelle équipe est en train d’être constituée par la Présidence de la République, qui n’attendrait, pour l’annoncer, que le retour de voyage du chef de l’Etat en déplacement à Paris pour les besoins du Sommet sur le financement des économies africaines.
A Paris où il se trouve depuis lundi le président Mohamed Ould Ghazouany n’a certainement pas eu ses esprits entièrement focalisés sur le sommet, objet de son déplacement -réunissant des Chefs d’Etat et de gouvernement de pays africains et de pays partenaires, ainsi que des dirigeants d’Institutions financières internationales- qui vise à mobiliser des initiatives et mécanismes innovants, en soutien aux efforts de relance des économies africaines dans cette période de crise multiforme.
Le président de la République a sans nul doute consacré du temps pour apporter une dernière retouche à la liste des membres de son prochain gouvernement. Ainsi, l’équipe du Premier ministre Ould Bilal ne ferait que neuf mois au pouvoir.
Constituée en août 2020 suite à la remise à la justice du rapport de la Commission parlementaire liant quatre membres du gouvernement, le gouvernement actuel répondait pourtant aux attentes de l’époque, avec un rassemblement bien huilé de technocrates, de personnalités à forte assise populaire, d’hommes politiques, de jeunes et de citoyens intègres.
Depuis, la pandémie du Covid-19 avec ses conséquences multiples sur la vie des populations, l’affaire dite de la décennie qui a conduit la justice à placer en résidence surveillée, l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz, la « gestion politique du cas Ould Abdel Aziz » qui tente d’occuper la scène publique nationale et internationale, l’ouverture amorcée par le président de la République en direction de l’opposition invitée à un projet de dialogue social inclusif, ont fini par pousser ce dernier à changer de fusil d’épaule.
Un choix dont les prémisses étaient apparues lors du dernier conseil des ministres du mois d’avril, où le chef de l’Etat avait précipitamment pris congé de ses hôtes, exprimant dans les faits, sa lassitude face à des ministres qu’il dit avoir dotés de tous les pouvoirs mais qui selon lui « peinaient » à s’exprimer pour le bien de la République.
La perspective de changement est d’autant imposée au chef de l’Etat que son gouvernement éprouve des difficultés à se faire de la visibilité auprès des populations. Last but not least, le ministre de l’Enseignement supérieur Sidi Ould Salem est déjà sur le départ.
L’homme est appelé à occuper dans quelques jours, le poste de Commissaire aux ressources humaines, aux sciences et à la technologie -élu par le Conseil exécutif de l’UA et nommé par la Conférence pour un mandat de quatre ans, renouvelable une fois ; un poste qui revient aux pays maghrébins en plus de l’Egypte, suivant le système de rotation instauré au niveau de l’organisation.
On se rappelle encore qu’en avril dernier, le président Mohamed Ould El Ghazouani avait demandé à ses pairs maghrébins d’opter pour une candidature unique alors que trois pays avaient déjà présenté leur candidat : le Maroc, l’Algérie et la Libye. Finalement l’appel de la Mauritanie sera entendu par les chefs d’Etat cibles, qui ont décidé d’appuyer la candidature mauritanienne !
Départ
En plus du ministre de l’Enseignement supérieur, nombre de membres du gouvernement seraient sur le départ. D’abord le Premier ministre Mohamed Ould Bilal. Malgré ses compétences avérées, l’homme a manqué de présence effective et d’autorité. Plus concrètement, il n’est jamais parvenu à donner de la visibilité à l’action du président de la République et à celle de son gouvernement.
Battu par son ministre de la Santé sur le front de la lutte contre la pandémie du covid-19, Ould Bilal s’est souvent vu doublé par son ministre de l’Intérieur sur le plan de la sécurité publique, celui des Affaires étrangères, sur le plan diplomatique. De nombreux observateurs pensent d’ailleurs que l’un de ces ministres, pourrait être désigné à la tête du gouvernement.
Les autres ministres partant, sont, entre autres, celui du Commerce et du Tourisme Naha Mint Mouknass, qui verra à l’occasion, sa présence de près d’un demi-siècle au gouvernement, prendre fin. On lui reproche son incapacité à mettre au pas les commerçants qui ne s’en tiennent qu’à eux-mêmes dans le marché de la consommation.
Sont aussi mises en exergue, des failles dans sa manière de gérer le cadre de production agricole et commercial du marché des produits alimentaires de l’intérieur et de l’extérieur du pays.
Si le Ministre de l’Education nationale, Aïnina Ould Eyih est sur la liste des partants, c’est bien du fait d’une année scolaire perturbée qu’a connue le pays avec pour la première fois, une grève des enseignants et des professeurs qui a paralysé trois jours durant, l’ensemble du secteur de l’enseignement primaire et secondaire.
Ould Eyih souffre aussi de ses attitudes cavalières voire agressives dans sa manière de gérer son personnel. Ce sont ces mêmes impairs que l’on retrouverait auprès du ministre de la Fonction publique, du Travail, Dr.Camara Mohamed Saloum.
