● Elections générales de 2023, le parti RAG et Birame Dah Abeid sur la sellette d’une exclusion programmée

Si l’aune populaire devrait être le baromètre sur lequel se mesure la légitimité d’un mouvement politique, le parti Refondation pour une Action Globale (RAG), doit être considéré comme un partenaire incontournable sur l’échiquier politique national. Son exclusion infondée de la compétition électorale en vue en 2023, notamment les législatives, les régionales et les communales, dans l’objectif de l’éliminer, ressemble fort bien à une déloyale volonté d’écarter de la compétition, un adversaire redouté d’autant plus qu’il menace la pérennité d’un système de gouvernance que beaucoup de Mauritaniens commencent à ne plus supporter.

La récente tournée de Birame Dah Abeid, leader de l’Initiative de Résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) et de la direction du parti RAG dans les principales localités du Trarza, ainsi que leurs tournées précédentes dans les régions du Nord et de l’Est, ont démontré l’adhésion massive des populations à une vision politique qui représente pour elles une alternative à la gestion tatillonne de pouvoirs successifs qui continue de plonger les Mauritaniens dans la pauvreté, le dénuement et le chômage, avec la recrudescence des faits d’injustice, la montée dangereuse du tribalisme et du favoritisme, mais aussi la déficience de l’offre publique sociale.

Les ressources publiques qui devraient servir au bien-être des populations font l’objet de détournement tous azimuts, au milieu d’un laissez-allez, où les orientations même du président Ghazouani restent lettres mortes.

Face aux défis nombreux qui entravent encore le développement socioéconomique de la Mauritanie, l’alternance politique réclamée par toutes les franges de la population devient ainsi un impératif auquel les forces du statu quo tente de résister de toutes leurs forces.

Dans cette volonté de poursuivre la destruction progressive des reliquats d’une République en difficulté, la majorité qui gouverne le pays, héritière d’une longue tradition de régimes prédateurs qui gouvernent la Mauritanie depuis 1978, tente ainsi de sauver sa peau.

Les élections législatives, régionales et communales de 2023 constituent ainsi un enjeu majeur et un tournant décisif que tous les Mauritaniens appellent de tous leurs vœux. Le changement de régime politique est devenu une exigence, tant la déliquescence des institutions chargées de la gestion du pays ont failli à leur mission, et cela, à tous les niveaux de la pyramide étatique.

Même des forteresses garantes de la pureté de la République, comme l’armée, sont aujourd’hui dévoyées, gangrénées par l’immoralité érigée en mode opératoire, celle qui a expurgé la société mauritanienne de ses valeurs intrinsèques.

La solution à la crise multiforme que connaît le pays depuis des décennies, devrait venir, selon la majeure partie de l’opinion publique nationale, d’un chamboulement total et d’une refondation de la République.

Les Mauritaniens sont aujourd’hui conscients qu’un tel changement est devenu aujourd’hui vital pour la survie du pays en tant qu’Etat. Ils sont également inquiets face à la volonté politique actuelle de fausser les règles du jeu démocratique lors des prochaines consultations électorales. Les prémisses d’une CENI inégalement constituée et d’une élite politique dite opposante, en toute apparence complice d’un partage mutuellement avantageux du gâteau national, sont autant de signaux peu encourageants pour une compétition réellement transparente et claire.

Reconnaître le parti RAG, ainsi que tous les autres partis dont les dossiers dorment dans les tiroirs du Ministère de l’Intérieur, donnerait le gage d’un respect par la Mauritanie de ses engagements internationaux et de ses propres textes législatifs par rapport à l’exercice du droit politique.

Cheikh Aïdara

COMMUNIQUE DU PARTI RAG

Le récépissé du RAG, une revendication nationale

Face à l’entêtement à ne pas lever l’injustice dont est victime, pendant plusieurs années durant le Parti politique Refondation pour une Action Globale (RAG), l’octroi du récépissé formel qui bloque la reconnaissance de cette formation est aujourd’hui devenu une revendication légitime à tous les nouveaux des formations politiques et de la société civile naguère complètement muettes sur la question.

