● Parti Refondation pour une Action Globale: les prix connaissent encore une nouvelle augmentation.

Très tôt, ce vendredi 15 juillet 2022, l’on apprend aux mauritaniens que le Ministère du Pétrole , des Mines et de l’Energie a décidé l’augmentation des prix des carburants.

Ainsi, le litre de gasoil passe de 38,46 à 49, 96. et celui de l’essence croît de 43,67 à 56,67 accusant alors
des accroissements de 30% environ.

L’accroissement du prix des carburants impacte directement sur le prix du transport des personnes et des biens, ce qui , à son tour influe sur la baisse du niveau de vie de nos citoyens aussi bien dans les grands centres urbains qu’en milieu rural qui concentre une partie de la population extrêmement pauvre du pays.

C’est ainsi que, d’une façon particulière, les possibilités de satisfaction de certains de nos besoins quotidiens par le panier de la ménagère déjà assez affecté par le poids de la cherté du marché, se trouveront de nouveau largement affectées .

Face à cette situation, le Parti Refondation pour une Action Globale ,

1) dénonce avec force cette augmentation des prix des carburants tqui vient s’ajouter à d’autres augmentations multiples et variées consécutives à une incapacité des pouvoirs publics à maîtriser localement la régulation des prix, essentiellement ceux des produits de premières nécessités.

2) attire l’attention du pouvoir sur la situation de misère profonde que vivent les populations et l’invité à déclencher une opération d’urgence pour sauver ce qui reste encore d’un cheptel doublement éprouvé par la sécheresse et l’insuffisance d’aliments bétails.

3) exige plus d’attention à porter dans le sens de contrôler efficacement la montée vertigineuse des prix qui place les citoyens du pays dans une situation devenant de plus en plus invivable.

Nouakchott le, 15 juillet 2022.

Le BE du Parti Refondation pour une Action Globale.

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● OLAN | Communiqué sur l’Avant-projet de loi d’orientation de l’Éducation Nationale



Un document titré «Avant-projet de loi de l’Éducation Nationale» circule depuis quelques jours à travers les cercles sociaux mauritaniens. Il ferait état d’une première forme de la loi d’orientation qui, après amendements éventuels de la part du HCE (Haut Conseil de l’Éducation) et du conseil des ministres, sera prochainement soumis au vote à l’assemblée nationale.

Ce document établit donc, dans une forme détaillée, les dispositions de la loi en vue. La section 1 du chapitre 2 formule les articles traduisant la politique linguistique qui serait à l’œuvre dans le nouveau système éducatif. Citons l’article 65 :
« Pour offrir l’accès le plus facile, le plus efficace et le plus équitable au savoir, chaque enfant mauritanien sera enseigné dans sa langue maternelle, tout en tenant compte du contexte local et des impératifs de préservation de la cohésion sociale.
L’enseignement est dispensé en langue arabe à tous les niveaux d’éducation et de formation, aussi bien dans les établissements publics que dans les établissements privés.
Les langues nationales Poular, Soninké et Wolof sont introduites, promues et développées à tous les niveaux d’éducation, aussi bien dans les établissements publics que dans les établissements privés d’éducation et de formation, à la fois comme langues de communication et comme langues d’enseignement ; selon la langue maternelle et la demande exprimée pour chacune de ces langues.
Au niveau du fondamental, chaque enfant mauritanien effectue l’apprentissage des disciplines scientifiques dans sa langue maternelle, tout en tenant compte du contexte local et des impératifs de préservation de la cohésion sociale.
Tout enfant de langue maternelle arabe doit apprendre au moins l’une des trois langues nationales (Poular, Soninké et wolof). Le choix de cette langue est guidé par le contexte sociodémographique régional.
L’arabe est enseigné à tous les enfants dont elle n’est pas la langue maternelle comme langue de communication et comme langue d’enseignement.
Les modalités d’application de cet article seront fixées par voie réglementaire, dans le cadre d’une politique linguistique nationale. »

