Diogountouro (Guidimakha-Mauritanie) : Dis-moi, dans quelle société tu vis, je te dirai qui es-tu ?



Amadou Hampaté Ba, disait : « Il y a des pratiques que nos ancêtres eux-mêmes s’ils revenaient à la vie trouveraient caduques et dépassées ». Cette citation du Sage de l’Afrique nous incite à faire une analyse, sociologique et anthropologique sur la question de l’esclavage et ses séquelles en Mauritanie, en général et chez la communauté soninké en particulier. Cette pratique interpelle tout un chacun à s’interroger sur la valeur juridique et l’authenticité d’une telle pratique à l’ère du XXIéme siècle, un siècle dans lequel les occidentaux  se posent la  question à savoir : comment sauver l’humanité face aux destructions climatiques ?  Pendant qu’une partie de la société mauritanienne (les soninkos), se pose la question sur qui est esclave et qui ne l’est pas ?

 

 En effet, les faits se sont passés à Diogountouro, un gros village, je dirais même  une grande ville selon les normes internationales, car sa population varie environ entre 8.000 à 10.000 habitants. Il  est situé au sud de la Mauritanie, à la frontière entre le Mali et le Sénégal. C’est  un carrefour entre ces trois pays. Sa population est jeune et active, qui ne vit que sur les activités agro-pastorales et l’immigration de ses ressortissants en occident. Par ailleurs, la culture de décrue (WALO) reste très importante chez les SONINKOS, surtout quand  la récolte de la saison des pluies n’est pas abondante. Un  jour, vers  mi-septembre, un conflit foncier éclatait entre deux familles (Gandega et Camara), liées traditionnellement par les coutumes et les traditions africaines (LADANOUS) depuis des siècles. 

 

Pour certains il s’agit d’un conflit foncier et d’autres oui, c’est un conflit foncier mais sur fond d’esclavage. Une chose est sûre  d’après nos sources d’informations, la famille Camara, après avoir  mis fin aux liens traditionnels (LADANOUS) qui la lient avec celle de Gandega. La réplique de la famille gandega, était de retirer la terre cultivable (WALO), que les Camara cultivent depuis plus de 70 ans. La question que je me suis posée :   Les traditions et les coutumes (LADANOUS) sont-elles la continuité de l’esclavage ?

 

 Comme beaucoup d’autres familles du village, qui ont rompu ce cordon ombilical (LADAA) qui lie traditionnellement les deux clans (Woros et Komos) qui n’est rien d’autre que la continuité de l’esclavage sous une autre forme déguisée à l’ère du XXIème siècle. Oui, les  Ladanous sont la continuité de l’esclavage point barre. Revenons sur la  question  à  savoir, un conflit foncier sur le fond d’esclavage ou un simple problème foncier. Que dit le code foncier de la Mauritanie ?  L’esclavage constitue-t-il un crime  en Mauritanie ?

 

Le code foncier précise que la terre appartient à l’Etat. L’Etat, par définition est la réunion de trois éléments : un territoire, une population et une autorité politique. Article Premier  de l’ordonnance 83-127 du 05 juin 1983 portant  réorganisation  foncière et domaniale  précise  que : La terre appartient à la nation et tout Mauritanien, sans discrimination d’aucune sorte, peut, en se conformant à la loi, en devenir propriétaire, pour partie. L’article 2 : L’Etat reconnaît et garantit la propriété foncière privée qui doit, conformément à la Chariâa, contribuer au développement économique et social du pays. 

 

Oui, depuis le 12 août 2015, l’esclavage constitue un crime. Seule la Cour d’assise est compétente pour juger les crimes. Le parlement mauritanien a adopté à l’unanimité un texte de loi incriminant l’esclave et ses séquelles. La loi  de 12 aout 2015, abrogeant et remplaçant la loi n° 2007-048 du 3 septembre 2007 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes. Dans son article 2, que l’esclavage constitue un crime contre l’humanité et qu’il est imprescriptible. L’article 3 définit les cas qui peuvent être considérés comme esclavagistes. Cette loi institue également des tribunaux régionaux spécialisés, sortes de collèges de magistrats dont chacun dispose de la latitude de prendre toute mesure conservatoire qu’il trouve nécessaire, sous le sceau de l’urgence.

