La junte malienne a annoncé lundi soir interdire les activités de toutes les organisations non-gouvernementales financées ou soutenues par la France, y compris celles opérant dans le domaine humanitaire.
Le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, justifie cette décision, dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, par l’annonce récente par la France qu’elle avait suspendu son aide publique au développement à destination du Mali.
Le groupe Wagner au cœur des tensions Le ministère français des Affaires étrangères avait invoqué comme raison le recours au groupe paramilitaire russe Wagner de la part des autorités maliennes. La junte arrivée au pouvoir par la force en août 2020 a constamment nié avoir fait appel à cette société aux agissements décriés dans plusieurs pays et parle d’instructeurs de l’armée russe déployés au nom d’une ancienne collaboration entre les deux pays.
Le colonel Maïga dénonce dans son communiqué des « allégations fantaisistes » et un « subterfuge destiné à tromper et manipuler l’opinion publique nationale et internationale aux fins de déstabilisation et d’isolement du Mali ». « En conséquence, le gouvernement de la transition décide d’interdire, avec effet immédiat, toutes les activités menées par les ONG opérant au Mali sur financement ou avec l’appui matériel ou technique de la France, y compris dans le domaine humanitaire », dit-il.
Qatar est un émirat religieusement encarté d’obédience salafo-wahabite si je ne me trompe pas. Quand on voit ce que les Qataris osent franchir en matière d’ouverture par rapport aux rigidités quasi anathèmiques attribuées à certaines visions et compréhensions du prêche salafo-wahabite, on peut dire que l’espoir est permis. Ainsi au sein de nos milieux indigents intellectuellement et économiquement, il est temps de revoir les prêt-à-penseés qui sont diffusées par un apprentissage sournoisement belliciste. Cet apprentissage se reclamant « salafi » n’est rien d’autre q’un abrutissement certain qui se développe à terme parmi nos masses populaires. Quelle tristesse de constater qu’on fasse l’apologie d’un fatalisme braqué là où on a soif et faim…!?
À la place de la promotion de l’intelligence, ce courant salafo-wahabite nègre qui gesticule dans nos communautés, prêche un suivisme obsessionnel quasi maladif. Une police psychologique s’installe peu à peu et les vocations pour des grandes visions de développement multidimensionnel se trouvant brimées, certains prêcheurs répètent les textes et font fi des contextes. Schizophrènes, ils deviennent socialement et religieusement, la société en pâtit affreusement. Le dénuement matériel suit en toute logique le vide intellectuel construit par une pâle répétition. Les petits gourous répétiteurs se font dans leurs imaginaires, leur îlot émirat chariatique 2.0. Quand ça prêche, ils jugent, indexent, condamnent, refoulent, étiquetent, excluent et lancent l’anathème sur toute autre voi(x)e de compréhension.
Dans le discours d’ouverture, l’officiel Qatari a fait référence au monde arabe juste après le Qatar, et ça a du sens profond pour lui et normalement ça devrait avoir un autre sens alerte pour le monde musulman non arabe surtout du côté africain. Pour lui, la fierté liée à la nation arabe n’est pas la fierté liée à l’oumma islamique, et il n’a pas tort. Aux autres nations musulmanes non arabes de se raviser sur certains paradigmes existentiels. À chacune de s’organiser selon ses priorités sur Terre, chez nous, certains lettrés sous cette même coloration salafo-wahabite sont en furie d’excitation pour contrer certains de nôtres qui refusent la soumission sociale dans l’esclavage par ascendance intra-muros. Un vrai questionnement civilisationnel est à relever en l’occurrence, le saoudien wahhabite ne dirait pas qu’un houthi « chiite » saoudien serait un descendant d’esclaves qui se rebelle. Les nations dotées d’une certaine dignité peuvent durement s’affronter en guerres intestines (civiles, politiques, confessionnelles…) mais ils s’évitent en interne l’asservissement esclavagiste.
Qu’on arrête nos éléments porteurs du prêche vide intellectuellement dans nos communautés. J’avais lu une fois sur la famille Al-Saoud, notamment sur l’actuel prince M Ben Salman qui aurait 2 frères hautement diplômés (haute technologie et finance). Chez nous, certains qui se réclament de leur obédience salafo-wahabite, veulent qu’on rase les murs intellectuellement et économiquement dans nos enclos d’imaginaire puritanisme miséreux.
