La réparation de l’esclavage, et si on se réparait d’abord..!?

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Depuis quelques années, la France a instauré la journée du 10 Mai comme date commémorative de l’abolition de l’esclavage.
Cet événement annuel rendu possible grâce à l’activisme prégnant des milieux afro-descendants français, dont la figure de proue est sans conteste Madame Christiane Taubira, l’ancienne garde des sceaux.
La France, historiquement l’un des pays ayant participé largement à la traite négrière qui saigna l’Afrique, reste trop timide pour insérer cette partie de l’histoire dans son Roman National. Il est beaucoup à faire notamment dans l’école et dans le discours politique et intellectuel pour une respectabilité de la mémoire d’une frange importante du peuple français . Après quelques avancées symboliques d’aujourd’hui, certaines voix s’élèvent de plus en plus pour une réparation pure et simple pour les ayants droit de ceux qui subirent ce crime abominable contre l’humanité. Cette revendication ne semble pas être prise au sérieux par les différentes autorités politiques du pays quel que soit le bord . Il est à noter qu’un certain croisement revendicatif se constate entre les porte-voix de la cause mémorielle liée à la traite et les milieux sensibles au passif colonial. Les uns et les autres orientent le port d’une entière responsabilité aux lointaines autorités françaises , ancêtres de celles d’aujourd’hui, ayant pratiqué « légalement » l’esclavage et instauré l’ordre colonial par l’exploitation et l’indigénat. À ce rythme on pourrait imaginer une prise en compte de plus en plus large de ce passé criminel , en actes symboliques voire jusqu’à une possible RÉPARATION FINANCIÈRE . Cela relève d’un rêve fou peut être, mais peu importe, nos cousins afro-descendants des Antilles se doivent d’assumer et de porter le militantisme revendicatif dans ce sens.

Et nous, africains noirs d’Afrique , en plus d’un soutien normal dû à une situation commune d’aujourd’hui, avons une lourde responsabilité vis-à-vis de ces descendants des victimes de la traite transatlantique. Aujourd’hui l’africain Noir ou pas peut se dire lésé  et handicapé à raison par l’ordre colonial d’antan, mais tout Noir africain ne subit pas forcément les conséquences de l’esclavage extra ou intra. Oui l’esclavage intra, cela a bien existé et continue même de véhiculer des non-dits dans l’imaginaire collectif africain.

L’africain lambda sur le continent ou à l’extérieur pointe aisément les méchants esclavagistes et colonisateurs de l’extérieur  (occidentaux ou orientaux) qui seraient les seuls responsables du retard social, économique et politique du continent. Alors que la franchise intellectuelle nous intime de revoir nos schémas simplistes du classique c’est « la faute de l’autre ». L’Afrique a été esclavagiste et les africains l’étaient intrinsèquement dans le passé et s’y connaissent dans leurs rapports traditionnels et coutumiers d’aujourd’hui. Le marchandage lucratif d’êtres humains se pratiquait entre différentes composantes tribales , et les traites transsaharienne et transatlantique se furent arrimés logiquement à cet ordre propice pour amplifier un douloureux et honteux commerce . En effet le passé esclavagiste afro-africain est très présent aujourd’hui, mais il n’est abordé que trop timidement voire même effacé derrière un tissu social et sociétal érigé en VALEURS CULTURELLES.
Par exemple en Afrique occidentale, presque dans toutes les sociétés, il existe le statut d’esclave faisant partie d’un ensemble homogène très hiérarchisé . Ces esclaves statutaires étaient anciennement possédés par l’aristocratie nobiliaire et leurs différents clans alliés. Ils étaient exploités dans l’esclavage pur et dur, et faisaient partie du patrimoine matériel des possédants. La réalité irréfutable de cet esclavage « maison » en Afrique, a laissé des traces dans les rapports intra-communautaires. De nos jours, les personnes d’extraction sociale servile vivent les conséquences évidentes au sein de certaines sociétés africaines. D’aucuns osent justifier les pratiques esclavagistes au nom de la religion  (l’islam en l’occurrence) et d’autres réfutent tout esclavagisme latent et ses séquelles, et on essaie d’en trouver une justification ambiguë par le système de castes qui sévit. Aucune idée de réparation même morale, n’effleure les consciences de ceux qui sont issus de tenants de l’ordre féodal et esclavagiste d’antan . Au contraire, certains milieux artistiques se permettent de louer et de chanter en héros d’hommes connus pour leurs prouesses en brigandage et en capture d’êtres humains. Par ailleurs, une gymnastique d’esprit basée sur une incohérence intellectuelle bien connue chez nombre d’instruits issus de l’ordre tribalo-féodal, permet un camouflage sournois des conséquences évidentes de l’ordre esclavagiste du passé , au sein du système de castes qui serait un gentil et utile régulateur social. 

