AMI – Lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui s’est tenue au Paraguay du 2 au 7 décembre, l’épopée de Samba Guéladio Diégui a été inscrite, aujourd’hui, sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, deuxième élément inscrit par notre pays en moins d’un an, après l’inscription de la Mahadra.
L’inscription de ces éléments du patrimoine s’inscrit dans le cadre de la politique de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, visant à protéger, préserver, valoriser et s’approprier le patrimoine national.
L’épopée de Samba Guéladio Diégui est un symbole important pour les Mauritaniens, ainsi qu’une manifestation de la cohésion sociale et culturelle mauritanienne dans sa dimension historique.
Notre pays était représenté à cette réunion par une importante délégation conduite par notre Ambassadeur auprès de l’UNESCO, Mme Moulati Mint El Mokhtar, le Conservateur National du Patrimoine au Ministère de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, un chef de département du Musée National du Patrimoine et quelques membres du personnel de notre Délégation auprès de l’UNESCO.
AMI – S.E le président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, a inauguré, mardi, le centre hospitalier de la ville de Sélibaby, dans le cadre des manifestations marquant le 64e anniversaire de l’indépendance nationale.
Après avoir coupé le ruban symbolique et dévoilé la plaque commémorative de cette structure sanitaire, S.E. le Président de la République a effectué une visite du centre et reçu des explications techniques sur les différents services de l’établissement et sa capacité d’accueil et de soin, ainsi que sur la nature des équipements acquis pour cet important hôpital.
L’hôpital a une capacité de 150 lits et comprend les services suivants : Urgences, laboratoire d’analyses médicales, imagerie médicale, 4 salles d’opération, maternité, pédiatrie, néonatologie, unité de tuberculose, consultations externes, hospitalisation, chirurgie dentaire, administration, blanchisserie et cuisine.
Le coût total de cet établissement de santé s’élève à 2 milliards 282 millions d’anciennes ouguiyas financés par le budget de l’État.
Dans une allocution prononcée à cette occasion, le ministre de la Santé, M. Abdallahi Ould Wedih, a indiqué que l’inauguration de cet hôpital, qui bénéficiera aux habitants de Guidimagha et des zones avoisinantes, souligne l’engagement du Président de la République en faveur du développement de la santé dans notre pays à travers le renforcement des infrastructures et la fourniture de prestations médicales de qualité à tous les citoyens et dans les différentes wilayas.
Il a ajouté que cet hôpital a été construit conformément aux normes requises pour de telles installations hospitalières. Le ministre de la santé a passé en revue certaines des installations sanitaires en cours de construction qui renforceront la capacité du système de santé et augmenteront la qualité et la proximité de ses services, à savoir : Les hôpitaux d’Aioun, Aleg et Tidjikja d’une capacité de 80 lits chacun, l’extension de l’hôpital national d’une capacité de 120 lits, le nouveau siège de l’Institut national de recherche en santé publique, le siège du Centre national de transfusion sanguine à Nouakchott, et le CHU Salman Bin Abdel Aziz d’une capacité de 400 lits.
Le ministre de la santé a indiqué que le secteur cherche à étendre la couverture sanitaire à l’intérieur du pays à travers la création de pôles d’excellence qui répondent à l’importance et à la qualité de la demande sanitaire de la population des moughataas où ces pôles sont situés et des zones environnantes, réduisant ainsi la nécessité pour les citoyens de se rendre dans les grandes villes pour se faire soigner et soulageant la pression sur les installations sanitaires de Nouakchott.
Il a souligné que conformément à la vision du Président de la République dans le domaine de la décentralisation, et afin de renforcer les services de santé et d’assurer leur accès à tous les citoyens, il a été décidé d’ouvrir sept nouvelles antennes du Centre national de rééducation et d’orthopédie dans les hôpitaux régionaux de Sélibaby, Néma, Kiffa, Rosso, Atar, Nouadhibou et Zouerate, dans le but de rapprocher les services de cet important centre de la population, afin de répondre à leurs besoins en matière de santé, d’alléger la charge du central principal à Nouakchott, et de combler le manque de ces traitements dans les wilayas de l’intérieur.