L’ambiguïté de cet article est frappante et son caractère équivoque appelle à la vigilance. Tout d’abord, comment serait-ce possible que « l’enseignement soit dispensé en langue arabe […] » de façon aussi absolue que l’article le présente et, en même temps, soit prétendu que « […] chaque enfant effectue l’apprentissage des disciplines scientifiques dans sa langue maternelle » ? Ces deux affirmations affichent, sinon une contradiction, au moins un conflit profond. En effet, de celles-ci, ne peut être conduite qu’une, et nous craignons de savoir laquelle.
De plus, comment se fait-il que le rôle attribué à la langue arabe soit si clairement et précisément énoncé, de façon à ce que celui-ci soit exempt de toute discordance interprétative, alors que le flou entoure la place réservée aux langues pulaar, sooninke et wolof ? Au passage, que veut dire la mention `promues, développées’ attribuée aux langues non arabes ?
Cet article est si fondamental et est censé encoder la part la plus sensible de la loi compte tenu de ses ressorts touchant la question de justice sociale, d’égalité citoyenne et du vivre ensemble. Il doit ainsi être clairement décliné sans ambiguïté aucune. Sa forme actuelle est tout simplement inadmissible ; techniquement indigne d’une loi, et fondamentalement inappropriée pour faire office d’un traitement égalitaire de la question des langues.

Ensuite, et ce point est un des plus urgents, il est mentionné dans l’annexe que les dispositions de l’articles 65, discuté ci-dessus, concernant le traitement des langues pulaar, sooninke et wolof sont conditionnées aux résultats d’une évaluation à l’issue d’une nouvelle expérimentation. Voici le passage concerné :
«La généralisation de l’enseignement des langues nationales interviendrait suite à une expérimentation conduite par la structure chargée de la promotion des langues nationales et sur la base d’une évaluation scientifique probante conduite par une expertise qualifiée»

Ainsi, le droit fondamental des enfants issus des communautés pulaar, sooninke et wolof d’apprendre dans leurs langues maternelles est conditionnel. Cette condition est problématique à bien des égards :
Comment peut-on conditionner un droit que l’on décide de reconnaître à un test technique ? Si un principe mis en avant dans la loi est que chaque enfant puisse apprendre dans sa langue maternelle, il n’y a alors aucune raison d’ajouter des motifs de refus et de retardement.
Si la procédure est, pour une raison cachée, de valider les langues sur la base des résultats qu’« elles obtiennent » à l’école, alors devra-t-on soumettre la langue arabe au même test car, étant un pied primordial de notre système éducatif actuel, elle serait impliquée, et ce suivant la logique déployée dans l’annexe, dans l’état critique de celui-ci, compte tenu des résultats catastrophiques observés année après année. Ces tests annuels du système actuel seraient-ils des raisons d’exclure l’arabe compte tenu des échecs permanents qui en ressortent ?
Ce test, comme condition de généralisation de l’enseignement dans les langues concernées, est par conséquent injustifié et inacceptable. D’autant plus qu’un tel test a déjà été accompli par les 20 ans d’expérimentation conduite par le défunt institut des langues nationales. Les résultats probants voulus ont été acquis selon des évaluations sérieuses, en particulier celle de l’UNESCO. Cela n’avait pas empêché l’institut de fermer et la généralisation n’a jamais eu lieu. Si l’on est réduit à évaluer des langues pour leur accorder un droit, il n’est donc pas besoin d’en refaire. Il suffirait juste de reprendre ces résultats déjà obtenus.

Pour toutes ces raisons, OLAN appelle aux mesures que voici :

1– Le chapitre des langues doit être revu et corrigé. Les mentions concernant les langues pulaar, sooninke et wolof doivent être aussi explicites que celles qui se rapportent à l’arabe. Plus important, elles ne doivent pas entrer dans des conflits logiques qui feraient que leurs applications respectives ne pourraient pas être possibles simultanément. De plus, l’égalité des langues doit clairement figurer dans le texte ; ce qui le purgera des mentions qui souhaitent coûte que coûte que la séparation des rôles soit claire entre, d’une part, la langue arabe et, d’autre part, les langues pulaar, sooninke et wolof. Ce traitement inégalitaire doit être corrigé sur le fond comme sur la forme. Les droits accordés doivent être les mêmes pour toutes les langues du pays et dans tous leurs aspects.


2– L’annexe n’a aucunement sa place dans le corps de cette loi. Les dispositions relatives à l’installation du nouveau système éducatif, relevant d’une question technique et du niveau d’investissement de l’État dans ce projet multidimensionnel, ne doivent en aucune manière constituer un baromètre éliminatoire du droit fondamental d’enseignement dans les langues dont doivent jouir leurs locuteurs. Dans un texte approprié à traiter cette question, les mentions de l’annexe concernant une nouvelle expérimentation doivent être corrigées. Aucune nouvelle expérimentation n’est à envisager. L’État doit se charger de l’installation de cet enseignement sur l’ensemble du territoire en même temps pour toutes les langues et sans aucune condition discriminatoire.


