● Les journalistes de France 24 et RFI protestent après les déclarations de Macron sur la « stratégie d’influence de la France », notamment en Afrique

Les journalistes de France 24 et RFI protestent après les déclarations de Macron sur la « stratégie d’influence de la France », notamment en Afrique
Le président français a appelé à « mieux utiliser le réseau France Médias Monde ».

Les journalistes des médias publics France 24 et RFI ont protesté vendredi 2 septembre 2022 après les propos d’Emmanuel Macron sur l’influence internationale de la France, qui les assimilent selon eux à des « porte-voix » de l’Etat. La veille, devant les ambassadeurs français réunis à l’Elysée, le président de la République a appelé à « assumer une stratégie d’influence et de rayonnement de la France ».

« Le monde a changé (…) et notre pays est souvent attaqué. Il est attaqué dans les opinions publiques par les réseaux sociaux et des manipulations. Le continent africain en est le meilleur laboratoire », a déclaré Emmanuel Macron. Dans son discours qui pointait « le narratif, russe, chinois ou turc » en Afrique, Emmanuel Macron a exhorté à « mieux utiliser le réseau France Médias Monde, qui est absolument clé, qui doit être une force pour nous ».

Le groupe France Médias Monde (FMM) réunit France 24 (en français, en anglais, en arabe et en espagnol), RFI (en français et 15 autres langues) et Monte Carlo Doualiya, radio en langue arabe.

« Un média de service public, pas un média gouvernemental »

« France 24, média du groupe FMM n’est en aucun cas la voix officielle de la France », a répliqué la Société des journalistes (SDJ) de la chaîne de télévision d’information continue, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux. « Elle est un média de service public, pas un média gouvernemental. Elle n’est pas, non plus, un opérateur de la diplomatie d’influence », a insisté la SDJ de France 24.

Dans un communiqué distinct, celle de Radio France International (RFI), qui appartient également à France Médias Monde et est très écoutée en Afrique, a martelé que ce groupe « n’est pas le porte-voix de l’Elysée ». « Nos journalistes ne sont en aucun cas et ne seront jamais un outil au service de votre communication et de votre politique », peut-on encore lire. « Nous ne cèderons jamais une once de notre indépendance », poursuit la SDJ de RFI, selon qui « ces phrases jettent soupçon et discrédit sur le travail de (ses) correspondants ».

Cette polémique intervient dans la foulée de la suppression de la redevance qui finance l’audiovisuel public, votée en août après une promesse d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. Les opposants à la suppression de la redevance craignent que l’audiovisuel public ne perde de son indépendance en étant soumis aux aléas budgétaires décidés par l’Etat, au lieu d’un mode de financement dédié.

Des diplomates invités à être « plus mobilisés sur les réseaux sociaux »

Avant d’évoquer le rôle du réseau France Medias Monde, le président Macron avait déjà interpellé les diplomates sur le volet « défensif » de cette stratégie d’influence. « Je pense que collectivement, nous devons être beaucoup plus réactifs, beaucoup plus mobilisés sur les réseaux sociaux, travailler avec des alliés, des partenaires de la France dans les opinions publiques. Pas simplement pour contrecarrer évidemment ces fausses informations, mais pour pouvoir les stopper de manière très claire, au plus vite et porter la valorisation de nos propres actions », a précisé Emmanuel Macron.

A l’instar du service public, l’heure est aussi à la réforme pour les ambassadeurs français qui se sont engagés dans un mouvement de contestation inédit pour marquer leur opposition au projet du président de la République.

©️ Via https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/politique-africaine/les-journalistes-de-france-24-et-rfi-protestent-apres-les-declarations-de-macron-sur-la-strategie-d-influence-de-la-france-notamment-en-afrique_5339212.html

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● Mauritanie : Un Collectif suspend sa participation aux concertations sur le Passif humanitaire


ALAKHBAR (Nouakchott) – Le Collectif des Veuves de Mauritanie chez Houleye Sall a suspendu ses activités au sein du Cadre de Concertation des Rescapés Mauritaniens en Mauritanie-Europe et aux États Unis (CCRM-M/E/USA), selon une déclaration parvenue, mercredi à Alakhbar.

