● Agression à l’hôpital | La version des faits, selon Tacko Soumaré

La version des faits, selon Tacko Soumaré « Je me nomme Tacko Lassana Soumaré ; je suis sage femme d’état, je travaille à l’hôpital mère et enfant depuis huit ans. J’ai été victime d’une agression manifeste dans l’exercice de mes fonctions par un accompagnant de la patiente répondant au nom de Cheikh Brahim Ould Kebbadi.
Ces faits ce sont déroulés le soir du Samedi 24 Décembre vers les deux heures du matin à l’hôpital mère et enfant pendant que j’étais de garde.
Ce jeune homme est venu avec une femme déclarant que c’était sa sœur, qui avait une grossesse de 5mois plus une épigastralgie. Cette dernière m’a fait savoir qu’elle était venu se consulter au paravent et que l’une de mes collègues l’avait prescrit des comprimés, mais ça n’apaisait toujours pas ses douleurs, alors elle sollicite une perfusion.
Immédiatement, je lui ai créé une fiche d’hospitalisation qui lui a permis d’entrer dans le service des hospitalisations pour recevoir un traitement. A mon retour au service des urgences, quelques instants après une petite absence, j’ai trouvé une vieille dame avec sa fille assises, je l’ai demandé en toute politesse en quoi pourrais-je l’aider ? Elle me fait savoir qu’elle était la mère de cette femme que je viens d’hospitaliser et qu’elle est venu pour prendre sa fille pour la transférer dans une clinique privée. J’étais sous l’effet de la surprise car je pensais que cette patiente n’était accompagnée que par son frère.
Par éthique de sage femme j’ai essayé de calmer cette maman qui avait l’air nerveuse pour la rassurer sur l’état de sa fille qui était entrain de recevoir son traitement dans de bonnes conditions. Mais hélas, la maman continuait d’insister qu’elle allait transférer sa fille et que rien ne pourrait lui en empêcher.
Toujours par mon éthique de sage femme, j’ai décidé d’accepter sous réserve que ce transfert soit conforme aux règles et procédures légaux qui consistent à emmener sa pièce d’identité et signer une décharge qui atteste que la patiente est sortie sous sa responsabilité. Chose qu’elle refuse catégoriquement pour tenter un usage de force. Je l’ai alors suggéré d’aller empreinter la porte des services d’hospitalisation pour essayer de régler le problème avec les médecins qui suivaient sa fille car la porte des urgences était juste réservée aux malades.
Et comme les agents de la sécurité n’étaient pas au poste, le jeune homme a insisté avec force pour faire passer sa maman, ensuite lui et sa sœur pour accéder à la patiente. La sœur s’est précipitée pour devancer sa maman qui marchait avec des pas très lents, et quand je les ai suivis pour informé la sécurité, la maman m’a barré le passage en prononçant des injures et en me donnant un petit coup de coude. Pendant que j’essayais de la dire de me céder le passage le fils est venu par derrière pour me cogner contre le mur et m’infliger des coups au point de me blessé au front.
Le Samedi soir, l’administration de l’hôpital nous a convoqués à la police pour un dépôt des plaintes, et au commissariat, ce dernier continuait toujours son forfait, cette fois ci avec des agressions verbales : des outrages et des injures sur ma personne, allant même jusqu’à me menacer de m’ôter ma tenue de sage femmes en m’accusant ouvertement et à tord d’avoir frappé sa mère d’où la raison de son agression.
Heureusement que les locaux de l’hôpital ou s’est déroulé ces faits étaient équipés par des caméras de surveillances. Je suis parti recueillir les vidéos sur lesquelles on ne voyait en aucun moment ma main se lever sur la vieille dame, mais tout ce que l’on voyait sur ces vidéos, c’était un homme qui agressait injustement une sage-femme.
Etant une victime, je déplore le fait que le dossier tarde à être acheminé au procureur pour que la justice soit faite, car après le visionnage de la vidéo par le commissaire, celui-ci juge que c’est une bagarre sous prétexte que je me suis défendu, d’où la raison que mon agresseur n’est pas en garde-à-vue.
En tant que citoyenne dans une république islamique et un état de droit, j’exige en toute fermeté que la justice soit faite contre cet individu qui m’a agressé dans l’exercice de mes fonctions créant des troubles dans une institution administratives ou sont présents des personnes sensibles qui souffrent. Je subis un traumatisme qui me fait passer des nuits blanches avec des maux de tête.Je réclame la justice en vertu de toutes les actions juridiques qui protègent les personnels dans l’exercice de leurs fonctions, plus particulièrement ceux dans le secteur de la santé et au nom de toutes les lois sur la violence faites aux femmes. »

