L’accident de Dafort : retour sur les faits et coup de semonce.

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Ce Jeudi 5 Mai 2016 marquait la première manche de la pêche annuelle de la mare dite Daawa Kharé située à l’Est du village. Chaque année sensiblement à la même période, les habitants de Dafort gros village de la commune du même nom, se donnent rendez-vous pour la chasse aux poissons dans cette mare faisant partie de l’histoire du village. Cette année lors de cette première manche, un accident s’est produit et plusieurs blessés sont à déplorer. En effet, un camion benne bondé des personnes s’est renversé au retour de la pêche juste à l’entrée du village, précisément à la sortie Nord-Est route du village de N’diewo . Selon nos sources dignes de foi, on compte une trentaine  de blessés dont 3 grièvement atteints et évacués vers Nouakchott à ce jour. Il y aurait comme blessures, des fractures, des pertes de dents et diverses contusions légères. On notera une prise en charge très rapide des blessés par le corps médical local secouru par les ambulances de Boully et Hassi Chagar pour l’évacuation des blessés vers le centre hospitalier de Sélibaby à 60 KM de Dafort.
D’après le témoignage du terrain , on a échappé de près à un carnage car le chauffeur qui s’est pris dans une excitation de course avec une autre voiture 4X4, a réagi à temps en évitant de s’enfoncer à vive allure dans le marigot en face. Selon la même source ce jour , le chauffeur du camion serait en garde à vue à Ould Yengé, le chef-lieu du département.
Historiquement, au retour de cet événement villageois très bruyant, une course entre chevaliers se faisait, et cette tradition s’est relayée aux charretiers qui, eux ont laissé la place aux véhicules motorisés  (motocyclettes et voitures) aujourd’hui. Ainsi un camion normalement destiné pour le transport des matériaux de construction et d’autres charges, est utilisé à l’occasion pour transporter des personnes en masse, ce qui s’explique par le contexte d’un laisser-faire intrépide dans nos contrées.
Le risque de chute  existait déjà avec les chevaux et les charretiers, mais aujourd’hui il s’est amplifié avec les véhicules pouvant être très dévastateurs en cas d’accident. On espère que l’accident d’hier du camion sera un cas d’avertissement pour les autorités locales afin de prendre des mesures strictes de prévention. Comme dit l’adage, vaut mieux prévenir que guérir.

K.S

À Néma, deux annonces dont une floue et une bourde essentialiste sur l’esclavage.

