IRA – Mauritanie auprès des populations sinistrées du Guidimakha

NOTE D’INFORMATION

Du 29 au 30 août 2019 IRA – Mauritanie a dépêché de Nouakchott une mission au Guidimakha dans le but de s’enquérir de la situation des populations sinistrées, leur exprimer la solidarité de l’ensemble des membres de l’organisation mais également présenter ses condoléances les plus attristées – au nom de sa direction avec à sa tête le président Biram Dah Abeid – aux familles éplorées.
La délégation a été reçue à Sélibaby par le Coordinateur régional d’IRA – Mauritanie Mohamed Ould Jidehlou. Dirigée par le doyen Oumar Ould Yali et composée de Balla Touré, Mokhtar Ibrahima Cissé et Samba Diagana, elle a débuté sa mission par une visite au Wali du Guidimakha Mr Mohamed Ould Mohamed Lemine Ould Belamach auquel, après les salutations d’usage, elle a exprimé sa compassion à la douleur des populations sinistrées de la région. Le Wali, en réponse, a remercié les membres de la délégation pour la démarche entreprise et a tenu à les rassurer sur le fait que les autorités sont conscientes du niveau du sinistre et qu’elles s’emploient à créer des conditions optimales pour venir en aide aux populations.
La délégation a également rendu visite au Maire de la Commune de Sélibaby Mr Mohamed Vall Ould Mek’halla à travers lequel, le chef de la mission Mr Oumar Ould Yali a exprimé toute sa solidarité avec les populations de Sélibaby ; il a également remercié monsieur le maire pour la promptitude de son soutien aux sinistrés. Mr Ould Mek’halla, après avoir remercié les membres de la délégation pour la visite de solidarité, a dit espérer l’apport d’une aide rapide aux populations de sa commune.
Suite aux visites aux autorités régionales et communales, le tour était de rendre visite aux familles qui ont enregistré des pertes en vies humaines dans la ville de Sélibaby. Ainsi, les membres de la délégation accompagnés du coordinateur régional ont rendu visite aux Hel Méchinou qui ont perdu le jeune Sghair Ould Méchinou âgé de 20 ans puis la délégation s’est rendue à la famille du jeune Baba Ould Cheibany âgé de 18 ans, mort noyé. La famille du jeune El Hacen Ould Selkou, âgé de 21 ans, mort par noyade, a également reçu la visite des membres de la délégation. Lors des visites, la délégation a pu apporter un soutien moral et matériel aux familles éplorées.
Les visites dans les quartiers ont permis aux membres de la délégation de constater l’ampleur des dégâts. Des centaines de concessions ont été rasées par les eaux. Elles étaient occupées, dans la plupart des cas, par des familles pauvres. Le nombre important de cas de femmes seules élevant des enfants dit long sur le caractère très urgent et catastrophique de la situation.
La délégation s’est rendue au village de Samba Kandji à 25 kilomètres de Sélibaby, dans la commune de Gouraye où les eaux ont emporté quasiment tout dans deux quartiers du village. Plus un seul bâtiment debout. Ici, la délégation a été reçue par le Chef du village Mr Samba Keita, entouré de plusieurs notables, auxquels, elle a exprimé la solidarité d’IRA – Mauritanie avec les habitants du village. Mr Keita, prenant la parole, a dit ni lui, ni ses amis qui l’accompagnaient ne sont étonnés par ce geste de générosité et de solidarité de la part du groupe dirigé par le président Biram Dah Abeid connaissant l’engagement de son leader en faveur des faibles. Le Chef du village a promis d’informer l’ensemble des populations du village du soutien moral et matériel qu’IRA – Mauritanie leur a apporté. Suite à cela, Mr Keita a guidé le groupe dans la visite de ce que fût le quartier Sud du village qui a été totalement rasé par les flots. « Le pire, dira Mr Idrissa Konaté – un notable du village, est que tout ce que les habitants de ces maisons possédaient de matériel est enseveli sous les décombres ».
Le grand nombre des carcasses d’animaux morts jonchées derrière le village renseigne sur les pertes subies par le village dans le cheptel.
Au niveau de la réaction des autorités, au lendemain du sinistre, le village a reçu la visite du Maire de la Commune et du Chef de la Brigade de gendarmerie de Gouraye mais, pour le moment, il n’a reçu aucune visite de la part des autorités administratives et aucune aide n’est parvenue, selon un groupe de notables interrogés.
En effet, cette visite a renseigné, de façon détaillée, la direction d’IRA – Mauritanie sur l’ampleur des dégâts et des pertes provoqués dans la région du Guidimakha par les pluies diluviennes survenues durant la semaine écoulée. La délégation ministérielle dépêchée par le gouvernement devrait être également suffisamment informée sur la situation de détresse des populations. Il se trouve que les actions menées, jusque-là, par les autorités sont bien en deçà des énormes besoins des populations en termes d’habitats, de soins médicaux et de besoins alimentaires.
La tâche est énorme, IRA – Mauritanie appelle à la responsabilité des autorités, au soutien des partenaires de la Mauritanie mais aussi à la générosité de l’ensemble des mauritaniens.

