● Il est temps de reconnaître le RAG et le FPC! | Par Professeur Lô Gourmo.


Au moment oû, à l’initiative du Ministere de l’intérieur, les partis politiques de la majorité et ceux de l’opposition discutent sur le thème des prochaines élections, leurs modalités de tenue, les réformes à entreprendre pour les rendre plus democratiques, plus consensuelles etc…il faut rappeler une tare majeure qui affecte profondément le jeu électoral : le refus de reconnaissance de partis politiques dont les dirigeants comptent pourtant parmi les acteurs majeurs de la vie politique depuis parfois des décennies. C’est le cas de M. Samba Thiam, leader du FPC et de M. Biram Dah Abeid, leader du RAG.
Ce qui est paradoxal c’est que le rôle politique de ces leaders est reconnu, validé et vivifié par tous. Ils sont reçus comme tels par le chef de l’Etat, son Premier Ministre et ses ministres aussi régulièrement que les autres et sont tout aussi régulièrement, invités à participer à toutes les initiatives politiques comme par exemple les  » dialogues et concertations » prises depuis feu Sidi Ould Cheikh Abdallahi, jusqu’à M. Ghazouani en passant par M. Ould Abdel Aziz. La question est donc de savoir qu’est-ce qui motive le refus d’acceptation de leurs partis respectifs alors que dix mille partis cartables sont reconnus et hantent les couloirs des ministères ? Pourquoi Biram Dah Abeid et Samba Thiam devraient-ils être condamnés à vivre comme des leaders politiques fantômes devant user de subterfuges pour jouir de leur droit à une existence légale, c’est à dire le droit de participer comme tout le monde, avec leurs propres formations, à toutes les élections par exemple?
Cette affaire ne concerne pas seulement leurs militants mais toute la classe politique. Il est temps de mettre fin à cette anomalie et de réintégrer un peu plus de droit et de bon sens dans le paysage politique de notre pays si l’on veut sa réelle normalisation.

©️ Via https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=618009833376438&id=100055022807022

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● Dans une missive, Mimi porte de graves accusations contre Macky et Marième Faye

Après avoir enclenché une rébellion fratricide contre Macky Sall, l’ancienne première ministre, Aminata Touré, a écrit, hier, une lettre au président de la République, Macky Sall.

Seneweb vous propose le contenu de la lettre.

« Je viens par la présente lettre vous informer qu’il m’est revenu de sources très crédibles que des éléments proches de votre entourage et de celui de la première dame, envisagent des actions de neutralisation physique afin que le suppléant en droit de siéger puisse me remplacer définitivement à l’assemblée nationale. Un comité en charge des invectives de l’Alliance Pour la République est déjà mis en place et s’est mis au travail dès le jour où j’ai exprimé mon désaccord quant à la préférence familiale que vous avez mise en avant pour le choix du Président à l’Assemblée nationale. Loin d’être intimidée par de tels projets funestes, je tiens néanmoins à vous faire part de ces informations dignes de foi en tant que chef de l’État, garant suprême de la sécurité de tous les Sénégalais, y compris de celle des représentants du peuple que sont les députés ».

©️ Via https://seneweb.com/news/Politique/dans-une-missive-mimi-porte-de-graves-ac_n_388131.html

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● Prochaines élections : les divergences à propos de la proportionnelle dominent les discussions

Le ministre mauritanien de l’intérieur et de la décentralisation, Mohamed Ahmed O. Mohamed Lemine a tenu ce jeudi une réunion à huis clos avec les présidents et les représentants de 24 partis politiques afin de discuter la préparation participative et consensuelle des prochaines élections législatives et régionales avec deux points essentiels à l’ordre du jour : l’anticipation des élections et le système de la proportionnelle.

Selon le reporter de Sahara Medias tous les partis politiques reconnus par le ministère de l’intérieur ont assisté à cette réunion, à l’exception de l’alliance pour la justice et la démocratie/MR présidé par Ibrahima Moctar Sarr.

Des présidents de partis politiques de l’opposition traditionnelle ont assisté à la réunion, à l’image de Messaoud O. Boulkheïr (APP), Mohamed O. Maouloud (UFP) et Mohamed Mahmoud O. Sidi (Tewassoul), tandis que le président du RFD, Ahmed O. Daddah absent s’est fait représenter par le vice-président du parti Yacoub Diallo et Limam Ahmed O. Mouhamedou.

La presse a été autorisée à prendre des photos à l’arrivée du ministre de l’intérieur avant d’être priée de quitter la salle.

Selon les mêmes sources les discussions doivent se poursuivre quelques heures avant une suspension pour une pause déjeuner et la reprise dans la soirée.

