Mauritanie | Interview Exclusive avec Biram Dah Abeid (Par Le Rénovateur)


« Selon les échanges que j’ai eus avec les hautes autorités politiques du pays, il y aura dans moins d’une semaine, une proposition de dialogue et de concertation par thématique »

Le Rénovateur : Après les élections présidentielles de 2019, votre mouvement continue-t-il sur la même dynamique de contestation et de dénonciation des violations des droits de l’homme en Mauritanie ?


Biram Dah Abeid : Je vous remercie infiniment. En effet , notre mouvement IRA -MAURITANIE est toujours animé des mêmes objectifs et de manière inlassable, objectifs qui sont : la fin du racisme domestique et d’ Etat, la fin de l’esclavage , la rupture avec les violations de droits de l’homme et avec tous les anachronismes, tous les restes de l’arbitraire au sein de l’appareil d’Etat mauritanien. Donc nous restons sur cet objectif, sur ce programme, sur cette ligne. Néanmoins, le pouvoir a changé de fusil d’épaule. Comment le pouvoir a changé de fusil d’épaule ? : Du temps d’Aziz c’était l’attaque frontale, la violente physique morale politique et sociologique contre les défenseurs des droits de l’homme que nous sommes, contre le parti Rag.
Depuis son arrivée au pouvoir, le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a adopté une nouvelle approche dans ses rapports avec nous. Il dit mettre fin aux campagnes de diabolisation dont son prédécesseur faisait tous azimuts contre IRA et contre le parti Rag. IRA n’est plus traité dans le discours officiel comme ennemi de la République, de l’islam, de la nation, un valet des juifs et des impies, comme 5ème colonne de l’occident. IRA et le parti Rag , leurs dirigeants et leurs militants ne sont plus traités et considérés comme des pyromanes , des racistes, des violents, des criminels, dans le discours officiel . Il l’a été mis fin aux arrestations, aux harcèlements, à la torture des gens de IRA du moins jusqu’à présent, jusqu’à preuve du contraire. Il a été mis fin à la privation de IRA, du parti Rag, et de leurs militants de se réunir , du droit de contact avec leurs partisans à Nouakchott et à l’intérieur du pays. Comme vous le savez, nous étions interdits de déplacement à l’intérieur du pays sous l’ancien régime, sauf pendant les moments d’élections. Maintenant IRA et le parti RAG se réunissent au grand jour , tiennent leurs conférences de presse au grand jour où ils veulent et quand il veulent ; ceci tranche beaucoup avec le temps de l’arbitraire ; Et aussi nous sommes entrés dans une phase de règlement des tares de la gouvernance démocratique et en concertation avec le pouvoir. C’est pourquoi on a discuté avec le pouvoir et on a réussi à obtenir le système déclaratif pour les associations. Désormais il n’y aura plus d’organisations non reconnues dès que cette loi qui a déjà passé par le parlement, entre en vigueur. Avec la même démarche, on va apporter au régime des partis politiques la même dose et le même apport pour normalise la situation de tous les groupes et mouvements politiques et des droits de l’homme. Donc cette phase va inaugurer le règlement et la normalisation de la situation de tous les partis et mouvements qui étaient interdits ou non autorisés ou non reconnus.


Le Rénovateur : Par rapport à ce que vous venez dire au sujet de cette reconnaissance dont vous vous réjouissez, est ce qu’on a espoir que bientôt IRA , Rag et toutes les autres organisations politiques , associations non reconnues pourront l’être très bientôt ?


BDA : Ah oui très bientôt, avec le système déclaratif qui a été voté en faveur des associations, IRA, ne touche pas à ma nationalité et toutes les autres associations des veuves, des rescapés, d’orphelins vont profiter de cette reconnaissance de fait et vivre désormais dans un cadre cadre légal. Et après cette phase, on va attaquer une autre phase de discussions avec le pouvoir sur le règlement de la situation des partis politiques comme le Rag et le FPC et d’autres pour qu’ils trouvent aussi dans cette nouvelle phase de gouvernance plus démocratique, sous ce nouveau régime législatif, une nouvelle vie dans l’apport militant et la compétition politique. Dans ce cadre de normalisation de l’Etat de droit, notre situation qui n’est plus une situation de confrontation physique et juridique avec le pouvoir. Le pouvoir d’avant Ould Ghazouani était dans une logique de confrontation physique et juridique avec nous, maintenant la situation tant vers l’apaisement, la concertation et le respect réciproque. Avant on n’avait pas le droit de se réunir, c’est la répression de toutes les réunions, de toutes les manifestations, la tendance même à éradiquer notre existence physique. Et maintenant ce n’est plus le cas. Notre confrontation avec le pouvoir en place, s’inscrit dans une confrontation d’idées et de programme politique comme en toute démocratie; Mais il faut dire que sur les questions de fond , le pouvoir actuel n’a pas encore bougé sur les questions de l’esclavage , du racisme domestique et d’Etat sur le passif humanitaire , la situation des déportés au Sénégal, au Mali , l’état de la diaspora mauritanienne constituée surtout de negro-mauritaniens qui ont quitté la Mauritanie sous le poids des pesanteurs, contraintes et menaces du racisme d’Etat pendant les années de braise et d’exclusion. Ces situations requièrent l’application des remèdes importants proposés dans notre programme politique, dans notre projet de société pour la Mauritanie de demain.
Donc sur la question de la forme de la démocratie nous sommes en train de normaliser nos relations avec le pouvoir et ses rapports toutes les autres communautés politiques et des droits de l’homme qui étaient en conflit avec le régime précédent et dont les droits d’existence étaient mis en cause , de même que leur sécurité.