Suite à la rencontre de « certains éléments » des FLAM (Forces de Libération Africaines de Mauritanie) avec Mohamed Ould Abdel Aziz ex-chef d’état mauritanien ce 12/11/2022 à Paris pour la création d’une plate-forme dénommée EMU
Nous, membres et cadres des FLAM soussignés.
– Déclarons nous désolidariser et condamnons fermement et sans réserve cette démarche qui n’engage que ceux qui l’ont initiée et nullement le Mouvement FLAM dans ses principes fondateurs.
– Rejetons d’avance tout rapprochement et /ou dialogue avec les responsables déchus de la situation chaotique dans laquelle se trouve notre chère Mauritanie, qui engagerai(en)t la vie et l’avenir des FLAM sans une large concertation et adhésion de ses membres.
– Rappelons que les FLAM sont conscientes que la crise que la Mauritanie traverse ne peut être résolue que par la volonté de tous.tes les fils. filles de la Mauritanie épris.es de Liberté, de Justice et d’Egalité, dans ses diverses composantes mais elles ne sont ouvertes au dialogue et au rapprochement qu’avec des structures et des individus reconnaissant l’existence et la nécessité de résoudre les problèmes suivants :
Les génocides « biométrique » et physique.
L’éducation, les langues nationales et les diversités culturelles.
L’esclavage, le tribalisme et la féodalité.
Le problème d’accaparement des terres.
Nous jurons, comme nos aînés de 1966 signataires du Manifeste des 19, sur notre honneur de ne jamais transiger ni avec le devoir, ni avec la conscience, de ne jamais nous départir de nos positions justes et honnêtes de nous maintenir dans ces positions jusqu’à la disparition totale de toute tyrannie, domination et oppression exercées sur les fils (filles) de ce pays et jusqu’à ce que tout (e) citoyen (ne) vive libre, digne et heureux en Mauritanie ».
FLAM wonaa jeyi Baaba.
Les signataires:
Ibrahima Aly Dia : Chargé de communication section Europe de l’Ouest 2022
Abou Younouss Niang : Chargé de l’organisation section Europe de l’Ouest.
Samba Dia: Cadre, membre fondateur
Cheikh Sow : Chargé de Communication section Europe de l’Ouest 2014-2022
Bà Hamet Siidi : président comité de base « Aliou Dabo » ROUEN.
Ibrahima Wélé : ancien responsable de communications des FLAM
Amadou Sème : Cadre des FLAM
Ibrahima Diallo : Ancien porte-parole et chargé de la formation idéologique,
Bâ Saidou, Section FLAM, Mauritanie
Amadou Boubou Fall : président comité de base Sy /Ba /Sarr
Guéladio Dème : Président sous-section « Anne Tahirou » Orléans
Cheikh Athié : président d’honneur sous-section « Anne Tahirou »
Ngam Amadou, Canada
Souleymane Ndiaye, USA
Kane Ibrahima, Canada
Baïdi Ly, Plaisir France
Amadou Dieng, Mantes-la-Jolie, France
Aly Chérif Camara, France
Mouhamadou Wélé
Ousmane Dia, France
Mamoudou Thiam, président comité de base « Cheikh Oumar Bâ » Longwy
Abdoulaye Deh, Longwy France
Moussa Thiam, Longwy France
Mamadou Bâ. Longwy France
Madina Kane Diallo. Rambouillet
Oumar Sall, France
Ousmane Abou Ba. France
Amadou Ly. Orleans
Mamoudou Athié, Orléans
Abou Ly, Orléans
Ahmed Tijane Diallo
Coumba Déme : Secrétaire général ss-section « Anne Tahirou » Orléans.
