● RAP-RIM: Sortie d’Allégorie, 1er album d’Eli

Le chanteur/compositeur Eli, fils dun senegalo-mauritanien et d’une franco-polonaise, est un magma culturel et un jeune du 91 bien dans sa peau et très mordu de musique et de foot.

À l’occasion de ses 23 ans fêté ce 19 novembre, ce fin connaisseur du rap francais et son trap a sorti son premier album : « Allégorie « , figure de style qui permet d’exprimer concrétement une idée abstraite. Exemples?  « yume&mata », le titre qui cartonne, est une allégorie du rêve et de la réalité. « Tantine » c’est l’Afrique, « Buengiorno » représente la simplicité,…le mélomane et le poète sont amenés par ce jeu de mots labyrinthique à découvrir l’univers d’un artiste qui ne se livre pas facilement.

Sur cette balade en 13 titres où il étale sa science précise des mots et joue agréablement avec notre ouie pendant 38 courtes minutes, son style, bien que fortement imbibé de rap, demeure inclassable et dévoile son anticonformisme, une allégorie révélée par « Monde miroir ».
Les sonorités africaines s’invitent avec un soupçon de ndombolo, l’évocation de la berceuse de Baaba Maal, escapade en piano, souvenir de Mozart…le talentueux rappeur essaime son métissage culturel réussi. C’est bien la symphonie harmonique des civilisations qui est joué, sans aucun choc.

Cet album est un livre qui ouvre la voie vers l’être intérieur, ce qui nous définit singulièrement. L’artiste s’est livré en 13 clés. Libérer la parole, même intérieurement, est une respiration nécessaire de l’âme. Can you breath now?

L’album « Allégorie » d’Eli, nom d’artiste d’Elimane KANE, est disponible sur les plateformes de streaming deezer, spotify, youtube,…
Liens ici: https://linktr.ee/elikatchaw

le 20 novembre 2022
Sammba NDEET

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● Le gouvernement institue le 30 octobre, Journée nationale de l’école républicaine : explications du ministre

AMI – Des membres du Gouvernement ont commenté, mercredi soir, les résultats du conseil des ministres, tenu dans la matinée.

Il s’agit des ministres, de l’Equipement et des Transports, Porte-parole du Gouvernement, M. Nany Ould Chrougha, de l’Education nationale et de la Réforme du système éducatif, M. Brahim Vall Ould Mohamed Lemine, de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et de Relations avec le Parlement, M. Mohamed Ould Soueidatt, de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire, M. Sid’Ahmed Ould Mohamed.

Prenant la parole le premier, le porte-parole du gouvernement a déclaré que le conseil a examiné et adopté plusieurs projets de lois, de décrets, et de communications, dont deux projets de décrets portant approbation et déclaration d’utilité publique, le plan de lotissement de la nouvelle ville de Magha, relevant de la moughataa de Barkéol, et le plan de lotissement de la nouvelle ville d’El Atf, relevant de la commune de Tifundé Civé, dans la moughataa de Kaédi.

Un projet de décret instituant la célébration annuelle du 30 octobre comme Journée nationale de l’école républicaine. A cela s’ajoute une communication portant sur la création d’un nouveau Festival culturel dénommé « Festival Culturel de la Vallée ».

Lui succédant, le ministre de l’Education nationale a indiqué que la communication qu’il a présentée au conseil des ministres proclamant l’instauration d’une journée nationale de l’école républicaine, s’inscrit dans le cadre du renforcement du nouvel élan que le département de l’Éducation s’est fixé sur fond des engagements du président de la République concernant la mise en place d’une école républicaine gage du développement.

« La communication rentre également dans le cadre des manifestations qui ont eu lieu le 30 octobre au niveau de des capitales des wilayas et de Nouakchott et qui ont abouti à une déclaration de soutien aux efforts du gouvernement concernant l’école républicaine.

« Une partie du programme de la journée de l’école républicaine sera consacrée à la décoration des personnalités qui ont menées des efforts remarquables au niveau national dans ce domaine », a déclaré le ministre.