 

Cependant, un problème foncier qui s’est transformé un conflit/litige en date du 9 octobre 2017, car depuis le 5 octobre 2017, le Hakem de khabou a renvoyé les parties à Selibaby. Le conflit par définition, c’est un différend qui peut se régler  sans la saisine du juge étatique. Il  se transforme en litige, lorsque le tribunal compètent est saisi de l’affaire.  Comme le prévoit la législation mauritanienne, les autorités administratives indépendantes (les Hakems, les Walis …) sont censées rendre des décisions alternatives sur les affaires foncières qui leurs sont soumises, car le décret N° 2000-089 du 17 juillet 2000 abrogeant et remplaçant le décret N° 90.020 du 31 janvier 1990 portant application de l’ordonnance 83.127 du 5 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale, prévoit des commissions de règlement amiable des litiges fonciers dans chaque Moughataa, Wilaya et National. 

 

​Le Hakem de la commune de Khabou, après plusieurs tentatives de conciliation/arbitrage,  a fini par renvoyer les deux protagonistes vers selibaby (soit chez le wali soit chez le tribunal) selon la forme et la nature de l’affaire. Le Hakem estimait que l’affaire dépasse ses compétences de justice amiable. Nous restons vigilants sur la question de l’autorité saisie de l’affaire à Selibaby.

 

L’intervention d’un juge étatique est-elle nécessaire ? La justice négociée n’est-elle pas la meilleure solution pour une communauté déjà fragilisée par ses tracas- sociaux ? 

 

A l’heure où j’écris cet article, il y a un mouvement qui est en vogue partout dans le monde (Amérique, Europe, Afrique…).  Il s’agit d’un mouvement de justice alternative adopté dans les pays anglo-saxon vers les années 70, à travers ce que les juristes de Common law appellent Alternative Dispute Résolution (ARD) et que les français proposent de traduire par Modes Alternatifs de règlement des conflits (MARC). La Mauritanie ne reste pas sur le quai du train par rapport à ce mouvement, car elle a voté des textes dans ce sens. La loi n°2000-06 du 18 janvier 2000 et le décret n°2009-182 du 07 juin 2009 relatif à la création d’institutions permanentes d’arbitrage et de médiation.

 

Avec la crise du droit moderne, étroitement liée à l’avènement de l’Etat providence, c’est d’abord et avant tout la crise de la Raison juridique : le droit n’apparait plus comme l’incarnation même de la Raison. La justice alternative a pour but d’éviter une intervention directe de l’Etat. Cette justice, elle est rapide, souple et moins couteuse. Elle  recèle d’ailleurs plusieurs enjeux : l’apaisement des ruptures de la communauté avec la mise en avant de l’intérêt de la communauté, mais aussi la déjudiciarisation de la procédure de la gestion du conflit.

 

Par ailleurs, j’interpelle tout un chacun, en particulier à la jeunesse de Diogountouro, de prendre sa responsabilité en main,  mais aussi d’être du bon côté de l’histoire, car l’histoire est le récit des évènements d’une société. Il est temps de façonner cette société à notre ère, promouvoir une société où règne la justice sociale et l’égalité entre les Hommes. Une société où seules les compétences, la probité, les expériences et les diplômes sont ses armes principales. Nous ne pouvons plus vivre dans une société modelée depuis le 15eme siècle, avant même la naissance de l’empire du Ghana par nos arrières et arrières grands-parents à leur image et à leur modèle de vie. 

 

En définitif, le juge n’a pas la réponse à toutes les questions du Droit, comme le médecin qui n’a pas la solution à toutes les pathologies. Le juge tranche et rend une décision controversée. En revanche, la justice négociée permet de préserver les liens sociaux, telle a été la préoccupation première de la justice alternative. Cette forme de justice qui s’opposerait à la justice étatique par son caractère informel et son attachement à privilégier une solution réparatrice.  L’esclavage ou  litige/conflit foncier ? Je ne saurais donner une réponse, car c’est aux autorités compétentes d’y répondre.

