« LE CRATÈRE SUD-AFRICAIN » | Par Achille Mbembe


Crédit photo : Sa Page FB

Dans ce texte [ https://www.dailymaverick.co.za/article/2021-07-14-this-is-what-a-failed-state-looks-like/ ] , Richard POPLAK (un observateur averti de son pays) développe l’une des analyses sinon les plus originales, du moins les plus provocatives des événements en cours en Afrique du Sud.

L’Afrique du Sud n’est peut-être pas (encore) un « failed state » (un Etat failli). Plusieurs expressions ont servi a la designer dans un passé récent , à commencer par la plus idiote: « la nation arc-en-ciel », qu’elle n’est pas non plus.

S’il fallait à tout prix lui octroyer un nom, alors on dirait qu’en réalité, ce pays aura été, depuis ses origines modernes, un veritable cratère.

En tant que tel, il aura fait l’experience, à intervalles plus ou moins réguliers, de violentes éruptions. Mais après chaque éruption, il aura su trouver, quelque part, les ressorts nécessaires pour se remodeler, et cela aussi fait partie de sa singularité.

L’arrivée au pouvoir de l’ANC en 1994 n’a pas abouti a l’éradication de ces dynamiques cratériformes . Bien au contraire, celles-ci ont connu une vertigineuse accélération , et c’est bien l’une des raisons pour lesquelles l’on en est là aujourd’hui.

Aussi bien les choix que les non-choix effectués depuis plus d’un quart de siècle par les nouvelles élites gouvernantes auront débouché sur la multiplication sans précédent de logiques de collision multi-échelles et de situations aussi paradoxales qu’explosives – et par conséquent objectivement insoutenables sur la moyenne durée.

L’incarcération de Jacob Zuma a servi de prétexte et la poudrière a partiellement saute. Partiellement, du moins pour le moment.

La déflagration en cours représente un veritable danger pour tout le pays. Ici, les inégalités sociales sont par définition raciales et cela ne peut plus durer. Les niveaux d’appauvrissement étaient déjà vertigineux. La stratégie de lutte contre la pandémie a abouti à la destruction des ultimes filets de sécurité, ouvrant la voie, à présent, à de réelles situations de famine, de détresse et de désespoir. La violence structurelle n’est plus de nature à préserver l’ordre établi. Elle est en train de détruire la fabrique sociale elle-même. Beaucoup n’ont plus rien a perdre.

Il serait étonnant que l’explosion actuelle épargne l’ANC dont le cours, tout à fait tragique, n’est pas sans rappeler la trajectoire suivie par la plupart des mouvements dits de liberation dans notre continent au cours de la période postcoloniale .

De la libération à la prédation, le chemin aura souvent été court.
Aujourd’hui, deux factions irréconciliables sont en lutte pour le pouvoir au sein du parti. D’abord feutrée pendant plusieurs années, cette lutte est désormais une lutte a mort.

De façon schématique, elle oppose une faction prédatrice (représentée par Jacob Zuma et ses affidés) et une faction techno-ploutocratique (Ramaphosa et les siens).

La faction techno-ploutocratique cherche à préserver les oripeaux de la démocratie constitutionnelle et de l’Etat de droit comme cadre privilégié de l’accummulation, dans le contexte d’une économie de marché formelle. La redistribution, dans ce cadre, se ferait par les canaux ordinaires de la croissance, des investissements et de la création d’emplois.

La faction prédatrice se sert de la rhétorique de la redistribution (radical economic transformation) comme d’un drapeau rouge et cherche à rallier les « classes marginalisées » aux fins d’accaparement du pouvoir d’Etat. Elle n’hésiterait d’ailleurs pas à sacrifier la constitution et l’Etat de droit, à utiliser (et au besoin a détruire) la puissance publique aux fins d’accaparements privés et de rackets en tous genres (le modèle russe).

La lutte entre ces deux factions est loin d’être terminée et sert de toile de fond à l’explosion en cours.

Elle sera d’autant plus rude et impitoyable que les forces sociales qui soutiennent Jacob Zuma se recrutent y compris au sein des institutions étatiques (police, armée, municipalités, gouvernements et assemblées provinciales et services de renseignement). Elles se nourrissent par ailleurs de la convergence avec, voire du controle qu’elles cherchent à exercer sur des pans entiers de l’économie criminelle et du racket qu’avait étudié, il y a plusieurs années, le regretté Stephen ELLIS dans un ouvrage peu commenté à l’époque.

Les enjeux sont donc énormes. Une éventuelle victoire de la faction prédatrice et une restauration de Zouma sous une forme ou une autre signeraient l’échec de l’expérience sud-africaine et aurait de terribles répercussions sur l’ensemble du continent.

Mais pour réussir, l’Afrique du Sud a besoin d’une rupture radicale et d’une reforme aussi bien de l’Etat que de l’économie – une reforme qui etendrait à tous les délaissés un droit universel à la subsistance.

Bref, elle devra inventer un modèle entièrement neuf, qui ne se limite pas à la démocratie de marché. Car on le sait désormais, à l’âge du néolibéralisme autoritaire, la démocratie de marché à elle seule n’est plus une garantie contre la plongée dans le chaos, la violence et l’anarchie.

©️ Crédit source : Post FB de l’auteur du 14 juillet 2021 voir : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10158245237561451&id=618071450

✓Vers une rupture avec les métiers réservés aux hommes en Mauritanie

Saadani Bint Abeidna est la première femme à avoir créé un atelier de réparation automobile à Nouadhibou, la capitale économique du pays, et à avoir intégré un secteur considéré exclusivement destiné aux hommes.

