Collectif des Associations de Lutte contre l’Esclavage et ses Séquelles en milieu Soninké en Mauritanie (CALESM)

COMMUNIQUE DE PRESSE

« Ce 10 octobre 2018, dans la localité de Bafrara, village soninké du Mali, des agressions physiques d’une violence inouïe ont perpétrées par une foule de féodaux déchaînés contre quelques membres de la communauté GANBANAAXU » (cf. Communiqué de presse du forum GANBANAXU, un mouvement pacifique d’émancipation des descendants d’anciens esclaves en milieux soninkés).

Les victimes sont considérées comme des esclaves par leurs agresseurs, donc leurs soi-disant maitres. C’est dire, comme en Mauritanie, au Mali aussi et dans le milieu soninké, l’esclavage continue d’être une pratique admise et banalisée et toute personne opposée à cette ignoble pratique est bâillonnée voire exclue de la communauté ; elle peut perdre ses terres qui sont propriétaires du maitre et même sa dignité d’homme, comme le cas de Bafrara.

Les victimes, blessées, ont été admises à l’hôpital de Kayes. Il s’agit de :

ISSA DIARRA (ligoté et tabassé avec une côte cassée)
– MAMADOU DIARRA
– SIDI CISSOKHO
– HAMADY DIARRA
– BAKERY COULIBALY

Le Collectif des Associations de Lutte contre l’Esclavage et ses Séquelles en milieu Soninké en Mauritanie (CALESM) tient à exprimer sa grande indignation face à cette répression brutale contre des paisibles citoyens de la localité de Bafara, une localité située dans la région de Kayes (Mali).

Devant cette situation, le CALESM :

– Dénonce le traitement infligé à ces militants abolitionnistes

– Condamne sans réserve cette répression aveugle des citoyens maliens

– Demande au gouvernement malien d’œuvrer pour assurer l’indépendance effective de la Justice afin que les auteurs répondent de leurs actes

– Apporte son soutien total aux victimes de cette barbarie inouïe d’un autre âge

– Exige l’application rigoureuse de la loi contre ces individus qui, par leurs agissements indignes du genre humain, ont terni l’image du Mali

– Appelle au calme et à la responsabilité.

Nouakchott, le 18/10/2018

Commission Communication

Communiqué de presse : Des extrémistes féodaux agressent sauvagement des paisibles citoyens dans des localités soninkés au Mali.


Ce 10 octobre 2018, dans la localité de Bafrara, village soninké du Mali, des agressions physiques d’une violence inouïe sont perpétrées par une foule féodale déchaînée contre quelques membres de la communauté GANBANAAXU*. Depuis plusieurs mois, les autorités maliennes en milieux soninkés, tergiversent par d’approches ambiguës vis à vis du régime féodalo-esclavagiste soninké devenu de plus en plus agressif. À Bafrara, certains citoyens qui portent l’éveil antiesclavagiste, ont vu leurs jeunes plants détruits dans un champ par des extrémistes féodaux du village. Après ces actes inhumains et sauvages dans une communauté ethnique partageant la même religion, les victimes ont été attaquées et humiliées (Attachées comme du bétail) publiquement dans le village. Blessés et atteints profondément, ils sont aux soins toujours ces dernières heures. L’affaire est portée aux autorités compétentes qui disent suivre les investigations. Dans une bagarre provoquée en parallèle par de jeunes féodaux , un jeune garçon membre de la communauté GANBANAAXU a reçu un couteau et est également aux soins à Kayes.

Dans la nuit du 11 octobre 2018, à Kainéra, autre village malien , d’autres membres GANBANAAXU sont attaqués également par certains extrémistes féodaux.

Nous condamnons fermement ces agissements sauvages et graves. Nous interpellons les autorités publiques du Mali sur la gravité de cette situation qui prévaut dans certaines contrées soninkés.

Fidèles à notre principe de pacifisme cultivé fièrement, nous réitérons l’appel à nos membres et sympathisants pour tenir à ce principe cardinal. L’ambition digne de notre engagement vaut plus que les manoeuvres haineuses et agressives de nos détracteurs dépassés et défaits MORALEMENT.