 

 

 

BA – Boubou

Doctorant en Droit à Paris

Militant de Droits humains

Membre de l’Association Française de l’histoire du Droit à Paris (AFHD)

 

Fondateur de l’Association Educative et Culturelle de Jeunes Ressortissants de la Mauritanie en France (AECJRM)


Crédit source: l’auteur via fichier Whatsapp 

​L’an I  de notre   mouvement  GANBANAAXU FEDDE, par Gaye TRAORÉ. 


Nous avons créé ce mouvement  le 05 octobre 2016  dans le  but de conscientiser  notre communauté  et par extension toutes communautés où la  hiérarchisation est de mise , le repère  ou le timon    , que cette classification  entre les hommes , de femmes  frôlant la chosification   ne peut  être  qu’un frein  pour  une société  qui se voudrait  dynamique et fraternelle! Les assignations coutumières   empêchent les épanouissements , empêchent le développement  humain , rongent la fraternité , sème inimité  entre  et au sein  d’une même communauté de destin .Nous avons  dit par le passé que Ganbanaaxu fedde ne rumine point   la revanche  et  la haine ! Ce que  veut Gabanaaxu fedde , ALLAH le veut  et c’est attesté  par le coran et la sunna , je le clame sans prétention ni assurance insolente.Là dessus  la lumière a été faite à travers  nos discours  , les conférences de nos  cheikh.Dans   nos sociétés   nous nous sommes classifiés ,   en nobles et en esclaves , et certains de nos jours veulent  trouver  des parades  maladroites  pour maintenir  ce système de classification  que nous appelons   assignations coutumières! Ce  que veut   la communauté de Ganbanaaxun Fedde est  une fraternité , nous voulons tous être  pareils sans    paternalisme  ni condescendance !  Reléguer  certains    ou  les mettre hors des centres des gestions des communautés villageoises  au nom des patronymes  est  une  faute  morale , une mauvaise appréciation  qui ne peut  résister  à une remise   en cause  par Ganbanaaxun Fedde !A examiner de près  le système de castes soninké  , on y verrons   quelques points de  ramifications  avec  le système de castes indiens  où  les occupations  sinon les assignations sont de père en fils ! Beaucoup   de portes fermées devant  les personnes  d’extraction serviles   dans   sociétés  soninke , peulh , maures.. pour ne citer que cela comme devant  LES GENS CASTES  en Inde où le refus des assignations peuvent être tragiques !Cependant pas  de fatalité, nous atteindrons  notre but  avec élégance et détermination , malgré les provocations  , les calomnies  d’un certain milieu  qui se veut  héraut de la féodalité soninke !Ces derniers temps le refus des assignations  a été  ponctué par les représailles  aux colorations de chantage foncier ,  Les villages de FEGUI et de SEGALA au MALI , où certains membres de la communauté Ganbanaaxu  sont été menacés  d’expropriation   en cas de refus de leur statut d’esclave,  à Diogountouro dans le Guidimakha mauritanien ,  à DAFORT    avec le vieux  SILIMAN DIARRA ,  à Bouanze  pour ne citer que ceux  là . Des terres exploités  depuis  un demi siècle   sont sur le point d’être exproprié  pour laver l’affront  des descendants   qui refusent  leur statut   donc  leur assignation séculaire de sous homme comme on dit en soninké « FON LEME »( un petit ou une petite chose).En effet nous   avons   que les adversaires de GANBANAAXU  ne tarissent ps en calomnies, en délations  , en dénigrement , mais à tout cela nous opposons   notre constance  dans nos principes , dans nos convictions   c’est la meilleure posture  en un mot notre détermination ! Une  pensée à tous  ceux  subissent des violences , des brimades ,  des harcèlements , des humiliations ,des chantages  dans  la quête de leur liberté  , de leur dignité à travers le monde! 

Ganbanaaxu , pour  une fraternelle  réelle et vraie sans fard !

