● Syrie | M. Ahmed al-Charaa, de combattant islamiste autrefois allié d’Al-Qaïda à la présidence du pays.



Les projecteurs médiatiques ne l’ont pas raté lors de sa présence au sommet de la Ligue arabe tenu actuellement en Égypte. Il s’appelle Ahmed al-Charaa, devenu président par intérim de la Syrie après l’écroulement du régime Bachar al-Assad. Damas est tombé le 8 décembre 2024 sous l’offensive du groupe HTC (Hayat Tahrir al-Cham) dirigé par celui dont le nom de guerre est Abu Mohammed al-Joulani et ses alliés de l’opposition armée. Le très renseigné journaliste Wassim Nasr qui dit l’avoir interwiewé 2 fois (avant et après la chute d’al-Assad), précise que l’actuel homme fort du pays de Cham, a été combattant islamiste en Irak contre l’invasion américaine de 2003 et fut prisonnier de nombreuses années durant. Ainsi, il peut être encarté comme un vétéran aguerri de l’international islamiste armé dans les zones syro-irakiennes. A-t-il connu par le passé directement ou via intermédiaires al-Zawahiri (égyptien numéro 2 d’al-Qaïda), al-Zarqaoui (jordanien d’al-Qaïda Irak) ou al-Baghdadi (calife de Daesh) ?
Le journaliste Wassim Nasr croit savoir qu’il s’est réformé stratégiquement en s’orientant vers un engagement politique bien pragmatique d’ordre national voire nationaliste. Les visées jihadistes internationalistes longtemps cultivées par la nébuleuse islamiste, sont abandonnées du côté du HTC dans son fief originel de la ville d’Idlib et sa région. Aujourd’hui la nouvelle Syrie en transition politique est incarnée par M. Al-Charaa qui s’habille en occidental impeccablement dans ses vestes et cravate au col. Au Caire, on l’a vu fraternellement accueilli par le président égyptien Abdel Fattah al Sissi (l’Égypte d’Ayman al-Zawahiri qui y était banni à vie). La soft métamorphose est en cours pour l’ancien « jihadiste » qui va accepter la force des réalités politiques et géopolitico-sécuritaire et se libérer d’un idéalisme politisé teint d’un intégrisme religieux. L’aventure violente et criminelle du groupe hérétique Daesh et son échec cuisant sont encore vivaces dans la conscience collective dans cette région. Les nouvelles autorités syriennes déploient une activité diplomatique soutenue pour espérer une normalité géopolitique dans la région et s’insérer dans l’ordre dompté de la gouvernance de l’ensemble majoritaire sunnite. En sortant à coup sûr de l’axe jadis sous influence de Téhéran de mollahs chiites iraniens et leurs proxys militaro-politiques. La communauté internationale les suit également avec intérêt pour sa position clé dans la géopolitique globale et les débouchés en terme perspectives économiques (marchés de reconstruction, hydrocarbures, services…)

Al-Charaa et Al Sissi

Si le président al-Charaa et ses alliés au pouvoir réussissent leur mue idéologique et politique et passent après la transition à un ordre étatique classique, le cas des naufragés étrangers rescapés du caricatural régime califal de Daesh sera intéressant à observer de près. Que vont-ils devenir ? Quels traitements les nouvelles autorités vont leur appliquer en collaboration avec leurs pays d’origine ?

Et s’ils acceptent une déradicalisation par le haut imposée par le pouvoir, se rangeant dans la trame sociale et économique de la nouvelle Syrie dans sa diversité ethno-confessionnelle, une option plausible. Peut-être moins évident pour certains, ces afro descendants qui sont venus généralement de l’environnement occidental et embarqués naïvement dans un jihadisme manipulateur et manipulé. Comme on ne change pas la géographie, on ne se change pas de peau non plus de si facilement. Sont-ils combien parmi le lot d’excités frustrés à avoir rejoint cette zone au milieu des années 2010 au nom d’une supposée hijra messianiste foncièrement sectaire et belliqueuse ?
Un Amadou afro-européen coincé dans ça, peut transformer son nom en « Abu Mohammed » mais reste socialement et visuellement un corps étranger dans l’écosystème ethno-racial local, lire https://ecrit-ose.blog/2016/07/25/le-noir-ce-corps-etranger-difficilement-acceptable-en-milieu-arabe/ . Au mieux il pourrait se « bilaliser »* et appartenir à une sphère sociale mineure et sa descendance va en pâtir par la suite. Il serait islamisé même sur 6 générations, son épiderme ferait objections troublantes à une sûre élévation sociale et un Jérôme caucasien islamisé depuis 6 ans se verrait accéder facilement à une trajectoire assimilationniste bien meilleure.