3– Enfin, Olan déplore l’absence totale de la question relative à l’officialisation des langues et exige que celle-ci soit intégrée dans les prochaines versions du projet de loi.

Nouakchott, le 12 juillet 2022

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● Mauritanie : le parti EL INSAF décide de revoir son discours politique

Le parti au pouvoir en Mauritanie, El Insaf, a annoncé samedi la constitution d’une commission chargée de travailler à la révision du discours politique du parti afin de l’adapter à la nouvelle étape.

Cette décision a été annoncée à l’issue de la réunion tenue par le bureau exécutif de la formation politique à Nouakchott, la première depuis que le parti a changé d’appellation et changé de président.

Au cours de la réunion, le président du parti, Mohamed Melaïnine O. Eyih, a déclaré que le changement amorcé par le parti intervient pour consacrer une nouvelle étape caractérisée par « l’équité et l’harmonie » conformément aux engagements du président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani.

Ould Eyih a ajouté que l’action politique du parti est passée par une étape fondamentale qui a eu un grand impact sur le changement des règles du travail politique tant au niveau du style que la pratique.

Lors de cette réunion le parti a mis en place une commission de travail chargée de préparer le programme et les activités politiques afin d’aplanir les difficultés auxquels fait face le travail politique du parti.

Selon le parti le bureau exécutif a insisté sur la nécessité d’adapter les activités du parti à la réalité pratique et aux nouvelles orientations du parti visant à améliorer les performances politiques, qui nécessite une révision des activités programmées pour consacrer l’équité demandée dans le cadre de l’action politique.

©️ Via Cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=757902

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● Mauritanie | Lancement des activités de l’observatoire national des droits des femmes et des filles

La ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille, Mme Savia Mint N’Tahah a lancé, vendredi à Nouakchott, au cours d’une cérémonie organisée sous le haut patronage de la Première Dame, Dr. Marièm Dah, les activités de l’observatoire national des droits des femmes et des filles.

L’observatoire vise à défendre et à protéger les droits des femmes et des filles, à assurer leur protection, le suivi et l’évolution des propositions visant à promouvoir leurs droits en compatibilité avec la politique générale du gouvernement.

Dans son discours, la ministre a déclaré que la mise en place de ce nouveau mécanisme s’ajoute aux mécanismes déjà existants de protection et de promotion des droits des femmes, indiquant que la composition des membres de l’observatoire et la richesse de leurs expériences leur permettront d’atteindre les résultats souhaités.

Elle a affirmé que la protection et la promotion des couches les plus démunies de la société, en particulier les femmes et les filles, occupent une place de choix dans le programme du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

De son côté, le coordinateur du programme des Nations Unies a précisé que la création de cet observatoire traduit la volonté de la Mauritanie à mettre en place des stratégies et politiques visant la promotion des droits des femmes et des filles.

La cérémonie s’est déroulée en présence des membres du gouvernement et du représentant du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme.

©️ Crédit source : https://fr.ami.mr/Depeche-65417.html

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● Le Parti RAG | Communiqué : Encore une régression dans le processus et transparence des élections en Mauritanie

~~Le Parti Refondation pour une Action Globale (RAG)
Communiqué : Encore une régression dans le processus et transparence des élections en Mauritanie.



Par lettre n⁰ 000287 du 05 juillet 2022, le Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation vient de convoquer, pour le mardi 12/07/2022, les présidents de certains partis politiques en vue d’une concertation relative à la préparation des élections municipales régionales et législatives prochaines.

A cette occasion, le Bureau Exécutif du Parti Refondation pour une Action Globale trouve opportun de rappeler que suite aux revendications des formations politiques nationales pour mettre fin aux malversations des opérations électorales, par la mise en place d’une institution neutre pour garantir l’impartialité, l’équité et la pransparence des scrutins, il a été créé la loi 2012-027 du 12 avril 2012 portant institution de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

En son article 2e, cette loi précise que la CENI « dispose de la plénitude des pouvoirs pour PRÉPARER, ORGANISER, SUPERVISER l’ensemble de l’opération électorale de la phase de validation du fichier electoral jusqu’à la proclamation provisoire des résultats et leur transmission au Conseil Constitutionnel pour proclamation définitive en ce qui concerne l’élection présidentielleet le référendum et jusqu’à la proclamation pour les autres élections »

Au yeux du Parti Refondation pour une Action Globale (RAG),
la lettre du Ministère de l’Intérieur visée ci-dessus constitue une intrusion grave qui, tout en etant contraire aux dispositions de la loi relative à la CENI et ses compétences , ramène notre processus démocratique à la période de l’absence totale de transparence et d’équité dans les élections.
Notons aussi qu’il y a quelques jours, le Premier Ministre mauritanien, faisant fi de l’obligation et la vertu d’indépendance et d’impartialité du président de la CENI, a convoqué ce dernier, pour une réunion très partiale de membres du gouvernement et du parti au pouvoir, ayant pour but d’enclencher un processus électoral unilatéral.