TOUS ÉGAUX EN DIGNITÉ ET EN DROITS.

*Mouvement pacifique d’émancipation des descendants d’anciens esclaves en milieux soninkés.

Pour la communication GANBANAAXU.

13 octobre 2018

DECLARATION : Plusieurs blessés graves parmi les militants d’IRA – Mauritanie

Ce lundi 08 octobre, à l’ouverture de la première session de l’assemblée nationale mauritanienne, des militants d’IRA – Mauritanie sont venus nombreux protester contre la poursuite de la détention du président Biram Dah Abeid, élu député alors qu’il était en détention.

En effet, depuis le 07 août 2018, Biram Dah Abeid croupit en prison sur la base de poursuites fallacieuses suite à la plainte d’un pseudo journaliste, une taupe de la police politique du dictateur Mohamed ould Abdelaziz.
Les unités de la police, armées jusqu’aux dents, venues à la rencontre des militants, n’y sont pas allés de main morte. Plusieurs militants, dont l’épouse du président Biram, se trouvent aux urgences de l’hôpital national ;
il s’agit de :

– El Hadj El Id,
– Leila Ahmed,
– Abdellahi Abou Diop,
– Abdellahi Hamedi,
– Zouber M’Bareck,
– Mouna Malick,
– Khayri M’razkhi,
– Malick Sy.
– Souleymane yoro

Il faut noter que trois militants ont été particulièrement visés et ont eu des fractures dans plusieurs parties de leur corps, il s’agit de :

1- El Hadj El Id
2- Abdellahi Hamedi,
3- Abdoullahi Abou Diop

IRA – Mauritanie, fidèle à son engagement en faveur des Droits humains :
– Proteste vigoureusement contre la barbarie dont ont été victimes les militants d’IRA – Mauritanie en sit-in pacifique,
– Exige l’ouverture d’une enquête indépendante pour situer les responsabilités de cette violence aveugle que rien ne peut justifier,
– Appelle l’ensemble des militants à rester mobiliser pour la Mauritanie et pour le droit,
– Réitère son exigence de libération du président Biram Dah Abeid et ce, sans condition aucune,
– Et souhaite aux blessés un prompt rétablissement.

Fait à Nouakchott, le 08 octobre 2018
La Commission de communication

Urgent : Prix Nobel de la paix 2018, le médecin congolais Dr Mukwege primé !

🔴 #URGENT – #PrixNobel de la Paix 🕊

Le Congolais Dr. Denis Mukwege et la Yazidie Nadia Murad primés pour leur lutte contre les violences sexuelles en temps de guerre.

Crédit source : JT France24

Paris, 4 octobre 2018 : Sit-in de soutien au leader abolitionniste emprisonné Biram.

Des militants et sympathisants du mouvement abolitionniste IRA ont tenu un sit-in de soutien près de l’ambassade de Mauritanie à Paris dans le 16ème arrondissement. Menés par une antenne de IRA-France, les manifestants ont scandé des slogans dénonçant l’acharnement judiciaire que subit le leader abolitionniste incarcéré depuis le 7 Août dernier. Élu député lors des élections législatives du 1 et 15 septembre, Monsieur Biram Dah Abeid est à la tête d’une organisation antiesclavagiste fondée en 2008 mais toujours non reconnue par les autorités de Nouakchott. Ainsi ce jour, selon les cadres IRA-France, le but est de lancer un énième cri d’alerte aux autorités mauritaniennes et françaises sur le sort de leur leader qui croupit en prison pour des motifs douteux et inadmissibles .

À noter la présence pour couverture d’un journaliste et blogueur français, Alexis Poulin proche du mouvement politique des INSOUMIS de l’influent homme de Gauche universaliste M L Mélenchon.

Voir ci-dessous le photoREPORTAGE du sit-in :

Ameth Gaye chargé de Com IRA-France au micro d’Alexis Poulin de https://www.lemondemoderne.media

L’intervention de Chedad Amar ancien secrétaire général IRA-France

Avec le journaliste Alexis Poulin pour notre mot de soutien lors du sit-in.