Si on évite à ce point d’aborder courageusement les réalités problématiques issues de l’esclavage « maison » , cela explique un sens profond et étrange de ce que l’Homme africain se fait de l’Être Humain . Suivant cette logique, nos cousins afro-descendants d’Outre-mer ne peuvent pas espérer grand chose de notre part quant à une éventuelle reconnaissance de la responsabilité avérée des « braconniers » et vendeurs d’êtres humains au cours des traites négrières  (transatlantique et transsaharienne). Aujourd’hui en 2016, les afro-descendants français et les africains noirs issus de l’immigration postcoloniale et leurs descendants occidentalisés , peuvent être confrontés au racisme et diverses discriminations dans la société française à dominance blanche. Cependant, ils peuvent se retrouver sur le même champ militant pour lutter contre ces injustices . L’africain Noir en Europe se retrouvera dans l’engagement digne de Madame Taubira, tout en évitant sournoisement de revoir certaines dispositions coutumières en vigueur dans son giron originel, qui, jadis permirent la SOURCE du Mal Noir qui fut l’ESCLAVAGE. La réparation morale tant attendue tarde à venir à l’endroit de nos lointains cousins afro-descendants dans le monde entier . En 1999 à Baltimore aux États-Unis , on notera un geste plein de portée symbolique du défunt ancien président Béninois Mathieu Kérékou . Ce dernier s’était mis à genoux en implorant le pardon des afro-américains pour le rôle honteux et abominable que les africains ont joué dans la traite.

Depuis rien de notable n’est à signaler allant dans le sens d’une réparation morale à grande échelle qui pourtant, doit être le ciment de la cause panafricaniste qui tâtonne entre l’extrémisme anti-impérialiste et la sanctification de nos références tribalo-ethniques diluées dans la mondialisation. L’Homme Noir affecté parmi les Peuples, doit se réinventer une destinée dépoussiérée de toute emprise primitive et puérile faisant de lui L’ÉTERNEL DERNIER DE LA CLASSE qui se refuse soi même.
Nous devons revoir nos prises de position du grand écart en fonction du cadre dans lequel nous évoluons, c’est-à-dire tantôt on est révolutionnaire contre le néocolonialisme et le paternalisme occidentaux, et autrefois on se montre réactionnaire contre toute réforme libératrice de l’INDIVIDU  par rapport aux convenances coutumières et étriquées qui pourrissent nos rapports internes et inhibent l’essentiel en NOUS pour des statuts sociaux caducs . L’esprit tribalo-ethnique ne fera ni un Peuple , ni une Nation au sens moderne des termes.

K.S

15-05-2016 22:30 – Vidéo : Les femmes de la coopérative du village de Gorilakhé

Vidéo : Les femmes de la coopérative du village de Gorilakhé
Futureafrique – Les femmes de la coopérative du village de Gorilakhé, administrativement M’Beidia Sakha, commune de Dafort appellent à l’aide, elles ont besoin des puits, des motopompes, de l’engrais, des arrosoirs, de la semence etc…

Tout ce qui pourra développer la culture des fruits et légumes. Des braves femmes abandonnées à elles-mêmes, pourtant il y a tellement de bouches fines à nourrir dans le village, des gamins en bas-âge à remplir les ventres creux.

La coopérative est appelée « l’unité pour le bonheur », il faudra que l’état, les élus et ministres viennent à leur secours.

Crédit source : http://www.cridem.org

15-05-2016 15:10 – Biram Dah Abeid : « ​ce qui suit à comme but de vous faciliter la tâche et de vous aider à prononcer le verdict du 17 mai 2016​ » (Message)

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IRA Mauritanie – De Biram Dah Abeid à Mohamed Ould Abdel Aziz et sa clientèle, ce qui suit à comme but de vous faciliter la tâche et de vous aider à prononcer le verdict du 17 mai 2016.

Il y a maintenant plus d’une décennie que l’usurpateur de pouvoir, Mohamed Ould Abdel Aziz, s’échine à me faire changer d’avis, à abandonner mes convictions morales et mes engagements politiques.

Pour arriver à ses fins, le despote non éclairé Ould Abdel Aziz n’eut de cesse de mobiliser la clique malfaisante et vorace qui l’entoure, composée de politicards véreux Bidhane, de mercenaires vils Hratine et de pseudo Uléma de cour plus préoccupés par le fond de leur poche que par dire la loi d’Allah, grand et miséricordieux.

Ainsi, quand le chef de l’Etat mauritanien se persuada de ma ferme volonté de créer le mouvement abolitionniste « IRA », il en interdit la légalisation, me démit de mon modeste poste de conseiller de la Commission des Droits de l’Homme, me radia de la fonction publique puis confectionna contre moi des dossiers judiciaires montés de toutes pièces avec lesquels, il finit par m’envoyer en prison à la suite de simulacres de procès dont les verdicts ont toujours été connus d’avance.

