À Bruxelles | Le discours du président mauritanien SEM. Mohamed Cheikh El Ghazouani

Le Président de la République, SEM. Mohamed Cheikh El Ghazouani, a prononcé, ce mardi à Bruxelles, un important discours devant les participants à la 15e édition des Journées Européennes du Développement qui se tient du 21 au 22 juin dans la capitale belge sous le thème «Global Gateway: construire des partenariats durables pour un monde connecté».

Voici le texte intégral du discours:

« Altesses royales, Majestés;

Excellence Monsieur Charles Michel, Président du Conseil européen;

Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’État et de Gouvernement; Mesdames, Messieurs;

Permettez-moi, d’abord, de remercier l’Union Européenne en la personne de Mme Ursula Von Der Layen pour l’aimable invitation qu’elle nous adressée afin de prendre part à la 15e édition des Journées Européennes du Développement, qui se tient sous le thème «Global Gateway : construire des partenariats durables pour un monde connecté», tout comme pour la chaleur et la qualité de l’accueil.

Excellences, Mesdames et Messieurs;

Les dramatiques conséquences de la Covid-19 ont fortement mis en lumière l’urgente nécessité de renforcer la résilience des chaines d’approvisionnement, et de relever les défis mondiaux liés aux changements climatiques, à la pauvreté, à l’insécurité, et au déficit d’infrastructures, de gouvernance et d’inclusivité du développement. Défis que la guerre en Ukraine est venue fortement exacerber en perturbant les chaines logistiques d’approvisionnement, occasionnant ainsi une très forte hausse des prix des denrées alimentaires et produits énergétiques.

En centrant son intervention sur le développement des liaisons intelligentes, propres et sûres, dans le domaine du numérique, de l’énergie et des transports, tout comme sur le renforcement des systèmes de santé, d’éducation et de recherche, l’Union Européenne, à travers le Global Gateway, affirme résolument sa volonté de contribuer efficacement à relever tous ces défis. Ces priorités sont aussi celles du continent africain. Nous notons, avec beaucoup d’espoir, l’annonce faite de consacrer 150 milliards d’euros au Volet Africain de ce programme.

Le Global Gateway, dans ses objectifs cibles, traduit une remarquable convergence des priorités entre la Mauritanie et l’Union Européenne, lesquelles ont toujours été unies par des relations de coopération fortes, diversifiées, saines et constructives que cimentent le partage des valeurs communes et l’excellence des relations bilatérales avec tous les pays membres de l’Union.

Je profite de cette occasion pour saluer, ici, l’appui que l’Union européenne n’a cessé d’apporter à mon pays et plus globalement aux pays du Sahel dans la lutte contre le terrorisme et pour le développement.

Excellences, Mesdames et Messieurs;

Jouissant d’une excellente position stratégique, (ouverte sur l’Europe et charnière entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne), la Mauritanie, en raison de son immense potentiel de ressources minières, énergétiques, halieutiques et agropastorales, ainsi que ses énormes besoins en infrastructures, en développement de la santé, de l’éducation et en renforcement de résilience économique et sociales, trouve dans le Global Gateway une opportunité de premier ordre et œuvrera résolument pour devenir un partenaire essentiel dans sa mise en œuvre.

La Mauritanie, pays de paix et de stabilité, est un ami fiable de l’Union Européenne. Elle a fait du développement du capital humain, de la lutte contre la pauvreté, la marginalisation et la précarité, un important pilier de sa stratégie de développement national, consacrant à la santé, à l’éducation et à l’amélioration des conditions de vie des plus démunis, une attention particulière et des moyens de plus en plus importants.

Cependant, en fournissant d’énormes efforts pour améliorer les conditions de vie de nos citoyens les plus démunis, nous avons veillé à respecter les exigences d’une politique budgétaire responsable, tout comme nous avons œuvré à consolider l’ancrage de l’état de droit, des libertés individuelles et collectives et de la bonne gouvernance.

En outre, mon pays s’est fortement engagé dans la lutte contre le changement climatique, la sécheresse et la désertification. Nous venons ainsi de réviser notre contribution au climat, et bien que nos émissions de gaz à effet de serre soient très marginales, nous prévoyons de les réduire, à l’horizon 2030 de 11%, par rapport à 2018.