TRAORE GAYE 
Président de armepes , initiateur de Ganbanaaxun Fedde.

​FLASH INFO URGENTE: la suite sur les évènements de DAFORT

Ce soir (5/10/2017) 20 ressortissants Daforois sont incarcérés à la prison de Selibaby. Escortés de Ould Yengé par la gendarmerie, 18 jeunes suspects impliqués dans l’émeute de la nuit du 30 septembre 2017 et 2 membres de la communauté locale GANBANAAXU , sont passés par le tribunal de Selibaby ce jour 5 octobre 2017 avant d’être mis derrière les barreaux vers 18H.
Ce qui est étrange et scandaleux dans cette affaire qui en cache d’autres plus puantes, c’est la machination douteuse en coulisses qui viserait à faire du mal à 2 paisibles citoyens. Nos 2 membres abolitionnistes n’ont rien à voir avec les troubles survenus dans ce village du Guidimagha mauritanien. 
Nous prenons à témoin tous les JUSTES de DAFORT qui savent et reconnaissent la non implication de nos éléments GANBANAAXU. Par ailleurs nous disposons d’indices concordants sur des manoeuvres de délation et de fumisterie entamées contre notre activisme pacifique antiesclavagise.
Nos 2 responsables sont victimes d’une manipulation haineuse dont les germes remontent à quelques mois déjà venant des milieux bien connus . L’Histoire sera Juge. 
Nous ne les oublions jamais. 
La vérité vaincra inshAllah.

​Bref retour sur les événements de DAFORT 

Les incidents survenus dans la nuit du 30 septembre 2017 dans cette localité de la commune du même nom, relèvent purement et simplement d’une révolte populaire de la jeunesse contre certaines restrictions décidées récemment par l’ordre des anciens. 
Certaines rumeurs tendancieuses voulant insinuer l’implication de la mouvance abolitionniste qui serait derrière ces événements répréhensibles, ne sont que des gesticulations malsaines bien connues de nous.

Heureusement qu’aujourd’hui, les canaux de communication sont à la portée de tout le monde pour fixer les réalités des CHOSES de par le monde entier. 
Une autre problématique apparaît dans cette histoire, qui concerne les ambiguïtés longtemps entretenues sur le VRAI pouvoir décisionnel dans nos localités rurales. Certains obsédés qui s’accrochent à l’ancien régime coutumier, outrepassent leurs prérogatives désuètes en voulant reléguer le vrai pouvoir régalien incarné par la Mairie Normalement et Logiquement. Les édiles dans nos communes doivent apprendre à assumer leurs responsabilités d’élus locaux en privilégiant une culture de dialogue serein et libre sans aucune immixtion d’éléments négatifs afin d’éviter de pareils troubles.
Un autre constat très révélateur d’une jeunesse d’aujourd’hui ignorant toute dissuasion devant les forces de l’ordre comme jadis dans nos contrées villageoises, peut inquiéter. D’après des témoignages concordants des événements, les mouvements de jeunes qui se sont déroulés ces jours-ci peuvent avoir des pulsions destructrices similaires avec celles connues habituellement dans dans certains milieux citadins du monde. 

Il fut un temps chez nous, même le bruit d’un véhicule des gardes ou des gendarmes provoquait la trouille et la fuite chez des jeunes gens. Aujourd’hui, on raconte que plusieurs éléments de la gendarmerie ont été appelés en renfort pour maîtriser la situation sur place. 
C’est bien la société toute entière dans un monde globalisé où le modernisme culturel et aveugle via le virtuel sans frontières, qui doit se réinventer urgemment des voi(e)x de salut.  
Inquiétudes et interrogations à la fois. 

K.S

​FLASH INFO : une émeute nocturne à DAFORT. 

(La nuit du 29/09/17 au 30/09/17)
La nuit dernière, plusieurs jeunes dafarois sont sortis dans les rues en s’adonnant à différents actes de vandalisme. Plusieurs emplacements publics ont été caillassés et brûlés pour certains au cours de cette équipée révoltante qui a suscité un émoi parmi la population villageoise ce matin. 