Par ailleurs, le ministre a indiqué que cette année, les uniformes scolaires ont été alloués à 30% au profit des écoles situées dans les zones les plus démunies, et que de nouvelles possibilités visant à fournir un uniforme de qualité et à des prix abordables sont en phase d’étude, en collaboration avec les autorités et acteurs concernés.

Pour ce qui est de la fourniture du manuel scolaire, le ministre a rappelé qu’environ 3 millions de livres ont été programmés, dont 1,6 millions déjà distribués, 1,4 sous impression.

Pour sa part, le ministre de la Culture a indiqué que le projet de communication portant création d’un nouveau festival culturel dénommé Festival Culturel de la Vallée, fait partie des efforts entrepris par le département de la Culture pour promouvoir l’action culturelle, faisant de lui un moyen de préserver l’identité nationale et culturelle de toutes les composantes de la société mauritanienne.

« Ce festival, a-t-il dit, contribuera à la redynamisation de l’action culturelle et économique dans ces wilayas à travers l’organisation des expositions des produits locaux et constituera l’occasion de mettre en lumière les diversités du patrimoine national et les spécificités culturelles de chaque région.

M. Mohamed Ould Soueidatt s’est également attardé sur les préparatifs de la semaine nationale de la culture, de la jeunesse et du sport scolaire, qui se déroulera du 18 au 22 novembre 2022, sur toute l’étendue du territoire national.

A ce sujet, il a indiqué que cette semaine vise la sensibilisation des jeunes dans les différentes moughataas du pays sur le développement et les réformes de base entreprises, l’école républicaine, la diversité culturelle et sociale, et la culture pacifique.

L’événement permettra également de découvrir et soutenir les talents et les initiatives des jeunes et la création d’un cadre d’échange entre ceux-ci.

Afin d’assurer le déroulement de ces journées, le ministre a noté que les préparatifs ont débuté il y a deux mois, soulignant que dans ce cadre des missions ont été mobilisées sur l’ensemble du territoire et des concertations ont été lancées avec les délégués du département et les élus régionaux.

Au sujet des projets de décrets portants approbation et déclaration d’utilité publique, les plans de lotissement en milieu rural, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire a fait remarquer que la création des regroupements urbains en milieu rural constitue une priorité du gouvernement pour mettre en place les moyens et services nécessaires à proximité des citoyens vivants dans ce milieu, soulignant que ceci représente le seul moyen pour contrer les obstacles au développement local.

Dans ce cadre, il ajouté que le département a déjà entamé les travaux dans ces plans de lotissement qui permettront aux populations bénéficiaires d’accéder équitablement à tous les services de base.

De son côté, et réagissant à une question sur l’état des routes, le porte-parole du gouvernement, a affirmé que son département entreprend un programme ambitieux dans ce domaine, qui sera dévoilé parmi les activités commémorant la Fête de l’Indépendance nationale, et dont le but est de renforcer le réseau routier national en reliant des zones grâce à de nouveaux axes routiers.

Interpellé sur la mission du FMI, M. Ould Chrougha a précisé que la mission s’est réjouie de manière générale de la situation économique nationale qui se trouve en état confortable, en dépit des enjeux et défis internationaux.

Il a ajouté que résultats témoignent de la maîtrise économique et de l’efficacité de la politique économique adoptée par le gouvernement sous les directives de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, rappelant qu’il y a deux mois, une autre mission de la Banque mondiale s’est rendue en Mauritanie et a confirmé les mêmes données.

Concernant meurtre d’un élève officier à Nouadhibou, le ministre a précisé que les procédures de l’affaire sont actuellement entre les mains de la justice.

©️ Repris via https://cridem.org/C_Info.php?article=761014

● COP27 : la Mauritanie soutient les initiatives sur le genre et la gestion des déchets lancées par l’Égypte

AMI – La ministre de l’environnement et du développement durable, Mme Lalya Kamara, a réaffirmé le soutien de la Mauritanie aux initiatives sur le genre et la gestion des déchets lancées, hier, par l’Egypte au cours de la COP 27.

Ces initiatives visent à assurer la participation des femmes dans les politiques africaines dans le domaine de l’adaptation aux changements climatiques, l’augmentation de la gestion et du taux d’utilisation des déchets solides de 10 à 50% en Afrique à l’horizon, avec la réduction des émissions de carbone et l’encouragement des opportunités d’investissements favorisant l’emploi vert au niveau continental.