Il donné, pour exemple, les services fournis par le centre régional de transfusion sanguine à Kiffa, ajoutant que dans un proche avenir, cette expérience devrait être élargie à d’autres wilayas du pays.
Le ministre a souligné la poursuite du travail pour assurer l’amélioration de la qualité des soins de santé dans tout le pays afin de réaliser la vision de Son Excellence de construire un système de santé équitable, fort et efficace, capable de résister aux urgences sanitaires et aux changements climatiques.
Pour sa part, le président de la région du Guidimagha, M. Issa Coulibaly, a déclaré que l’importance de l’inauguration du centre hospitalier de Sélibaby, qui coïncide avec la commémoration du 64e anniversaire de l’indépendance nationale, reflète l’importance de l’événement et son impact sur la vie des populations du Guidimagha en général.
Il a ajouté que cet établissement de santé réduira la nécessité pour les habitants de la wilaya de se rendre dans les pays voisins et dans d’autres villes pour recevoir un traitement adéquat et réduira la pression sur les établissements de santé centraux à Nouakchott.
Pour sa part, M. Omar Hamadi Ba, maire de Sélibaby, a déclaré que l’inauguration de cet établissement de santé est une étape historique et une opportunité de traitement pour les habitants de la wilaya et des régions voisines de la rive.
Il a salué l’intervention urgente de l’Etat en faveur des populations touchées par les récentes inondations.
La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre chargé du cabinet du Président de la République, M. Nani Ould Chrougha, du wali du Guidimagha, du commandant adjoint de la 4ème région militaire, de hakems et d’élus de la wilaya.
Taqadoumy – Le Conseil Constitutionnel a décidé d’annuler une partie du deuxième alinéa de l’article 3 de la « loi sur les symboles », en invoquant son « inconstitutionnalité ».
Le Conseil a pris cette décision à la suite d’un recours déposé par la défense de l’activiste politique Ahmed Abdallahi Samba.
Dans sa décision, le Conseil a souligné que la section en question « viole le principe d’égalité inscrit dans le Préambule de la Constitution, et viole le texte de l’art 10 de la Constitution car il conduit à la restriction de la liberté d’expression ».
La décision a été prise après une délibération du Conseil Constitutionnel mercredi, sur la base d’un recours déposé par la défense de Ould Samba.
Il est à rappeler que celui-ci a été envoyé en prison et inculpé par le Ministère Public, conformément aux dispositions de ladite loi.
Selon la décision, le paragraphe se lit comme suit : « Une atteinte délibérée à la vie personnelle du Président de la République est considérée comme une atteinte délibérée à sa vie personnelle ».
Le texte suivant a été supprimé : « ou de tout agent public dont les actes et les décisions de gestion dépassent ses actes et décisions vers sa personne et sa vie personnelle, ou la divulgation d’un secret personnel sans l’autorisation expresse de l’intéressé, et toute production, publication ou diffusion de diffamation, d’injure, d’insulte ou d’attribution de faits mensongers à une personne. »
Senalioune – La nouvelle loi réglementant l’immigration en Mauritanie est entrée en vigueur après sa publication au Journal officiel, avec une loi créant un tribunal spécialisé dans la lutte contre l’esclavage, la traite des êtres humains et le trafic de migrants.
La nouvelle loi numéro : 038 – 2024, qui a été publiée dans le numéro du JO 1568, prévoit des peines allant de six mois à deux ans de prison pour quiconque utilise des documents avérés faux ou falsifiés, ou obtient ces documents avec un fausse identité ou utilisant des données d’état civil falsifiées, ainsi que toute personne ayant falsifié un visa consulaire, une fausse garantie de retour au pays, une dispense de sûreté, un faux contrat de travail ou une fausse carte d’identité étrangère.