Fait à Nouakchott, le 01 septembre 2019
La commission de communication

©️ Crédit source : IRA-MAURITANIE

L’éditorial: Guidimakha, la sinistrose

Le Guidimakha, à l’instar du reste du territoire national avait besoin d’eau. Le manque de pluies en cette période hivernale augurait pour cette région, la plus arrosée du pays, des lendemains inquiétants pour la vie et l’existence du bétail et des champs de culture.
C’était la sécheresse qui s’annonçait ; ce qui, partout ailleurs en Mauritanie, était source d’inquiétude des citoyens.
Alors le Guidimakha comme le reste du pays s’est mis à implorer Dieu pour la pluie. ALLAH a répondu par des averses sur le Guidimakha. La région a été réellement arrosée, pour ne pas dire noyée.

Avec des pluies de 36 voire 72 heures sans discontinuer dans certaines localités. L’atténuement de l’effet de la sécheresse sur cette terre a été finalement catastrophique à des degrés divers selon les localités.

On parle de 21 victimes humaines dans toute la région et les dégâts matériels sont énormes. De N’Diewo à Sansanghé, en passant par Selibaby, Bouly, Gorilakhé, l’ampleur du désarroi déconcerte toute âme sensible…

Le village de Sambakandji, situé au Sud de Selibaby, est en partie entièrement détruit. Des quartiers entiers de plusieurs villages ont été rasés par les eaux. Des champs de culture dévastés, des animaux emportés par les torrents. Plusieurs centaines des maisons (en banco) se sont affaissées et parfois ont fondu. L’eau s’est invitée partout dans les habitations. De mémoire même d’octogénaire, c’est du jamais vu. On dénombre par centaines les populations qui ont tout perdu, et aucune localité de cette région n’a été épargnée…

Le tronçon Kaédi – Gouraye a été coupé en plusieurs endroits et le pont au niveau du village d’Ehel Salem (Touriyimé – la tête de l’éléphant, c’est le nom du marigot) a cédé, coupant Selibaby des villages du Nord et le trafic vers Nouakchott.

Ce même tronçon via Gouraye, qui était déjà dans un piteux état, est également grandement affecté… pour ne pas dire tout simplement détruit dans certains endroits. Guidimakha souffre. Le désastre est sans précédent et sa gestion déplorable.

Guidimakha est sinistré. Un état défaillant avec une gouvernance de l’improvisation. La politisation du malheur des populations était aussi à l’ordre du jour.

Ne dit-on pas que gouverner, c’est prévenir ?

« Gouverner, prévenir et anticiper »sont-ils des méthodes mauritaniennes? L’actuel tenant du pouvoir et son gouvernement diront sans doute en sourdine qu’ils ont héritée d’une situation chaotique…

Mais est-ce une excuse vis-à-vis d’une population qui a tardé à voir l’Etat à coté d’elle? Ici et là en Mauritanie, on se confond avec le mode épicier, la gestion du jour au jour de nos autorités ces dernières décennies.

Ainsi le Guidimakha s’est noyé et est resté sans secours conséquent, se débattant avec les moyens rudimentaires … des moyens du bord en attendant que les autorités comprennent que gouverner c’est anticiper et jouer sa partition.
Une autorité dépourvue d’un plan de contingence s’est elle-même conviée dans la défaite. Les autorités locales sont restées pantoises et inefficaces.

