Le président de la Commission nationale des droits de l’homme, M. Ahmed Salem Ould Bouhoubeini, a supervisé, mercredi, à Sélibabi, le lancement du projet du mécanisme de circulation des plaintes auprès de la commission nationale aux droits de l’homme au niveau régional, en coopération avec l’Union européenne.
Cet atelier de 4 jours, auquel participent des présidents d’organisations de la société civile vise à familiariser les citoyens avec leurs droits légaux et à enregistrer les plaintes au niveau régional et à chercher à les résoudre.
Dans une allocution qu’il a prononcée pour la circonstance, le président de la commission a déclaré que le lancement de cet atelier s’apparente aux ateliers lancés dans les wilayas des deux Hodhs, expliquant que des ateliers similaires seront lancés en Adrar et en Inchiri, pour faire circuler le mécanisme de plainte au niveau régional et d’informer les citoyens de leurs droits légaux pour qu’ils puissent les recouvrer dans leur intégralité.
Il a ajouté que l’objectif du comité est de jouer le rôle de médiateur entre le gouvernement d’une part et les organisations de la société civile d’autre part, notant que ces ateliers permettront de sensibiliser les citoyens à leurs droits juridiques, ce qui consolidera l’État de droit ainsi que la mise en œuvre des obligations du gouvernement à cet égard, tout en adressant ses vifs remerciements à la mission de l’Union européenne pour l’aide financières qu’elle ne cesse d’accorder à ce programme.
A son tour, le wali du Guidimagha, M. Ahmed Ould Dèh, a remercié la commission Nationale des Droits de l’Homme pour l’organisation de cet atelier qui revêt une grande importance car il permettra d’offrir aux citoyens ce service au niveau régional qui s’inscrit dans le cadre du programme visant à rapprocher l’administration des citoyens, sur lequel a insisté Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Cheikh El Ghazouani dans son programme électoral.
Pour sa part, l’ambassadeur et chef de la mission de l’Union européenne, M. Johns Aguilem, a exprimé sa joie de participer à cet atelier, compte tenu de son importance en informant les citoyens de leurs droits légaux et en leur permettant de les obtenir.
Il a appelé les organisations de la société civile à jouer leur rôle de conscientisation et de sensibilisation, appelant à bénéficier des exposés qui seront présentés lors de cet important atelier.
De son côté, le vice-président de la région du Guidimagha, M. Moustapha Ould Magha, a salué le rôle important joué par la Commission nationale des droits de l’homme dans l’organisation de ces ateliers qui permettront d’informer les citoyens sur leurs droits, et de faciliter la déclaration et le suivi des plaintes sans avoir besoin de se déplacer.
L’ouverture de l’atelier s’est déroulée en présence du hakem de la moughataa de Sélibabi et des autorités militaires et sécuritaires de la wilaya.
AFD – Le concours « Digital talk » d’Emerging Méditerranean, le programme de soutien aux start-up pour l’innovation positive dans les pays du pourtour méditerranéen, a annoncé mercredi 13 juillet la liste de ses lauréats. Un stimulant pour développer la « Tech for Good » dans cette région du globe.
L’édition 2022 du Digital talk Emerging Mediterranean, le rendez-vous des acteurs de l’innovation positive en Méditerranée, s’est terminée sur un concours de pitch où douze start-up finalistes ont présenté leurs solutions dans ce domaine.
Les six lauréats de ce challenge (détail ci-dessous) bénéficieront d’une bourse de 5000 euros et pourront suivre le Social Inclusive Business Camp, le programme d’accélération à haute valeur ajoutée conçu par le Campus de l’Agence française de développement (AFD).
Ils seront aussi invités à participer à la sixième édition du sommet Emerging Valley, les 28 et 29 novembre à Marseille, pour y présenter leurs projets.
526 entrepreneurs mobilisés
Lancé en 2020 avec le soutien du groupe AFD et du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, le programme Emerging Mediterranean rassemble les décideurs et acteurs de la « Tech For Good ». Il a été créé afin d’identifier, d’accélérer et de nourrir le plaidoyer des start-up méditerranéennes actives dans ce domaine.
