Vidéo – L’accès au réseau téléphonique continue de se poser dans de nombreux villages situés sur les bords du fleuve, à la frontière avec le Sénégal. En dépit des réclamations remontant à de nombreuses années, l’accès au réseau n’est possible que via les opérateurs du pays voisin.
Dans un continent africain encore largement sous équipé, la couverture par le réseau téléphonique mobile et internet connaît un véritable engouement, mais reste un défi dans de nombreuses régions enclavées, les opérateurs télécoms se concentrant de préférence dans les zones peuplées.
C’est le cas de certaines localités du Sud de la Mauritanie, notamment au niveau de la frontière avec le Sénégal. Une situation vécue par une dizaine de villages d’une population globale d’environ 7.000 habitants, tous situés à l’Ouest de la ville de Boghé, dans la vallée du fleuve Sénégal.
Dans cette région, l’accès au réseau télécom mauritanien est quasi impossible. Les communautés sont obligées de recourir au réseau sénégalais, plus efficient et qui couvre toute la vallée et les régions frontalières du côté mauritanien.
Cheikh Amadou Bass, fonctionnaire habitant le village de NDiol, et vivant à Nouakchott, insiste sur l’importance économique et sociale de l’accès au réseau téléphonique et internet. Il rappelle une revendication des communautés qui remonte à 2010, restée jusqu’à présent sans suite.
Dialtabe Salif, notable, signale que plusieurs villages sont connectés aux réseaux de l’eau potable et de l’électricité. Le gros problème reste l’accès au réseau de téléphonie mobile et internet, qui se fait toujours via le Sénégal, avec l’obligation d’acheter la puce et le crédit au Sénégal ou chez quelques revendeurs mauritaniens en monnaie sénégalaise, le franc CFA, qui n’a pas cours en Mauritanie.
Enfin, Mamoudou Fall, élève, pose le problème lié aux facilités offertes par la connexion dans le cadre des études, et le coût du crédit pour l’accès au réseau du Sénégal.
Sahara Médias – Le gouvernement mauritanien a discuté lundi avec une délégation de la société égyptienne Arab Contractors l’étude du projet de construction d’un réseau de tramway à Nouakchott, sur la base de la lettre d’entente signée entre les deux parties en Juillet 2022.
Le ministre de l’équipement et des transports a déclaré que ce projet entre dans le cadre du programme « Taahoudati » du président de la république, afin de faciliter le transport aux populations à l’intérieur et à l’extérieur de la capitale.
Le ministre a demandé aux services techniques spécialisés d’étudier la proposition faite du projet afin de terminer les mesures techniques s’y afférent dans les meilleurs délais.
Selon le ministère, dans le souci de permettre aux services techniques spécialisés des deux parties de parachever ces mesures, il a été convenu de prolonger la lettre d’entente de 6 nouveaux mois.
La société égyptienne a présenté une offre relative aux premières études qu’elle a réalisées comprenant une proposition pour le tracé du tramway et une autre relative aux voies de financement du projet.
EN BREF | Cridem – Le président Ghazouani a limogé lundi 21 août le directeur général de la SNDE, Mohamed Mahmoud Ould Jaafar, lors du Conseil des Ministres, rapporte Taqadomy. Son adjoint a été également emporté par la crise de l’eau.
Depuis le début du mois d’Aout, l’eau potable est coupée toute la journée et parfois la nuit dans de nombreux grands quartiers de la capitale mauritanienne. En effet, le plus grand réseau d’eau qui alimente une grande partie de la capitale a rencontré des difficultés de traitement des eaux.
Une crise qui ne fait qu’accentuer les difficultés d’approvisionnement en eau potable dans plusieurs localités de Nouakchott.
Lancée en 2007 par l’Union africaine, le projet de la Grande muraille verte prévoyait de planter des végétaux en masse dans 11 pays du Sahel, du Sénégal jusqu’à Djibouti, pour restaurer 100 millions d’hectares d’ici 2030 et lutter contre la désertification. Une initiative aussi sociale et créatrice d’emplois. Mais plus de 15 ans plus tard, seulement 5 % du projet a été réalisé… Besoins de financement, changement climatique : les freins au projet sont nombreux. Comme en Mauritanie, où le territoire est touché à 80 % par la désertification. Reportage dans la commune de Taguilalet.
À 200 km de la capitale, dans la commune de Taguilalet qui vit principalement de l’élevage, les dunes grignotent du terrain de jour en jour. Pour ralentir leur avancée et reverdir le Sahel, l’initiative de la Grande muraille verte prévoit de planter 20 000 arbres sur un site voisin cet été.