Un ensemble de questions sont posées sur la table dont la plus importants est celle de la proportionnelle lors des élections législatives que réclament la majorité des partis.

Seulement les positions des partis divergent sur la question de la proportionnelle lors des élections législatives posée par un grand nombre de partis mais rejeté par le parti au pouvoir (INSAF) et d’autres partis de l’opposition.

Si dans l’ensemble les partis sont d’accord pour modifier la date des élections pour les organiser en avril de l’année prochaine, il n’en demeure pas moins que la question de la proportionnelle continue d’engendrer d’importantes divergences entre les formations politiques.

On ignore toujours la position du ministère de l’intérieur à propos de cette divergence et quelle solution pour sortir avec un mécanisme consensuel et participatif pour l’organisation de ces élections.

©️ Via https://fr.saharamedias.net/prochaines-elections-les-divergences-a-propos-de-la-proportionnelle-dominent-les-discussions/

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● Mauritanie – Politique | La réaction du député BDA sur l’activisme de diversion politicienne du ministère de l’Intérieur

Al-Akhbar (Nouakchott) 14 septembre 2022 – Le député et chef du mouvement des droits de l’homme « IRA », Biram Dah Abeid a déclaré qu’il rejette la consultation en cours entre le ministère de l’Intérieur et les partis politiques, la qualifiant de « farce ».

Biram Ould Dah Abeid a ajouté , lors d’un appel téléphonique à l’agence de presse ce soir, mercredi, qu’il considère les consultations du ministre de l’Intérieur et des partis qui se déroulent ces jours-ci « comme la poursuite de la démarche de retrait des maigres acquis de la démocratie qui ont été réalisés pendant la période du régime d’Ould Abdel Aziz.

Ould Abeid a noté que la consultation actuelle est un « rencontre communautaire qui vise à exclure les forces vives de la société », et que les élections ont prouvé leur « impact et les foules rassemblées autour d’elle ».

Dans sa déclaration à Al-Akhbar, Ould Dah a appelé les partis, qu’il a qualifiés d’historiques et ancres , et toutes les forces de la jeunesse et les forcee exclues à « rejeter cette farce et à faire face au régime a l’agonie , qui n’effraie plus personne et rejeté par le peuple. »

Ould Abeid a souligné que l’actuel président « ne gagnera aucune élection sauf par les fraudes, dont les signes ont maintenant commencés a se manifester dans les réunions du ministère de l’Intérieur, qui contrefont la volonté des électeurs et des forces vives en les excluant de cette consultation. « 

Une commission du ministère de l’Intérieur et des représentants de 24 partis politiques s’étaient mis d’accord hier pour fixer une date anticipees pour les prochaines élections législatives, régionales et municipales, ainsi que la nature de la formation de la Commission électorale indépendante, tandis qu’une autre réunion devrait se tenir aujourdhui pour discuter des questions liées aux pourcentages lors des élections, alors qu’il était question de consultations au sein des partis de la majorité pour rapprocher les positions de ses partis des questions en discussion.

©️ Al-Akhbar info

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● En réaction à l’excellence: le complot | Par le président du parti RAG Oumar Ould Yali.

Face à la montée fulgurante de la côte du leader abolitionniste, le Président et honorable député national Biram Dah Abeid, le pouvoir actuel en Mauritanie vient d’actionner récemment ses véritables armes de défense : ses machines de mensonge, de diffamation, d’intoxications et de diffusion, à travers les réseaux sociaux, de messages mal sains dont l’objectif double est, comme toujours, de tenter de ternir l’image de Biram et peut-être de préparer l’opinion nationale et internationale à cautionner, accepter des mesures que le pouvoir serait tenté de prendre à l’encontre de l’honorable député pour ralentir, freiner ou anéantir sa marche sur le chemin de l’édification d’une Mauritanie nouvelle, une Mauritanie débarrassée d’injustices flagrantes, d’inégalités criantes, de gabegie et de détournements cruels, d’esclavage, de faiblesse impardonnable en matière de fourniture de services sociaux ( eau, électricité, éducation, santé …)