Ces persécutions ont toujours été précédées et accompagnées de campagnes de diffamations et de dénigrements orchestrées par les services de renseignements nationaux et appuyées par des organes de presse écrite et audiovisuelle à la solde du pouvoir, par les associations de pseudo d’Uléma et pseudo Imams usant et abusant de toutes les tribunes que l’Etat met à leur disposition mais aussi par les juges et les tribunaux.

Aussi, le gouvernement du despote non éclairé au pouvoir, appuyé par ses services de renseignements et son réseau d’ambassades, ont-ils déclaré une guerre officielle et ouverte, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, dont l’objectif unique est la liquidation de Biram Dah Abeid, le bâillonnement de l’organisation IRA, l’extinction du souffle d’espoir qu’elle commence à insuffler jusqu’au plus profond des cœurs des masses des opprimés et l’arrêt définitif de son ascension dans l’opinion publique internationale. Cette guerre s’est aussi matérialisée par des manœuvres successives de déstabilisation, d’orchestration de scission et de démembrement avec les résultats dont les Mauritaniens ont été témoins et qui sont, à chaque fois, un échec lamentable.

En dépit de toutes ces misères que le pouvoir s’évertue à lui faire, IRA n’a cessé de progresser, de gagner en charisme et en notoriété aussi bien au sein de la population mauritanienne qu’au niveau international avec la cascade de prix, de distinctions et de marques d’honneur et d’estime que lui témoignent les organisations et les institutions internationales mais aussi les pays, les villes et les simples citoyens du monde.

A l’occasion des élections présidentielles de 2014, le régime de Ould Abdel Aziz pensait, avec sa naïveté habituelle, tenir une occasion rare de ternir notre image auprès de la population et, par la même occasion, mettre fin aux espoirs que nous avons commencé à y susciter.

Grâce à la volonté du Très haut et en dépit de l’embargo financier et juridique qu’on nous a imposés, en dépit de l’embargo religieux dont l’une des armes les plus redoutable est notre excommunication par des pseudo Uléma aux services tarifés et malgré le lynchage médiatique, raciste et systématique dont nous étions l’objet malgré tous ces obstacles, nous avons réussi à lever et à entretenir une vague de sympathie et d’adhésion à notre cause et ce jusque dans les villages les plus reculés du pays.

Il n’y a pas de preuve plus éloquente de la popularité de notre discours et de l’adhésion des Mauritaniens à nos thèses que l’acharnement dont avait fait preuve l’usurpateur Ould Abdel Aziz pour nous asphyxier financièrement, assécher nos sources de revenu et nous empêcher de transporter nos assesseurs alors que lui s’adonnait à la plus grande fraude électorale de l’histoire de la Mauritanie.

Le dernier acte de cette mauvaise pièce de théâtre que joue le chef de l’Etat mauritanien et dont la trame de fond est notre marginalisation et l’occultation du message de notre organisation, fut notre arrestation lors de ce qu’il est convenu d’appeler « la caravane Boghé-Rosso » puis notre jugement lors d’une parodie de procès et notre emprisonnement pour deux années fermes dans des conditions inhumaines et dégradantes.

Du fond de cette lugubre cellule de la prison civile de Nouakchott, je crie au visage du chef de l’Etat, Mohamed Ould Abel Aziz, que je ne faiblirai jamais, que je ne ploierai jamais et que j’ai encore suffisamment de ressources morales et corporelles pour combattre le système raciste, esclavagiste et despotique dont il est la tête malfaisante. Mes convictions et mes principes sont intacts et ma volonté totale de me battre de l’intérieur de la prison ou de l’extérieur et ce jusqu’à délivrer de ton emprise, les Mauritaniens que tu maintiens dans cette grande prison qu’est devenue, sous ton règne, la Mauritanie.

Je puis t’affirmer ici, à toi et à la clique qui te sert de laudateurs, que je n’attends rien de toi, ni avant le 17 mai 2016, ni pendant cette journée là et encore moins après. Je ne me sens pas concerné par tes verdicts que je ne reconnais pas. Alors, que ce soit deux ans, dix ans ou vingt ans, il n’y aura d’alternative à la confrontation, à l’intérieur ou à l’extérieur de la prison. Nous proposons et Allah dispose.

Nouakchott, le 15 mai 2016

Biram Dah Abeid

Une Journée à la Rencontre Annuelle des Musulmans de France (La 33 ème)