©️ Crédit source : Post Facebook https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10225769719607016&id=1152152356

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● Fusillade à Paris : le suspect confirme l’origine « raciste » de son geste

L’homme de 69 ans a ouvert le feu, vendredi 23 décembre, au niveau d’un centre culturel kurde. Il a tué trois personnes et en a blessé tout autant.

Source AFP

Le caractère raciste de la fusillade qui a endeuillé la rue d’Enghien, dans le 10e arrondissement de Paris, vendredi 23 décembre, se confirme. L’homme âgé de 69 ans, soupçonné d’avoir tué trois personnes près d’un centre culturel kurde à Paris, a indiqué à un policier, lors de son interpellation, avoir agi parce qu’il était « raciste ».

Le suspect,un conducteur de train à la retraite de nationalité française, a fait usage de son arme à plusieurs reprises. Il a été maîtrisé dans un salon de coiffure à proximité avant l’intervention de la police et a été interpellé avec « une mallette » contenant « deux ou trois chargeurs approvisionnés, une boîte de cartouches de calibre 45 avec, au moins, 25 cartouches à l’intérieur », a précisé une source proche du dossier, confirmant une information du JDD. L’arme utilisée est un « Colt 45 de 1911 » de l’armée américaine « d’apparence usée ».

Trois personnes, une femme et deux hommes, ont été tuées, un homme a été sérieusement blessé et deux hommes moins grièvement, selon le dernier bilan.

Des manifestations prévues dans la journée
La femme tuée, Emine Kara, était une responsable du Mouvement des femmes kurdes en France, selon le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F). Elle avait fait une demande d’asile politique qui avait été« rejetée par les autorités françaises », a précisé vendredi devant la presse le porte-parole du mouvement, Agit Polat.

Les deux hommes décédés sont Abdulrahman Kizil, « un citoyen kurde ordinaire » qui fréquentait « quotidiennement » l’association, et Mir Perwer, un artiste kurde reconnu comme réfugié politique et « poursuivi en Turquie pour son art », selon le CDK-F. Une source policière a confirmé à l’Agence Frande-Presse (AFP) les identités d’Emine Kara et d’Abdulrahman Kizil.

L’émotion a gagné la communauté kurde très présente dans ce quartier, qui a évoqué un acte « terroriste » et mis en cause la Turquie. Des incidents ont éclaté vendredi avec les forces de l’ordre.

Le préfet de police, Laurent Nuñez, doit recevoir samedi 24 décembre au matin des responsables de la communauté kurde, qui ont annoncé une manifestation à la mi-journée à Paris.

Le suspect placé en garde à vue
Le suspect a été placé en garde à vue et une enquête, confiée à la police judiciaire, a été ouverte pour assassinat, tentative d’assassinat, violences volontaires avec armes et infraction à la législation sur les armes. La piste d’un attentat terroriste a, elle, été écartée à ce stade des investigations, a précisé vendredi la procureure de Paris, Laure Beccuau.

Il a « voulu s’en prendre à des étrangers » et a « manifestement agi seul », avait estimé le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, lors d’un point presse, vendredi, sur les lieux. Le suspect fréquentait un stand de tir, avait-il précisé. « Il n’est pas sûr que le tueur qui a voulu assassiner ces personnes […] l’ait fait spécifiquement parce q’elles étaient des Kurdes », avait-il souligné, alors que des rumeurs d’attaque « politique » étaient relayées par la communauté kurde.