Mariam Athié : secrétaire général adi « Anne Tahirou »
Selly Athié : organisation adj, Orléans
Fatimata Athié : chargée d’organisation « Anne Tahirou »
• Initiative de Résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M)
La police d’Akjoujt intimide le candidat du parti non-reconnu, Rag
Le 11 novembre 2022, le député Biram Dah Abeid et trois de ses compagnons arrivent dans la ville d’Akjoujt, à l’invitation de Hamoud Ould Mane, cadre de la Société des Mines de cuivre de Mauritanie (Mcm). A 21h, l’équipe – visiteurs et amphitryon réunis – atteint Tabronkout, localité du désert, 45 km plus à l’est du chef-lieu de la région de l’Inchiri. Mu par les usages de l’hospitalité, Hamoud Ould Mane, dresse une tente, au milieu de la steppe inhabitée, afin d’y accueillir ses invités, lesquels reçoivent, alors, un accueil des plus chaleureux. Le lendemain, 12 novembre, le leader de l’Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M), Biram Dah Abeid et ses amis, quittent Tabronkout en fin d’après-midi, vers le domicile de Hamoud Ould Mane, représentant de Réforme et action globale (Rag) dans le département d’Akjoujt et son candidat à la mairie éponyme, en 2023. Faut-il le rappeler, le député Biram Dah Abeid est titulaire du Prix des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme, en 2013. Il arrivait deuxième, en nombre de voix, lors des élections présidentielles de 2014 et 2019. De tels résultats furent authentifiés selon les critères de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et du Conseil Constitutionnel (Cc), en dépit de leur alignement sur le pouvoir du moment. A peine à l’intérieur de la maison de Hamoud Ould Mane, Biram Dah Abeid est sollicité par un officier de police qui frappe à sa porte : « je suis envoyé par mes supérieurs pour vous signifier qu’il vous est strictement interdit de tenir des meetings ici à Akjoujt et je suis chargé avec mes éléments de faire respecter cette consigne ». Le député répliqua sa surprise, protesta de son statut d’élu de la république et rassura quant à ses intentions initiales ; il ne venait pas à Akjoujt en vue d’y tenir un rassemblement mais devait juste s’y laver et changer de vêtements, avant de regagner Nouakchott, la capitale, le même soir. Manifestement pas assez rassuré, le chef de l’unité de police renforça le blocus de la maison : il disposait, devant le logis, plusieurs véhicules d’intervention anti-émeute où veillaient des dizaines d’agents lourdement armés. Ces derniers se mirent à menacer et harceler les citoyennes et citoyens venus saluer le candidat aux élections présidentielles de 2024. Assez vite, les forces de l’ordre procèdent, dans la nuit du 12 au 13 novembre, à l’évacuation, manu militari, des sympathisants de l’Ira et de Rag. Le parlementaire se permit de demander, à ses détracteurs, la cause d’autant de zèle et de provocations délibérés ; l’interlocuteur officiel rejeta la responsabilité sur ses supérieurs – le préfet et le gouverneur d’Akjoujt – auteurs de du commandement ferme d’importuner Biram Dah Abeid. Il ne s’agit, ici, que d’une entrave supplémentaire au travail de Rag, dans un contexte de pénurie organisée de partis politiques, afin d’exclure, de la compétition, les entités dont la popularité et le sens de la mobilisation constituent le principal contrepouvoir à la domination ethno-tribale. Or, avec une démocratie ainsi malmenée et des règles du jeu instituant le monopole au détriment de la diversité, la Mauritanie s’éloigne de la paix, consacre l’impunité et s’ouvre la voie à un regain de toutes les formes d’extrémisme. La présente note d’alerte veut empêcher la poursuite du verrouillage de l’émulation et souhaite prévenir les fraudes obliques qui tendent à restreindre l’expression du suffrage universel, au profit de la coalition de la Majorité. Nous, Ira, Rag et autres alliés voulons, contre la contestation du verdict des urnes, un scrutin de vérité, de transparence et de libre concurrence des projets. Notre victoire ne nous sera pas volée.
Nouakchott le 13 novembre 2022 La Commission de la Communication
Si l’aune populaire devrait être le baromètre sur lequel se mesure la légitimité d’un mouvement politique, le parti Refondation pour une Action Globale (RAG), doit être considéré comme un partenaire incontournable sur l’échiquier politique national. Son exclusion infondée de la compétition électorale en vue en 2023, notamment les législatives, les régionales et les communales, dans l’objectif de l’éliminer, ressemble fort bien à une déloyale volonté d’écarter de la compétition, un adversaire redouté d’autant plus qu’il menace la pérennité d’un système de gouvernance que beaucoup de Mauritaniens commencent à ne plus supporter.