La ministre de l’environnement et du développement durable a également participé à une présentation faite par le Royaume Uni sous le thème : « renforcement de l’adaptation et opportunités climat en faveur des femmes ».

Elle a également pris part à une réunion ministérielle de haut niveau sur le dialogue autour des objectifs à l’horizon 2030 et sur le financement climat avant de tenir une réunion bilatérale avec la vice-présidente du Fonds international pour le développement agricole.

Les activités de la ministre de l’Environnement et du Développement Durable, en marge de la 27ème session de la Conférence des Parties sur le Climat à Charm El-Cheikh, ont été marquées, lundi par sa réception au pavillon mauritanien du Secrétaire Exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, M. Ibrahim Thiaw, et sa présence au lancement du Réseau des femmes africaines pour l’action climatique lors d’un dîner organisé par le ministère de l’Environnement Égyptien en l’honneur des femmes ministres participant à la 27ème session de la Conférence des Parties sur le climat dans la ville égyptienne de Charm el-Cheikh.

©️ via cridem https://cridem.org/C_Info.php?article=760974

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Mauritanie | Communiqué du Mouvement Flam

• Communiqué du Mouvement Flam
le 14/11/2022

Suite à la rencontre de « certains éléments » des FLAM (Forces de Libération Africaines de Mauritanie) avec Mohamed Ould Abdel Aziz ex-chef d’état mauritanien ce 12/11/2022 à Paris pour la création d’une plate-forme dénommée EMU

Nous, membres et cadres des FLAM soussignés.

– Déclarons nous désolidariser et condamnons fermement et sans réserve cette démarche qui n’engage que ceux qui l’ont initiée et nullement le Mouvement FLAM dans ses principes fondateurs.

– Rejetons d’avance tout rapprochement et /ou dialogue avec les responsables déchus de la situation chaotique dans laquelle se trouve notre chère Mauritanie, qui engagerai(en)t la vie et l’avenir des FLAM sans une large concertation et adhésion de ses membres.

– Rappelons que les FLAM sont conscientes que la crise que la Mauritanie traverse ne peut être résolue que par la volonté de tous.tes les fils. filles de la Mauritanie épris.es de Liberté, de Justice et d’Egalité, dans ses diverses composantes mais elles ne sont ouvertes au dialogue et au rapprochement qu’avec des structures et des individus reconnaissant l’existence et la nécessité de résoudre les problèmes suivants :

Les génocides « biométrique » et physique.

L’éducation, les langues nationales et les diversités culturelles.

L’esclavage, le tribalisme et la féodalité.

Le problème d’accaparement des terres.

Nous jurons, comme nos aînés de 1966 signataires du Manifeste des 19, sur notre honneur de ne jamais transiger ni avec le devoir, ni avec la conscience, de ne jamais nous départir de nos positions justes et honnêtes de nous maintenir dans ces positions jusqu’à la disparition totale de toute tyrannie, domination et oppression exercées sur les fils (filles) de ce pays et jusqu’à ce que tout (e) citoyen (ne) vive libre, digne et heureux en Mauritanie ».

FLAM wonaa jeyi Baaba.

Les signataires:

Ibrahima Aly Dia : Chargé de communication section Europe de l’Ouest 2022

Abou Younouss Niang : Chargé de l’organisation section Europe de l’Ouest.

Samba Dia: Cadre, membre fondateur

Cheikh Sow : Chargé de Communication section Europe de l’Ouest 2014-2022

Bà Hamet Siidi : président comité de base « Aliou Dabo » ROUEN.