Les « motifs racistes des faits » vont « évidemment faire partie des investigations », avait renchéri Laure Beccuau lors d’un point presse. « Rien ne permet à ce stade d’accréditer une quelconque affiliation de cet homme à un mouvement idéologique extrémiste », avait-elle souligné en fin de journée dans un communiqué.

Il est inconnu des fichiers du renseignement territorial et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et « n’était pas fiché comme étant quelqu’un de l’ultradroite », selon Gérald Darmanin.

Déjà deux mises en examen
Le tireur présumé est mis en examen depuis décembre 2021 pour violences avec armes, avec préméditation et à caractère raciste, et dégradations pour des faits commis le 8 décembre 2021. Il est soupçonné d’avoir blessé à l’arme blanche des migrants d’un campement du 12e arrondissement et d’avoir lacéré leurs tentes, avait relaté à l’époque une source policière. Après un an en détention provisoire, il a été remis le 12 décembre en liberté, comme l’exige la loi, et placé sous contrôle judiciaire, avait indiqué la procureure.

Il a en outre été condamné en 2017 à six mois de prison avec sursis pour détention prohibée d’armes et, en juin dernier, à douze mois d’emprisonnement pour des violences avec armes commises en 2016. Il a fait appel de cette condamnation.

Le matin des faits, « il n’a rien dit en partant […] Il est cinglé. Il est fou », a déclaré à l’AFP le père du suspect, âgé de 90 ans, le décrivant comme « taiseux » et « renfermé ».

©️ via https://www.lepoint.fr/faits-divers/fusillade-a-paris-le-suspect-confirme-l-origine-raciste-de-son-geste-24-12-2022-2502745_2627.php#11

● L’éditorial de La Nouvelle Expression : Guidimakha, le magistrat … et le mépris d’un wali | Par Camara Seydi Moussa

Il y’a quelques temps, un audio a fait le tour des réseaux sociaux et quelques journalistes ont repris certains passages de cet audio en les commentant. L’audio était du wali du Guidimakha et ancien Secrétaire Général du Ministère de la Fonction Publique…

Ce Guidimakha où beaucoup d’administrateurs cherchent à y être affectés comme affirme ce Ministre de l’Intérieur qui ajoute que, d’après ses enquêtes, tous ceux qui ont servi dans cette région sont, aujourd’hui, économiquement à l’abri du besoin. Et certains ont des villas à Tevragh-Zeina grâce à leur passage dans cette wilaya.

Par devoir citoyen, je reviens sur cet audio (un audio caractéristique d’une dictature…) car à l’époque de sa diffusion, les choses étaient trop mouvementées pour moi et je ne pouvais me servir de ma plume…

Je reviens sur cet audio car je me souviens de la sortie acerbe du Président de la République contre l’administration locale et particulièrement les walis qui, selon lui, ne s’occupent pas bien des populations… Est-ce que le Président voulait dire que les walis devront agir comme l’a fait tout récemment le wali du Guidimakha vis-à-vis des notables du village de Diogountourro où ce wali a tout simplement « jeté » la copie du discours du Président sur sa figure car lui-même étant un puissant membre du système ?

« Je vais demander au commandant de brigade de faire son procès-verbal et j’ordonnerai au procureur de vous mettre en prison » avait dit le wali du Guidimakha à l’adresse des notables du village de Diogountouro ». Des propos d’une virulence et d’une abjection inouïes, suivis de menaces dignes d’un prince de l’époque des Almoravides, ce prince n’est autre que l’actuel wali du Guidimakha.

Un gouverneur au tableau peu reluisant, tristement célèbre pour ses abus. Des abus que raffolent certains milieux de ce système qui nous gouverne depuis un certain 12.12.84. Aucun respect pour la Mauritanie et les Mauritaniens. Des sangsues qui nous pillent et triturent la Mauritanie, mettant à terre les valeurs intrinsèques de l’homo mauritanicus. Voici grandement ce qu’ils ont comme principale mission.