Avec l’étudiant sociologue et militant éclairé pour les causes justes Boulaye DIAKITÉ

Elhadj FALL, responsable proche du leader abolitionniste Biram Dah Abeid avec Chedad Amar.

Le Collectif des Associations de Lutte contre l’esclavage et ses séquelles en Milieu Soninké au congrès national de SOS – ESCLAVES.

L’organisation SOS- Esclaves a démarré les travaux de son congrés national le vendredi 28 septembre 2018 à Nouakchott.

A cette occasion , le Collectif des Associations de Lutte contre l’Esclavage et ses Séquelles en Milieu Soninké à fait la déclaration suivante:

L’organisation SOS- Esclaves a démarré les travaux de son congrés national le vendredi 28 septembre 2018 à Nouakchott.

A cette occasion , le Collectif des Associations de Lutte contre l’Esclavage et ses Séquelles en Milieu Soninké à fait la déclaration suivante:

Mot du Collectif à l’occasion du Congrès de SOS esclaves

Chers invités

Au nom du Collectif des associations de lutte contre l’esclavage et ses séquelles en milieu Soninké
Nous saisissons cette auguste occasion pour adresser nos félicitations à l’ONG Sos Esclaves et à son président Boubacar Ould Massaoud pour son engagement constant pour l’avènement d’une Mauritanie juste et équitable au sein de laquelle tous les citoyens sans aucune exclusive jouissent de tous leurs droits.
La lutte contre les pratiques esclavagistes qui nous réunit est un combat universel de tous les justes. Notre collectif s’est engagé aux côtés de SOS et de toutes les organisations de droits de l’homme pour dénoncer et combattre toutes les formes de pratiques qui touchent à la dignité humaine et dont l’esclavage est le principal déterminent au sein de nos sociétés négro-africaines.
Nous ne faisons point de différence entre la peste et le choléra. Toutes les manifestations de l’esclavage sont également ignobles et exécrables. Tant qu’un seul cas de traitement inhumain et dégradant existe, notre collectif le dénoncera avec la dernière énérgie.
Le Collectif des associations de lutte contre l’esclavage et ses séquelles en milieu Soninké , réaffirme que les pratiques esclavagistes existent encore dans toutes les sociétés Mauritaniennes.
Nombreux sont ceux parmi les intellectuels et activistes negro africains qui sont prompts à dénoncer l’esclavage quand il s’agit de la communauté Beydane et rejettent en bloc l’existence de cette pratique au sein de la communauté negro africaine pendant qu’ils s’accommodent allégrement de cette pratique en l’ exhibant honteusement aux visiteurs incrédules.
Nous , collectif , ne sommes contre personne , mais au contraire, nous sommes pour tous les hommes , tous les humains , car nous considérons que le malheur d’une seule personne affecte inéluctable tous les autres humains.
L’esclavage chez les Soninké existe et continuent encore d’impacter directement la vie de milliers de citoyens mauritaniens en ce 21 siècle. A titre d’illustrations :
En 1994, lorsque le périmètre pilote a été aménagé, les lobbies esclavagistes qui tiennent les rênes du pouvoir local, ont empêché des citoyens mauritaniens d’avoir accès une terre , dont leurs parents ont défriché et exploité pendant des générations.
Tout récemment en juin 2018, à Daffor des familles entières ont été empêchées d’exploiter leurs champs par ce qu’elles ont rejeté l’ordre féodal. Pourtant ces terres ont été défrichées et entretenues par leurs ancêtres depuis la nuit des temps. Sur la base de la loi ces terres reviennent de droit à ces braves familles, mais hélas.
Je ne saurai terminer sans partager avec vous ce témoignage d’une victime de l’esclavage :

« Je m’appelle Laagané Coulibaly, j’ai environ 65 ans. Depuis ma tendre enfance, je voyais, ma mère Kandé Diallo aller travailler dans la famille de Seibané Seidy Camara comme esclave de case. Ma mère s’occupait de tous les travaux de ménage dans la cour familiale des Camara. Cela ne l’empêchait guère de participer activement aux travaux champêtres.
Quand j’ai atteint l’âge de 18 ans, les maitres de ma mère sont venus me récupérer chez mon père. A partir de cette date j’ai commencé à travailler pour eux comme esclave cultivant les champs et s’occupant des animaux. »