LR : Tout récemment certains milieux politiques ont prêté au Président Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani une offre de dialogue social au lieu d’un dialogue politique. Si oui, pensez vous que le jeu en vaut la chandelle ?

BDA : Ecoutez, une voix autorisée du pouvoir du président Mohamed Ahmed Cheikh El Ghazouani a récusé ce terme de dialogue social en se défendant que le régime en est l’instigateur de cette formule. Néanmoins le président avait évoqué avec nous un dialogue par thématique, une concertation thématique plutôt. Il récuse le mot dialogue … Pour notre part , on n’y voit pas d’inconvénients dès lors que toutes les thématiques importantes et déterminantes soient inclues telle que la thématique de l’unité nationale, à savoir l’esclavage et ses séquelles, la cohabitation et le passif humanitaire y compris la question des déportations, les disparitions forcées, les expropriations des biens notamment terriens …
On peut néanmoins escompter de manière imminente selon les échanges que j’ai eus avec les hautes autorités politiques du pays qu’il y aura une proposition de dialogue et de concertation par thématique qui inclut non seulement la gouvernance démocratique : c’est a dire le recensement, la liste électorale , le code électoral, le découpage électoral , la commission électorale nationale indépendante etc… Mais aussi une autre thématique qui concerne l’unité nationale, la question des passifs et actifs lourds, constitués des disparations forcées , des déportations , des expropriations des terres, de la problématiques des langues etc, il y aura aussi des thématiques sur l’indépendance de la justice, sur l’environnement, l’écologie , les industries extractives , les richesses du pays , l’extraction et la distribution des richesses . Bientôt de manière très imminente, dis- je, dans moins d’une semaine il y aura le déclenchement d’une proposition en ce sens.

LR : Combien de fois aviez été reçu par le président de la République depuis son arrivée au pouvoir et sur quoi ont porté vos discutions ?


BDA : J’ai été reçu trois fois par le président Mohamed Cheikh Ould Ghazouani. La première fois après son installation, deux ou trois mois après son investiture je me rappelle bien avoir fait une conférence de presse pour rendre compte aux médias. Mais après cette rencontre, (le chat échaudé craint le froid), j’ai cru déceler la continuité de la même gouvernance arbitraire exclusionniste raciste, sectariste anti-droit de « l’hommiste » et anti-démocratique. C’est pourquoi les 17 et 18 février 2020 à Genève lorsque je recevais le prix du courage de la conférence de Genève sur les droits de l’homme et la démocratie, j’ai attaqué de manière acerbe le pouvoir et son développement à mes yeux qui représentaient un redéploiement du racisme d’Etat qui se conjuguent avec l’apartheid. Après cette véhémente sortie qui vient du cœur, sans calcul, le contact a été renoué entre le Président de la République et moi. On s’est beaucoup expliqué et le Président m’a démontré qu’il veut faire des pas en avant concernant la déconstruction de l’arbitraire dans le domaine démocratique. Evidemment, ma principale revendication n’est pas que le président Ghazouani substitue mon projet de société au sien. Loin s’en faut ! Ma revendication majeure est que la compétition démocratique entre nous et eux , entre nous en tant qu’opposition de principe , opposition de programme à ce pouvoir soit garantie pour que nous ayons aussi des partis et des organisations reconnues qui peuvent competir légalement, mais aussi que les institutions d’arbitrage de la démocratie soient revues et refondées comme le recensement des populations, le recensement électoral, le code électoral, la CENI, le conseil constitutionnel le découpage électoral … Si on obtient à refonder tous ces paliers sur lesquels se greffe l’arbitraire démocratique, si on réussit à lessiver tous ces niveaux de la chaine de l’arbitrage démocratique, pour en faire de véritables institutions d’arbitrage, personnellement, je pense que dans une compétition légale et démocratique, nous allons gagné et nous allons prendre le pouvoir de manière démocratique par les urnes. Donc c’est sur ces points que nous nous sommes focalisés dans nos échanges et nos négociations avec le pouvoir au lieu de se focaliser sur les questions des programmes politiques des uns ou des autres. De toutes les façons notre programme et le leur sont opposés et sommes sûrs que le notre aura la victoire si on fait une compétition sur un terrain de neutralité démocratique ouvert. En prenant l’exemple de Mandela qui a exigé du pouvoir de l’Apartheid d’accepter d’introduire un principe majeur :« un homme une voix », l’ANC balaya le pouvoir ségrégationniste sans coup férir.


LR : Tout dernièrement vous avez qualifié de non événement la dissidence d’un groupe au sein de votre mouvement pourquoi une telle qualification ?