La revendication relative à la levée du blocage injustement imposé à RAG est consécutive à la patience et à l’attachement profond des militants et sympathisants du Parti à la paix sociale et à la quiétude des citoyens et du pays malgré les provocations multiples et variées de nature à rompre prématurément l’apaisement nécessaire alors à la situation sociopolitique du pays.

Aujourd’hui, à quelques mois seulement des élections municipales régionales et législatives, rare est l’organisation de la société civile qui ne milite pas en faveur de la reconnaissance de RAG, reconnaissance partagée par la totalité des formations politiques ayant participé aux travaux organisés par le Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation.

Par ailleurs, l’opinion nationale et l’opinion internationale auront beaucoup de mal à comprendre que le parti RAG qui a fait preuve de sagesse, de patience et de popularité soit privé d’un cadre qui lui est propre afin de participer aux élections en vue.

Enfin, compte tenu de tout ce qui précède et quoi que l’on dise, la privation du Parti RAG d’avoir son propre cadre, tout en constituant un recul des acquis démocratiques contribue sans nul doute à entacher la crédibilité des élections prochaines. Il revient donc aussi bien aux autorités publiques comme aux différentes forces politiques et de la société civile comme aux personnalités de notoriété publique d’entamer toutes les démarches urgentes pour lever le blocage injustement imposé au parti RAG.

Nouakchott le 10/11/2022

Le Bureau exécutif de RAG

©️ via https://aidara.mondoblog.org/2022/11/12/elections-generales-de-2023-le-parti-rag-et-birame-dah-abeid-sur-la-sellette-dune-exclusion-programmee/

● IRA-Mauritanie | Communiqué : Encore une fois en Mauritanie, répression policière à visées ethniques

La direction du Port de l’Amitié a unilatéralement et sans préavis rompu la convention qu’elle a signé en 2016 avec les syndicats des dockers. Cette convention permettait aux deux parties de réguler et mieux organiser le travail à l’intérieur du port et garantissait les droits des travailleurs. A la suite de cette rupture une grève a été déclenchée par ces derniers le 03 octobre 2022

21 jours après le début de la grève un rassemblement devant le portail du port (port de l’Amitié) -, pour protester contre leur mise à l’écart par les autorités censées les protéger contre un patronat sans vergogne – a été la goutte qui a fait déborder le vase.

En effet la gendarmerie lourdement équipée s’est acharnée sur les pauvres dockers qui ne faisaient que réclamer leur droit de grève, garanti par la Constitution.

Mais, ils ont été assaillis par des grenades lacrymogènes, des coups de matraques suivis d’arrestations arbitraires.

A l’issue de cette répression sauvage et disproportionnée quatre dockers et un activiste des droits de l’homme venu les soutenir ont été arrêtés et aussitôt jetés en prison, admis dans le même espace carcéral que des voyous et bandits de grands chemins.
Il s’agit de :
– Mohamed Lemine Bilal dit capitaine
– Ahmed Sidi Mohamed
– Mohamed Abdatt
– Yacoub Louly
– En plus de l’activiste Mohamed Lemine Seck (Président de l’ONG « Partisants du Changement »
Les heurts avec la gendarmerie ont commencé à 16 heures le lundi 24 octobre devant le portail du port. Il y a eu des blessés dont le détenu Mohamed Abdatt qui a eu le bras gauche fracturé. A 17 heures les détenus ont été conduits à la brigade de gendarmerie du Port. Le mercredi 26 octobre 2022 ils ont été déférés au tribunal Nouakchott Sud
Le procureur les a inculpés d’ « attaque des membres des forces de l’ordre » selon la procédure de flagrant délit déposés à la prison civile de Nouakchott