Le président du Conseil régional (Mr Coulibaly) s’est plu et complu, dans un français hésitant, à rassurer les populations. Quelle légèreté ! Quel déphasage ! Ce responsable qui devrait être sur le terrain dès les premières heures de la catastrophe, est tombé dans la position politico-partisane. Il s’est contenté d’énumérer les intentions d’un gouvernement qui a été défaillant à tout point de vue. Et il s’est adressé aux populations ou à ses collègues via Whatsapp, et on se demande vraiment si les populations de Sambakandji (commune de Gouraye) l’ont écouté et si celles de Mborgo (commune de Dafort) ont seulement « le réseau ».

Mr Coulibaby ne semble pas comprendre ce qui doit être son rôle et surtout langage qu’il doit utiliser en pareille situation de crise. Lui qui est la première victime car président d’une population noyée qui l’a élu. Lui, le principal espoir et interlocuteur de ces populations auprès des autorités. Lui, l’élu a failli. Un élu très différent de l’élu de Tintane.

Il n’a pas trouvé mieux que de dire qu’il a eu le Ministre de l’Intérieur au téléphone et ainsi de suite… Aux questions que notre journal lui a posées, 24 heures après son intervention, il n’avait pour réponse qu’il n’a « aucune idée de la situation ». Pauvre Guidimakha abandonné par ses politiques.

L’autre insulte vient de Ba Ousmane. Lors d’une réunion des cadres de la région pour s’organiser afin de venir en aide aux populations, lui, l’ancien ministre de l’éducation, se félicitait de la rapidité de la réaction du gouvernement pour secourir les sinistrés.

Quelle pitié ! Ce monsieur se moque de qui ? Voici le langage qui a fait perdre Ghazouani au Guidimakha les présidentielles du 22 Juin passé? Dire le contraire de ce que tout le monde sait. Même ses collègues qui participaient à la réunion semblaient être surpris par ces propos.

Heureusement que les actions de la diaspora combinées à la réaction tardive du gouvernement peuvent constituer un début de soulagement des ces populations aujourd’hui dans le dénuement total.

Encore une fois, la fâcheuse habitude des politiques de ce terroir s’est montrée au grand jour ; des politiciens qui ne sont forts que dans l’entreprise de destruction des uns des autres, les divisions, les scissions politique des supposés adversaires.

Pour ces politiciens, la mission qui consiste à atténuer les souffrances des populations historiquement délaissées n’est pas une priorité. Pauvre population que ces politiciens, toutes obédiences confondues, ont fini de transformer en poudrière sociale.

Qu’Allah vienne en aide aux populations du Guidimagha.

Camara Seydi Moussa

©️Lien de l’article : http://nouvelleexpression.org/suite-info.php?var=1058

Le cas de Youssouph Kamara : le communiqué de CR (Conscience et Résistance)

Le matin du 27 août 2019, à Nouakchott, des ressortissants du Guidimagha se rassemblent devant la Présidence de la République pour exhorter les autorités à un sursaut de mobilisation, au titre de la solidarité avec les victimes des inondations.

Les forces de l’ordre leur intiment de reculer de quelques centaines de mètres, en direction de la Poste, devant l’hôtel Azalaï. Les marcheurs s’exécutent et déploient des banderoles. De nouveau, les policiers interviennent afin de contraindre le groupe de manifestants à libérer le trottoir, en raison d’une gêne à la circulation automobile. Ce faisant, un agent bouscule l’une des dames, d’un certain âge. Le fils de celle-ci, Youssouph Kamara, s’interpose et repousse le responsable du geste. Ce dernier tombe, comme en témoigne l’image animée. Aussitôt, l’escouade se jette sur Youssouph, le roue de coups de bottes et de matraques, avant de l’embarquer à l’arrière d’un véhicule de service, dans l’espace ouvert sur les modèles pick-up. Durant le trajet vers le commissariat du 4ème arrondissement où il sera retenu, les assaillants l’agonisent d’injures à caractère raciste, qu’ils agrémentent de menaces de représailles.