En conséquence, le Bureau Exécutif du Parti Refondation pour une Action Globale proteste énergiquement contre cette ingérence du gouvernement et du Ministère de l’Intérieur dans les opérations électorales, ingérence qui en même temps qu’elle tend à annuler les résultats acquis suite aux luttes des forces démocratiques constitue un recul dangereux de notre démocratie .

Le Bureau Exécutif du Parti Refondation pour une Action Globale lance un appel pressant à toutes nos formations politiques et de la société civile, comme il lance le même appel aux personnalités indépendantes pour défendre nos acquis démocratiques victimes d’agressions parues récemment et s’aggravent progressivement .

Nouakchott le, 06/07/2022

pour le Bureau Exécutif, la Commission à l’information.

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● Nouakchott 4 juillet 2022 | La communication du Député BDA

~Élément médias via FB blogueur Samba Diagana

Conférence de Presse du Député Biram Dah Abeid

👉🏿Date : Lundi 4 juillet 2022

👉🏿Heure : 12h

👉🏿Lieu : Siège IRA à îlot K

● Thématique:

1- Mise à mort du dialogue politique national et enclenchement unilatéral d’un processus électoral


2- Imbroglio et Consequences du vide juridique et constitutionnel toujours entretenu au détriment du droit fondamental et constitutionnel à l’association et cadre politiques.


3- Appel visant le règlement urgent du vide juridique et constitutionnel consécutif à la suspension de la loi sur les partis politiques; cet état de fait pouvant mettre en péril le sens du multipartisme et le droit du citoyen de choisir entre programme de société; le parti RAG, toujours non-reconnu, représentant depuis plus d’une décennie l’un des deux choix présidentiel du collège électoral mauritanien.

La commission de la communication (relais médiatique du député)

● Congrès de l’UPR : changement de nom et démission du président du parti

Sahara Média – Le président du parti mauritanien au pouvoir, union pour la république, Sidi Mohamed O. Taleb Amar a démissionné de son poste dimanche, près de trois ans à la tête de cette formation politique.

Des sources ont révélé à Sahara Medias qu’une commission, présidée par le premier ministre, Mohamed Bilal Messaoud, a été désignée pour choisir un nouveau président du parti.

La même source a ajouté que le conseil national du parti a décidé de changer son nom pour s’appeler désormais « AL INSAF » au lieu de l’UPR, en attendant des changements fondamentaux en son sein.

Dans une déclaration qu’il a faite, le président démissionnaire du parti a dit que ce congrès du parti est exceptionnel, car il se tient dans une étape importante dans la construction du parti, c’est-à-dire deux ans et demi après sa deuxième session et à une année d’élections législatives, municipales et régionales.

Il est attendu, a ajouté ould Taleb Amar à ce que ce congrès contribue à la construction de l’avenir du pays, de notre parti et son unique référence, ajoutant qu’au sein du parti, on se doit de nous transcender et transcender nos propres programmes, afin de renforcer l’institution du parti et préserver ses acquis politiques et organisationnels. »

Ce congrès se tient au lendemain de démissions au sein du parti, après la révélation d’un enregistrement audio attribué au président du parti et qui a provoqué un mécontentement généralisé.

Le président du parti a cependant nié être l’auteur de l’enregistrement repris largement sur les réseaux sociaux.

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=757770

● Résultats législatives : qui est Rachel Keke (Nupes) la femme de ménage qui a désormais un siège de députée à l’Assemblée ?

Investie par la Nupes, Rachel Keke, militante CGT, devient la première femme de chambre à accéder à la fonction de députée en France.

« Être la voix des sans-voix ». C’était l’ambition que Rachel Keke s’était fixée en concourant pour un siège à l’Assemblée nationale. Dimanche 19 juin, elle a été élue avec 50,3% des voix face à la candidate Ensemble!, l’ancienne ministre des Sports, Roxana Maracineanu.