Face à cette dégradation sans précédent de la situation des droits de l’homme en Mauritanie, IRA
– Apporte son soutien sans réserve aux dockers injustement emprisonnés et demande leur libération sans condition
– Appelle les autorités pour un règlement juste, qui satisfasse les revendications des dockers
– Le président d’IRA, le député Birman Dah Abeid, absent de Nouakchott, a lancé un appel dans un message audio, à toutes les institutions et membres d’IRA, pour soutenir par tous les moyens légaux les détenus
– La situation des droits en Mauritanie continue à se dégrader après le dernier rapport du rapporteur spécial des NU sur les formes contemporaines d’esclavage, le dernier rapport du département d’État Américain et encore le tout dernier rapport de l’institution : Projet Mondial de Justice qui classe la Mauritanie au 131eme rang mondial sur 140 pays en matière du respect de l’Etat de droit, des droits humains, de l’égalité devant la loi et de la transparence.

Les populations sont à présent éveillées et ne peuvent accepter d’être toujours humiliées et méprisées : l’esclavage traditionnel par ascendance, comme moderne, a la peau dure en république Islamique de Mauritanie.


Nouakchott, le 28 Octobre 2022

● Mauritanie – Le député Biram Dah Abeid et son camp politique poursuivent les contacts avec les populations de l’intérieur.

Ce 24 octobre 2022 à Rosso (Trarza) , le leader anti-esclavagiste mauritanien et candidat annoncé à la présidentielle de 2024 (déjà arrivé 2ème en 2014 et 2019) a tenu un grand rassemblement sous les airs populaires d’une pré-camapgne pour les échéances électorales prochaines (municipales, régionales et législatives). Le député national et Prix Onusien 2013 pour son militantisme droit-de-lhommiste incarne un courant politique conséquent avec un ancrage certain auprès des populations. Et pourtant l’aile politique par le parti RAG végète toujours sans reconnaissance par les autorités mauritaniennes. Les récents accords entre le ministère de l’Intérieur et certains partis de l’opposition ressemblent à une promesse de « tontine politicienne » en faisant un tri dans le champ politique en vue des élections prochaines.



Ainsi le député BDA et ses camarades sont plus que jamais déterminés y être pour constituer une offre politique à l’endroit du peuple face à un système calculateur qui semble prévoir tout verrouiller.

Les prochaines semaines seront décisives concernant le schéma politique en perspective d’ici les rendez-vous électoraux de courant 2023… et 2024 qui va suivre très rapidement.

KS pour le BLOG.

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● Non au racisme domestique sur la voie publique. | Par Moussa SOUMARE (le Parti RAG)



La vidéo a été largement partagée sur les réseaux sociaux. À la marge de la manifestation de OLAN, après quelques minutes d’échange avec des blogueurs, au cours duquel le député Biram Dah Abeid, répondait à leurs questions, le président d’IRA a été empêché de s’exprimer, de manière si violente que gratuite.

La jeune femme a usé de toutes ses cordes vocales ( sa voix) pour parler fort, délibérément et ce avec détermination, rappelant le procédé d’acharnement contre le député Biram Dah Abeid, qu’un infiltré a exécuté à côté de Kiffa, dans une vidéo largement et sciemment diffusée et ayant abouti à l’arrestation de membres de IRA et du Parti RAG! Quelle similitude? Les forces centrifuges, anachroniques, au sein du pouvoir et dans nos sociétés, sont elles mécaniquement si conformes et si unanimes pour s’interposer entre ce leader et les questions du peuple? Sont elles idéologiquement dressées contre la symbiose et l’intégration sociale et citoyenne? Pour que le leader anti esclavagiste Hratin donne son opinion sur la question des langues nationales, en relation avec le projet de loi contesté défendu avec bec et ongles les autorités, est ce que la dirigeante de OLAN doit être si offusquée ; qu’est ce qui explique cette aversion, cette rancoeur, cette animosité ?

C’est quand-même, une attitude incompréhensible pour OLAN qui ne s’est pas gêné de charger les autorités Mauritaniennes lors de sa manifestation réprimée.
Ne pas autoriser que des citoyens manifestent pour exprimer leur désaccord est une entrave à la liberté de manifester. En effet, il s’agit assurément d’une forme d’expression: manifester, c’est aussi s’exprimer.