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Arrivés vers 11H20 ce samedi matin du 14 Mai 2016, au Parc d’Expositions Paris-Le-Bourget dans le Nord parisien, nous sommes passés rapidement aux caisses en payant notre ticket journalier à 10€ pour pouvoir arpenter les différents Halls. Ainsi nous avons pu visiter plusieurs dizaines de stands commerciaux où l’oriental et l’occidental se marie, et que les conseillers en finance islamique sont voisins des personnes proposant et informant sur les instituts en langue arabe et en sciences islamiques.
Sous l’un des Halls , nous avons visité le stand de l’association humanitaire BARAKACITY dont l’un des membres, Moussa est toujours au Bangladesh en liberté provisoire avec l’impossibilité de quitter le pays. Nous avons échangé avec un jeune homme soninké engagé dans cette association, il est originaire du Guidimakha mauritanien  ( village de Ouloumboni). Monsieur Camara de BARAKACITY nous a expliqué brièvement leur militantisme humanitaire et en précisant qu’ils ont actuellement des activités en préparation pour la Mauritanie .
Nous avons assisté à un briefing au stand de soutien aux palestiniens où le coeur de la vieille ville Jérusalem est en miniature autour de la mosquée Alaqsa. Un tenant du stand a expliqué et illustré les contraintes subies par les palestiniens de la Cisjordanie pour accéder à cette mosquée historique considérée comme le 3 ème lieu saint de l’Islam et ses environs. Côté restauration, il y a du choix très varié avec des échoppes qui s’alignent sur plusieurs mètres. Divers ateliers culturels , artistiques et cultuels sont proposés à travers les Halls.

Vers 11H50, nous avons assisté à une première conférence animée entre autres par Mohamed Bajrafil et Nabil Ennasri sur la problématique de l’écologie. Les intervenants ont expliqué que le Message Coranique renferme plusieurs versets qui appellent les croyants d’avoir une prise de conscience de l’équilibre environnemental. Le gaspillage ne fait pas partie de la philosophie islamique du cosmos. Parmi les intervenants il y avait Mr Ramdane Abdelkarim, un élu vert de la ville de Strasbourg qui a donné certaines pistes concrètes par d’initiatives personnelles pouvant participer à la préservation de notre planète. L’imam Mohamed Bajrafil a expliqué que les fidèles comme leurs imams doivent revoir leur logiciel par rapport à beaucoup de choses dont le gaspillage ramandanesque en consommation à outrance en Tout.

Lors d’une autre table ronde sur l’islam et la politique, une jeune parlementaire tunisienne du parti Ennahda, a expliqué pertinemment que pour son parti d’obédience islamiste ne promeut rien de contradictoire avec l’esprit démocratique. Madame Sayda Ounissi, doctorante en sciences politiques de 29 ans formée à Paris , a admis que son parti politique a évolué sur énormément de choses après son expérience du pouvoir pendant la transition d’après Ben Ali.
Au cours du même échange , le Professeur Tariq Ramadan a fait un historique succinct des mouvements politiques dits islamistes. Tous les deux intervenants ont mis en garde quant à la complexité des termes utilisés selon le cadre politique où l’on se trouve (en France ou dans un pays majoritairement musulman). Vers 19H00, nous avons suivi le discours d’ouverture en plénière du président de l’UOIF Amar Lasfar qui a brossé les réalisations de son mouvement en saluant l’engagement républicain et citoyen pour une France apaisée et fraternelle malgré les événements tragiques survenus ces derniers temps. Après le speech présidentiel, le Professeur Tariq Ramadan a pris la parole sur le thème « le devoir d’intelligence ». Comme à l’accoutumée, Tariq Ramadan a tenu une prestation intellectuelle de haute volée terminant par des invocations vibrantes .
Nous avons croisé dans les allées l’imam Abdoulaye Sarr, secrétaire général de l’association « Main Dans la Main » en Mauritanie. Il est parmi les innombrables invités de cet événement annuel très important pour la communauté musulmane de France. La rencontre sera clôturée dans la journée du lundi 16 Mai 2016.

K.S

Le Message de BLACK M…!!!

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Bonjour à tous,

Je m’appelle Alpha Diallo, je suis français, né en France, à Paris, et j’ai 31 ans.

Eduqué par la France, terre d’accueil de mes parents, terre qui m’a vu grandir et permis de vivre de ma passion. Une terre pour laquelle mon grand-père Alpha Mamoudou Diallo, d’origine guinéenne, a combattu lors de la guerre 39-45 au sein des Tirailleurs Sénégalais – ces mêmes
Tirailleurs Sénégalais qui étaient également présents lors de la Bataille de Verdun.

J’ai ressenti une immense fierté lorsque l’on a fait appel à moi pour participer à un concert en marge de la commémoration de la Bataille de Verdun pour l’ensemble des jeunes français et allemands réunis ce jour-là.

Une polémique incompréhensible et inquiétante a malheureusement entraîné l’annulation de ma participation à cette manifestation.

Je ne peux rester sans réponse face aux propos d’une extrême violence, tenus à mon égard, ces derniers jours. Je suis d’autant plus attristé par cette situation qui peut aujourd’hui toucher des milliers d’autres  français.

Moi, Alpha Diallo, enfant de la République et fier de l’être, souhaite, par ce communiqué, faire barrière à ces propos haineux.

Merci à tous ceux qui me soutiennent depuis le début, je ne ferai pas d’autres commentaires.