Privé de recevoir la visite des avocats et de la famille, Youssouph Kamara refuse de répondre à l’interrogatoire et passe la nuit aux mains de la maréchaussée. Le lendemain, en présence de ses défenseurs enfin admis à l’entendre, il se présente devant le procureur de la république de Nouakchott Ouest, aux fins de l’audience préliminaire. Le magistrat reçoit, aussi mais sans confrontation, le policier auteur de la plainte pour molestation et outrage à un agent de la force publique dans l’exercice de sa fonction. Ce dernier réclame réparation des coups et blessures que lui aurait valu l’intervention de Youssouph Kamara, lequel récuse l’accusation et argue l’assistance à une personne en danger.

Au terme de l’audition, le Parquet ordonne la prolongation de la garde-à-vue, cette fois dans le commissariat du Ksar. Il convient de relever, ici, l’usage récurrent de la torture, dans les centres de détention préventive de la République Islamique de Mauritanie. Les Noirs, nationaux ou ressortissants de l’Afrique subsaharienne, y risquent le racket, les sévices physiques et l’humiliation. Quelques uns en décèdent et la médecine légale conclue, presque toujours, à une mort naturelle.

Youssouph Kamara, membre du mouvement anti raciste, social-démocrate et laïc Conscience et Résistance (CR) s’expose, en l’occurrence, à une violation de l’intégrité du corps ; l’atteinte à son équilibre mental ne manque, non plus, de crédibilité.

Conscience et Résistance ne réclame, à son profit, aucun traitement de faveur, juste une procédure équitable dont résulterait, sans délai, le bénéfice de la liberté sous caution. Dans la perspective d’un procès, son maintien en détention préventive s’avère sans objet, les hypothèses de la fuite et de la destruction de preuve étant nulles. Youssouph Kamara travaille à Nouakchott et y vit, avec épouse et enfants.

Conscience et Résistance rappelle, au gouvernement que vient de produire une alternance laborieuse, combien les mauritaniens attendent et espèrent l’adoption de mesures de coercition fermes contre les agents de l’Etat, auteurs d’insultes et de voies de fait sur les civils ; le motif de discrimination, liée à la naissance, la croyance ou la nationalité en constitue une circonstance aggravante. La monomanie de l’amnistie au détriment du droit encourage la récidive. De cette impunité découle la frustration, puis la colère et un jour, la révolte.

Conscience et Résistance
Nouakchott, le 28 août 2019

©️Paru via un post Page Facebook du journaliste Hacen Lebatt

En exclusivité – Dafort : quelques photos des dégâts causés par les fortes pluies.

Les fortes précipitations qui ont frappé lourdement la région du Guidimagha mauritanien (Sud du pays) durant 2 jours (du dimanche 25/8/19 au lundi 26/8/19 en matinée), laissent des traces dans certains villages. Ainsi à Dafort, le chef-lieu de la commune du même nom, plusieurs bâtiments en banco et en mixtures (ciment et banco) se sont affaissés en partie brutalement. Dans ce billet, vous verrez en exclusivité quelques clichés de dégâts causés par ces pluies diluviennes dont l’abondance n’a jamais été relevée dans le passé selon des témoignages de doyens octogénaires sur place. Selon les dires de notre contact sur place, d’innombrables murs ont été détruits dans l’ensemble du village. Il est à préciser que 4 maisons recensées aujourd’hui ont eu des bâtiments mis à terre. Pour une approche prudente, nous préférons ne pas citer les noms de familles impactées par cette catastrophe naturelle qui a touché pratiquement toutes les localités du Guidimagha. Par certaines sources, il y aurait des décès à déplorer dans certaines zones. Nos condoléances à leurs familles. Ces dernières heures, une communication publique via whatsapp venant Mr Coulibaly Issa, président du conseil régional, assure que les pouvoirs publics seraient mobilisés pour secourir les sinistrés.

Aujourd’hui via les réseaux sociaux en milieux originaires du Guidimagha, un appel à l’organisation urgente d’une manifestation devant la Présidence à Nouakchott est lancé . Nous témoignons de l’audio d’appel reçu dont l’initiative est de Mr Camara Dramane dit sadio singallé.

À rappeler aujourd’hui , sur le terrain, la mobilisation des secours n’est signalée nulle part à notre connaissance. Et jusqu’à QUAND ?