La loi punit également de la même peine quiconque contrefait l’un de ces documents authentiques, ou utilise l’un des documents ci-dessus artificiels ou falsifiés.
Ladite loi prévoit que tout étranger qui commet une des violations de la législation mauritanienne réglementant l’immigration et le séjour sera automatiquement expulsé du territoire national, et interdit d’entrée pour une durée allant d’un (1) à (10) ans, sur la base du pouvoir discrétionnaire de l’autorité administrative compétente.
La loi punit également d’une amende de 500 mille anciens ouguiyas à 5 millions, et d’un emprisonnement de deux (2) à six (6) mois, ou de l’une de ces deux peines, quiconque entre sur le territoire national sans passer par l’un des passages officiels spécifiés par les autorités compétentes, ou réside dans le pays d’une manière violant les dispositions de la réglementation sur l’immigration, en particulier celles liées à la résidence.
Cette loi incrimine et punit de la peine précédente toute personne qui prête aide et assistance à toute personne en vue d’entrer ou de séjourner dans le pays de manière frauduleuse, en sa connaissance.
Cette mesure s’applique également à toute personne qui ne respecte pas les exigences sanitaires stipulées dans les dispositions en vigueur, en plus des étrangers qui ont violé l’interdiction d’entrée ou de séjour dans des zones ou des lieux déterminés, ou qui ont statué sur l’expulsion des mêmes zones ou lieux, sans préjudice des procédures d’expulsion qui peuvent être prises à l’encontre de tout étranger dont la présence ou l’activité est susceptible d’entraîner un trouble à l’ordre public.
La loi punit aussi des mêmes sanctions les étrangers qui enfreignent l’une des dispositions de la réglementation sur l’immigration liées à l’exercice d’une activité professionnelle.
La loi relative à la création d’un tribunal spécialisé dans la lutte contre l’esclavage, la traite des êtres humains et le trafic de migrants prévoit quant à elle la création d’un tribunal de première instance à compétence nationale basé dans la wilaya de Nouakchott Ouest, composée de deux formations dont une collective de trois juges, et la seconde est individuelle, comprenant le président du tribunal ou son délégué.
Cette loi stipule dans son article : 11 que les tribunaux de première instance abandonnent les affaires en cours portées devant eux et qui relèvent de la compétence de ce tribunal, dès l’entrée en vigueur de la loi, et que les affaires sont déférées au nouveau tribunal par le ministère public compétent.
La première loi a été signée par le président Mohamed Ould Ghazouani, son Premier ministre Mokhtar Ould Diay et le ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, tandis que la seconde a été signée par le Président, son Premier ministre et son ministre de la Justice Mohamed Mahmoud Ould Boya.
NB : Traduction non officielle des parties du texte relative à la loi non encore accessible dans sa version française
SEM le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, a reçu, mardi, au Palais présidentiel, le Premier ministre, M. Mokhtar Ould Diay, et plusieurs membres du gouvernement concernés par les composantes d’un nouveau programme intégré d’urgence visant à développer et à moderniser la ville de Nouakchott, à accroître son attractivité et à faciliter les conditions de vie de ses habitants.
Le Président de la République a ordonné l’affectation d’un montant de 50 milliards d’anciennes ouguiyas pour le financement de ce programme intégré d’urgence visant le développement et la modernisation de la ville de Nouakchott, en associant les autorités locales et les élus à l’élaboration du concept final du programme selon une approche participative, appelant à la nécessité d’assurer un cadre de vie décent et d’améliorer les conditions des citoyens en général, et des habitants de la capitale Nouakchott en particulier.
Au cours de cette réunion, diverses propositions ont été présentées par les ministres, chacun selon sa spécialité, qui ont porté sur les domaines des services de base tels que l’eau, l’électricité, la santé, l’éducation, l’assainissement et l’hygiène, ainsi que les infrastructures routières et sportives.