Si l’affolement consécutif à l’adhésion sans condition des populations au projet de société que porte BDA, adhésion et enthousiasme enregistrés lors de la quasi-totalité des missions effectuées à l’intérieur de toute la Mauritanie profonde aspirant au changement ; si cette percée fulgurante a déconcerté , grandement surpris , voire affolé les hautes sphères de l’administration et certains milieux politiques et sociaux a conduit à la provocation dont ont été objets le Président Biram et sa délégation à Atar, comme elle a conduit à une provocation du genre jamais vu, organisée en Assaba , plus précisément à FAM LEKHRERAT et du mensonge cuisant selon lequel Oumar YALI aurait claqué la porte au parti Rag.
Le mensonge cuisant relatif à la porte claquée au parti Rag , relève purement et simplement du domaine de la démence. La provocation organisée à Fam Lekhreratt nous dit beaucoup sur la Mauritanie et ses lobbies. En effet, dans quel pays, dans quelle société, où dans quelle partie du monde un citoyen a-t-il le droit de venir perturber les travaux d’un groupe légal agissant dans la légalité ? L’acteur de cette provocation organisée en Assaba, a servi de mercenaire sans peut-être s’en rendre compte en ce sens qu’il s’est livré à un acte de conséquences qui pouvaient être on ne peut plus graves compte tenu de son intrusion violente, ses critiques acerbes et accusations non fondées adressées à un leader devant ses militants, et ses insultes à caractère esclavagistes et racistes à l’encontre de l’assistance.
Les mensonges, les diffamations, l’intoxication, ne sont nullement de nature à participer à l’émergence d’une Mauritanie qui voudrait s’inscrire parmi les nations justes, égalitaires et fraternelle où les citoyens se soumettent aux mêmes devoirs et bénéficient des mêmes droits ; quant à s’imaginer que ces campagnes mensongères et provocations peuvent avoir un impacte qui perturbe la marche sur le chemin que Biram emprunte pour débloquer une Mauritanie qui piétine depuis plus de soixante ans; croire que mansonges, intoxications et diffamations auront un impact, cela relève du rêve et donc peine complètement perdue.


Le président du Parti RAG, l’ancien ministre Oumar ould Yali

Le 10 septembre 2022, à Nouakchott.

● Mauritanie : Mohamed Ould Abdel Aziz récupère ses passeports

▪︎▪︎▪︎ En Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz a récupéré ses passeports, selon ses avocats, vendredi 9 septembre. L’ancien président a recouvré la liberté mercredi, après plusieurs mois de contrôle judiciaire. Mohamed Ould Abdel Aziz est accusé d’enrichissement illicite, recel et blanchiment d’argent au cours des dix années où il était au pouvoir. Avec l’échéance de son contrôle judiciaire et ses passeports récupérés, l’ancien président est maintenant totalement libre de ses mouvements.

Mohamed Ould Abdel Aziz a désormais ses deux passeports en main : l’un biométrique et l’autre ordinaire. Un soulagement pour ses proches qui espèrent que l’ancien président pourra bientôt se faire soigner à l’étranger.

« C’est ce qu’il demande depuis des mois », explique son avocat, Maître Mohamed Thaleb Khiyar. Durant sa détention à l’école de police de Nouakchott, Mohamed Ould Abdel Aziz a souffert de problèmes cardiaques qui ont nécessité une opération. Depuis lors, l’ancien président demande à être soigné à l’étranger. Et son avocat d’assurer, qu’il ne fait aucun doute qu’il rentrera affronter son procès.

Le parquet reste attentif
Pour plusieurs sources proches des autorités, tout ce bruit autour d’un éventuel départ de l’ancien président, ne serait que communication stratégique. « Son entourage veut faire croire à un accord qui mettrait un terme à la procédure judiciaire », explique l’une d’entre elle, qui ajoute que « le parquet continue à le surveiller de près ».

Dans un communiqué publié mercredi, le Parquet général rappelle qu’il veillera « à ce que tous les inculpés assistent à toutes les étapes de ces procédures, y compris la phase du procès »

©️ Via rfi https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220910-mauritanie-mohamed-ould-abdel-aziz-r%C3%A9cup%C3%A8re-ses-passeports