Innover au service du bien commun : c’est l’objectif que se sont fixés ces entrepreneurs qui développent des solutions pour accélérer la transition vers une société plus durable et responsable. En limitant, par exemple, l’empreinte carbone du numérique, en réduisant la fracture numérique, ou encore en mettant l’innovation scientifique et technologique au service des grands enjeux sociétaux et environnementaux.
L’appel à candidatures de cette édition 2022 a mobilisé plus de 526 entrepreneurs. Parmi eux, 30 candidats ont été conviés à un bootcamp de trois jours, où douze finalistes ont été sélectionnés pour le Digital talk Emerging Mediterranean.
Un document titré «Avant-projet de loi de l’Éducation Nationale» circule depuis quelques jours à travers les cercles sociaux mauritaniens. Il ferait état d’une première forme de la loi d’orientation qui, après amendements éventuels de la part du HCE (Haut Conseil de l’Éducation) et du conseil des ministres, sera prochainement soumis au vote à l’assemblée nationale.
Ce document établit donc, dans une forme détaillée, les dispositions de la loi en vue. La section 1 du chapitre 2 formule les articles traduisant la politique linguistique qui serait à l’œuvre dans le nouveau système éducatif. Citons l’article 65 : « Pour offrir l’accès le plus facile, le plus efficace et le plus équitable au savoir, chaque enfant mauritanien sera enseigné dans sa langue maternelle, tout en tenant compte du contexte local et des impératifs de préservation de la cohésion sociale. L’enseignement est dispensé en langue arabe à tous les niveaux d’éducation et de formation, aussi bien dans les établissements publics que dans les établissements privés. Les langues nationales Poular, Soninké et Wolof sont introduites, promues et développées à tous les niveaux d’éducation, aussi bien dans les établissements publics que dans les établissements privés d’éducation et de formation, à la fois comme langues de communication et comme langues d’enseignement ; selon la langue maternelle et la demande exprimée pour chacune de ces langues. Au niveau du fondamental, chaque enfant mauritanien effectue l’apprentissage des disciplines scientifiques dans sa langue maternelle, tout en tenant compte du contexte local et des impératifs de préservation de la cohésion sociale. Tout enfant de langue maternelle arabe doit apprendre au moins l’une des trois langues nationales (Poular, Soninké et wolof). Le choix de cette langue est guidé par le contexte sociodémographique régional. L’arabe est enseigné à tous les enfants dont elle n’est pas la langue maternelle comme langue de communication et comme langue d’enseignement. Les modalités d’application de cet article seront fixées par voie réglementaire, dans le cadre d’une politique linguistique nationale. »
L’ambiguïté de cet article est frappante et son caractère équivoque appelle à la vigilance. Tout d’abord, comment serait-ce possible que « l’enseignement soit dispensé en langue arabe […] » de façon aussi absolue que l’article le présente et, en même temps, soit prétendu que « […] chaque enfant effectue l’apprentissage des disciplines scientifiques dans sa langue maternelle » ? Ces deux affirmations affichent, sinon une contradiction, au moins un conflit profond. En effet, de celles-ci, ne peut être conduite qu’une, et nous craignons de savoir laquelle. De plus, comment se fait-il que le rôle attribué à la langue arabe soit si clairement et précisément énoncé, de façon à ce que celui-ci soit exempt de toute discordance interprétative, alors que le flou entoure la place réservée aux langues pulaar, sooninke et wolof ? Au passage, que veut dire la mention `promues, développées’ attribuée aux langues non arabes ? Cet article est si fondamental et est censé encoder la part la plus sensible de la loi compte tenu de ses ressorts touchant la question de justice sociale, d’égalité citoyenne et du vivre ensemble. Il doit ainsi être clairement décliné sans ambiguïté aucune. Sa forme actuelle est tout simplement inadmissible ; techniquement indigne d’une loi, et fondamentalement inappropriée pour faire office d’un traitement égalitaire de la question des langues.