Pour conclure, on va espérer que ce changement de paradigme idéologique et géopolitique du côté de la Syrie (Cham) puisse inspirer et raisonner les leaders de différents groupes dits islamistes qui fourmillent avec violence dans certaines zones du continent africain notamment dans le Sahel.

*bilaliser : dérivé du prénom Bilal pour indexer l’essentialisation faite par certains arabo-musulmans de noirs musulmans. Les logeant naïvement comme descendants du compagnon du Prophète, Bilal ibn Rabah avec beaucoup de sous-entendus peu avouables.

5 mars 2025

KS pour le BLOG https://ecrit-ose.blog/

● AES-CEDEAO : Chronique d’une rupture idéologique. | Par M. Brehima Sidibe .

Enfin le divorce ! Ce mercredi 29 janvier 2025, le divorce est enfin acté entre l’Alliance des Etats du Sahel (AES) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Dans une annonce fracassante le 28 janvier 2024, les trois pays de l’AES : Mali, Burkina Faso et Niger ont affirmé leur volonté de quitter l’organisation sous régionale. Mais il a fallu un an pour que ce retrait soit effectif conformément aux textes de la CEDEAO. Au cours de ces douze derniers mois, on l’a assisté à une série d’actions de part et d’autre. On pourrait ainsi qualifier la relation entre l’AES et la CEDEAO de Je t’aime, moi non plus !
Sans revenir sur les faits qui ont conduit à la rupture entre l’AES et la CEDEAO, sur lesquels nous nous sommes exprimés dans des écrits par le passé, nous nous focalisons sur les conséquences de cette rupture en mettant en exergue les perspectives sur les plans politique et économique.

● Sur le plan politique

Force est de constater que la création de l’AES en septembre 2023 a permis de rééquilibrer les rapports de force avec la CEDEAO. En effet, avant la création de cette entité, la CEDEAO avait une posture très hostile envers les pays en transition. Les sanctions contre le Mali et le Niger et surtout la menace d’intervention militaire dans ce pays en sont des parfaites illustrations. Depuis la création de l’AES, il faut dire que le ton a changé. Les discours au ton belliqueux ont laissé place au langage diplomatique. Les dirigeants de l’AES, s’appuyant sur une volonté souverainiste, ont su avoir l’adhésion d’une bonne partie de l’opinion publique ouest africaine.
Cette posture souverainiste contraste avec celle de la CEDEAO jugée à tort ou à raison d’être un syndicat des chefs d’Etat. Il y a donc là une véritable différence sur le plan politique et surtout idéologique. D’un côté, les dirigeants de la CEDEAO, du moins dans les textes, estiment que la « démocratie » doit être la seule mode de gouvernance et que toute prise de pouvoir hors cadre constitutionnel est illégale. De l’autre côté, les dirigeants de l’AES pensent que la défense de la « souveraineté » doit être la boussole dans la conduite des affaires publiques. A terme, cette situation pourrait conduire à une redéfinition de nos grilles d’évaluation en matière de gouvernance. Néanmoins, il faudrait observer la situation politique dans l’espace AES. La défense de la « souveraineté » sera-t-elle une manière de se maintenir au pouvoir ? L’autre question sur laquelle les deux entités seront jugées est la suivante : le développement précède-t-il la démocratie ? Ce qui nous conduit au volet économique.