Le Collectif reproche au Cadre de Concertation de continuer à dialoguer avec les pouvoirs publics qui rejettent la mise en place d’une commission d’enquête sur les évènements du Passif humanitaire.

Le Passif humanitaire désigne les violations massives des droits de l’homme, commises, de 1989 à 1991, contre des populations noires de Mauritanie, sous le régime de l’ancien président Maouya Ould Sid’Ahmed Taya.

Le collectif a toutefois réaffirmé sa disponibilité à reprendre le dialogue selon quatre conditions :

– institutionnaliser une commission indépendante régie par une loi

– procéder aux investigations pour établir le droit à la vérité, faire la lumière sur ce qui est passé durant cette période sombre de l’histoire de la Mauritanie;

– apporter des réponses justes à la fois individuelle et collective aux crimes et abus commis ;

– offrir des garanties de non répétition

Depuis une année, les Coalitions des Organisations des Victimes du Passif humanitaire (CCRM-Mauritanie/CCRM-Europe-USA et CCVE) ont engagé un dialogue avec les pouvoirs publics sur la base d’une feuille de route soumise au président Mohamed Cheikh Ould Ghazouani le 24 Avril 2022.

©️ Via https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=111656585007582&id=100084897216595

● Le périple du député Biram Dah Abeid et sa délégation dans la région de l’Assaba | Quelques images fortes.

Depuis quelques jours le député mauritanien Biram Dah Abeid sillonne la région de l’Assaba dont le chef-lieu est la ville Kiffa. À l’image des précédentes tournées dans d’autres régions, l’ancien candidat aux présidentielles de 2014 et 2019 et sa délégation continuent leur prise de contact avec des populations de l’intérieur.

Ainsi localités après localités, les populations sont écoutées attentivement et l’accueil est marquée par une certaine ferveur populaire.

Pour rappel le président des réseaux IRA-Mauritanie, candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2024, n’a pas toujours eu la reconnaissance par les autorités de l’aile politique (le Parti RAG) de la mouvance qu’il incarne.

~ Ici quelques photos de sa tournée en cours :

• Sources Éléments médias : Proches du député BDA.

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● Ghazouani, tout simplement | Par VLANE A.O.S.A.

Ce qui est impressionnant chez Ghazouani, c’est la diversité de son entourage immédiat : diversité de visions, de projets, d’approches, de politiques, des progressistes, des conservateurs, des esprits ouverts, d’autres plus bornés, tout un monde de « lobbyistes » chacun pour son minaret au nom de sa conception de l’Etat, quelques-uns ennemis cordiaux les uns des autres.

Ghazouani est au-dessus de tout ça et donne à chacun une marge de pouvoir pour rester libre et puissant en fonction de sa dimension politique, économique et sociale afin de rester efficace à son service mais ces puissances diverses ne sont pas grand-chose une fois qu’elles arrivent jusqu’à lui comme une vague s’aplatit fidèle à son destin sur la plage de la volonté du chef.

Il prend le temps de décider et quand il décide pour l’un contre l’autre, ceux qui ont voulu le manipuler croyant pouvoir abuser de son esprit indulgent, se taisent et font marche arrière face à l’ennemi de leur ambition qui vient de convaincre son excellence, non pas par ses arguments seulement mais par une somme d’intérêts divers qui le dépassent lui-même et dont seul le président a idée. De là ce calme au sommet de l’Etat.

Tous ceux qui abusent de sa confiance finissent par avoir honte du silence du patron et ils finissent tous éloignés de lui sans oser se plaindre. Ghazouani gouverne tout ce monde avec l’oeil de l’anthropologue qui sait qu’on ne change pas un mauritanien, du moins pas de sitôt mais derrière cette fausse résignation, il y a toujours l’espoir de changement, comme une prière en action…

VLANE A.O.S.A
chezvlane

©️ Via https://www.chezvlane.com/Ghazouani-tout-simplement_a28011.html

● Face à la stratégie politique du pouvoir, la mouvance politique autour du député Biram Dah Abeid disposée à des projets d’alliance de l’opposition !