Notre engagement pour cette noble mission est serein, éclairé mais résolument ferme. A cet effet nous ne pouvons pas ne pas reconnaître les efforts des pouvoirs publics qui, malgré les pesanteurs des forces du mal, ont pu quand même baliser le terrain et faire des progrès importants. Notre solution à ce problème est une solution républicaine qui utilise les voies et les outils citoyens, loin de tout communautarisme rétrograde.
Je vous remercie

Le Collectif des Associations de Lutte contre l’esclavage et ses séquelles en Milieu Soninké.

Collectif représenté par Coulibaly Baliou Mamayari.

Chers invités

Au nom du Collectif des associations de lutte contre l’esclavage et ses séquelles en milieu Soninké
Nous saisissons cette auguste occasion pour adresser nos félicitations à l’ONG Sos Esclaves et à son président Boubacar Ould Massaoud pour son engagement constant pour l’avènement d’une Mauritanie juste et équitable au sein de laquelle tous les citoyens sans aucune exclusive jouissent de tous leurs droits.
La lutte contre les pratiques esclavagistes qui nous réunit est un combat universel de tous les justes. Notre collectif s’est engagé aux côtés de SOS et de toutes les organisations de droits de l’homme pour dénoncer et combattre toutes les formes de pratiques qui touchent à la dignité humaine et dont l’esclavage est le principal déterminent au sein de nos sociétés négro-africaines.
Nous ne faisons point de différence entre la peste et le choléra. Toutes les manifestations de l’esclavage sont également ignobles et exécrables. Tant qu’un seul cas de traitement inhumain et dégradant existe, notre collectif le dénoncera avec la dernière énérgie.
Le Collectif des associations de lutte contre l’esclavage et ses séquelles en milieu Soninké , réaffirme que les pratiques esclavagistes existent encore dans toutes les sociétés Mauritaniennes.
Nombreux sont ceux parmi les intellectuels et activistes negro africains qui sont prompts à dénoncer l’esclavage quand il s’agit de la communauté Beydane et rejettent en bloc l’existence de cette pratique au sein de la communauté negro africaine pendant qu’ils s’accommodent allégrement de cette pratique en l’ exhibant honteusement aux visiteurs incrédules.
Nous , collectif , ne sommes contre personne , mais au contraire, nous sommes pour tous les hommes , tous les humains , car nous considérons que le malheur d’une seule personne affecte inéluctable tous les autres humains.
L’esclavage chez les Soninké existe et continuent encore d’impacter directement la vie de milliers de citoyens mauritaniens en ce 21 siècle. A titre d’illustrations :
En 1994, lorsque le périmètre pilote a été aménagé, les lobbies esclavagistes qui tiennent les rênes du pouvoir local, ont empêché des citoyens mauritaniens d’avoir accès une terre , dont leurs parents ont défriché et exploité pendant des générations.
Tout récemment en juin 2018, à Daffor des familles entières ont été empêchées d’exploiter leurs champs par ce qu’elles ont rejeté l’ordre féodal. Pourtant ces terres ont été défrichées et entretenues par leurs ancêtres depuis la nuit des temps. Sur la base de la loi ces terres reviennent de droit à ces braves familles, mais hélas.
Je ne saurai terminer sans partager avec vous ce témoignage d’une victime de l’esclavage :

« Je m’appelle Laagané Coulibaly, j’ai environ 65 ans. Depuis ma tendre enfance, je voyais, ma mère Kandé Diallo aller travailler dans la famille de Seibané Seidy Camara comme esclave de case. Ma mère s’occupait de tous les travaux de ménage dans la cour familiale des Camara. Cela ne l’empêchait guère de participer activement aux travaux champêtres.
Quand j’ai atteint l’âge de 18 ans, les maitres de ma mère sont venus me récupérer chez mon père. A partir de cette date j’ai commencé à travailler pour eux comme esclave cultivant les champs et s’occupant des animaux. »

Notre engagement pour cette noble mission est serein, éclairé mais résolument ferme. A cet effet nous ne pouvons pas ne pas reconnaître les efforts des pouvoirs publics qui, malgré les pesanteurs des forces du mal, ont pu quand même baliser le terrain et faire des progrès importants. Notre solution à ce problème est une solution républicaine qui utilise les voies et les outils citoyens, loin de tout communautarisme rétrograde.
Je vous remercie

Le Collectif des Associations de Lutte contre l’esclavage et ses séquelles en Milieu Soninké.