● Sur le plan économique 

Sur le plan économique, il faut dire que l’incertitude demeure. Si la confédération de l’AES a annoncé dans un communiqué début décembre qu’il n’y aura pas de visas avec la CEDEAO, cette dernière reste pour l’instant silencieuse sur ses intentions. En effet, les conséquences économiques ne peuvent être évaluées que lorsque la CEDEAO affichera sa position. Il y a donc lieu de s’interroger sur ce silence diplomatique. Est-ce le signe que le sujet ne fait pas consensus parmi les pays membres ? Le prochain sommet ordinaire de l’organisation sous régionale est prévu en juillet prochain lors duquel la décision des chefs d’Etat pourrait être connue. Mais il n’est pas exclu qu’un sommet extraordinaire soit convoqué d’ici là.  En tout état de cause, en prenant la décision d’assurer la libre circulation des personnes et des biens, l’AES espère la réciprocité. De notre point de vue, c’est l’hypothèse la plus probable. Cela pour deux raisons. Primo, il n’est pas assuré que les dirigeants de la CDEAO puissent décider à l’unanimité d’imposer le visa aux ressortissants de l’AES et d’augmenter les tarifs douaniers sur les marchandises. Il suffit de constater la posture du Togo et celle toute récente du Ghana pour s’en convaincre. Secundo, une telle décision aura inévitablement des répercussions sur l’économie dans différents pays de la CEDEAO eu égard aux volumes d’échanges entre ces deux entités. C’est ainsi que certains reprochent à l’AES de vouloir une CEDEAO à la carte, en se débarrassant des contraintes politiques tout en maintenant les avantages économiques. 
En somme, nous pouvons dire que cette rupture entre l’AES et la CEDEAO est avant tout idéologique. 

Brehima SIDIBE
Doctorant à CY Cergy Paris Université.

● Une israélienne à Nouakchott: Tempête sur Tanit! [La Dépêche]

LA DEPECHE – Une nouvelle polémique enfle encore. On aurait pu s’en passer si l’intruse concernée n’était pas israélienne (de double nationalité) et si son hôte n’était pas une structure publique: le Port de Tanit.

Comment des structures publiques peuvent-elles être si poreuses et si perméables ? Tout n’est sans doute pas un hasard d’agenda peu regardant ou de rencontre fortuite car apparemment notre hôte gênante ne se comportait pas presque comme chez elle. Ce ne serait pas son premier voyage en Mauritanie. Elle s’y pavane à son aise même si elle y séjourne sous le sceau du passeport marocain.

Qui l’a invitée? Pour quelle raison. Silence officiel. Selon nos confrères de Alakhbar, Irit Ovadia, patron d’une entreprise en Israël qui s’appellerait IMS (International Médical Services), est spécialisée dans le secteur de la santé.

C’est en tout cas ce qu’en révèle son siteweb : « IMS est spécialisé dans la réalisation de projets de santé à grande échelle en Afrique et fournit à ses clients des solutions clés, de la planification initiale à la construction en passant par la gestion globale de la qualité des hôpitaux ».

Elle serait pourtant venue en novembre 2024 à Nouakchott, « sur la base d’une invitation qu’elle a reçue en octobre du directeur du port, Ahmed Ould Khatri (…) pour explorer les opportunités d’investissement en Mauritanie” ?

Le DG du port de Tanit soutiendrait encore qu’il aurait jeté son dévolu sur cette femme, à moitié israélienne, sur conseil d’une autre femme marocaine. Fatal. La confusion de genres laisse donc les supputations prendre le dessus pour expliquer les motivations d’une présence «étrange» en dépit de son passeport marocain. Comment expliquer la signature séance tenante d’un accord avec une entité qui vient d’être introduite? Assurément, le DG de Tanit est allé vite en besogne.

D’autant qu’en ces temps qui courent le gouvernement extrémiste israélien s’en donne à cœur joie dans le massacre de civils palestiniens. La présence d’un ressortissant d’Israel -il y a des israéliens qui sont contre le génocide commis en leur nom- en Mauritanie, quel que soit sa couverture, n’est pas la bienvenue.

Ne serait-ce que pour sa propre sécurité. Pire encore, cette affaire est récupérée par nos confrères algériens qui y brodent pour susciter la suspicion entre le gouvernement et le royaume chérifien. Et c’est encore lá une autre dimension de cette visite pour le moins inopinée.

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● Ousmane Sonko est arrivé à Nouakchott pour une visite de travail sur l’énergie, les transports, la sécurité et la migration

De l’envoyé spécial de l’APS, Souleymane Faye

Nouakchott, 12 jan (APS) – Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, est arrivé dimanche soir à Nouakchott pour une visite officielle de deux jours consacrée essentiellement à l’énergie, aux transports, à la sécurité et à la migration, lundi 13 et mardi 14 janvier, a constaté l’APS.

Pour cette visite également dite d’amitié et de travail, le chef du gouvernement est accompagné de plusieurs ministres, dont Yassine Fall, chargée de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, et Jean Baptiste Tine, celui de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

Birame Souleye Diop, le ministre chargé de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Yankhoba Diémé, celui des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, et Fatou Diouf, la ministre des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires, y prennent part.