Ce vendredi 19 août 2022 à Nouakchott, lors d’un point de presse tenu par le député BDA et le président du parti RAG (non reconnu) Oumar Ould Yali, un nouveau cap stratégique a été esquissé dans les propos.

Ainsi à la teneur un extrait audio de la communication du président des réseaux IRA-Mauritanie, le président mauritanien Ould Ghazouani n’a pas été à la hauteur politiquement de termes de dialogue et de promesses, fixés avec lui lors de différents rendez-vous par le passé. Par exemple, mouvements politiques recalés et non reconnus et pas d’ouverture sérieuse pour la gestion consensuelle d’instances organisationnelles des échéances électorales à venir. Aussi les dialogues particuliers initiés par le Raïs avec différents représentants politiques n’ont pas pu déboucher sur un Dialogue inclusif promis mais finalement ajourné d’une manière unilatérale il y’a quelques mois. Face à l’impasse politique semblant installée, le député Biram déclare ouvertement que son camp politique est disposé à une alliance politique programmatique dans la mouvance des oppositions, et il a cité l’exemple de la Nupes en France ou « Yewwi Askan Wi » (Libérer le Peuple en wolof) et « Wallu Sénégal » (Sauver le Sénégal en wolof) au Sénégal. Ainsi il estime opportun qu’il puisse avoir une dynamique d’alliance avec les 2 tendances CVE (Coalition Vivre Ensemble) « CVE originelle et CVE-V/R », et également avec l’UFP creuset historique de l’élite politique du pays dit-il dans une certaine mesure.

À deux ans de la présidentielle de 2024 et une année des élections municipales régionales et législatives, la situation politique dans le pays connaît une atmosphère morose et illisible entre le régime de l’ancien ministre de la défense et l’opposition politique. L’apaisement insufflé par le président de la république ne fait que vaciller le temps passant. À suivre…

✍️🏿KS pour le BLOG

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● Le wali du guidimagha : La wilaya a connu plusieurs importantes réalisations dans divers domaines



La wilaya du Guidimagha a connu d’importantes réalisations qui ont touché plusieurs domaines dont ceux de l’urbanisme, de l’éducation, de la santé, de l’hydraulique et de l’équipement.

Dans un entretien accordé à l’AMI, le wali du Guidimagha, M. Ahmed Ould Deih a dressé le bilan des réalisations accomplies au cours des trois dernières années.

pendant cette période, la wilaya a connu l’élaboration d’un plan de lotissement de 6.300 parcelles dont 1700 réservées aux familles transférées des zones menacées par les inondations, 79 pour les bâtiments publics et le reste à usage d’habitation ou commercial.

Dans le cadre de ce bilan, le ministère de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire a construit à Sélibabi, sur fonds propre de l’État, une grande mosquée pouvant recevoir 700 fidèles, une mahadra et un logement pour l’Imam, une école et un logement pour son directeur, une gare routière, un abattoir moderne, un marché, un réseau d’évacuation des eaux de pluies en plus de l’élaboration du plan urbain de la ville comportant 93 rues parmi lesquelles 51 sont déjà ouvertes et le reste le sera dans les prochains jours.

Toujours dans la capitale régionale, la zone aménagée a été électrifiée et un réseau d’adduction d’eau potable réalisé en plus de la construction de 50 logements, d’un hôpital régional de 120 lits et de 2 collèges.

La construction des bureaux et du logement du chef d’arrondissement de Tachot du collège de la ville, des bureaux et du logement du hakem de Ghabou, des bureaux et le logement du chef d’arrondissement de Gouray, les collèges de Tektaka et de Arr, 2 écoles à cheggar, une autre à Daffour et les locaux du tribunal de Ould Yenge comptent parmi les réalisations de ce bilan dans lequel la délégation générale à la solidarité nationale et à la lutte contre l’exclusion (TAAZOUR) a réalisé plusieurs projets dont la construction de deux écoles fondamentales à Hassi Chegar et l’ouverture de centres de nutrition au profit de 1867 élèves.