Figure de la lutte des grévistes de l’Ibis Batignolles, la femme de chambre et syndicaliste Rachel Kéké a été victorieuse sous la bannière Nupes.

Âgée de 47 ans, Rachel Keke est née dans une commune au nord d’Abidjan (Côte d’Ivoire), d’une mère vendeuse de vêtements et d’un père conducteur d’autobus. Quand sa mère meurt, Rachel Keke se retrouve en charge de ses frères et sœurs, à l’âge de 12 ans. À 26 ans, elle arrive en France, en 2000. En près de 20 ans, elle a exercé plusieurs métiers : coiffeuse, femme de chambre, puis gouvernante. Mère de cinq enfants, elle est naturalisée en 2015 et obtient donc la nationalité d’un pays qu’elle « adore ».

« Faire trembler l’Assemblée »

En 2019 quand elle a porté les revendications de ses collègues femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles, qui ont lutté pendant 22 mois pour de meilleurs salaires et conditions de travail. La militante CGT s’était alors mobilisée à leurs côtés face au « mépris » de la direction. C’est à ce moment-là qu’Eric Coquerelle, député LFI avait fait sa connaissance : « Elle est ce que j’appelle une leader de masse (…). Elle a quelque chose qui magnétise, elle est forte, elle a les mots justes ».

Cette année, elle a lancé sa campagne pour les législatives depuis les Sorbiers, une cité de Chevilly-Larue dans le Val-de-Marne. Elle se définit comme « féministe » et « défenseuse des gilets jaunes ».

Dimanche soir, elle a célébré sa victoire, promettant de « faire trembler l’Assemblée ».

La rédaction avec AFP

©️ Crédit source : https://www.google.com/amp/s/www.ladepeche.fr/amp/2022/06/19/resultats-legislatives-qui-est-rachel-keke-nupes-la-femme-de-menage-qui-a-desormais-un-siege-a-lassemblee-10383453.php

✔️Biram Dah Abeid : « Je pense que la volonté de changement de Ghazouani est plus forte que celle de ceux qui travaillent à ramener le pays en arrière »

Le député et président de l’Initiative pour la Résurgence d’un Mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA), Biram Dah Abeid, a organisé, ce lundi 13 juin 2022, au siège central de l’ONG anti-esclavagiste, une conférence de presse dans laquelle il a abordé trois points essentiels, considérés par lui comme les véritables « problèmes » de la Mauritanie : une démocratie « prise en otage » depuis son soi-disant avènement, suite au fameux Discours de la Baule de François Mitterrand (20 juin 1990), une corruption (gabegie) endémique et une unité nationale toujours « en danger de mort ».

Mélangeant critiques acerbes d’un système qui refuse de mourir et éloges d’un président qui a eu le mérite de s’ouvrir à l’opposition, en mettant fin à une pratique dévoyée de la démocratie (avec moi ou contre moi) fortement exacerbée par Aziz durant la décennie 2009-2019, Biram Dah Abeid, rappelle ses positions de principes à ceux qui croient, à tort ou à raison, qu’il a dévié du chemin qu’il s’était tracé en se lançant d’abord dans le combat des droits de l’homme puis dans la mare de la politique. « Je n’ai jamais affirmé que tout est bien dans le meilleur des mondes possibles, sous Ghazouani, mais j’ai dit, et je le répète, qu’il a le mérite d’avoir levé l’embargo qui pesait sur les libertés publiques », a dit en essence le président d’IRA. Oui, au niveau des libertés, il n’y a pas de comparaison possible entre la décennie d’Aziz et ces trois premières années du pouvoir de Ghazouani, même s’il y a, quelque part, des formes de « résistance », à ce changement notoire de la part de clans politiques voulant maintenir le statu quo ante et d’une administration aux réflexes grégaires, poursuit l’ancien candidat à la présidentielle arrivé deux fois second, en 2014 et en 2019, ce qui lui donne la force morale de s’afficher comme le vrai leader de l’opposition.