Ensuite, et ce point est un des plus urgents, il est mentionné dans l’annexe que les dispositions de l’articles 65, discuté ci-dessus, concernant le traitement des langues pulaar, sooninke et wolof sont conditionnées aux résultats d’une évaluation à l’issue d’une nouvelle expérimentation. Voici le passage concerné : «La généralisation de l’enseignement des langues nationales interviendrait suite à une expérimentation conduite par la structure chargée de la promotion des langues nationales et sur la base d’une évaluation scientifique probante conduite par une expertise qualifiée»
Ainsi, le droit fondamental des enfants issus des communautés pulaar, sooninke et wolof d’apprendre dans leurs langues maternelles est conditionnel. Cette condition est problématique à bien des égards : Comment peut-on conditionner un droit que l’on décide de reconnaître à un test technique ? Si un principe mis en avant dans la loi est que chaque enfant puisse apprendre dans sa langue maternelle, il n’y a alors aucune raison d’ajouter des motifs de refus et de retardement. Si la procédure est, pour une raison cachée, de valider les langues sur la base des résultats qu’« elles obtiennent » à l’école, alors devra-t-on soumettre la langue arabe au même test car, étant un pied primordial de notre système éducatif actuel, elle serait impliquée, et ce suivant la logique déployée dans l’annexe, dans l’état critique de celui-ci, compte tenu des résultats catastrophiques observés année après année. Ces tests annuels du système actuel seraient-ils des raisons d’exclure l’arabe compte tenu des échecs permanents qui en ressortent ? Ce test, comme condition de généralisation de l’enseignement dans les langues concernées, est par conséquent injustifié et inacceptable. D’autant plus qu’un tel test a déjà été accompli par les 20 ans d’expérimentation conduite par le défunt institut des langues nationales. Les résultats probants voulus ont été acquis selon des évaluations sérieuses, en particulier celle de l’UNESCO. Cela n’avait pas empêché l’institut de fermer et la généralisation n’a jamais eu lieu. Si l’on est réduit à évaluer des langues pour leur accorder un droit, il n’est donc pas besoin d’en refaire. Il suffirait juste de reprendre ces résultats déjà obtenus.
Pour toutes ces raisons, OLAN appelle aux mesures que voici :
1– Le chapitre des langues doit être revu et corrigé. Les mentions concernant les langues pulaar, sooninke et wolof doivent être aussi explicites que celles qui se rapportent à l’arabe. Plus important, elles ne doivent pas entrer dans des conflits logiques qui feraient que leurs applications respectives ne pourraient pas être possibles simultanément. De plus, l’égalité des langues doit clairement figurer dans le texte ; ce qui le purgera des mentions qui souhaitent coûte que coûte que la séparation des rôles soit claire entre, d’une part, la langue arabe et, d’autre part, les langues pulaar, sooninke et wolof. Ce traitement inégalitaire doit être corrigé sur le fond comme sur la forme. Les droits accordés doivent être les mêmes pour toutes les langues du pays et dans tous leurs aspects.
2– L’annexe n’a aucunement sa place dans le corps de cette loi. Les dispositions relatives à l’installation du nouveau système éducatif, relevant d’une question technique et du niveau d’investissement de l’État dans ce projet multidimensionnel, ne doivent en aucune manière constituer un baromètre éliminatoire du droit fondamental d’enseignement dans les langues dont doivent jouir leurs locuteurs. Dans un texte approprié à traiter cette question, les mentions de l’annexe concernant une nouvelle expérimentation doivent être corrigées. Aucune nouvelle expérimentation n’est à envisager. L’État doit se charger de l’installation de cet enseignement sur l’ensemble du territoire en même temps pour toutes les langues et sans aucune condition discriminatoire.
3– Enfin, Olan déplore l’absence totale de la question relative à l’officialisation des langues et exige que celle-ci soit intégrée dans les prochaines versions du projet de loi.
RFI Afrique – Les soldats ivoiriens ont été arrêtés, ce dimanche 10 juillet 2022, en début d’après-midi, à l’aéroport de Bamako.