À la lecture de cette subite et forte pluviométrie, alors qu’il y a à peine 2 semaines , tout le monde s’inquiétait d’un hivernage blanc et sec, il est lieu d’oser aborder la question de bouleversements climatiques qui hantent ailleurs. Ainsi sortir d’un certain fatalisme en subissant certains aléas naturels sans une initiative sérieuse d’anticipation et d’adaptation.

©️Crédit Photos, by D . CAMARA à Dafort.

K.S pour le BLOG

✅Des averses diluviennes au Guidimagha : Notre solidarité avec les habitants sinistrés.

Dans la nuit du dimanche 25 août 2019 jusqu’au lendemain lundi 26, des fortes pluies sont tombées dans la région Sud mauritanien, le Guidimagha. Ces précipitations abondantes ont causé un certain nombre de dégâts à cause de remontées des eaux dans les maisons dans plusieurs localités. D’après diverses sources il y aurait eu des décès à déplorer dans ces temps très difficiles pour nos populations. Nos condoléances attristées aux familles.

Ainsi nous, GANBANAAXU FEDDE, exprimons notre solidarité à l’endroit des sinistrés partout sur le territoire national et en particulier au Guidimagha où plusieurs témoignages de terrain révèlent d’innombrables perturbations dans la vie courante ces dernières 72 heures.
Nous espérons que les autorités compétentes prendront toutes les mesures nécessaires afin de porter assistance aux populations impactées durement partout. Nous prenons acte de la communication diffusée via le réseau whatsapp du président du conseil régional, assurant que tout est mobilisé par les pouvoirs publics pour secourir les sinistrés.

27 août 2019

©️Pour la communication GANBANAAXU FEDDE Aile – Mauritanie.

SOS Guidimakha : IRA – Mauritanie solidaire des populations sinistrées de Guidimakha

IRA – Mauritanie est consternée par l’ampleur de la secousse naturelle qui a frappé la ville de Sélibaby.
En effet, des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région du Guidimagha ce lundi 26 août 2019 ont provoqué de nombreuses pertes en vie humaine, mais aussi des disparus et des dégâts matériaux très importants qui vont de l’effondrement de maisons à l’inondation de quartiers causant la fermeture de commerces. Cette situation catastrophique pourrait conduire à la précarité des populations au plan alimentaire et à la propagation de maladies hydriques si des mesures urgentes et adéquates ne sont pas prises par les autorités compétentes.
Face à cette situation de désolation IRA – Mauritanie :
Lance un appel pressant au gouvernement pour venir au secours d’une population en détresse et n’ayant aucun moyen de s’en sortir.
Souhaite une mobilisation sans précédent des partis politiques, de la société civile, des hommes d’affaires, de la diaspora afin de créer un fonds pour soutenir les populations du Guidimagha.
Et, présente ses condoléances aux familles des victimes et prie Allah de retrouver les disparus sains et saufs.

Nouakchott 26/08/2019
La commission de communication

©️ Crédit : Réseaux IRA-MAURITANIE

Une grave crise alimentaire menace le monde rural, face à un ciel aride et des terres desséchées

L’authentique – Le mois d’août 2019 tire à sa fin, et la Mauritanie enchaîne sa énième année de sécheresse. Les paysans n’auront plus le temps de cultiver la terre, alors que les rares animaux encore en transhumance occupent le versant des collines, arrachant les dernières feuilles d’arbres en l’absence de pâturage.

C’est tout le grenier naturel de la Mauritanie, de NDiago à Ghabou et de la Batha d’Aleg aux confins de Fassala Néré qui souffre de cette sécheresse qui risque d’être encore plus impitoyable que les années passées.

Aux alentours des villages et hameaux jadis généreusement arrosé, ce n’est que désolation. Un ciel obstinément silencieux et aride et des hectares de terre lamentablement desséchés. La plupart du bétail partie au Mali au début de la soudure, il y a de cela près de six mois, n’est pas encore revenue.

Pendant les années d’hivernage, les troupeaux redescendaient de leur zone de transhumance au Mali et au Sénégal, dès les premières gouttes, vers le mois de juillet. Certes, il y a eu des averses dans certaines régions du pays. De fortes averses, deux ou trois pluies qui ont fait couler les oueds et donner de l’espoir.

Mais depuis la mi-août, le ciel s’est refermé sur ses trésors et la terre aride où commençaient à germer de fragiles tapis vert, a repris sa couleur ocre. Le désespoir s’installe peu à peu dans le monde rural.