La délégation conduite par Ousmane Sonko comprend aussi les directeurs généraux de l’Agence nationale chargée de la promotion des investissements et des grands travaux, Bakary Séga Bathily, et de la Société des pétroles du Sénégal, Alioune Guèye.

Elle a été accueillie à l’aéroport international de Nouakchott par plusieurs personnalités mauritaniennes, dont le Premier ministre, Moctar Ould Diay.

« Saisir toutes les opportunités d’investissement »

Des Mauritaniens et des ressortissants sénégalais sont sortis en nombre pour accueillir Ousmane Sonko et les ministres qui l’accompagnent. Des militants de Pastef habillés aux couleurs du parti au pouvoir étaient également présents.

Au cours de sa visite, « le Premier ministre va rencontrer le patronat mauritanien, en présence des acteurs du privé sénégalais, pour les encourager à créer des joint-ventures et à saisir toutes les opportunités d’investissement », indiquent des documents des deux gouvernements.

Il va rencontrer le président mauritanien, Mohammed Ould Cheikh El Ghazouani, au second jour de sa visite, mardi 14 janvier, au palais présidentiel.

M. Sonko « compte aborder avec son homologue mauritanien certains dossiers stratégiques dans les domaines, entre autres, de l’énergie, des transports, de la sécurité et des conditions de séjour et d’établissement », précise la Primature du Sénégal.

Le programme de la visite comprend des réunions ministérielles bilatérales prévues lundi 13 janvier au matin, selon des documents reçus des deux parties.

Ces discussions porteront sur le projet de création d’un secrétariat sénégalo-mauritanien chargé de la coopération et du développement, la migration irrégulière, les conditions de séjour et d’établissement des ressortissants sénégalais et mauritaniens entre les deux pays, et la construction du pont de Rosso.

Des « échanges économiques et commerciaux très modestes »

Un entretien entre Ousmane Sonko et son homologue de la Mauritanie est prévu le même jour, de même qu’une réunion élargie aux ministres des deux pays.

Le programme national de développement « Sénégal 2050 » sera présenté à des investisseurs des deux pays. Seront évoqués aussi « les échanges économiques et commerciaux qui sont très modestes », entre les deux pays, « au regard de l’énorme potentiel de coopération existant de part et d’autre ».

« De 43,1 milliards de francs CFA en 2019, les flux commerciaux entre les deux pays se sont établis à 67,4 milliards en 2023 », indique la Primature du Sénégal.

Elle annonce une rencontre du Premier ministre avec la communauté sénégalaise vivant en Mauritanie.

Sont attendues de la visite d’Ousmane Sonko en Mauritanie « des retombées positives, qui contribueront au raffermissement des liens d’amitié et de solidarité unissant les peuples sénégalais et mauritanien ».

Un « partenariat stratégique »

« La coopération entre le Sénégal et la Mauritanie […] a connu un net regain de dynamisme depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye », affirme le gouvernement sénégalais.

Il rappelle que M. Faye, élu en mars dernier, a effectué trois visites officielles en Mauritanie, et son homologue mauritanien est allé deux fois au Sénégal au cours de la même période. « De nombreuses visites ministérielles ont également eu lieu durant cette période, parmi lesquelles celles des ministres de l’Agriculture et de l’Élevage, du Pétrole, de l’Energie et des Mines, des Pêches, ainsi que des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens », ajoute le gouvernement.

Le premier forum économique sénégalo-mauritanien s’est tenu les 30 septembre et 1er octobre 2024 à Dakar, une rencontre suivie de la 13e session de la grande commission mixte de coopération entre les deux pays, les 4 et 5 novembre 2024 à Nouakchott.

« Ces différentes visites et rencontres témoignent d’une intensification sans précédent de la coopération entre le Sénégal et la Mauritanie, sous l’impulsion des plus hautes autorités des deux pays », souligne la Primature du Sénégal.

Elle signale que « cette dynamique très positive s’opère dans le cadre du partenariat stratégique autour du gaz et du pétrole, symbolisé par le GTA (le gisement de gaz naturel situé sur la frontière maritime des deux pays), qui demeure un exemple de réussite d’un partenariat Sud-Sud, de surcroît porté par deux pays voisins ».