BDA : En vérité ça ne constitue pas un événement au sein de IRA parce que vous pouvez bien vous rappeler en tant que journaliste que le premier président du parti Rag a fait défection avec son secrétaire général en 2014. Est- ce que cela a diminué les forces d’IRA dans les compétitions démocratiques qui ont suivi ?
Plusieurs présidents , vice –présidents de IRA, dans l’histoire militante de notre mouvement, ont fait défection et ont apporté de l’eau au moulin de Aziz dans les temps forts de sa compétition avec nous, de son acharnement contre nous. Vous pouvez les compter ils sont plus de 4 ou 5. Est ce que ça a diminué la force de IRA? son rayonnement à l’intérieur et à l’extérieur ? où jusqu’ en 2020 chaque année IRA récolte un ou deux grands prix internationaux! et en 2019 la mouvance IRA/RAG a battu toutes les coalitions des partis dans la consultation électorale présidentielle . Imaginez vous le parti Tawassoul, un parti d’envergure au parlement avec toute son audience nationale et internationale. Vous savez que le candidat du partit RAG et de IRA ont battu à plate couture tous les candidats des différentes coalitions de l’opposition et mis en échec le candidat du pouvoir!!! Des coalitions qui sont soutenues par les plus grands argentiers du pays, par tous les mouvements de gauche, les mouvements identitaires ou de revendications citoyennes comme, Elhor, Flam, Touche-Pas-Ma-Nationnalite, le Manifeste Hratin, les grands partis politiques historiques: Rfd, Ufp, App, Ajd-Mr, toutes ces grandes coalitions ont été dépassées et parfois de très loin par la force charismatique, populaire et organisationnelle de Ira-Rag! Donc il est ridicule que nous nous attardions à répondre à de petites manigances insignifiantes d’un argentier ivre de de soif du pouvoir et de maladresses juvéniles mortelles. Est ce que les tâtonnements amateurs de Bouamatou peuvent constituer un événement plus que les coups fourrés de son cousin Aziz ?quand les départs de IRA se comptent par dizaines, de grands dirigeants ? C’est moins et plus maigre que du déjà vu , c’est un non événement.

LR : Aujourd’hui est-ce vous pensez que la bipolarisation politique, c’est-à-dire le pouvoir contre l’opposition, l’opposition contre le pouvoir, s’est effritée depuis l’arrivée du président Ghazouani ?

BDA : Moi je considère que c’est une veillée d’arme. Je pense qu’il y a partis d’opposition et partis d’opposition donc les oppositions ne sont pas les mêmes; Il y a des partis qui étaient d’opposition mais opposition par rapport à quoi ? Beaucoup de partis d’oppositions ne sont pas des ’oppositions de programme politique. J’avais toujours dit que la majeure parti des formations d’opposition sont des cousins germains du parti au pouvoir parce que leur opposition est une opposition dans le système mais ce n’est pas une opposition contre et en dehors du système. Nous et peut être un autre courant, nous sommes une opposition contre le système et en dehors du système. Mais la majorité des partis d’opposition épousent les mêmes principes, les mêmes dogmes que le système. Par exemple cette opposition qui n’est pas contre l’esclavage, qui ne sent pas qu’il y a du racisme en Mauritanie, une opposition qui s’émeut de l’incinération des livres comme s’en émeut le pouvoir. Une opposition qui considère le discours anti-esclavagiste et le discours anti-raciste comme un appel a la guerre comme un appel au racisme comme de l’extrémisme gratuit. Donc cette dernière opposition qui est cousine germine du pouvoir elle s’est effritée bien sûr parce qu’elle ne dira pas mieux que ce que dira Ould Gazouwani et les gens qui sont avec lui. C’est pourquoi elle n’est plus une opposition. Mais notre opposition à nous et l’opposition de notre courant sont des oppositions de principe, d’idées, de programme, de vision opposés au pouvoir en place. Je considère que nous sommes dans une veillée d’armes, dans une période de concertation et d’accord sur les questions de la démocratie et de la forme de la démocratie. Nous nous concertons avec le pouvoir, sur les outils l’arbitrage démocratique. Mais quand on revient aux questions de fond, il y aura une confrontation politique entre nous et le pouvoir en place, parce que nous sommes pas d’accord sur les questions de fond .

LR : Vous pensez qu’aujourd’hui comme vous venez de le dire le pouvoir ne s’est pas encore réellement attaqué a ces questions de fond l’esclavage, avec tout l’arsenal juridique qui est mis en place , le racisme , les inégalités dans l’emploi , les disparités sociales ….toutes ces questions demeurent entières ?

BDA : Toutes ces questions de fond comme la question de l’esclavage et de ses séquelles, la question du racisme et du passif humanitaire, la question des disparités sociales, la question de l’injustice sociale, la question de l’exclusion économique, l’exclusion de l’emploi. Ces questions restent en l’Etat sauf de légères avancées dans la question de l’emploi des jeunes déshérités qui commencent à bouger. D’ailleurs avec nos incessantes demandes et propositions et nos incessants appels et tentatives d’avancer. Sur ce point, il y a de légères avancée sur la question de l’emploi des jeunes des communautés exclues mais toutes les autres grandes questions restent en l’Etat .Je pense que le pouvoir ne s’est pas encore attaqué à ça et je doute que le pouvoir va exceller dans le règlement de ces questions. Mais le fait d’ouvrir le champ de la compétition démocratique nous permettra de prendre le pouvoir et de les régler.


LR : une certaines opinion dit que ces derniers temps vous n’êtes pas trop loquace vous ne parlez pas beaucoup, vous ne voyagez pas beaucoup, qu’en est-il ?