Ainsi, refuser qu’un citoyen et de surcroît,un député invité à l’instar de tous les citoyens à participer à une manifestation, sur un sujet d’intérêt national, c’est également une entrave à la liberté d’expression.

Cette dirigeante de OLAN est donc à mettre au même niveau que l’Etat qui fait un usage disproportionné de la force pour réprimer.
Heureusement, elle n’a pas les mêmes pouvoirs que celui-ci. Imaginez un instant, si elle disposait de moyens de répression plus redoutable…

C’est vrai que OLAN est le visage connu de la lutte pour l’officialisation des langues nationales.
La marche, c’est sa marche. C’est elle qui est l’organisatrice, personne ne peut lui ravir la vedette. Cependant, cela ne lui donne pas l’exclusivité de la défense des langues nationales, au point d’empêcher certains manifestants de prendre la parole et bien à la marge de la manifestation et pas sur le podium. Cette parole à la marge n’engage nullement OLAN.
Tout citoyen peut défendre les idées de OLAN quelque soit sa couleur politique, ou sa CATÉGORIE SOCIALE TRADITIONNELLE, ce qui est d’autant plus normal pour un député, un élu du peuple.

Certains parlent de récupération. Quelle récupération ? Ce sont également, les mêmes qui reprochent au député de n’avoir pas contribué physiquement à la lutte pour l’officialisation des langues, ce sont ceux qui ont toujours réclamé une position publique de Biram Dah Abeid sur le débat des langues nationales!!! Ce sont eux qui manifestent devant le parlement pour se faire entendre par les députés et Biram Dah Abeid est un député ; ce sont ces gens qui ont donné la parole à Samba Thiam, présidé du FPC, à Coumba Dada, député de Sawab; et ces organisateurs, dont la fille qui a agressé le député BDA, sont des membres éminents et dirigeants de partis politiques bien connus!!!

Mais comme toujours, cette jeune femme , c’est l’arbre qui cache la forêt. Son attitude, n’a besoin d’être analysée . Elle n’a exprimé que la haine et la rancoeur contre un homme politique d’une aura nationale et internationale, jouissant d’une légitimité nationale au regard des résultats des élections législatives et présidentielles dernières et au regard de ses sacrifices incontestables en faveur de toutes les causes justes de son pays.

Et à ce titre, son ascension met à mal d’autres acteurs politiques chassant sur le front identitaire, estimant qu’ils ont plus de droit que d’autres quand il s’agit de certains sujets : droit de l’homme, question du passif humanitaire, discrimination, lutte contre l’esclavage, ou encore la question cohabitation en Mauritanie etc.
Messieurs et mesdames, vous vous trompez d’ennemis. Au contraire, Biram doit être votre allié, votre compagnon de lutte pour changer la donne .
Ce combat n’est pas communautaire. Il interpelle tous ceux qui se retrouvent dans les idéaux et valeurs de justice pour une Mauritanie plurielle, multi-linguistique et multi-culturelle. Cette attitude grave et foncièrement irresponsable, pousserait certainement les vrais et sincères défenseurs des langues, à créer d’autres structures, moralement et idéologiquement aptes à mener à bon port cette cause noble et urgente.

Moussa SOUMARE
Membre du bureau Exécutif RAG

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● Le député BDA revient sur la libération des militant.e.s (RAG) à Kiffa et donne d’autres clarifications.

Ce mardi 27 septembre 2022, les militant.e.s du parti RAG (aile politique d’IRA-Mauritanie) sont sortis libres du tribunal à Kiffa (Région d’Assaba). Interpellés à Nouakchott autour du 21 septembre, ils ont été transférés à Kiffa où une plainte serait à l’origine de leur arrestation. Ainsi le député mauritanien Biram Dah Abeid est revenu sur la situation lors d’un point de presse tenu à Nouakchott aujourd’hui.