L’origine de ces événements inédits au parfum émeutier , serait liée à une mésentente entre la jeunesse et l’ordre des anciens. Ces derniers jours, des décisions ont été prises pour interdire certaines festivités nocturnes trop bruyantes et dérangeantes dans cette localité qui est le chef-lieu de la commune du même nom. Et ces nouvelles dispositions n’ont pas apparemment plu les jeunes. C’est ainsi qu’ils l’ont manifesté de la moins bonne manière en versant dans des actes violents et gratuits  clairement répréhensibles. D’ailleurs depuis hier soir, des éléments de la gendarmerie du département de Ould de Yengé sont arrivés sur place. D’après nos informations recueillies du terrain, plusieurs jeunes sont aux arrêts. 

Nous suivons de près l’évolution de la suite des événements entre les mains des autorités départementales. 

En tant que ressortissant dafarois, je tiens à condamner ces actes violents perpétrés alors bien que d’autres voies civilisées sont à la portée pour régler une mésentente de ce type. 

Samedi 30 septembre 2017

K.S

Déclaration d’AMEES : INTIMIDATION CONTRE DES RESPONSABLES DES SECTIONS DE DAFORT ET BOUANZE


Association Mauritanienne  المنظمة الموريتانية   

pour l’Eradication de l’Esclavage للقضـاء علي العبودية

             et ses Séquelles      و رواسبها  

Récépissé n° 0103/MINT/15/01/2008 وصل رقم 0103/و.د/15/01/2008

Tél. : (+222) 41 37 71 04 / 36 60 89 19  /  19 89 60 36  41 37 71 04هاتف :(00222) 

Email : ameeskofo@gmail.com ameeskofo@gmail.com البريد الكتروني :

Nouakchott – Mauritanie انواكشوط –  موريتانيا

Depuis quelques mois, les responsables d’AMEES sont l’objet de provocation et d’intimidation par certains cadres féodaux haut placés de l’état.

Le dernier cas , sous l’instigation de certains cadres, des gendarmes sont venus de la Moughataa de Ould Yengé pour menacer les responsables de notre organisation leur interdisant de construire leur siège au sein d’une concession appartenant à un de nos responsables de la section ; ayant été obligés d’arrêter la construction, ils se sont rendus à Sélibaby pour voir la haute autorité régionale.

Par ailleurs, dans la même Moughataa de Ould Yengé à Bouanze, d’autres féodaux, à la suite du chef de village Demba Diadié Camara et l’Imam de la grande mosquée Diadié Boubou Cissé, sont venus provoquer l’un de nos militants Yakhouba Coulibaly lui réclamant de quitter le terrain dans lequel il a construit une pièce. Alors que le terrain a été provisoirement prêté aux habitants par son père pour lieu de prière des Fêtes. 

Ce dernier ayant refusé, le chef de village et son Imam sont partis porter plainte contre Yakhouba à Selibaby sans passer par le Hakem de Ould Yengé.
Le bureau exécutif de l’AMEES, informé de ces tracasseries qui font suite à d’autres actes d’intimidation et de provocation contre nos militants :

Proteste énergiquement conte les manigances de ces nostalgiques de l’esclavage ;

Demande aux autorités administratives compétentes de mettre fin à de telles provocations et laisser nos cadres et militants mener leurs activités dans la totale légalité.

Informe l’opinion nationale et internationale de ces graves actes outrageants et d’intimidation contraires aux lois régissant la lutte contre l’esclavage et ses séquelles en République Islamique de Mauritanie.

Nouakchott, le 12 septembre 2017

Le bureau exécutif

TOURNOI L’EED 2017, DAFORT SACRÉ CHAMPION : Photo-reportage par notre BLOG. 

Les « DIABLES ROUGES » de DAFORT 

L’équipe de KHABOU 

L’équipe arbitrale de la FINALE 

Le public des supporters côté Khabou 

Le public des supporters côté DAFORT 

Le responsable de la commission sportive l’EED , Aly Samba CAMARA .