Ces propositions visent à fournir des services, à améliorer leur qualité et à assurer leur durabilité.
Son Excellence le Président de la République a donné instruction aux ministres présents à cette rencontre de mettre en œuvre immédiatement les composantes de ce programme, qui devrait avoir un impact positif et efficace sur l’amélioration de la vie des citoyens et sur le renforcement de l’attractivité de la ville.
Le programme d’urgence comprend plusieurs volets :
1 – L’autonomisation des jeunes et le service civique, qui comprend la réhabilitation et la construction de diverses installations sportives.
2 – Le volet santé, qui comprend la rénovation, la réhabilitation et l’extension des installations sanitaires existantes et la construction de nouvelles infrastructures de santé.
3-Le volet éducation, qui comprend la rénovation et la réhabilitation des infrastructures scolaires existantes et la construction de nouvelles.
4) Le volet électricité qui consiste à étendre les points de commutation, les réseaux de distribution et l’éclairage public afin d’améliorer l’accès à l’électricité dans les quartiers de la capitale et d’assurer la continuité du service.
5)- Le volet eau potable qui concerne l’extension des réseaux de distribution d’eau dans les quartiers ciblés et le renforcement du pompage de l’eau.
6 – Le volet accès à l’assainissement.
7 – Volet propreté et gestion des déchets.
8 – Volet infrastructures routières, qui comprend l’extension du réseau routier asphalté et le désenclavement.
La réunion s’est déroulée en présence de MM :
– Nani Ould Chrougha, Ministre chargé du Cabinet du Président de la République.
– Mme Houda Babah, Ministre de l’Education Nationale et de la Réforme du Système d’Enseignement.
– Abdallahi Ould Wedih, ministre de la Santé.
– Mohamed Ould Khaled, ministre de l’Energie et du Pétrole.
– Mamoudou Mamadou Niang, Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire.
– Ely Ould El Veirik, Ministre de l’Equipement et des Transports.
– Mme Amal Mint Maouloud, Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.
– Yacoub Ould Salem Vall, Ministre délégué auprès du Ministre de l’Intérieur, chargé de la promotion de la décentralisation et du développement local.
– Cheikh Abdallahi Bodde, Délégué général à la solidarité nationale et à la lutte contre l’exclusion (Taazour).
Malijet – L’afflux en Mauritanie de réfugiés fuyant l’insécurité au Sahel a atteint « un seuil critique » et intensifie la migration clandestine vers l’Espagne et l’Europe, a déclaré lundi le ministre mauritanien de la Défense Hanena Ould Sidi.
Selon un récent rapport de l’agence dédiée de l’ONU (UNHCR), 275.000 réfugiés et demandeurs d’asile se trouvent actuellement en Mauritanie, pays d’environ 4,9 millions d’habitants.
Ils sont concentrés principalement dans le sud-est à la frontière avec le Mali, dont 112.000 enregistrés dans le seul camp de Mbera, saturé, dit l’agence. La majorité viennent du Mali, où ils ont fui l’insécurité et la faim, dit-elle.
La Mauritanie s’est signalée ces dernières années par sa stabilité par rapport au Mali, au Burkina Faso et au Niger, où prospèrent des jihadistes et autres groupes armés.
« Le flux des réfugiés sur le territoire mauritanien a atteint un seuil critique » en raison de la situation sécuritaire au Sahel qui « continue de se détériorer », a déclaré le ministre mauritanien de la Défense, qui recevait à Nouakchott son homologue espagnole Margarita Robles.
« La détérioration des conditions sécuritaires dans la région entraîne une intensification du flux de migrants irréguliers traversant la Mauritanie vers l’Espagne », a-t-il ajouté.