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Mardi 3 Mai à Néma, ville de l’Est mauritanien, le Raïs mauritanien Ould Abdel Aziz a tenu un discours diversement commenté. À son arrivée, comme à l’accoutumée dans pareilles circonstances, il a eu droit à une parade folklorique dans cette capitale régionale où la prégnance tribale a joué sa partition clientéliste comme il se doit. Ensuite, le tombeur de sidioca  (Sidi Ould cheikh Abdallahi) dernier président civil élu démocratiquement en 2007, s’est exprimé aisément devant son public .
Parmi ses annonces, on retiendra la suppression du sénat par voie référendaire et la création des conseils régionaux. Le sénat serait une chambre superflue et inutile dans notre fonctionnement institutionnel pour tout le monde sauf les sénateurs. Ces derniers profitent d’un traitement lucratif et légal mais difficilement justifiable dans un pays dit pauvre. L’autre annonce concernant le projet de régionalisation, semble être vaguement émise, on attendra les critères de sa faisabilité et ses contours juridiques. Propose t-il la régionalisation selon le concept avancé par les ex-Flam (aujourd’hui  FPC) non reconnues aux dernières nouvelles..? Ou bien un processus de diversion et des divisions  qui meubleraient le microcosme politique au niveau local. Ce qu’on peut admettre facilement est que pour une fois un chef d’état mauritanien semble reconnaître comme bonne au moins dans le principe, une idée émise par les éléments d’un mouvement non reconnu et historiquement diabolisé. En étant sceptique et réservé sur le fond du concept proposé par M. Thiam Samba et ses amis , j’ai hâte de savoir s’il faut s’attendre à une  (r)évolution démocratique ou la fin d’une certaine Mauritanie, par celui proposé par le Raïs à Néma. Chez Mr Thiam, j’ose comprendre que le problème de la Mauritanie serait résolu par l’institutionnalisation des ensembles homogènes qui sous-entend de fait l’acuité de la prégnance tribalo-ethno-communautaire d’une manière décentralisée. De ce fait un régime de grands électeurs serait instauré sur la base de l’ordre tribalo-féodal qui régit officieusement toutes les communautés nationales , exception faite de la composante haratine pouvant être lésée concrètement alors qu’elle est la plus importante à l’échelle nationale. Croire à une Mauritanie juste et égalitaire pour les citoyens devrait avoir la primauté sur l’identification communautariste sur un territoire quelconque. S’il faut décentraliser, qu’il le soit comme mode de gestion d’un État central démocratique des citoyens et non des communautés et des tribus qui sont tout sauf démocratiques et égalitaires. Et si cet état azizien crée des conseils régionaux, on ne peut éviter le clientélisme politicard déjà bien rodé chez les élus locaux et les chefs coutumiers qui roulent dans leur écrasante majorité pour l’hôte du palais ocre à Nouakchott . Ainsi l’expression citoyenne par le Droit et le Choix sera noyée par les ayant droits par naissance sur le matériel et l’immatériel. Pour une régionalisation digne de ce nom, il faut avoir du contenu à la hauteur qui serait la plénitude de la CITOYENNETÉ d’abord.

La bourde présidentielle qui allait venir…!!

Encore à Néma, le Raïs a dit qu’il n’y a aucun prisonnier d’opinion dans le pays, en faisant allusion aux leaders abolitionnistes et anti-esclavagistes Biram Dah Abeid, président d’IRA-mauritanie et son vice-président Brahim Bilal Ramdhane derrière les barreaux depuis bientôt 2 ans. Et hop, la glissade sur la problématique de l’esclavage en Mauritanie, notre  sociologue de président du jour se hasarde en comparaison troublante. Désormais l’approche contratictoire entre le déni de l’esclavage et l’instauration de tribunaux spécialisés pour les faits d’esclavage, ne tient plus la route, et ses propres conseillers doivent être entendus enfin.

À Néma, il fallait trouver un autre angle d’attaque contre les esclaves et ceux qui vivent les conséquences de l’esclavagisme dissimulé dans les rapports sociaux. Le général pense que l’esclavage serait lié à une certaine forme d’irresponsabilité de certains qui font beaucoup d’enfants sans pouvoir les éduquer faute de revenus suffisants. On peut déduire que pour lui, les esclavagistes ont droit de conditionner à l’esclavage certaines personnes issues de milieux pauvres. Sa sortie hasardeuse sous cet angle clarifie le camp du pouvoir actuel entre ceux qui profitent de la misère sociale et les damnés se trouvant sans défenseurs. Nos cousins haratines savent qu’ils sont les cibles principales de la joute présidentielle. Dieu sait que nous ne sommes pas en 1916 mais en 2016, il y aura du répondant et il saura qu’il s’était trompé par cette bourde essentialiste sur ceux qui ont vécu et vivent une déstructuration de la part d’un ordre dominant qui peine à reconnaître ses torts. À Néma pour le président , l’existence de l’esclavage en Mauritanie est lié aux enfants non pris en charge par une couche sociale bien identifiée et qui en fait trop.
Notre prophète Muhammad (psl) n’a t-il pas dit qu’il suffit au musulman de minimiser son frère pour être dans le Mal”.

K.S

03-05-2016 08:29 – Obligation de licence pour les orpailleurs de Mauritanie

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APA – Le gouvernement mauritanien vient de mettre en place une législation régissant la prospection individuelle de l’or, jusque là absente dans le code minier du pays, en dépit de l’existence de riches gisements du métal précieux en cours d’exploitation.