ESF/AB

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● La Mauritanie lance son visa électronique ~ [VisasNews]

VisasNews – Dès le 5 janvier 2025, les voyageurs internationaux pourront demander un visa électronique (e-Visa) pour se rendre en Mauritanie.

Dans un pas décisif vers la modernisation de ses procédures administratives, la Mauritanie a officiellement annoncé le lancement de son visa électronique (e-Visa).

Dans un communiqué, le Ministère des Affaires Étrangères, de la Coopération Africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur annonce que, dès le 5 janvier 2024, tous les voyageurs soumis à l’obligation de visa devront obligatoirement obtenir un e-Visa avant d’embarquer pour la Mauritanie.

Dans le cadre de l’application des nouvelles procédures relatives aux conditions d’entrée sur le territoire mauritanien, à compter du 5 janvier 2025, tout passager soumis à l’obligation de visa devra obligatoirement obtenir son visa électronique avant son embarquement pour se rendre en Mauritanie

Ministère des Affaires Étrangères, de la Coopération Africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur

Comment demander un visa électronique pour voyager en Mauritanie ?

À partir du 5 janvier 2025, les demandes de visa devront être effectuées via le site officiel de l’Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés (ANRPTS), accessible à l’adresse suivante : anrpts.gov.mr.

Cette plateforme permet aux utilisateurs de soumettre leur dossier en ligne et de recevoir leur visa électroniquement, éliminant ainsi la nécessité de se rendre dans une ambassade ou un consulat.

Trois durées de séjour sont proposées aux requérants de visa électronique: 30 jours, 60 jours ou 90 jours.

Les demandeurs d’e-Visa doivent remplir un formulaire en ligne en renseignant les informations suivantes:

• nom et prénoms
• date de naissance
• lieu de naissance
• nationalité
• profession
• adresse e-mail
• numéro de téléphone
• but du séjour (tourisme, affaires, famille, médical, culture/sports ou autre raison)
• date d’arrivée en Mauritanie
• nombre d’entrée souhaité (unique, double ou multiple)
• informations du passeport (numéro, type, date de délivrance, date d’expiration,…)

Après avoir complété ces données, il est nécessaire d’insérer en ligne une photo d’identité ainsi qu’une copie du passeport valable au moins 6 mois.

Il n’est pour l’heure pas indiqué si les frais de visa sont à régler après examen et approbation de la demande ou à l’arrivée en Mauritanie.

La fin du visa autocollant en Mauritanie

« Il est mis fin à l’émission des visas autocollant, et ils sont remplacés par les visas en ligne. À votre arrivée au point de passage, les formalités de capture de vos données biométriques seront effectuées rapidement pour finaliser votre entrée sur le territoire », explique l’ANRPTS.

Jusqu’à présent, les voyageurs désireux de se rendre en Mauritanie et soumis à cette obligation devaient obtenir un visa auprès des ambassades ou consulats mauritaniens, ou à l’arrivée dans le pays.

Avec l’introduction de l’e-Visa, ce processus est donc simplifié grâce à une dématérialisation complète des démarches, tout en maintenant un haut niveau de sécurité grâce à l’intégration des standards numériques modernes.

Il est à noter que les citoyens des pays suivants bénéficient d’une exemption de visa en Mauritanie:

Algérie, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée-Bissau, Libye, Mali, Niger, Sénégal, Tchad et Tunisie.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=780109&fbclid=IwY2xjawHnNqtleHRuA2FlbQIxMAABHYtZlQN0fo-Cds7dydMX4gfW9ACN4P9i1hNVLcJCcCg_eAbLjwzlynHq9A_aem_CpUxOJO-Qp9aHoF3GfaBqA

● D’après Africa Intelligence, Sidi Ould Tah sera le candidat de la Mauritanie à la présidence de la BAD

EN BREF | Cridem – D’après le média en ligne Africa Intelligence, le président Ghazouani a porté son choix sur la candidature du directeur général de la Badea, Sidi Ould Tah à la présidence de la Banque Africaine de Développement (BAD).

« Alors que l’ancien vice-président de la Banque africaine de développement, Ousmane Kane, faisait figure de favori, le chef de l’État mauritanien devrait décider de choisir un autre économiste pour porter la candidature de Nouakchott. […] », indique Africa Intelligence.

Pour rappel, Sidi Ould Tah est le Directeur général de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) depuis juin 2015.

Avant d’être nommé à ce poste, il était ministre des Affaires économiques et du Développement de la Mauritanie.