La Mauritanie est située sur la route maritime empruntée par des dizaines de milliers d’Africains pour tenter de gagner l’Europe via l’Atlantique. L’archipel espagnol des Canaries représente sur cette route la première porte sur l’Europe.
Au 15 octobre, 32.878 migrants irréguliers étaient arrivés aux Canaries par la mer, contre 23.537 au cours de la même période l’année dernière, selon le ministère espagnol de l’Intérieur. Le gouvernement espagnol s’emploie auprès des pays ouest-africains à endiguer le flux.
L’afflux de réfugiés « constitue une forte pression économique, sociale et sécuritaire sur les régions d’accueil » de la Mauritanie, a dit le ministre mauritanien. Face à cette situation, Nouakchott « souhaite renforcer ses programmes de coopération avec l’Espagne et l’Europe en général, en matière de migration sûre, ordonnée et régulière », a-t-il ajouté.
Nouakchott et Madrid se sont engagés fin août à coopérer pour lutter contre les passeurs de migrants illégaux vers l’Europe et favoriser la migration légale, lors d’une visite dans la capitale mauritanienne du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez.
L’Institut pédagogique national (IPN) a annoncé que les manuels scolaires seront disponibles au début de la prochaine année scolaire en format numérique grâce à l’application KOUTOUBI« Mes livres » qui permet de télécharger les livres.
Cette information est contenue dans un Tweet du directeur de l’institut, Cheikh Ould Sidi Abdallah, qui précise que cette mesure intervient en préparation de l’année scolaire 2024/2025.
« L’application ‘Koutoubi’ n’est qu’un mécanisme parallèle et une aide au processus de distribution du livre papier, pour ceux qui souhaitent acheter les copies numériques », a-t-il précisé.
Pour rappel l’année scolaire 2024-2025 commencera lundi prochain, 7 octobre, selon le ministère de l’éducation et de la réforme du système éducatif.
Le Calame – Le dossier épineux du passif humanitaire s’est invité de nouveau au parlement, lors de la plénière consacrée aux questions adressées au premier ministre, après sa déclaration de politique générale.
Les députés sont revenus sur la nécessité d’un règlement définitif sur des bases claires et saines de la question des exactions extra-judiciaires, des déportations massives au Sénégal et au Mali, lors des années de braises.
Ils ont rappelé l’échec des tentatives non fondées sur des principes de justice avec l’absence d’enquêtes, de reconnaissance des exactions par l’Etat et les bourreaux, de leurs poursuites.
Face aux tonnerres de questions, Mokhtar Ould Diay s’est démarqué de ses prédécesseurs. En guise de réponse, le chef du gouvernement a indiqué que « le pays est passé par des étapes qui ne sont pas tolérées par la loi, et que ce gouvernement, sous les instructions de Son Excellence le Président de la République, est plus que jamais prêt à régler cette question en satisfaisant toutes les parties concernées, loin de la complexité du dossier ».
Le Rénovateur Quotidien – Pour son premier baptême de feu le.chef du gouvernement était ce mercredi 4 septembre 2024 à l’hémicycle pour dérouler les grandes ambitions contenues dans la DPG du gouvernement, devant les députés à l’occasion de la rentrée parlementaire.
Dans son discours, le Premier Ministre a d’emblée campé les contours d’un programme assez ambitieux qui tient compte des acquis réalisés durant le premier quinquennat, des performances à renforcer ainsi que l’accélération des chantiers en cours et le lancement de nouvelles infrastructures de développement durable.