« Même s’il pleut maintenant, nous ne pourrons plus cultiver, car le temps qui reste ne pourra pas faire mûrir le sorgho, le mil ou le maïs. Les animaux sont d’ailleurs toujours en amont et leur retour ne fera que détruire nos cultures, si culture il y aura », explique Mahmoud, vieux paysan dont les champs s’étalent près de la mare Echeyeb, à 12 kilomètres de Kankossa en Assaba.

Non loin du village Ekamach, quelques hameaux peulhs. Hommes et femmes se tournent les pouces, en pleine oisiveté. « Les troupeaux de vaches sont toujours au Mali et ils risquent d’y passer encore des mois, car ici, la faim les décimera. C’est pourquoi, nous nous apprêtons à les rejoindre » avance Mawdo Bâ, la quarantaine.

Du Guidimagha, jadis région la plus arrosée du pays et lieu de transhumance du bétail mauritanien, les échos qui parviennent poussent au désespoir. « En cette période de l’année en général, les herbes masquent déjà les villages et les champs font germer leurs premiers bourgeons.

Mas cette année est vraiment dramatique. Nous n’avons jamais vécu pareille situation. Pas le moindre semi jusqu’à présent. Là-bas, la situation est catastrophique, d’autant plus que les animaux se sont attaqués aux arbres.

D’ici peu, et il n’y aura plus aucune forêt au Guidimagha  » raconte SIlèye Camara, un jeune transporteur soninké qui fait la navette entre Sélibaby et Kankossa.

Contacté au téléphone, Sidi Traoré, cadre à l’ONG ADIG (Association pour le développement intégré du Guidimagha) s’étonne de l’inertie des pouvoirs publics qui n’ont encore pris aucune mesure pour juguler la situation.

« C’est vrai que l’arrivée d’un nouveau pouvoir, d’un nouveau gouvernement qui vient juste de prendre fonction, pourrait constituer une excuse, mais la catastrophe est là, des régions entières de la Mauritanie sont menacés de disettes, des hommes, des femmes, des enfants, des troupeaux sont menacés dans leur existence et cela, doit constituer la priorité.

Un appel à l’aide d’urgence internationale s’impose et l’Etat mauritanien doit tirer la sonnette d’alarme » a-t-il confié.

Selon lui, le pire, c’est que la même situation prévaut sur toute la bande sahélo-saharienne, au Mali comme au Sénégal entre autres.

« N’empêche, selon Sidi Traoré, la volonté politique devra se traduire dans les faits à travers un engagement durable et inclusif. Le Gouvernement doit s’atteler à lutter contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition, conformément aux recommandations de la revue Faim Zéro qui est le résultat d’un long processus de concertation entre le Gouvernement, la Société Civile et les partenaires au développement ».

Cheikh Aïdara

Groupe des Journalistes Mauritaniens pour le Développement (GJMD)

Refaisons Ensemble la Mauritanie:

L’espoir né de l’investiture du Président Ghazouani doit jeter les bases d’un nouveau processus plus capable à renforcer la cohésion nationale.

En dehors de sa bonne réputation morale, le nouvel homme fort de Nouakchott jouit d’une riche expérience professionnelle pour marquer l’histoire.

– Il suffit juste d’entamer rapidement un dialogue direct sans intermédiaire avec l’opposition pour la mise en place d’un gouvernement de cohabitation nationale. Il faut partir du principe que mon opposant n’est pas forcément mon ennemi. Ses idées autant qu’elles puissent déranger vont certainement dans le sens du but recherché conformément à sa vision. Il faut savoir tirer profit de sa riche expérience dans le camp adverse pour surmonter ensemble les obstacles.

Nous avons un exemple de démocratie dans le Sénégal voisin qui a toujours forcé l’admiration. Pendant deux mandats présidentiels, le Président Abdou Diouf a nommé le leader de l’opposition Maître Abdoulaye Wade comme Ministre d’Etat. Cela n’a jamais empêché ce dernier de démissionner à chaque échéance électorale pour se porter candidat. Chacun des deux hommes a su profiter de l’expérience de l’autre comme Président ou comme opposant. Le premier décret signé par le Président Wade après son investiture déclarait une immunité judiciaire pour son prédécesseur. Cette belle image de la démocratie sénégalaise a renforcé l’idée d’un Etat de droit pour encourager les investisseurs étrangers.