La délégation a également visé, dans le cadre de la lutte contre la malnutrition, 3428 enfants pour une enveloppe financière de 10.469.112 ouguiya ainsi que la réalisation de 17 réseaux d’adduction d’eau et des forages dans toutes les moughataas pour un montant de 27.784.000 ouguiya, l’électrification de plusieurs localités rurales et la distribution de 1800 bonbonnes de gaz.

Toujours, dans le cadre de ses actions dans la wilaya, 4908 personnes ont bénéficié de l’assurance maladie octroyée par TAAZOUR qui a construit deux barrages à Ghabou et Gouray et réhabilité plusieurs autres au Guidimagha en 2021 et 2022 tout comme elle projette de construire 200 logements sociaux. La délégation générale a accordé aussi des cash transferts permanents à 9.163 familles et à 19018 autres des temporaires pour un montant de 68.175.000 ouguiya en plus de la distribution de 7248 tonnes de vivres aux populations de la wilaya.

Au Guidimagha, les nombreuses réalisations sont le résultat d’une nouvelle vision de développement qui doit être renforcée encore plus par plusieurs autres au cours des deux prochaines années.

©️ Via ami – https://ami.mr/fr/index.php/2022/08/10/le-wali-du-guidimagha-la-wilaya-a-connu-plusieurs-importantes-realisations-dans-divers-domaines/

● Côte d’Ivoire : grâce présidentielle pour l’ex-président Laurent Gbagbo

Le Figaro – Le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé samedi avoir accordé sa grâce à son prédécesseur et ancien rival Laurent Gbagbo, sous le coup d’une peine de 20 ans de prison dans son pays à la suite de la crise post-électorale de 2010-2011.

«Dans le souci de renforcer la cohésion sociale, j’ai signé un décret accordant la grâce présidentielle à Monsieur Laurent Gbagbo», a déclaré M. Ouattara dans un discours à l’occasion du 62e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.

Le chef de l’État a également annoncé avoir demandé «qu’il soit procédé au dégel de ses comptes et au paiement de ses arriérés de ses rentes viagères».

Il a en outre annoncé avoir signé un décret accordant «la libération conditionnelle» à deux anciennes figures de l’appareil militaire et sécuritaire du régime de Laurent Gbagbo, condamnées pour leur rôle dans la crise de 2010-2011. Il s’agit du contre-amiral Vagba Faussignaux, ex-patron de la Marine, et du commandant Jean-Noël Abéhi, ancien chef de l’escadron blindé de la gendarmerie du camp d’Agban, à Abidjan.

Laurent Gbagbo, 77 ans, définitivement acquitté en mars 2021 de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye où il avait été transféré fin 2011, est rentré dans son pays en juin 2021. Sans jamais avoir été inquiété depuis son retour, il restait néanmoins sous le coup en Côte d’Ivoire d’une condamnation à 20 ans de prison pour «le braquage» de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pendant la crise de 2010-2011.

La crise était née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle de fin 2010 qui avait entraîné des violences ayant fait quelque 3.000 morts jusqu’à l’arrestation de Laurent Gbagbo à Abidjan en avril 2011. En octobre 2021, Laurent Gbagbo a lancé le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), une nouvelle formation politique panafricaniste de gauche, assurant vouloir continuer la politique jusqu’à sa mort.

Le Figaro avec AFP

©️ Via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=758444

● OLAN : lettre ouverte adressée au Président de la République Islamique de Mauritanie



Monsieur le Président de la République, par cette missive, nous, Organisation pour l’Officialisation des Langues Nationales (OLAN), attirons votre attention sur l’extrême gravité de certains aspects de la loi d’orientation de l’éducation nationale.

L’aspect fondamental de cette loi concerne la gestion du patrimoine culturel et linguistique du pays. Il est inutile de rappeler qu’il s’agit là d’un point extrêmement sensible. Il n’est nul besoin non plus d’exposer dans les détails ce que furent les conséquences de son traitement inégalitaire opté par notre pays depuis son indépendance.