Le Guidimakha, terreau de la corruption des agents de l’Etat n’est pas épargné par des sautes d’humeurs de fils bien nés de cette autre Mauritanie des privilégiés. Mais ce que le gouverneur oublie, c’est qu’on peut insulter les notables du Guidimagha mais il arrivera difficilement à manipuler l’une des meilleures figures de l’appareil judiciaire du tribunal régional du Guidimakha, l’incorruptible magistrat. C’est l’un des rares magistrats qui rejettent les largesses de ces populations paisibles et surtout innocentes.

Mr le gouverneur, oui c’est vrai la justice est aux ordres du prince du moment mais il y a aussi parfois des magistrats justes. Des magistrats qui ne sont pas comme ces hommes qui étaient à vos ordres à Kaédi et qui ont mis aux arrêts le chef de centre de la SONELEC en obéissant à vos ordres et le même jour il s’est retrouvé à Timbedra. Ce chef de centre mis aux arrêts et affecté le même jour à Timbedra avait osé vous dire les prérogatives qui sont les siennes et jusqu’où il entendait exercer sa mission.

Il a souffert de votre superpuissance… Votre passage à Boghé n’est pas encore oublié par les populations. Elles qui n’ont jamais regretté votre départ, et on se souvient de l’article de feu doyen Moussa Diop portant sur un petit aspect de votre gouvernance.

Le Guidimakha paisible, dans une situation sociale complexe, mérite une autorité locale alerte et républicaine et non un prince d’un royaume perdu. La région a toutefois espoir à ces jeunes qui sont dans la sphère décisionnelle locale et leur action dans certaine dimension minimisera les effets des actes d’un wali aux antipodes de la Mauritanie rêvée…. La Mauritanie du discours de Ouadane. Un wali qui a juré d’emprisonner les notables du village de Diogountouro.

L’origine du courroux de notre wali est le manque d’affluence des villageois pour éteindre le feu de brousse. Le patron de l’autorité locale, durant cette réunion, tape le poing sur la table et ordonne à ce qu’on lui amène l’auteur du feu de brousse en question, et cela séance tenante.

Ce gouverneur qui s’est agité pendant près de 20 minutes contre des vieilles personnes n’a montré que ce qu’il est capable de faire. Mr le gouverneur, gouverner c’est anticiper, surtout sur la problématique des feux de brousse dans cette région bien arrosée cette année. Combien de kilomètres de pare-feux compte cette région avant ce feu de brousse dont la gestion par le village de Dioguntourro vous a vexé ?

Les services décentralisés de l’Etat, premiers responsables de ces constructions, ont-ils fait réellement et convenablement leur boulot ? Ces manquements vous ont-ils vexés ?

Les populations peuvent faillir à une mission donnée, les règles de l’art supposent que les autorités leurs rappellent leurs devoirs dans une conversation responsable et dans le respect, sans menaces ni insultes. Ainsi, l’autorité locale, par cette méthode, cherchera les causes de ce qu’elle considère comme manquements. Et cela, sans terroriser les populations avec un langage irrespectueux.

Mais c’est méconnaitre le quotidien de ces populations vis-à-vis des autorités locales dans la Mauritanie profonde.

Les responsables sont en grande partie les premiers ennemis de l’autorité centrale. Car l’image de celle-ci est écornée par ces responsables. Ces derniers brillent dans le racket et le mépris.

Ils sont (beaucoup d’entre eux) sources de peur et d’insécurité pour ces populations qu’elles sont sensées protéger.

Camara Seydi Moussa

● Mauritanie | l’étau se resserre autour de l’ancien président Ould Abdel Aziz

Financial Afrik – Près de 18 mois après l’inculpation de l’ex-président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz ainsi que plusieurs de ses hommes de confiance (ministres, hommes d’affaires …), le dossier risque de connaître une nouvelle tournure.

En effet, la cour suprême a confirmé, mardi 13 décembre, que l’affaire sera portée devant le tribunal de la corruption. Une décision qui vient mettre fin aux différents recours introduits par les avocats des accusés.

L’instance a également acquitté un homme d’affaires et levé la saisie des biens de certains des accusés, selon une source judiciaire.