BDA : C’est vrai que je ne voyage pas beaucoup notamment à cause du covid 19 et la difficulté des déplacements des voyages internationaux, la fermeture des aéroports internationaux. Mais ce qui est en jeu maintenant est une situation qui requiert de l’avancement sur le chantier de la reconstruction de la confiance entre les partis, entre les différents segments politiques du pays qu’ils soient celui du pouvoir ou celui de l’opposition et je pense qu’à notre niveau, nous sommes en perpétuelles échanges et discussions avec les autorités du pays. Donc nous devrions être ici dans le pays pour suivre et pour pousser les choses à l’avant par notre présence, par nos interventions par les discussions que nous animions avec les autres, Euh, je pense aussi que cette période est une période d’expérimentation d’une autre posture qui n’est pas la posture de confrontation systématique avec le pouvoir pendant la décennie passée. IRA et RAG et nous-mêmes, avons excellé dans la confrontation systématique avec le pouvoir jusqu’a ce que les mauvaises langues disaient : « les gens de IRA ne peuvent être utiles que dans le domaine de la confrontation. » Dans le cadre de l’apaisement ils n’ont pas d’idées ils sont limités. Des mauvaises langues, c’est- à- dire toutes ces personnes qui sont en échec toujours dans leur vie et qui sont incapables de créer eux- mêmes autour d’eux une existence politique , une existence publique réelle et qui s’adonnent aux ragots et aux médisances, aux critiques, ils ont déjà avancé a plusieurs reprises cette critique. Et Bien, nous, nous sommes capables de bien vivre et de bien tiré notre épingle du jeu dans toutes les postures que ce soit dans la posture de la confrontation parce que nous somme courageux, nous sommes déterminés et nous sommes animés de l’esprit de sacrifice nécessaire. Nous pouvons aussi tirer notre épingle du jeu dans les situations d’apaisement et de dialogue, parce que nous sommes intelligents parce que nous sommes subtiles, nous avons les idées, l’esprit de création et l’esprit de proposition.


LR : Autrement c’est un changement de stratégie ?


BDA : C’est un changement de stratégie face aux stratégies du pouvoir. Nous ne pouvons pas rester dans le carreau, le pouvoir ne peut pas être subtil et élégant devant une opinion publique nationale et internationale, et nous, nous restons, et nous démontrons notre idiotie et notre manque de créativité ! Il faut à chaque situation, sa réponse qui lui est conforme.

LR : Si vous avez à comparer Ghazouani et Aziz, quels sont les critères sur lesquels vous allez vous fonder pour établir cette comparaison ?

BDA : Je pense que Aziz était un dictateur il ne donne le pouvoir ni a la police ni aux juges ni aux ministres ni aux directeurs des sociétés d’Etat, il intervenait dans tout, décidait de tout à tous les échelons ; je pense que Ghazouani est tout a fait le contraire. Il laisse à tout un chacun dans chaque secteur, qu’il soit ministre ou autre fonctionnaire, il leurs laisse la liberté de gérer, de décider et d’agir. Et c’est la une différence fondamentale. L’autre différence est qu’Aziz utilisait dans sa gestion quotidienne le principe que celui qui n’est pas soumis à moi est contre moi et je suis contre lui ; je vais le charger et l’enfoncer. C’est pourquoi Aziz passait tout son temps à charger tout le monde, à mettre les bâtons dans les roues pour tout le monde. Il se créait des ennemis partout ; il ne peut pas souffrir qu’il a un adversaire et que cet adversaire n’est pas un ennemi. Aziz ne peut pas souffrir ça, il ne peut pas supporter ça. Contrairement à Aziz, Ghazouani pense que ses adversaires ne sont pas ses ennemis. Il pense que ses adversaires politiques n’ont aucun problème personnel contre lui et il n’a aucun problème personnel contre eux, Il n’a pas à se venger d’eux…


• Propos récueillis par Hawa Oumar Dém et CTD

©️ Crédit source: Post FB du député BDA – 27/02/2021 https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1156992874745260&id=100013036740236

Projet de Dialogue en Mauritanie | « Ne ratons pas l’Histoire… » par Lô Gourmo (UFP)


Les événements qui marqueront l’histoire d’une nation n’ adviennent presque jamais avec leur certificat d’authenticité. C’est à ceux qui vivent de tels évènements de prendre la mesure de leur portée véritable en saisissant le sens profond de leur opportunité…pour ne pas la perdre précisément.
Le dialogue que 14 partis du pouvoir et de l’opposition entendent mener, hors de toute pression et dans l’apaisement releve sans aucun doute de cette opportunité historique qu’aucun sentimentalisme petit-bourgeois ou qu’aucun subjectivisme petit feodal ne devraient faire perdre de vue. Il faut lire et bien lire ce passage de leur Déclaration du 24 février 2021 et en comprendre la portée historique potentielle :
« La coordination des Partis représentés au Parlement considère que le moment est venu d’engager un DIALOGUE, réunissant la classe politique nationale dans son ensemble, partis et acteurs politiques, en vue de jeter les bases d’un PACTE REPUBLICAIN, fondé sur les principes d’ équité, de justice et d’ égalité, qui protège les libertés individuelles et collectives. Un Pacte qui sert de fondement à un SYSTEME DEMOCRATIQUE solide et bien enraciné et contribue, de manière constructive, au maintien de la paix sociale et au renforcement de l’unité nationale, loin de considérations étroites, à caractère racial, ethnique, tribal ou régional« .
Voilà le cadre global dans lequel cette initiative ABSOLUMENT sans précédent voudrait s’inscrire. Nous sommes en face de notre Histoire. Ne ratons pas encore cette opportunité…

©️ Crédit source: Post FB – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=231465705374975&id=100055346415293

Qui est Yacoub Killé Bakhayokho, le nouveau secrétaire général du parti RAG !