Ibrahima Wélé : ancien responsable de communications des FLAM

Amadou Sème : Cadre des FLAM

Ibrahima Diallo : Ancien porte-parole et chargé de la formation idéologique,

Bâ Saidou, Section FLAM, Mauritanie

Amadou Boubou Fall : président comité de base Sy /Ba /Sarr

Guéladio Dème : Président sous-section « Anne Tahirou » Orléans

Cheikh Athié : président d’honneur sous-section « Anne Tahirou »

Ngam Amadou, Canada

Souleymane Ndiaye, USA

Kane Ibrahima, Canada

Baïdi Ly, Plaisir France

Amadou Dieng, Mantes-la-Jolie, France

Aly Chérif Camara, France

Mouhamadou Wélé

Ousmane Dia, France

Mamoudou Thiam, président comité de base « Cheikh Oumar Bâ » Longwy

Abdoulaye Deh, Longwy France

Moussa Thiam, Longwy France

Mamadou Bâ. Longwy France

Madina Kane Diallo. Rambouillet

Oumar Sall, France

Ousmane Abou Ba. France

Amadou Ly. Orleans

Mamoudou Athié, Orléans

Abou Ly, Orléans

Ahmed Tijane Diallo

Coumba Déme : Secrétaire général ss-section « Anne Tahirou » Orléans.

Mariam Athié : secrétaire général adi « Anne Tahirou »

Selly Athié : organisation adj, Orléans

Fatimata Athié : chargée d’organisation « Anne Tahirou »

Maimouna Athié. Orléans

Aissata Bâ, Orléans

Samba Bâ, Orléans

Boubou Ndiaye, Orléans

Malick Athié, Orléans

Amadou Athié, Orléans

Barry Ousmane Rouen

Wélé Amadou Rouen

Jaalo Seck : Mantes-La Jolie

Souka Sy, Mauritanie

Ablaye Mbegniga, Mauritanie.

Maimouna Rassoul Bâ, comité de base « Jules Sow


©️ via RMI-info.com https://rmi-info.com/mauritanie-communique-du-mouvement-flammauritanie/

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● La police d’Akjoujt intimide le candidat du parti non-reconnu, Rag | Communiqué d’IRA-Mauritanie

Initiative de Résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M)



La police d’Akjoujt intimide le candidat du parti non-reconnu, Rag

Le 11 novembre 2022, le député Biram Dah Abeid et trois de ses compagnons arrivent dans la ville d’Akjoujt, à l’invitation de Hamoud Ould Mane, cadre de la Société des Mines de cuivre de Mauritanie (Mcm). A 21h, l’équipe – visiteurs et amphitryon réunis – atteint Tabronkout, localité du désert, 45 km plus à l’est du chef-lieu de la région de l’Inchiri. Mu par les usages de l’hospitalité, Hamoud Ould Mane, dresse une tente, au milieu de la steppe inhabitée, afin d’y accueillir ses invités, lesquels reçoivent, alors, un accueil des plus chaleureux.
Le lendemain, 12 novembre, le leader de l’Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M), Biram Dah Abeid et ses amis, quittent Tabronkout en fin d’après-midi, vers le domicile de Hamoud Ould Mane, représentant de Réforme et action globale (Rag) dans le département d’Akjoujt et son candidat à la mairie éponyme, en 2023. Faut-il le rappeler, le député Biram Dah Abeid est titulaire du Prix des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme, en 2013. Il arrivait deuxième, en nombre de voix, lors des élections présidentielles de 2014 et 2019. De tels résultats furent authentifiés selon les critères de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et du Conseil Constitutionnel (Cc), en dépit de leur alignement sur le pouvoir du moment.
A peine à l’intérieur de la maison de Hamoud Ould Mane, Biram Dah Abeid est sollicité par un officier de police qui frappe à sa porte : « je suis envoyé par mes supérieurs pour vous signifier qu’il vous est strictement interdit de tenir des meetings ici à Akjoujt et je suis chargé avec mes éléments de faire respecter cette consigne ». Le député répliqua sa surprise, protesta de son statut d’élu de la république et rassura quant à ses intentions initiales ; il ne venait pas à Akjoujt en vue d’y tenir un rassemblement mais devait juste s’y laver et changer de vêtements, avant de regagner Nouakchott, la capitale, le même soir.
Manifestement pas assez rassuré, le chef de l’unité de police renforça le blocus de la maison : il disposait, devant le logis, plusieurs véhicules d’intervention anti-émeute où veillaient des dizaines d’agents lourdement armés. Ces derniers se mirent à menacer et harceler les citoyennes et citoyens venus saluer le candidat aux élections présidentielles de 2024. Assez vite, les forces de l’ordre procèdent, dans la nuit du 12 au 13 novembre, à l’évacuation, manu militari, des sympathisants de l’Ira et de Rag.
Le parlementaire se permit de demander, à ses détracteurs, la cause d’autant de zèle et de provocations délibérés ; l’interlocuteur officiel rejeta la responsabilité sur ses supérieurs – le préfet et le gouverneur d’Akjoujt – auteurs de du commandement ferme d’importuner Biram Dah Abeid. Il ne s’agit, ici, que d’une entrave supplémentaire au travail de Rag, dans un contexte de pénurie organisée de partis politiques, afin d’exclure, de la compétition, les entités dont la popularité et le sens de la mobilisation constituent le principal contrepouvoir à la domination ethno-tribale. Or, avec une démocratie ainsi malmenée et des règles du jeu instituant le monopole au détriment de la diversité, la Mauritanie s’éloigne de la paix, consacre l’impunité et s’ouvre la voie à un regain de toutes les formes d’extrémisme. La présente note d’alerte veut empêcher la poursuite du verrouillage de l’émulation et souhaite prévenir les fraudes obliques qui tendent à restreindre l’expression du suffrage universel, au profit de la coalition de la Majorité.
Nous, Ira, Rag et autres alliés voulons, contre la contestation du verdict des urnes, un scrutin de vérité, de transparence et de libre concurrence des projets. Notre victoire ne nous sera pas volée.