©️ https://cridem.org/C_Info.php?article=761622

● Célébration de la Journée internationale des droits de l’Homme | Hommage aux victimes oubliées de l’épuration ethnique en Mauritanie (1986-1991) (Par IRA-MAURITANIE)

10 décembre 2022, siège de l’IRA-M, Nouakchott, Mauritanie
Hommage aux victimes oubliées de l’épuration ethnique en Mauritanie (1986-1991): Les pasteurs pulaarophones du Guidimakha


A l’occasion de la Journée internationale des droits de l’Homme, Ira-M réitère son engagement contre l’oubli et l’impunité. Par-delà les rassemblements annuels d’hommage à la communauté des disparus, suppliciés et déportés, dans les localités martyres de Azlat, Jreïda, Inal, Sorimalé et Wothie, nous rouvrons, cette année, la page des massacres commis, au Guidimakha, contre des paysans et éleveurs, tous locuteurs du Pulaar. A mesure que le temps passe, de nouveaux allégations affluent et confirment l’implication des forces de sécurité et des milices, sous l’égide d’une administration territoriale dont la chaîne de commandement reste à l’abri de la moindre poursuite en justice. Parce que la peur s’estompe, le désir d’équité ressurgit, reprend de sa vigueur ; le sel de la mémoire et la fatalité de la réparation constituent, en l’occurrence, le vecteur inépuisable de notre détermination à contrecarrer la « loi d’amnistie », du 14 juin 1993. Mokhtar Diallo, présent à la cérémonie de du 10 décembre 2022, se souvient et témoigne.
A l’époque des faits, sous l’autorité du Gouverneur, Dah Ould Abdeljelil, récemment recyclé à la présidence de la Commission nationale électorale indépendante (Ceni), de nombreux hameaux et campements de bouviers nomades endurent, durant 3 ans, la violence d’escadrons jusqu’ici au-dessus du droit ; la quasi-totalité des exactions et tueries, dessous rapportées, se déroulaient, en 1989 et 1990 ; elles engagent la responsabilité, exclusive, de Mauritaniens, anciens maîtres (Bidhane) et descendants d’esclaves (Hratine). L’identité ethnolinguistique des auteurs ne varie.
1. A Nebiya, commune de Ould Yengé, l’unique famille occupant les lieux, est décimée. Le père, Adama Ndiaye, son épouse Souadou et leurs sept enfants furent battus et emmenés, par un groupe de miliciens et le bétail spolié, le même jour. Ils ne reviendront jamais ; la majorité des civils, victimes d’assassinats à visée raciste, n’a bénéficié d’une localisation funéraire.
2. A Mouta’alla, bourg du département de Ould Yengé, des militaires, au matin, rassemblent 27 personnes (hommes, femmes et enfants), pour les conduire, en convoi, vers une destination inconnue. Les survivants ne parviendront à retrouver la trace des captifs.
3. A Tektaake, orée de Ould Yengé, deux hommes, emmenés par des soldats en uniforme, n’ont plus donné signe de vie, abandonnant, progéniture, logis et biens.
4. A Mudji, entre Selibaby et Gouraye, des éléments de l’armée procèdent à l’interpellation de 7 jeunes qui jouaient aux cartes, chez l’un d’eux. Ligotés et conduits, de force, hors du périmètre du village, aucun d’eux ne refait signe.
5. A Weyduyol, quartier de Sélibaby, chef-lieu du Guidimakha, 13 individus, de sexe masculin, succombent à la brutalité des hommes en uniforme ; trois périssent, dans la rue, à coups de pierres sur la tête et dix, à bout portant ou touchant, les tirs de fusil ayant visé la tête.
6. A Boruuji, municipalité de Gouraye, un détachement de la Garde nationale se saisit de 5 vendeurs de viande sur pied, raflés en rase campagne. Ils entrent, entravés, à la garnison, où leur arrivée provoque l’émoi des riverains ; un vieux notable soninké intervient, afin d’arracher la libération du plus jeune, au motif qu’il serait orphelin ; sa doléance obtient satisfaction mais les quatre autres n’en ressortiront plus ; plus tard, en catimini, ils seront enfouis, sur un site anonyme, entre Diaguili et Moullisimon.
7. A Kalinioro, département de Ould Yengé :
– Le directeur de l’école, Hadiya Ba, apprend que des miliciens arabophones entreprennent d’exproprier le patrimoine bovin de sa collectivité ; il se rend à l’endroit de l’incident et y trouve l’un de ses neveu, enchaîné au milieu des assaillants ; quand il tente de le détacher en discutant avec eux, il essuie une rafale, de leur arme d’assaut et succombe, aussitôt. Séance tenante, il fut enseveli dans un ravin naturellement creusé à la suite d’un écoulement des eaux de pluie ; après plusieurs réclamations du corps, le préfet de Ould Yengé supervise l’exhumation et remet, la dépouille, aux siens.
– Djibi Samba, éleveur de génisses, est abattu, sous les balles de la milice, tandis qu’il gardait ses veaux. Il est inhumé alentour.
8. A Mbomé et Gurel Mamudu, espace administratif de Gouraye, des gardes en tenue, ramassent les hommes valides et les internent, dans leur base ; ensuite, dès la tombée de la nuit, ils repartent violer les filles et mères, restées seules, en compagnie d’enfants et de quelques vieillards. Aucun homicide n’est enregistré, car la troupe répugnait, en général, à liquider, les femmes et les enfants, devant témoins.
9. A Dubalde, non loin de Ould Yengé, 9 pisteurs d’animaux volés par les miliciens s’évaporent, dans la nature.
10. A mi-chemin de Dangremu et Chagaar, à l’orée de Sélibaby, le dénommé Koundel disparaît.
11. Entre Kumba Ndaw et Guemou, circonscription de Ghabou, Mamadou Dioum, un bûcheron et son fils vont à la découpe, pour n’en jamais revenir….
12. A Sélibaby-ville :
– Yaya Tall, accouru à la recherche de son troupeau, ne réapparaît plus ; son fils y réside encore.
– Bala Sow subit une liquidation extrajudiciaire, en périphérie de l’agglomération, alors qu’il suivait les traces de son cheptel. La sépulture est identifiée.
13. A Kagnogol, périmètre de culture, aux environs de Mbayédiam, près de Sélibaby, Hamadi Kibbo, parti récupérer son dromadaire en vadrouille, qu’il venait d’ailleurs d’entraver, est éliminé, d’une arme à feu. Leur forfaiture consommée, les miliciens, en tenues militaires, emportèrent la bête.