Peace.
#ALPHADIALLO
#BLACKM

Crédit source: Page Facebook Black M.

Un migrant malien tué lors d’un contrôle d’identité à Nouakchott

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Un migrant malien du nom de Mody Boubou Coulibaly âgé d’une vingtaine est décédé le 09 mai vers 12 heures à l’hôpital national, au terme d’une course poursuite avec des gendarmes. Atteint gravement au niveau des hanches, Coulibaly a succombé à une hémorragie quelques heures plus tard. Récit.

Il était environ 9 heures, les faits se passent près de la caserne des pompiers, au niveau de la Cité Concorde. Une patrouille de la gendarmerie surgit dans un chantier de construction d’un bâtiment dans lequel se trouvait le maçon Mody Coulibaly.

Une fois sur les lieux, les gendarmes procèdent au contrôle des titres de séjours. N’ayant pas de titres de séjours, Mody et d’autres ouvriers, saisis par la panique, se dispersent pour éviter la détention puis le renvoi à la frontière.

Poursuivi par un gendarme, Mody monte au troisième étage du bâtiment en construction. Sans aucune issue devant lui, il saute depuis une fenêtre du troisième. Malheureusement, il tombe sur un piquet de ferraille qui lui transperce mortellement les hanches.

Alors que Mody gisait dans une marre de sang, un autre gendarme posté au pied du bâtiment l’aurait brutalement tiré pour le neutraliser. Un geste qui enfoncera encore les bouts du fer dans son corps. Face à la gravité de la situation, les éléments de la gendarmerie le conduisent directement à l’hôpital national, accompagné d’un autre ouvrier mauritanien présent dans le chantier.

Mort dans une ignorance totale des médecins

Mody restera alors plusieurs heures dans l’ignorance totale du corps médical de l’hôpital. Une des témoins de la scène raconte sur sa page facebook : « Ce matin j’ai été témoin d’une scène insoutenable. Un jeune malien qui fuyait les gendarmes et aurait sauté du haut d’un chantier pour atterrir sur des fers perchés ; il sera ramené par ses bourreaux qui l’ont sorti de ces fers et une hémorragie s’en suivra. Il attendra plus d’une heure avant d’obtenir des soins ; seul le policier (de permanence NDLR) de l’hôpital se démenait pour lui venir en aide. Il mourra 2h plus tard loin des siens.»

Pour informer les autorités consulaires de l’ambassade du Mali, le gendarme aurait déclaré qu’il s’agissait d’un accident de travail d’un ressortissant malien alors « qu’il s’agit bien d’une bavure d’après un autre migrant qui a vu toute la scène » précise Mr Diarra, un des responsable de l’association Faso Kono. « La vérité, ajoute-t-il, c’est qu’il a été poursuivi parce qu’il n’a pas de titre de séjour. Il a sauté d’une fenêtre et il est tombé sur un piquet, des fers ont transpercé ses hanches et il est mort ».

La communauté des migrants maliens n’a été mise au courant des faits que très tardivement confie encore Diarra : « On n’a été informés par les autorités consulaires qu’une fois le jeune décédé, pour nous annoncer que le mardi à 16 heures il y aura la prière sur notre compatriote mort dans un accident de travail ».

Les autorités consulaires du Mali ont-ils une complicité avec l’Etat mauritanien pour camoufler cette affaire de bavure ?

« Notre volonté était qu’après avoir découvert qu’il ne s’agissait pas d’un accident de travail, parce qu’il y a un cas actuellement et que l’ambassade s’en fiche complètement, de nous saisir de la dépouille de Mody pour que l’inhumation se déroule au Mali et que l’Etat Malien soit ainsi témoin des traitements que subissent ses ressortissants en Mauritanie » assure Mr Diarra.

« Nous sommes allés à la morgue pour récupérer le corps, on a trouvé qu’il a été caché dans un lieu inconnu. C’est seulement le mercredi que nous découvrirons. Et on a trouvé que les responsables de l’ambassade ont discuté et convaincu une personne se réclamant être de la famille du défunt pour que la dépouille de leur fils soit inhumée au cimetière du PK7 ».

Venus massivement dénoncer la violence policière qu’ils subissent devant l’ambassade du Mali, une centaine de migrants maliens ont été dispersés par la police. Deux ressortissants maliens ont été arrêtés.

Nous avons tenté vainement à plusieurs reprises d’avoir la version du chargé des affaires consulaires de l’ambassade du Mali.

Bâ Sileye

Crédit source : http://www.rmi-info.com

11-05-2016 18:32 – Philip Alston, rapporteur spécial des Nations Unies : « La stabilité de la Mauritanie risquerait d’être compromise… »

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«La stabilité continue de la Mauritanie dans une région volatile risquerait d’être compromise à moins que les bénéfices de la croissance ne soient plus équitablement répartis », a déclaré mardi 11 mai à Nouakchott, Philip Alston, rapporteur spécial des Nations Unies sur l’extrême pauvreté et les droits de l’Homme.

