● IMAM MAHMOUD DICKO : « JE ME SUIS LONGUEMENT POSÉ CETTE QUESTION ! »

L’Imam Mahmoud Dicko a tenu un point de presse ce samedi 16 juillet 2022 lors de la deuxième commémoration des victimes des 10, 11, et 13 juillet 2020. Pour l’Imam et ses partisans, ces victimes ont accepté de mourir pour le Mali, pour un changement radical et positif de la gouvernance dans notre pays et pour le bien-être de nos populations. Cependant, l’Imam pose son incompréhension sur certains points vis-à-vis de nos valeurs, de la reconnaissance et du mérite.

« On a remis en cause nos textes, on a fait la refondation, la rectification mais est ce que c’est la solution ?» se demande l’Imam. Il répond que les fondements qui constituent les valeurs de notre nation sont négligées et ne sont pas respectées. Pour lui, tant que ces valeurs ne sont pas respectées « il n’y a rien affaire ».
Dans ses propos, il encourage de récompenser le mérite et exhorte de bannir l’ingratitude. Malheureusement, il constate que, les fondements qui constituent les valeurs du Mali sont bafouées. « Tous ces hommes qui se sont succédé à la tête du pays de Modibo Keita à nos jours, n’ont pas respectés et récompenser les mérites comme il le faut », dit-il. Il ajoute que, le pays ne récompense pas les mérites et ne reconnait plus la reconnaissance et le mérite du bien fait. Il conseille de prendre soins de nos devanciers, ceux qui ont donné leur vie pour ce pays, ceux qui ont eu à travailler, lutter, pour ce pays. Car, selon lui, « un pays se construit sur le passé, le présent et ensuite l’avenir ou le futur. »
« Celui qui ignore son passé ne peut pas bien faire son présent», hurle l’imam. Avant d’ajouter, « je ne sais pas pourquoi on ne veut pas magnifier nos devanciers ». L’Imam reconnait que le seul qui a restauré et réhabilité les autres, parce que c’est dû à sa formation, c’est le président démocratement élu, l’ex-président Alpha Oumar Konaré pour magnifier notre histoire car, selon l’Imam, M. Konaré est un historien et il sait ce que cela vaut pour notre pays et notre histoire. Aussi, il estime que le problème du Mali est aussi la non reconnaissance des efforts de l’autre une fois qu’il quitte le pouvoir. « Ce n’est pas une bonne attitude», dénonce-t-il. Il explique que, le Mali est un grand pays qui avait des grands hommes qui ont toujours prôné la valeur et la reconnaissance et du mérite. « Les valeurs sur lesquelles notre société est fondée, est la reconnaissance du bien fait », insiste-t-il.
« Nous avons fait la révolution, le parachèvement, la rectification, il nous reste maintenant le redressement », précise l’Imam Mahmoud Dicko. Et d’ajouter que le redressement ne se fera pas, par un individu ni un groupe d’individu. Il avance que, ça se fera avec l’ensemble des maliens et maliennes. « Il faut nécessairement aujourd’hui qu’on aille vers une situation qui fait au moins le minimum de consensus entre les fils du pays pour sortir de cette situation », exhorte l’autorité morale du M5-RFP.
Ainsi, l’Imam rappelle qu’il ne faut jamais oublier l’idéal pour lequel nos martyrs sont morts. « Ils sont mort parce qu’on leur a dit quelque chose et ils ont cru en nous », dit-il. Aussi, il a évoqué le cas des militaires ivoiriens arrêté au Mali. Le sage du M5-RFP, appelle les maliens à plus de retenu et laisser les deux autorités gérer la situation avec l’intelligence et d’éviter les commentaires stériles. Il les appelle aussi, de n’est pas rajouter des pressions sur les autorités car pour lui, ils subissent déjà beaucoup de pressions. C’est pourquoi il leur exhorte de rester derrières les autorités. Et conseille enfin les autorités maliens de n’est pas surtout ouvert beaucoup de front.

Kossa Maïga

Source: Canard déchainé

©️ Via – http://bamada.net/imam-mahmoud-dicko-je-me-suis-longuement-pose-cette-question

👉🏿 Lien PayPal de support au BLOG https://paypal.me/blogcriose?country.x=FR&locale.x=fr_FR

● Militaires ivoiriens détenus au Mali : la junte appelle à une médiation du Togo

~~Le 10 juillet, 49 soldats avaient été arrêtés à l’aéroport de Bamako, accusés par les autorités de transition d’être des « mercenaires » cherchant à déstabiliser le pays.

