La wilaya du Guidimagha a connu d’importantes réalisations qui ont touché plusieurs domaines dont ceux de l’urbanisme, de l’éducation, de la santé, de l’hydraulique et de l’équipement.
Dans un entretien accordé à l’AMI, le wali du Guidimagha, M. Ahmed Ould Deih a dressé le bilan des réalisations accomplies au cours des trois dernières années.
pendant cette période, la wilaya a connu l’élaboration d’un plan de lotissement de 6.300 parcelles dont 1700 réservées aux familles transférées des zones menacées par les inondations, 79 pour les bâtiments publics et le reste à usage d’habitation ou commercial.
Dans le cadre de ce bilan, le ministère de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire a construit à Sélibabi, sur fonds propre de l’État, une grande mosquée pouvant recevoir 700 fidèles, une mahadra et un logement pour l’Imam, une école et un logement pour son directeur, une gare routière, un abattoir moderne, un marché, un réseau d’évacuation des eaux de pluies en plus de l’élaboration du plan urbain de la ville comportant 93 rues parmi lesquelles 51 sont déjà ouvertes et le reste le sera dans les prochains jours.
Toujours dans la capitale régionale, la zone aménagée a été électrifiée et un réseau d’adduction d’eau potable réalisé en plus de la construction de 50 logements, d’un hôpital régional de 120 lits et de 2 collèges.
La construction des bureaux et du logement du chef d’arrondissement de Tachot du collège de la ville, des bureaux et du logement du hakem de Ghabou, des bureaux et le logement du chef d’arrondissement de Gouray, les collèges de Tektaka et de Arr, 2 écoles à cheggar, une autre à Daffour et les locaux du tribunal de Ould Yenge comptent parmi les réalisations de ce bilan dans lequel la délégation générale à la solidarité nationale et à la lutte contre l’exclusion (TAAZOUR) a réalisé plusieurs projets dont la construction de deux écoles fondamentales à Hassi Chegar et l’ouverture de centres de nutrition au profit de 1867 élèves.
La délégation a également visé, dans le cadre de la lutte contre la malnutrition, 3428 enfants pour une enveloppe financière de 10.469.112 ouguiya ainsi que la réalisation de 17 réseaux d’adduction d’eau et des forages dans toutes les moughataas pour un montant de 27.784.000 ouguiya, l’électrification de plusieurs localités rurales et la distribution de 1800 bonbonnes de gaz.
Toujours, dans le cadre de ses actions dans la wilaya, 4908 personnes ont bénéficié de l’assurance maladie octroyée par TAAZOUR qui a construit deux barrages à Ghabou et Gouray et réhabilité plusieurs autres au Guidimagha en 2021 et 2022 tout comme elle projette de construire 200 logements sociaux. La délégation générale a accordé aussi des cash transferts permanents à 9.163 familles et à 19018 autres des temporaires pour un montant de 68.175.000 ouguiya en plus de la distribution de 7248 tonnes de vivres aux populations de la wilaya.
Au Guidimagha, les nombreuses réalisations sont le résultat d’une nouvelle vision de développement qui doit être renforcée encore plus par plusieurs autres au cours des deux prochaines années.
Le Figaro – Le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé samedi avoir accordé sa grâce à son prédécesseur et ancien rival Laurent Gbagbo, sous le coup d’une peine de 20 ans de prison dans son pays à la suite de la crise post-électorale de 2010-2011.
«Dans le souci de renforcer la cohésion sociale, j’ai signé un décret accordant la grâce présidentielle à Monsieur Laurent Gbagbo», a déclaré M. Ouattara dans un discours à l’occasion du 62e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.
Le chef de l’État a également annoncé avoir demandé «qu’il soit procédé au dégel de ses comptes et au paiement de ses arriérés de ses rentes viagères».
Il a en outre annoncé avoir signé un décret accordant «la libération conditionnelle» à deux anciennes figures de l’appareil militaire et sécuritaire du régime de Laurent Gbagbo, condamnées pour leur rôle dans la crise de 2010-2011. Il s’agit du contre-amiral Vagba Faussignaux, ex-patron de la Marine, et du commandant Jean-Noël Abéhi, ancien chef de l’escadron blindé de la gendarmerie du camp d’Agban, à Abidjan.