Après avoir passé en revue les réalisations phares durant le premier mandat du président Mohamed ould Cheikh El-Ghazouani le Premier ministre a contextualisé l’environnement économique , social , politique et institutionnel du pays tout en annonçant les défis qui attendent le nouveau gouvernement dans les domaines prioritaires:
Etat de droit dans toutes ses déclinaisons, répartitions équitable des richesses, système éducatif, services de base, lutte contre la corruption , promotion d’un état moderne dans le respect des valeurs morales et sociale ,ancrage de la culture démocratique, renforcement de l’unité nationale, sécurité et souveraineté nationale entre autres priorités que le premier ministre a évoquées dans son discours où se dégage une volonté de rattraper bien des retards accumulés pendant plusieurs décennies faute d’optimisation des richesses du pays, d’un système de gouvernance politique à la hauteur des défis multiples de la refondation d’un état de droit … autant de chantiers qui constituent des engagements forts du président Mohamed ould Cheikh El-Ghazouani qui se sont traduits en grande partie dans les faits, a martelé le PM.
Cependant, a-t-il souligné, « toutes ces grandes réalisations, visibles et palpables, n’ont pas occulté aux yeux de Son Excellence le Président de la République l’envergure des défis qui restent à relever, du fait de sa haute ambition pour le pays, de sa conscience de l’ampleur des aspirations légitimes de notre peuple, de sa connaissance de notre relation très récente, en tant que société, avec l’État moderne, de sa profonde compréhension des défis complexes et interdépendants imposés par l’environnement mondial et régional au niveau sécuritaire, géopolitique, économique et environnemental, ainsi que de sa pleine compréhension des dysfonctionnements structurels profonds que nous avons accumulés sur des décennies. »
Et Moktar ould diay de préciser : que « Nous sommes un pays dont on dit souvent qu’ « il est riche par ses ressources naturelles. »
Cependant, on ne mentionne que rarement, dans le même temps, que la richesse des nations et des peuples se mesure par leur aptitude à exploiter de manière durable leurs ressources naturelles et leurs capacités créatives, bien plus que par l’abondance des ressources elles-mêmes.
Or nous ne pourrons améliorer notre capacité à exploiter nos ressources et nos énergies créatrices qu’en relevant les défis auxquels fait face notre pays, et que Son Excellence a ramené, dans son programme « Mon ambition pour la Patrie », à cinq défis principaux :
Le premier défi se rapporte au degré d’ancrage de l’État, des Institutions et à la Gouvernance.
Notre expérience récente de l’État moderne et les conditions entourant sa naissance chez nous ralentissent lourdement la transformation de nos mentalités et de nos comportements dans le sens d’une meilleure assimilation des exigences de l’État de droit et des institutions, en termes d’organisation et de procédures, particulièrement celles en rapport avec l’idée ancrée dans notre conscience collective, que l’État est une entité étrangère, ennemie, à laquelle il est permis légitimement et moralement de porter toutes les atteintes possibles.
Le second défi est lié à la faiblesse structurelle de notre économie.
À ce niveau, le principal problème pour notre pays réside dans le fait que nos parcours de croissance n’ont jamais atteint un niveau permettant un réel décollage économique. Cela est dû, notamment, aux insuffisances dans la diversification des sources de croissance, à la faiblesse des infrastructures de soutien, et au déficit criant dans la mise en valeur des secteurs où nous avons un avantage comparatif, ainsi que les insuffisances évidentes dans l’exploitation efficace des opportunités offertes par nos potentialités, la faiblesse structurelle de notre secteur privé dans son ensemble et la taille réduite de notre marché intérieur. Ces éléments constituent les obstacles majeurs à ce niveau.
Le troisième défi concerne nos ressources humaines.
À ce niveau le problème principal demeure la prédominance de mentalités et de comportements contraires à la culture du travail, à la valorisation des métiers dans leur diversité, et à la reconnaissance de l’honneur attaché au travail et aux travailleurs. Ces mentalités affaiblissent les volontés, délitent la force de l’engagement et inhibent les énergies et les capacités créatives.
Le quatrième défi est celui de la consolidation de notre unité et notre cohésion sociale. Nous sommes un peuple uni par une même foi religieuse intégrative, une histoire partagée un devenir commun et un avenir prometteur. Cependant, les mentalités rétrogrades, les stéréotypes erronés et les stratifications sociales sans fondement réel continuent à fragiliser cette cohésion sociale.