©️ Élément vidéo source : le blogueur Samba Diagana Facebook.

KS pour le BLOG

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● Communiqué de presse de l’ONG IRA | Arrestation de 5 militants de RAG



Que se passe-t-il ?

Le 21 septembre 2022, à Nouakchott, et dans climat de diabolisation du mouvement abolitionniste et de son chef de fil Biram Dah Abeid, cinq militants du parti pour la Refondation et une action globale (Rag), aile politique de l’Initiative de résurgence abolitionnisme en Mauritanie (Ira-M) Mauritanie, ont été convoqués et enlevés par la police, avant leur déportation vers Kiffa, à 600 km de la capitale, dans une brigade de gendarmerie. Aucun motif juridique n’a été signifié aux victimes et la procédure se déroule, jusqu’ici, en dehors du droit.

Les détenus, mesdames Salma Dia, Achour Ghamou et messieurs Cheikh Vall, Hassan Moktar et Mohamed Ali, dès leurs arrestations, ont été privés de repas, de sommeil, de changer leurs vêtements, de se laver ou brosser leurs dents et ce, pendant la moitié d’une journée et toute une nuit; le matin du 22 septembre, ils ont été embarqués dans une voiture inconfortable qui les a conduits à des centaines de kilomètres plus loin, sans qu’ils n’obtiennent plus d’un seul arrêt, pour la prière. Il leur serait reproché d’avoir vigoureusement porté la contradiction à un agent, muni de la mission de les provoquer; c’était lors de la tournée du député Biram Dah Abeid en Assaba, contrée dont est natif le Président de la République ; l’incident, survenu, à Fam Lekhdheratt depuis 18 jours déjà, vient d’être opportunément qualifié d’agression à l’encontre de Ishagh Abdallahi, porte-voix de l’un des oligarques de la région, Monsieur Lemrabott Ould Bennahi, ministre du commerce et de l’artisanat.

Liens vidéo, ici

Le substrat invisible

La tentative de sabotage se déroulait au titre de l’habituel zèle des cadres autochtones, quand un opposant essaye de porter la bonne parole à l’intérieur de leurs fiefs féodaux. L’usage, d’ailleurs fort couteux en moyens et actes d’intimidation, date de l’ère du colonel Ould Taya, lorsque le Parti républicain démocratique et social (Prds) achetait les consciences à tour de bras, semant, parmi la population, les germes féconds de la cupidité et de la crainte. Il semble que l’Union pour la république (Upr), désormais maquillée en Equité (Insaf) s’engage à réhabiliter l’héritage de son aïeul funeste, malgré l’évidence de l’anachronisme. Notre époque ne se prête plus à des manœuvres aussi archaïques qu’inefficaces. La peur de critiquer le pouvoir du moment et la docilité à l’endroit de la force brute ne font plus partie des réflexes dominants au sein de l’opinion ; le ministre de l’Intérieur, quasi-régent du quinquennat du gâchis, n’a pas encore compris l’évolution du monde. Son maître spirituel, l’actuel Chef de l’Etat, lui accorde, hélas, trop de prérogatives. Négligence ou complaisance, le choix coûtera cher à la stabilité de la Mauritanie, dans un contexte de désordre et de précarité des relations internationales. Sous peine d’aventurisme, un autodidacte monolingue ne devrait jamais diriger ni même contrôler, la sécurité intérieure d’un pays qui aspire à se faire gouverner par la prudence et le discernement.