– Il faut organiser des états généraux sur l’éducation.

– Réviser le processus d’enrôlement pour permettre à tous les citoyens qui jouissent de leurs droits de s’enrôler. Et reconnaître la double nationalité.

– Interdire toute initiative, activité ou regroupement à caractère tribal ou ethnique.

– Développer une nouvelle citoyenneté sous un nouveau slogan : « Refaisons Ensemble la Mauritanie ».

– Annuler tous les mandats d’arrêts pour permettre à tous les opposants forcés à l’exil de revenir dans leur pays à commencer par l’homme d’affaires Mohamed Bouamatou et l’Imam Chafi.

– Rétablir les relations diplomatiques avec le Qatar. En politique, les intérêts priment sur les sentiments.

– Saisir l’opportunité qui nous est offerte d’être le portail du Maroc sur l’Afrique pour renforcer les relations avec ce pays frère pour créer de nouvelles infrastructures routières et autres moyens de transports plus modernes. Grâce à ses infrastructures très modernes (autoroute, flotte aérienne, TGV, trains, agriculture …), le Maroc prouve chaque jour qu’il est le nouveau dragon économique d’Afrique. Ensemble nous pouvons réaliser beaucoup de choses.

Le Président Aziz a certes fait beaucoup de choses qui resteront à jamais gravées dans les mémoires. Qu’il en soit grandement remercié. Mais il a aussi fait des erreurs en sous estimant la valeur de ses opposants.

🔹️Mohamed Abdallahi EL HEBLY
Politologue

©️ Post Facebook de l’auteur en date du 6/8/19

Mauritanie/politique – CVE : MISE AU POINT

L’article publié le mercredi 25 juillet 2019, par la rédaction du site CRIDEM, intitulé « Kane Hamidou Baba chez Aziz, à l’insu des autres candidats de l’opposition » a suscité notre indignation face à tant de contre-vérités, d’insinuations et d’affirmations gratuites !

Ce papier de presse dans lequel la mauvaise foi de la prétendue source d’information « proche d’un candidat de l’Opposition », se conjugue avec la carence de professionnalisme de la rédaction de CRIDEM, laquelle n’a même pas pris la moindre précaution déontologique d’interroger les services compétents de la CVE, encore moins le concerné, n’honore pas votre rédaction.

Il est curieux et à la fois symptomatique de constater à quel point ce papier est vide de contenu, se limitant à des ragots jetés à l’opinion sans fond, ni fondement.

Vous voudriez bien noter la mise au point suivante :

1. Dr KANE Hamidou Baba a bel bien rencontré le Président de la République le lundi 22 juillet 2019, à l’initiative de celui-ci, mais en parfait accord avec le Conseil présidentiel de la CVE ;

2. La Coordination des quatre candidats de l’Opposition a été informée au préalable de la rencontre programmée, par KANE Hamidou Baba lui-même, contrairement à vos allégations, mais sans engager l’opposition sur quoi que ce soit ;

3. Le leader de la Coalition Vivre Ensemble se devait d’écouter le Président de la République et lui transmettre le message de la CVE réitérant ses préalables à tout dialogue dont l’un avait été satisfait le mardi 16 juillet 2019 (la levée de l’état d’urgence de fait), mais le second restait pendant (la libération des détenus politiques). Aussi, Dr KANE a demandé au Chef de l’Etat, qui l’a accepté, la prise en charge médicale totale du jeune Demba SALL, victime des évènements lors du saccage de son siège de campagne par les forces de l’ordre. On se rappelle, que la victime avait été amputée de sa main suite aux évènements post-électoraux ayant fait plus de 250 militants de la CVE arrêtés et/ou emprisonnés ;

4. Enfin, la CVE réaffirme qu’elle n’est engagée ni dans un dialogue, ni dans une opposition crypto-personnelle. Elle évaluera toutes les chances d’un dialogue sérieux, une fois que l’ensemble de ses préalables seront satisfaits.