La récente tournée de Birame Dah Abeid, leader de l’Initiative de Résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) et de la direction du parti RAG dans les principales localités du Trarza, ainsi que leurs tournées précédentes dans les régions du Nord et de l’Est, ont démontré l’adhésion massive des populations à une vision politique qui représente pour elles une alternative à la gestion tatillonne de pouvoirs successifs qui continue de plonger les Mauritaniens dans la pauvreté, le dénuement et le chômage, avec la recrudescence des faits d’injustice, la montée dangereuse du tribalisme et du favoritisme, mais aussi la déficience de l’offre publique sociale.
Les ressources publiques qui devraient servir au bien-être des populations font l’objet de détournement tous azimuts, au milieu d’un laissez-allez, où les orientations même du président Ghazouani restent lettres mortes.
Face aux défis nombreux qui entravent encore le développement socioéconomique de la Mauritanie, l’alternance politique réclamée par toutes les franges de la population devient ainsi un impératif auquel les forces du statu quo tente de résister de toutes leurs forces.
Dans cette volonté de poursuivre la destruction progressive des reliquats d’une République en difficulté, la majorité qui gouverne le pays, héritière d’une longue tradition de régimes prédateurs qui gouvernent la Mauritanie depuis 1978, tente ainsi de sauver sa peau.
Les élections législatives, régionales et communales de 2023 constituent ainsi un enjeu majeur et un tournant décisif que tous les Mauritaniens appellent de tous leurs vœux. Le changement de régime politique est devenu une exigence, tant la déliquescence des institutions chargées de la gestion du pays ont failli à leur mission, et cela, à tous les niveaux de la pyramide étatique.
Même des forteresses garantes de la pureté de la République, comme l’armée, sont aujourd’hui dévoyées, gangrénées par l’immoralité érigée en mode opératoire, celle qui a expurgé la société mauritanienne de ses valeurs intrinsèques.
La solution à la crise multiforme que connaît le pays depuis des décennies, devrait venir, selon la majeure partie de l’opinion publique nationale, d’un chamboulement total et d’une refondation de la République.
Les Mauritaniens sont aujourd’hui conscients qu’un tel changement est devenu aujourd’hui vital pour la survie du pays en tant qu’Etat. Ils sont également inquiets face à la volonté politique actuelle de fausser les règles du jeu démocratique lors des prochaines consultations électorales. Les prémisses d’une CENI inégalement constituée et d’une élite politique dite opposante, en toute apparence complice d’un partage mutuellement avantageux du gâteau national, sont autant de signaux peu encourageants pour une compétition réellement transparente et claire.
Reconnaître le parti RAG, ainsi que tous les autres partis dont les dossiers dorment dans les tiroirs du Ministère de l’Intérieur, donnerait le gage d’un respect par la Mauritanie de ses engagements internationaux et de ses propres textes législatifs par rapport à l’exercice du droit politique.
Cheikh Aïdara
• COMMUNIQUE DU PARTI RAG
Le récépissé du RAG, une revendication nationale
Face à l’entêtement à ne pas lever l’injustice dont est victime, pendant plusieurs années durant le Parti politique Refondation pour une Action Globale (RAG), l’octroi du récépissé formel qui bloque la reconnaissance de cette formation est aujourd’hui devenu une revendication légitime à tous les nouveaux des formations politiques et de la société civile naguère complètement muettes sur la question.
La revendication relative à la levée du blocage injustement imposé à RAG est consécutive à la patience et à l’attachement profond des militants et sympathisants du Parti à la paix sociale et à la quiétude des citoyens et du pays malgré les provocations multiples et variées de nature à rompre prématurément l’apaisement nécessaire alors à la situation sociopolitique du pays.
Aujourd’hui, à quelques mois seulement des élections municipales régionales et législatives, rare est l’organisation de la société civile qui ne milite pas en faveur de la reconnaissance de RAG, reconnaissance partagée par la totalité des formations politiques ayant participé aux travaux organisés par le Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation.
Par ailleurs, l’opinion nationale et l’opinion internationale auront beaucoup de mal à comprendre que le parti RAG qui a fait preuve de sagesse, de patience et de popularité soit privé d’un cadre qui lui est propre afin de participer aux élections en vue.