Prise de risque excessive

A la suite de quelques améliorations en matière de droits humains depuis l’alternance formelle de 2019, le dernier gouvernement, sous la houlette vague du Président Ould Cheikh Ghazouani, promulgue des décrets qui érodent le peu de réformes engrangées au terme de 3 années de tâtonnements, d’approximations et d’erreurs toujours en attente de leur autocritique. L’échec de la prétendue lutte contre la corruption mais aussi sa conséquence, – le blanchiment de la plupart des protagonistes de la gabegie – reflètent l’errance, voire la divagation d’un régime, sans perspective, d’ailleurs inapte aux grandes œuvres mais où s’exprime, de temps à autre, une velléité de vigueur, un soupçon de fermeté….Or, le fonds mental et le terreau de recrutement des affidés et serviteurs de ce système ethno-tribal en décomposition vertigineuse reposent sur la faiblesse, l’incertitude et le déficit d’idées. La probabilité d’un échec aux futures échéances du suffrage universel direct conduit, le noyau de l’oligarchie, à user d’une pression préventive sur ses adversaires. Le refus de reconnaître les partis et associations de la dissidence constitue, ici, un signe manifeste de tricherie, sans doute conçu par un esprit bédouin.

Notre réaction

Une réplique de légitime défense s’impose. Elle restera, comme d’habitude, enracinée dans la non-violence et la disponibilité au compromis. Aussi, tous les partenaires d’IRA à l’étranger et dans la sous-région appellent à des manifestations, le mercredi 28 septembre 2022, de 12h à 14h. Accompagnera le mouvement, la mobilisation d’un collectif d’avocats nationaux et internationaux au cours de cette nouvelle épreuve face à une “justice” conçue en vue de sévir contre les citoyens d’ascendance sub-saharienne.

IRA appelle les organisations non-gouvernementales et les organismes gouvernementaux sous-régionaux ainsi que les États libres partenaires de la Mauritanie, à observer de près le retour de l’arbitraire dans le pays, l’instrumentalisation des forces de sécurité, de la justice et du pouvoir de l’Etat, afin d’assurer l’obstruction à l’alternance démocratique.


Le Bureau Exécutif
Nouakchott, le 25 septembre 2022

● Rencontre d’échanges entre le président Ibrahima Moctar Sarr et le député BDA.

« لقاء تبادل وجهات النظر حول الوضع السياسي في موريتانيا مصحوب بتكريم من طرف الرئيس إبراهبما مختار صار للنائب بيرام الداه اعبيد بإهدائه نسخة من كتابه الجديد:  » اللغات الوطنية و وسائل الإعلام السمعية البصرية ».

Rencontre d’échange et concertation sur les questions politiques de l’heure en Mauritanie, doublée de l’honneur fait par le président Ibrahima Mokhtar Sarr au député Biram Dah Abeid à qui il a dédicacé une copie de son ouvrage “ Langues Nationales Et Médias Audiovisuels”.
24/09/2022″

©️ Réseaux proches du député Biram Dah Abeid.

✓Militants d’IRA-Mauritanie arrêtés : Note de presse d’Armepes-France.

Nous apprenons l’arrestation de plusieurs activistes du mouvement abolitionniste IRA-Mauritanie et du parti RAG dans la journée du 21 septembre 2022 à Nouakchott. Interpellés et transférés dans la foulée à Kiffa (Région d’Assaba), le sort judiciaire en coulisses de ces militants est troublant. Dans une communication, le mouvement anti-esclavagiste IRA-Mauritanie dénonce un kidnapping et une atteinte caractérisée visant l’état de droit et l’engagement pacifique droit-de-lhommiste en Mauritanie.

Nous, Armepes-France, exprimons notre ferme solidarité à l’ONG IRA-MAURITANIE et ses militants interpellés. Nous demandons une urgente clarification pour l’opinion publique sur leur cas.
Notre appel à l’endroit de toute la mouvance droit-de-lhommiste pour une mobilisation contre un engrenage provocateur constaté ces derniers temps nous rappelant une autre période connue peu fameuse en matière de la défense des droits humains et des libertés publiques.