Depuis, les messages alarmistes et même complotistes circulent sur les réseaux sociaux, les présentant comme des mercenaires lourdement armés venus déstabiliser le pays. Ces soldats appartiennent en réalité à l’armée régulière ivoirienne, ils devaient sécuriser, selon l’armée ivoirienne, des sites de la Minusma, la Mission des Nations unies.
Ils appartiennent au 8e détachement du NSE, National Support Element. C’est un cadre de l’état-major ivoirien qui le précise : ces 49 soldats sont arrivés à Bamako dimanche à la mi-journée, à bord du même avion qui avait ramené à Abidjan, le matin même, le précédent détachement.
Deux avions même, pour être précis, l’un transportant les hommes, l’autre le matériel. « C’est une incompréhension malheureuse », explique ce haut-gradé de l’armée ivoirienne, qui assure que tout était en règle pour leur arrivée.
Selon l’armée ivoirienne, ce sont pourtant des problèmes administratifs qui sont invoqués par les autorités maliennes. « D’abord, ils ont dit que l’avion n’était pas sur la liste des appareils autorisés à atterrir. Ce problème a été vite levé, poursuit cette source, mais maintenant ils disent que nos soldats n’avaient pas de lettre de mission conforme. »
Sollicités par RFI, ni l’armée malienne ni le ministère malien de la Défense n’ont souhaité répondre. Les 49 soldats ivoiriens ont passé la nuit en détention. Le problème n’est toujours pas réglé.
Un précédent danois
Selon les explications de l’armée ivoirienne, ces soldats sont là dans le cadre de la contribution ivoirienne à la Minusma. Ils sont détachés auprès d’une entreprise privée, SAS, Sahel Aviation Service, elle-même sous-traitante de la mission onusienne. Dirigée par un Allemand, cette entreprise travaille habituellement dans la sous-région pour des ONG, des groupes miniers ou encore, donc, pour les Nations unies. C’est en tout cas ce que précise son site internet puisque, jointe par RFI, l’entreprise SAS a confirmé être mobilisée sur le cas des militaires ivoiriens, mais n’a souhaité apporter aucune précision.
Selon l’armée ivoirienne, les soldats arrêtés à Bamako sont censés sécuriser des sites de la Minusma, notamment à l’aéroport de Bamako, mais aussi dans des « entrepôts logistiques ». La Mission onusienne n’a, elle non plus, pas souhaité faire de commentaire à ce stade. Cette affaire rappelle celle des militaires danois : en janvier dernier, ils étaient arrivés au Mali dans le cadre de la force Takuba, en suivant les procédures habituelles. Les autorités maliennes avaient estimé que ces procédures ne suffisaient plus à garantir leur « consentement » et les avaient contraints à rentrer chez eux.
Le parti au pouvoir en Mauritanie, El Insaf, a annoncé samedi la constitution d’une commission chargée de travailler à la révision du discours politique du parti afin de l’adapter à la nouvelle étape.
Cette décision a été annoncée à l’issue de la réunion tenue par le bureau exécutif de la formation politique à Nouakchott, la première depuis que le parti a changé d’appellation et changé de président.
Au cours de la réunion, le président du parti, Mohamed Melaïnine O. Eyih, a déclaré que le changement amorcé par le parti intervient pour consacrer une nouvelle étape caractérisée par « l’équité et l’harmonie » conformément aux engagements du président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani.
Ould Eyih a ajouté que l’action politique du parti est passée par une étape fondamentale qui a eu un grand impact sur le changement des règles du travail politique tant au niveau du style que la pratique.
Lors de cette réunion le parti a mis en place une commission de travail chargée de préparer le programme et les activités politiques afin d’aplanir les difficultés auxquels fait face le travail politique du parti.
Selon le parti le bureau exécutif a insisté sur la nécessité d’adapter les activités du parti à la réalité pratique et aux nouvelles orientations du parti visant à améliorer les performances politiques, qui nécessite une révision des activités programmées pour consacrer l’équité demandée dans le cadre de l’action politique.