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● Interview | Birame Dah Abeid, «Aziz ne court aucun risque d’être jugé, car, selon les dire de ses proches, il dispose d’arguments dissuasifs»



~~~Sur ses relations avec Mohamed Cheikh Ghazouani, sur les reproches qui lui sont fait par ses détracteurs durant ses dernières sorties, sur les élections locales en vue, notamment la présidentielle de 2024, et sur une éventuelle coalition de l’opposition autour d’un front uni, le leader de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) et député à l’Assemblée Nationale, Birame Dah Abeid, revient en détail. Entretien.



Actualité oblige, quelle lecture faites-vous de la libération de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz dont l’assignation à résidence a expiré le 8 septembre 2022 ?

Mon impression est celle de tout Mauritanien. Nous avons assisté à une véritable tentative d’induire le peuple en erreur. On a joué avec les espoirs du peuple et ses sentiments. On a fait de sorte que le peuple ait l’espoir qu’il y a un début véritable de lutte contre la gabegie. Mais apparemment il s’avère que ce n’est pas le cas. Je pense que le ressenti du peuple après cette désillusion risque de faire très mal au président Ghazouani et à son clan. Le peuple se sentira floué et méprisé, considéré comme un jouet. Je pense que cette affaire va renforcer, chez les populations, l’impression de se retrouver, toujours, devant un dossier de représailles entre les différentes factions d’une même coterie qui a pillé et continue de piller le pays, parce que la reddition des comptes n’est pas dans sa logique.

Expliquez-vous davantage…

Ce que je viens de dire c’est que le sentiment populaire est d’autant plus exacerbé que la gabegie a continué de plus belle sous l’ère Ghazouani. Même après l’incarcération de Aziz et sa mise en accusation lui et certains de ses compagnons, la mauvaise gouvernance persiste et se banalise ; ses scandales réguliers défrayent la chronique, quasiment chaque mois.

Est-ce que vous pensez comme certains le disent, que si l’affaire de la décennie s’avère en définitive un simple jouet entre les deux dirigeants, ce serait un boulevard qui va être ouvert à Birame pour s’accaparer du pouvoir présidentiel ?

Je pense que l’opposant est de nature opportuniste mais mon rôle à moi consiste à interpeler les différents protagonistes qui méprisent le peuple et se jouent de sa colère légitime envers les cleptocrates toujours impunis. In fine, la population, dans sa diversité, nourrit le sentiment d’avoir été trahie, manipulée, aux seules fins de la conservation du pouvoir. Notre responsabilité d’opposant nous dicte de jeter la lumière sur cette imposture, d’enfoncer le clou pour amener le peuple à adopter une réaction citoyenne, en vue d’exiger davantage de redevabilité, au-delà des effets d’annonce, sans lendemain.

Vous avez certainement appris que Aziz a récupéré ses passeports et qu’il pourrait même voyager à l’étranger mais le Parquet a publié un communiqué selon lequel le dossier de Aziz et consorts est toujours en cours et qu’un procès aura lieu. Est-ce que vous pensez qu’il y aura un procès ?

Ah non, le flafla du Parquet n’a aucun sens. C’est une tentative désespérée de tromper le peuple, à nouveau. Je prends le pari que le dossier ne parviendrait pas jusqu’au prétoire. L’ex-Président Mohamed Ould Abdel Aziz dispose d’informations, voire de révélations, à caractère dissuasif. Lui et ce qui reste de ses proches loyaux sont en mesure de produire des arguments à même de décourager ceux qui veulent aller au procès. Ils l’ont toujours clamé : jamais le pouvoir de Ghazouani ne pourra les juger. Les deux segments du même noyau dirigeant sont embourbés dans une fange identique, comme le rappelle l’étroitesse des liens initiaux entre Aziz et Ghazouani. Les gens présents sur le banc des accusés et ceux actuellement en charge de la direction de l’Etat appartiennent à un vivier invariable, celui de l’oligarchie politico-militaire, du renseignement et du complexe tribalo-marchand. Leur fortune procède des ententes illicites, du trafic d’influence et des conflits d’intérêts. Dans le fond, aucun ne gagne à enfoncer l’autre.

« Ma récente visite à l’intérieur m’a prouvé que l’Etat est absent »


Vous venez d’achever une visite dans plusieurs régions du pays, quelles leçons tirez-vous de cette tournée ?