Saadani n’a que 31 ans. Mariée et mère de trois enfants, elle est diplômée d’un BTS en maintenance de véhicules à moteur. Elle a activement fait des formations professionnelles dans plusieurs entreprises pour améliorer ses compétences et pour augmenter ses chances d’intégrer le marché de l’emploi. Cependant, malgré ses qualifications, ses demandes d’emploi sont restées sans succès. C’est ainsi qu’elle a décidé de ne pas céder à l’échec et de suivre son ambition et son désir de travailler et de gagner sa vie.

La réparation automobile est un travail difficile et souvent qualifié de travail d’homme. Cela est particulièrement vrai en Mauritanie, où les emplois et les compétences nécessaires pour effectuer un tel travail sont largement dominés par les hommes. Les femmes pratiquant une activité physique ou s’essayant à des métiers occupés en majorité par les hommes se voient fortement stigmatisées par une société dans laquelle ces activités jugées masculines sont inappropriées pour les femmes.

• Freins à l’entreprenariat féminin

Saadani a rencontré de nombreux obstacles. Tout d’abord, d’ordre financier. Elle a pris la difficile décision de vendre ses propres avoirs pour financer son projet. Ensuite, et principalement, elle a dû supporter la pression sociale et défendre son projet hors-normes. Malgré ces défis, Saadani a décidé d’aller de l’avant, d’aller à l’encontre de la stigmatisation sociale et de se frayer un chemin vers une nouvelle réalité où les femmes ont l’opportunité de s’engager dans des activités génératrices de revenus souvent réservées aux hommes.

Il s’agit d’une nouvelle réalité qui s’impose lentement et qui annonce des changements potentiels dans la société mauritanienne. Ceci aura certainement un impact substantiel sur l’avenir de la composition structurelle du tissu socio-économique en Mauritanie. Une nouvelle réalité où la femme jouera un rôle clé dans la promotion de l’économie locale et nationale et contribuera à l’évolution de la société mauritanienne.

La part de la main-d’œuvre féminine dans la population active a légèrement augmenté, passant de 29,5% en 2010 à 31,5% en 2020. Malgré cette légère augmentation, plus de 50,8% des femmes sont au chômage et ne cherchent pas d’emploi. La plupart des femmes actives effectuent des tâches qui ne sont pas rémunérées et ne génèrent pas de revenus. Dans ce sens et selon le ministère de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports, le taux d’emploi est de 27,22% pour les femmes alors qu’il atteignait 59,71% pour les hommes en 2017.

Selon les derniers indicateurs de genre en Mauritanie (2014), le ratio des femmes en position de direction dans le secteur privé est remarquablement faible : 4,5% par rapport au total des entreprises. L’égalité entre hommes-femmes dans les postes de direction reste un objectif loin à réaliser !

• Initiatives innovantes et courageuses par les femmes mauritaniennes

Compte tenu des difficultés rencontrées par les femmes pour accéder aux marchés du travail locaux, plusieurs initiatives entrepreneuriales innovantes ont émergé, particulièrement des initiatives « non traditionnelles » lancées par des femmes mauritaniennes telles que Saadani Bint Abeidna.

Le laboratoire d’accélération du PNUD en Mauritanie, explore la possibilité de dupliquer ces nouvelles initiatives qui conduiront potentiellement à un changement significatif et auront des retombées positives par rapport aux différents défis de développement.

C’est dans cette perspective que le laboratoire d’accélération étudie cette nouvelle tendance comme étant un indicateur de changement dans la société mauritanienne et qui devrait faire des femmes un acteur important en matière d’inclusion économique et sociale. Par conséquent, l’équipe du laboratoire d’accélération a contacté Saadani pour que son expérience profite à d’autres groupes de femmes vulnérables afin qu’elles soient mieux équipées. Le PNUD œuvre également à faciliter leur participation dans des activités génératrices de revenus et à surmonter la stigmatisation sociale et les obstacles à leur succès.

«J’invite toutes les femmes ayant des idées de projets à foncer. Ne laissez pas les obstacles vous empêcher de réaliser vos rêves. Il est temps pour vous d’être indépendantes financièrement et de devenir des managers de vos propres entreprises», déclare Saadani.



Elle rajoute «Je vous exhorte à obtenir l’éducation et la formation nécessaires pour améliorer vos compétences et votre savoir-faire afin d’avoir plus de chances d’atteindre vos objectifs. Ne devenez pas dépendantes des autres… » poursuit-elle.

Nécessité d’appuyer ces initiatives !

L’exploration de cette nouvelle orientation dans la dynamique de l’entreprenariat est d’une grande importance pour le laboratoire d’accélération et aussi les programmes du PNUD Mauritanie et s’aligne étroitement avec les objectifs de développement durable (particulièrement ODD 5 et ODD 8). Plusieurs collaborations potentielles peuvent être envisagées dans ce sens pour que les femmes puissent se faire une place dans des activités économiques considérées, souvent, exclusivement destinées aux hommes.