Le président de l’EED Waly DIAWARA, le porte-parole de l’EED Boubakar DIAKITÉ et le responsable du pôle COM Ibrahim DIABAKHATÉ .

L’effectif organisationnel l’EED et les enfants invités en vacances scolaires.

Au centre le DREN du Guidimagha accompagné du DRASS du Gorgol à droite, tous les deux invités l’EED de l’événement. 

Toujours en action l’équipe ADHÉSIONS l’EED.

Important à savoir, qui était Auguste DELAUNE ? L’enceinte sportive qui a accueilli le tournoi l’EED porte son nom. 

Quelques supporters de DAFORT avec le secrétaire général adjoint de l’AJDF Hadietou CAMARA.

L’EED côté sponsors et partenaires.

Les officiels, on reconnaît le représentant de la ville d’Aubervilliers, 2ème en allant de gauche.

Les officiels, on reconnaît Mouamar Ould ANNY , un responsable l’EED, 1ème à gauche. 

Les supporters de DAFORT autour du président de l’AJDF Boubou Mamedi CAMARA assis au centre  (bouteille à la main)

Le réchauffement d’avant match des joueurs de DAFORT. 

Banderole MESSAGE L’EED 

Banderole MESSAGE L’EED « Bien vivre l’événement sportif »

L’artiste mauritanien Demba TANDIA en animation très remarquée.

Public DAFORT 

Public DAFORT 

Point Médias, debout en observateur concentré, Lassana CAMARA de MauritanieFootball. 

Public très intéressé.

Banderole AJDF (DAFORT)

Tee-shirts fraîchement sortis et flanqués « DAFORT CHAMPION 2017 »

L’entraîneur de DAFORT, Banta CAMARA porté par un public joyeux après la victoire.

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Le tournoi inter-villageois L’EED-2017 s’est clos hier samedi 26 Août 2017 avec la FINALE opposant DAFORT à KHABOU. Ce dernier match de la 3ème édition de cette compétition s’est terminé sur un score vierge 0-0 après les prolongations. L’équipe de DAFORT déjà finaliste en 2015, s’est imposée lors de la loterie des tirs au but par 4 tirs réussis contre 3 tirs pour les « LIONS de KHABOU »  , les champions en titre de l’édition 2016. Cette finale a été moyennement spectaculaire et marquée par une certaine réserve observable de chaque côté . Il faut noter quelques phases de jeu étincelantes par intermittence. L’équipe de DAFORT a subi des petits chocs  d’entrée de jeu laissant craindre une non préparation physique pour certains joueurs. Par la suite, les choses se sont sensiblement équilibrées entre les 2 équipes. Peu avant la mi-temps, les « DIABLES ROUGES » de DAFORT perdent leur leader technique, Papis CISSÉ sorti définitivement pour blessure. 

Côté organisationnel, le responsable du pôle SPORT, Aly Samba CAMARA nous a confié que l’événement de cette année s’est déroulé dans des bonnes conditions. Il avance que sur le plan arbitral, d’importantes améliorations ont eu lieu, avec des arbitres de métier issus du district de la zone d’Aubervilliers. Côté discours, le président de l’EED a rappelé l’idée de développement que mène son association sur les 3 principaux volets  (Santé, Éducation et Agriculture). Parmi les officiels invités présents ce jour, il y’a le DREN* du Guidimagha DAH DAHANE , le DRASS* du Gorgol Dr Mohamed Mahmoud Ely mahmoud, le conseiller de l’ambassade de la Mauritanie et un représentant de la ville d’Aubervilliers. 

Les responsables organisateurs de ce tournoi inter-villageois L’EED en France nous déclarent que la remise du trophée aux vainqueurs aura lieu le samedi 16 septembre 2017 lors d’une soirée culturelle de Gala.


Le lieu  : 5 Rue Edouard Poisson, 93300 Aubervilliers.

L’Embarcadère, salle de spectacles.



Nos vives félicitations à l’équipe de DAFORT et aux finalistes LIONS DE KHABOU.


Bravo à l’EED pour la réussite de cet événement sportif  (3ème édition) et du courage pour les projets de développement initiés. 