La leçon que je tire de mes visites dans les régions du Brakna, de l’Assaba et d’une partie du Trarza et du Hodh Gharbi que je viens de sillonner en quatre semaines, d’août à septembre 2022, reste l’absence de l’Etat. En dehors des symboles de l’autorité administrative et des casernes militaires, la gouvernance de proximité et les services universels de base font cruellement défaut. Au sein des quartiers populaires des villes et surtout à l’intérieur du pays, le hiatus s’impose au regard. L’Etat se limite aux bureaux et au contrôle du trafic routier. Il n’y a plus d’écoles, plus de services sanitaires, plus d’eau, les populations ont soif, l’encadrement paysan s’étiole, le personnel des eaux et forêts n’est plus visible en rase campagne, les services météo sont à l’abandon…Ici, l’on peut parler d’une faillite multidimensionnelle de l’Etat mais, pour le moment, en mode sourdine.

Vous voulez dire que l’Etat est aujourd’hui seulement au service des oligarques au détriment des populations ?

Bien sûr, les féodalités tribales et claniques, les groupes d’intérêt issus de la haute administration et les commis de l’Etat sont devenus les grands électeurs dans leurs circonscriptions. Il s’agit de mini-chefs d’Etats dans l’Etat, à l’image de Kankossa. Ce grand département est sous la coupe réglée de trois meneurs, Kaba Ould Elewa, Lemrabott ould Bonnahi et du notable général Ould Mohamed Radhi. Ces hommes, comme ailleurs en pays maure et soninké et poularophone, y font la pluie et le beau temps ; ils continuent à contrôler les populations et leur indiquer où aller et comment voter, en contrepartie de subsides. Vous pouvez rajouter, au constat, la difficulté, notamment pour les descendants d’esclaves et les gens de la ruralité, d’obtenir les documents biométriques de l’état-civil.

Cependant, nous avons mis un pied dans la fourmilière, en dépit de la campagne féroce visant, sans succès, à réduire notre audience lors de la tournée. L’accès de plus en plus exponentiel au téléphone portable à la connexion internet nous a servi de catalyseur décisif et facilite le travail de mobilisation. Nous comptons accentuer cet atout, afin de surmonter les réflexes de crainte envers le makhzen (pouvoir) et le chantage alimentaire, à l’encontre de nos partisans et sympathisants.

« Mohamed Cheikh Ghazouani n’a aucune chance de gagner la prochaine présidentielle »


Les images de votre visite tournent en boucle dans les réseaux sociaux et l’affluence des populations semble vous avoir galvanisé.

En effet, comme vous l’avez sans doute constaté, dans les images des accueils qui nous ont été réservés, il y a un basculement inédit et à 180°, des populations contre le parti au pouvoir. Je pense que cela va se sentir très prochainement au cours des élections. Durant la tournée et à son terme, j’ai conçu le doute, fort, que le président Ghazouani puisse remporter un second mandat. Il aura du mal à compétir dans la transparence et risquerait, alors de frôler l’humiliation.

Vous avez lancé il n’y a pas longtemps un appel pour une candidature unique de l’opposition à la présidentielle de 2024 pour créer une nouvelle transition démocratique en Mauritanie et une coalition forte autour des législatives et des élections locales. Avez-vous partagé l’idée avec d’autres leaders de l’opposition ? Si oui, quelle a été leur réaction ?

J’en ai parlé personnellement – Oumar Yali (président du parti RAG) aussi – avec certains dirigeants de l’opposition, au moins deux, qui ont signifié leur accord de principe, certes pas avec beaucoup de ferveur. Néanmoins, je pense utile de mieux promouvoir la perspective de l’unité par-delà les divergences. D’ailleurs, les rares partis de l’opposition reconnus, sont menacés de mort, surtout si chacun d’eux tente, à lui seul, de mener une confrontation avec le pouvoir.

La seule issue pour le changement non-violent et démocratique demeure l’union, le consensus minimal qui permettra de ressusciter une opposition unie et très forte, une opposition plurielle et démocratique qui va redonner espoir aux Mauritaniens. Toutes les composantes de l’alternative au statuquo – indépendants compris – ont la capacité d’obtenir la majorité, accéder au Parlement, dans les conseils municipaux et régionaux. Les mouvements de la diaspora disposent, à cet égard, d’un potentiel jusqu’ici négligé.

« L’opposition est condamnée à s’unir autour d’un front ou disparaître »

Vous pensez qu’une coalition forte des partis d’opposition est encore possible et qu’elle pourra battre l’appareil d’Etat et son parti ?

Oui, je crois avoir suffisamment répondu à la question. La victoire est à portée si nous savons nous départir des querelles de préséance et de la profusion des egos ; devant nous, se précisent les échéances de 2023 et 2024. Le délai se rétrécit et il nous appartient d’agir, ici et maintenant, avec la conscience aiguë de l’urgence.

En avez-vous parlé aux grands leaders, ceux de l’UFP, du RFD, de l’APP… ?