Nouakchott le 13 novembre 2022
La Commission de la Communication

● Elections générales de 2023, le parti RAG et Birame Dah Abeid sur la sellette d’une exclusion programmée

Si l’aune populaire devrait être le baromètre sur lequel se mesure la légitimité d’un mouvement politique, le parti Refondation pour une Action Globale (RAG), doit être considéré comme un partenaire incontournable sur l’échiquier politique national. Son exclusion infondée de la compétition électorale en vue en 2023, notamment les législatives, les régionales et les communales, dans l’objectif de l’éliminer, ressemble fort bien à une déloyale volonté d’écarter de la compétition, un adversaire redouté d’autant plus qu’il menace la pérennité d’un système de gouvernance que beaucoup de Mauritaniens commencent à ne plus supporter.

La récente tournée de Birame Dah Abeid, leader de l’Initiative de Résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) et de la direction du parti RAG dans les principales localités du Trarza, ainsi que leurs tournées précédentes dans les régions du Nord et de l’Est, ont démontré l’adhésion massive des populations à une vision politique qui représente pour elles une alternative à la gestion tatillonne de pouvoirs successifs qui continue de plonger les Mauritaniens dans la pauvreté, le dénuement et le chômage, avec la recrudescence des faits d’injustice, la montée dangereuse du tribalisme et du favoritisme, mais aussi la déficience de l’offre publique sociale.

Les ressources publiques qui devraient servir au bien-être des populations font l’objet de détournement tous azimuts, au milieu d’un laissez-allez, où les orientations même du président Ghazouani restent lettres mortes.

Face aux défis nombreux qui entravent encore le développement socioéconomique de la Mauritanie, l’alternance politique réclamée par toutes les franges de la population devient ainsi un impératif auquel les forces du statu quo tente de résister de toutes leurs forces.

Dans cette volonté de poursuivre la destruction progressive des reliquats d’une République en difficulté, la majorité qui gouverne le pays, héritière d’une longue tradition de régimes prédateurs qui gouvernent la Mauritanie depuis 1978, tente ainsi de sauver sa peau.

Les élections législatives, régionales et communales de 2023 constituent ainsi un enjeu majeur et un tournant décisif que tous les Mauritaniens appellent de tous leurs vœux. Le changement de régime politique est devenu une exigence, tant la déliquescence des institutions chargées de la gestion du pays ont failli à leur mission, et cela, à tous les niveaux de la pyramide étatique.

Même des forteresses garantes de la pureté de la République, comme l’armée, sont aujourd’hui dévoyées, gangrénées par l’immoralité érigée en mode opératoire, celle qui a expurgé la société mauritanienne de ses valeurs intrinsèques.

La solution à la crise multiforme que connaît le pays depuis des décennies, devrait venir, selon la majeure partie de l’opinion publique nationale, d’un chamboulement total et d’une refondation de la République.