À l’édition prochaine Insha ALLAH



*DREN : Directeur régional de l’éducation nationale 

*DRASS : Directeur régional des actions sociales et sanitaires. 




Réalisé par K.S






GANBANAAXUN PIQUE-NIQUE DU 20 AOÛT 2017 EN FRANCE : LA JOURNÉE EN QUELQUES MOTS ET PHOTO-REPORTAGE .

L’association ARMEPES (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Éradication des Pratiques de l’Esclavage et ses Séquelles) et ses partenaires du Forum GANBANAAXU FEDDE ont organisé un pique-nique géant ce dimanche 20 Août 2017. L’événement qui s’est tenu dans un parc (Le Lac Saint Mandé) géré par la Mairie du 12 ème arrondissement  de Paris, s’inscrit dans l’élan de sensibilisation et d’appel pour une FRATERNITÉ RÉELLE au sein de la communauté soninkée. Le forum GANBANAAXU FEDDE créé le 5 octobre 2016 via le support réseau social Whatsapp regroupe les membres des plusieurs associations et d’autres sympathisants de la CAUSE d’éveil pour une nécessaire réforme sociétale en milieu soninké. Ce pique-nique du 20 Août 2017 marque un autre tournant dans l’engagement, dépassant le cadre très souvent virtuel entre un public de plus en plus intéressé par l’activisme GANBANAAXU. Plusieurs membres du Forum venant d’autres provinces françaises et même de l’étranger (Italie et Espagne) ont pris part à cette sortie publique inédite en milieu soninké pour un IDÉAL aussi révolutionnaire.

Côté organisationnel, les équipes chargées des préparatifs  (Logistique, Cuisine, Sécurité, Accueil, Communication) ont accompli un travail très louable malgré une forte affluence dépassant nos prévisions. Au départ tablant sur 300 à 400 participants attendus, nos estimations ont frôlé finalement  entre 700 à 1000 personnes présentes le jour J. Ainsi de cette toute première expérience, des enseignements seront tirés afin de corriger les petits manquements constatés ici et là. 

L’événement a été intégralement couvert par la webradio GANBANAAXU sous l’égide  de son directeur Papa COULIBALI alias Yimbi Kumma. 


Vers 17 heures comme prévu, les prises de parole ont commencé successivement par le président d’ARMEPES-FRANCE et l’initiateur du Forum GANBANAAXU, Gaye TRAORÉ, son secrétaire général Aboulaye TRAORÉ et d’autres intervenants comme certaines voix fortes connues du Forum GANBANAAXU FEDDE. On peut citer Demba DIARRA et Dramane Gueleye CAMARA. Toutes les interventions ont été axées sur l’objet de l’activisme GANBANAAXU FEDDE et les différentes associations partenaires (ARMEPES-FRANCE, MEMUKKE KOFO, RMFP , ASEPT ET D’AUTRES). Par ailleurs le témoignage poignant et très instructif du doyen Mamadou KONATÉ originaire de Diafounou (MALI) , a été remarqué. Dans l’objectif de vulgarisation du fond discursif de notre engagement, des flyers reprenant certains points saillants de ce qui fait désordre dans le régime sociétal soninké d’aujordhui, ont été distribués au public. Par ces flyers, le chargé de communication ARMEPES-FRANCE, Koundou SOUMARÉ a brièvement expliqué la nécessité de diffuser le message aux publics extracommunautaires très souvent non initiés au “VIVRE SONINKÉ”. Le but est de savoir NOMMER et EXPLIQUER pertinemment  les tares sociétales foncièrement discriminatoires contre lesquelles l’activisme GANBANAAXU FEDDE s’érige. Un autre constat bénéfique a été la présence remarquée d’autres participants qui ne sont pas originaires de la communauté soninkée.

Aujourd’hui toutes les CONSCIENCES SINCÈRES dans l’international SONINKÉ, admettent que la communauté sous l’ancien système féodaloesclavagiste ne peut échapper à des réformes sociétales saines et paisibles pour rester une COMMUNAUTÉ digne de ce nom.