L’occasion pour Sidina Ely, le directeur général de l’Agence nationale de la Grande muraille verte, d’intéresser de nouveaux investisseurs car plus que jamais, il faut mobiliser les financements : « Il est important que le secteur privé s’implique. Il y a beaucoup d’opportunités comme le maraîchage, la production d’arbres fruitiers, la valorisation des produits forestiers non ligneux… On peut faire beaucoup de choses avec ».
• Mettre les populations au cœur du projet Car quinze ans après la mise en place du projet de restauration des terres, l’initiative peine à décoller et les freins sont nombreux. Parmi ces freins : le manque d’eau exacerbé par les périodes de sécheresse et le manque de dispositifs pour irriguer les terres.
Il faut aussi rendre l’initiative attractive pour que les populations se l’approprient, comme avec cette ferme communautaire. Ici, 121 femmes font du maraîchage, de l’arboriculture, élèvent des poules et vivent de leur production tout en s’impliquant en parallèle dans l’activité de reboisement. Ce sont elles qui s’occupent des plants d’arbres qu’elles planteront plus tard.
Une initiative qui a changé la vie de Salmé Sambé, formée sur place : « Nous produisons des pastèques, des carottes, de la gomme arabique ou du pain de singe. On était beaucoup de femmes dans la commune à ne rien faire et maintenant on a ce projet qui nous rapporte beaucoup d’arbres et de légumes ».
Une ferme qui leur permet aussi de générer des revenus grâce à l’épicerie communautaire et les missions temporaires de reboisement. « Tous les gains de la boutique sont pour nous. Et en plus, les gens de la commune bénéficient de produits locaux et frais comme le poulet local », explique Aicha Ambouha.
Mais pour que l’initiative fonctionne, explique Ousmane Abou Niane, le chef d’antenne du projet, il faut aussi dialoguer avec les éleveurs et délimiter les zones d’intervention : « Il y a toujours eu des problèmes entre éleveurs et cultivateurs mais ils comprennent aussi l’objectif, il y a un intérêt pour tout le monde. Donc ils vont à côté. Si on ne dialogue pas avec eux, on ne peut rien faire. S’ils ne sont pas d’accord, ça ne marche pas ».
• Des financements qui tardent à venir Si les fonds publics promis par la communauté internationale tardent à être débloqués, c’est aussi parce que le projet est complexe, justifie Cristina Isabelle Santos, la représentante de la Banque mondiale qui a promis 5,6 milliards de dollars aux pays du Sahel d’ici 2025. Selon elle, il est important de prendre son temps pour financer des projets durables.
« Les fonds sont toujours disponibles si les initiatives avancent. Ça prendra toujours plus que cinq ans parce qu’on sera pas capable de créer la muraille verte en cinq ans mais l’important c’est d’aller au-delà des difficultés du début et d’arriver à un équilibre et un rythme d’exécution qui permet que les activités continuent et que d’autres fonds viennent ensuite aussi au-delà de 2025. »
Pour Bénédicte Brusset, directrice de l’Agence française de développement (Afd), également partenaire du projet et qui a consenti une aide de 8 millions d’euros récemment, il ne faut pas s’arrêter au projet initial. Selon elle, il est également intéressant de prendre en compte les activités non labellisées « muraille verte » qui contribuent à l’initiative.
« On pourrait réfléchir à repenser le tracé et considérer que toutes actions de restauration des terres, de retenue d’avancée du désert, de fixation des dunes puissent avoir lieu hors tracé et contribuent à une agriculture résiliante. »
Objectif affiché d’ici 2030 pour la Mauritanie : restaurer 10 millions d’hectares de terres agricoles. Plus de 85 000 plans d’arbres seront plantés cette année dans la région du Trarza.
BPM – La Banque Populaire de Mauritanie , à travers son service Bankily , a mis en place un partenariat avec Orange Money Europe afin que la diaspora mauritanienne résidente au sein de pays européens puisse disposer d’un service de transfert d’ argent rapide et facile vers la Mauritanie.
Tout mauritanien ou résident en France, Allemagne, Espagne, Italie, Portugal, Belgique, Luxembourg ou les Pays Bas, pourra transférer de l’argent en quelques minutes sur un compte Bankily en Mauritanie.
L’expéditeur devra disposer de l’application Orange Money Europe, alimenter son porte-feuille et procéder simplement au transfert d’argent vers un numéro de téléphone Bankily.
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Le service clientèle de la Banque Populaire de Mauritanie est joignable au 45 20 17 17 et via le numéro whatsapp + 222 36 37 68 00
~Avec notre correspondante à Nouakchott, Léa Breuil
Depuis le 12 juillet 2023, les tuks-tuks, véhicules à trois roues populaires et bon marché, sont interdits au cœur de la capitale mauritanienne. Une mesure diversement appréciée à Nouakchott. Les autorités assurent qu’il s’agit notamment d’une question de sécurité.