Excellences, Mesdames et Messieurs;

La Mauritanie s’est fixée pour ambition de se positionner comme un acteur important dans la transition énergétique en augmentant son mix énergétique et en exploitant son potentiel d’énergies renouvelables. A cet égard, le lancement d’un ambitieux et important programme de développement de l’hydrogène vert pour offrir une source alternative et durable d’énergie propre constitue une importante opportunité de coopération avec l’Europe, renforcée davantage par notre proximité géographique.

Parallèlement, nous avons adopté des orientations stratégiques axées sur:

i) Le développement du numérique, auquel vient d’être récemment dédié un département ministériel à part entière;

ii) Les infrastructures et les secteurs productifs;

iii) Le renforcement de notre secteur privé;

iv) La promotion des Partenariats publics/privés,

v) L’amélioration du climat des affaires, en rendant notre code d’investissement de plus en plus attractif,

vi) La transformation en profondeur de certains secteurs clés comme l’agriculture, l’élevage et l’industrie.

Excellences, Mesdames et Messieurs;

Nous sommes conscients qu’en ces temps difficiles d’insécurité et de dérégulation des marchés, nous avons plus que jamais besoin de partenariats solides, ancrés dans des valeurs partagées pour transformer ces innombrables opportunités en outils de croissance et de réduction de la pauvreté.

Pour terminer, je voudrais saluer le leadership de Leurs Excellences Mr Charles Michel et Mme Ursula Von Der Layen pour le lancement de cette importante initiative de Global Gateway, et réaffirmer, dans le même temps, ma ferme volonté d’œuvrer à consolider et à diversifier davantage les relations de coopérations qui unissent mon pays, la Mauritanie, à l’Union Européenne.

Je vous remercie».

©️ Crédit source : Page FB Présidence de la RIM https://www.facebook.com/100076178417336/posts/156154066933873/

✔️Pèlerinage de La Mecque : les règles changent, pour le meilleur et pour le pire ?

~~Une nouvelle procédure d’obtention des visas pour les candidats au grand pèlerinage de la Mecque pourrait mettre de nombreuses agences de voyages occidentales sur le carreau et empêcher des milliers de pèlerins français d’accomplir le cinquième pilier de l’islam. Certains observateurs saluent toutefois une initiative destinée à mettre fin aux abus qui gangrènent le business du Hajj.

C’est une petite révolution dans l’organisation du pèlerinage de la Mecque. Après deux éditions interdites aux étrangers pour cause de pandémie de Covid-19, le Hajj 2022 aura lieu du 7 juillet au 12 juillet avec un tout nouveau système de demandes de visas pour les croyants originaires des États-Unis, du Canada, du Royaume-Uni, d’Europe et d’Australie.

Pour espérer accomplir le cinquième pilier de l’Islam, les musulmans vivant dans ces pays occidentaux sont passés cette année par la plate-forme numérique Motawif, la seule habilitée à fournir par tirage au sort des visas pour le Hajj. Les candidats devaient remplir deux conditions pour valider leur inscription : être vaccinés contre le Covid-19 et être âgés de moins de 65 ans.

Alors que les derniers résultats de cette loterie aux visas sont attendus le 18 juin, des milliers de musulmans français craignent de manquer le pèlerinage cet été. Car il n’y aura pas de places pour tout le monde : le quota 2022 de pèlerins français a été fixé à 9 200, contre plus de 20 000 habituellement.

Agences de voyages hors-jeu

Jusqu’à présent, les visas étaient accordés par les autorités du royaume wahhabite par l’intermédiaire d’agences de voyage privées. Avec Motawif, ces entreprises se retrouvent brutalement évincées de l’organisation du pèlerinage.

La Coordination des organisateurs agréés Hajj de France (CHF), qui regroupe 70 sociétés, a exprimé début juin dans un communiqué son « incompréhension de cette démarche troublante et comportant des risques très importants quant au bon déroulement du pèlerinage au départ de la France ».

« Les agences sont dans une phase où elles n’arrivent plus à se projeter. On part sur des situations de quasi faillites pour plusieurs d’entre elles », explique un responsable cité par SaphirNews, site spécialisé dans l’actualité du monde musulman.

Cependant, l’initiative saoudienne n’est pas une surprise totale pour les agences. « Cela fait plusieurs années que cette réforme du pèlerinage se prépare, mais les agences ne s’attendaient pas à une décision aussi soudaine, et surtout pas à la dernière minute », explique Leïla Seurat, chercheure associée à l’Observatoire des mondes arabes et musulmans (Omam), autrice d’une étude sur le marché du pèlerinage à La Mecque.