CRIDEM, que nous respectons, a failli à une règle élémentaire de la profession journalistique ; et, sous ce rapport, la CVE tient à rétablir la vérité des faits au nom de l’opinion publique injustement abusée.

Nouakchott, le 25 Juillet 2019

Commission communication de la CVE

©️Crédit source : ReSo proches CVE

《Note Remerciement après une Campagne Victorieuse》par Mr Bakary TANDIA

Au lendemain des élections présidentielles de 2019 en Mauritanie, la direction nationale de la campagne du Président Biram Dah Abeid, a organisé une cérémonie de remerciements et de célébration au Palais des Congres à l’intention de ses militants, sympathisants et du peuple mauritanien dans son ensemble pour leur exprimer sa profonde gratitude. La participation massive et dynamique – mais singulière et expressive – de tous, s’est traduite par une victoire éclatante qui pose désormais son sceau dans les annales de l’histoire des élections en Mauritanie. Le Président Biram Dah Abeid a été fortement ovationné par l’audience, avant de prendre la parole. A son tour, le Président Biram Dah Abeid a chaleureusement salué l’audience avant de faire une présentation éloquente sur les nouvelles perspectives d’avenir.

Le discours du Président Biram Dah Abeid a été précédé par une déclaration commune des quatre candidats présidentiels de l’opposition. En substance, cette déclaration a dénoncé les nombreuses irrégularités que la Commission Nationale Electorale (CENI) a orchestrées (omises) dont la confirmation des résultats provisoires, en lieu et place des résultats finaux, avant le dépouillement final des bulletins de vote. Ce seul exemple a suffi pour nous priver d’un second tour, qui s’il avait eu lieu, de l’avis de bon nombre d’observateurs avisés, il nous était hautement favorable.

La déclaration commune a dénoncé également les arrestations arbitraires, les détentions abusives et toutes les exactions subséquentes à la crise post-électorale. Malgré le « holdup up électoral » et la violence antidémocratique qui s’en est suivie, les candidats de l’opposition ont opté pour l’apaisement au nom de la paix et la stabilité nationales. Ainsi, ils ont choisi la voie de la négociation à celle de la confrontation directe.

Il s’agirait d’une négociation constructive qui prend en compte les raisons pour lesquelles les électeurs ont voté pour les candidats de l’opposition. Ces conditions sont :  La libération immédiate et sans condition de toutes les personnes arbitrairement détenues dans le cadre la crise post-électorale, l’ adoption de mesures effectives garantissant une gouvernance démocratique réelle, la protection des droits de l’ homme et la promotion de la justice sociale.

En tant que Directeur National de la Campagne, je voudrais sincèrement remercier le Président Biram Dah Abeid pour m’avoir donné l’opportunité d’apporter ma modeste contribution à la construction de la vie de la nation a travers cette campagne qui s’est caractérisée la participation massive des jeunes et des femmes. C’est l’occasion pour moi – autant le dire ici – toute œuvre humaine est le résultat d’une dynamique entre différents acteurs. A chacun des membres de la direction de la campagne, je voudrais vous remercier profondément pour le sérieux et le professionnalisme dont vous avez fait preuve tout au long de cette période électorale et au-delà. Ensemble, nous avons formé une équipe gagnante. Mes remerciements vont également aux directeurs de zones et les directeurs départementaux de la campagne qui ont accompli un travail monumental par l’accompagnement et l’orientation des militants et sympathisants dans un environnement précaire. Une Mention spéciale est adressée à tous les militants et sympathisants qui nous ont apporté leur soutien constant pour la campagne. Parmi eux, certains ont transforme– leurs maisons en siege de campagne. Vous avez tout le mérite d’avoir fait de cette campagne une réussite totale. Je remercie chaleureusement la Diaspora, plus particulièrement les coordinations de la campagne aux Etats Unis (dont je suis membre) et celle l’Europe pour leur soutien combien remarquable pour la bonne conduite de cette campagne honorable.

Enfin, je ne saurai conclure sans exprimer ma profonde gratitude au comite d’ organisation qui n’a épargné aucun effort pour faire de la cérémonie de remerciement une réussite totale.

Nouakchott 23 Juillet 2019

✅Bakary Tandia, Directeur National de la campagne du Président Biram Dah Abeid 2019

©️ Post Facebook Bakary Tandia (25/7/19)