Collectif représenté par Coulibaly Baliou Mamayari.

Conférence Internationale sur la Gouvernance Sécuritaire en Afrique à Paris, en photos par notre BLOG !

Cette rencontre organisée sous le patronage de l’Institut Mandela en partenariat avec d’autres organismes dont le CCDMD (le Cadre de Concertation et de Dialogue des Mauritaniens de la Diaspora), a vu passer un panel d’intervenants de haute volée. Les débats ont été ouverts par le modérateur Dr Ousmane Sao, chercheur mauritanien et président du CCDMD. Par la suite le président de l’Institut Mandela, Docteur Paul Kananura a pris la parole par la présentation succincte de son organisme et une bienvenue chaleureuse aux illustres invités. Parmi ces derniers, quelques ambassadeurs (Maroc, Nigeria et Sénégal) , des représentants de plusieurs pays, des universitaires et des chercheurs spécialisés. Les discours ont porté largement sur les aspects originels, sociologiques, économiques, géopolitiques et sécuritaires ayant trait aux dangers multiformes du terrorisme en Afrique. Ainsi des enjeux multisectoriels de la problématique ont été revus et abordés à des divers degrés. Le défilé des conférenciers s’est déroulé entre 14 heures et 16 heures, et après une séance de questions-réponses s’est ouverte avec le public. Les échanges ont été très instructifs dans cette salle de la Bourse du Travail de Paris située au 3 rue du Château d’eau 75010.

Dr Ousmane Sao, le modérateur au micro.

Dr Paul Kananura, Président de l’Institut Mandela

Les ambassadeurs du Maroc et du Nigeria (g à d)

Maître Jemal M. Taleb, avocat Mauritanien

Mr Ali Rastbeen, Président de l’Academie de Géopolitique de Paris.

Colonel Babacar Diouf du Sénégal.

L’ambassadeur du Sénégal

Mr Amadou Oury Bah, ancien ministre guinéen (Conakry)

SUITE PHOTO-REPORTAGE :

Résumé de récit réalisé par K.S pour SONINKIDEES-JOSE

Forum FORBES 2018, le 17 et 18 septembre 2018, Mexico-City, capitale du Mexique. (Biram Dah Abeid l’invité manquant)

Présentatrice : FORBES a débuté une rubrique appelée « Game Changers », par laquelle nous invitons des conférenciers qui interviennent sur des sujets d’avenir, un avenir applicable via la démocratie, sur des thèmes tels que les technologies, les sciences, l’urbanisme… jusqu’aux politiques publiques.
Nous parlions justement de la société Twitter et de son impact sur les transitions politiques et démocratiques. Et à ce sujet, c’est avec un grand honneur que notre conférencier retenu pour cette cession, Biram Dah ABEID, qui a consacré sa vie à combattre en vue de l’abolition de l’esclavage et du racisme, un combat qui lui a valu la persécution, l’emprisonnement, voire la torture par le régime mauritanien. C’est une voix reconnue dans le monde entier pour son combat humaniste pour les libertés democratiques en Mauritanie. Une voix reconnue entre autres par le Prix International des Nations Unis en 2013.
Biram Dah ABEID était donc invité à ce Forum Forbes 2018, mais malheureusement, il a de nouveau été emprisonné.
C’est la raison pour laquelle, pour parler de ce que signifie effectivement la transition démocratique, dans ce contexte comme celui qui vient de s’accomplir au Mexique (le Mexique a élu le Président Andres Manuel Lopez Obrador en 2018, progressiste, mandaté pour en finir avec la corruption), je veux donner d’abord la parole au nom de Biram Dah Abeid à Ignacio GOMEZ, coordinateur général de la campagne de Biram Dah ABEID.