© Crédit source : https://www.africa.undp.org/content/rba/fr/home/presscenter/articles/20201/vers-une-rupture-avec-les-metiers-reserves-aux-hommes.html

[Vidéo] Mauritanie : vers la fin de la spoliation des terres de la vallée du fleuve Sénégal

Le360 Afrique – Le gouvernement mauritanien vient d’annuler une concession de 3.200 hectares accordée à l’AAAID. Une décision qui rentre dans le cadre de la volonté du gouvernement du Président El Ghazouani de mettre fin à l’accaparement injustifié des terres des populations de la vallée du fleuve Sénégal. Après les annonces relatives au changement de la politique de l’accaparement des terres de la vallée du fleuve Sénégal, les autorités mauritaniennes sont passées à l’acte. Kane Ousmane, ministre mauritanien des Affaires économiques et de la Promotion des secteurs productifs, s’est rendu ce week-end à Dar El Barka à la vallée du fleuve Sénégal, en compagnie de son collègue de l’Agriculture.
Il a transmis aux populations un message du Président Mohamed Cheikh El Ghazouani annonçant l’annulation d’une concession de 3.200 hectares au profit de l’Autorité arabe pour le développement de l’investissement agricole (AAAID) associés à des privés nationaux, datant de 2015, sous l’ère de l’ancien Président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Le gouvernement s’engage également à mettre fin à la politique des attributions abusives et de l’accaparement des terres, au profit d’une démarche consensuelle impliquant l’Etat, les communautés et les potentiels investisseurs.

«Le Président de la République m’a chargé de vous transmettre un message spécifique à la population de Dar El Barka. Celui-ci concerne une convention qui avait été signée en 2015 entre notre pays et l’institution financière AAAID, par laquelle l’Etat donnait la possibilité de valoriser 3200 hectares.

Suite à un travail de vérification, le gouvernement a décidé de dénoncer cette convention le 10 mars 2021, estimant qu’elle n’est pas conforme aux intérêts de la partie mauritanienne», a annoncé Ousmane Kane.

Il a expliqué par la suite les enjeux de la réforme foncière dont «le principe de base repose désormais sur un partenariat entre l’Etat (puissance régalienne), les communautés villageoises qui vivent sur les terres à valoriser et les candidats investisseurs (privés nationaux ou capitaux étrangers).

Dans cette perspective, l’accompagnement des populations est indispensable. On ne peut pas investir durablement son argent dans une zone, et se retrouver dans l’obligation de se faire accompagner par la police et la gendarmerie, à chaque fois qu’il faut se rendre sur le terrain. Aucun investisseur sérieux ne l’accepterait. Par ailleurs, la terre est une source de richesse, et ne doit pas servir de prétexte à des querelles stériles.

Suivant les règles classiques de fonctionnement de l’économie, la valorisation de ces ressources profitera aux Mauritaniens de toutes les régions du Sud, de l’Est, du Centre et du Nord.

«Les communautés seront désormais chargées d’identifier les superficies pour constituer des blocs à mettre en exploitation. Les privés nationaux et étrangers sont capables de mobiliser des ressources financières et une expertise au-delà de l’Etat. Ils vont représenter le troisième maillon de la chaîne du partenariat. Ce sont ces éléments qui constituent les principes de base de la réforme foncière que prépare le gouvernement», a expliqué le ministre.

Gaye El Hadj, administrateur civil à la retraite, reconverti dans l’agriculture dans la commune de Dar El Barka «salue l’annonce du gouvernement au sujet de l’abandon du projet de l’AAAID et l’association des populations à la gestion du foncier, notamment le fait d’accorder la primeur du diagnostic aux communautés, qui pourront ainsi déterminer la véritable propriété des terres sur lesquelles elles vivent depuis des millénaires.

Tout cela constitue l’aboutissement d’un long combat, dont le symbole était le défunt maire de la commune, feu Tijane Mame Kane, décédé il y a quelques mois et devant la mémoire duquel je m’incline».



A l’origine de cette réforme foncière en Mauritanie, un véritable constat d’échec illustré par la colère des communautés, victimes d’une politique d’accaparement des terres. Une pratique mondiale désormais érigée en crime contre l’humanité par la législation pénale internationale.

Mais aussi et surtout par d’énormes investissements improductifs, d’un montant global de près de 2 milliards de dollars (plus de 500 milliards d’anciennes ouguiyas entre 1974 et 2021) consentis par les partenaires au développement, pour un résultat nul.

Par De notre correspondant à Nouakchott Amadou Seck

Via Cridem

©️ Crédit source : http://adrar-info.net/?p=70532

Le Grand Entretien du Blog | Madame Habsa Camara, la fondatrice présidente de l’ONG Macalebasse en Mauritanie .

Notre publication Le Grand Entretien du Blog (Le GEB) de cette fin de semaine concerne une entrepreneuse ingénieuse qui dirige l’ONG Macalebasse basée à Nouakchott . Notre compatriote du nom de Habsa Camara, développe et transforme des éléments-sources du terroir environnemental en des produits Bio divers d’une grande utilité pratique. Un modèle d’entrepreneuriat visionnaire avec de louables perspectives à promouvoir.

Les contacts Macalebasse :

🔸Tél : +222 48 75 41 76

🔸Page Facebook : https://www.facebook.com/Macalebasse-107817211445900/


Question 1 : Bonjour, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

✓Habsa Camara : Bonjour. Je suis Kilé Camara, Habsa Camara à l’état civil. Je suis née en juillet 1991 au Congo Brazzaville où vivaient mes parents de nationalité mauritanienne, de kaédi au Gorgol.