Par la rédaction | CRIDEM.ORG

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● L’épopée de Samba Guéladio inscrite au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO

AMI – Lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui s’est tenue au Paraguay du 2 au 7 décembre, l’épopée de Samba Guéladio Diégui a été inscrite, aujourd’hui, sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, deuxième élément inscrit par notre pays en moins d’un an, après l’inscription de la Mahadra.

L’inscription de ces éléments du patrimoine s’inscrit dans le cadre de la politique de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, visant à protéger, préserver, valoriser et s’approprier le patrimoine national.

L’épopée de Samba Guéladio Diégui est un symbole important pour les Mauritaniens, ainsi qu’une manifestation de la cohésion sociale et culturelle mauritanienne dans sa dimension historique.

Notre pays était représenté à cette réunion par une importante délégation conduite par notre Ambassadeur auprès de l’UNESCO, Mme Moulati Mint El Mokhtar, le Conservateur National du Patrimoine au Ministère de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, un chef de département du Musée National du Patrimoine et quelques membres du personnel de notre Délégation auprès de l’UNESCO.

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● Le Burkina Faso, le Mali et le Niger entérinent leur alliance au sein d’une « confédération » [TV5Monde]


Les régimes militaires au pouvoir au Burkina Faso, au Mali et au Niger ont entériné leur alliance au sein d’une « confédération » lors de leur premier sommet à Niamey, une décision qui acte leur rupture avec le reste du bloc ouest-africain.

Les chefs d’État des trois pays, des militaires arrivés au pouvoir par des putschs, « ont décidé de franchir une étape supplémentaire vers une intégration plus poussée entre les États membres », indiquent-ils dans le communiqué final du sommet.

« À cet effet ils ont adopté le traité instituant une confédération entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger dénommée Confédération des Etats du Sahel (AES) », est-il précisé dans le texte.

Les trois pays de l’AES avaient annoncé en janvier leur départ de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), une organisation qu’ils jugent instrumentalisée par la France, ex-puissance coloniale avec laquelle ils ont multiplié les actes de rupture.

La création de cette confédération vient confirmer ce divorce. « Nos peuples ont irrévocablement tourné le dos à la Cedeao », a lancé le général Abdourahamane Tiani, chef du régime militaire nigérien, en ouverture du sommet.

Les relations AES-Cedeao se sont considérablement détériorées à la suite du coup d’État du 26 juillet 2023 ayant porté le général Tiani au pouvoir.

La Cedeao avait alors pris de lourdes sanctions économiques contre le Niger et menacé d’intervenir militairement pour rétablir le président déchu, Mohamed Bazoum, dans ses fonctions. Les sanctions ont depuis été levées, en février, mais les relations entre les deux camps restent glaciales.

La Cedeao doit tenir dimanche un sommet de ses chefs d’État, à Abuja, où la question des rapports avec l’AES sera au menu des discussions. Les pays de l’AES ont formé en mars une force commune pour lutter contre les jihadistes qui attaquent régulièrement leurs territoires.

Samedi, ils ont également souhaité « mutualiser leurs moyens », dans des secteurs jugés stratégiques tels que l’agriculture, l’eau, l’énergie ou encore les transports. Ils ont aussi demandé que les langues locales soient davantage utilisées dans les médias publics et privés de leurs pays.

• Lien média https://information.tv5monde.com/afrique/le-burkina-faso-le-mali-et-le-niger-enterinent-leur-alliance-au-sein-dune-confederation?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR18V4gw2xvuoRwYUA7yt4NfkNZzbA0q-AJjoJlMvqtX1ffzhsErSK_Wlys_aem_Ajn_5sdcw255Tj5FvXtxkQ

● Le chef de la mission du Hajj : «une enquête a été ouverte à propos des mauvaises conditions offertes à nos pèlerins à Minen»

Le secrétaire général du ministère des affaires islamiques et de l’enseignement originel, chef de la mission du Hajj, Beitallah Ould Ahmed Lessoud, a déclaré que la société qui fournissait des services aux pèlerins mauritaniens dans le camp de Minen a ouvert une enquête pour déterminer les raisons pour lesquelles les pèlerins mauritaniens n’ont pas bénéficié de conditions favorables sur ce site.

Dans un entretien accordé à Sahara24, il a ajouté que l’enquête s’emploiera à dévoiler les raisons à l’origine des manquements par rapport aux exigences avec un déficit de 400 lits dans le camp de Mina, ce qui a provoqué une surpopulation dans les tentes entraînant une chaleur extrême et des conditions qualifiées par le ministère d’atteindre à la dignité humaine.