Il est un pur militant des milieux IRAOUIS de Nouakchott, la capitale mauritanienne. Courant 2017, il occupait un poste de secrétaire général adjoint d’IRA-MAURITANIE (L’initiative pour la Résurgence Abolitionniste) du député Biram Dah Abeid, voir : http://www.iramauritanie.org/2017/01/communique-le-bureau-executif-provisoire-dira-mauritanie .

Natif de Nouakchott, Monsieur Bakhayokho aujourd’hui âgé de 48 ans, est un arabophone titulaire d’une Maîtrise d’économie (Spécialité planification) , et également Technicien Supérieur en Biologie médicale (Laboratoire) . Il était parmi les initiateurs en 2009- 2010 d’une association dénommée UVDS (Union des Volontaires pour le Développement et des bonnes actions), voir : https://www.cridem.org/C_Info.php?article=662175 . Aujourd’hui L’ UVDS fait partie de la mouvance abolitionniste et d’éveil citoyen et humaniste sous le vocable GANBANAAXUN FEDDE. Un mouvement populaire militant pour l’égalité citoyenne et visant l’éradication des coutumes féodalo-esclavagistes et discriminatoires dans nos communautés. Il est originaire du village de Diogou ntouro dans le Guidimagha , région du Sud mauritanien.

Par ailleurs Monsieur est un pratiquant professionnel d’arts martiaux (Kung-Fu Wushu) , et il y enseigne avec niveau 2ème Duan Ceinture Noire.

Ce sont quelques éléments biographiques du monsieur qui est appelé à porter les charges exigeantes d’un poste politique aussi stratégique au sein du parti RAG (Parti Radical pour une Action Globale). Ce Parti présidé par l’ancien ministre Oumar Ould Yali est une émanation de l’aile politique d’IRA-MAURITANIE.

Nous lui souhaitons une grande réussite dans ses nouvelles fonctions au service des militants et du peuple dans son ensemble.

Par KS pour le BLOG

Mauritanie : une feuille de route pour le lancement en avril prochain d’une concertation nationale (Médias)

La coordination des partis représentés au parlement mauritanien discutait ce mercredi une feuille de route destinée à tracer les contours « d’une concertation nationale » attendue et sollicitée par les partis politiques de l’opposition sous l’appellation « dialogue », ont révélé à Sahara Medias des sources de la coordination.

Selon la même source cette feuille de route avait déjà été remise aux membres de la coordination qui doivent présenter ce mercredi leurs observations lors d’une réunion qui va se tenir dans l’un des hôtels de la capitale.

Une source de l’opposition au sein de la coordination a déclaré à Sahara Medias que l’objectif visé est de parvenir à un consensus au sein de la coordination et de prendre en compte toutes les observations, avant d’élargir les débats aux autres parties absentes de la coordination.

Celle-ci comprend les partis de l’opposition et ceux de la majorité représentés au parlement y compris l’union pour la république au pouvoir.

Elle s’était constituée l’année dernière dans le cadre d’efforts politiques tendant à unifier le front intérieur face à la pandémie du coronavirus.

Mais le parti Tewassoul, le plus grand parti d’opposition représenté au parlement s’était retiré de la coordination, ayant certaines réserves à son endroit et vis-à-vis aussi du gouvernement qui n’avait pas pris en compte ses propositions à propos de la gestion de la pandémie, selon un communiqué du parti.

Au cours de ces derniers mois, cette coordination, naguère une tribune de concertation sur les efforts de lutte contre le covid-19, s’est transformée en un cadre de concertation entre les différentes composantes politiques.

Les partis politiques représentés au sein de cette coordination ont commencé à œuvrer pour l’organisation d’un dialogue national, une volonté à laquelle le pouvoir avait observé de la réserve.

Les différents communiqués publiés par la coordination à l’issue de ses réunions ont toujours fait état de discussions autour des questions nationales, comme dans son dernier communiqué publié ce mois de février.

Pendant ce temps une source de l’opposition révélait que le président de la république, Mohamed O. Cheikh Ghazouani, lors de ses récentes rencontres avec les dirigeants de l’opposition avait accepté la proposition de l’opposition sous réserve de l’appellation « dialogue » privilégiant « concertation ».

La feuille de route prévoit que le processus débutera par une invitation du président Mohamed O. Cheikh El Ghazouani ou celui qu’il aura mandaté pour « une concertation nationale ».

Une invitation adressée à toutes les parties politiques qui conviendront par la suite d’une commission qui aura la charge de préparer cette concertation.

Telle a été la première étape de « cette concertation nationale » et la feuille de route la fixe à quatre semaines, étant entendu que la concertation débute au plus dans six semaines, c’est-à-dire au mois d’avril prochain si la coordination adoptait aujourd’hui la feuille de route.

Une source de l’opposition précise que la feuille de route détermine cinq axes pour cette concertation.

Ceux-ci débutent par le processus démocratique, s’achèvent par l’environnement en passant par la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption.

Sahara Media

©️ Crédit source: https://www.facebook.com/297319407063485/posts/3521004504694943/

Birame sous le projecteur de sous-fifres et de seconds couteaux | Par le journaliste Cheikh Aidara

Depuis sa guerre ouverte contre l’omnipotent et richissime homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou, le nombre de snippers braqués sur Birame Dah Abeid a augmenté d’une manière vertigineuse comme les prix des denrées de première nécessité. Par les temps qui courent, et au vu de la conjoncture assez difficile, les primes offertes attirent de plus en plus de plumitifs désargentés et déshumanisés.