Conclusion
Au terme de cet exercice de documentation non exhaustive, Ira-M ouvre le registre de la remémoration, à tout détenteur d’une bribe de détail qui extirperait, du néant abyssal, le passage sur terre, d’un parent, d’un ami, d’une connaissance, toutes victimes, trop tôt ôtées à la vie, par la convergence du sentiment de supériorité et du rejet de la différence. L’appel s’adresse, d’abord, aux sections locales de notre association, en particulier dans la Vallée du fleuve. Un jour, proche, bien plus proche qu’il ne paraît, les coupables rendront compte – même en dépit d’un exil doré au Qatar. La publication de la vérité, enfin, libérera, le tortionnaire, de ses angoisses et le rescapé de son ressentiment. Alors, la Mauritanie pourrait se réinventer un avenir.


Le bureau Exécutif

● Burkina Faso : Qui a tenté de faire un coup d’Etat au Capitaine Ibrahim Traoré ?

Les rumeurs ont couru le 27 novembre 2022 sur une tentative de coup d’Etat contre le Capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition. Des manifestants sont d’ailleurs sortis à la place de la nation à Ouagadougou le 28 novembre 2022 pour dénoncer cette présumée tentative de coup d’Etat.
Celle-ci a bel et bien eu lieu, selon les informations de Radio Omega. Le président de la transition a confié à des participants à une rencontre ce jeudi 1er décembre 2022, toujours selon Omega, que des sommes d’argent ont été distribuées et que les auteurs de la tentative de déstabilisation sont connus mais sont laissés en liberté dans un souci de dialogue.