Lundi 18 juillet, la junte malienne a appelé à une médiation du Togo, qu’il a acceptée, pour « un dénouement heureux » de la situation qui concerne les militaires ivoiriens détenus depuis huit jours à Bamako, ont indiqué les ministres des affaires étrangères des deux pays.

La Côte d’Ivoire avait demandé, le 12 juillet, la libération « sans délai » de ses 49 militaires arrêtés « injustement » deux jours plus tôt à l’aéroport de Bamako, accusés par les autorités maliennes d’être des « mercenaires » cherchant à déstabiliser le pays. Selon Abidjan, la présence de ses soldats, dans le cadre d’opérations de soutien logistique à la mission des Nations unies au Mali (Minusma), était « bien connue des autorités maliennes ».

Le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, « s’est dit ouvert au dialogue et disposé à œuvrer […] à un dénouement heureux de cette situation, y compris par voie diplomatique, dans le strict respect de la souveraineté du Mali », ont souligné dans un communiqué conjoint Abdoulaye Diop, le chef de la diplomatie malienne, et Robert Dussey, son homologue togolais, reçu en audience à Bamako.

« A cet égard, le président de la transition a souhaité que le Togo mène une mission de bons offices entre les parties concernées. Le ministre Dussey a réaffirmé la disponibilité du président Faure Essozimna Gnassingbé à poursuivre son appui à la transition et à aider à la résolution de cette situation », poursuit le communiqué.

Calendrier de transition
Le Mali, pays enclavé au cœur du Sahel, a été le théâtre de deux coups d’Etat militaires en août 2020 et en mai 2021. Il a récemment adopté un calendrier de transition devant permettre un retour des civils au pouvoir en mars 2024. A la suite de l’adoption de ce calendrier, les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), dont fait partie la Côte d’Ivoire, avaient levé les sanctions économiques et financières qui frappaient le Mali depuis janvier.

Le président du Togo avait déjà accepté d’être le médiateur entre le Mali, les acteurs régionaux et l’ensemble de la communauté internationale, alors que la junte était sous pression pour rétablir l’ordre constitutionnel.

La crise politique va de pair avec une grave crise sécuritaire en cours depuis le déclenchement, en 2012, d’insurrections indépendantistes et d’actions djihadistes sanglantes dans le nord. La junte au pouvoir à Bamako s’est détournée de la France et de ses partenaires, à la faveur de la Russie, pour tenter d’endiguer la propagation djihadiste qui a gagné le centre du pays ainsi que le Burkina Faso et le Niger voisins.

Le Monde avec AFP

Via https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/07/19/militaires-ivoiriens-detenus-au-mali-la-junte-appelle-a-une-mediation-du-togo_6135330_3212.html?utm_medium=Social&utm_source=Facebook#Echobox=1658220284

👉🏿 Lien PayPal de support au BLOG https://paypal.me/blogcriose?country.x=FR&locale.x=fr_FR

● Mali : six personnes tuées lors d’une attaque près de Bamako

Six personnes au moins ont été tuées et d’autres blessées lors d’une attaque armée contre un point de contrôle près de la capitale malienne, Bamako.

Cette attaque provoque une grande inquiétude de voir se rapprocher les attaques armées de la capitale qui est souvent restée à l’écart de celles menées par les groupes islamistes.

L’attaque de ce point de contrôle à Zantaguila a été confirmée par le porte-parole du ministère malien de la sécurité et de la protection civile, Amadou Sango.

Cette attaque qui a visé un point de contrôle situé à seulement près de 60 kilomètres de Bamako n’a toujours pas été revendiquée quand bien même les accusations portent sur le groupe Nousratou Al Islam We El Mouslimine qui avait déjà perpétré des attaques contre la capitale malienne.

©️ Via sahara médias https://fr.saharamedias.net/mali-six-personnes-tuees-lors-dune-attaque-pres-de-bamako/

● Mali : 49 soldats ivoiriens arrêtés à Bamako

RFI Afrique – Les soldats ivoiriens ont été arrêtés, ce dimanche 10 juillet 2022, en début d’après-midi, à l’aéroport de Bamako.

Depuis, les messages alarmistes et même complotistes circulent sur les réseaux sociaux, les présentant comme des mercenaires lourdement armés venus déstabiliser le pays. Ces soldats appartiennent en réalité à l’armée régulière ivoirienne, ils devaient sécuriser, selon l’armée ivoirienne, des sites de la Minusma, la Mission des Nations unies.

