Mauritanie/ Dépôt de candidature au conseil constitutionnel : Allocution du Candidat Indépendant Biram Dah Abeid.

Allocution du Candidat Indépendant Biram Dah Abeid,
Élections Présidentielles Mauritanie 2019,
Après le dépôt de sa candidature devant le Conseil Constitutionnel à Nouakchott le 29 avril.

Chers compatriotes
Je viens d’oser un acte de foi.
Je prétends mettre un coup d’arrêt aux déviances que n’a cessé de reproduire le pouvoir politique en Mauritanie, pendant plusieurs décennies. Vous le savez et ma trajectoire l’atteste, j’ai dédié ma vie, et engagé mes facultés, voire mon peu d’argent, au service de la liberté de mes concitoyens, afin de les affranchir de la sujétion et de la résignation.
Contre qui et quoi me bats-je, aujourd’hui ?
La dérive vertigineuse de la gouvernance a entraîné la faillite, quasi-irréversible, de l’Etat, réduits en débris et lambeaux, au noyau même de son fondement, c’est-à-dire la communauté de destin. La sédimentation des injustices dresse les factions socio-ethniques, les unes contre les autres. La cohésion nationale n’a pu résister longtemps aux régimes d’exception depuis 1978. La vulgarisation du racisme d’Etat violent contre les groupes et cultures subsahariens ainsi que le déni de l’esclavage et des préjugés de naissance à l’endroit des noirs) africains, renferment la vraie cause de la désagrégation, sans précédent, du sentiment d’appartenance à un lmême foyer. A présent, la rupture, que dis-je, la lbéance, s’avère si large et profonde, que je ne pouvais lui opposer l’indifférence ni l’excuse lde n’en être responsable. Non, au lieu de me ldisculper, j’affirme combien nous avons tous contribué à notre ldéconfiture, à force de prudence, de négligence et de politesse naïve.
Mauritaniennes, Mauritaniens !
) A la source de mon élan, s’impose le désir ld’annuler le constat hideux selon quoi notre État est devenu le lbourreau d’une partie de son peuple mais également l’ultime vivier lde l’esclavage primitif, dans le monde. Cependant, sous l’effet lde l’urgence, un autre impératif m’habite et je me désole de n’avoir pu le communiquer,) jusqu’ici, à mes concurrents :
Je me devais de servir, aux miens – mes compatriotes – un lprogramme de lucidité et de riposte, un projet de vie terrestre, contre) l’obscurantisme qui mise sur la mort et détruit les identités, donc la diversité. Oui, au terme de la dernière décennie, la Mauritanie compte ldésormais en tête de liste des laboratoires, à ciel ouvert, du fanatisme lreligieux ; d’ailleurs, notre vocation en la lmatière n’épargne plus aucun continent. L’école et la majorité du système) éducatif mais aussi les média locaux fabriquent et exportent les candidats à l’extrémisme violent, parfois sous la protection de nos lois. La Mauritanie représente, maintenant, un poste avancé dans l’expansion de l’intolérance et du takfirisme de facture orientale. Contre la régression dans le passé des tribus bédouines, avec son lot de violence et d’infériorité de naissance, nous avons besoin de délier les esprits et les talents, grâce à une école de la République, toute tendue vers l’accomplissement de l’individu et le libre-arbitre, s’il le faut malgré la contrainte du groupe. Ma détermination à rendre effective l’équité dans le bien-être économique et culturel, commence par la résolution à rehausser la valeur de la personne, selon les critères du savoir, du mérite et de l’utilité sociale.
Je compte vous rendre, par le programme que je proposerai à votre attention, une nouvelle espérance car en rejaillira la fierté d’être mauritanien, après 40 années de honte et des siècles de crimes étouffés. Je veux, grâce à vous, redonner une image et une substance aux institutions avilies de l’Etat, les sauver de la désuétude, retisser le fil des fondateurs de la Mauritanie, restituer et promouvoir le droit pour tous, l’intégrité du fonctionnaire et la sacralité de l’intérêt général. Oui, je revendique, d’abord, une gouvernance de la vertu. Celle-ci ne tolérera de fraude, de contrefaçon et surtout pas de faux diplômes.
Mon dessein se résume en « Pacte national de la renaissance ». Je vous invite à lui accorder vos suffrages, si vous croyez encore à une possible réparation de votre, de notre Mauritanie tant abîmée, outragée, tondue jusqu’au sang.
Enfin, mon ambition comporte le préalable de la prière pour une élection dont l’émulation courtoise, la transparence et le respect mutuel garantiront l’impartialité et l’apaisement. Je formule le serment de reconnaitre votre choix dans les urnes, si le consensus neutre en entérine la vérité. S’il advenait qu’un autre gagne vos faveurs, je consentirais l’effort de lui parler et prodiguer conseil, au bénéfice de notre chère Mauritanie. Je prie, les autres candidats, d’exprimer l’adhésion à cette charte de bonne conduite.