Question 2 : vous êtes investie dans la promotion via les réseaux sociaux de divers produits faits localement à travers l’organisation Macalebasse, de quel type d’entrepreneuriat s’agit-il ? Vos principaux produits ?

HC : Je fais cette promotion sur le terrain depuis cinq(5) bonnes années avant que mon ONG « Macalebasse » qui (organisation non gouvernementale) qui a pour mission : la collecte – transformation & distribution de produits locaux ne soit reconnue juridiquement via l’octroi d’un agrément. Ce qui nous autorise à exercer en toute légalité, donc étaler les œuvres de Macalebasse où l’on s’identifie mauritanien.
Nos principaux produits jusque-là restent : les conserves de fruits & légumes, les jus de fruits, les confitures, les produits culinaires, les produits de beauté, mais également de la teinture locale appliquée sur du textile. Mais également des objets d’arts, essentiellement du recyclage.

Question 3 : Pouvez-vous présenter votre volume d’activité actuellement et quelles perspectives de développement ?

HC : les perspectives de développement oui. Il faut noter que Macalebasse contribue:

  • à soutenir les producteurs locaux. Ce qui évite les gâchis post-recolte .
  • à contribuer à la lutte contre l’insalubrité en recyclant une partie des objets jetés.
  • lutte contre la délinquance juvénile en occupant les jeunes, notamment les enfants de la rue. Mais avant tout, faire comprendre aux mauritaniens que la richesse commence par vivre de ce que nous produisons.

Question 4 : Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez éventuellement dans votre entreprise ?

✓HC : Des difficultés, il y en aura toujours. Macalebasse les affronte comme tout bon aventurier. Alhamdoullilah. Un merci sincère à vous pour l’intérêt accordé à Macalebasse. Consommer nos produits, c’est consommer local et sain !

Le 6 Mai 2021

✓ Réalisé par KS pour le BLOG

Fête internationale du Travail : discours du ministre de la Fonction publique | Mr Camara Saloum

AMI – La Mauritanie célébrera, samedi, 1er mai, la fête internationale du travail dans des conditions particulièrement difficiles, marquées par la pandémie du Corona virus COVID 19.

A cette occasion, le ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Modernisation de l’Administration, M. Camara Saloum Mohamed, a prononcé un discours dans lequel il a souligné que le gouvernement a mené et adopté d’importantes mesures pour, non seulement relancer le marché, mais également, soutenir les travailleurs dans la précarité, fortement impactés par la crise, et sauver le maximum d’emplois.

Il a aussi rappelé les réalisations qui traduisent dans les faits le volet social de l’ambitieux programme du Président de la République, Son Excellence M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, mis en œuvre par le gouvernement du Premier Ministre, M. Mohamed Ould Bilal.

Au plan juridique, il a déclaré que la priorité a été accordée à la refonte du système normatif et à la création d’un cadre permanent de concertation pour garantir les droits fondamentaux au travail.

Voici le texte intégral du discours du ministre :

« Chères sœurs travailleuses

Chers frères travailleurs

A l’instar des autres pays du monde, la République Islamique de Mauritanie célèbre la fête internationale du travail dans un contexte marqué par une crise sanitaire, qui est passée d’un stade épidémiologique à une pandémie affectant toutes les économies du monde.

L’esprit du 1er mai, celui de la solidarité entre travailleurs, n’a jamais été aussi puissant qu’en ces années de Covid.

La célébration de la Fête du 1er mai est une occasion singulière de rencontre et de dialogue entre tous les partenaires pour évaluer les acquis et ouvrir les perspectives d’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs.

En réponse à ce contexte, le gouvernement a mené et adopté d’importantes mesures pour, non seulement relancer le marché, mais, également, soutenir les travailleurs fortement impactés par la crise et sauver le maximum d’emplois.

Permettez-moi de citer des réalisations qui traduisent dans les faits le volet social de l’ambitieux programme de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, mis en œuvre par le gouvernement du Premier Ministre, M. Mohamed Ould Bilal.

Ces réalisations ont pu être faites grâce à un partenariat constructif avec les employeurs et les travailleurs pour faire valoir l’intérêt supérieur de notre Nation. C’est grâce à l’effort et au travail de nos fonctionnaires, de nos salariés et des indépendants que la vie nous libère des obstacles du temps et de l’espace.

Chères sœurs travailleuses,

Chers frères travailleurs,

La priorité a été accordée à la refonte du système normatif et la création d’un cadre permanent de concertation pour garantir les droits fondamentaux au travail. C’est ainsi que notre Département a :

1) Engagé la révision du régime de la protection sociale dans les deux secteurs public et privé en vue d’améliorer les prestations dont bénéficient les travailleurs surtout en ce qui concerne les pensions. Cette révision a consacré le rehaussement de l’âge de retraite de 60 à 63 ans pour tenir compte de la nécessité d’assurer la relève intergénérationnelle et la pérennisation du régime de sécurité sociale. Comme elle a permis le doublement du niveau des pensions dans le secteur public et aura le même effet dans le secteur privé à travers le rehaussement du plafond des cotisations.