Laurent Gbagbo, 77 ans, définitivement acquitté en mars 2021 de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye où il avait été transféré fin 2011, est rentré dans son pays en juin 2021. Sans jamais avoir été inquiété depuis son retour, il restait néanmoins sous le coup en Côte d’Ivoire d’une condamnation à 20 ans de prison pour «le braquage» de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pendant la crise de 2010-2011.
La crise était née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle de fin 2010 qui avait entraîné des violences ayant fait quelque 3.000 morts jusqu’à l’arrestation de Laurent Gbagbo à Abidjan en avril 2011. En octobre 2021, Laurent Gbagbo a lancé le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), une nouvelle formation politique panafricaniste de gauche, assurant vouloir continuer la politique jusqu’à sa mort.
Monsieur le Président de la République, par cette missive, nous, Organisation pour l’Officialisation des Langues Nationales (OLAN), attirons votre attention sur l’extrême gravité de certains aspects de la loi d’orientation de l’éducation nationale.
L’aspect fondamental de cette loi concerne la gestion du patrimoine culturel et linguistique du pays. Il est inutile de rappeler qu’il s’agit là d’un point extrêmement sensible. Il n’est nul besoin non plus d’exposer dans les détails ce que furent les conséquences de son traitement inégalitaire opté par notre pays depuis son indépendance.
Or il n’y a rien de plus naturel pour un pays à la croisée des cultures d’assumer sa diversité, d’officialiser cette dernière en adoptant un régime de politique linguistique égalitaire (comme c’est le cas dans beaucoup de pays du monde ayant une configuration linguistique similaire à la nôtre : citons par exemple la Suisse, la Belgique, le Luxembourg) afin de tirer des bénéfices humains et économiques dont regorge un multilinguisme institutionnalisé.
D’un autre côté, l’unilinguisme forcé dans un pays multilingue de base a toujours mené à des conflits, à l’oppression culturelle et physique sur des franges de sa population. Il relève d’un fait évident que la démarche de notre État vis-à-vis de cette question s’aligne sur le choix d’un unilinguisme forcé sur une population diverse comprenant des masses humaines parlant des langues différentes et dont l’évolution démographique en fait des groupes culturels non réductibles.
Ainsi le rapport de masse observable entre les communautés sociolinguistiques du pays ne permet aucune réduction à une prétendue langue de ciment. Voilà ce qui explique que toutes les tentatives de l’arabisation du pays ont rencontré de fortes résistances depuis soixante ans. Tout au long de ces tentatives, tantôt constitutionnelles tantôt réformatrices du système éducatif, ont peu à peu transféré cette question, pourtant à vocation fondatrice d’un choix de nation, sur les bancs de l’école. C’est dans ce contexte qu’elle revint en puissance lors des débats houleux autour de la loi d’orientation de l’éducation nationale.
Depuis la sortie de la note de présentation du projet de loi en mars dernier, jusqu’au vote du projet de loi, OLAN s’est dressée contre le projet de loi en pointant particulièrement l’article 65 et l’annexe. Cet article 65 est en effet décliné de façon qu’il y ait des contradictions internes entre le traitement réservé à l’arabe et celui réservé aux langues pulaar, sooninke et wolof.
Nous y avons aussi décelé un traitement inégalitaire entre l’arabe et ces langues au niveau du choix de la deuxième langue. Pour ce qui concerne l’annexe, nos principales protestations concernent la clause sur l’expérimentation et l’évaluation comme passage obligé afin de faire passer les dispositions de l’article 65 concernant le pulaar, sooninke et wolof. Nous ne comprenons pas pourquoi imposer une telle condition sur un droit légitime.
Nous y voyons aussi un autre traitement inégalitaire au moment où l’arabe est déjà une base d’un système qui échoue chaque année mais qu’aucune évaluation n’est encore demandée le concernant.
Malgré nos protestations pacifiques à travers des communiqués et des sit-in dont celui du 25 juillet, jour de vote du projet de loi à l’assemblée nationale, a été réprimé par les forces de l’ordre devant et dans l’enceinte de l’assemblée nationale, la loi est maintenant passée sans tenir compte des amendements que nous avions proposé.