Cette déclaration a été faite à l’issue d’une visite de 06 jours en Mauritanie.

Le gouvernement mauritanien, a ajouté le rapporteur, « doit fournir d’avantage d’efforts pour tenir sa promesse de lutter contre les séquelles de l’esclavage, et doit aller au-delà d’une approche de charité pour aller vers une approche qui reconnait que chaque mauritanien a un droit fondamental à l’eau, aux soins de santé, à l’éducation et à l’alimentation. »

Un pays riche en ressources…

La Mauritanie a été ainsi décrite par le Rapporteur : « Un pays riche en ressources naturelles et dont le système juridique n’accepte plus l’esclavage, un pays qui a pu maintenir sa stabilité et a, comparativement, bénéficié d’un niveau élevé d’aide internationale pour le développement.»

Le Rapporteur a aussi reconnu « les réalisations importantes faites au cours de ces dernières années, en particulier en ce qui concerne les zones urbaines.» Cependant, avertit, Monsieur Alston, « 44% de la population rurale continue à vivre dans une pauvreté écrasante dans des régions comme le Gorgol, le Brakna et le Trarza.» Ces régions ont été visitées par le Rapporteur.

Haratine et les négro-africains, « systématiquement absents »

Selon le rapporteur, « pour beaucoup de personnes, le seul impact tangible des politiques de développement du gouvernement jusqu’à présent a été l’expropriation de leurs terres et leur attribution aux investisseurs à grande échelle et cela sans aucune compensation. »

Autre constat du fait par le Rapporteur : « les haratine et les négro-africains sont systématiquement absents de toutes les positions du pouvoir réel et sont continuellement exclus de nombreux aspects de la vie économique et sociale. Ces deux groupes représentent plus de deux tiers de la population, mais diverses politiques servent à rendre leurs besoins et leurs droits invisibles. »

En Mauritanie, il n’existe pas de statistiques à base raciale, ethnique ou communautaire. D’où tenez-vous ces deux tiers ? Est ce le fruit d’enquête ou une estimation au coup d’œil ? Réponse du Rapporteur : « ce chiffre est revenu avec insistance dans beaucoup de rencontres pendant ma visite… même si le gouvernement n’a pas fait d’enquêtes, les organisations internationales ont besoin de savoir pour aider les populations à résoudre leurs problèmes. » Le rapporteur a noté «qu’une reconnaissance officielle des biens et services tels que l’eau, les soins, la santé, l’éducation et l’alimentation sont des droits de l’Homme pourrait commencer à transformer la façon dont sont formulées et mises en œuvre les politiques de développement. »

Au sujet de l’agence Tadamoun, le rapporteur a déclaré : « Au lieu de construire une école semblable à Taj Mahal pour 84 millions d’ouguiyas à Dar El Barka, l’agence nationale de lutte contre les séquelles de l’esclavage, chargée de l’insertion et de la lutte contre la pauvreté (TADAMOUN) aurait pu entreprendre la construction de salles de classe additionnelles et de toilettes et soutenir le personnel des écoles périphériques qui sont tant dans le besoin. »

Pour Monsieur Halston, « trop de programmes de développement du gouvernement sont ad hoc et répondent d’avantage aux intérêts des circonscriptions électorales puissantes qu’aux besoins réels. » Il a proposé la mise en place « d’un groupe d’amis de la Mauritanie qui rassemblerait les principaux bailleurs de fonds pour discuter des priorités en amont de leurs réunions régulières avec le gouvernement. »

Selon lui, « les bailleurs de fonds internationaux n’ont pas réussi à encourager le gouvernement à fonder son approche sur des principes, ni à être systématique dans son approche, et ont ainsi consacré beaucoup trop peu d’attention au type de coordination qui renforcerait considérablement leur impact combiné. »

Au cours de sa visite en Mauritanie, le rapporteur a rencontré les représentants du gouvernement, des autorités locales, des ONG nationales et internationales, des personnes vivant dans l’extrême pauvreté à Nouakchott et d’autres régions de la Mauritanie.

Le rapporteur présentera un rapport complet comportant des recommandations au conseil des droits de l’Homme en juin 2017.

©Cridem 2016—–

Crédit source : http://www.cridem.org

11-05-2016 12:42 – Des orpailleurs évacués vers l’hôpital psychiatrique de Nouakchott à la suite de crises de folie

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Essahraa – L’hôpital neurologique de Nouakchott a accueilli au cours des derniers jours 10 orpailleurs dont les cas présentent des crises de folie, , révèlent des sources de cette structure sanitaire spécialisée des maladies psychiatriques.

Les patients manifestent tous des signes de bouleversements psychiatriques, ressentis depuis leur ruée vers l’or dans le no man’s land de Tasiast dans la wilaya de l’Inchiri, dans le centre Nord du pays.