2) Lancé la révision globale de la loi n°67/039 portant création du régime de sécurité sociale pour l’adapter aux évolutions socio-économiques de notre pays ;

3) Soumis aux partenaires sociaux la révision du Code Travail et celle de la Convention collective générale pour renforcer leur efficience ;

4) Lancé la révision de la loi n°93/09 portant statut général des fonctionnaires et agents contractuels de l’Etat pour tenir compte des évolutions institutionnelles en matière de décentralisation (administration territoriale) et améliorer la gestion des ressources humaines de l’Etat ;

5) Restructuré le Conseil national du dialogue social pour une meilleure gouvernance sociale, en vue de créer des conditions de relations confiantes entre les acteurs et amorcer la mutation qualitative du modèle des relations professionnelles davantage basé sur les négociations collectives en un modèle plus élargi ;

6) Le chronogramme relatif à la représentativité syndicale pour bâtir un système crédible, juste de dialogue social vous sera soumis dans les jours à venir ;

7) L’amélioration des prestations de l’Office National de la Médecine du Travail et la réorientation de ses missions vers davantage de prévention afin de lutter en amont contre les risques professionnels dont les travailleurs peuvent être victimes et ainsi renforcer notre système national de santé et de sécurité au travail ;

8) Le renforcement des capacités des inspecteurs et contrôleurs du travail pour s’assurer de l’application rigoureuse de la législation du travail et de sécurité sociale ;

9) La formalisation de l’économie informelle afin de favoriser les actions de contrôle de l’inspection du travail et contribuer ainsi à l’amélioration des conditions de travail dans les secteurs vitaux de notre économie.

Chères sœurs travailleuses,

Chers frères travailleurs,

Pour promouvoir et consolider la justice sociale gage d’un travail décent, le gouvernement s’est attelé à renforcer ce partenariat avec les organisations internationales et régionales en charge des questions du travail, de l’emploi et de la protection sociale.

Dans ce cadre, plusieurs chantiers importants ont été réalisés au cours de cette année, qui visent la mise en œuvre des conventions internationales du travail relatives à la garantie des droits fondamentaux au travail et plus spécifiquement ceux relatifs à la protection des droits au profit des travailleurs susceptibles de précarité.

C’est ainsi qu’il a été procédé :

– Au lancement des consultations régionales pour l’élaboration de la liste des travaux dangereux pour les enfants en Mauritanie qui entre dans le cadre de l’exécution du plan d’action pour l’élimination du travail des enfants (PANET RIM).

Cet ambitieux projet vise à protéger les générations futures contre les dangers qui découlent de cet abominable phénomène et à mettre en œuvre les conventions internationales du travail N° 138 et 182 de l’ONT relatives au travail des enfants.

– A la lutte contre le travail forcé avec l’appui du projet communément appelé Bridge, mis en place par le BIT et le département américain chargé du travail (US.DOL) pour mettre en œuvre la convention n°29 de l’OIT sur le travail forcé et son protocole de 2014.

Il s’agit là des principaux acquis réalisés par nos travailleurs que nous allons consolider incha Allah grâce à notre engagement collectif, à notre volonté commune et à notre responsabilité partagée pour une Mauritanie paisible, harmonieuse et développée.

Enfin, en ce jour mémorable, repère de la grande marche des peuples vers la liberté et la justice sociale, je vous adresse mes meilleurs vœux et vous souhaite bonne et joyeuse Fête du Travail.

Vive la fête du 1er Mai

Vive les travailleuses et travailleurs de Mauritanie

Vive la Mauritanie libre et prospère »

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-58254.html

Mauritanie | La protection du littoral devient urgente face à l’érosion, Par la Journaliste Mariya Ladji Traoré


En Mauritanie, l’exploration et l’exploitation pétrolière et gazière, en développement depuis 2001 , le transport maritime ou encore le développement urbain et industriel côtiers représentent des menaces sérieuses pour l’écosystème marin. Conscientes des enjeux, les autorités mauritaniennes ont adopté une politique qui vise à mettre en place des stratégies visant à concilier le développement durable de l’exploitation pétrolière et gazière avec les intérêts du secteur des pêches et la conservation de la biodiversité marine et côtière .
Pour préserver ses écosystèmes côtiers et marins afin de réduire les impacts négatifs des activités humaines , la Mauritanie a adhéré à de nombreuses conventions régionales et internationales , notamment la convention d’Abidjan , qu’elle a ratifié en 2012 . Toutes ces conventions soulignent l’importance de la collecte de données scientifiques relatives aux écosystèmes marins pour permettre leur suivi. En effet de la même façon que les décideurs politiques basent leurs décisions économiques sur des indicateurs, il convient, pour mettre en œuvre une politique environnementale raisonnée, de suivre un certain nombre d’indicateurs, écologiques.

C’est ainsi que le pays a développé un système sophistiqué de suivi, de micro-contaminants dans l’environnement marin et côtier.
Ce suivi a été élaboré et est mis en œuvre par le programme Biodiversité Gaz Pétrole ( BGP) , une initiative du Ministère de l’environnement et du développement durable en collaboration avec le ministère du pétrole, de l’énergie et des mines et le ministère des pêches et de l’économie maritime.
Le dispositif de monitoring est aujourd’hui une collaboration entre plusieurs institutions notamment : l’IMROP ; l’ONISPA, le PNBA, le PND, la faculté des sciences et techniques de l’USTM de Nouakchott et l’ISET.