Ces néfastes résidus du passé se nourrissent de l’exacerbation du sectarisme et du tribalisme, des inégalités économiques flagrantes et de la précarité qui les accompagne. Ils sont également alimentés sociale.
Ces néfastes résidus du passé se nourrissent de l’exacerbation du sectarisme et du tribalisme, des inégalités économiques rageantes et de la précarité qui les accompagne. Ils sont également alimentés par une répartition inéquitable des richesses et des opportunités, affectant souvent les couches sociales historiquement victimes d’injustice et de marginalisation. Le cinquième défi, lui, est sécuritaire et géopolitique.
L’interconnexion entre les différents pays, du fait de la mondialisation, et la force par laquelle ils s’impactent les uns les autres, impose parfois aux pays, pris individuellement, des dé)s qui sont à la base internationaux ou régionaux.
Les effets dévastateurs de la violence, du terrorisme et des guerres qui sévissent au niveau international ont fortement impacté notre continent, en particulier la région du Sahel, qui a connu une forte propagation de l’extrémisme, de la violence et des groupes terroristes, compromettant les fondements de la sécurité et de la stabilité.
Bien que nous ayons pu préserver notre sécurité et notre stabilité dans cet environnement très perturbé, par la grâce d’Allah, l’efficacité de notre stratégie sécuritaire intégrée et multidimensionnelle et la vigilance de nos vaillantes forces armées et de sécurité, il reste, cependant, que le dé) persiste, le danger demeure et la vigilance est toujours requis.
Des vastes chantiers structurants
Dans la DPG, le Premier Ministre a égrené la liste de grands chantiers auxquels son gouvernement s’attèle à mettre en œuvre conformément aux priorités accordées par le Président de la République Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani parmi lesquels :
-Un État de droit et des institutions fortes, avec une bonne gouvernance moderne,
– Une économie performante, résiliente et éco-durable,
– Un capital humain bien formé et qualifié, en particulier chez les jeunes,
– Une unité nationale solide et une intégration sociale inclusive.
– Une sécurité et une stabilité bien assises, et un rôle international et régional efficace.
Il s’agit également d’engager de vastes réformes pour booster l’économie nationale pour accélérer la croissance, tout en maîtrisant l’inflation et en stabilisant les prix sur le marché national notamment le cours des importations. Le gouvernement veillera à améliorer le niveau de vie des populations tout en répondant aux attentes sociales.
Le développement des infrastructures de base est au menu de la déclaration de politique gouvernementale qui s’inscrit dans un vaste champ de promotion d’un développement durable. Le PM n’a pas manqué d’adosser les ambitions du gouvernement sur de stratégies et des actions qui faciliteront l’exécution d’un programme ambitieux à cours, moyen et long terme.
La Présidence de la République, communique que, par décret en date du lundi 26 août 2024, le Parlement est convoqué en session extraordinaire à compter du mercredi 4 septembre 2024.
Voici le texte intégral de ce décret :
‘’ LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ,
Sur Rapport du Premier Ministre,
VU, l’Article 53 de la Constitution.
DECRETE :
Article premier : Le Parlement est convoqué en session extraordinaire à compter du mercredi 04 septembre 2024.
Article 2 : L’ordre du jour de cette session comprendra :
1. La Présentation de la Déclaration de la Politique Générale du Gouvernement,
2. Projet de loi portant création du tribunal spécialisé de lutte contre l’esclavage, la traite des personnes et le trafic de migrants.
3. Projet de loi modifiant certaines dispositions de la loi numéro 65-046 du 23 février 1965 portant dispositions pénales relatives au régime de l’immigration.
4. Projet de loi portant code de l’hydrogène vert.
Article 3 : le Premier Ministre est chargé de l’exécution du présent décret qui sera publié suivant la procédure d’urgence au journal Officiel de la République Islamique de Mauritanie’’
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