Ils appartiennent au 8e détachement du NSE, National Support Element. C’est un cadre de l’état-major ivoirien qui le précise : ces 49 soldats sont arrivés à Bamako dimanche à la mi-journée, à bord du même avion qui avait ramené à Abidjan, le matin même, le précédent détachement.

Deux avions même, pour être précis, l’un transportant les hommes, l’autre le matériel. « C’est une incompréhension malheureuse », explique ce haut-gradé de l’armée ivoirienne, qui assure que tout était en règle pour leur arrivée.

Selon l’armée ivoirienne, ce sont pourtant des problèmes administratifs qui sont invoqués par les autorités maliennes. « D’abord, ils ont dit que l’avion n’était pas sur la liste des appareils autorisés à atterrir. Ce problème a été vite levé, poursuit cette source, mais maintenant ils disent que nos soldats n’avaient pas de lettre de mission conforme. »

Sollicités par RFI, ni l’armée malienne ni le ministère malien de la Défense n’ont souhaité répondre. Les 49 soldats ivoiriens ont passé la nuit en détention. Le problème n’est toujours pas réglé.

Un précédent danois

Selon les explications de l’armée ivoirienne, ces soldats sont là dans le cadre de la contribution ivoirienne à la Minusma. Ils sont détachés auprès d’une entreprise privée, SAS, Sahel Aviation Service, elle-même sous-traitante de la mission onusienne. Dirigée par un Allemand, cette entreprise travaille habituellement dans la sous-région pour des ONG, des groupes miniers ou encore, donc, pour les Nations unies. C’est en tout cas ce que précise son site internet puisque, jointe par RFI, l’entreprise SAS a confirmé être mobilisée sur le cas des militaires ivoiriens, mais n’a souhaité apporter aucune précision.

Selon l’armée ivoirienne, les soldats arrêtés à Bamako sont censés sécuriser des sites de la Minusma, notamment à l’aéroport de Bamako, mais aussi dans des « entrepôts logistiques ». La Mission onusienne n’a, elle non plus, pas souhaité faire de commentaire à ce stade. Cette affaire rappelle celle des militaires danois : en janvier dernier, ils étaient arrivés au Mali dans le cadre de la force Takuba, en suivant les procédures habituelles. Les autorités maliennes avaient estimé que ces procédures ne suffisaient plus à garantir leur « consentement » et les avaient contraints à rentrer chez eux.

Texte par : David Baché

©️ Via Cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=757908

👉🏿 Lien PayPal de support au BLOG https://paypal.me/blogcriose?country.x=FR&locale.x=fr_FR

● Goïta : «Nous ne saurions oublier la solidarité de la Mauritanie durant la période passée»

Taqadomy – Le Président de la Transition du Mali, le Colonel Assimi Goïta, a déclaré que son pays ne saurait oublier la position et la solidarité des gouvernements de Guinée et de Mauritanie au cours de la dernière période, quand le pays faisait l’objet de sanctions économiques de la part de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Goïta a exprimé la gratitude du Mali dans un discours prononcé à l’occasion de la levée des sanctions imposées au Mali par la CEDEAO en janvier dernier.

Goïta a salué la position de la Mauritanie et de la Guinée, qui ont laissé leurs frontières ouvertes au commerce de marchandises avec Bamako, et leur ont donné toutes les facilités dont il avait besoin pendant « cette période difficile », a-t-il dit.

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=757885

👉🏿 Support au BLOG via PayPal https://paypal.me/blogcriose?country.x=FR&locale.x=fr_FR

● Au Nigeria, près d’une centaine de personnes ont attendu des mois la venue du Christ dans le sous-sol d’une église

Le 1er juillet dernier, dans l’État d’Ondo, au sud-ouest du Nigeria, la police a libéré soixante-dix-sept personnes, dont des enfants, du sous-sol d’une église dans lequel elles étaient confinées depuis des mois.

Selon la police, elles attendaient le retour du Christ sur Terre, prévu initialement pour le mois d’avril dernier, rapporte la BBC. Beaucoup de jeunes qui y ont été retrouvés avaient abandonné l’école pour en être les témoins.

Cette descente a eu lieu à la suite de la plainte d’une mère dont les enfants avaient disparu, et qu’elle soupçonnait être retenus dans l’église. David Anifowoshe –le pasteur de cette église pentecôtiste, la Whole Bible Believers Church– et son bras droit ont été arrêtés.