Les Mauritaniens sont aujourd’hui conscients qu’un tel changement est devenu aujourd’hui vital pour la survie du pays en tant qu’Etat. Ils sont également inquiets face à la volonté politique actuelle de fausser les règles du jeu démocratique lors des prochaines consultations électorales. Les prémisses d’une CENI inégalement constituée et d’une élite politique dite opposante, en toute apparence complice d’un partage mutuellement avantageux du gâteau national, sont autant de signaux peu encourageants pour une compétition réellement transparente et claire.

Reconnaître le parti RAG, ainsi que tous les autres partis dont les dossiers dorment dans les tiroirs du Ministère de l’Intérieur, donnerait le gage d’un respect par la Mauritanie de ses engagements internationaux et de ses propres textes législatifs par rapport à l’exercice du droit politique.

Cheikh Aïdara

COMMUNIQUE DU PARTI RAG

Le récépissé du RAG, une revendication nationale

Face à l’entêtement à ne pas lever l’injustice dont est victime, pendant plusieurs années durant le Parti politique Refondation pour une Action Globale (RAG), l’octroi du récépissé formel qui bloque la reconnaissance de cette formation est aujourd’hui devenu une revendication légitime à tous les nouveaux des formations politiques et de la société civile naguère complètement muettes sur la question.

La revendication relative à la levée du blocage injustement imposé à RAG est consécutive à la patience et à l’attachement profond des militants et sympathisants du Parti à la paix sociale et à la quiétude des citoyens et du pays malgré les provocations multiples et variées de nature à rompre prématurément l’apaisement nécessaire alors à la situation sociopolitique du pays.

Aujourd’hui, à quelques mois seulement des élections municipales régionales et législatives, rare est l’organisation de la société civile qui ne milite pas en faveur de la reconnaissance de RAG, reconnaissance partagée par la totalité des formations politiques ayant participé aux travaux organisés par le Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation.

Par ailleurs, l’opinion nationale et l’opinion internationale auront beaucoup de mal à comprendre que le parti RAG qui a fait preuve de sagesse, de patience et de popularité soit privé d’un cadre qui lui est propre afin de participer aux élections en vue.

Enfin, compte tenu de tout ce qui précède et quoi que l’on dise, la privation du Parti RAG d’avoir son propre cadre, tout en constituant un recul des acquis démocratiques contribue sans nul doute à entacher la crédibilité des élections prochaines. Il revient donc aussi bien aux autorités publiques comme aux différentes forces politiques et de la société civile comme aux personnalités de notoriété publique d’entamer toutes les démarches urgentes pour lever le blocage injustement imposé au parti RAG.

Nouakchott le 10/11/2022

Le Bureau exécutif de RAG

©️ via https://aidara.mondoblog.org/2022/11/12/elections-generales-de-2023-le-parti-rag-et-birame-dah-abeid-sur-la-sellette-dune-exclusion-programmee/

● Décès de l’érudit mauritanien Oustaz Amadou Yéro Kidé

Cridem – L’érudit mauritanien Oustaz Amadou Yéro Kidé est décédé samedi 12 novembre, à Nouakchott, a annoncé sa famille, à la suite d’une crise cardiaque, à l’âge de 80 ans.

Originaire de Niabina, dans le sud de la Mauritanie, Oustaz Amadou Yéro Kidé est l’un des savants les plus célèbres et respectés de son pays. Ancien membre du Haut Conseil Islamique, il était un théologien, un prédicateur et un conférencier.

Ancien président de la Cour d’Appel de Nouakchott, Oustaz Amadou Yéro Kidé était membre de l’Association des Oulémas de Mauritanie.

Il était également du Comité interministériel chargé de la gestion et du suivi de la lutte contre la pandémie du Covid-19.