Le cadre de concertation des victimes des évènements (CCVE) de 1986 à 1993 a annoncé, vendredi soir (8 juillet) au cours d’un point de presse, tenu à l’Espace Diadié Camara (Socogim PS), la rupture définitive de son organisation avec le cadre de concertation des rescapés mauritaniens – les deux collectifs sont engagés dans le processus de recherche de solution au passif humanitaire. La décision, justifie sergent Sall Abdallahi, secrétaire général du collectif des rescapés militaires (COREMI), du CCVE par intérim et du comité ad hoc, intervient après le constat d’échec auquel est parvenue cette organisation. Il accuse le CCRM d’«user des subterfuges pour bloquer le processus engagé depuis deux ans avec l’état-major des armées, conformément à la volonté du président Ghazwani de parvenir à une solution définitive et consensuelle avec les victimes ». En effet, selon Sall, ‘’le CCRM a foulé au pied l’accord que nous avions conclu avec lui en voulant réintégrer ceux qui avaient torpillé le dossier sous Ould Abdel Aziz en détournant des fonds alloués aux victimes, en réclamant le devoir de justice et l’institution par décret d’une commission de règlement du passif humanitaire’’. ‘’Depuis notre rencontre avec le président de la République qui a exprimé sa volonté de régler le problème -il a désigné son ministre secrétaire général de la présidence de la République, Yahya El Waghf et son ministre du développement économique et des secteurs productifs, Kane Ousmane pour travailler avec nous, le CCRM traîne toujours les pieds par de faux fuyants’’, renseigne le Sg de COREMI. La raison ? Il veut en faire un fonds de commerce. Et d’enfoncer le clou : nous n’acceptons plus qu’on nous fasse perdre du temps, les 8 organisations réunies ici, ce soir, ont mis fin à leur cheminement avec cette organisation qui ne travaille pas, selon lui, pour l’intérêt des victimes A la question de savoir si le CCVE réclame le devoir de mémoire, Sall répond : « nous réclamons une justice réparatrice, non une justice pénale ». Une banderole résume les revendications de cette organisation : Vérité, mémoire, réparation. Et le Sg de COREMI, de préciser : nous plaidons pour des droits sociaux, la réinsertion des victimes, le retour des déportés…
Suite donc à cette décision de rompre avec le CCRM, le CCVE a mis en place une commission ad hoc dirigée par Dicko Hamet Gueye, président de MOYTO KOOTA (rapatriés volontaires) et refugiés ; elle a désormais la charge, à compter du 7 juillet 22 et pour un mois de piloter le dossier avec les structures habilitées de l’Etat.
Enfin le Sg de COREMI déclare que les 8 organisations (COREMI, Collectif des veuves, collectif des orphelins, Mooyto koota, collectif des douaniers, des policiers, COPECO et des porteuses de séquelles) s’inscrivent dans la démarche du président de la République, clairement explicitée dans son discours de Ouadane et au cours des rencontres qu’ils ont eues avec lui, l’état-major des armées, le commissariat des droits de l’homme et les amis de l’Initiative des amis de Ghazwani dans la vallée. Il a réaffirmé avec force la détermination de CCVE d’œuvrer pour le règlement définitif du passif humanitaire et une réconciliation totale, non sans oublier de menacer qu’une plainte sera bientôt déposée auprès de l’IGE contre ceux qui ont trempé dans la mauvaise gestion de l’aide accordée par l’ancien président Aziz en 2009 aux victimes. Nous détenons des preuves que les fonds ont été mal gérés par certains de ceux qui ont géré le dossier.
Taqadomy – Le Président de la Transition du Mali, le Colonel Assimi Goïta, a déclaré que son pays ne saurait oublier la position et la solidarité des gouvernements de Guinée et de Mauritanie au cours de la dernière période, quand le pays faisait l’objet de sanctions économiques de la part de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Goïta a exprimé la gratitude du Mali dans un discours prononcé à l’occasion de la levée des sanctions imposées au Mali par la CEDEAO en janvier dernier.
Goïta a salué la position de la Mauritanie et de la Guinée, qui ont laissé leurs frontières ouvertes au commerce de marchandises avec Bamako, et leur ont donné toutes les facilités dont il avait besoin pendant « cette période difficile », a-t-il dit.