C’est un changement radical dans les rues du centre-ville de Nouakchott : les tuk-tuks, ces véhicules à trois roues populaires, sont désormais interdits à la circulation dans l’hypercentre de la capitale depuis le 12 juillet.
Cette décision fait suite à une réorganisation des modes de transports, une réforme mise en place par le ministère de l’Équipement et des transports. Officiellement, ces véhicules, qualifiés de complémentaires, « ne remplissent pas les conditions de sécurité ».
« Une décision qui met au chômage des milliers de jeunes » Dans une rue très commerçante de Tevragh Zeïna, un quartier central de Nouakchott, l’agitation a ainsi laissé place à un calme peu habituel. Avec l’interdiction des tuk-tuks, il s’agit pour le ministère de l’Équipement et des transports de désengorger les routes, limiter les accidents et la conduite sans permis. Une mesure discriminante selon Chérif Mahmoud, propriétaire d’une douzaine de tuk-tuks depuis trois ans. « C’est une décision qui met au chômage des milliers de jeunes et qui pose des problèmes à des milliers d’investisseurs, lance-t-il. D’un coup, sans nous prévenir, on nous interdit le centre-ville, le centre névralgique de Nouakchott où il y a tous les grands marchés, où il y a tous les ministères, tous les hôpitaux. »
Un changement d’habitude aussi pour les usagers du centre-ville. Désormais, pour se rendre au travail, Ramata doit prendre le bus. « Le tuk-tuk, c’est plus rapide que le bus, affirme-t-elle. Le tuktuk, ça goûte 100 ouguiyas, le taxi c’est 200. Nous, on n’a pas cet argent ».
Le gouvernement veut donner un cadre juridique à ce type de transport La décision du ministère ne signifie pas que les tuk-tuks ne circuleront plus à Nouakchott. Le gouvernement veut donner un cadre juridique à ce type de transport en immatriculant ces véhicules mais aussi attribuer des licences pour leur permettre de circuler dans trois grandes zones bien définies en dehors de l’hypercentre. Les tuk-tuks devront même avoir une couleur spécifique selon leur zone.
En 2022, selon les statistiques communiquées par le ministère des transports, 89% des accidents matériels impliquaient un tuk-tuk.
EN BREF | Cridem – La vente d’or a rapporté à la Mauritanie 110 millions de dollars soit 39 milliards d’ouguiyas anciennes au premier semestre 2023, d’après des statistiques publiées ce jeudi 13 juillet par Maaden Mauritanie.
En 2022, la production d’or semi-industriel a généré plus d’un milliard 700 millions d’ouguiyas anciennes, indique Maaden Mauritanie sur sa page Facebook.
Le volume des investissements dans le secteur se chiffre à 60 millions de dollars soit 21 milliards 900 millions MRO, avec la création de 600 emplois directs.
Au 30 juin 2023, la production d’or semi-industriel était de 2040, 49 KG.
M.Baliou Coulibaly Président de la Coalition Mauritanienne Publiez Ce Que Vous Payez (PCQVP) a été officiellement investi en tant que représentants de la société civile africaine au Conseil international de l’ITIE.
Cela s’est passé à Dakar où se tient depuis hier la Conférence mondiale de l‘ITIE.
Cette consécration est le fruit d’une décennie de labeur et d’engagement citoyen.
M.Coulibaly figure ainsi parmi les dix nominés sélectionnés par le Groupe consultatif de la société civile (GCSC) dans le cadre d’un processus de sélection rigoureux pour siéger en tant que représentants de la société civile au Conseil d’administration international de l’ITIE pour le mandat de trois ans allant de juin 2023-2026. Ces candidats ont été officiellement nommés après l’élection tenue lors de la réunion des membres de l’Association de l’ITIE qui se tient présentement à Dakar au Sénégal.