Le secrétaire général du ministère a précisé que le dépôt d’une plainte contre le prestataire de services a pour objectif de préserver les droits des pèlerins et à faire en sorte que ce manquement ne se reproduise plus à l’avenir pour les pèlerins mauritaniens ajoutant que le directeur du Hajj, à l’origine de la plainte en assurera le suivi.

Le secrétaire général du ministère des affaires islamiques a remercié le ministère saoudien du Hajj et de la Oumra pour sa prompte réaction, en dépêchant une mission chargée de déterminer les circonstances de ce qui s’était passé et pour les services et l’appui apportés à la Mauritanie, avant d’ajouter que toutes les autres prestations fournies ont été de qualité.

Le ministère mauritanien des affaires islamiques a protesté auprès de l’Arab Motawafin Company contre les mauvaises conditions de séjour des pèlerins mauritaniens dans le site de Minen.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=775825

● Paris | Une journée à la Semaine Africaine de l’Unesco.

Jeudi 23 mai 2024, deuxième journée de la Semaine Africaine ouverte à l’Unesco (Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture). À Paris, à la Place de Fontenoy 75007, s’y tient cette édition d’un riche événement qui met à l’honneur des Cultures Africaines. Notre Blog y consacre pour vous cette visite photo-reportage. Un parcours d’exploration dans les allées et les locaux, qui a été facilité par un frère, ami et compatriote mauritanien Dr Ousmane Sao. Il est membre conseiller spécialisé dans la délégation permanente de la Mauritanie auprès de cette institution internationale. L’occasion de lui adresser nos vifs remerciements pour sa disponibilité tout au long de notre présence. Titulaire de deux doctorats, monsieur Sao a été un témoin privilégié lors du processus du plaidoyer qui a abouti à l’instauration d’une Journée internationale consacrée à la langue soninké par l’Unesco. Actée courant 2023, cette journée est fixée au 25 septembre de chaque année.
Nous avons visité le stand mauritanien très unicolore ou dire uniculturel ne reflétant aucunement la diversité culturelle de notre pays. Je tiens à saluer les 4 exposants rencontrés (bijoutiers et bijoutières principalement) sur place pour leur accueil chaleureux et les échanges cordiaux.

Notre Top moment instructif a été le visionnage du film documentaire « African Glory » dans la Salle IV. Sorti en 2023, ce documentaire réalisé par Thierry Bugaud explore historiquement l’aventure d’un empereur du Mali du moyen-âge qui s’était engagé avec ses troupes naviguantes dans l’océan Atlantique. Il s’agit d’Abu Bakr II du Manden. Il entreprit un voyage vers les terres outre atlantiques au treizième siècle… furent-ils arrivés ? Et que devinrent-ils par la suite ?
Dans le film documentaire, un intervenant rapporte qu’un autre empereur du Mali, pas le moindre, au Caire le célèbre Kankan Moussa fit mention verbalement (reccueilli par écrit auprès du sultan égyptien) de ce voyage de son prédécesseur vers l’Amérique. Ainsi dire, le narratif ressassé faisant du génois Christophe Colomb, l’exploitateur pionnier d’un monde nouveau (l’Amérique) en 1492, est foncièrement occidentalo-centré. Il l’eut découverte pour son monde à lui dans son environnement géographique mais d’autres humanités visionnaires sous d’autres cieux prirent des initiatives diverses et variées au cours de la Grande Histoire du Monde dans les temps les plus éloignés.

À noter des rencontres fraternelles et amicales avec des compatriotes mauritaniens et d’autres frères africains. Je cite entre autres, notre grand-frère Cheikh Dieng et sa compagne Mme Dieng, la grande sœur et militante Mariam Kane, le frère Dr Abou N’gaidé et le grand-frère Sow Boubacar. Belles retrouvailles !

Notre MOT de conclusion en guise de plaidoyer : Nos autorités doivent décentrer et ouvrir la carte d’identité culturelle mauritanienne à l’ensemble du spectre culturel dans sa diversité. À l’intérieur du pays comme à l’extérieur, et cet événement à l’Unesco voit exposer une Mauritanie diminuée.

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Voir ci-après le fil 📷-reportage :👇🏿👇🏿👇🏿