« Des velléités avérées mais connues. La situation est sous contrôle », a confié une source proche du Chef de l’Etat à Faso7. L’identité des auteurs de la tentative de putsch n’a pas été révélée.

Pour rappel, le capitaine Ibrahim Traoré est arrivé au pouvoir après un coup d’Etat perpétré contre le lieutenant-colonel Sandaogo Damiba, le 30 septembre 2022.

©️ via https://faso7.com/2022/12/01/burkina-faso-qui-a-tente-de-faire-un-coup-detat-au-capitaine-ibrahim-traore/

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● Sénégal – Assemblée : Amy Ndiaye giflée par un Député, bagarre dans l’hémicycle [Vidéo]

Seneweb – Encore Amy Ndiaye Gniby ! Alors que l’affaire contre le guide des Moustarchidines n’a pas encore connu une issue heureuse, elle a remis ça.

Tout est parti d’une réaction de certains députés de l’opposition. Après les observations sur la forme du rapport relatif au projet de budget du ministère de la Justice, ce jeudi 1er décembre, ces derniers à savoir Sanou Dione, Guy Marius Sagna et Massata Samb ont demandé au président de l’Assemblée nationale, Dr Amadou Mame Diop de rappeler à l’ordre les députés de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) qui perturbent la séance.


Lors de sa prise de parole, Massata Samb a rappelé l’incident sur les propos « désobligeants » tenus à l’encontre du guide des moustarchidines, Serigne Moustapha Sy lors du passage du ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Abdoulaye Diome, dimanche dernier, devant l’Assemblée nationale.



Immédiatement, la parlementaire Amy Ndiaye s’est levée pour crier à tue-tête qu’elle était l’auteure de ces allégations dont il fait allusion. Sans tarder, Massata Samb va se diriger vers elle avant de lui donner une gifle.



Source : Seneweb (Sénégal)

Repris via kassataya https://kassataya.com/2022/12/01/senegal-assemblee-amy-ndiaye-giflee-par-un-depute-bagarre-dans-lhemicycle-video/

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● Arrestation à l’aéroport de New-York d’un mauritanien détenteur d’un faux visa

Sahara Médias – La police de l’aéroport de New-York a arrêté un jeune mauritanien qui tentait d’entrer aux Etats Unis avec un visa falsifié.

Des sources bien informées ont déclaré à Sahara Medias que le jeune mauritanien, arrivé lundi à l’aéroport Kennedy en provenance du Sénégal, a été retenu à l’aéroport après la découverte du visa falsifié.

Les mêmes sources ont ajouté que des membres de la communauté mauritanienne à New-York déploient d’importants efforts pour transférer le jeune homme en zone internationale de l’aéroport de New-York pour lui éviter l’entrée en territoire américain où il sera jugé pour escroquerie, un crime condamné par la loi fédérale américaine.

Nos sources ajoutent que le jeune détenu à l’aéroport de New-York séjournait au Gabon et qu’il était en contact avec un intermédiaire qui lui avait fait croire qu’il travaillait à l’ambassade des USA à Libreville auquel il a payé, avec trois autres mauritaniens des sommes importantes pour obtenir un visa d’entrée aux Etats Unis d’Amérique.

Le nombre de migrants mauritaniens illégaux à destination des USA a considérablement augmenté ces derniers temps, estimé cette année à plus de 3000 personnes dont des femmes et des enfants.

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=761276

● La police d’Akjoujt intimide le candidat du parti non-reconnu, Rag | Communiqué d’IRA-Mauritanie

Initiative de Résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M)