Escroqueries à La Mecque
Selon une source saoudienne citée par l’AFP, ce nouveau système d’attribution des visas a pour objectif de lutter contre les escroqueries de « fausses agences » qui s’emparent de l’argent de pèlerins.

Des arnaques et pratiques commerciales trompeuses que dénoncent en France, depuis 2015, Omar Dakir, président de l’Association culturelle d’entraide et de fraternité (Acef). Il cite en exemple des « agences non immatriculées qui vendent des forfaits à des prix exorbitants et obtiennent des visas avec la complicité d’agences agrées ».

Selon lui, le nouveau système mis en place par les autorités saoudiennes est « une excellente nouvelle » pour faire le ménage dans ce business du Hajj. « Pendant des années, on a parqué des citoyens français de confession musulmane dans des avions et des hôtels, sans garanties financières ni protection juridique. C’est de la mise en danger de la vie d’autrui », estime Omar Dakir.

« Pour le coup, les Saoudiens normalisent et rendent beaucoup plus transparent le système, alors que beaucoup d’argent circulait au noir », affirme de son côté Didier Leschi, ancien chef du bureau central des cultes au ministère français de l’Intérieur, auprès du site d’actualité religieuse La Croix Africa.

Côté prix, trois forfaits sont disponibles pour les musulmans résidant dans la zone occidentale et s’échelonnent de 6 200 euros à 9 900 euros pour des séjours d’environ trois semaines.

Reprise en main
En supprimant des intermédiaires, le royaume saoudien cherche également à maximiser les revenus colossaux générés par le tourisme religieux ainsi qu’à diversifier son économie.

Avant la pandémie, les deux principaux pèlerinages musulmans, le Hajj et la Oumra, rapportaient quelque 12 milliards de dollars (10,2 milliards d’euros) par an à l’Arabie saoudite.

« L’Arabie saoudite veut reprendre en main ce marché pour bénéficier directement des échanges avec le pèlerin. Cette réforme s’inscrit dans le plan Vision 2030 qui a pour objectif de développer le tourisme afin de préparer l’après-pétrole », analyse Leïla Seurat de l’Omam.

Reste à savoir si les Saoudiens seront capables de se substituer aussi facilement aux agences occidentales, alors que subsistent de nombreux points d’interrogation sur la nouvelle organisation et l’accompagnement dont bénéficieront les fidèles. « Les agences occidentales jouent sur la peur des gens en affirmant qu’il n’y aura pas de guides sur place, mais c’est complètement faux », rétorque Omar Dakir, le président de l’Acef.

« Il n’y aura plus de cohésion au sein de groupes de pèlerins français qui voyagent ensemble », précise toutefois Leïla Seurat. « Les tentes [dans lesquelles dorment les pèlerins à Mina après la Mecque] étaient organisées en fonction de la nationalité. C’est difficile de savoir comment ils feront cette année. Cela risque d’être un sacré pataquès ».

Pour cette édition 2022, l’Arabie saoudite a autorisé la venue d’un million de pèlerins étrangers ou nationaux, contre 2,5 millions avant la pandémie de Covid-19.

©️ Crédit source : https://www.france24.com/fr/moyen-orient/20220617-p%C3%A8lerinage-de-la-mecque-les-r%C3%A8gles-changent-pour-le-meilleur-et-pour-le-pire?ref=fb_i

● Rétro 12 juin 2021 : Le leader abolitionniste mauritanien auprès des déplacés victimes d’esclavage par ascendance au Mali.

Rétro – Bamako Mali 12 juin 2021 | La communication du leader d’IRA 🇲🇷 lors de sa visite aux déplacés victimes de l’esclavage par ascendance. Une prise de parole historique par laquelle le député mauritanien Biram Dah Abeid interpelle les élites africaines sur les manquements historiques concernant l’engagement contre l’esclavage intra-africain.

● Place : Cité des enfants.

©️ Source média page Bamako Bamada

🟥 Liens utiles : 👇🏼 la pétition sur l’affaire de 4 pères de famille anti-esclavagistes tués à Djandioumé le 1 septembre 2020
https://www.change.org/p/united-nations-esclavagisme-par-ascendance-et-atrocit%C3%A9s-en-milieu-sonink%C3%A9-au-21%C3%A8me-si%C3%A8cle?recruiter=false&utm_source=share_petition&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_medium=whatsapp&utm_content=washarecopy_24716064_fr-FR%3A3&recruited_by_id=e909d1a0-f784-11ea-8fcf-79bb7a7891fd

http://rmi-info.com/entretien-de-rmi-avec-koundou-soumare-de-ganbanaaxun-fedde/

✍️🏿 KS pour le BLOG

✔️Le discours du président Ghazouani au sommet Africa CEO Forum à Abidjan.

