Dans la journée du mercredi 21 septembre 2022, une demi-douzaine des militants aurait été arrêtée dans la capitale mauritanienne, Nouakchott. Selon diverses sources proches du mouvement anti-esclavagiste mauritanien, ces arrestations ne sont liées à aucun motif lisible.
Dans l’après-midi, diverses sources laissaient entendre qu’une arrestation serait en gestion à l’encontre du député Biram Dah Abeid attendu en provenance de Paris en compagnie de son épouse Leila.
Aux dernières nouvelles dans la soirée indiquent que le député est arrivé et sorti de l’aéroport Oum Tounsi visiblement sans encombres.
Le chef de centre de L’Etat civil de Selibaby refuse le recensement à une citoyenne sous prétexte que cette dernière serait plus âgée que la date de naissance déclarée « tu dis que tu es née en 2000, tu fais plus, dis moi ta vraie date de naissance ».
Ce refus vexant arrive alors que le dossier de la pauvre dame a été validé par la commission de l’enrolement dont fait partie le chef de centre. La chose la plus incroyable est que la justice, après enquête avait rendu un jugement validant la date de naissance de l’intéressée.
Depuis plus d’un mois maintenant, le chef de centre décrié s’amuse a donné des rendez-vous sans fin à la pauvre citoyenne, moments pendant lesquels la jeune dame est soumis à un interrogatoire pour le moins humiliant. Le chef, sans limite dans son abus de pouvoir a même convoqué la maman de la concernée pour lui dire que sa fille est plus âgée que la date de naissance déclarée.
Pourquoi le chef de centre de recensement de Selibaby se dédit de la sorte ? Pourquoi ne fait il pas confiance à la justice qui a fait son travail ? En tout cas cet administrateur a fait ce qu’il veut au détriment d’une citoyenne qui ne réclame que son droit à l’état civil. Et tout cela se passe au moment où le chef de L’Etat demande aux administrateurs de bien se comporter, de restaurer la confiance avec le peuple et de répondre aux demandes des citoyens.
Lundi 19 septembre 2022, le député mauritanien Biram Dah Abeid a rencontré plusieurs journalistes africains en poste à Paris. En échange avec eux durant plusieurs heures, le leader anti-esclavagiste du mouvement IRA-Mauritanie a répondu avec clarté aux questions posées. De l’historique de son engagement droit-de-lhommiste, sa stature politique en Mauritanie, les questions d’actualité, la géopolitique sous-régionale et les perspectives qui pointent à l’horizon, il a tenu à exprimer et expliciter ses positions.
À suivre prochainement une interview réalisée avec le journaliste beninois Emeric Tohouégnon sur la chaîne généraliste africaine Télésud basée à Paris. Présents également un journaliste sénégalais pour Seneweb et un journaliste malien de La Voix du Mali. Leurs articles sont attendus également dans la presse.
Sur la thématique de l’esclavage, le journaliste sénégalais M. LY (Seneweb) raconte avoir été visé bruyamment par certains milieux négro-mauritaniens, quand il avait abordé les restes liées (cimetières séparés) au phénomène dans certaines localités dans notre zone. Connaisseur de certaines réalités sociales et politiques de la Mauritanie, il a indexé des contradictions saillantes au sein de groupes negro-mauritaniens qui luttent contre le racisme à l’échelle du pays. Très surpris, je me suis dit qu’une certaine conscience émerge au sein du monde africain sur nos anachronismes et nos bizarreries intra-muros. On ne peut couvrir des mentalités esclavagistes et féodales chez nous en coulisses et s’affirmer ailleurs chantres antiracistes. C’est trop gros !
ALAKHBAR (Nouakchott) – Des sources locales ont rapporté dimanche le décès de l’un des blessés du conflit foncier de Néchab, une localité de la moughata de Néma (Hod el Chergui).
Le conflit éclaté jeudi dernier a fait 24 blessés dont deux grièvement. 15 des blessés ont été évacués à l’hôpital régional de Néma. Le litige foncier qui dure depuis plusieurs années s’intensifie à chaque saison agricole.