Heureusement que Birame préfère que les « chiens aboient et que la caravane passe », sinon beaucoup de ces diffamateurs seraient en train de moisir aujourd’hui en prison. Et c’est pour cela certainement que la hardiesse des tireurs de marrons s’en est trouvée décuplée, les poussant à rivaliser en insanités et en mensonges mal ficelés pour s’en prendre à un homme politique dont l’ascension gêne quelque part quelques ambitieux qui préfèrent baliser leur marche vers la présidence sur un tapis d’insanités, de ragots infondés et d’insultes, l’arme des faibles.

Birame a-t-il bradé les caisses de l’Etat ? A-t-il escroqué quelqu’un ? Les services de renseignement ont-ils trouvé au cours des multiples assauts et emprisonnements qu’il a subis, la moindre preuve de malversation financière ? Quelqu’un a-t-il jamais porté plainte contre lui pour escroquerie ? Détient-on contre lui des preuves d’enrichissement illicite ? Nada.

Le problème est que Birame dérange beaucoup de milieux. C’est l’opposant qui a reçu le plus de coups d’adversaires aussi divers qu’inattendus. Ceux qu’il a défendus corps et âmes quand ils étaient mal en point, ceux qu’il a soutenus dans leurs moments d’isolement, lorsque même leurs tribus, amis et proches les fuyaient, sont ceux-là même qui se retournent aujourd’hui contre lui. Il n’y a pas attitudes plus ingrates que celles-là.

Ce qui est sûr, de tout ce qui se dira ou se manigancera dans les rangs de ses sympathisants ou de ses soutiens, rien n’affectera le destin qu’Allah lui a tracé. Il est de coutume que les grands hommes dans l’Histoire de l’Humanité soient ceux-là même qui se sont faits le plus d’ennemis et ceux qui ont rencontré sur leur chemin le plus d’embûches et d’obstacles.

©️ Crédit source: https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10224177253526758&id=1464135758

DIAWARA ISSA, DÉPUTÉ DE LA DIASPORA MAURITANIENNE D’EUROPE MON AUDIENCE AVEC LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE (COMMUNIQUÉ)

J’ai eu l’honneur d’être reçu en Audience par son excellence Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Président de la République lors de sa récente visite en France.

L’entretien a porté principalement sur les préoccupations de nos compatriotes établis en Europe.

Dans ce cadre j’ai porté à sa haute attention les questions d’état civil, de double nationalité, de visa d’entrée en Mauritanie et d’aide au retour au pays aux retraités immigrés mauritaniens.

• Sur l’état civil :

Le président m’a informé avoir instruit  les différents services concernés par la question (Etat civil, intérieur et commission Diombar) en vue de créer la synergie nécessaire pour lever les blocages entre services, qui empêchent certains de nos concitoyens d’accéder à leurs documents d’état civil.
Dans ce cadre les services d’état civil mettront davantage d’information à la disposition des usagers. Et les délais de traitement des dossiers seront raccourcis.
S’agissant de nos compatriotes non recensés en 98, des commissions ont été déjà mises en place dans Chaque wilaya pour le règlement de leurs cas. Quant aux mauritaniens établis à l’étranger et en Europe en particulier, son excellence Monsieur le président de la République m’a informé qu’un dispositif spécifique pour répondre au cas particulier des Mauritaniens établis en Europe sera mis en place.
Voilà décrit les premières mesures prises en matière d’état civil. Toutefois le Président de la République a ajouté qu’il réunira régulièrement les services concernés par la question pour une évaluation continue des progrès qualitatifs réalisés et si besoin pour  apporter les améliorations qui s’avèreront nécessaires.

Sur la double  nationalité :

Sur ce point le président de la république a d’abord affirmé ses convictions quant à l’importance qu’il accorde aux membres de la diaspora en tant qu’acteurs importants du développement national, en ce qu’ils créent des partenariats multidimensionnels, participent à l’essor de l’économie nationale par des investissements et l’injection des devises et qui s’impliquent à tous les niveaux de la coopération, qu’elle soit, multilatérale, internationale ou décentralisée pour l’intérêt du pays.
Il dit apprécier fortement cet apport et que c’est ainsi qu’il est disposé à accorder à la diaspora toute la place qu’elle mérite. Après quoi il a déclaré avoir évalué l’efficacité des dispositions actuelles relatives à la double nationalité, et que conformément à ses engagements électoraux, il a instruit les départements compétents à lui soumettre une étude sur les aspects techniques visant à définir les conditions d’application du principe d’automaticité de la double nationalité dans les meilleurs délais.

• *Sur le visa d’entrée en Mauritanie  :

Le président de la république dit comprendre les préoccupations des familles d’origines mauritaniennes soumises à cette formalité, tendant à demander l’allègement des conditions de son obtention, voire de sa suppression. Le président de la République considère qu’aussitôt que la mesure du principe d’automaticité sera mise en vigueur, les personnes concernées seront dispensées de visa.
En attendant si les délais le justifient, des mesures transitoires d’allègement des frais de visa pourraient être envisagées.