Enfin, compte tenu de tout ce qui précède et quoi que l’on dise, la privation du Parti RAG d’avoir son propre cadre, tout en constituant un recul des acquis démocratiques contribue sans nul doute à entacher la crédibilité des élections prochaines. Il revient donc aussi bien aux autorités publiques comme aux différentes forces politiques et de la société civile comme aux personnalités de notoriété publique d’entamer toutes les démarches urgentes pour lever le blocage injustement imposé au parti RAG.
L’idée de se demander qu’est-ce que la politique ou un acte politique est important. Dans la littérature gréco-romaine que nous avons appris de l’école occidentale : « La politique est la manière de gérer les affaires de la cité ». Une définition assez simple pour débuter une dissertation de philosophie sur le thème de la politique.
Or, la réalité nous pousse à dire que la notion de politique a beaucoup évolué. La politique – à mon sens- est la gestion de l’ensemble des capitaux possible au sein d’une configuration géopolitique et géostratégique. Dans cette configuration se trouvent des groupes sociolinguistiques à part entière pour le cas de la Mauritanie. L’ensemble des capitaux sont entre autres le capital humain, le capital économique, le capital écologique…
La politique s’exerce alors au sein d’une nation avec un système politique. Ainsi, le système politique comprend l’ensemble des acteurs politiques, les institutions et l’organisation sociale – que j’indexais dans un autre poste sur le cas mauritanien. Il y’a alors les tenants des pouvoirs publics, les opposants du système, les opposants au système et le peuple qui ne forme un bloc homogène que dans l’idéal.
Les opposants du système reproduisent les mêmes mécanismes pour la conquête du pouvoir politique. Les opposants au système, les perles rares, ne sont pas forcément dans des partis politiques. Ils sont aussi dans la société civile, les ONG. Leur rôle est de servir de garde-fous face au plus froid des monstres, l’Etat, pour rappeler Gramsci. Un système politique choisira toujours ceux qui sont conformes à sa survie, pas les plus doués.
De même, un système politique à ses opposants comme ses partisans. Le deuxième point vous semble plus logique dans cette phrase. Le premier l’est tout aussi.
A fortiori un.e opposant.e qui tronque sa conscience, pour un bien ou un service par rapport à l’État qui n’a d’aspiration que sa survie, devient non pas un valet de ce système mais un « toutou » ; ce qui est pire que la « servitude ».
Il est naturel d’avoir des aspirations politiques. Cependant, elles doivent répondre à la feuille de route du parti politique auquel l’on appartient. La politique est alors un jeu qui a ses règles. Elle prend en compte les réalités du terrain, mais ne doit en aucun cas être le lieu de confrontation des égos mais des programmes politiques avec des citoyennes et citoyens dont la compétence et la clairvoyance ne sont inconnus de personnes.
Essahraa – Le dossier de notre client « est cliniquement, légalement et judiciairement mort », a affirmé ce jeudi 3 novembre courant, le coordinateur du collectif de défense de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz Me Mohameden Ould Icheddou.
La « mort clinique » du dossier est dû au fait qu’il avait été édifié sur du faux, a-t-il ajouté, disant que l’accusation avait été prononcée sur la base du rapport de la commission parlementaire, qui a été créée « en violation du texte constitutionnel », a précisé l’avocat.
Me Ould Icheddou a fait ces déclarations au cours d’une conférence de presse tenue par le collectif de défense de l’ex Chef de l’Etat, qui se trouve actuellement hors du pays
La Présidence de la République vient de publier, ce jour, lundi 31/10/2022, le décret portant nomination des onze membres de la Commission Électorale Nationale Indépendante, suite à une série de réunions illégales tenues sur invitation de partis politiques par le Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation. Les débats autour du choix de ces membres ont buté sur la divergence relative à l’indépendance des membres vis à vis des formations politiques ou à leur provenance de celles-ci. L’analyse des conclusions auxquelles est parvenu le conclave entre Ministère de l’Interieur et partis politiques fait ressortir que l’option retenue a été de choisir l’ensemble des membres de l’Institution parmi ceux des formations politiques ayant pris part aux réunions, excluant ainsi délibérément, certaines forces politiques de poids telles AJD/mr représentée au Parlement et les partis FPC et RAG bénéficiant de la légitimité du peuple mauritanien mais dont la légalité est toujours injustement confisquée par le Ministère de l’Intérieur pour des raisons qui ne disent pas leur nom. Plus grave, la reproduction du partage du gâteau par les formations politiques parties prenantes dénature complètement l’esprit et l’objectif de la CENI qui se veut indépendante comme son nom l’indique, indépendante du pouvoir exécutif représenté par le Ministère de l’Interieur et Indépendante des formations politiques. Ainsi, le conclave dont il est question ci-dessus n’a été en fin de compte que la montagne qui accouche d’une souris. En effet, en tordant le cou à la loi instituant la CENI, en se substituant au pouvoir législatif du pays, en sabordant les acquis démocratiques enregistrés par l’opposition et excluant des forces incontournables s’agissant d’une question de la vie nationale, le Ministère de l’Interieur de même que les partis politiques ayant participé aux travaux du conclave ont créé une situation dont eux et seulement eux assument l’entière responsabilité des conséquences.