Par Mariya Ladji Traoré

Le Parc National du Diawling ou la réserve de Biosphère transfrontalière du delta du fleuve Sénégal. | Par Mariya Traoré

Le Parc National du Diawling (PND) a été crée en 1991 , sous tutelle du ministère de l’environnement et du développement durable en Mauritanie . La mise en réserve de ce territoire découle directement des modifications environnementales du bas du delta du fleuve Sénégal. En effet la sécheresse sahélienne des années 1970 et la construction, en 1986 du barrage anti-sel de Diama , avait gravement asséché le delta , au point de le rendre désertique. Ainsi pour compenser ces impacts négatifs , et grâce au savoir traditionnel local , le parc régule , depuis 1994 , l’inondation des plaines au moyen d’un système hydraulique performant constitué d’ouvrages et de vannes. Les eaux du fleuve qui transitent par les bassins du parc alimentent un estuaire de plusieurs milliers d’hectares, unique en Mauritanie. Chaque année , l’ouverture et la fermeture des ouvrages gouvernent la mise en eau des bassins et assurent l’alternance d’une saison inondée (juillet-mars) et d’une période plus sèche (avril-juin). Le PND est classé en 1994 par la convention RAMSAR , zone humide d’importance internationale et représente depuis 2005 le noyau central de la réserve de Biosphère Transfrontaliere du bas delta du fleuve Sénégal. Le parc accueille, unique site connu de nidification des flamants nains en Afrique de l’ouest. Le succès de cette reproduction est lié à la gestion des inondations des cuvettes du bas delta. En effet, selon le niveau d’inondation des bassins, la recharge de la nappe phréatique et la diminution de la salinité, la végétation s’étend et les ressources naturelles se régénèrent offrant au visiteur un spectacle constamment renouvelé. Le phacochère et le varan, peux peureux sont visibles toute la journée alors que le chacal doré, le serval ou la mangouste des marrais se découvrent la nuit. L’observation d’une grande variété d’oiseaux en début et en fin de journée aux ouvrages hydrauliques au niveau de Bell1 et Bell 2 ( proche de la maison du parc) sont des points d’observation exceptionnels. Le territoire offre une grande diversité de paysages. Les plaines arides des sebkhas (zone hyper salées) s’étendent vers la foret d’acacias de Ziré. Une des spécificités du PND est l’implication des communautés locales dans la gestion durable des ressources naturelles. Les populations pratiques leurs activités traditionnelles sources de revenus, tout en préservant l’environnement. Dans les jardins maraichers, navets, betteraves sont produits et oignons sont acheminés vers les centres urbains. Le nénuphar localement appelé « Diakhkar » , prélevé dans les bassins , représente une source d’alimentation et de commerce. Le Diakhkar est également utilisé dans la pharmacopée traditionnelle. L’alternance de l’eau douce et salée assure la croissance du Sporobulus robustus , graminée fortement appréciée par les troupeaux et récoltée par les femmes pour fabriquer les nattes artisanales . Les gousses d’acacias nilotica sont cueillis pour le tannage du cuir et les bulbes de cyperacées (herbacées) sont traités pour produire l’encens traditionnel. La gestion concerté de l’eau permet de maintenir la pêche , le maraichage , le pâturage, l’artisanat et la cueillette. Pour rappel , les bassins constituent des zones de pêche de subsistance essentielles pour les pécheurs Taghrédient, population autochtone de cette région du Trarza et qui ont pour principale activité la pêche artisanale fluviale.
Le secteur de la surveillance a été installée depuis la création du parc en 1991 . C’est une structure dynamique , constituant l’une des plus importante du PND . Le secteur de la surveillance est dirigé par un chef de brigade avec seulement 8 surveillants pour une superficie de 16000 ha pour la zone centrale du parc , 59000 ha pour la zone périphérique et 600 000 ha pour la réserve biosphère transfrontaliere ( RBT) . Ainsi les activités se déroulent de jour comme de nuit sous forme de patrouille dans les zones sensibles , à l’intérieur du parc national de Diawling , particulièrement sur les dunes ( dune de Ziré, dune de Birette et les dunes côtières). Les patrouilles sont effectuées soit par véhicule, soit par quad ou à pied. Quatre postes de surveillance ont été installés , il sagi du poste de LEKSER, le poste de « Digue nord », le poste de digue de Ziré et le poste de nidification des flamants à Aftout. Ainsi le parc est divisé en plusieurs zones avec poste de surveillance pour chaque zone d’intervention.