De nombreuses localités du pays sont en proie à des conflits fonciers dans les zones agricoles.
L’association Armepes-France instaure un Prix biennal de reconnaissance et d’encouragement (Prix Gambanaaxu) à partir cette année 2022. Ce dimanche 18 septembre 2022 lors d’une rencontre de travail de l’association, le trophée de cette première édition a été décerné à monsieur Traoré Hamet communément connu cheikh Abdoulaye Traoré de Testaye (Guidimagha Mauritanie). Nous lui adressons nos chaleureuses félicitations et saluons le superbe travail réalisé par la commission chargée du Prix.
Ci-après la lettre adressée au récipiendaire par le président d’Armepes :
PRIX GAMBANAAXU FEDDE ~ RECONNAISSANCE ET ENCOURAGEMENTS 2022 POUR LA DÉFENSE DES DROITS HUMAINS
L’association Armepes-France (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Eradication de la Pratique de l’Esclavage et ses Séquelles), l’ONG droit-de-lhommiste initiatrice de la mouvance internationale abolitionniste Gambanaaxu Fedde décerne ce Prix Honorifique à vous Monsieur TRAORÉ Hamet communément connu cheikh Abdoulaye Traoré. Natif du village de Testaye en Mauritanie, membre fondateur d’Armepes, vous vous êtes investi socialement et intellectuellement pour promouvoir vaillamment cet engagement humaniste et citoyen dans la communauté soninké. Vous avez été le premier conférencier de l’association, notamment en animant la conférence pionnière en date du 22 novembre 2011 à Paris.
Notre vive et fraternelle reconnaissance et nos chaleureux encouragements à vous.
Les consultations en cours entre le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation et les partis politiques sur la préparation participative et consensuelle élections ont abouti à un consensus sur tous les points liés aux prochaines élections législatives, municipales et régionales, qui faisaient l’objet de désaccords entre les différents acteurs politiques.
Les points de consensus entre le ministère de tutelle et les partis politiques comprenent la proportionnalité aux élections régionales et municipales, la proportionnalité aux élections législatives, la liste nationale, le redécoupage de Nouakchott en trois circonscriptions électorales, les délais électoraux, le recensement administratif à caractère électoral, la commission électorale indépendante, l’état civil et l’accord de principe sur la contribution au financement des campagnes électorales.
Les partis politiques ont adopté à l’unanimité les propositions présentées par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, au nom de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, ce qui a permis de surmonter toutes les divergences qui subsistaient entre les parties concernées, notamment l’installation de la Commission électorale indépendante avant le 31 octobre. A cette dernière sera confiée la tâche de fixer les prochaines échéances électorales, en concertation avec le gouvernement et les partis politiques.
Il a également été convenu d’adopter la proportionnalité à un tour au niveau de tous les conseils régionaux et municipaux, avec la condition que le président du conseil régional ou le maire soit la tête de la liste qui obtient le plus grand nombre de suffrages exprimés.
En ce qui concerne la proportionnalité aux élections législatives, les représentants à l’Assemblée nationale sont élus à 50 % selon le système proportionnel et à 50 % selon le système majoritaire à deux voix, et une liste nationale des jeunes sera créée, alternant les deux genres, composée de 11 sièges, à condition qu’ils comprennent au moins deux places pour les personnes handicapées.
Dans le cadre de cet accord, la ville de Nouakchott sera redécoupée en trois circonscriptions électorales, chaque circonscription se voyant attribuer 7 sièges, soit une augmentation de 3 sièges, portant le nombre total des sièges de Nouakchott à l’Assemblée nationale à 21 sièges. La détermination des dates des élections est laissée à la Commission électorale nationale indépendante en consultation avec le gouvernement et les partis politiques, en tenant compte des conditions climatiques appropriées.