Vive la Mauritanie de la liberté, de l’égalité et de la paix, dans la joie !

✅Crédit source : Réseaux COM du candidat BDA

Osons une expression citoyenne pour porter et faire le PROJET BIRAM2019 , le NÔTRE !

À l’entame d’un compte à rebours nous menant à la journée du 21 juin 2019 (Journée du premier tour de l’élection présidentielle en Mauritanie), je réaffirme mon soutien citoyen et humaniste au candidat Biram Dah Abeid. Figure de proue de la résurgence de l’abolitionnisme en #Mauritanie🇲🇷 depuis 10 ans, prix Onusien 2013 pour son engagement pacifique pour les droits humains, ce leader charismatique porte L’ESPOIR pour l’avènement d’un ordre étatique consacrant en fin LA QUALITÉ DE CITOYEN et l’édification d’une NATION MAURITANIENNE. L’homme loin d’être parfait comme chacun d’entre nous d’ailleurs, s’est engagé plus que jamais par des convictions solides et progressistes que d’aucuns considèrent comme subversives. Convaincu que les divers problèmes qui nuisent et sapent l’Etat en Mauritanie, viennent d’un système clanique et clientéliste de GOUVERNANCE en vigueur depuis de nombreuses années. Ainsi pour lui, si un ordre républicain règne en tte JUSTICE au sommet, une véritable COHÉSION SOCIALE sera promue, les compétences récompensées, l’effort reconnu, le mérite loué, et surtout la médiocrité contenue. Le député Biram Dah Abeid s’est affranchi d’un certain « épouvantail-poison » bien connu chez nous, le prisme d’un communautarisme égocentrique en TOUT.

Osons une expression citoyenne pour porter et faire le #PROJET #BIRAM2019 , le NÔTRE !

Bon vendredi à TOUS

19/4/2019

K.S

《Contribution au débat dans la perspective de l’élection présidentielle de juin 2019》, par l’universitaire Mamadou Kalidou Ba

✅À lire la contribution d’un universitaire mauritanien🇲🇷. Ici dans son texte, il a salué l’engagement d’éveil citoyen et humaniste GANBANAAXU FEDDE contre la féodalité :

《Contribution au débat dans la perspective de l’élection présidentielle de juin 2019
La perspective de l’échéance électorale en juin prochain nourrit en chaque Mauritanien d’énormes espoirs, mais également d’énormes inquiétudes. Or, observant l’évolution du débat politique dans notre pays, je constate qu’en dépit de l’imminence de ce rendez-vous électoral et de l’auto proclamation de certaines candidatures, le discours des uns et des autres est essentiellement caractérisé par la platitude et l’imprécision. Parmi ceux qui se sont jusque là exprimés, personne n’indexe avec précision les grands maux de la Mauritanie, et les remèdes qui leurs sont appropriés. Messieurs les candidats, arrêter donc avec vos discours vagues et dites-nous quels problèmes vous traiterez et comment !
Aussi ma grande crainte est que la Mauritanie traverse ces élections présidentielles en ne mettant pas sur la table des débats, les vrais problèmes qui minent sa stabilité et engagent son pronostic vital.
Certes de nombreux mauritaniens sont tenaillés par la pauvreté, de nombreux autres n’ont pas accès aux soins de santé de base et à l’éducation élémentaire, mais les plus grands maux de notre pays qui menacent son existence par ces temps d’instabilité, c’est le racisme d’Etat et l’esclavage.