J’en ai discuté avec l’UFP et Omar Ould Yali s’en est ouvert à l’APP. Tous ont marqué leur faveur à l’idée. Il s’agit, à présent, de travailler à sa mise en œuvre. La liste n’est pas exhaustive et les démarches suivront leur cours.

Au cas où le parti RAG ne serait pas reconnu d’ici les prochaines élections, quelle stratégie comptez-vous adopter ? Allez-vous réitérer l’option Sawab-RAG ou est-ce que vous avez entamé des pourparlers avec d’autres partis politiques ?

Je pense que la volte-face de Ghazouani face à son engagement de réhabiliter les libertés publiques, celles de s’associer et de créer des partis, recèle une erreur stratégique et politique suicidaire. A mon avis, le président Ghazouani, depuis son avènement en 2019, aura apporté, de l’apaisement, aux mauritaniens. Toutefois, l’acquis de la concertation avec les acteurs politiques ne peut produire des résultats durables que si le sommet de l’Etat respecte ses engagements. Hélas, il n’en est rien concernant le RAG et les FPC ou beaucoup plus simplement, l’application de la loi nationale sur les partis politiques, à titre d’illustration…

Les faucons, amenés par le ministre de l’Intérieur et les suprématistes tribalo-nasseristes ont eu finalement raison des intentions louables du président Ghazouani.

« Les faucons du pouvoir ont pris le contrôle de l’Etat sous la férule du ministre de l’Intérieur »

Ces faucons seraient donc d’après vous, contre la méthode Ghazouani de pacifier le climat politique et de rétablir la primauté de l’Etat démocratique ?

Pire, je pense qu’ils sont en train de conduire le pays vers l’inconnu. L’actuel ministre de l’Intérieur, Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, disciple et frère de Ghazouani, le membre le plus proche de sa famille, son éminence grise, a été placé à ce poste très sensible, en vertu de la confiance entre les deux. Or, j’ai peur qu’il ne conduise le pays vers un drame similaire à celui de 1989 ; son prédécesseur d’alors, le Colonel Gabriel Cyamper ou Djibril Ould Abdellahi, avait poussé Maawiya Tay, ouvert à ses débuts, à s’enfermer et à sévir, à la fin des années 80 ; l’on se souvient du lot d’exécutions extra-judiciaires et de déportations, de l’aventurisme diplomatique et des réfugiés encore installés au Sénégal et au Mali voisin. La non-réparation de tels crimes nous poursuit encore et tend à compliquer le vivre-ensemble à l’intérieur de la Mauritanie. Par ses agissements, le personnage incarne, semble-t-il, une menace majeure à la stabilité et à la paix. Son obstination à réduire le nombre des partis politiques et compliquer la reconnaissance des plus populaires témoigne d’une peur face au verdict incertain des urnes. Et cela nous inquiète.

En quoi cela vous inquiète-t-il ?

Sa proximité familiale avec le Président de la République et sa promptitude à régler des comptes avec tous ceux qui le contredisent l’élèvent, de facto, au rang d’un fauteur de trouble, au sommet de l’Etat. A force de lui déléguer les missions délicates, le Président de la République l’a institué régent, si ce n’est dauphin putatif. Naturellement, son zèle le conduit à empêcher, autant que possible, l’éveil, en politique, des Mauritaniens d’ascendance subsaharienne, comme s’y obstinaient tant d’autres gouvernements depuis 1978. Nous répétons que la bataille est perdue d’avance parce qu’elle ne prend pas en compte la démographie, l’éveil citoyen et la célérité de l’information. La gouvernance bédouine n’a pas d’avenir, à cause de sa désuétude.

Leur objectif consiste préparer une réélection facile de Ghazouani en éliminant les adversaires de taille. Selon leur entendement, il faut empêcher Birame, dès le scrutin général de 2023, de disposer du nombre de parrainages requis au titre de la compétition suivante. Le refus de reconnaître le parti RAG procède du projet, malgré la parole donnée….

« Rien ne peut empêcher ma candidature en 2024 »

Est-ce qu’ils pourront le faire ?

Evidemment non, car ils perdent de vue que le parrainage est institué seulement pour soulager l’Etat quand il doit prendre en charge des multitudes de candidatures farfelues. Il me semble que la mienne déroge : j’ai été élu député, en prison, dès 2018 ; en 2014 et 2019, l’élection présidentielle m’a conféré la place de second candidat, par la densité des suffrages, avec un score en progression constante. De surcroît, l’opinion publique nationale et internationale ne saurait concevoir ou trouver un justificatif à l’absence de Birame, autrement que par l’obstruction à ses droits de citoyen.