Ignacio GOMEZ : Merci Carla pour cette introduction.
Bonjour à tous, merci d’être parmi nous ce matin. Avant toute chose, je voudrais remercier publiquement Mariano MENENDEZ, Président de FORBES Amérique Latine, pour l’aimable invitation qu’il nous a adressée afin de participer à ce grand évènement. Dans ce sens, je voudrais également remercier Jonathan TORRES, Directeur éditorial de FORBES Amérique Latine, et à Adriana GONZALEZ chargé de la logistique de ce Forum.
Sans votre soutien et votre collaboration, notre participation n’aurait pas été possible.
Mon nom est Ignacio GOMEZ, je suis coordinateur général de la campagne de Biram Dah Abeid.
Biram Dah ABEID est aussi connu comme le Nelson MENDELA de l’Afrique de l’Ouest, primé du Prix International des Droits de l’Homme des Nations Unis en 2013, et candidat à la présidence de la Mauritanie, dont les élections auront lieu en juillet 2019.
Comme vous le savez, Biram Dah Abeid devrait être ici parmi nous. Cependant le président actuel de Mauritanie, Mohammed Abdel Aziz (s’appuyant sur l’instrumentalisation d’un espion de la police politique mauritanienne, habillé en journaliste) a décidé de le mettre en prison dans le but de bloquer ces participations aux échéances attendues, ainsi qu’aux forums où il a été invité incluant ce Forum FORBES 2018.
Je suis accompagné de Laura SPINOLA, coordinatrice d’IRA en relations internationales, et d’Antonio SOLA, que je n’ai plus besoin de présenter : un des plus grands stratège politique de notre temps. Tant Biram Dah Abeid , comme son équipe de campagne sommes très fiers de l’avoir à nos côtés. Nous sommes certains qu’avec son expertise, nous réussirons à obtenir les résultats escomptés.
A cette occasion, il est important de souligner ce qui suit. Tout notre engagement, toute notre lutte, tout notre effort sont destinés à contribuer à la consécration de la lutte de Biram Dah ABEID par son arrivée au pouvoir en vue de libérer tout un peuple du joug de l’esclavage, de l’obscurantisme violent, de la dictature et de la corruption. Il s’agit donc d’une campagne très atypique pour laquelle chaque participant est fier d’y contribuer.
Sans plus attendre, Laura va présenter une vidéo de Biram Dah Abeid, enregistrée cette année au Sénégal, et par la suite, elle vous lira une adresse en français rédigée par Biram depuis son lieu de détention à Nouakchott, capitale de la Mauritanie..
Enfin, Antonio SOLA va nous entretenir sur la stratégie en cours d’élaboration pour pour plus d’efficacité de la campagne internationale de Biram Dah Abeid. Et surtout le procédé que nous allons suivre en début d’année 2019.
Cette campagne que nous menons actuellement, est une campagne de sensibilisation. Il est très important que le monde occidental sache ce qui se passe en Mauritanie, et il est également important de faire connaitre la lutte de Biram. Car Biram mène une lutte pour le droit le plus fondamental de l’Homme, le droit à la Liberté.
Je vous remercie.