I. Le racisme d’Etat

Le racisme d’Etat frappe les populations négro-africaines que sont les Peuls, les Soninko, et les wolofs et les plonge dans une terrible frustration d’être des pseudo-citoyens à la dignité constamment bafouée. Ce racisme s’enracine dans notre loi organique se manifeste essentiellement sur deux plans :

1.1. La discrimination linguistique et culturelle est instituée par l’article 6 de la constitution mauritanienne qui stipule : « Les langues nationales sont l’arabe, le poular, le soninké et le wolof. La langue officielle est l’arabe ».
A cause et au nom de cette loi les Peuls, les Soninkés et les Wolofs dont je fais partie n’ont pas le droit de suivre, avec le même temps d’antenne, le journal à la télévision et à la radio comme leurs compatriotes arabophones ; ils sont réduits à écouter leurs responsables politiques (président, ministres …) et administratifs (gouverneurs, préfets, chefs d’arrondissement …), les applaudir sans jamais rien comprendre de ce qu’ils ont dit ! Les cadres négro-africains sont honteusement isolés et discriminés dans toutes les réunions, uniquement parce qu’ils ne parlent pas hassaniya-arabe ! Moi-même à l’université de Nouakchott, je ne cesse de subir cet isolement à travers lequel on me fait clairement comprendre que tant que je ne parlerai pas hassaniya je n’aurai jamais les mêmes droits que les autres universitaires…

1.2. La deuxième discrimination est celle de la représentativité à tous les niveaux de la sphère politique, économique et administrative. Les Peuls, Soninkes, Hratines et wolofs sont sous-représentés dans la hiérarchie de l’Etat au point que le déséquilibre s’apparente à une forme d’apartheid. En effet, c’est plus de 90% des postes politiques et administratifs (y compris dans les forces armées et de sécurité), de notre pays qui sont occupés par les membres de la seule communauté beydane dont le poids démographique ne dépasse pourtant pas les 30% de la population mauritanienne.
Oui, je sais que c’est presque un tabou que de s’exprimer en ces termes, que certains se précipiteront pour me traiter de communautariste, voire de « raciste », mais les méfaits sont si têtus que pour leur trouver des solutions nous n’avons d’autres choix que celui de souligner d’abord la réalité accablante… Et puis franchement, traiter de « racistes » ceux qui ont le courage de dénoncer le racisme, c’est « démodé » ! Alors trouvez autre chose.

II.L’esclavage et la féodalité

Un pays à l’aube du troisième millénaire qui aspire à jouer un rôle au concert des nations, ne saurait s’accommoder ni de l’esclavage, ni de la féodalité. Or selon des voix autorisées, l’esclavage frappe plus de 20% de nos compatriotes de la communauté haratine et la féodalité plus de 30% de nos compatriotes peuls, soninkés et dans une très moindre mesure wolofs. C’est ici l’occasion pour moi d’apporter mon soutien au mouvement « Gambanaaxou fedde » qui incarne une volonté claire de combattre les discriminations statutaires en milieu soninké.
La persistance de l’esclavage et sa survivance à travers la féodalité sont une insulte à notre conscience humaine et une tache déshonorante sur tous les emblèmes de notre souveraineté nationale.
L’esclavage et la féodalité doivent être reconnus comme des endémies et traitées avec des remèdes de cheval pour permettre une renaissance de notre patrie qui pourrait alors être fière d’elle-même.

III. Esquisse de solutions :

Pour en finir avec le racisme d’Etat et instaurer une citoyenneté véritable en Mauritanie, les candidats crédibles aux prochaines élections présidentielles ne peuvent faire l’économie de ces engagements:

3.1. Modifier la constitution de la Mauritanie en introduisant, notamment dans l’article 6, l’officialisation du poular, du soninké et du wolof aux côtés de l’arabe, cela au nom de l’égalité des Mauritaniens toutes communautés confondues ;

3.2. Introduire dans la constitution une loi imposant, dans toutes les nominations officielles, une représentativité numérique de un tiers (1/3) des membres de chacun des trois grands groupes communautaires de notre pays : les Beydanes 1/3, les Hratines 1/3 et les Négro-africains (Peuls, Soninké, wolof), 1/3.

3.3.Autoriser les associations de lutte contre l’esclavage, soutenues par des unités de la gendarmerie nationale à effectuer à travers le pays des missions inopinées destinées à débusquer les esclavagistes pour les traduire devant les tribunaux spécialisés et surtout veiller à ce que ceux-ci disent les lois dans toute leur rigueur.