Dans le cadre de cet accord, un recensement administratif à caractère électoral sera organisé par la Commission électorale nationale indépendante en concertation avec le gouvernement et les partis politiques, avec l’approbation de principe de la contribution de l’État au financement d’une partie des dépenses de la campagne électorale, suivant une procédure qui fera, ultérieurement, l’objet de consultations avec les partis politiques, et toutes les mesures nécessaires seront prises pour permettre à l’électeur de voter et d’exercer son droit de vote dans les meilleures conditions.
La conduite de cette concertation, qui s’est déroulée à l’hôtel Mauricenter à Nouakchott-Ouest, a été assurée par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, en présence du secrétaire général de le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Mohamed Mahfoudh Ould Brahim, d’un certain nombre de responsables centraux au même département et de présidents et représentants de 24 partis politiques.
Au moment oû, à l’initiative du Ministere de l’intérieur, les partis politiques de la majorité et ceux de l’opposition discutent sur le thème des prochaines élections, leurs modalités de tenue, les réformes à entreprendre pour les rendre plus democratiques, plus consensuelles etc…il faut rappeler une tare majeure qui affecte profondément le jeu électoral : le refus de reconnaissance de partis politiques dont les dirigeants comptent pourtant parmi les acteurs majeurs de la vie politique depuis parfois des décennies. C’est le cas de M. Samba Thiam, leader du FPC et de M. Biram Dah Abeid, leader du RAG. Ce qui est paradoxal c’est que le rôle politique de ces leaders est reconnu, validé et vivifié par tous. Ils sont reçus comme tels par le chef de l’Etat, son Premier Ministre et ses ministres aussi régulièrement que les autres et sont tout aussi régulièrement, invités à participer à toutes les initiatives politiques comme par exemple les » dialogues et concertations » prises depuis feu Sidi Ould Cheikh Abdallahi, jusqu’à M. Ghazouani en passant par M. Ould Abdel Aziz. La question est donc de savoir qu’est-ce qui motive le refus d’acceptation de leurs partis respectifs alors que dix mille partis cartables sont reconnus et hantent les couloirs des ministères ? Pourquoi Biram Dah Abeid et Samba Thiam devraient-ils être condamnés à vivre comme des leaders politiques fantômes devant user de subterfuges pour jouir de leur droit à une existence légale, c’est à dire le droit de participer comme tout le monde, avec leurs propres formations, à toutes les élections par exemple? Cette affaire ne concerne pas seulement leurs militants mais toute la classe politique. Il est temps de mettre fin à cette anomalie et de réintégrer un peu plus de droit et de bon sens dans le paysage politique de notre pays si l’on veut sa réelle normalisation.
ALAKHBAR (Nouakchott) – La vice-coordinatrice de l’Organisation pour l’Officialisation des Langues Nationales (OLAN), Souzy Boye, estime que la Loi d’orientation de l’Éducation nationale « vise l’arabisation totale du système éducatif » et parle d’une expérimentation « sans lendemain » des langues nationales.
OLAN est un sursaut de citoyenneté qui a réuni des mauritaniens de différents horizons et de différents profils après l’annonce de la présentation du projet de Loi d’orientation de l’Éducation nationale, portée par le Ministère de l’Éducation nationale et de la Réforme du Système éducatif.
ALAKHBAR_ Qu’est-ce que vous réclamez précisément pour les langues nationales ?
La constitution mauritanienne reconnait quatre langues: le wolof, le puular, le soninke et l’arabe. Parmi celles-là, l’arabe est la seule langue officielle. Les autres sont des langues nationales. Nous demandons donc l’équité et l’égale citoyenneté de tous les mauritaniens et par conséquent l’officialisation des langues Puular, Soninke et Wolof au même titre que l’Arabe.
ALAKHBAR_ Pourquoi vous fustigez la Loi d’orientation de l’Éducation nationale ?
En fait, l’OLAN ne s’oppose pas à une réforme de notre Éducation. Plutôt, nous dénonçons les nombreuses zones d’ombre dans la Loi d’orientation de l’Éducation nationale. C’est une loi ambiguë quand elle aborde la réintroduction des langues nationales au système éducatif.