Nous vous rappelons que cette loi, sous sa forme actuelle, va produire un grand déséquilibre entre les communautés sociolinguistiques du pays. Il n’est pas difficile de prévoir que dans le moyen et le long terme, un tel déséquilibre conduira à l’aliénation culturelle des communautés non arabes du pays.
Compte tenu de ce danger et de l’intérêt à bâtir une nation unie dans sa diversité, OLAN vous demande :
– De surseoir à la promulgation de la loi et de considérer tous les moyens de corriger ses faiblesses.
– D’officialiser toutes les langues nationales à savoir le pulaar, sooninke et wolof.
Considérant votre engagement à servir l’intérêt suprême de la nation, nous comptons sur votre sagesse pour bâtir la nation plurielle mauritanienne.
Quelle belle rencontre, à Tirana, capitale de l’Albanie !! Au cours d’une visite hélas trop brève, je me suis entretenu avec un groupe d’activistes iraniens et leur leaders, Maryam Radjawi, musulmane, démocrate et cheffe de file de l’opposition à la théocratie des clercs chiites en l’Iran. Personnalité d’avant-garde dans un pays central de l’Asie, sa lutte et la rançon éprouvante que ses camarades et compagnons de route acquittent sur la voix de la démocratie, m’ont inspiré :
Elle poursuit le noble dessein de tarir, voire d’annuler et de réparer la tromperie de l’intercession et du vicariat autoproclamé, sur le devenir des sociétés et des États en terre d’Islam ; les livres saints du monothéisme, le Coran, la geste du prophète (Psl) et la sunna authentique, ne prévoient ni recommandent, l’adoption et l’instauration par la contrainte, d’un régime de jurisconsultes, au-dessus de la volonté du peuple, même s’agissant du culte. Quant à l’imposition d’une autorité de messie pour s’assurer la conduite de la vie réelle d’une collectivité, l’expérience de la métaphysique égarée dans le monde n’a jamais produit que la médiocratie, la corruption, l’inégalité débridée et une violence tous azimuts. L’exercice du gouvernement profane offre, à l’inverse, la faculté du changement dynamique, sur la base du débat, de la médiation et du consentement par les urnes. Ainsi, en termes de technicité, de rendement, d’éthique et d’ingénierie du compromis grâce à la réversibilité périodique du vote, la matrice gréco-latine de la politique, devient le jaillissement d’une universalité si puissante qu’elle bouscule et terrasse, chaque année, princes, rois, despotes et tartuffes ; la rationalité du projet, son ouverture à l’Autre et sa vocation à économiser le sang des citoyens creusent la différence d’avec les tyrannies dévotes ou celles dont le délire se prévaut de la nécessité de l’histoire. A moins de se voiler la face, au nom de la fierté, du complexe ou en vertu du déni, aucune alternative, pratique ou morale, n’ose plus concurrencer la démocratie et la primauté des droits de la personne. Face à tant d’évidence, les officines de l’obscurantisme tardent, peine perdue, à déposer les armes. Maryam Radjavi, avec la constance, la sincérité et la résolution qui la singularisent, leur montre la porte de sortie…
Le parcours de l’illustre dame nous raconte un autre récit de l’Islam et de l’espèce humaine, où la femme n’est plus l’appât de Satan, la ménagère à perpétuité, l’objet réifié du désir, la proie des prédateurs-pédophiles. Dans l’univers de Maryam Radiawi(bien qu’elle couvre ses cheveux et ne serre pas les mains des hommes), ne subsistent l’obligation de se masquer, l’interdiction de saluer les hommes, encore moins la honte du corps ou de tout accoutrement décent. L’idée morbide et nihiliste de la pureté n’y a pas sa place. Cette meneuse pétrie de la connaissance du passé ne l’ignore – non sans en tirer une infinie réserve de patience – « tout empire périra », titre et constat du mécanicien des relations internationales, feu Jean Baptiste Duroselle. Comme le prestigieux pédagogue des études de diplomatie critique, elle ne sacrifie à l’impatience car sa constance démystifie le temps et le dompte. Elle se souvient des satrapies orientales, de Gengis Khan, de Tamerlan, de la lignée des Darius, des croisades et de la guerre civile parmi les musulmans, durant la succession du Prophète (Psl) mais aussi de la traite négrière, du génocide des Indiens, de la colonisation, de la Shoah et du Goulag.