Selon les premiers éléments de l’enquête, c’est Josiah Peter Asumosa, le pasteur adjoint de l’église, qui a convaincu ses fidèles que l’avènement christique aurait lieu en avril, avant d’expliquer que la date avait été reportée à septembre 2022 et de dire aux plus jeunes de n’obéir qu’à leurs parents en Dieu.

Au total, vingt-six enfants (les plus jeunes étant âgés de 8 ans), huit adolescents et quarante-trois adultes étaient confinés dans cette église.

Certains étaient confinés volontairement
Un père dont l’enfant fait partie des personnes évacuées raconte qu’on l’empêchait de le récupérer, et que quiconque tentait de pénétrer dans l’église était attaqué par ses membres, rapporte Sky News, qui ajoute que si les pasteurs ont été arrêtés, les enquêteurs cherchent les preuves que les membres de l’église y étaient retenus contre leur volonté.

Lorsque les autorités sont arrivées, certains membres ont refusé de sortir et ont injurié les parents venus reprendre leurs enfants. Pendant leurs interrogatoires, ces fidèles ont affirmé «aller d’eux-mêmes dans le sous-sol» de l’église après la messe du dimanche, selon le président d’un groupe de jeunes local. «Certains disent être là depuis le mois d’août de l’année dernière, d’autres depuis janvier de cette année.»

Lorsqu’ils ont été arrêtés, les pasteurs ont recommandé à leurs ouailles de «rester sur place» pour attendre l’arrivée de Jésus (qui a prévu selon eux de les emmener avec lui dans le royaume des cieux).

Le Nigeria est un pays profondément religieux, et ce n’est pas la première fois que les autorités y sauvent des personnes retenues, volontairement ou de force, par des membres d’une église. Entre autres faits divers sordides du même tonneau, en novembre 2019, quinze hommes et femmes âgés de 19 à 50 ans ont été libérés d’une église à Lagos où ils étaient enchaînés par les pieds, certains depuis cinq ans. Ils avaient été amenés là par des membres de leur famille qui cherchaient une aide spirituelle pour lutter contre des maladies ou des troubles mentaux.

©️ Crédit source : Via http://www.slate.fr/story/230120/nigeria-centaine-personnes-sous-sol-eglise-attendre-dieu-jesus-christ

● Le mauritanien Mamadou Gandega décroche la deuxième place d’un challenge sur le cybercrime en Afrique

Après quatre semaines de compétition intense, le mauritanien Mamadou Gandega a décroché la deuxième place d’un challenge sur le cybercrime organisé par l’Office des Nations unies contre les drogues et le crime (UNODC), devant des concurrents du Maroc, de la Tanzanie et du Bénin.

C’est l’Egypte qui a remporté la deuxième édition de l’Africa Digital Forensics Challenge. Cette édition, qui a eu lieu du 29 mai et le 27 juin 2022, a réuni plus de 1000 personnes venant de 35 états africains déterminés à lutter contre la cybercriminalité en Afrique.

Les participants étaient des professionnels de la cybersécurité mais également des agences gouvernementales comme les CSIRTs (Computer Security Incident Response Team) du Benin vainqueur de la première édition et du Mali.

« J’ai dans cette compétition représenté mon pays en solo tout au long du mois de juin sur différentes thématiques d’investigation numérique à savoir, l’analyse de Ram, de réseau informatique, le darkweb, les cryptomonnaies ainsi que l’analyse numérique d’un téléphone Android », explique à Cridem, Mamadou Gandega.

L’Africa Digital Forensics Challenge consiste à exploiter des vulnérabilités affectant des systèmes, applications… de manière à s’introduire sur des ordinateurs pour récupérer des preuves d’intrusion informatique.

Analyste SOC (Security Operation Center) et incident responder de profession, Mamadou Gandega est actuellement consultant dans la cybersécurité en tant qu’analyste.

Il a eu à travailler chez Orange cyberdéfense qui est un des leaders européens en matière de cybersécurité ainsi que dans le domaine bancaire en tant qu’analyste SOC.

Par Babacar BAYE NDIAYE
Pour Cridem

Via https://cridem.org/C_Info.php?article=757813

● Aux abords de Melilla | Drame et Silence dramatique!

🟥~Ces images choquantes venues du Maroc et un SILENCE bruyant et étrange parmi une certaine diaspora arabo-musulmane en France !


Les limites d’une certaine identification confessionnelle à la carte avec beaucoup d’hypocrisie. Si un gamin palestinien a un orteil égratigné, certains sortent et font mobiliser avec leurs mameluks afro musilms pour gesticuler et maudire toute la terre.