Ils continuent de bénéficier de soins à l’hôpital neurologique plus connu sous le nom de l’hôpital de Dia. Des candidats à la vague d’orpaillage avaient régulièrement réclamé l’ouverture d’un centre de santé sur les sites de prospection de l’or, pour la prise en charge des cas urgents constatés sur les centaines de prospecteurs qui ont pris d’assaut le secteur à la quête de la richesse.

Traduit de l’Arabe par Cridem

Crédit source : http://www.cridem.org

Conférence – débat du 7 Mai 2016 à Paris : compte rendu.

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La rencontre organisée par l’association ARMEPES-FRANCE (Association des ressortissants mauritaniens pour l’éradication des pratiques esclavagistes et ses séquelles) et le PHARE CITOYEN, s’est ouverte vers 14H25 dans la Salle Croizat au sein de la Bourse du travail. C’est Monsieur Baba Ould Jidou du Phare Citoyen, modérateur des échanges qui a ouvert le bal en présentant les différents intervenants qui sont Abdine Ould Merzough le coordinateur d’IRA en Europe, le Professeur Bâ Haïmout et le secrétaire général d’Armepes-France Gaye Traoré.
Après quelques mots introductifs du président en exercice de l’ARMEPES-France, Monsieur Ibrahim Diabakhate et du président d’honneur Dr Koné Makhan, Gaye Traoré a présenté la genèse de l’association et les actions qu’elle a menées depuis sa création contre l’ordre féodal qui sévit dans nos communautés en particulier dans le milieu soninké. Mr Traoré a précisé que l’association est ouverte à toutes les personnes sensibles à la défense des droits humains d’une manière générale. Il a réfuté le sobriquet utilisé par certains détracteurs du mouvement, le qualifiant comme “l’association des esclaves ” (Komo mfeddé). Il a expliqué que l’ARMEPES-France mène une campagne de communication pour sensibiliser sur les mentalités rétrogrades héritées de l’ordre esclavagiste et féodal. Plusieurs canaux et supports sont disponibles et utilisés pour diffuser le message, un site internet http://www.mauritanie-egalite.org dédié aux différentes contributions et une page interactive Facebook Gambanaxu Armepes Solutions sans oublier les interventions occasionnelles sur les webradios communautaires  (Radio Diaguilly et Radio Combandao).
L’intervention du représentant d’IRA Mr Merzough s’est axée sur l’activisme très  agissant du mouvement du président Biram Dah Abeid emprisonné depuis Novembre 2014 avec son vice-président Brahim Bilal Ramdhane. Il a noté qu’IRA est portée par une jeunesse motivée ayant une conscience citoyenne très développée. Il a estimé que la diplomatie militante de son mouvement à l’international porte ses fruits, car la problématique de l’esclavage est devenu un trou noir dans les relations de la Mauritanie avec certains pays puissants. Mr Abdine Ould Merzough a déclaré qu’IRA veut stimuler toutes les personnes victimes afin de sortir pour s’engager et dénoncer en demandant l’application du Droit. Il a par ailleurs réfuté tout communautarisme au sein d’IRA-Mauritanie en expliquant que seule la référence de la citoyenneté et le sérieux de l’engagement comptent pour porter l’idéal d’IRA-Mauritanie d’une Mauritanie Juste et Égalitaire. 
Quant au Pr Bâ Haïmout, il a exposé un bref historique de l’aspect juridique et législatif concernant l’esclavage en Mauritanie. Pour lui, le pays avait  adhéré aux conventions internationales depuis sa création mais dans les faits, les choses sont AUTRE CHOSE. Il a expliqué qu’on ignorait et recusait la citoyenneté des personnes sous l’ordre esclavagiste, et cela voulait dire que la LOI ne pouvait pas changer les réalités. S’agissant de la féodalité, Mr Bâ a expliqué qu’une nouvelle fois les textes législatifs avaient ignoré son emprise sur le réel dans les communautés notamment concernant le foncier sur lequel l’ordre traditionnel et coutumier régnait . Il a déclaré que l’engagement contre l’ordre féodal doit être entrepris par tous les citoyens et appele les personnes d’extraction sociale féodale de s’y mettre courageusement, car du courage il en faut pour braver les conséquences inévitables dans la communauté.
Le modérateur du débat, Baba Ould Jidou du Phare Citoyen a appelé la jeunesse mauritanienne dans son ensemble de s’engager contre toutes les injustices.
Il a expliqué que les mouvements pionniers du milieu haratine comme El Hor ont permis l’émergence d’une jeunesse haratine engagée et conscientisée d’une manière décomplexée contre l’ordre esclavagiste. Il a salué au passage les membres d’Armepes-France qui ont osé prendre en compte les séquelles esclavagistes de l’ordre féodal dans leurs communautés, dans l’engagement pour les Droits Humains en Mauritanie.
Parmi le public peu nombreux dû à un calendrier serré pour communiquer en amont, il faut noter certaines observations très pertinentes notamment celle d’un poids lourd de la diaspora Mr Ibnou Diagana. Ce dernier a signalé que le message devrait être traduit en langue soninké par rapport au nombre de gens présents ne comprenant pas le français. Une traduction résumée a été faite par le secrétaire général d’Armepes-France par la suite. Par ailleurs l’événement a été couvert par la webradio Combandao avec la présence de l’animateur et l’un des responsables Bouba Diakité. L’enregistrement des échanges a été diffusé dans la soirée du même jour.