Sur l’aide au retour aux immigrés retraités d’origine mauritanienne :

Sur la question de l’aide au retour au pays, aux immigrés retraités d’origine mauritanienne sous forme d’une exonération à faire valoir sur une voiture à rapatrier au pays, sur présentation d’un certificat de déménagement, comme cela était le cas il ya quelques années, son excellence Monsieur le président de la république a promis d’examiner favorablement cette proposition dans les meilleurs délais.
De façon plus générale, ont été abordées avec le président de la république, la définition et l’élaboration d’une politique sur la place de la diaspora dans les politiques nationales à laquelle il s’est montré très favorable.
Il est important de faire noter enfin que lors de l’audience, le Président de la République a montré un intérêt certain à l’exposé des problématiques citées et que les réponses qu’il a données sur chacun de ces points, étaient marquées par le sceau de la clarté et de la précision.

Fait à Paris le lundi 20 janvier 2020

Diawara Issa Mansega, Député de la diaspora Mauritanienne d’Europe

Source : Adrar Info

©️ Crédit source : http://rmi-info.com/diawara-issa-depute-de-la-diaspora-mauritanienne-deurope-mon-audience-avec-le-president-de-la-republiquecommunique/

L’essentiel du point de presse tenu par le député Biram Dah Abeid à Nouakchott – 19 janvier 2021

Ce Mardi 19 janvier 2021, le leader abolitionniste mauritanien Biram Dah Abeid, député à l’assemblée nationale a organisé une conférence de presse au sein de son QG à Nouakchott. La première de l’année 2021, l’occasion a été pour lui d’aborder différents thèmes de l’actualité sociale et politique du pays. Ainsi il est revenu sur l’adoption en cours de validation du système déclaratif des associations en Mauritanie. Il a salué la mesure qui a été l’objet d’une des batailles cruciales menées par les militants Iraouis depuis de nombreuses années. Le primé Onusien 2013 pour ses engagements droit-de-l’hommistes a relevé la volonté d’écoute et d’engagement de l’actuel président mauritanien Mohamed Cheikh El-Ghazouani dans cette nouvelle donne à l’endroit de la société civile.

Le président Biram a également exprimé qu’il souhaite qu’un processus similaire soit initié pour la reconnaissance des mouvements et partis politiques. Dans sa communication, il a déclaré qu’une certaine convergence de vue est possible avec le président El-Ghazouani concernant la nature d’un dialogue nécessaire dans le pays allant permettre une empreinte positive et réelle pour les populations. C’est-à-dire à la différence des anciennes rengaines de « dialogues politiques » où le gâteau se partageait entre différents pôles politiques. Par la suite, le responsable de l’aile politique le RAG, monsieur Oumar Ould Yaly a donné quelques détails sur les contacts entamés entre différents mouvements politiques à travers leurs représentants ces derniers temps.

Le député BDA a indexé les manquements de certains pans judiciaires, administratifs et sécuritaires concernant les traitements de cas de violations des droits humains notamment concernant la problématique de l’esclavage. Les mêmes reproches ont été adressés à la CNDH et à d’autres organismes semi publics qui, selon lui, doivent faire davantage sur ces questions de Droits humains. Le leader abolitionniste a relevé et dénoncé la montée vertigineuse des prix des denrées alimentaires par ces temps difficiles de Covid-19 où les plus précaires d’entre nous subissent des durs coups quotidiennement.

Voir un élément extrait en français de son intervention

Par KS pour le BLOG

MISE AU POINT DU PRÉSIDENT SAMBA THIAM

C’est moi, et personne d’autre, qui choisit mon timing …et sans pression .
On ne me dicte pas, par ailleurs, les actes politiques et médiatiques, assumés, que je choisis de poser…parce que je suis au cœur de l’arène et non à sa périphérie .

Il y en a, je trouve – hélas, parfois même dans nos rangs- qui ont une philosophie ou une vision étriquée des principes de vie … En effet, j’ai noté, il y a quelques mois, que d’aucuns s’étaient offusqués de me voir reconnaître à Yehdih du style dans l’écriture, une culture générale phénoménale… Je suis honnête avec moi-même, honnête avec mes adversaires politiques en dépit des coups reçus !
Où étaient-ils donc ces commentateurs critiques à tout va lorsque je croisais le fer avec Yehdih ?

A chacun sa morale, son éthique…

Pour ma part, les miennes m’interdisent de taper sur un adversaire à genoux ou disparu . Je me refuse de charger un défunt, lui réclamer des dettes, demander des comptes ! Plutôt , j’essaie de me pardonner, de lui pardonner les coups et blessures que nous nous sommes infligés, l’un à l’autre !

Mais, au fait, que dit l’Islam à ce propos ?

Pour ce qui me concerne, encore une fois, ‘’ avec la mort tout s’éteint’’.
Alors que les crieurs crient « !

Samba Thiam.
Président des FPC.

©️ Crédit source: Page officielle Samba Thiam – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1677413179086390&id=420106731483714

Le Président de la République rencontre les représentants de la colonie mauritanienne en France (Source ami.mr/fr)

Le Président de la République, Son Excellence M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a rencontré aujourd’hui samedi, dans sa résidence à Paris, les représentants de la communauté mauritanienne résidant en France.

Le Président de la République a souligné au début de la réunion, le soin et l’attention que les pouvoirs publics accordent aux citoyens résidant à l’étranger. C’est ainsi que l’expression « les mauritaniens de l’extérieur » a été ajoutée à la dénomination du ministère des affaires étrangères et de la coopération, une nouvelle manière de traiter les communautés expatriées où qu’elles se trouvent.