Non seulement sa politique de lutte contre le chômage n’a pas eu l’impact escompté sur les jeunes mauritaniens, mais en plus, on lui reproche de ne pas protéger et de ne pas avoir suffisamment encouragé, la « mauritinisation » des postes, notamment dans le secteur minier.
Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Abdel Aziz Ould Dahi serait lui, rattrapé par l’affaire dite de la BCM ; une affaire qui a éclaté au temps où il occupait la fonction de gouverneur de la BCM consacrée par des faits de détournement de deniers publics, falsification de monnaies étrangères, vente illégale de devises et blanchiment d’argent.
Le juge en charge du dossier vient de remettre en liberté 5 des sept prévenus et l’affaire serait bientôt introduite en jugement. Ould Dahi serait alors libre de répondre aux éventuelles convocations de la justice.
Le climat de suspicion qui a entouré ces derniers mois le secteur de l’Hydraulique et de l’Assainissement, les irrégularités constatées dans la gestion des dossiers de ce même secteur ajoutés aux retards observés dans l’exécution de nombre de travaux d’hydraulique pastorale et à l’incapacité des Autorités à fournir régulièrement de l’eau aux populations, sont les raisons qui devraient pousser vers la porte le ministre Sidi Ahmed Ould Ahmed.
Si le jeune ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports, Taleb Ould Sid’Ahmed quitte son Département, c’est bien du fait de la gestion des fonds qui lui ont été alloués ces derniers mois dans l’emploi des jeunes.
Taleb serait l’un des ministres qui a bénéficié des plus grands financements jamais accordés à un ministre de la Jeunesse. L’homme aurait financé de nombreux projets, offrant ainsi des emplois aux jeunes, mais ce fut comme « neige au soleil » avec un impact très éphémère sur la scène publique.
La ministre des Affaires sociales, de l’Enfance et de la Famille, Naha Mint Haroune Ould Cheikh Sidiya devrait faire les frais de ses attitudes. On lui reproche son engagement familial et les prises de position politique dans sa ville natale Boutilimitt.
Toujours sur ses gardes et prête à rebondir chaque fois qu’elle est provoquée, elle a eu mailles à partir avec un blogueur qu’elle a fini par placer en détention, avant que des forces tribales n’interviennent pour calmer la situation.
En plus de ces départs probables, le président de la République pourrait bien procéder à la révision du cadre général de son gouvernement en changeant l’appellation de nouveaux Départements et en allouant de nouvelles tâches.
Un ministère de l’Industrie et des Mines, un autre qui aura à charge le Développement rural en plus de l’environnement ; un ministère uniquement chargé de l’Emploi, un ministère à charge du tourisme, de la Culture, de l’Artisanat… voilà un aperçu du prochain visage du gouvernement.
Cette perspective pourrait voir la mise en place d’un la chamboulement du fameux Département de l’Economie, de l’Industrie et de la Promotion des secteurs productifs, avec un ministère uniquement dédié à l’économie.
Le ministère chargé des Relations avec le Parlement et la Culture et celui des Affaires islamiques devraient eux aussi connaître de profonds changements avec l’éclosion d’un ministère de la Communication, porte-parole du gouvernement doté de tous les pouvoirs possibles aux fins de rendre visible l’action du gouvernement sur le plan national comme sur le plan international.
Le président mauritanien Mohamed Cheikh Ghazouani est arrivé lundi 17 mai à Paris pour prendre part, aux côtés d’une quinzaine de dirigeants africains, de hauts responsables européens et représentants d’organisations internationales, à un Sommet sur la relance de l’économie africaine, organisé à l’initiative du président français Emmanuel Macron.
Lors de ce sommet, la question de la dette va être débattue en réunissant autour d’une table à la fois créanciers publics et privés. A plusieurs reprises, le président Ghazouani a appelé à l’annulation de la dette des pays africains notamment des Etats du G5 Sahel et le soutien de leurs différents plans nationaux afin de leur permettre de surmonter les effets de la pandémie du coronavirus.
L’objectif de ce sommet est de mettre en place des moyens financiers capables de relancer l’économie du continent africain, qui a connu moins de 200 000 morts liées au Covid-19 selon les chiffres officiels, mais dont le PIB devrait connaître en 2021 sa première récession depuis 25 ans, avec un recul de 2,1%.
Ce lundi, à la veille de l’ouverture du Sommet, la France a annoncé qu’elle allait aider le Soudan, lourdement endetté et engagé dans une transition démocratique, à solder son arriéré de dette avec le FMI en lui prêtant 1,5 milliard de dollars.
Le ministre mauritanien de l’intérieur et de la décentralisation MohamedSalemO. Merzoug a déclaré lundi que le régime actuel a trouvé devant lui un lourd héritage au niveau des difficultés d’obtention des pièces de l’état-civil.
Parmi ces difficultés, a dit le ministre, le fait qu’un grand nombre de citoyens, de divers âges, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, n’ont pas pu disposer de leurs pièces d’état-civil ou même accéder aux centres.