Or il n’y a rien de plus naturel pour un pays à la croisée des cultures d’assumer sa diversité, d’officialiser cette dernière en adoptant un régime de politique linguistique égalitaire (comme c’est le cas dans beaucoup de pays du monde ayant une configuration linguistique similaire à la nôtre : citons par exemple la Suisse, la Belgique, le Luxembourg) afin de tirer des bénéfices humains et économiques dont regorge un multilinguisme institutionnalisé.

D’un autre côté, l’unilinguisme forcé dans un pays multilingue de base a toujours mené à des conflits, à l’oppression culturelle et physique sur des franges de sa population. Il relève d’un fait évident que la démarche de notre État vis-à-vis de cette question s’aligne sur le choix d’un unilinguisme forcé sur une population diverse comprenant des masses humaines parlant des langues différentes et dont l’évolution démographique en fait des groupes culturels non réductibles.

Ainsi le rapport de masse observable entre les communautés sociolinguistiques du pays ne permet aucune réduction à une prétendue langue de ciment. Voilà ce qui explique que toutes les tentatives de l’arabisation du pays ont rencontré de fortes résistances depuis soixante ans. Tout au long de ces tentatives, tantôt constitutionnelles tantôt réformatrices du système éducatif, ont peu à peu transféré cette question, pourtant à vocation fondatrice d’un choix de nation, sur les bancs de l’école. C’est dans ce contexte qu’elle revint en puissance lors des débats houleux autour de la loi d’orientation de l’éducation nationale.

Depuis la sortie de la note de présentation du projet de loi en mars dernier, jusqu’au vote du projet de loi, OLAN s’est dressée contre le projet de loi en pointant particulièrement l’article 65 et l’annexe. Cet article 65 est en effet décliné de façon qu’il y ait des contradictions internes entre le traitement réservé à l’arabe et celui réservé aux langues pulaar, sooninke et wolof.

Nous y avons aussi décelé un traitement inégalitaire entre l’arabe et ces langues au niveau du choix de la deuxième langue. Pour ce qui concerne l’annexe, nos principales protestations concernent la clause sur l’expérimentation et l’évaluation comme passage obligé afin de faire passer les dispositions de l’article 65 concernant le pulaar, sooninke et wolof. Nous ne comprenons pas pourquoi imposer une telle condition sur un droit légitime.

Nous y voyons aussi un autre traitement inégalitaire au moment où l’arabe est déjà une base d’un système qui échoue chaque année mais qu’aucune évaluation n’est encore demandée le concernant.

Malgré nos protestations pacifiques à travers des communiqués et des sit-in dont celui du 25 juillet, jour de vote du projet de loi à l’assemblée nationale, a été réprimé par les forces de l’ordre devant et dans l’enceinte de l’assemblée nationale, la loi est maintenant passée sans tenir compte des amendements que nous avions proposé.

Nous vous rappelons que cette loi, sous sa forme actuelle, va produire un grand déséquilibre entre les communautés sociolinguistiques du pays. Il n’est pas difficile de prévoir que dans le moyen et le long terme, un tel déséquilibre conduira à l’aliénation culturelle des communautés non arabes du pays.

Compte tenu de ce danger et de l’intérêt à bâtir une nation unie dans sa diversité, OLAN vous demande :

– De surseoir à la promulgation de la loi et de considérer tous les moyens de corriger ses faiblesses.

– D’officialiser toutes les langues nationales à savoir le pulaar, sooninke et wolof.

Considérant votre engagement à servir l’intérêt suprême de la nation, nous comptons sur votre sagesse pour bâtir la nation plurielle mauritanienne.

Nouakchott, le 03 Août 2022

✓Ma rencontre avec Mariam Rajawi et son équipe | Le député BDA, candidat à l’élection présidentielle 2024 en Mauritanie.