Le Président de la République, SEM. Mohamed Cheikh El Ghazouani, a prononcé, mardi, devant le sommet Africa CEO Forum, un important discours dans lequel il a mis en exergue l’importance de cette rencontre pour faire connaitre les opportunités d’investissement de notre pays et de renouer le contact avec ceux et celles qui voudraient bien l’accompagner dans ses efforts de construction d’une économie forte, diversifiée, durable et inclusive.

Voici le texte intégral de cet important discours:

« Bonjour Mesdames et Messieurs ;
Je voudrais d’abord commencer par remercier la République sœur de Côte d’Ivoire et Africa CEO Forum pour l’opportunité, aujourd’hui, offerte à nos pays d’échanger directement avec un grand nombre d’investisseurs de qualité intéressés par le développement de l’Afrique.
Cette rencontre constitue pour mon pays une heureuse occasion pour faire connaitre ses opportunités d’investissement et de renouer le contact avec ceux et celles d’entre vous qui voudraient bien l’accompagner dans ses efforts de construction d’une économie forte, diversifiée, durable et inclusive.
La Mauritanie se présente à vous comme elle est un pays de paix, de stabilité, de sécurité, d’opportunités économiques et d’ambitieux développement résolument soutenu, un pays où le débat démocratique est riche, où les libertés sont respectées et les personnes, les biens et les idées circulent librement.
Avec un code d’investissement attractif et des orientations stratégiques axées sur le développement du secteur privé et le partenariat public-privé, la Mauritanie offre d’énormes opportunités d’investissement.
Aidée en cela, entre autres, par sa façade maritime de plus de 700 km avec une zone économique exclusive de 234000 km2, et un potentiel halieutique riche de plus de 600 espèces répertoriées, et un potentiel de capture permissible évalué à environ 1,7 millions de tonnes par an, son cheptel de plus de 20 millions têtes de bétail, son potentiel agricole évalué à 500 mille hectares, dont 135 mille hectares irrigués et ses ressources extractibles à fort potentiel d’exploitation, mines, pétrole, gaz, etc.
Les politiques et les réformes que nous avons engagées depuis quelques années n’ont cessé, au fil des ans, de renforcer la confiance des investisseurs et d’éveiller leur intérêt aux potentialités du pays.
Capital humain, étant un important pilier de notre stratégie de développement national, nous consacrons à la santé et à l’éducation une attention particulière et des moyens de plus en plus importants.
La manière dont nous avons géré la pandémie de la Covid-19 fut saluée par plusieurs institutions internationales, et tout en protégeant les citoyens, contribuait à une nette amélioration de notre système de santé publique, et nos efforts pour élever, sans cesse, le niveau de cette amélioration se poursuivent sans relâche.
En matière d’éducation, une réforme profonde et consensuelle est actuellement en phase de finalisation.
En outre, nous avons, ces trois dernières années, fourni d’importants efforts en vue de maitriser notre dette publique. Nous sommes confiants que nos partenaires financiers, à leur prochaine évaluation de soutenabilité de la dette mauritanienne, vont conclure qu’elle dégage un risque modéré, ce qui ouvrira la voie à une stabilité fiscale encore plus durable et une marge de manœuvre plus large pour l’investissement public.
Nous disposons d’une monnaie au cours stabilisé rehaussé à une réserve d’échanges d’un bon niveau. Certes, partout dans le monde, l’inflation augmente, et nous gérons ses effets en Mauritanie par un ensemble de mesures visant à protéger le pouvoir d’achat des plus démunis, tout en respectant les exigences d’une politique budgétaire responsable.
Nous attendons, en partenariat avec nos frères sénégalais, avec British Petrolium et avec cosmos la production du gaz dans le courant de l’année prochaine. Cela sera, aux côtés du minerai de la SNIM et de l’or par KINROSS, un autre important jalon dans la construction de l’économie nationale, une raison supplémentaire de croire à une stabilité fiscale à long terme en Mauritanie.
Dans le même ordre d’idées, il me plaît de souligner le potentiel de mon pays en matière d’énergies renouvelables et d’hydrogène vert qui suscite, actuellement, fort engagement.
Les premiers engagements ont été pris en vue d’investissements jamais connus par le passé dans notre pays. Cette voie ouvrira une nouvelle ère pour la Mauritanie. Nous-nous y préparons et nous vous invitons à explorer les opportunités d’investissement qu’elle offre.
Les réformes conduites récemment pour faciliter l’investissement privé pour encourager le partenariat public-privé, particulièrement dans le domaine des infrastructures et pour le climat des affaires, devraient accélérer le flux des investissements chez nous et précisément dans le domaine des industries extractives.
Des secteurs comme les infrastructures, l’agriculture, la pêche et les nouvelles technologies constituent pour les investisseurs de toutes nationalités de nouveaux horizons d’investissement très prometteurs.
Dans quelques instants vous seront présentés des projets sélectionnés et préparés sur la base de l’intérêt qu’ils pourraient susciter auprès d’un parterre comme le vôtre.
Je suis confiant qu’ils retiendront l’attention de plusieurs d’entre- vous, et vous assurer que le gouvernement et l’administration vous accompagneront dans leur réalisation. Et au-delà de cette présentation, vous êtes tous invités à visiter notre pays et à découvrir encore bien d’autres opportunités d’investissement sûres et rentables.
Je vous remercie ».