Le ministre qui répondait à une question orale de la députée Khadiata Malick Diallo a évoqué le retard, des mesures complexes, des dossiers incomplets, des erreurs dans les noms et les âges, des perturbations au niveau des centres d’accueil des citoyens en milieu rural en plus d’un recensement incomplet en 1998 et qui a constitué la base des données essentielles de l’état-civil.
Le ministre qui a promis l’ouverture d’une enquête à propos de la question posée par le député, a affirmé que malgré tout un grand travail a été fait au niveau de l’état-civil, affirmant qu’ils n’étaient nullement satisfait de la situation dans laquelle se trouvent les citoyens non enregistrés au niveau de l’état-civil, car la loi garantit à tout citoyen le droit d’obtenir ses documents civils et l’état est conscient de ses droits en ce sens.
Ould Merzoug a révélé que selon le recensement général de la population effectué en 2013 le pays comptait 3.537.368 habitants alors que la population actuelle est de 4.271.197, soit un taux de croissance annuel de 2,8%, selon les services officiels spécialisés.
Le nombre de personnes inscrites à l’état-civil a atteint 3.892.000 dont 135.507 depuis l’arrivée au pouvoir du président Ghazouani.
Selon le ministre les efforts déployés ont permis de résoudre près de 80% des problèmes et il a été mis en place, par les hautes autorités du pays, une commission nationale chargée d’aider les commissions départementales et communales dans l’identification des identités et à accélérer les mesures d’enregistrement.
L’afflux des populations devant les guichets des centres de l’état-civil, selon le ministre, est dû à la faiblesse de la connexion internet, annonçant la mise en place prochaine d’un réseau VSAT de l’internet.
Il a encore ajouté que des instructions ont été données à l’agence nationale du registre de la population et des titres sécurisés pour augmenter le nombre de guichets au niveau de tous les centres afin de faciliter l’enregistrement des populations.
En ce qui concerne les citoyens résidents à l’étranger, le ministre que les autorités œuvrent à trouver un mécanisme pratique de coordination entre les missions diplomatiques et l’ANRPTS afin de trouver des solutions appropriées aux problèmes posés par nos colonies à l’étranger.
Une session de formation au profit de cent responsables des jeunes issus des trois wilayas de Nouakchott sur les dangers de prolifération de la drogue dans les rangs des jeunes a débuté aujourd’hui, ce samedi 7 mai 2021.
Durant trois jours, les participants à la session auront à suivre une série d’ exposés portant sur les volets juridiques, sociologiques, sanitaires, statistiques et psychologiques en rapport avec l’usage de la drogue dans les rangs des jeunes.
Ouvrant les travaux de cette formation, le secrétaire général du ministère de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports, M. AbdiSalem Ould Cheikh Saad Bouh a indiqué que cette formation s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des jeunes qui seront dotés de moyens scientifiques leur permettant d’entreprendre des services sociaux, d’enraciner la culture du volontariat et de lutter contre les phénomènes étrangers à la société, conformément aux engagements du Président M. Mohamed Ould Cheikh ElGhazouani, dans ce domaine.
Pour sa part , le coordinateur général du programme « Watanouna », M. AhmedOuldAbderrahmane a précisé que la session va dans le cadre du plan d’action 2021 du programme qui lutte contre la recrudescence des actes de violence liée à la consommation de la drogue et des psychotropes en milieu des jeunes.
Vous les jeunes nous comptons sur votre contribution afin de concrétiser les efforts entrepris par l’État dans les quartiers et zones cibles pour éradiquer ce fléau qui menace la santé et la sécurité des personne, a-t-il ajouté.
Nous rappelons que suite à la recrudescence des crimes et des agressions physiques enregistrée dans plusieurs villes du pays, les autorités se sont mobilisées pour freiner ce danger.
Le premier ministre mauritanien Mohamed O. Bilal a déclaré jeudi que l’administration mauritanienne a été détruite de manière programmée ces dernières années ce qui est de nature à pénaliser la réalisation des engagements du président Mohamed O. CheikhGhazouani.
Le premier ministre qui s’exprimait lors d’une visite au ministère de la justice, a dit que le chef de l’état a attiré l’attention du gouvernement sur la nécessité de mettre l’administration sur la bonne voie.
Il a ajouté que le temps où on ne faisait pas la différence entre l’utilité publique et les intérêts personnels est révolu, ajoutant que l’administration ne doit pas être un adversaire pour le citoyen mais plutôt un outil destiné à répondre à ses exigences et à l’écouter.
Le premier ministre a ensuite affirmé que le programme du président, sur le plan social est très avancé, avant d’ajouter que d’autres volets demandent davantage de temps pour être réalisé sur le terrain.
Mohamed O. Bilal a enfin déclaré que beaucoup de travail les attend encore « le temps passe rapidement et l’urgence des problèmes et les demandes des populations nous pressent ».
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