Nouakchott le, 31/10/2022. Oumar Yali , président du Parti RAG
– En couronnement de l’accord politique issu de la concertation entre le gouvernement et les partis politiques en date du 26 septembre 2022 ;
– Après avoir pris connaissance du communiqué de la Commission électorale nationale indépendante rendu le 3 octobre 2022,
– Sur la base des propositions de la majorité et de l’opposition en date du 31 octobre 2022,
– En application des dispositions de la loi n° 027 – 2012 du 12 avril 2012 modifiée portant création de la Commission électorale nationale indépendante, notamment en son article six (nouveau).
– Et en application des dispositions de l’article 4 du décret n° 055-2018 du 28 mars 2018, précisant les modalités de nomination des membres de la Commission électorale nationale indépendante :
Les personnes dont les noms suivent ont été nommées membres de la Commission électorale nationale indépendante :
Mohamed BABA – La Mauritanie traverse une crise profonde et multidimensionnelle. La période électorale qui s’annonce revêt un aspect crucial pour l’avenir de notre pays. Elle opposera deux principaux pôles qui marquent aujourd’hui la scène politique :
-le pôle du changement comprenant de nombreux courants et initiatives politiques, émergeant sous l’impulsion d’une élite jeune et prenant en charge les revendications de larges couches sociales, conscientes du besoin impérieux de changement.
Ce pôle du changement a aussi l’ambition de consolider les acquis démocratiques en s’appuyant sur les expériences accumulées par la très longue et tortueuse lutte de l’opposition ces dernières décennies ;
-le pôle du statu quo, organisé autour d’une majorité présidentielle éclatée, tiraillé et englué dans ses contradictions, sans cap clairement défini ni leadership affirmé. Ce pôle du statu quo est de plus discrédité par le bilan désastreux du pouvoir en place. Son principal ferment de pensée puise sa force dans ce qui est le plus rétrograde à savoir le clientélisme, le tribalisme, le régionalisme et le communautarisme. À ces références persistantes sont venus s’ajouter, la corruption généralisée, la gabegie, le détournement des biens publics, le trafic d’influence et le blanchiment de l’argent sale.
Pour mener le pays vers une démocratie réelle et apaisée, le Pôle du Changement a besoin de garantie quant à la sincérité du scrutin et à la liberté de concourir. Cela passe par la mise en échec et la dénonciation des velléités, clairement affichées, du Pôle du Statu quo, aidé en cela par une Administration domestiquée, de torpiller le processus, le calendrier comme les opérations électorales en vue du contrôle effectif des résultats.
Nous PATRIOTES REFONDATEURS, lançons un appel à l’ensemble des acteurs politiques (partis, organisations de la Société Civile, leader d’opinion…) qui se reconnaissent dans les valeurs et objectifs du Pôle du Changement, ici décrits, pour agir ensemble afin de :
– se dresser, dans le cadre d’un front organisé et uni, autour d’une plateforme commune, contre les velléités du Pouvoir à instrumentaliser l’Administration au profit du Pôle du Statu quo ;
-exiger un Recensement Administratif à Vocation Electorale (RAVEL) large conduisant à l’établissement d’une nouvelle liste électorale pour assurer la participation de tous ;
-faciliter l’accès à la candidature : agrément pour les partis l’ayant demandé et autorisation donnée aux candidatures indépendantes ;
-mettre en place une institution chargée de l’organisation de l’élection, réellement indépendante et dotée des moyens juridiques et financiers lui permettant d’accomplir sa mission.
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