©️ Crédit source : https://www.facebook.com/100076178417336/posts/154446297104650/

✔️Conférence internationale à Alger sur la diplomatie du sport | La contribution de notre compatriote, l’expert médias Lassana Camara (Le Quotidien de Nouakchott)


Jeudi 9 juin 2022, s’est tenue à Alger la Conférence Internationale sur la Diplomatie du Sport organisée par le Forum Algérien pour la Citoyenneté et la Modernité (FACM). De nombreux experts Algériens et étrangers dont notre compatriote Lassana Camara y ont pris part.

Après le mot de bienvenue du Président du Forum Algérien pour la Citoyenneté et la Modernité, Amine SBIA, il y a eu les allocutions des représentants du Ministère des Affaires étrangères et celui de la jeunesse et des Sports d’Algérie. Après ce fut, les interventions du Président du Comité Olympique Algérien Abderrahmane Hammad et de Mustapha Larfaoui, ex président de la Fédération Internationale de Natation (FINA), membre Honoraire du Comité Olympique International (CIO), avant le début des travaux du forum.

Des communications ont été ensuite, développées par les différents intervenants (Abderrahmane Belmoctar- ex directeur général MAE, ancien Ambassadeur, Dr Slimane Aradj- Recteur de la Faculté des Sciences Politiques, à l’Université d’Alger 3, Saïda Brahim- Secrétaire Générale du FACM- ex Parlementaire, Walid Bouchenafa – Consultant International du Sport et Lassana Camara- Expert Média CAF.

Il y avait à la modération : Chérif Oudjani, Dr Nasredine Guemriche et Oussama Iferah respectivement ancien footballeur Algérien et Conseiller International en Sport, Coordinateur de la Commission Ministérielle du Suivi et Evaluation de l’Elite Sportive, Laboratoire de la Politique et de la Commission Sociale.

La diplomatie sportive est devenue un élément stratégique au service du rayonnement de l’Algérie. C’est ce qu’ont affirmé les nombreux experts ainsi que des responsables Algériens ayant occupé des postes au sein des instances sportives internationales, présents à ce forum.

Le Mauritanien Lassana Camara, expert Media à la Confédération Africaine de Football (CAF), a mis en exergue l’importance de la coordination entre les ministères de la Jeunesse et des Sports et celui des affaires étrangères dans la promotion du sport.

Selon lui, l’Algérie a toujours été une passerelle pour les joueurs africains qui veulent faire une carrière professionnelle en Europe. ‘’L’Algérie n’a pas besoin de publicité comme beaucoup de pays africains pour faire la promotion du sport, mais il faut juste l’exploiter à travers la mise en place d’une diplomatie effective’’, a fait savoir l’expert Média Mauritanien.

Cette conférence internationale sur « la diplomatie sportive, soft power au service du rayonnement de l’Algérie », aura été l’occasion pour établir une série de recommandations visant à mettre en place une stratégie pour faire valoir les atouts de l’Algérie en matière de diplomatie sportive.