Cette nouvelle législation a été rendue nécessaire par la ruée anarchique constatée dernièrement dans la région de l’Inchiri, au nord-ouest de Nouakchott, à la recherche de présumées quantités superficielles d’or.

L’histoire a commencé il y a quelques mois lorsqu’une rumeur persistante a fait état de personnes campant dans ladite zone et explorant l’or à l’aide d’équipements légers, avec des résultats souvent positifs.

Cette rumeur a eu l’effet immédiat de provoquer un mouvement massif vers le lieu indiqué de jeunes entrepreneurs ou de chômeurs engagés par des hommes d’affaires disposés à risquer des pertes tout en espérant gagner des bénéfices potentiels.

En effet, l’aventure nécessite un minimum d’investissement préalable, surtout en termes d’équipements et de logistique.

Il faut obligatoirement une machine d’exploration qui coûte au bas prix 1,8 million d’ouguiya (5.200 dollars américains) et un véhicule 4X4 dont le prix de location a atteint 40.000 ouguiyas (116 dollars) par jour.

A cela, il convient d’ajouter les outils de creusage et les salaires des manœuvres, sans compter les dépenses de camping (tente, nourriture et eau), avec des prix grossis sans cesse en raison de la rareté des denrées dans une région caillouteuse hautement aride, marquée par un soleil brûlant et des vents chauds et secs soufflant quasi permanemment.

En dépit de telles conditions, des vagues humaines ont pris d’assaut cette zone sans aucune forme de réglementation ni d’ordre, l’appétit étant aiguisé par les résultats rapportés par tel ami ou tel proche.

A en croire les dires jamais certifiés, les équipes de recherche trouvent, selon le degré de chance, des grains d’or de l’ordre de quelques grammes à une petite profondeur et qui, rassemblés, constituent une fortune.

A Nouakchott, le prix courant du kilogramme d’or avoisine les 10 millions d’ouguiyas (29.000 dollars). C’est face à cet engouement incontrôlé vers des zones où existent beaucoup de permis de recherche et d’exploitation miniers, y compris pour l’or, que les autorités mauritaniennes ont institué la nouvelle réglementation.

Il est désormais obligatoire de se faire octroyer un permis de recherche pour une durée de 4 mois avant de pouvoir mener une quelconque activité de recherche, a précisé le directeur des mines au ministère mauritanien du pétrole, des mines et de l’énergie, Ahmed Ould Taleb Mohamed.

Aussi, la zone allouée à cette activité a été définie et ne saurait être dépassée. En plus de cela, tous les appareils d’exploration individuelle doivent être dédouanés à hauteur d’environ 300.000 ouguiyas (874 dollars).

Des mesures qui rapporteront une importante manne financière au trésor public si l’on sait que les demandeurs de licence sont déjà plus de 17.000 et sont en croissance continue.

Nonobstant les résultats obtenus par les orpailleurs au terme de leurs recherches, l’activité elle-même, exclusive aux Mauritaniens, s’est fait sentir positivement sur les marchés qui souffraient d’un marasme avéré depuis quelque temps.

MOO/od/APA

Source : http://www.cridem.org

Le cas de Hamedi Camara, l’exemple d’un « enfer » administratif de l’enrôlement biométrique controversé en Mauritanie.

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Il s’appelle Hamedi Camara. Il vit en France depuis 2009. Il est de Hassi Chagar, de la région du Guidimakha.  Il milite au sein de la diaspora en faveur des Droits de l’Homme depuis plusieurs années.  Il est aujourd’hui victime, comme bien des Noirs, du racisme de l’état Mauritanien. Il n’est pas recensé à ce jour. Il est loin d’être le seul. Il a accepté de sortir de l’anonymat pour permettre d’éveiller les consciences.

Depuis le 25 Mars 2013, date de début de l’enrôlement en France, il lutte pour garder sa citoyenneté Mauritanienne. La situation ne lui était pas favorable en cette période au vu des conditions qu’il ne pouvait pas remplir.