La zone « sites des mangroves et dunes côtières » qui correspond au poste de LEKSER , la zone de nidification des oiseaux (Diawling – Tichilitt) et cheyal : poste digue nord, la zone dune de Ziré poste dune ziré et le poste de la zone de nidification des flamants . Ainsi , chaque poste de surveillance est compose de deux surveillants.
Selon le chef de brigade de surveillance , Traoré Fousseynou , les infractions les plus graves sont surtout le braconnage des oiseaux et des lièvres, la coupe abusive des arbres , l’utilisation des momo filaments , …etc. A chaque fin du mois , le chef de brigade fournit un rapport mensuel et les patrouilles effectuées dans le mois sont enregistrées dans une fiche dont les résultats sont analysés et enregistrés dans la base de données à Nouakchott. Aussi quand il y’a une infraction le malfaiteur est saisit et c’est la gendarmerie qui dresse le procès -verbal. Seulement selon le chef de brigade de « surveillance » ce qu’il y’a à craindre le plus cette année ce sont les feux de brousse qui peuvent s’avérer catastrophique pour la biodiversité. Ce pendant une sensibilisation a été entamé au prés des éleveurs transhumais et la population locale pour éviter les feux de brousse et la coupe abusive des arbres.
La surveillance est toujours une activité de grande importance et doit continuer à faire preuve de vigilance , si le niveau d’infraction constatées est peut élevé , il est probable que la dissuasion joue rôle important. Par ailleurs vu l’insuffisance de personnel, eu eguard à la superficie à couvrir, l’effectif doit être renforcé. Les surveillants doivent être assermentés (ainsi que le reste du personnel) et armés pour leur sécurité. Bénéficier d’une formation soutenue et adéquate pour les surveillants. Renforcer les moyens de transport , assurer la réparation et le renouvellement des moyens existants (véhicules, quads) . En fin augmenter le nombre de postes de surveillance.
WACA Mauritanie et la protection du littoral mauritanien.
L’objectif ‘de développement du projet WACA Mauritanie est d’améliorer la gestion des risques naturels et anthropiques communs, en intégrant le changement climatique, affectant les communautés et les zones côtières de la région d’Afrique de l’ouest . Il ambitionne pour l’essentiel la réalisation de projets d’investissements dans le but d’aider la Mauritanie à harmoniser la gestion des infrastructures et des ressources naturelles afin d’accroitre leur résilience au changement climatique en général et à l’érosion côtière et aux inondations en particulier.
Les objectifs particuliers de WACA Mauritanie, sont notamment la détermination des menaces qui pèsent sur les habitants , les écosystèmes et les actifs économiques du littoral ; La gestion des sols et aménagement du territoire , infrastructures et gestion des habitants naturels, lutte contre la pollution entre autres .
Rappelons que le programme WACA (west Africa Coastal) a été établi en réponse à la demande des pays de recevoir une assistance de la Banque mondiale pour les aider dans la gestion de leurs zones côtières en Afrique de l’ouest, en particulier sur leurs problèmes d’érosion côtière et d’inondation. Dans le cadre du programme , le projet régional d’investissement WACA sur la résilience des zones côtières en Afrique de l’ouest apportera un financement à 6 pays (Benin, Cote d’ivoire, Mauritanie, Sao Tomé et principe, Sénégal et Togo) pour la mise en œuvre d’actions nationales en matière de politique côtière, d’investissement pour des solutions vertes, grises ou hybrides , ainsi que les interventions régionales nécessaires pour gérer de manière durable les zones côtières de l’Afrique de l’Ouest.


Mariya Traoré.

Mauritanie | Démenti formel à propos de mon admission au concours de l’ANARPAM, Par Cissé TRAORÉ

Suite à la diffusion des informations erronées sur les réseaux sociaux concernant mon admission au concours de l’ANARPAM (Agence Nationale des Recherches Géologiques et du Patrimoine Minier) pour occuper le poste de responsable du département de Gestion du Patrimoine Minier, je viens avec rigueur démentir les faits insinués à ce sujet.
En effet, une rumeur pour ne pas dire une information » a été partagée sur des réseaux sociaux et relayée par d’autres groupes sociaux, expliquant que mon admission a été effective grâce à l’intervention de Mr Amedi Camara. Je viens faire à ce sujet, un démenti formel. Il ne s’agit là que des allégations non fondées.
Le concours a été organisé avec rigueur et professionnalisme, mes compétences et mon expérience ont primé.
Contrairement à ce qui a été affirmé, sans vérification préalable, Mr Amedi Camara n’a pas fait d’intervention pour cette admission rendue effective qu’à la suite de l’organisation d’un concours et sur la base des compétences exigées.
Je rappelle que le concours a été organisé par un bureau étranger et que tout au long du processus, nous n‘avons eu en aucun moment affaire ou contact avec l’ANARPAM. Et, étant donné que j’étais sur le terrain depuis 6 mois à Tmeimichatt, une zone à peine couverte par le réseau, je n’ai eu, en aucun moment lors de l’organisation de ce concours, des contacts avec qui que ce soit.

Cissé Sadio Traoré

©️ Crédit source : http://linformation.net/node/3885

Aïta MAGASSA , l’entrepreneure immobilière qui vous aide à investir en Afrique en toute sécurité !

Aïta MAGASSA est une jeune entrepreneure de 36 ans originaire de la Mauritanie. Mariée et mère de 4 enfants, elle habite à Cergy (95). Suite à un constat personnel, elle a décidé de mettre à profit ses 12 années d’expérience dans la gestion immobilière pour fonder Nawali, une agence immobilière destinée aux africains de la diaspora qui souhaitent acheter en Afrique. Après l’obtention de son Baccalauréat secrétariat, elle a effectué un BTS PME-PMI en alternance. Pendant ces 2 années, elle occupa un poste d’assistante de gestion des logements sociaux. C’est le moment où elle découvre le domaine de l’immobilier qui deviendra ensuite une passion. Aujourd’hui, elle cumule 13 années d’expérience dans la gestion immobilière.

C’est en 1995 que Aïta se rend pour la première fois dans son pays d’origine, la Mauritanie. À l’époque, son père évoquait souvent un rêve qui lui tenait à cœur : construire une maison dans son pays natal. Mais n’étant pas sur place pour suivre l’évolution, il a été malheureusement victime de plusieurs arnaques. Mais il est resté déterminé et a pu réaliser son rêve. Inspirée par lui, Aïta rêvait aussi d’avoir son patrimoine immobilier. Mais elle s’est vite rendue compte qu’en raison des intérêts bancaires, ce désir ne pouvait se concrétiser en France. Après plusieurs voyages en Afrique et la naissance de ses enfants, elle a compris qu’elle devait suivre les pas de son père et investir dans son continent d’origine.