Hachim

Le Quotidien de Nouakchott
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Encadré

Communication de notre compatriote : Jeudi 09 juin 2022 – ALGER

De nos jours, il est largement répandu que le sport est un puissant vecteur de lien entre les Hommes, les Institutions et même les États. Un outil de développement sur lequel peuvent s’appuyer des politiques, à conditions qu’il existe une cohérence entre les valeurs véhiculées.

par le sport et les organisations qui s’en réclament. Nombreux sont les exemples d’événements sportifs qui ont permis à des États de rayonner sur une période ou une zone donnée, le temps d’une compétition ou de projets sur le long terme. La Coupe d’Afrique des nations de football en est la parfaite illustration à l’échelle de notre continent africain.

Par exemple : La Mauritanie qui n’existait pas sur la scène sportive internationale, grâce à la vision sportive et diplomatique de son Président Ahmed Yahya a propulsé le pays vers sommets avec des arguments solides à la hauteur de ses ambitions, une révolution du foot mauritanien, au pas de course. Pourtant il s’était retrouvé devant le désert aride, une équipe à la dernière place du classement mondial, exclu des compétitions internationales, pas d’entraineurs salariés, pas d’administration réelle. Parti de zéro, Ahmed Yahya entreprend un véritable travail de titan, redore le blason et Nouakchott devint une destination pour parler football (Sommets de la FIFA, Cérémonie FFRIM Awards, les présidents de la FIFA et de la CAF ont visité le pays, plusieurs fois…).

Le Rwanda avec ses contrats de Marchandising avec le PSG. Un autre grand pays qui a mis une place, une politique de diplomatie industrielle autour du sport en signant des partenariats avec plus d’une vingtaine de Fédérations, ce pays est devenu une base arrière des nations qui n’ont pas de stades aux normes internationales. Une référence absolue en matière de synchronisation de diplomatie sportive, économique et diplomatique avec des résultats gigantesques.

A tel point que parvenir à rayonner en s’associant aux valeurs positives telles que le fair-play et le respect de l’autre, le dépassement de soi ou encore la solidarité est devenue un enjeu crucial pour créer un lien avec l’opinion publique mondiale. Et pour cause, le sport crée des conditions propices à la conduite des relations internationales. Il peut être d’un grand appui pour acter des réformes, susciter des innovations ou encore introduire de nouvelles approches dans les diplomatiques …

©️ Élément médias Post Facebook https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10227216245335644&id=1343830013

✓Début des examens du brevet de fin d’études du 1er cycle du secondaire sur tout le territoire national


Les examens de fin d’études du premier cycle de l’enseignement secondaire ont commencé aujourd’hui, mercredi, sur l’ensemble du territoire national.

Au niveau national, 71 726 candidats prendront part à ces épreuves, dont 18 696 candidats libres, et 18 609 issus des écoles privées.

Le nombre de filles participant à ces examens est de 37 628, soit 52,46 %. L’examen se déroulera pendant trois jours dans 314 centres, dont 44 à l’intérieur du pays et 70 à Nouakchott, en plus d’un centre à l’étranger à Banjul.

Il convient de noter que le ministère a adopté cette année une nouvelle méthodologie concernant les examens nationaux, en vertu de laquelle le concours d’entrée en première année du collège sera pris en charge au niveau de wilayas s’agissant des questions mais aussi de la correction. En revanche, pour ce qui est du brevet, seule la correction sera prise en charge au niveau des wilayas.

AMI (Agence Mauritanienne d’information) https://fr.ami.mr/Depeche-64849.html

✓La police remet à l’ex-président Aziz l’ordre de son renvoi devant la justice

Des policiers se sont présentés ce vendredi 3 juin courant au domicile de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz pour lui remettre un ordre du pôle d’enquête anti-corruption, relatif à son renvoi devant la justice.

Le pôle d’enquête anti-corruption avait décidé, mercredi dernier, de renvoyer en jugement 13 prévenus du dossier de la décennie », dont à leur tête Ould Abdel Aziz.

Le ministère public avait demandé auparavant au pôle d’enquête chargé des crimes économiques et financiers de renvoyer tous les inculpés dans ledit dossier devant le tribunal pénal habilité en la matière.