Je lance un appel à l’Union Africaine, aux Nations Unies, à l’Union Européenne, à la CEDEAO et à l’Organisation internationale de la francophonie et au National Democratic Institute, pour qu’elles surveillent de près les échéances de 2023 et de 2024, en Mauritanie. Nous attirons surtout leur attention sur les exclusions et discriminations relevant du découpage électoral et de la biométrie.

Comment les bailleurs de fonds et les partenaires de la Mauritanie pourraient-ils accepter de financer et de cautionner des consultations électorales dont les résultats entretiendraient une source de conflit civil, au moment où la sous-région Afrique de l’Ouest s’embrase ?

Je m’adresse, ici, à tous nos partenaires, en particulier la France et l’Espagne.

« La communauté internationale doit suivre les échéances électorales en Mauritanie »


Pourquoi la France et l’Espagne ?

Parce que la France et l’Espagne ont toujours cautionné les fraudes électorales en Mauritanie, au nom du sacro-saint principe de la stabilité à court terme. Je dis, à la France, que le délire anti-Français en Afrique résulte de ses erreurs de doctrine diplomatique mais il n’est pas trop tard pour réparer. La France doit se montrer de l’héritage universaliste de la république. Elle y gagnera, nous aussi…

Propos recueillis par
Cheikh Aïdara

©️ Via https://aidara.mondoblog.org/2022/09/09/interview-birame-dah-abeid-aziz-ne-court-aucun-risque-detre-juge-car-selon-les-dire-de-ses-proches-il-dispose-darguments-dissuasifs/

● Mauritanie : Mohamed Ould Abdelaziz est libre | Par Justine Spiegel [Jeune Afrique]

~Le contrôle judiciaire, auquel l’ancien président était soumis depuis juin 2021, a été levé dans la soirée du 7 septembre. Explications.

À Nouakchott, les policiers, dont le départ était attendu dès le 6 septembre à partir de minuit, ont finalement passé une journée de plus stationnés autour de la résidence de Mohamed Ould Abdelaziz. Ce n’est que le lendemain, toujours à minuit, qu’ils ont plié bagage : l’ancien président est donc libre. Le contrôle judiciaire très strict (il ne pouvait sortir sous aucun prétexte et ses visites étaient filtrées) auquel il était soumis depuis son arrestation, le 22 juin 2021, a donc été levé. Le juge d’instruction le lui a signifié par ordonnance dans la soirée.

Passeports restitués
Il peut désormais également disposer de sa maison à Bénichab, dans l’Inchiri, dont les clés vont lui être rendues. Celle-ci avait été saisie par la justice, comme l’ensemble de ses biens, dont la liste n’a toujours pas été communiquée à sa défense. Informé de l’état de délabrement de sa propriété, où il passait tous ses week-end, Mohamed Ould Abdelaziz avait réclamé il y a plusieurs mois un accès à un employé pour en assurer la maintenance. Une requête rejetée.

Mohamed Ould Abdelaziz devrait pouvoir voyager. Ses deux passeports, l’un ordinaire et l’autre diplomatique, doivent lui être restitués ce 8 septembre par la police. Pour le moment, aucune condition n’a été posée à un départ potentiel. « Les autorités le connaissent, dit l’un de ses conseils, Me Mohameden Ould Ichidou. S’il dit qu’il rentre, il rentrera ». Selon nos informations, les puces des passeports biométriques de ses cinq enfants et petits-enfants ont été désactivées ces derniers semaines. Ses avocats ont déposé des recours contre cette dernière mesure et la procédure suit son cours.

Séjour en France ?
L’ancien président souhaite se rendre en France, à l’hôpital de Percy-Clamart, afin d’y passer un contrôle médical. Il a en effet subi, il y a plusieurs mois, un cathétérisme cardiaque, après avoir été pris de malaise et de saignements lorsqu’il était en détention préventive à l’École de police de Nouakchott. La question de son évacuation sanitaire s’était alors posée, mais les trois spécialistes qui le suivent au Centre de cardiologie de la capitale avaient estimé, dans leur rapport médical établi à la suite d’une période d’observation, qu’il pouvait être soigné localement. Depuis qu’il a été victime d’un accident par arme à feu, en 2012, il souffre également d’une hernie qu’il doit faire opérer.

Une question, cruciale, demeure : un procès aura-t-il lieu ? Aucune date n’a encore été communiquée. De nombreux chefs d’accusation, très lourds, continuent de peser sur l’ancien président. Il est en effet poursuivi pour, entre autres, corruption, blanchiment d’argent, enrichissement illicite, dilapidation de biens publics et octroi d’avantages indus.

En juin, sa défense a déposé un recours contre son renvoi devant la justice. Le dossier se trouve toujours au niveau de la Chambre d’instruction de la Cour d’appel, qui n’a pas encore statué. « Eu égard à la gravité des faits, il est inimaginable de penser qu’il ne puisse y avoir un procès » assure Me Brahim Ould Ebety, bâtonnier et chef du pôle des avocats de l’État. « J’en doute fortement car cela ne jouerait pas en faveur du pouvoir, répond Me Ichidou. Ce dossier est vide. »

