● Barrons la route aux fossoyeurs de notre passé et de notre existence | Par M. Kebe Alhousseynou Diadie

Commençons solennellement par réaffirmer que chaque être vivant est issu d’ »un peuple,un territoire,une culture »qui constituent les points de repère par lesquels il mène sa vie de citoyen.

Cette triptyque qui sonne telle une Vérité générale doit être la source de sentiments qui irrigue nos coeurs de joie et de fierté, car elle nous situe dans le temps et dans l’espace.
Elle est, au demeurant la carte d’identité culturelle voire existentielle qui détermine notre existence sur cette terre ronde, la nôtre.

Le vivre ensemble, caractéristique de la sociabilité nous enseigne que l’être humain, quelque soit son appartenance ethnique et la couleur de sa peau doit ipso-facto s’approprier cette vérité historique,la vivre pleinement,la respecter scrupuleusement.

Ce faisant, nous allons vivre dignement dans la paix, dans l’unité dans la diversité
Cependant chez nous, en Mauritanie,la perception de la réalité est totalement différente.

En effet, l’autorité qui règne sur nous tel un monarque aveuglé par ses instincts grégaires, son népotisme et son égocentrisme s’ingénie non seulement à assoir sa conquête d’expropriation des terres des citoyens paisibles et laborieux mais également à faire table rase de notre passé, de notre culture.
Cette tabula rasa des temps modernes s’articule autour des points suivants :

1– Changer dans tout le pays : (ce n’est pas seulement au Guidimakha) la toponymie originelle voire originale des villages,des sources d’eau,des montagnes et des forêts appartenant aux Noirs du sud en la remplaçant par une nouvelle intruse,tranchant avec les us et coutumes des autochtones (voir l’article de M. Seyré SIDIBE) qui s’intitule « Guidimakha: préservons les noms de nos village de la prédation culturelle « .

2-La falsification à outrance de l’histoire du pays qui consiste à effacer définitivement l’apport séculaire et le rôle joué par les ethnies negro-mauritaniennes dans la construction du pays.
3-Une bataille linguistique :amener les populations du sud(qui ne perçoivent pas malheureusement l’ampleur du danger d’une telle entreprise-assimilation) à oublier leur toponymie originelle au profit de la nouvelle.

« Pauvre de nous » comme le disait Toundi Ondoua, le personnage emblématique d‘une vie de boy » de Ferdinand Oyono.Pourquoi laissons se produire sous nos yeux cette destruction de notre âme,de notre culture et de notre histoire?
Nous devons ensemble contrecarrer cette pratique odieuse qui n’a de but que de nous éteindre linguistiquement.

Je rappelle que lors des événements douloureux de 1989-1990-1991certains mauritaniens chauvins, partisans de la rupture diplomatique entre la Mauritanie et le Sénégal se plaisaient sadiquement à effacer une page importante de notre histoire en rebaptisant le fleuve Sénégal par le nom du fleuve Sanhaja. Mais quelle cécité historique ! Quelle bêtise !

Ô mon peuple,ô peuple de la vallée épris de justice et de l’équité, unissons nos efforts »transcendons nos différences et disons en choeur; »barrons la route aux fossoyeurs de notre passé et de notre existence ».

Kebe Alhousseynou Diadie (Lexeiba Gorgol)

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● La typologie de l’électorat en Mauritanie | [OndeInfo]

La période électorale en Mauritanie est unique et toute particulière. C’est un moment caractérisé par un tumulte politique et social sans précédent. Une dynamique qui ressemble aux mouvements qu’on peut observer dans les aéroports : des arrivées et des départs.

Les alliances se font et se défont au gré des intérêts et des calculs sur fond d’opportunisme et des promesses souvent sans lendemain.

Ruse, fourberie, flagornerie et hypocrisie envahissent le paysage politique en dominant et déterminant les rapports entre les citoyens et les politiques .

De cette relation peu sincère et perfide pour l’essentiel, entre politiques et électeurs ( citoyens ), on peut classer les électeurs dans plusieurs catégories.

Certains se rangent derrière un candidat parce qu’ il porte tel nom, il est issu de telle famille ou de telle tribu : le vote patronymique, tribal, communautaire ou régional.
C’est sans doute l’une des grosses faiblesses de la démocratie en Afrique : la sacralisation d’un homme parfois au détriment des institutions et des programmes politiques.