Il y a quelques mois, il a repris ses démarches auprès de l’ambassade de Mauritanie à Paris. Il est en possession de tous les documents requis. Toutefois, le jugement de décès de sa défunte mère qui présentait pourtant toutes les caractéristiques d’un document normal, administrativement parlant, fait l’objet d’un rejet incessant et sans fondement.  Mais hélas, au pays de AZIZ, l’administration se démarque le plus souvent du chemin qui mène à l’éthique. Il a été délivré à Hamedi Camara un jugement de décès qui ne porte pas son nom et prénom  mais qui porte tout de même sa photo ! A qui la faute ? Le comportement irresponsable et non professionnel, l’amateurisme prononcé et la négligence des administrateurs au sein des instances étatiques en Mauritanie sont à l’origine de ce genre de dérives. Cette fois-ci, en la présence de quelques membres du Comité de Soutien aux Détenus d’Aleg en France avec lesquels il se bat depuis l’arrestation de Biram Dah Abeid, président de IRA, on lui signifiera qu’il devra retourner le document en Mauritanie pour correction. Mais le problème majeur est tout autre maintenant : Le nom de Hamedi à disparu, comme par enchantement, de la base de données – Rappelons que lors de sa première visite, à la reprise de ses démarches, son numéro d’identification nationale avait fait l’objet de recherche fructueuse – Désormais, tous ses efforts ainsi que ceux des membres du comité, ceux-là même qui avaient exprimé une volonté de le soutenir et de l’aider à communiquer avec le personnel de l’administration de l’état civil demeurent, cependant, vains et le compteur est remis à zéro. Il doit retourner en Mauritanie pour se faire recensé, lui a-t-on dit.

Aujourd’hui, tout espoir de restituer à Hamedi Camara un droit à un enrôlement possible s’amenuise car non numéro d’identification  initialement en son nom est attribué à une autre citoyenne d’origine Beydane. N’est-ce-pas du déjà vu? C’est ce que cachait l’autre face de l’iceberg !

Ce jeune homme si engagé, si motivé, si juste, si intrépide, si « Mauritanien » est maintenant livré à lui-même en occident sans aucune identité. Il est devenu apatride. Il est une victime type de la politique d’exclusion et d’épuration ethnique sciemment initiée par le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz ; une citoyenneté rejetée en Mauritanie, un droit au séjour refusé en France ! Que doit-il faire ? Rester en France ? Retourner en Mauritanie ? Dans son cas, il en existe pourtant des milliers !

Voici  une preuve vivante de la conséquence d’une politique qui contribue à la « Dé-Mauritanisation ». Hamedi Camara, par cet acte courageux, en décidant de lever le voile sur la situation qu’il vit, que beaucoup vivent, il souhaite alerter le monde entier sur l’existence d’un apartheid en Mauritanie qui ne dit pas son nom. Le rang des victimes ne cesse de grossir. Dieu seul sait combien de Mauritaniens noirs s’inquiètent pour leur avenir en pensant perdre dans les jours, les mois ou les années à venir ou en ayant déjà perdu ou même être dans l’impossibilité de s’octroyer leur droit à la résidence en France et à la citoyenneté à cause des conditions humiliantes du recensement.

L’affaire de ce jeune Hamedi Camara est l’affaire de tous. De loin ou de près, chacun est concerné par cette histoire. Elle demande le concours, l’engagement et la volonté de tous.  Il n’est pas normal qu’un recensement qui a commencé en Mai 2011 continue de faire des victimes au lieu d’avoir permis l’enrôlement de tous. Il n’est pas concevable qu’il ne soit pas fini depuis fort longtemps. Il n’est pas non plus normal et digne de laisser continuer cette mascarade nous pourrir notre vie de tous les jours. Nous ne pouvons pas continuer de cacher que nous sommes malheureux. Mais dans la dignité, et seule dans la dignité, nous pouvons lutter pour nous libérer de nos malheurs.