Source : Rédaction Cridem

©️ https://kassataya.com/2022/11/12/deces-de-lerudit-mauritanien-oustaz-amadou-yero-kide/

● Afrique | le journaliste mauritanien Cheikh Aïdara remporte un prix

Le journaliste mauritanien Dieh Mokhtar Cheikh Saad Bouh dit Cheikh Aïdara a remporté le 2e prix de la 7e édition du concours d’excellence en production médiatique sur les Droits en Santé Sexuelle et Reproductive/Planification Familiale (DSSR/PF) dans la catégorie presse en ligne et blog grâce à son article intitulé «Les femmes nomades de Mauritanie : des milliers de laissées pour compte dans l’accès aux services de santé sexuelle reproductive et à la contraception », publié dans aidara.mondoblog.org.

Les autres lauréats viennent du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Niger et du Togo. «Les lauréats des premiers prix de chaque catégorie recevront une somme d’un million (1.000.000) de FCFA et seront invités à la cérémonie de remise des prix. Les seconds, quant à eux, recevront chacun une somme de cinq cent mille (500.000) FCFA», indique dans un communiqué l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou organisateur du concours en collaboration avec Population Council.

Les prix seront décernés lors d’une cérémonie officielle à la 11ème Réunion Annuelle du Partenariat de Ouagadougou qui se tiendra à Niamey au Niger.

Journaliste à L’Authentique, Cheikh Aïdara est passionné des sujets relatifs aux questions de développement, notamment la santé maternelle, santé reproductive, planification familiale, mais aussi les questions liées à l’exploitation au travail.

Il est, par ailleurs, consultant externe pour le Fonds des Nations Unies pour la Population et le Bureau International du Travail.

Membre du Bureau exécutif du Réseau des journalistes africains en Santé, Population et Développement, Cheikh Aïdara est également président de l’Association des journalistes mauritaniens en santé et nutrition et le chargé de communication du Réseau SUN Mauritanie.

Par Babacar BAYE NDIAYE
Pour Cridem

©️ via https://cridem.org/C_Info.php?article=760885

● «La politique n’est pas une affaire de gens médiocres». (Suite) |Par Souleymane SIDIBÉ


L’idée de se demander qu’est-ce que la politique ou un acte politique est important.
Dans la littérature gréco-romaine que nous avons appris de l’école occidentale : « La politique est la manière de gérer les affaires de la cité ». Une définition assez simple pour débuter une dissertation de philosophie sur le thème de la politique.

Or, la réalité nous pousse à dire que la notion de politique a beaucoup évolué. La politique – à mon sens- est la gestion de l’ensemble des capitaux possible au sein d’une configuration géopolitique et géostratégique. Dans cette configuration se trouvent des groupes sociolinguistiques à part entière pour le cas de la Mauritanie. L’ensemble des capitaux sont entre autres le capital humain, le capital économique, le capital écologique…

La politique s’exerce alors au sein d’une nation avec un système politique. Ainsi, le système politique comprend l’ensemble des acteurs politiques, les institutions et l’organisation sociale – que j’indexais dans un autre poste sur le cas mauritanien. Il y’a alors les tenants des pouvoirs publics, les opposants du système, les opposants au système et le peuple qui ne forme un bloc homogène que dans l’idéal.

Les opposants du système reproduisent les mêmes mécanismes pour la conquête du pouvoir politique. Les opposants au système, les perles rares, ne sont pas forcément dans des partis politiques. Ils sont aussi dans la société civile, les ONG. Leur rôle est de servir de garde-fous face au plus froid des monstres, l’Etat, pour rappeler Gramsci.
Un système politique choisira toujours ceux qui sont conformes à sa survie, pas les plus doués.

De même, un système politique à ses opposants comme ses partisans. Le deuxième point vous semble plus logique dans cette phrase. Le premier l’est tout aussi.

A fortiori un.e opposant.e qui tronque sa conscience, pour un bien ou un service par rapport à l’État qui n’a d’aspiration que sa survie, devient non pas un valet de ce système mais un « toutou » ; ce qui est pire que la « servitude ».

Il est naturel d’avoir des aspirations politiques. Cependant, elles doivent répondre à la feuille de route du parti politique auquel l’on appartient. La politique est alors un jeu qui a ses règles. Elle prend en compte les réalités du terrain, mais ne doit en aucun cas être le lieu de confrontation des égos mais des programmes politiques avec des citoyennes et citoyens dont la compétence et la clairvoyance ne sont inconnus de personnes.