3.4. Réformer le secteur de la justice et des forces armées pour les rendre plus conformes à la réalité démographique de la Mauritanie dans toute sa diversité ethnologique.
Le salut de la Mauritanie exige de nous la rupture d’avec le tabou du débat et l’instauration du débat sans tabou afin que naissent des solutions consensuelles qui soient acceptables pour tous.
Chers compatriotes, soyez vigilants et ne votez que pour les candidats qui prennent en charge, explicitement et précisément, ces réformes ! Notre stabilité en dépend !

Mamadou Kalidou BA
Nouakchott le 16 avril 2019.》

UNE IMPORTANTE DECLARATION DE PRESSE DES FPC

Les Forces Progressistes du Changement -FPC;

Considérant les résultats de l’assemblée générale de la coalition “Vivre ensemble” en date du 6 avril 2019;
Considérant d’importantes consultations au sein des structures de notre parti sur les délibérations de la dite assemblée et le processus de désignation du candidat de la coalition “Vivre ensemble” à la prochaine élection présidentielle;
Considérant la rencontre entre le président Hamidou B. KANE et le président Samba THIAM au siège du parti les FPC le 9 avril 2019;
Considérant l’engagement constant et honnête des FPC en faveur de l’unité et de la solidarité des forces progressistes nationales pour la prise en charge effective des problêmes de discriminations et de marginalisation de la majorité des populations mauritaniennes;
Considérant l’important élan de sympathie populaire à l’endroit du président Samba THIAM en témoignage à son combat héroïque et à son sens élevé de sacrifice désintéressé;

Réaffirment leur adhésion à la coalition “Vivre ensemble” pour faire prévaloir l’intérêt général sur la base d’une garantie de transparence et de confiance rétablie et à respecter;

Félicitent leurs membres pour leur mobilisation et leur fidélité. Tout comme elles remercient toutes celles et tous ceux qui leur ont témoigné solidarité et confiance pour leur attachement aux valeurs de la justice et de la rigueur en vue de construire une unité agissante.

Appellent leurs militants et sympathisants où qu’ils se trouvent à s’investir pleinement dans la campagne électorale en vue de faire triompher le candidat de notre coalition, le président Hamidou B. KANE.

La lutte continue!

Nouakchott le 10 avril 2019.

Le département de la communication.

Biram DAH ABEID, candidat National Indépendant à l’élection présidentielle en Mauritanie, 2019

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L’épître du salut

Nouakchott, le 25 mars 2019

A. Etat des lieux: mon constat :

Après près 59 ans d’indépendance, notre devise parvient à la caricature de la faillite. L’esprit et la lettre, ne font plus sens, dans les pratiques de gouvernance, surtout dès 1978. Des signes de la banqueroute retentissante, il semble pertinent de relever :

1. La banalité sociale de la prévarication sur fond de favoritisme tribal, ethnique et relationnel, consacre la prévalence aigüe de la fraude et du faux. Les diplômes et les médicaments n’échappent au spectre de l’imposture que rien ne vient décourager.

2. L’institutionnalisation du racisme, à tous les niveaux de l’autorité légale, assure la prééminence multidimensionnelle d’une fraction au détriment de la collectivité. L’épuration ethnique de 1989-91 constitue le point d’orgue de la régression. L’exclusion culturelle, l’assimilation sous la contrainte, la spoliation continuent de marquer le quotidien de certaines composantes de la communauté de destin. D’autres groupes endurent, à un niveau structurel, l’inégalité de naissance. La caste des descendants d’esclaves, en dépit de son poids démographique, cristallise, sans doute l’échec le moins discret de la citoyenneté en Mauritanie.

3. La permanence de la brutalité et de la contrefaçon, comme modes privilégiés d’exercice du pouvoir d’Etat, garantit la solidarité irrationnelle parmi les adversaires de la mobilité et du changement. Il en résulte des indulgences, des avantages et des exonérations, reproductrices de prébende au service d’une minorité auto-cooptée qui esquive le suffrage et défie l’éthique.

4. L’injustice systémique entretient la criminalité en col blanc laquelle se traduit par le détournement des postures d’influence, source de jouissance matérielle et d’emprise sur l’opinion, aux effets quasi irréversibles. Les banques, les sociétés minières, la pêche de gros tonnage, les dérogations fiscales, l’importation, le commerce des hydrocarbures, le négoce des signatures et jusqu’au échelons subalternes de l’administration répondent à la logique et aux finalités du pillage.