Sa volonté principale était de laisser un héritage à ses 4 garçons. Ainsi, il y a environ 5 ans, c’est avec la tête pleine d’étoiles qu’elle se rend en Mauritanie avec sa famille pour des vacances mais surtout pour concrétiser ce rêve d’enfant. Malheureusement, au fur et à mesure qu’elle visitait les agences et rencontrait des gens du milieu, la joie fait rapidement place à la déception et elle se résout à rentrer en France bredouille. Dès son arrivée en France, Aïta questionne son entourage et effectue un sondage sur les réseaux sociaux. Face aux retours d’expériences ratées de son entourage et des personnes interrogées en matière d’achat immobilier en Afrique, ainsi qu’à l’inexistence d’agences immobilières pour la diaspora, elle prit la décision d’en faire son combat. C’est ainsi que l’agence Nawali voit le jour en janvier 2018 avec pour objectif d’être la référence pour les investisseurs de la diaspora au Sénégal, au Mali, en Mauritanie et en Gambie. Son principal but est de permettre à la diaspora de pouvoir investir en toute sécurité.

Avec ses 2 000€ d’économies, elle a commencé par la vente de terrains en nouant des partenariats avec des personnes qui étaient directement sur place, en Afrique, qui procédaient aux vérifications et contrôles nécessaires, toujours dans le but de prôner la sécurité. Pour donner suite à l’engouement et à la demande dont elle faisait face, elle a eu l’idée de mettre en place des systèmes de financements plus souples : des tontines immobilières avec des paiements étalés sur plusieurs mois pour faciliter les acquisitions à ses clients. La troisième activité qu’elle souhaitait mettre en place est la construction de maisons. Lors du confinement, en mars 2020, elle a découvert la BTC (Brique de Terre Crue) et depuis propose la construction écologique, qui colle parfaitement avec son état d’esprit. En effet, la BTC est un excellent isolant thermique qui ne favorise pas l’apparition de moisissures et la décondensation dans le logement. Il s’agit aussi d’un matériau recyclable qui peut absorber l’humidité.

« Aujourd’hui NAWALI est bien plus qu’une agence immobilière : c’est un engagement car nous prônons la récupération de nos terres par le biais de l’investissement sûr. Je pense qu’il est important de lutter contre l’accaparement de nos terres qui a longtemps perduré et qui nous empêche une émancipation complète du continent. » conclut Aïta. .

CONTACTS : +33 1 76 54 76 92 (France) +221 78 601 75 97 (Sénégal)

ADRESSES : Siège social Sénégal (Dakar) :               8 Villa Cité Fidak proche immeuble Uno               Liberté 6 Sud Foire Bureaux

France (uniquement sur RDV) :               12 rue des Chauffours               95 000 Cergy

SITE WEB : www.nawali-group.com

©️ Crédit source : https://askan.co/2021/04/aita-magassa-lentrepreneure-immobiliere-qui-vous-aide-a-investir-en-afrique-en-toute-securite/

Non ce n’est pas la faute aux concours!Stop à la dérive discriminatoire! | Par Ould Maouloud (L’UFP)

Ces derniers mois, il y eut une succession de concours de recrutement à la fonction publique avec à chaque fois une étonnante constante: l’absence ou presque des négro-africains dans la liste des admis.

Après les officiers et les juges, c’est au tour , ce mois de mars, du concours pour le recrutement d’inspecteurs de police d’illuster cette discrimination ethnique flagrante. Peut importe qu’elle soit délibérée, planifiée ou non. Le fait est là dans toute sa laideur et cela concerne l’un des corps piliers de l’appareil d’Etat.

Sur 30 admis pas un seul négro-africain!
C’est une dérive discriminatoire très grave, un nouveau coup porté contre notre unité nationale. Comment s’étonner alors qu’il avive les sentiments d’exclusion ou de révolte ?
Qui en est responsable?

Le concours, pourront dire certainement et en même temps les plus cyniques et les plus naïfs.

Autrement dit, admettre l’absurdité raciste dans sa forme la plus exécrable selon laquelle les négro-africains sont moins intelligents que leurs autres compatriotes.

La faute donc ne peut être au concours. Elle doit être recherché ailleurs.

D’abord en amont.
Peut-être pour justifier l’injustifiable on prétendrait que les négro-africains ne se sont pas présentés au concours ou en si petit nombre. Si c’était le cas cela en soi est un fait à charge qui révèle un obstacle discriminant.

Les jeunes négro-africains comme tous les autres jeunes qui souffrent du chômage sont portés à se précipiter par centaines, voire par milliers à la moindre offre d’emploi. Il y aurait donc un obstacle discriminant dans la conception des concours qui décourage leurs cadidatures ou les élimine d’avance.

Le problème peut être aussi en aval.
Au niveau de la correction des épreuves ou de la production des résultats. Et à ce niveau, fréquemment des voix s’élèvent à tort ou à raison pour dénoncer l’interventionnisme et autres manipulations dans les concours organisés par la fonction publique.

Dans tous les cas, il est inadmissible que les autorités continuent de laisser-faire une telle dérive discriminatoire.

Le fait est trop grave pour ne pas mériter un examen profond et urgent sur la base d’une enquête objective qui en révéle les causes réelles et la mise en oeuvre des rectifications nécessaires.

Mohamed ould Maouloud, President de l’UFP

©️ crédit source : Réseaux sociaux RIM