Elle sait que les avortons de Hitler, Staline, Mao, Pol Pot, Saddam, Khomeiny, Kadafi, Pieter Botha, grandissent autour de nous, souvent discrets, jusqu’à la révélation de leur nuisance, d’abord sous les applaudissements de la foule, avant le règne de la peur et le chant, de milliers de gorges, à la gloire du génie sauveur. Les tyrans annoncent toujours l’exploit du bonheur à portée de tous et quand ils ne parviennent à le garantir assez vite, ils en promettent la jouissance post-mortem. Un pouvoir qui vend le paradis à sa population signe, d’emblée, l’attestation tragique de son insuccès à venir. Il faut l’achever, tandis qu’il tâtonne et balbutie. Pareille prudence nous dicte de rétrécir le temps voué à la délibération de sa chute. D’ailleurs, partout, quelle que soit l’époque, le bon sens nous enseigne la vanité de battre le fer, à froid.
J’ai appris la leçon, de Maryam Radjavi et me suis soudain souvenu de la Mauritanie et de son rapport à la mémoire de l’esclavage. Jadis, les marabouts indiquaient, à nos aïeuls, l’ornière à suivre, dans le sillage du maître, afin de mériter la récompense de Dieu, en somme l’éternité au séjour des justes. Aujourd’hui, les descendants de la même caste d’oppresseurs et leurs ouailles hypocrites nous expliquent combien seule la piété et la modestie permettent l’émancipation vertueuse auprès de Dieu. Voici deux propositions en apparence conflictuelles ; chacune se réfère à une doctrine unique mais, a contrario, leur conclusion diffère, selon les intérêts du plus fort. Qui trompe qui et pendant combien de temps ? Bref, peu importe l’ironie de l’exemple, la profession de pompier-pyromane recèle d’innombrables opportunités d’escroquerie sous nos tropiques. Hélas le maniement partisan de la religion comporte le risque d’une performance de masse dans le domaine de la tuerie.
A Tirana, aux côtés de l’héroïne Maryam, je visitais le quartier Ashraf 3, construit par les réfugiés iraniens. Le musée des martyrs du combat contre les dictatures du Shah Pahlevi et de Khomeiny me révélait le panache et l’insolence du rêve d’une république laïque d’Iran. Là, je me sentais serein, à l’abri du sexisme, du takfir, de la pensée magique et des réflexes du recours à la brutalité, devant la moindre contradiction. Alors, ainsi instruit à la source du courage, j’ai observé de haut l’article 306 de notre code pénal et sa clause de non-repentir. A nouveau, je me promis de l’abroger, autant que le socle législatif de l’impunité, la fameuse loi d’amnistie, conçue en 1993, au bénéfice des tortionnaires, et des préposés à la potence. Finies les complaisances électoralistes, les indulgences de circonstance et les compromis lâches ! L’injustice sédimentée appelle la refondation du contrat social.
Maryam Radjavi a confirmé mes audaces et raffermi ma volonté au service de l’idéal d’une existence de labeur, de diversité, de partage, de joie. Il me réjouit que sous son commandement, l’organisation Mujahidine Khalgh et le Conseil national de la résistance puissent renoncer, définitivement, à l’usage des armes. Et si désormais, la non-violence nous réunit. Il n’est de levain plus fécond.
Biram Dah Abeid Député Mauritanien Candidat aux élections présidentielles de 2024.
« 𝐉𝐞 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐝𝐨𝐧 𝐚𝐮 𝐩𝐞𝐮𝐩𝐥𝐞 𝐛𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚𝐛è 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐣’𝐚𝐢 𝐩𝐮 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐮𝐫𝐚𝐧𝐭 𝐦𝐨𝐧 𝐦𝐚𝐠𝐢𝐬𝐭è𝐫𝐞. 𝐏𝐥𝐮𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐮𝐥𝐢è𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 à 𝐥𝐚 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐨𝐧 𝐟𝐫è𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐦𝐢 𝐓𝐡𝐨𝐦𝐚𝐬 𝐈𝐬𝐢𝐝𝐨𝐫𝐞 𝐍𝐨ë𝐥 𝐒𝐚𝐧𝐤𝐚𝐫𝐚 » a écrit mardi l’ancien président 𝐁𝐥𝐚𝐢𝐬𝐞 𝐂𝐨𝐦𝐩𝐚𝐨𝐫é à travers un message lu par le porte parole du gouvernement Lionel Bilgo.