5. La destruction des écosystèmes vitaux, par quoi l’humain normal envisage les conditions de sa continuité sur un espace, reflète le stade ultime de la décomposition ; la terre de Mauritanie, dépouillée de sa faune et de sa flore, se flétrit et devient stérile, à cause de politiques publiques où l’ignorance, la négligence et la fureur mercantile compromettent la possibilité d’un avenir.

B. Ce que je compte faire :

1. Redonner vigueur à la devise dévoyée de la République Islamique de Mauritanie : honneur-fraternité-justice: une conférence Nationale sur la cohésion, la justice transitionnelle, la vérité, la réparation et la mémoire s’attachera à clore le legs de l’impunité et de la préférence indue. Le pacte de la renaissance s’attèlera à réinventer un projet de vivre ensemble, sous l’égide de la loi. Il reposera sur un socle de droits universels, au dessus de toute exception, fût-elle justifiée par l’histoire, la modération anesthésiante ou la religiosité. L’humanité des mauritaniens et le caractère temporel de leur coexistence requièrent des ajustements, en vue d’une rupture d’avec le statu quo. Davantage qu’une réforme diluée dans le piège du « laisser le temps au temps », il s’agit d’un saut en avant, d’une dynamique qualitative vers la modernité.

2. Eradiquer l’oppression reçue en héritage. La résolution implique une répartition des responsabilités et primes, selon le mérite mais appelle, aussi, des mesures urgentes de rattrapage, au bénéfice exclusif des victimes par vocation ; scolariser dans des écoles d’excellence, former aux métiers pourvoyeurs de valeur ajoutée, redistribuer les terres, subventionner l’innovation, réhabiliter les langues et cultures reléguées, reconnaitre et célébrer les souffrances de toutes les catégories de victimes, surtout celles des noirs d’ascendance subsaharienne, voici le minimum quant arrive le moment de régler les mécomptes de l’histoire.

3. Procéder à un audit scrupuleux des ressources du pays et des avoirs de l’Etat, avant d’instaurer l’obligation, aux hauts fonctionnaires, de déclarer leurs biens, sur injonction du juge ou d’un quart de la délégation parlementaire, autant de fois qu’il le faudrait. Compte tenu du degré de déconfiture morale et de la propension ambiante à l’échange de complaisances, il y a lieu d’associer, aux mesures de salubrité, la compétence d’étrangers connus pour leur crédit dans le domaine de la transparence.

4. Refonder l’école, adapter la quête de savoir aux besoins de l’existence terrestre. Contre la fabrique de chômage et de qualifications dont l’utilité sociale interroge le discernement, il importe de favoriser l’enseignement qui ouvre au monde, épanouit et offre l’opportunité d’exceller au milieu d’un monde hyper compétitif. La mission commence par l’abrogation du financement accordé aux entités vectrices d’extrémisme et de frustration. Il se poursuit en ambitieux programme de resocialisation de la jeunesse, avec l’acquisition d’aptitudes manuelles, l’éducation à la diversité anthropologique du pays et l’éveil aux arts et sports. La femme n’est pas inférieure à l’homme, que la chose soit entendue, pour de bon !

5. Se résoudre, en vertu de l’évaluation globale, à restaurer la planification économique pour échapper aux servitudes de l’improvisation et du bricolage. L’effort constant se portera sur la formation du personnel enseignant, la construction de salles de classes et de centre de santé en proportion du rythme des naissances, la vulgarisation des énergies renouvelables, l’érection des infrastructures de base et la promotion du logement modique. Il convient de réaffirmer, ici, la tolérance zéro à l’endroit des braconniers, des fauteurs de désertification et des pollueurs du sous-sol. De même, l’élevage et l’agriculture ne sauraient produire de la richesse sur le long terme tant que l’écologie resterait étrangère à l’entendement des élites.

6. Oser un compromis raisonnable entre le peuple et ses défenseurs en armes, un pacte définitif qui fixe les limites à l’intrusion de la force légitime dans la conduite de la politique. Le militaire, garant de la souveraineté et de l’intégrité du territoire, ne se déploie qu’au titre de ses subordination et loyauté, à la représentation démocratique. La Mauritanie ne deviendra une république décente qu’après avoir mis un terme à la confusion fatale entre le prétorien et l’élu. Si le premier se soumet au second, alors, oui, « honneur-fraternité-justice » signifierait, enfin, le meilleur auquel pensaient les pionniers de l’Indépendance. 59 ans et nous revoici mis en demeure, de nous libérer de la domination intérieure, nous libérer des nôtres ! C’est mon dessein pour la Mauritanie !