Par contre ces événements comme d’autres similaires en Libye, en Algérie et en Tunisie, où des migrants Noirs sont traités comme du bétail, il y a effacement et silence silence….!

Si tu interpelles un jeune arabo-musulman natif d’ici et politisé à la sauce ethniciste et nationaliste de l’islam, il va te sortir que ce serait une manipulation de médias dits occidentaux pour semer des divisions au sein d’une Oumma de mirage. Et il te dira que la cousine de son voisin maghrébin s’est mariée avec un frère africain, donc…ça va quoi…!

Une justification par effraction schizophrénique par laquelle il voudra détourner de l’essentiel du sujet.

Arrêtons d’être tant NAÏFS… cette condescendance qu’ont beaucoup de peuples à l’endroit du Noir, a son origine. Ils pensent que nous sommes toujours dans l’adolescence existentielle de L’humanité. Voilà tout !

Nous ne sommes pas prêts à accepter l’évidence qui se vit mais ne se dit que rarement.

✍️🏿KS pour le BLOG

🟪~Note de presse d’Armepes Ganbanaaxu Fedde sur les événements dramatiques aux abords de la frontière Maroc-Espagne à Melilla.



À travers diverses ressources médiatiques en mode viral aussi sur des plateformes réseaux sociaux, les images choquantes nous laissent ébahis. Plusieurs personnes candidates à l’immigration vers un mirage eldorado européen, sont montrées scandaleusement attachées et entrelacées comme des paquets désordonnés dans un entrepôt. Ce sont des personnes à l’écrasante majorité originaires de l’Afrique subsaharienne. À lire cet élément médiatique https://www.huffingtonpost.fr/entry/espagne-mort-de-18-migrants-a-mellila-madrid-accuse-les-mafias-de-passeurs_fr_62b744b5e4b04a61736b3020 .

Leur tentative de franchir les clôtures vers cet îlot territorial espagnol dans la nuit du jeudi au vendredi 24 juin 2022, s’est soldée par un carnage humanitaire. Plusieurs morts à déplorer et d’innombrables blessés graves à signaler.

À propos de cet énième événement dramatique comme tant d’autres qui frappent horriblement les migrants autour de la mer méditerranée, nous tenons à ;

~ Exprimer notre compassion aux victimes et à leurs proches, prier pour un repos éternel aux personnes ayant perdu la vie,

~ Dénoncer vigoureusement les traitements inhumains allegués de la part des forces de sécurité du côté espagnol comme marocain.

~ Interpeller les dirigeants des États africains et les institutions continentales notamment l’UA (union africaine) sur la situation humanitaire gravissime que causent les filières migratoires (trafic d’êtres humains et divers dangers). L’engrenage du désespoir et le manque de perspectives d’un accomplissement social et économique, démontrent les faillites criantes de nos États vis-à-vis de nos populations.

Le 27 juin 2022

La communication Armepes-France et partenaires Ganbanaaxu Fedde.

Drame de Melilla : Pedro Sanchez dénonce « une attaque contre l’intégrité territoriale » de l’Espagne

France24 – Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a dénoncé samedi « une attaque contre l’intégrité territoriale » de l’Espagne, après la mort d’au moins 18 migrants d’origine africaine lors d’une tentative d’entrée vendredi matin de près de 2 000 d’entre eux dans l’enclave espagnole de Melilla, au nord du Maroc.

Dix-huit migrants sont morts alors qu’ils tentaient de pénétrer dans l’enclave espagnole de Melilla, sur la côte nord du Maroc, et alors que des heurts avaient éclaté avec les gardes-frontières, ont annoncé, vendredi 24 juin, les autorités marocaines.

Près de 2 000 migrants ont tenté de s’introduire sur le territoire espagnol en prenant d’assaut une clôture. Des heurts ont alors éclaté avec les forces de sécurité, ont annoncé les autorités marocaines et espagnoles, ajoutant qu’une centaine de personnes avaient réussi à entrer dans l’enclave.

Les victimes ont trouvé la mort « dans des bousculades et en chutant de la clôture de fer » qui sépare l’enclave espagnole du territoire marocain, lors d' »un assaut marqué par l’usage de méthodes très violentes de la part des migrants », a précisé à l’AFP une source des autorités de la province de Nador.