Disant assumer et déplorer du fond du cœur toutes les souffrances et drames vécues par toutes les victimes durant ses mandats à la tête du Burkina, Blaise Compaoré a demandé aux familles de lui accorder leur pardon.
Les députés ont adopté, lundi, la loi d’orientation de l’Education nationale, lors d’une séance plénière, présidée par le 2ème vice-président de l’Assemblée nationale, Essouvi Ould Cheîbani.
Défendant le texte, le ministre de l’Education nationale et de la Réforme du Système éducatif, porte-parole du gouvernement, M. Mohamed Malaînine Ould Eyih, a précisé que cette loi est intervenue pour mettre un terme à la détérioration alarmante du système éducatif national et son incapacité à relever les défis auxquels le pays est confronté, une situation que les réformes successives n’ont pas réussi à la remédier depuis l’indépendance.
Il a ajouté : Le programme Taahoudati du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a été élaboré pour corriger cette situation et faire de la réforme éducative un objectif capital, et mis en œuvre suivant une méthodologie scientifique.
M. Eyih a réitéré que le texte a pris en compte la consolidation de l’identité religieuse et culturelle, la préservation de la dimension régionale et l’ancrage d’un esprit de citoyenneté et de respect de la diversité.
Les députés ont plaidé pour l’offre des garanties pour la mise en œuvre de la loi et la réalisation de ses objectifs, compte tenu des résultats des réformes précédentes.
Ils ont souligné la nécessité d’appliquer cette loi, qui selon eux, qui rend l’enseignement obligatoire, lutte contre l’abandon scolaire et créé des conditions propices à l’éducation des enfants de manière transparente et équitable, et la lutte contre le travail des mineurs.
L’Assemblée nationale a, enfin, introduit certains amendements sur plusieurs chapitres de la loi.
Le président mauritanien Mohamed O. Cheikh El Ghazouani a déclaré jeudi que les conditions de la Mauritanie, comparées aux autres pays, ne sont pas des plus mauvaises, ajoutant qu’elle a pu faire face aux récentes crises.
Le président mauritanien qui s’exprimait à l’occasion du lancement de la campagne agricole 2022-2023 depuis la zone de LEGRAYER, dans l’est du pays, que « l’avenir proche de la Mauritanie sera prospère ce qui exige de rejeter la paresse et s’adonner au travail et l’exploitation des ressources naturelles du pays.
Le président mauritanien a encore dit que l’autosuffisance alimentaire n’est plus un choix stratégique mais plutôt une nécessité et une question de souveraineté et de sécurité capable de faire face aux différentes crises.
Ould El Ghazouani a appelé à la nécessité de s’orienter vers l’agriculture pluviale qui constitue un pilier de la sécurité alimentaire de la Mauritanie, un secteur qui a beaucoup souffert ces dernières années.
Il a réaffirmé sa détermination pour que cette activité renoue avec son rôle traditionnel celui d’offrir des ressources aux populations dans leurs terroirs.
Le président a demandé que toutes les zones arables soient exploitées appelant à résoudre les conflits fonciers qui empêchent le pays de les exploiter.
Pour le président mauritanien la réalisation de l’autosuffisance alimentaire est tributaire de la capacité de développer les deux composantes de l’agriculture : l’agriculture irriguée et l’agriculture pluviale.
Il a précisé que le gouvernement déploie des efforts importants pour attirer les investissements, fournir les équipements et les intrants nécessaires, désenclaver les zones agricoles et les électrifier.
Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Chekh El Ghazouani, a reçu, mardi, au Palais présidentiel, le nouveau Bureau exécutif des employeurs de Mauritanie, présidé par M. Zeine El Abidine Ould Cheikh Ahmed.