✅Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE et Candidature BDA 2019

Politique/Mauritanie🇲🇷 : l’officialisation publique de la candidature du député Biram Dah Abeid.

Est prévue à Nouakchott ce lundi 25 Mars 2019, l’annonce officielle de candidature du leader abolitionniste Biram Dah Abeid. Président du mouvement IRA (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste) , récipiendaire de plusieurs prix et titres pour son engagement pacifique pour les droits humains dans son pays, le député Biram Dah Abeid déjà candidat en 2014 (arrivé 2ème avec 8,6%) compte viser la magistrature suprême par l’élection présidentielle en juin prochain. Incarnant une candidature d’espoir pour une véritable alternance démocratique, cette figure de sacrifices pour des idéaux progressistes et humanistes depuis une décennie veut prendre rendez-vous avec le Peuple souverain par le suffrage universel direct.

Bonne chance à lui!

Par KS pour le BLOG.

Présidentielle 2019 en Mauritanie : Une circulaire d’information et de mobilisation Rag – Sawab

مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie

Circulaire

Bonjour militants et braves compagnons de lutte. Permettez-moi de vous rappeler quelques conseils qui, je l’espère aideront à mieux exécuter les actions et activités que vous aurez à entreprendre en vue des prochaines élections présidentielles.

Certes, vous vous imaginez que la lutte sera dure mais avec votre conviction, votre détermination, votre sacrifice de toujours, et la justesse de la cause que vous défendez, vous enregistrerez une victoire qui marquera histoire de la Mauritanie de demain.
Dans vos rencontres avec les bases, vous devez aborder la situation politique, économique sociale et culturelle que connaissent les mauritaniens depuis la prise du pouvoir par l’armée et particulièrement au cours de la dernière décennie pour conclure que le pays
a grandement besoin d’un fils qui, par son courage, son sacrifíce, son charisme et son envergure nationale et…
internationale doit le sortir du malheur.

On insistera particulièrement et longuement sur les points fondamentaux suivants :

1) l’objectif principal sera de travailler en vue d’empêcher le passage du candidat du pouvoir au premier tour du scrutin.

2) travailler en vue de faire passer notre candidat parmi les deux candidats en lice au second tour du scrutin
,
3) mener une large et continuelle campagne pour intérioriser dans l’esprit de tous que quand bien même les quatre millions qui constituent la population de la Mauritanie est acquise pour le candidat Biram,, cela n’a de valeur que si toute personne acquise pour Biram peut exprimer son suffrage, d’où l’impérieuse nécessité pour tous de :

a) avoir la carte d’identité nationale

b) s’inscrire sur la liste électorale

c) récupérer le bulletin de vote

D) identifier le bureau de vote

e) aller voter correctement.

4) insister, répéter sans cesse et infatigablement que Biram n’est pas le candidat d’un parti surtout lever l’équivoque ou la confusion que certains veulent entretenir en soutenant que Biram est candidat de Sawab. Or il n’est candidat ni d’un parti, ni d’un groupe, ni d’une tribu ni d’une région mais le candidat de tous les mauritaniens, de toutes les formations politiques et de la société civile .pour finir avec les injustices, le racisme, l’esclavage, la mauvaise gestion, les inégalités, les avantages indus, la mauvaise répartition des ressources nationales.

5) sensibiliser et mobiliser autour d’une Mauritanie Nouvelle dans laquelle chaque citoyen se reconnaît parfaitement.

6) s’organiser en équipes //quartier pour une meilleure réussite du travail de porte à porte

7) observer beaucoup d’ouverture, de patience et de bienséance face aux interlocuteurs.

Nouakchott le 12/03/2019

Oumar Yaly
Ancien ministre, président du pôle politique RAG – Sawab
1
IRA – Mauritanie http://www.biramdahabeid.org /www.iramauritanie.org
http://www.biram2019.com

✅Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

LE CHOIX UTILE, UNE NÉCESSITE POUR UN RENOUVEAU ASSURÉ

Amadou Hampâté Ba disait: chacun possède sa vérité. Mais l’unique vérité, est celle qui se trouve au centre ». Celle-là, tout le monde la connait. Tout le monde peut la refuser aussi.