23 septembre 2022

Armepes-France et partenaires Ganbanaaxu Fedde Armepes

● Déclaration du Parti pour la Réforme et l’Action Globale en Mauritanie (RAG)

Le climat politique du pays s’est nettement dégradé depuis maintenant plusieurs mois.
Le contexte politique national est marqué par des dérives autoritaires du pouvoir de Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, sous la houlette de son éminence grise et ministre de l’intérieur Mohamd Ahmed Ould Mohamed Lemine; ce dernier n’hésite pas à recourir à des méthodes et pratiques iniques, provocatrices et peu loyales voire cyniques en vue d’éliminer les adversaires politiques (menaces de mort contre le député et Lauréat du Prix des Nations-Unies pour les Droits Humains 2013).

Donc, dans son viseur, le député Biram Dah Abeid, président de IRA dont la reconnaissance du parti politique, RAG (Réforme et Action Globale) se heurte à un niet incompréhensible et injustifié des faucons et suprematistes qui dominent le système.

A défaut d’une reconnaissance, synonyme d’un récépissé devant être délivré par le ministère de l’intérieur et de la décentralisation, les militants du parti RAG ne se découragent pas et ne tombent guère dans la lassitude.

Au contraire, le refus d’accorder une reconnaissance juridique et légale à cette formation politique, a été accueilli comme une injustice, et a fini par revigorer les militants et sympathisants du parti RAG sur tout le territoire national mauritanien : ils sont plus que jamais déterminés à participer aux échéances électorales de 2023.
Une détermination qu’ils ont exprimé massivement lors de la tournée du président Biram Dah Abeid récemment à l’intérieur du pays.

Depuis, cette mobilisation a inquiété les hautes officines du pouvoir, qui usent de tous les moyens déloyaux pour asphyxier le leader Abolitionniste et tous ses soutiens.

L’arrestation des militants du parti RAG:
Khamou Achour, Salma Abdoul DIA, Cheikh Vall, Hacen Moctar, Mohamed Aly, ce mercredi le 21 septembre 2022 à Nouakchott et leur transfèrement à Kiffa est le parachèvement des manoeuvres politiciennes des autorités dans le dessein d’inhiber la dynamique de gagner enclenchée par le parti RAG à l’orée de la présidentielle de 2024 et bloquer ainsi le seul couloir de l’alternance à laquelle aspirent les populations mauritaniennes gémissant sous le double poids de plus en plus insupportable d’une gouvernance bédouine, gangrenée par la corruption, le vol des biens publics, le recyclage de fausses compétences, et d’une « démocratie » tribale et de façade excluant par le népotisme et clientélisme les déshérités arabo-berberes et par les préjugés ethniques et les préférences de naissance et de castes les nombreuses populations d’ascendance servile du pays.

  1. Nous dénonçons avec énergie le caractère arbitraire de ces arrestations.
  2. Nous prenons pour témoin tous les partis politiques du pays de cet acharnement motivé par la volonté anti-démocratique des tenants du système contre les militants du parti RAG.
  3. Nous prenons,les autorités pour responsables du délitement du climat d’apaisement
  4. Nous rappelons à l’intention des autres formations politiques que ces manœuvres des autorités menacent la stabilité du pays, la transparence et la crédibilité du scrutin à venir.
  5. Nous exigeons la libération sans délai des militants du partis RAG, arrêtés arbitrairement ainsi que leur retour rapide au sein de leur famille à Nouakchott.

Nouakchott le 23 septembre 2022

Le comité de soutien aux détenus

● Mauritanie : militants d’IRA-Mauritanie arrêtés à Nouakchott.

Dans la journée du mercredi 21 septembre 2022, une demi-douzaine des militants aurait été arrêtée dans la capitale mauritanienne, Nouakchott. Selon diverses sources proches du mouvement anti-esclavagiste mauritanien, ces arrestations ne sont liées à aucun motif lisible.

Dans l’après-midi, diverses sources laissaient entendre qu’une arrestation serait en gestion à l’encontre du député Biram Dah Abeid attendu en provenance de Paris en compagnie de son épouse Leila.

Aux dernières nouvelles dans la soirée indiquent que le député est arrivé et sorti de l’aéroport Oum Tounsi visiblement sans encombres.

©️ KS pour le BLOG