A cette occasion, le Président de la République a félicité les membres du Bureau pour leur élection au cours du dernier congrès, mettant en exergue le rôle joué par le secteur privé en tant que véritable partenaire et acteur économique.
Il a, en outre, renouvelé la volonté de l’Etat à poursuivre ses efforts visant à promouvoir le secteur, rappelant la nécessité de faire preuve de responsabilité et de sens du patriotisme face aux impacts négatifs des différentes crises que traverse le monde d’aujourd’hui.
M. Yahya Ould Ahmed El Waghef, ministre secrétaire général de la Présidence de la République et M. Ismail Ould Cheikh Ahmed, directeur de cabinet du Président de la République ont assisté à l’audience.
~~Le 10 juillet, 49 soldats avaient été arrêtés à l’aéroport de Bamako, accusés par les autorités de transition d’être des « mercenaires » cherchant à déstabiliser le pays.
Lundi 18 juillet, la junte malienne a appelé à une médiation du Togo, qu’il a acceptée, pour « un dénouement heureux » de la situation qui concerne les militaires ivoiriens détenus depuis huit jours à Bamako, ont indiqué les ministres des affaires étrangères des deux pays.
La Côte d’Ivoire avait demandé, le 12 juillet, la libération « sans délai » de ses 49 militaires arrêtés « injustement » deux jours plus tôt à l’aéroport de Bamako, accusés par les autorités maliennes d’être des « mercenaires » cherchant à déstabiliser le pays. Selon Abidjan, la présence de ses soldats, dans le cadre d’opérations de soutien logistique à la mission des Nations unies au Mali (Minusma), était « bien connue des autorités maliennes ».
Le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, « s’est dit ouvert au dialogue et disposé à œuvrer […] à un dénouement heureux de cette situation, y compris par voie diplomatique, dans le strict respect de la souveraineté du Mali », ont souligné dans un communiqué conjoint Abdoulaye Diop, le chef de la diplomatie malienne, et Robert Dussey, son homologue togolais, reçu en audience à Bamako.
« A cet égard, le président de la transition a souhaité que le Togo mène une mission de bons offices entre les parties concernées. Le ministre Dussey a réaffirmé la disponibilité du président Faure Essozimna Gnassingbé à poursuivre son appui à la transition et à aider à la résolution de cette situation », poursuit le communiqué.
• Calendrier de transition Le Mali, pays enclavé au cœur du Sahel, a été le théâtre de deux coups d’Etat militaires en août 2020 et en mai 2021. Il a récemment adopté un calendrier de transition devant permettre un retour des civils au pouvoir en mars 2024. A la suite de l’adoption de ce calendrier, les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), dont fait partie la Côte d’Ivoire, avaient levé les sanctions économiques et financières qui frappaient le Mali depuis janvier.
Le président du Togo avait déjà accepté d’être le médiateur entre le Mali, les acteurs régionaux et l’ensemble de la communauté internationale, alors que la junte était sous pression pour rétablir l’ordre constitutionnel.
La crise politique va de pair avec une grave crise sécuritaire en cours depuis le déclenchement, en 2012, d’insurrections indépendantistes et d’actions djihadistes sanglantes dans le nord. La junte au pouvoir à Bamako s’est détournée de la France et de ses partenaires, à la faveur de la Russie, pour tenter d’endiguer la propagation djihadiste qui a gagné le centre du pays ainsi que le Burkina Faso et le Niger voisins.
Nouakchott a connu ce lundi, une véritable journée d’intifada dans plusieurs quartiers. Des jeunes ont investi la rue et formé spontanément des groupes à de nombreux endroits, surtout dans la commune de Riyadh (banlieue), pour protester contre une hausse de 30% du prix du carburant, annoncée vendredi dernier, qui a entraîné une augmentation du transport en taxis collectifs de 100%. Les manifestants ont brûlé des pneus sur la chaussée à plusieurs endroits de la ville de Nouakchott. Les compagnies de police anti-émeutes et des centaines d’éléments de la Garde Nationale ont été déployés à différents endroits, répliquant avec des grenades lacrymogènes. De nombreuses arrestations ont été opérées dans les rangs des manifestants.
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