Nous arrivons bientôt et enfin au bout du tunnel. Nous avions tant espéré quand nous l’apercevions. Nous avions mis à disposition toute notre énergie, avions bravé tous les obstacles, avions contourné tous les pièges. Nous y avons laissé parfois notre sang, les être les plus chers aussi. Nos convictions, certes toujours vivantes, ont perdu, parfois et au fil de notre parcours parsemé d’obstacles, de la force. Nos espoirs nourris par des promesses, bon gré mal gré jamais tenues, se sont amenuisés. Nous avions couru, marché, rampé pour sortir de ce tunnel. Nous arrivons au bout de cette aventure périlleuse, fatigué.

Tous les plans et toutes les stratégies que nous avons réalisés, toutes les idées que nous avons construites, toutes les organisations que nous avons bâties, ont subi les effets néfastes des politiques divisionnistes que nous combattons au cours de notre passage vers la liberté.

L’opposition Mauritanienne n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle est restée dans son état embryonnaire. Malgré ses manquements et ses faiblesses, elle lutte et toujours pour un peuple qui le suit du mieux qu’il peut. Mais elle chavire sûrement.

Elle commence à montrer des signes d’épuisement et d’abandon à 3 mois des élections présidentielles. Son manque de pragmatisme, de force de propositions, de vision réelle et de présence active dans les efforts de lutte et son absence totale tout à fait constatée sur la scène de ladite lutte lui font perdre toute crédibilité, si crédibilité il y a eu. Elle n’a plus les moyens d’unir le peuple.

Et maintenant ?

Nous sommes au moins sûrs d’une chose : elle ne pourra pas faire de miracle. Elle ne pourra pas changer la donne. En 3 mois, il lui sera impossible de combler un retard de 27 ans, partant de l’année 1992. Ainsi donc, sa cote de confiance baisse depuis 27 ans. C’est ainsi que les Mauritaniens ont exprimé ce sentiment lors des précédentes élections régionales, législatives et municipales et les résultats en disent long sur leurs réponses.

Il y-a-t-il encore une lueur d’espoir ?

Le fait de concéder un bien commun lorsqu’on a plus les moyens de le gérer ne nous en retire pas pour autant toutes les responsabilités. On a juste permis la croissance de ce bien partant sur de nouvelles bases. Quand le capitaine d’un bateau n’est plus apte à diriger son navire, et de surcroit défectueux, on doit oser céder les responsabilités à celui qui est capable d’en assurer la manœuvre et la survie des occupants jusqu’à bon port.

Ceci dit, la Mauritanie va très mal. La démarche de l’opposition, en ces temps de crise, fait dormir le peuple et le rend faible et de plus en plus vulnérable. Elle est entrain de livrer le peuple à un nouveau prédateur.

De grâce, soyons lucide. Nous avons déjà assez souffert à cause de nous-même, de notre vision, de notre comportement à caractère ethniciste, féodaliste et communautariste. Ce sont des tares qui nous gangrènent dans notre propre chair au point de nous aveugler.

Oui, le Mauritanien et la prise de risque, si risque il y a, ne font pas bon ménage. Mais je crois que nous n’avons plus droit à l’erreur. Puisse que nous avons aussi la liberté d’opter pour le camp de l’erreur, nous pouvons aussi aller dans ce sens pour les mêmes raisons qui nous ont motivées auparavant et qui nous ramènent toujours au point de départ.

Aujourd’hui, laissons-nous guidés par le temps pour construire votre conviction de demain. Mais dans l’immédiat, étant donnée l’urgence de l’instant, pensons utile.

Choisir Biram Dah Abeid, est une nécessité. Nous avons accumulé des échecs et l’engagement de Biram est bien né de ces périodes d’échecs-là. Il est le modèle d’homme qui présente toutes les caractéristiques d’une personne d’abord normale mais aussi faite pour lutter de façon mesurée contre un système de gouvernance de cette dimension. Il a démontré, avec pugnacité, caractère, combativité, volontarisme, hardiesse une prise de position ferme et constante, a pris des risques vis-à-vis de lui-même, de sa personne, de sa famille, de ses amis, de son entourage, a créé la peur dans les rangs du pouvoir, a engendré l’explosion des tendances traditionnelles, a changé les esprits et les comportements de la société, a fait connaitre notre lutte et nos souffrances, et nos malheurs, et nos craintes, et nos revendications auprès des instantes internationales. Au niveau national, Biram Dah Abeid vit nos problèmes à travers ses actions d’accompagnement dans notre quotidien. Il est entrain de briser les barrières.