Relation de voyage, 28 juillet 2022

Quelle belle rencontre, à Tirana, capitale de l’Albanie !! Au cours d’une visite hélas trop brève, je me suis entretenu avec un groupe d’activistes iraniens et leur leaders, Maryam Radjawi, musulmane, démocrate et cheffe de file de l’opposition à la théocratie des clercs chiites en l’Iran. Personnalité d’avant-garde dans un pays central de l’Asie, sa lutte et la rançon éprouvante que ses camarades et compagnons de route acquittent sur la voix de la démocratie, m’ont inspiré :

Elle poursuit le noble dessein de tarir, voire d’annuler et de réparer la tromperie de l’intercession et du vicariat autoproclamé, sur le devenir des sociétés et des États en terre d’Islam ; les livres saints du monothéisme, le Coran, la geste du prophète (Psl) et la sunna authentique, ne prévoient ni recommandent, l’adoption et l’instauration par la contrainte, d’un régime de jurisconsultes, au-dessus de la volonté du peuple, même s’agissant du culte. Quant à l’imposition d’une autorité de messie pour s’assurer la conduite de la vie réelle d’une collectivité, l’expérience de la métaphysique égarée dans le monde n’a jamais produit que la médiocratie, la corruption, l’inégalité débridée et une violence tous azimuts. L’exercice du gouvernement profane offre, à l’inverse, la faculté du changement dynamique, sur la base du débat, de la médiation et du consentement par les urnes. Ainsi, en termes de technicité, de rendement, d’éthique et d’ingénierie du compromis grâce à la réversibilité périodique du vote, la matrice gréco-latine de la politique, devient le jaillissement d’une universalité si puissante qu’elle bouscule et terrasse, chaque année, princes, rois, despotes et tartuffes ; la rationalité du projet, son ouverture à l’Autre et sa vocation à économiser le sang des citoyens creusent la différence d’avec les tyrannies dévotes ou celles dont le délire se prévaut de la nécessité de l’histoire. A moins de se voiler la face, au nom de la fierté, du complexe ou en vertu du déni, aucune alternative, pratique ou morale, n’ose plus concurrencer la démocratie et la primauté des droits de la personne. Face à tant d’évidence, les officines de l’obscurantisme tardent, peine perdue, à déposer les armes. Maryam Radjavi, avec la constance, la sincérité et la résolution qui la singularisent, leur montre la porte de sortie…

Le parcours de l’illustre dame nous raconte un autre récit de l’Islam et de l’espèce humaine, où la femme n’est plus l’appât de Satan, la ménagère à perpétuité, l’objet réifié du désir, la proie des prédateurs-pédophiles. Dans l’univers de Maryam Radiawi(bien qu’elle couvre ses cheveux et ne serre pas les mains des hommes), ne subsistent l’obligation de se masquer, l’interdiction de saluer les hommes, encore moins la honte du corps ou de tout accoutrement décent. L’idée morbide et nihiliste de la pureté n’y a pas sa place. Cette meneuse pétrie de la connaissance du passé ne l’ignore – non sans en tirer une infinie réserve de patience – « tout empire périra », titre et constat du mécanicien des relations internationales, feu Jean Baptiste Duroselle. Comme le prestigieux pédagogue des études de diplomatie critique, elle ne sacrifie à l’impatience car sa constance démystifie le temps et le dompte. Elle se souvient des satrapies orientales, de Gengis Khan, de Tamerlan, de la lignée des Darius, des croisades et de la guerre civile parmi les musulmans, durant la succession du Prophète (Psl) mais aussi de la traite négrière, du génocide des Indiens, de la colonisation, de la Shoah et du Goulag.

Elle sait que les avortons de Hitler, Staline, Mao, Pol Pot, Saddam, Khomeiny, Kadafi, Pieter Botha, grandissent autour de nous, souvent discrets, jusqu’à la révélation de leur nuisance, d’abord sous les applaudissements de la foule, avant le règne de la peur et le chant, de milliers de gorges, à la gloire du génie sauveur. Les tyrans annoncent toujours l’exploit du bonheur à portée de tous et quand ils ne parviennent à le garantir assez vite, ils en promettent la jouissance post-mortem. Un pouvoir qui vend le paradis à sa population signe, d’emblée, l’attestation tragique de son insuccès à venir. Il faut l’achever, tandis qu’il tâtonne et balbutie. Pareille prudence nous dicte de rétrécir le temps voué à la délibération de sa chute. D’ailleurs, partout, quelle que soit l’époque, le bon sens nous enseigne la vanité de battre le fer, à froid.