La liberté d’un ensemble doit primer sur les libertés individuelles. Et le sentiment d’avoir trouver notre propre liberté ne garantit pas pour autant notre épanouissement et ne suffit pas pour assurer notre intégrité. Nous ne pouvons pas recouvrer notre liberté en toute sécurité dans une unité où tout le reste est maintenu par des chaines.

Source : repris d’un post Facebook de  Thomas Mag, un responsable de la diaspora.

30-04-2016 22:30 – Guidimakha / Saisie par la police de Sélibaby d’une importance quantité de drogue et d’armes blanches

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L’Eveil Hebdo – Ce vendredi 29 Avril 2016 les éléments du commissaire Abdou ould Abass du commissariat de Sélibaby ont procédé à l’arrestation de deux jeunes originaires l’un de Diaguily et l’autre de Boully en leur possession une importante quantité de chanvre indien et d’armes blanches enfouies dans un sac d’arachides.

C’est au cours d’un contrôle effectué sur des passagers au niveau du poste de sortie de la ville de Sélibaby que les limiers ont pu mettre la main la quantité du chanvre indien qu’avaient ces jeunes.

Et une source proche du dossier de préciser que l’un d’entre ces jeunes serait venu à la veille de Nouakchott.

Informé, Mr Diallo Oumar Amadou, le wali du Guidimakha accompagné du Hakem de Sélibaby s’est rendu sur les lieux de l’arrestation où se trouvait le magistrat Mohamed ould Ikbrou, procureur près du Tribunal régional de Sélibaby pour saluer les efforts que déploient les policiers.

Pendant que l’enquête sur cette affaire suit son cours, il importe de noter que cette arrestation fait suite à une série d’autres faisant du Guidimakha, à la frontière avec le Mali à l’Est et au sud -Est, le Sénégal au sud une zone de vente et de passage des produits prohibés et qui menacent la santé et la tranquillité de plus d’un.

Amadou Bocar/Gaynaako

Source crédit : http://www.cridem.org

30-04-2016 19:30 – Pr Toka Diagana : « Je dédie mon prix à la jeunesse mauritanienne»

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«Je suis très reconnaissant et remercie le COAS de Howard University de m’avoir désigné pour recevoir un de ses trois Prix Pour la Recherche. Je suis extrêmement touché par un tel grand honneur. Je dédie mon Prix à la Jeunesse Mauritanienne.»

C’est la réaction du Pr Toka Diagana, Enseignant-Chercheur à Howard University à Washington, qui vient de recevoir le « Faculty Research Award ». Ce prix récompense les performances du Pr Diagana en matière de recherche d’une façon générale (plus de 150 publications en mathématiques dont 6 livres, 8 Thèses de doctorats encadrés).

C’est aussi la récompense d’une année universitaire 2015-2016 au cours de laquelle, il a publié un nouveau livre intitulé : (« Non-Archimedean Operator Theory », Springer, New York) et 9 autres articles de recherche.

En plus des ces publications, le prix est un encouragement pour les activités du Pr : postes de « Visiting professor » (Professeur visiteur) et aussi participation à plusieurs Jurys de Thèses dans plusieurs universités dans le monde.

Il s’agit de : – Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne, Paris, France (Professeur invité + Membre du Jury d’une Habilitation à diriger des recherches) – Université de Versailles, Paris, France (Membre du Jury d’une Habilitation à diriger des recherches) – University of Chile, Santiago, Chili (Professeur invité) – University of Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc (Professeur invité + Membre du Jury d’une Thèse de Doctorat) – Université des Antilles et de la Guyane, Guadeloupe, France (Membre du Jury d’une Thèse de Doctorat) – King Fahd University of Petroleum & Minerals (KFUPM), Dhahran, Arabie Saoudite (Professeur Visiteur).

Pr Diagana est Lauréat 2006 du prix Chinguitti, du prix Emerging Scholar Award, « Elu membre » de l’Académie Africaine des Sciences (Novembre 2009). Il faut y ajouter la Médaille de la Reconnaissance nationale (Mauritanie) en 2011.