Une note de l’ITIE souligne que : « Au cours du processus de mise en candidature, le GCSC a été impressionné par le riche talent du collège des OSC de l’ITIE et par l’engagement, les réalisations et la diversité des expériences. Parmi les 10 finalistes figurent six femmes et quatre hommes qui collectivement apportent une profondeur d’ expertise inégalées : le groupe comprend des vétérans de l’ITIE qui ont défendu avec succès des questions prioritaires au niveau du Conseil, comme les attentes à l’égard des entreprise en 2022, et qui ont accompli les travaux des comités avec diligence; il y a aussi de nombreux nouveaux leaders qui se sont distingués en augmentant la transparence et la redevabilité dans les initiatives nationales, en introduisant des innovations dans la diffusion des données et en travaillant directement avec les communautés touchées par le secteur extractif. Ensemble, les candidats apportent une vaste expertise technique dans toute la chaîne d’approvisionnement, la recherche, la défense des politiques, l’engagement des parties prenantes et les compétences de négociation, ainsi que de solides réseaux aux niveaux local, national, régional et mondial. Ainsi, les candidats constituent un groupe bien placé pour aborder les priorités continues et de pointe du programme de l’ITIE, y compris la protection de la société civile et les questions clés au cœur des révisions proposées à la norme de l’ITIE, y compris la transition énergétique, genre et lutte contre la corruption. »
A noter également que le premier ministre Mohamed Bilal Messaoud qui a assisté à l’ouverture de la conférence a reçu au nom de la Mauritanie le prix du leadership du respect des normes de transparence.
Cette double distinction et la reconnaissance des efforts de transparence dans le domaine des industries extractives est encourageante surtout à la veille de l’exploitation des importantes richesses gazières.
C’est une nouvelle structure proposant divers services qui ouvrira ses portes ce 8 mai 2023 à Nouakchott (Cité Plage). Elle est à l’initiative de M. Adama AbdiCamara, originaire du village de Dafort.
● Horaires : 9H – 18H
Listés ci-après les différents services que le fondateur de l’agence ADAUTO + ADAFOOD nous assure proposer :
~ Nos services de nettoyage à sec auto
~ Rénovations auto intérieur et extérieur (plastique, cuir, phare)
~ Réparation des pare-brises
~ Chargement des batteries et débosselage sans peinture
~ Diagnostic
~ Location et vente des voitures
~ Vente des produits écologiques pour les voitures
~ Nettoyage des salons à sec + Nettoyage des tapis à sec sans eau
~ Polissage pour la carrosserie des voitures
~ Traitement des rayures sur la carrosserie des voitures
~ Fast food ADA FOOD CAFÉ (Ouvert de 9h à 2h du mardi matin au dimanche)
● Zone : Cité Plage – Carrefour Kaédi après le feu rouge.
Ba Aliou Coulibaly – Nous venons d’apprendre par le biais de la déclaration de Monsieur Krombaly Lehbib , conseiller du Ministre du Pétrole des mines et de l’énergie que l’un des opérateurs en exploitation dans le domaine des hydrocarbures a cédé une part importante de son capital à une entreprise Qatari.
Selon le conseiller cette opération est normale et se passe selon les règles de l’art. Il précise qu’il s’agit d’une opération qui intervient entre deux entreprises et que cela ne concerne pas la Mauritanie.
Certes le code minier est différent du code pétrolier mais sur la base des expériences vécues dans le domaine des cessions d’actifs et du benchmarking sur l’affaire de la cession de la mine de Tasiast par Redback Mining à Kinross nous venons interpeller notre collègue à deux niveaux.
D’abord nous pensons qu’il s’agit d’une opération de vente qui comme toute opération de vente doit être naturellement soumise au code général des impôts et surtout quand la transaction s’effectue sur une ressource naturelle dont l’état est le premier pour ne pas dire le seul propriétaire.
Deuxièmement, partant de l’affaire de Redback et sur la base de la jurisprudence, le code minier qui considère les licences comme des titres fonciers qui doivent obéir aux mêmes conditions en cas de cession ou de rétrocession, l’état serait donc amplement concerné et doit naturellement bénéficier dans cette transaction. Normalement, à ce jour, cette disposition devait été prise compte dans notre législation.
Si cette disposition qui prévoit que l’état propriétaire des ressources doit bénéficier d’un pourcentage dans toutes opération de transaction concernant la licence n’a jusque jusque-là pas été formalisée cela prouve que nous apprenons lentement de nos erreurs et ce au détriment du contribuable.
Pourtant d’autres mesures beaucoup plus contraignantes ont été entreprises par les pouvoirs publics.
La Coalition Mauritanienne PCQVP saisit cette tribune pour inviter le législateur Mauritanien à se pencher le plus rapidement possible sur cette question de cession de licences longtemps résolue dans beaucoup de pays et qui jusque la constitue un talon d’Achille de notre législation largement exploité par les spéculateurs de tout ordre.
A titre d’exemple, non loin de chez nous, pour ne pas le nommer, la cession des actifs de Timis Corporation à Kosmos Energy constitue un cas d’école qui fait encore couler beaucoup d’ancre.
Il est important de rappeler que la plupart des transactions illicites qui engrangent tranquillement des sommes astronomiques au détriment des pays se passent dans cette étape et non celle de la production proprement dite.
Ba Aliou Coulibaly, Président de la Coalition Mauritanienne PCQVP, Membre du Comité National ITIE
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