Il a précisé que la communauté mauritanienne en France est importante et a joué un rôle remarquable, pendant de longues périodes, ce qui doit être reconnu et apprécié.

M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a recommandé aux membres de notre colonie en France de continuer à donner la meilleure image du peuple mauritanien et du pays, réaffirmant sa disponibilité constante à écouter les représentants de cette communauté et à prendre en considération leurs idées et suggestions.

La réunion s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’extérieur, M. Ismaël Ould Cheikh Ahmed, du Directeur du Cabinet du Président, de la République, M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, et de SEM. Ahmed Ould Bahiya, ambassadeur de Mauritanie à Paris.

©️ Crédit source: https://fr.ami.mr/Depeche-56654.html

L’Assemblée nationale adopte le projet de loi régissant les associations, fondations et réseaux (AMI)

L’Assemblée nationale a adopté, au cours de sa plénière tenue lundi sous la présidence de M. Cheikh Ould Baya, son président, le projet de loi régissant les associations, fondations et réseaux.

Le gouvernement était représenté à cette séance par Dr Mohamed Salem Ould Merzoug, ministre de l’intérieur et de la décentralisation, entouré de certains de ses collaborateurs.

Le projet de loi comporte 72 articles qui définissent l’association, les règles gouvernant sa création, ses engagements, et les cas éventuels de suspension de ses activités et de sa dissolution.

Le ministre a commencé son exposé par préciser que mouvement associatif, qui connait un grand essor constitue un levier important pour la mise en œuvre des politiques de développement, de promotion et d’ancrage de la démocratie.

Cependant, dit-il, le cadre juridique qui le régit ne reflète pas cette situation. L’approche participative et l’implication de la société civile dans le renforcement de l’État de droit, nécessitent la mise en place d’un cadre juridique adéquat.

Aussi, le présent projet de loi qui abroge et remplace la loi 64.098 du 9 juin 1964 relative aux associations ainsi que ses textes modificatifs, est élaboré conformément à l’esprit de la Constitution du 20 juillet 1991 modifiée.

Il a insisté sur le fait que ce cadre exprime une nouvelle vision conforme à notre dispositif constitutionnel en termes de liberté d’association et d’organisation pour un mouvement associatif acteur et partenaire du développement national, passant en revue les principales innovations du nouveau texte à savoir :

l’introduction du système déclaratif en lieu et place de l’autorisation préalable ; le renforcement du contrôle ; les voies de recours en cas d’abus de pouvoir ; l’introduction d’une réglementation complète sur les régimes de nullité, de suspension et de dissolution des associations ;

Autre innovation, l’introduction de dispositions permettant aux associations de bénéficier, sous conditions, de fonds et d’appuis techniques publics, privés et étrangers; les associations signataires d’accord– cadre et d’accord de siège avec l’État.

Dr Mohamed Salem Ould Merzouge a indiqué, en outre, que le présent projet de loi institue un système de suivi, de contrôle et d’évaluation qui est assuré par les départements ministériels et institutions suivants :

-le ministère de l’intérieur est chargé de l’administration du régime des déclarations et du suivi de l’ordre public;

-le département en charge de la société civile est chargé du suivi du mouvement associatif conformément à la réglementation en vigueur ;

-les tribunaux compétents assurent le contrôle juridictionnel.

Le texte, conclue le ministre, précise également les modalités de regroupement des associations dans le cadre de réseaux et de plate- formes. Il en est de même pour les fondations, amicales, associations reconnues d’utilité publique et associations étrangères.

Le ministre a fait remarquer qu’une concertation élargie a été lancée sur ce texte avec les personnes ressources concernées, les organisations de la société civile et des spécialistes du droit public et du droit humanitaire et ce, tout au long du processus de son élaboration. Cette concertation s’est achevée par l’organisation, par le commissariat aux droits de l’Homme en collaboration avec le ministère de l’intérieur et de la décentralisation, d’un atelier sur les mécanismes de son élaboration.

Les députés ont, dans leurs interventions, soulevé les points suivants :

•La possibilité pour le gouvernement de retirer le projet en vue de l’améliorer et d’approfondir la concertation à son sujet avec les acteurs du champ associatif afin de l’adapter aux exigences d’une société civile opérant dans un Etat démocratique ;

•La problématique des conditions et exigences en matière d’organisation requises par le texte et la dichotomie entre ceux qui y voient un excès préjudiciable vidant la loi de sa substance et ceux, au contraire, qui estiment qu’elle encourage les véritables associations qui travaillent avec sérieux et un mécanisme approprié pour empêcher de noyer l’action associative.

•L’éventualité de voir certains concepts et expressions trop vagues (les coutumes, la haine, la menace de l’ordre public, etc.) interprétées de manière à restreindre la liberté d’action des organisations de la société civile ;

•La nécessité de veiller à professionnaliser davantage l’action associative et à l’éloigner de la politique et faire en sorte de ne pas faire lier les procédures d’application du présent projet de loi aux textes réglementaires de manière à porter atteinte à la marge de liberté dont disposent les associations.

L’Assemblée nationale a adopté également les amendements apportés par la commission de la justice, de l’intérieur et de la défense sur les articles 2, 9, 10, 23, et 30 du projet de loi et visant dans l’ensemble à préciser davantage le contenu de ces dispositions.

©️ Crédit source: http://fr.ami.mr/Depeche-56592.html (AMI)