La police d’Akjoujt intimide le candidat du parti non-reconnu, Rag

Le 11 novembre 2022, le député Biram Dah Abeid et trois de ses compagnons arrivent dans la ville d’Akjoujt, à l’invitation de Hamoud Ould Mane, cadre de la Société des Mines de cuivre de Mauritanie (Mcm). A 21h, l’équipe – visiteurs et amphitryon réunis – atteint Tabronkout, localité du désert, 45 km plus à l’est du chef-lieu de la région de l’Inchiri. Mu par les usages de l’hospitalité, Hamoud Ould Mane, dresse une tente, au milieu de la steppe inhabitée, afin d’y accueillir ses invités, lesquels reçoivent, alors, un accueil des plus chaleureux.
Le lendemain, 12 novembre, le leader de l’Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M), Biram Dah Abeid et ses amis, quittent Tabronkout en fin d’après-midi, vers le domicile de Hamoud Ould Mane, représentant de Réforme et action globale (Rag) dans le département d’Akjoujt et son candidat à la mairie éponyme, en 2023. Faut-il le rappeler, le député Biram Dah Abeid est titulaire du Prix des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme, en 2013. Il arrivait deuxième, en nombre de voix, lors des élections présidentielles de 2014 et 2019. De tels résultats furent authentifiés selon les critères de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et du Conseil Constitutionnel (Cc), en dépit de leur alignement sur le pouvoir du moment.
A peine à l’intérieur de la maison de Hamoud Ould Mane, Biram Dah Abeid est sollicité par un officier de police qui frappe à sa porte : « je suis envoyé par mes supérieurs pour vous signifier qu’il vous est strictement interdit de tenir des meetings ici à Akjoujt et je suis chargé avec mes éléments de faire respecter cette consigne ». Le député répliqua sa surprise, protesta de son statut d’élu de la république et rassura quant à ses intentions initiales ; il ne venait pas à Akjoujt en vue d’y tenir un rassemblement mais devait juste s’y laver et changer de vêtements, avant de regagner Nouakchott, la capitale, le même soir.
Manifestement pas assez rassuré, le chef de l’unité de police renforça le blocus de la maison : il disposait, devant le logis, plusieurs véhicules d’intervention anti-émeute où veillaient des dizaines d’agents lourdement armés. Ces derniers se mirent à menacer et harceler les citoyennes et citoyens venus saluer le candidat aux élections présidentielles de 2024. Assez vite, les forces de l’ordre procèdent, dans la nuit du 12 au 13 novembre, à l’évacuation, manu militari, des sympathisants de l’Ira et de Rag.
Le parlementaire se permit de demander, à ses détracteurs, la cause d’autant de zèle et de provocations délibérés ; l’interlocuteur officiel rejeta la responsabilité sur ses supérieurs – le préfet et le gouverneur d’Akjoujt – auteurs de du commandement ferme d’importuner Biram Dah Abeid. Il ne s’agit, ici, que d’une entrave supplémentaire au travail de Rag, dans un contexte de pénurie organisée de partis politiques, afin d’exclure, de la compétition, les entités dont la popularité et le sens de la mobilisation constituent le principal contrepouvoir à la domination ethno-tribale. Or, avec une démocratie ainsi malmenée et des règles du jeu instituant le monopole au détriment de la diversité, la Mauritanie s’éloigne de la paix, consacre l’impunité et s’ouvre la voie à un regain de toutes les formes d’extrémisme. La présente note d’alerte veut empêcher la poursuite du verrouillage de l’émulation et souhaite prévenir les fraudes obliques qui tendent à restreindre l’expression du suffrage universel, au profit de la coalition de la Majorité.
Nous, Ira, Rag et autres alliés voulons, contre la contestation du verdict des urnes, un scrutin de vérité, de transparence et de libre concurrence des projets. Notre victoire ne nous sera pas volée.


Nouakchott le 13 novembre 2022
La Commission de la Communication

● O. Icheddou : Le dossier de la décade est légalement et judiciairement mort.

Essahraa – Le dossier de notre client « est cliniquement, légalement et judiciairement mort », a affirmé ce jeudi 3 novembre courant, le coordinateur du collectif de défense de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz Me Mohameden Ould Icheddou.

La « mort clinique » du dossier est dû au fait qu’il avait été édifié sur du faux, a-t-il ajouté, disant que l’accusation avait été prononcée sur la base du rapport de la commission parlementaire, qui a été créée « en violation du texte constitutionnel », a précisé l’avocat.

Me Ould Icheddou a fait ces déclarations au cours d’une conférence de presse tenue par le collectif de défense de l’ex Chef de l’Etat, qui se trouve actuellement hors du pays

Vidéo

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=760702

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