Fin du suspense pour les 47 251 candidats au bac : les résultats sont tombés en début de soirée, ce vendredi 8 juillet. Les résultats du bac 2022 sont disponibles sur mauribac.
Les filles dominent les quatre premières places, toutes séries confondues, selon les résultats annoncés par le ministère de l’Education nationale. Ainsi, Salka Brahim Ely Aoubeck, élève au lycée d’Excellence 1 de Nouakchott Ouest 2, arrive en tête, au niveau national, avec 17.94 dans la série Sciences naturelles.
Suit en deuxième position, dans la même série, Metou Saleck Khtour, avec 17.74.
Cette dernière est élève à l’école Houceine d’Arafat. Fatimetou Baye El Khadar, élève également à l’école Houceine d’Arafat, en série Sciences naturelles, décroche la troisième place, avec 17.43.
Khadijetou Mohameden Ahmedou, élève à l’école Annexe à Nouakchott Ouest 2, trône à la quatrième place, avec 17.55 dans la série Mathématiques.
La ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille, Mme Savia Mint N’Tahah a lancé, vendredi à Nouakchott, au cours d’une cérémonie organisée sous le haut patronage de la Première Dame, Dr. Marièm Dah, les activités de l’observatoire national des droits des femmes et des filles.
L’observatoire vise à défendre et à protéger les droits des femmes et des filles, à assurer leur protection, le suivi et l’évolution des propositions visant à promouvoir leurs droits en compatibilité avec la politique générale du gouvernement.
Dans son discours, la ministre a déclaré que la mise en place de ce nouveau mécanisme s’ajoute aux mécanismes déjà existants de protection et de promotion des droits des femmes, indiquant que la composition des membres de l’observatoire et la richesse de leurs expériences leur permettront d’atteindre les résultats souhaités.
Elle a affirmé que la protection et la promotion des couches les plus démunies de la société, en particulier les femmes et les filles, occupent une place de choix dans le programme du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
De son côté, le coordinateur du programme des Nations Unies a précisé que la création de cet observatoire traduit la volonté de la Mauritanie à mettre en place des stratégies et politiques visant la promotion des droits des femmes et des filles.
La cérémonie s’est déroulée en présence des membres du gouvernement et du représentant du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme.
~~À compter du mercredi 6 juillet 2022, le préfet de Seine-Saint-Denis a un mois pour trouver une alternative aux demandes dématérialisées de titres de séjours.
Première victoire pour les associations de soutien aux demandeurs d’asile. Dans un jugement rendu mercredi 6 juillet 2022, le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a posé un nouveau cadre pour la demande de titres de séjours dans le département. Désormais, la dématérialisation ne peut plus être imposée pour l’ensemble des demandes de titres de séjours et naturalisation.
• Des difficultés pour obtenir un rendez-vous La justice avait été saisie par la Cimade, le Syndicat des avocats de France, la Ligue des droits de l’homme, le Secours Catholique, le GISTI et l’Association des avocats pour la défense des droits des étrangers face aux nombreuses difficultés rencontrées par les ressortissants étrangers pour obtenir un rendez-vous disponible sur le site internet de la préfecture.
Pour rendre son jugement, le tribunal administratif de Montreuil s’est appuyé sur une décision récente du Conseil d’État qui estime que l’usage de téléservices « ne peut peut être rendu obligatoire en dehors du programme ANEF, c’est-à-dire des catégories de titres de séjour figurant sur une liste déterminée par le ministre chargé de l’Immigration, soit en l’état actuel du droit les visas de long séjour, les titres de séjour étudiant, visiteurs, et les passeports talents ».
• Un mois pour proposer des alternatives « Le préfet de la Seine-Saint-Denis pouvait certes créer des téléservices, mais ne pouvait légalement imposer leur emploi pour l’ensemble des demandes de titres de séjour et les naturalisations », juge le tribunal administratif. Une décision, qui implique que le préfet de la Seine-Saint-Denis mette en place « des alternatives effectives aux téléservices ». Le préfet a un mois pour les mettre en place.
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