● Lien de la première partie https://soninkideesjose.wordpress.com/2022/10/19/%e2%97%8f-partie-1-la-politique-nest-pas-une-affaire-de-gens-mediocres-a-martele-abdou-diouf-par-souleymane-sidibe/

● Esprit de caste | Par Ciré Kane

Le couple dont le mariage a été annulé n’est qu’une goutte d’eau dans l’eau.

En milieu peul, c’est une pratique bien courante à tel point qu’il y a plusieurs adages incitant l’individu à rester dans sa caste : « La vache doit être comme les autres vaches », « Le lézard avec le lézard, le varan avec le varan », « La gazelle ne saute pas et son enfant passe par en dessous »…

La liste est longue. La société maure a hérité de l’esprit des castes des noirs et le cas entre cette femme chérifienne et ce garçon griot existe bel et bien chez les noirs non arabes (peuls, soninkés, wolofs…). Donc c’est un problème de castes qui touche toutes les communautés.

Il y a quelques jours je retirais symboliquement mon nom de famille des réseaux sociaux. Ça change un peu l’attitude de certains amis virtuels. On me demande un peu moins mon village, un peu plus ma famille, on ne me confond plus avec le maire de ma commune, on rentre plus rapidement dans le vif du sujet, la discussion est plus citoyenne…

Il y aura toujours avantages et inconvénients à masquer son nom pour ne pas être catalogué féodal ou susciter, par jeu, la curiosité d’un visiteur de mon espace virtuel. La tradition africaine numérisée exige de bien recevoir ces tisseurs de toiles d’araignées.

Revenons à ce couple dont le bonheur fut de très courte durée. Mon avis? ils sauront se retrouver à Marrakech ou Dakar et la naissance d’un enfant, fruit de leur amour interdit, amènera la belle-famille à mieux respecter le gendre. Ils se transformeront eux-mêmes en ses griots. Car ils connaissent la vraie histoire des iguiw. Ce sont, pour la plupart, d’anciens guerriers amazighs (berbères), redoutables, vaincus par les beni hassan. Ils furent interdits de porter des armes et obligés à chanter les gloires du vainqueur. Avant l’ultime défaite militaire, la bataille de trop, ils étaient libres comme le vent et n’étaient pas des laudateurs. L’histoire de leur peuple brille et scintille. Oui, donner mon avis sur cette affaire n’était qu’un prétexte pour faire le griot de ces griots anciens généraux, conquérants de Marrakech et de l’Andalousie.

Dans l’immédiat, les lois de l’islam concernant les droits de la femme devraient fondre devant le droit international vu que le pays a ratifié pas mal de conventions et de traités très favorables à la femme. Mais il y a un pouvoir religieux qui tente de durcir la charia même quand elle est incompatible avec le droit international.

Comment tolérer qu’ au 3ème millénaire des femmes aient des tuteurs, dont l’absence peut annuler un mariage? C’est, parait-il, le faux alibi pour empêcher la dame de vivre avec l’homme de sa vie.

Est-ce normal que nos femmes soient emprisonnées dans leurs foyers sachant que seuls les hommes peuvent libérer leurs cous?

L’expression montre le caractère esclavagiste du mariage rompu uniquement par l’homme en enlevant la corde au cou de la pauvre mariée. Non! Chacun des deux partenaires doit pouvoir mettre fin à la relation.

Les femmes peuvent être bastonnées par leurs maris. On ne peut pas flirter entre des lois très rigides et la déclaration universelle des droits de l’homme. L’incompatibilité est manifeste et le monde musulman adapte ses lois en perpétuelle mutation pour épouser des réalités humaines très glissantes. Certains pays, comme la Mauritanie, le font par peur de sanctions internationales, d’autres n’ont jamais coupé de mains ni de têtes d’ailleurs.

En Mauritanie, des pseudo-guides injectent le venin de la division par les ethnies et les castes pour maintenir sous contrôle la population. Au profit de qui? De la junte ! Voilà pourquoi aucun général ne tente d’établir un État de droit.

Bien sûr, il ne faut pas tout imputer aux religions. Le supplice du pagne blanc, l’excision, l’abandon des épouses et bien d’autres dérives sont sociétales.

6 novembre 2022

Siree Tekruur