J’ai appris la leçon, de Maryam Radjavi et me suis soudain souvenu de la Mauritanie et de son rapport à la mémoire de l’esclavage. Jadis, les marabouts indiquaient, à nos aïeuls, l’ornière à suivre, dans le sillage du maître, afin de mériter la récompense de Dieu, en somme l’éternité au séjour des justes. Aujourd’hui, les descendants de la même caste d’oppresseurs et leurs ouailles hypocrites nous expliquent combien seule la piété et la modestie permettent l’émancipation vertueuse auprès de Dieu. Voici deux propositions en apparence conflictuelles ; chacune se réfère à une doctrine unique mais, a contrario, leur conclusion diffère, selon les intérêts du plus fort. Qui trompe qui et pendant combien de temps ? Bref, peu importe l’ironie de l’exemple, la profession de pompier-pyromane recèle d’innombrables opportunités d’escroquerie sous nos tropiques. Hélas le maniement partisan de la religion comporte le risque d’une performance de masse dans le domaine de la tuerie.

A Tirana, aux côtés de l’héroïne Maryam, je visitais le quartier Ashraf 3, construit par les réfugiés iraniens. Le musée des martyrs du combat contre les dictatures du Shah Pahlevi et de Khomeiny me révélait le panache et l’insolence du rêve d’une république laïque d’Iran. Là, je me sentais serein, à l’abri du sexisme, du takfir, de la pensée magique et des réflexes du recours à la brutalité, devant la moindre contradiction. Alors, ainsi instruit à la source du courage, j’ai observé de haut l’article 306 de notre code pénal et sa clause de non-repentir. A nouveau, je me promis de l’abroger, autant que le socle législatif de l’impunité, la fameuse loi d’amnistie, conçue en 1993, au bénéfice des tortionnaires, et des préposés à la potence. Finies les complaisances électoralistes, les indulgences de circonstance et les compromis lâches ! L’injustice sédimentée appelle la refondation du contrat social.

Maryam Radjavi a confirmé mes audaces et raffermi ma volonté au service de l’idéal d’une existence de labeur, de diversité, de partage, de joie. Il me réjouit que sous son commandement, l’organisation Mujahidine Khalgh et le Conseil national de la résistance puissent renoncer, définitivement, à l’usage des armes. Et si désormais, la non-violence nous réunit. Il n’est de levain plus fécond.


Biram Dah Abeid
Député Mauritanien
Candidat aux élections présidentielles de 2024.

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✓Flash | Burkina : Blaise Compaoré demande pardon au peuple burkinabè [RTB]

« 𝐉𝐞 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐝𝐨𝐧 𝐚𝐮 𝐩𝐞𝐮𝐩𝐥𝐞 𝐛𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚𝐛è 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐣’𝐚𝐢 𝐩𝐮 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐮𝐫𝐚𝐧𝐭 𝐦𝐨𝐧 𝐦𝐚𝐠𝐢𝐬𝐭è𝐫𝐞. 𝐏𝐥𝐮𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐮𝐥𝐢è𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 à 𝐥𝐚 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐨𝐧 𝐟𝐫è𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐦𝐢 𝐓𝐡𝐨𝐦𝐚𝐬 𝐈𝐬𝐢𝐝𝐨𝐫𝐞 𝐍𝐨ë𝐥 𝐒𝐚𝐧𝐤𝐚𝐫𝐚 » a écrit mardi l’ancien président 𝐁𝐥𝐚𝐢𝐬𝐞 𝐂𝐨𝐦𝐩𝐚𝐨𝐫é à travers un message lu par le porte parole du gouvernement Lionel Bilgo.

Disant assumer et déplorer du fond du cœur toutes les souffrances et drames vécues par toutes les victimes durant ses mandats à la tête du Burkina, Blaise Compaoré a demandé aux familles de lui accorder leur pardon.

Via Page Facebook RTBhttps://www.facebook.com/298380080180122/posts/8190786917606026/

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