Une COMMUNAUTÉ dans laquelle UN HOMME ou UNE FEMME ne serait plus assigné(e) dans une INDIGNITÉ FILIALE PERPÉTUELLE à AVOIR ou à ÊTRE à cause de son passé accidentel peu enviable pour tout le monde finalement. L’idéal de la mouvance GANBANAAXU FEDDE rappelle entre autres certaines dispositions universelles dans toute communauté harmonieuse, comme le RESPECT DU DROIT D’AÎNESSE et la LÉGITIMITÉ PAR LES COMPÉTENCES concernant  tout ce qui a trait à la gestion du cadre public sociétal. Ainsi notre engagement porte un projet de société dans laquelle un imaginaire statut de noblesse ne sera plus conditionné à la présence nécessaire d’un statut d’esclave dans une même communauté partageant la même HUMANITÉ et également la même FOI RELIGIEUSE.

Nous croyons que les solutions passent par des dispositions mentales saines, sincères et humbles pour UNE RÉELLE FRATERNITÉ.

Voir photos en attaché…!

Paris, 21 Août 2017


■La CeCom ARMEPES-FRANCE au nom du  FORUM GANBANAAXU FEDDE.  

L’EED COMME ÉDUCATIF : LA VISITE DE COURTOISIE DE NOTRE BLOG AUX ÉCOLIERS ET ENSEIGNANTS INVITÉS EN VACANCES SCOLAIRES EN FRANCE !

les écoliers entourés par le président de l’EED Waly DIAWARA et l’enseignante accompagnatrice Tacko GANDEGA de Diadjibiné



Avec à gauche Sidi DIAWARA, le directeur de l’école de Boully et au centre Silly CAMARA , enseignant à Tachott-Berané, tous accompagnateurs. 

Avec les écoliers vacanciers et l’enseignante accompagnatrice Tacko GANDEGA. 

Oui en effet…. plus que jamais..!

  

En de début de soirée du lundi 14 Août 2017, votre BLOG s’est rendu auprès de la délégation invitée par l’association l’EED (Ensemble pour l’Espoir et le Développement). Logée dans une résidence située dans la ville d’Aubervilliers, le premier groupe d’un effectif composé d’une vingtaine de personnes, se trouve au cœur d’un comité d’hôte très convivial. Les 8 écoliers et leurs 3 accompagnateurs arrivés à l’aéroport CDG tôt le matin du samedi 12 Août dernier, seront rejoints prochainement par 8 autres écoliers dont 2 ressortissants maliens du village frontalier Sélifely au bord du Karakoro.

Dans notre échange avec le président Waly DIAWARA, il nous apprend que ce dispositif de valorisation de l’éducation est à sa 2 ème saison. L’an dernier il y avait 3 élèves de Boully ayant bénéficié sur MÉRITE, et cette année les sélectionnés méritants sont originaires de 8 communes différentes . 

L’EED s’est engagé à faire de l’ÉDUCATION , un des leviers primordiaux parmi ses projets de développement selon les propos du président DIAWARA. Et aujourd’hui ce dispositif d’accueil d’une délégation issue du monde éducatif, s’insère dans un large processus d’émulation saine par l’excellence « primée » pouvant susciter davantage l’intéressement et la motivation des élèves et leurs parents à la vie scolaire . Mr DIAWARA a déclaré qu’à partir du mois d’octobre 2017, plusieurs cantines scolaires ouvriront et 4000 élèves sont prévus d’en bénéficier gratuitement. 



Nos vifs encouragements à TOUS ceux qui entretiennent cette Flamme d’espoir l’EED. 

Bonne continuation. 

Fraternellement




Réalisé par KS

Regardez « Selibaby le 06 Mars 2017, Ganbanaaxu Fedde Part 4 » sur YouTube

La 4 ème partie  du film-reportage sur la journée dédiée à l’antieclavagisme en Mauritanie  (6 Mars 2017) à selibaby. 

Montage vidéo réalisé par Pape COULIBALI alias Yimbi Kumma.