©️ Via Cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=757073

✓Suspension, jusqu’à nouvel ordre, du processus de consultation nationale

Le Ministre-secrétaire général de la Présidence de la République, M. Yahya Ould Ahmed Al-Waqf, Président du Comité national de Préparation de la Concertation nationale, a annoncé la suspension de la concertation afin que le dialogue soit inclusif entre tous les partis politiques et que le calme politique continue de prévaloir entre les différentes parties de la scène politique.
Il a indiqué, lors d’une conférence de presse tenue mercredi soir au siège de l’Académie diplomatique à Nouakchott, que Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a affirmé son engagement à mettre en œuvre les résultats de cette consultation, et que le Comité a bien préparé cette concertation à travers la sélection des participants et la définition des thèmes de discussion.
Il a ajouté que 280 personnes ont été désignées comme représentants des partis politiques et 320 organes et institutions de la société civile, ainsi que neuf ateliers et trois axes composés de sous-thèmes, un comité de pilotage, un autre pour les médias et la presse, et un comité de secrétariat.
Le ministre secrétaire général a passé en revue les premières indications de cette voie, qui a commencé avec la participation des partis représentés au Parlement, pendant l’étape Covid 19, à la voie de la construction du système de santé, alors que cette relation s’est développée pour lancer une initiative pour un dialogue national, mais ce terme a été changé pour devenir consultation nationale au lieu de dialogue national.
Il a déclaré que suspendre la concertation ne signifie pas l’annuler, mais renvoyer la balle à l’échiquier politique pour s’entendre sur une voie globale qui inclut tous les partis sans exception, afin que le calme politique reste de mise entre tous les partis et qu’aucun parti ne soit exclu car le pouvoir cherche à unifier l’opposition et à en faire un partenaire actif dans le processus politique.
Il a souligné que toute question émergente peut faire l’objet d’un dialogue, telles que les élections et autres, comme cela a eu lieu au sujet de l’éducation, autour de laquelle un dialogue global a été organisé entre les différentes parties et auquel ont participé différentes organisations culturelles, et une loi d’orientation est en préparation à ce sujet.

©️ Via AMI – https://fr.ami.mr/Depeche-64722.html

✓Biram Dah Abeid : « ce dialogue risque d’être une redite de celui d’Aleg 1958 entre féodalités des communautés »

Ce lundi 30 mai 2022 à Nouakchott, le député national Biram Dah Abeid et leader abolitionniste de l’ONG IRA Mauritanie a tenu un point de presse devant différents organes médiatiques.

~Ci-après l’élément communicationnel sur les thèmes abordés :

« 🟦 À la presse

Nouakchott, le 30 mai 2022
A la presse participant à la conférence de presse animée cet après-midi du lundi 30 mai 2022.

Les axes :

1. Les revendications populaires et les solutions répressives ;

2. Le martyre des prisonniers de Rkiz à Rosso, perspectives et défis

3. La prise de conscience collective et les exigences de la citoyenneté : le choix de la fermeté, dans les questions sécuritaires, et la dureté des procédures judiciaires constituent-ils une solution viable et durable ?

4. Des arrestations récurrentes dénotant d’un ciblage de l’opinion politique et de pensée.
Les lois réprimant l’atteinte aux symboles nationaux et celles liées aux crimes cybernétiques, la loi sur le terrorisme, ne sont-ils, dans les faits, qu’un moyen pour faire taire les hommes et femmes aux opinions politiques et idéologiques contredisant celles du pouvoir ?

5. La poursuite des pratiques esclavagistes : quelle importance accordée aux lois et pédagogies luttant contre le phénomène si l’on continue à échapper à la loi : Vella Mint Mahmoyd (8 ans), avec l’aide de l’organisation IRA frappé à la porte de la liberté à travers le commissariat de police de l’arrondissement de Dar El Barka dépendant du tribunal d’Aleg. .
– Les voix des mineurs issus de milieux sociaux défavorisés étouffés depuis des siècles : l’icône Almalouma Mint El Meidah, et Saadani Mint Khaitour qui font face au statu quo social : Noyer les voix de ceux qui réclament justice dans des concepts tels que « le sectarisme « et « l’ingratitude envers les groupes dominants » peut-il stopper cette volonté d’arracher les droits et consacrer la pleine citoyenneté ?
– Le dialogue et les concertations politiques : l’histoire se répétera-elle, en rééditant le congrès d’Aleg de 1958, avec un dialogue où seuls les groupes dominants ont voix au chapitre, et se limitant aux groupes communautaires et raciaux ?
– Quelle message derrière l’incident d’Atar ? L’aile des faucons dans le pouvoir du président Ghazouani ont-ils réussi à remplacer l’apaisement, comme choix stratégique, par la résurgence de la crise politique ?