Lors d’une conférence de presse, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a condamné ce qu’il a qualifié d' »assaut (…) violent et organisé de la part de mafias qui se livrent au trafic d’êtres humains contre une ville qui est un territoire espagnol ». « Par conséquent, il s’est agi d’une attaque contre l’intégrité territoriale de notre pays », a ajouté le Premier ministre socialiste.

Le chef du gouvernement espagnol a également souligné que « la gendarmerie marocaine avait travaillé en coordination avec les forces de sécurité (espagnoles) pour repousser cet assaut si violent dont nous avons été témoins ». « S’il y a un responsable de tout ce qui s’est produit à la frontière, ce sont les mafias qui se livrent au trafic d’êtres humains », a-t-il déclaré.

Contactée par l’AFP, la Garde civile espagnole, qui surveille l’autre côté de la clôture, a assuré ne pas avoir d’informations sur ce drame, renvoyant vers le Maroc.

Très tôt samedi matin, le calme régnait à Nador, ville marocaine limitrophe de Melilla, ainsi qu’à la frontière de l’enclave espagnole, sans déploiement policier. Situées sur la côte nord du Maroc, Melilla et l’autre enclave espagnole de Ceuta sont les seules frontières terrestres de l’UE sur le continent africain et font régulièrement l’objet de tentatives d’entrée de la part de migrants cherchant à rejoindre l’Europe.

« Un bilan très lourd »

Cette tentative d’entrée massive a débuté vers 6 h 40 lorsqu’un groupe de « près de 2 000 migrants (…) a commencé à s’approcher de Melilla », selon la préfecture. « Plus de 500 » d’entre eux « provenant de pays d’Afrique subsaharienne » ont ensuite forcé l’entrée du poste frontalier avec « une cisaille », a ajouté la préfecture, selon laquelle 133 sont parvenus à rentrer.

Omar Naji, de l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH), a confirmé à l’AFP que des « affrontements » avaient eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi entre migrants et agents marocains. Des médias espagnols avaient déjà fait état de violences ces derniers jours entre clandestins et policiers dans la zone frontalière de Melilla.

La section de l’AMDH à Nador a réclamé l’ouverture d' »une enquête sérieuse pour déterminer les circonstances de ce bilan très lourd » qui montre que « les politiques migratoires suivies sont mortelles avec des frontières et des barrières qui tuent ».

L’apaisement des relations entre le Maroc et l’Espagne

Cette tentative d’entrée massive dans l’une des deux enclaves espagnoles est la première depuis la normalisation mi-mars des relations entre Madrid et Rabat, après une brouille diplomatique de près d’un an. La crise entre les deux pays avait été provoquée par l’accueil en Espagne du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, Brahim Ghali, en avril 2021, pour y être soigné du Covid-19.

Elle avait eu pour point culminant l’entrée en mai 2021 de plus de 10 000 migrants en 24 heures à Ceuta, à la faveur d’un relâchement des contrôles côté marocain. Madrid avait alors dénoncé une « agression » de la part de Rabat, qui avait rappelé son ambassadrice en Espagne.

Pedro Sanchez a mis fin à cette brouille en soutenant publiquement le plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole contrôlée à 80 % par Rabat mais revendiquée par le Polisario, soutenu par l’Algérie. Début avril, le roi Mohammed VI l’avait reçu à Rabat pour sceller cette réconciliation.

Pour Madrid, cette normalisation a pour but principal de s’assurer de la « coopération » de Rabat dans le contrôle de l’immigration illégale. Très critiqué en interne pour son revirement sur le Sahara, Pedro Sanchez a salué vendredi la « coopération extraordinaire » de Rabat en matière migratoire qui démontre, selon lui, « la nécessité d’avoir la meilleure des relations ».

Juste avant cette réconciliation, Melilla avait été le théâtre début mars de plusieurs tentatives de passage en force dont la plus importante jamais enregistrée dans cette enclave, avec quelque 2 500 migrants. Près de 500 y étaient parvenus ce jour-là.

Le Maroc, d’où partent la majeure partie des migrants vers l’Espagne, a été régulièrement accusé par le passé de les utiliser comme moyen de pression sur l’Espagne. L’apaisement des relations avec le Maroc a entraîné une baisse récente des arrivées en Espagne.

Selon le ministère de l’Intérieur, le nombre de migrants arrivés dans l’archipel espagnol des Canaries en avril, premier mois ayant suivi la normalisation, a été inférieur de 70 % à celui du mois de février.

Avec AFP et Reuters

©️ Repris via https://cridem.org/C_Info.php?article=757604