En lisant l’article 65, on comprend que la loi vise plutôt l’arabisation totale du système éducatif. Pour les langue nationales on nous propose simplement une expérimentation sans lendemain aux classes préscolaires et fondamentales.
D’ailleurs, les langues nationales ont été expérimentées il y a 20 ans. Pourquoi refaire aujourd’hui? Et puis, la nouvelle loi ne définit pas la période d’expérimentation. Comme je l’ai dit, il y a une volonté réelle d’arabiser tout le système éducatif.
Nous sommes seulement pour une réforme de l’Éducation qui accorde les mêmes chances à tous les enfants mauritaniens quel que soit leur appartenance communautaire.
Dans un post de la page officielle Facebook de l’ambassade des États-Unis en Mauritanie, une aide financière de 100 000 dollars est annoncée pour les populations durement impactées à Kaedi et Nouakchott par les pluies diluviennes de dernières semaines.
• Ci-dessous l’élément de la publication :
#USAMauritania L’Ambassade des États-Unis, par l’intermédiaire de l’Agence des États-Unispour le Développement International (USAID), fournira une aide immédiate de 100 000 dollars pour soutenir les personnes touchées par les fortes pluies et les graves inondations à Kaedi et dans les quartiers de Dar el Baida et Dar Naim à Nouakchott. Cette première assistance rapide fournira des espèces et des articles non alimentaires à 3 540 personnes dans 590 ménages pour couvrir la perte en aliments de base et en vêtements, et accéder à des services tels que le pompage de l’eau ou l’achat de sacs de sable pour éviter d’autres dommages aux ménages. L’assistance réduira également le risque d’infection, de maladie et d’autres dommages causés par les inondations. L’Ambassade continuera d’évaluer et de coordonner les efforts humanitaires avec le gouvernement mauritanien et d’autres parties prenantes. Les États-Unis sont aux côtés du peuple mauritanien alors qu’il continue de faire face à ces graves inondations et qu’il commence à se remettre.
ستقدم السفارة من خلال الوكالة الأمريكية للتنمية الدولية 100000 دولار كمساعدة فورية لدعم المتضررين من الأمطار الغزيرة والفيضانات الشديدة في مدينة كيهيدي وأحياء الدار البيضاء ودار النعيم في أنواكشوط. وستوفر هذه المساعدة الأولية السريعة المواد النقدية وغير الغذائية إلى 3540 شخصًا في 590 أسرة لتغطية حاجياتهم من الطعام والملابس الأساسية وتسهيل الوصول إلى الخدمات مثل ضخ المياه أو شراء أكياس الرمل لمنع المزيد من الضرر للأسر. كما ستقلل هذه المساعدة من مخاطر العدوى والأمراض والمزيد من الأضرار الناجمة عن الأمطار. ستواصل السفارة تقييم وتنسيق الجهود الإنسانية مع الحكومة الموريتانية وأصحاب المصلحة الآخرين. تقف الولايات المتحدة الامريكية إلى جانب الشعب الموريتاني وهو يواصل مواجهته اثار مياه الامطار ومرحلة التعافي منها.
Après avoir enclenché une rébellion fratricide contre Macky Sall, l’ancienne première ministre, Aminata Touré, a écrit, hier, une lettre au président de la République, Macky Sall.
Seneweb vous propose le contenu de la lettre.
« Je viens par la présente lettre vous informer qu’il m’est revenu de sources très crédibles que des éléments proches de votre entourage et de celui de la première dame, envisagent des actions de neutralisation physique afin que le suppléant en droit de siéger puisse me remplacer définitivement à l’assemblée nationale. Un comité en charge des invectives de l’Alliance Pour la République est déjà mis en place et s’est mis au travail dès le jour où j’ai exprimé mon désaccord quant à la préférence familiale que vous avez mise en avant pour le choix du Président à l’Assemblée nationale. Loin d’être intimidée par de tels projets funestes, je tiens néanmoins à vous faire part de ces informations dignes de foi en tant que chef de l’État, garant suprême de la sécurité de tous les Sénégalais, y compris de celle des représentants du peuple que sont les députés ».
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.