La Commission de communication d’IRA »

Au cours de cette prise de parole, l’ancien candidat aux présidentielles de 2014 et 2019 a largement abordé les thèmes du jour. Ainsi il exprime ses réticences sur le dialogue en gestation entre le pouvoir et certains milieux politiques et sociaux. Tout en espérant qu’il y ait une réussite à l’issue, il estime que ce conclave annoncé exclut les franges déshéritées incarnées par son courant politique et social. Il compare l’événement à un « Congrès d’Aleg bis » , en référence au Congrès d’Aleg de 1958 entre ténors politiques communautaires du pays pour la fondation de la nation mauritanienne. Notant que ce serait un dialogue entre les féodalités de différentes communautés.

À propos de l’incident survenu à Atar il y a quelques jours lors de sa rencontre publique avec ses partisans, il déclare que : « L’incident d’Atar nous indique que la récréation est terminée, l’apaisement n’est plus de mise…, l’ancienne méthode forte et agressive semble revenir par de faucons autour du président Ghazouani« 

✍🏾KS pour le BLOG

✓Mauritanie | Concertations nationales : 580 participants autour de trois grands thèmes

Le Calame – Le comité préparatoire des concertations nationales a arrêté à 580 personnes, la liste de participants aux concertations nationales dont le lancement officiel est prévu en ce mois de mai 22.

Ces participants sont d’abord issus des deux camps politiques (300), de personnes ressources (40), de la diaspora (20), du patronat (10), des centrales syndicales (20), centres d’études et de recherches (5), l’Association des maires (10), ordres professionnels (30), Ulémas et Imams (10), Associations Arts et Lettres (5), OSC (30), conseils régionaux (20), députés, (50), Conseil économique et social (5), Institution de l’Opposition (10, Haut Conseil de l’éducation (5), Observatoire national des Droits de la femme (5) et du haut Conseil de la décentralisation (5).

Certaines organisations désigneront leurs représentants tandis que d’autres définiront leur propre clef de répartition.

50 personnes encadreront les différents ateliers. Pour critère de désignation des participants, le comité recommande aux différents organisations de mettre l’accident sur le genre, l’âge, la diversité, la compétence et la représentativité.

Le comité préparatoire a fixé, par la même occasion, les thématiques, objets des concertations. Il s’agit de propositions des différents partis politiques, recoupés autour de 3 grands thèmes : Processus démocratique/ Etat de droit qui portera sur la réforme du système électoral, le renforcement des libertés et réforme institutionnelles ; Unité nationale et Cohésion sociale dans lequel sont rangés, l’esclavage et ses séquelles, dossiers nationaux en suspens (droits de l’homme) et justice sociale et équité ; Bonne gouvernance déclinée entre réformes administrative et judiciaire, réforme agraire et protection de l’environnement.

Ce travail marque la deuxième étape du processus de dialogue en gestation depuis quelque temps. Les thèmes retenus posent les problèmes nationaux. Seulement, il y a lieu de s’interroger sur ce fameux dossier du passif humanitaire et de cette école républicaine. En effet, il s’agit d’équations de l’unité nationale que le gouvernement a entamé de régler sans attendre le dialogue.

Les états généraux de l’éducation ont été tenus et le ministère de l’éducation nationale s’est empressé de produire un projet de loi sur la réforme du système éducatif. Sur le passif humanitaire des tentatives de règlements sont amorcés avec les rescapés militaires, les veuves et les orphelins. Certains observateurs se demandent si on n’a pas voulu couper l’herbe sous les pieds des dialoguistes.

La Mauritanie a connu deux dialogues sous Ould Abdel Abdel Aziz, elle continue toujours de vivre les mêmes problèmes, parce qu’on n’a pas voulu évacuer certaines questions relatives surtout au vivre ensemble et à la bonne gouvernance. En Mauritanie, hélas, des citoyens peuvent inciter à la violence, à la déportation, voire aux meurtres contre d’autres concitoyens sans que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur ?

Dans notre pays, on ne se gène pas face aux inégalités criantes entre les citoyens, aux injustices, à l’exhibition de richesses dont les origines ne peuvent être que douteuses. Le dialogue en gestation saura-t-il préconiser des solutions radicales pour enrayer de tels errements ? Les acteurs du dialogue ont-ils gagné en maturité par rapport aux dialogues précédents?

Leur souci de l’avenir de leur pays remportera-t-il sur celui des intérêts égoïstes, claniques et partisans ? Enfin, le président de la République mettra-t-il en oeuvre, comme il s’y est déjà engagé les recommandations consensuelles sorties de ces concertations ?

Wait and see !

©️ via https://cridem.org/C_Info.php?article=756429