En ce qui concerne la corruption, BDA n’y va pas avec le dos de la cuiller. « La gabegie est en train de faire école et pousse à choisir les voies détournées pour arriver sans effort, à ce que d’autres ont obtenu. Aussi, les jeunes, choqués par ce qu’ils voient comme rabaissement du savoir et « considération » accordée à ceux qui réussissent par le vol, la corruption et la triche, cèdent au découragement. Les Mauritaniens gagneraient à comprendre que la corruption (gabegie) est le Mal et que rien ne peut marcher tant que l’Etat n’a pas réussi à en limiter considérablement les effets, à défaut d’y mettre un terme. Déplaçant le curseur de l’appréciation de la question des libertés vers celui de la gabegie, Biram Dah Abeid dira qu’en voyant ce qui se passe actuellement, on a l’impression que rien n’a vraiment changé, « parce que le système (celui qui soutenait Aziz et réclamait pour lui un troisième mandat) est encore là, faisant la pluie et le beau temps pendant ces trois premières années de quinquennat de Ghazouani mais risquant, également, de jeter sur lui le même opprobre que celui qui poursuit aujourd’hui son prédécesseur, glorifié durant une décennie mais voué aux gémonies aussitôt « dégagé » du pouvoir ! Il s’agit là d’une « corruption morale » qui fait autant de dégâts que la corruption ayant mis à terre l’économie du pays, dira le président de l’ONG IRA.

Abordant le troisième point, celui de l’Unité nationale et de la cohésion sociale, BDA, dira qu’il n’est pas contre la criminalisation du discours de haine mais dénonce de vive voix la « politique des deux poids, deux mesures. »

« L’application de cette loi ne doit pas revêtir un caractère ségrégationniste, comme on le voit actuellement dans le traitement que le ministère des Affaires islamiques réserve aux imams et muezzins Hratin qui ne sont pas logés à la même enseigne que leurs collègues maures », dira Biram Dah Abeid

En ce qui concerne le dialogue (ou concertation), le président d’IRA réfute les accusations faisant porter à l’opposition la responsabilité de son échec. « Ce sont ceux qui ont investit dans la crise, qui vivent de la tension entre le pouvoir et l’opposition qui ont un intérêt certain à ramener Ghazouani à la case départ », laisse-t-il entendre. Ainsi la crise est une situation qui fait vivre ses hommes au sein de la majorité qui la considère comme une « marchandise ».

Répondant à une question relative à la reconnaissance du parti RAG, BDA révèle une récente rencontre entre le ministre de l’Intérieur, Mohamed Lemine Ould Mohamed Ahmed, et le président de cette formation en quête de récépissé, l’ancien ministre Oumar Ould Yali, et estime que l’espoir est permis. Il s’agit, en dehors de la reconnaissance de notre formation, de mettre de l’ordre dans une véritable pagaille politique suscitée par Aziz quand il a ouvert la porte à des partis qui n’existent que de nom et servaient à des manipulations de toutes sortes, comme, par exemple, servir de tremplin à des candidats du pouvoir n’ayant pas pu se présenter à partir de l’UPR.

Se prononçant sur le « dossier de la décennie », BDA dira que l’inculpation d’autrui ne le réjouit aucunement. « Que tous soient libérés, s’ils sont innocents ; je ne suis l’ennemi de personne mais seulement le concurrent honnête de ceux qui ont des programmes politiques susceptibles de les porter au pouvoir », conclut le président d’IRA.

©️ crédit source : http://courrierdunord.com/node/5155

✓Mali : la junte fixe à deux ans le délai avant un retour des civils au pouvoir

Le Figaro – La junte qui gouverne le Mali s’est donné lundi jusqu’à mars 2024 avant de rendre le pouvoir aux civils, en fixant par décret à deux ans à partir du 26 mars dernier la durée de la période dite de transition.

Le chef de la junte, le colonel Assimi Goïta, a signé un décret en ce sens lu à la télévision d’Etat et stipulant que «la durée de la transition est fixée à 24 mois, (à) compter du 26 mars 2022».

Cette annonce intervient au surlendemain d’un sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui a imposé le 9 janvier au Mali de sévères mesures de rétorsion commerciales et financières pour forcer la junte à présenter un calendrier «acceptable» de retour des civils au pouvoir.

Les colonels qui ont pris par la force en août 2020 la direction de ce pays plongé depuis 2012 dans une crise sécuritaire, politique et humanitaire profonde se sont dédits de leur engagement initial à céder la place à des civils après des élections programmées en février dernier.

En début d’année, ils projetaient même de gouverner jusqu’à cinq années de plus. Avant le sommet de la Cédéao, alors que les sanctions accentuent la crise dans ce pays pauvre et enclavé, ils avaient ramené leurs prétentions à 24 mois, sans les formaliser comme ils l’ont fait lundi. Jusqu’alors la Cédéao a consenti au maximum à 16 mois.

Le Figaro avec AFP

©️ Crédit source : https://cridem.org/C_Info.php?article=757142