Le vote vénal, ce sont ces citoyens qui marchandent leur voix. Ils n’hésitent pas à soudoyer leur soutien pour quelques billets de banques, et quelques produits alimentaires ( thé, sucre, lait, huile etc. ) juste suffisant pour couvrir deux à trois semaines. Le vote de la honte et du déshonneur.
Pour ces derniers, la période électorale est une aubaine. Il faut en profiter au maximum. En effet, nos politiciens circulent et sillonnent le pays avec les poches pleines d’argent, de l’argent d’origines douteuses .

Cet aspect ne semble intéresser personne. Pas même la justice . Elle s’en moque.
La corruption et l’achat des consciences sont normalisés plus que d’ordinaire.

Et généralement dans cette compétition de pratiques mettant à mal notre système démocratique et électoral, le parti au pouvoir est le plus souvent tristement célèbre : il dispose de gros moyens, les moyens de sa politique.

Il y a également ceux qui subissent le diktat des ensembles communautaires ou tribaux auxquels, ils appartiennent : le vote encadré ou le vote de la subordination. Cette catégorie n’a pas à choisir, son vote ne lui appartient pas. C’est la propriété et la chose légitimes du patriarche.

Il existe une dernière catégorie de citoyens qui, le plus souvent ne votent même pas. Ils sont sans vergogne. Ils fréquentent les différents QG et états-majors des candidats à la présidentielle en se faisant passer pour des gens influents, capables de drainer des groupes d’électeurs.

Ces véritables courtiers peuvent même vous séduire avec des centaines de pièces d’identité moyennant une somme d’argent, en vous garantissant que ces derniers votent pour vous.
C’est de la poudre aux yeux . C’est juste une mise en scène. Les carte d’identité ont été ramassées pour impressionner afin de réussir son coup d’escroquerie.
Comme nos politiciens ont la mémoire courte . Ils oublient tout entre deux élections, la même stratégie est utilisée à chaque échéance électorale.

Il y a maintenant, une dernière catégorie de citoyens très avisés malheureusement peu nombreux, pour qui le vote est sacré.
Ils cherchent à comprendre les candidats, leur programme et ceux qui les entourent, c’est ce qui déterminera leur choix. Ils votent pour défendre des valeurs et des principes.

Ces derniers sont au dessus de la mêlée.
Ils sont peu visibles et peu bavards mais usent pleinement de leur citoyenneté et ce en toute conscience et souvent sans regret parce que leur choix est désintéressé.

In fine, il y a plus d’ennemis de la démocratie que d’amis. Nous participons presque tous d’une manière ou d’une autre au « bradage  » électoral et démocratique, par nos comportements et nos attitudes qui déterminent nos choix derrière l’isoloir.

Seyré SIDIBE

• Lien média https://ondeinfo.com/la-typologie-de-lelectorat-en-mauritanie/?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR3HVpU8wCjovziGEqPsHugx0K9rYFfp6jZy4c_PdvDA2o8y2LsEhcO4Hlo_aem_ARHmDnGiA3ZDCM8C5dWWpeDJsE6SZwYlhUSoxqJOw5JfQeT5R8cOAZoLpmznOHxemWjCcmBfL_ehSBON577JIlSN

● Manifestation à Nouadhibou contre la multiplication de maisons closes

Nord Info – Des dizaines de personnes ont manifesté pacifiquement mardi 4 juin devant la wilaya de Nouadhibou. Cette sorte de sit-in a pour but d’informer les autorités publiques administratives de la présence insolite de maisons closes et leur remarquable multiplication.

Gérées par des étrangères pour la plupart, ces places, disent les manifestants, sont des lieux de prostitution et d’utilisation de produits dangereux tels que la drogue et les boissons alcoolisées.

Ils demandent la fermeture pure et simple de ces lieux prohibés par la loi musulmane qui touchent à la quiétude des habitants et des musulmans et constituent un danger direct pour la jeunesse non conscientisée contre ces fléaux.

Notons que les marcheurs ont soumis une lettre au wali et proposé des solutions à ce lancinant problème qui dure depuis belle lurette dans la capitale économique.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=775462