Antonio SOLA , (Antonio Sola a été le stratège en communication politique du Président mexicain élu en 2018, Andres Manuel LOPEZ OBRADOR) :
Merci beaucoup Laura, et Ignacio. Merci beaucoup à vous tous de votre présence dans un moment si important pour nous.
Il s’agit d’une cause qui nous touche au cœur. Nous souhaitons qu’il en soit de même pour vous aujourd’hui.
Il est incroyable de penser qu’au 21e siècle, en paraphant notre conférencière de Twitter (Melissa BARNES Administratrice de direction de Twitter Amérique), et du tweet d’Obama (« Personne n’est né avec la haine de l’autre, de par sa couleur de peau, son origine ou sa religion » Président Obama, compte Twitter https://twitter.com/barackobama/status/896523232098078720 ).
Il est incroyable qu’au 21e siècle, nous vivions cette situation au sein de notre pays membre des Nations-Unies, la Mauritanie. Mais cette situation rappelle en quelque sorte, des problèmes de droits humains que nous vivons actuellement au Mexique. Combien de journalistes, collègues nous ont quitté de fait de la violence. Ou Haïti, ici aux Caraïbes américain, la 6e économie la plus pauvre du monde. La 1ere de notre région.
Le Mexique ne peut pas être indifférent de ce qu’il se passe en Mauritanie. Et aujourd’hui du fond du cœur nous voulions vous remercier pour nous accorder cette tribune si importante, quand cet homme, cet esprit, que vous venez de voir reste emprisonné de manière injuste.
Cela me rappelle, maintenant que je viens de mener la « campagne du changement présidentiel » en Afrique du Sud, à l’esprit de MANDELA, lorsqu’en 1994, il s’en est fini de l’Apartheid grâce à la lutte de cet homme. Cela ne fait que 24 ans, en 1994, qu’après 29 ans en prison que MANDELA et Walter ZIZULU 27 ans en prison, par un régime injuste a réussi à se libérer, comme je le souhaite à travers la missive de Biram, la libération du peuple mauritanien .
Cet esprit de MANDELA est celui qui nous réunit aussi aujourd’hui. C’est la raison pour nous de vous demander de nous ouvrir vos cœurs, et la possibilité à qui le veuille de générer pour cette campagne, énergie, effort, volonté, contacts, et aides internationales. Car il est nécessaire d’avoir les moyens d’appliquer toutes nos capacités pour cette campagne jusqu’à la victoire du droit et la dignité humaine.
Il n’est plus possible qu’un pays au 21e siècle, demeure avec 20% d’esclaves !
Je veux mobiliser votre âme !
Plutôt que vous présenter la stratégie, je veux que vous pensiez une seconde que la Mauritanie est ici à côté de notre cœur. Je sais parfaitement que nous avons nos problèmes au Mexique, je sais que nous avons beaucoup de problème en Espagne d’où je viens. Mais l’échéance pour l’alternance démocratique et politique en juillet 2019 en Mauritanie, est très importante pour la communauté humaine, la communauté des justes, car Biram y est impliqué au nom du changement par le droit, dans l’unité, la prospérité et la cohésion sociale et ethnique en Mauritanie.
Nous devons le sortir de prison, nous avons besoin d’aller devant les organismes internationaux avec votre aide, participants de ce Forum, aux Nations Unis, aux organismes des Droits de l’Homme, comme l’expliquait Laura, comme l’expliquait Ignacio. A chaque institution du monde qui nous permette de dénoncer cette situation.
Ignacio, mexicain. Laura qui vit à Paris, d’où se pilote la campagne pour Biram et moi m’ajoutant, à cet effort inconditionnel, à cette équipe, avec tout mon apport professionnel nous allons mener la campagne de Mauritanie jusqu’à la victoire !
Je vous remercie.

photos : Beilja by Matthieu Dandoy

Événement : grande mobilisation IRAOUIE autour du procès du président Biram.

Aujourd’hui 19 septembre 2018, le président charismatique des Réseaux IRA (Organisation abolitionniste) toujours non reconnue en RIM, est attendu devant un tribunal à Nouakchott. Privé de liberté depuis le matin du 7 août dernier, le leader abolitionniste et antiesclavagiste , récemment élu député au parlement mauritanien, subit un dossier judiciaire aux contours obscurs selon plusieurs observateurs avisés du terrain.

Une forte mobilisation s’est organisée par les militants et les sympathisants du mouvement IRA-Mauritanie , pour soutenir leur dirigeant.

K.S

Événement : grande mobilisation IRAOUIE autour du procès du président Biram.

Aujourd’hui 19 septembre 2018, le président charismatique des Réseaux IRA (Organisation abolitionniste) toujours non reconnue en RIM, est attendu devant un tribunal à Nouakchott. Privé de liberté depuis le matin du 7 août dernier, le leader abolitionniste et antiesclavagiste , récemment élu député au parlement mauritanien, subit un dossier judiciaire aux contours obscurs selon plusieurs observateurs avisés du terrain.

Une forte mobilisation s’est organisée par les militants et les sympathisants du mouvement IRA-Mauritanie , pour soutenir leur dirigeant.

K.S