K.S

09-05-2016 08:29 – Note d’alerte publique : Quand Mohamed Ould ABDEL AZIZ devient dangereux

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IRA-Mauritanie – Le mardi 3 mai, devant une foule d’inconditionnels, d’ailleurs dressés à l’applaudissement durant des décennies de régime militaire, le Chef de l’Etat, Mohamed Ould Abdel Aziz, tenait des propos d’une rare outrecuidance, envers les descendants d’esclaves ; par des mots dont l’irrespect et le mépris s’équivalent, il conjugue l’habituel déni de leur domination, à l’énoncé d’un néo-racisme de la démographie.

Affirmation point inédite dans sa bouche, il reprend, à son compte, la thèse dite des « séquelles ». Aussi, la pauvreté et le défaut de qualification et de savoir dont souffre cette souche de la population, résulteraient, seulement, d’une progéniture pléthorique.

A force de céder à leur libido et de s’adonner à la multiplicité des ménages, les Hratine se multiplieraient, pour leur plus grand malheur. Ce disant et malgré lui, le Président Ould Abdel Aziz :

1. Reconnait l’usurpation du pouvoir, par la minorité à laquelle il appartient et dont il défend la suprématie ; jamais aveu n’aura été plus cinglant.

2. Reprend, à son compte et de manière officielle, le fatras des préjugés de race dont découle la légitimation de l’esclavage et du système de caste arabo-berbère. L’inégalité de naissance a désormais son théoricien décomplexé. Le propos du Chef de l’Etat, en sus de sa médiocrité, l’expose au discrédit et s’effrite sous le poids de l’incohérence. Comment expliquer, donc, toutes les mesures prises, sur le plan institutionnel, au titre de l’éradication de l’esclavage, si ce dernier n’existe plus ?

3. La création de l’Agence Tadhamoune ;

4. Le durcissement des peines et l’élargissement du champ de la répression ; 5. L’innovation d’un tribunal spécial pour juger de tels crimes et l’installation de trois 3 cours spéciales, respectivement dans l’Est, à Nouakchott et au Nord; l’annonce revenait,en décembre 2015, au Ministre de la justice.

Toutes ces initiatives du gouvernement, sont menées, sur le long terme, en contradiction, nette, avec le lyrisme outrancier de Néma. Le Président de la République incarne, en une même personne, un dédoublement dangereux au sommet de l’Etat. Auquel des 2 Mohamed Ould Abdel Aziz serait-il prudent de se fier ? Lequel croire ?

6. Il est devenu limpide que le Mohamed Ould Abdel Aziz s’adresse, à présent, aux fractions les plus conservatrices de l’ensemble maure, afin de les mobiliser contre le péril Hratin, fantasmé, ici, en termes de surnatalité.

7. Il s’agit, à l’évidence, d’une rhétorique de conditionnement affectif de l’opinion, afin de la préparer à la mise en œuvre – soudaine ou graduelle – d’une épuration délibérée contre les descendants d’esclaves, groupe menaçant, dont il importe de casser la dynamique, pour en dissoudre les prétentions à diriger le pays.

Face à tant d’irresponsabilité et du danger induit, IRA – Mauritanie :

8. Appelle, le citoyen Mohamed Ould Abdel Aziz, à retirer les passages discriminatoires de son discours et présenter des excuses à l’ensemble de la communauté des victimes de l’esclavage; l’ignorance que dévoile la brutalité primitive de sa déclaration s’avère désormais incompatible avec l’exercice de la magistrature suprême.

9. Engage, les démocrates mauritaniens et à leurs amis, à lancer une vaste mobilisation, pour exiger et obtenir, de Mohamed Ould Abdel Aziz, une mise au point conforme à la Constitution qui protège, les citoyens, contre la ségrégation, d’ailleurs en vigueur, depuis des siècles d’hégémonie ethno-tribale.

10. Recommande, aux partenaires extérieurs, d’observer la plus grande vigilance, à l’endroit de dirigeants actuels, dans leur rapport à la gestion du contentieux historique, notamment la question corrélée de l’égalité et de la réparation.

11. Presse, les Nations unies et l’ensemble de la communauté internationale d’inscrire la Mauritanie, parmi les pays éligible à la « responsabilité de protéger », précaution adoptée lors du sommet mondial de septembre 2005.

Nouakchott, le 08 mai 2016

Commission de Communication

Crédit source : IRA-Mauritanie