Quoi de plus ? Faut-il être un surhomme pour mériter la sympathie d’un Mauritanien avec autant de qualités démontrées par l’action?

Les autres leaders auraient voulu faire autant mais ils ont échoué et il faut l’accepter. Mais ce n’est pas, pour autant, terminé pour eux. Biram a besoin d’eux comme ils ont besoin de lui. Il suffit tout sobrement de lui tendre la main. C’est aussi simple que ça !

Biram dah n’est pas parfait. Ce n’est pas Dieu. Il reste un mortel. Mais nous autres, mauritaniens mortels que nous sommes aussi, devons lui exprimer notre reconnaissance, notre sympathie et l’aider à rendre son travail utile, tout en louant le travail fait par ceux qui ont tenté, avant lui, de faire réaliser les meilleurs projets de société dont nous pouvions rêver tous. Nous resterons libres de nos convictions. Biram n’y changera rien. Il est juste le complément de tous nos manquements.

Il appartient, maintenant, au peuple de décider de son avenir, dès lors qu’il possède la chose intrinsèque, la liberté de penser, de juger, de séparer le bon et le mauvais, et enfin de choisir.

La lutte de ceux qui sont morts pour la cause ne doit pas rester veine.

Biram versus Ghazouani ? Et si nous écoutions nos cœurs, nous ferions le bon choix !

Par Thomas Mag, activiste mauritanien des Droits Humains.

✅Source crédit : Post Facebook de l’auteur (2/3/19)

Mauritanie/Présidentielle 2019 : le candidat Biram Dah Abeid réagit à l’officialisation de la candidature de Mr Ghazouani

Salam

Voter pour Ghazouani c’est protéger l’affairisme, le clientélisme, le tribalisme, le népotisme et la parentèle, le refus de l’audit du pays…. les écoles « militaires d’exellence » réservées, exclusives, mono-ethniques et mono-colores, c’est voter l’impunité du système clanique de rapine, de contrefaçon, du pillage et du bradage des richesses du pays, c’est voter le blanchiment de la confiscation et privatisation familiale des resources de la Mauritanie, voter Ghazouani c’est faire table rase des crimes économiques, crimes d’esclavage et crimes contre l’humanité, c’est voter pour la reproduction de ses crimes, leur poursuite impunie, c’est voter pour dix années supplémentaires de gouvernance de Mohamed Ould Abdelaziz et sa haine viscérale contre ses opposants, ses bienfaiteurs, c’est voter dix années de plus d’instrumentation de justice, des juges, de la police, des impôts, contre les mauritaniens capables de dire non à l’ignominie, non au mensonge, non à l’injustice, non au vol…
Voter Ghazouani C’est Voter GhazouAziz : ghazou= occupation, Aziz = le chef de l’Etat sortant.
Donc c’est l’occupation encore pour dix ans du pouvoir suprême en Mauritanie par Mohamed Ould Abdelaziz.

À bon Entendeur, Salut.

✅Source : Post Facebook Biram Dah Abeid, ce 2 Mars 2019

Prière du vendredi : Des Mauritaniens interrompent leur prière après que l’imam ait déclaré : « La candidature de Ghazouani est une aubaine de Dieu »

Adrar Info – Vendredi, des fidèles mauritaniens ont interrompu leur prière dans la grande mosquée dite Saoudienne, dans le centre de Nouakchott et sont sortis pour protester contre les louanges prononcés par l’Imam Ahmedou Ould Lemrabott à l’adresse du ministre de la Défense, Mohamed Ould Ghazouani, suite à sa candidature aux prochaines élections présidentielles.

Ould Lemrabott a déclaré dans son sermon de vendredi, que « la candidature de Ghazouani est une aubaine d’Allah Tout Puissant».

Ceux qui sont sortis de la mosquée, considèrent cette déclaration de l’imam comme un abus de religion qui ne peut être toléré.

Source : https://www.anbaa.info/?p=46853

Traduit par adrar.info

✅Crédit source : http://www.cridem.org