©️ Via https://www.jeuneafrique.com/1374954/politique/mauritanie-mohamed-ould-abdelaziz-est-libre/

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● Remaniement partiel au niveau du Gouvernement

Un décret présidentiel en date de ce jour, 06 septembre 2022 , fait état d’un remaniement ministériel touchant les départements de l’éducation nationale, de la transformation numérique, de l’agriculture, de l’Élevage, de l’emploi et de la formation professionnelle, de l’équipement et des transports, de la culture, de la jeunesse et des sports, de l’environnement et du développement durable.

En voici la teneur :

Sur proposition du Premier ministre, le Président de la République décrète:

Ministre de l’Éducation nationale et de la Réforme du Système éducatif : Adama Bokar Soko;

Ministre de la Transition Numérique, de l’Innovation et de la Modernisation de l’Administration: Moctar Ahmed Yedaly;

Ministre de l’Agriculture: Yahya Ould Ahmed Waghf;

Ministre de l’Élevage : Brahim Vall Ould Mohamed Lemine

Ministre de l’Emploi et Formation Professionnelle: Niang Mamoudou;

Ministre de l’Équipement et des Transports, Porte- parole du Gouvernement: Nany Ould Chrougha;

Ministre de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Relations avec le Parlement : Mohamed Ould Soueidatt;

Ministre de Environnement et du Développement Durable : Lalya Ali Camara.

©️ via ami.mr https://ami.mr/fr/index.php/2022/09/06/remaniement-partiel-au-niveau-du-gouvernement/

● Refondation du parti Insaf : Changement de pères en fils…

Dépêche – Mohamed Melainine Eyih a certainement hérité d’une mission délicate au lendemain de sa nomination comme président du parti né des cendres de l’Union Pour la République.

Nonobstant la confiance dont il est entouré par le président Ghazouani pour mettre sur pied une formation «crédible » sur les décombres de l’ancien parti, Ould Eyih sait aussi le «cadeau est empoisonné».

Il est d’autant plus vénéneux qu’il a la charge de créer une structure politique qui rassemble à la veille d’élections générales cruciales.

Mais la bouillabaisse sortie comme recette pour former le nouveau Comité de refondation du parti, vieille comme la «belitigh» (sens péjoratif du terme en hassaniya) n’a en aucun cas dérogé aux anciennes pratiques clientélistes et à l’omniprésence d’une vieille garde qui s’est faite remplacée par sa progéniture, sans autre mérite que celui d’une gérontocratie qui a la vie dure.

Il n’est point donc étonnant de voir –ne serait-ce que pour suivre le diktat du boss ou sauver sa peau- Mohamed Melainine Eyih exagérer le dosage des mêmes familles (dans les deux sens) politiques dans un faux élan de renouvellement et de refondation d’un parti incapable de se muer malgré les étiquettes en véritable politique porteur de valeurs et d’idéaux communs.

Il ne faut surtout parier –à moins d’un miracle- sur la majorité des hommes et femmes composants ce rassemblement hétéroclite pour «« préparer une feuille de route pour la refondation du parti » digne de ce nom pour sortir de l’ornière. Les mêmes hommes, les mêmes idées et les mêmes ambitions comme du temps du PRDS. D’ailleurs la majorité, moins les novices, en viennent…

A décortiquer les noms des membres du comité, l’on comprend aisément qu’il s’agit encore de la même oligarchie née d’une méiose politique. Une classe compradore qui n’a pour véritable mérite que celui de dépecer l’économie du pays et d’en retarder le développement. Avant même de croiser le fer lors des prochaines joutes électorales, l’annonce de la formation de ce comité de refondation du parti n’inspire point le changement chanté par les électeurs et soutiens du président Ghazouani.

Comité pour la refondation du parti Insaf

Président

Mohamed Melainine Ould Eyih

Vice-présidents

Mohamed Biha,

Athié Abdoul-Wahhab,

Mokhtar Ndiaye,

Sid’Ahmed Ould Mohamed.

Membres :

Ba Ousmane,

Sidney Sokhna,

Sidi Mohamed Ould Abidine,

Sidi Ali Ould Sidi Boubacar,

Sghair Ould Haïmdoun,

Mohameden Ould Habibourrahman

Mohamed Lemine Ould Egueye

Abdel Majid Ould Sidi Ould Riha

Mokhtar Ould Khay

Lala Mint Rachid Ould Saleh,

Sidi Mohamed Ould Ghaber,

Abdallahi Ould Sidi Ali

Samba Thiam

Mohamed Lemine Ould Sidi Baba

Sid’Ahmed Ould Bennane

Mostapha Ould Sidi Salem

Abdoulaye Amadou Sy

Zeinabou Mint Mohamed Abdel Mawlana

doumou Ahmed Mazid

Fatimetou Mint Mohamed Salem Levrak.

Rapporteur

Mohamed Ould Abdel-Vettah

Adjojnts au rapporteur

Vatma Vall Mint Soueinae

Emat Mint Aounen

Houda Mint Babah

Mohamed Yahya Ould Said,

Bousseif Ould Sid’Ahmed

Oumoul Khairy Lassana Traoré.

©️ https://cridem.org/C_Info.php?article=759135