©Cridem 2016——-

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A Lire —- Portrait Pr: Toka Diagana, Un mathématicien au service du développement

Source crédit : http://www.cridem.org

Invitation : conférence – débat du 7 Mai 2016 à Paris.

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Conférence – débat

L’ARMEPES-FRANCE  (Association des ressortissants mauritaniens pour l’éradication des pratiques esclavagistes et ses séquelles) et le PHARE CITOYEN vous convient à une conférence – débat qui aura le Samedi  7 Mai 2016 entre 12H30 et 17H00.

Lieu : Bourse du Travail, Salle Grande Croizat

3 Rue du château d’eau 75010 Paris

Accès : Métro République, lignes 3, 5, 8, 9 et 11 .
Bus 26, 46, 56 et 75.

LES THÈMES :

~ l’impact de la mouvance abolitionniste et anti-esclavagiste pour l’accomplissement de la citoyenneté .



~ les réalités de l’ordre féodal dans les communautés en Mauritanie.



~ le poids social et politique du système de castes,  l’exemple du milieu soninké.

Cellule organisatrice : contact 06 95 36 62 54 ou 06 67 89 56 97

29-04-2016 16:33 – Libre Expression | De l’or ou du leurre ?

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Cheikhna M’bouh Tandia – Oh qu’il est courageux le peuple de Mauritanie. Et quel gouvernement sans pitié alors.

La logique humaine voudrait que l’on cesse de traire une vache qui n’a plus que du sang dans ses mamelles. Mais à y voir de près, nous avons des vampires chez nous, qui se nourrissent du sang d’un peuple laissé à l’abandon.

Et rassurez-vous, je ne compare pas le peuple de Mauritanie à une vache mais quand même, c’est honteux l’attitude de nos gouvernants à son égard.

De L’or !

Et « tirons notre courage de notre désespoir même » ; et allons-y chercher de l’or. Oui, car il parait que de l’or, il y en a chez nous, quelque part et c’est pour nous. Mais il faut le chercher et on n’est pas sûr d’en trouver. C’est pour cela que notre gouvernement bienveillant nous autorise à en chercher mais à condition de lui payer une quittance. Quittances dont la totalité servira à couvrir ses pertes cumulées du fait de sa gestion insolente de nos ressources, de notre trésor public.

Ah vous ne saviez pas ? Le trésor public traverse une crise sans précédente, parce que ceux qui gèrent notre fond commun, ont appliqué l’adage « tant qu’il y’a la vie, il y’a de l’espoir » ; tant qu’on a la SNIM, il y’a de l’argent ; donc, consommer dans l’irrationalité totale sous l’égide du prince et de ses acolytes, était la logique suivie et continue d’ailleurs.

Il fallait donc trouver une stratégie, un moyen de renflouer les caisses non de l’Etat mais du prince sans que cela ne soit flagrant. Et Ainsi, est née l’histoire de l’or ; l’or de Mauritanie, uniquement pour les citoyens endormis par le désespoir du lendemain meilleur.

Eh oui, pour la première fois de l’histoire de notre pays, une ressource rare, naturelle est accessible au citoyen lambda ; ça interpelle déjà.

D’ailleurs, Citoyen qui n’est plus lambda puisqu’on lui demande d’avoir les moyens quand même ; à peu près trois fois le Smig ; plus le matériel exigé, plus la somme pour la douane, plus le transport, plus le fond de survie sur place ; et tout cela pour quatre mois. De l’or que des sociétés multinationales n’ont pas su fructifier, rentabiliser sur le long terme mais qui a juste servi à enrichir quelques-uns au détriment du peuple dans son écrasante majorité.

Oh qu’ils sont malins nos gouvernants. Des plans de rigueur, avec une hausse des impôts et taxes, les Mauritaniens ne comprendraient certainement pas ; déjà que nous peinons avec ceux existants.

Donc l’idée originale, pour faire porter le chapeau de la gestion catastrophique des ressources au peuple, aura été celle-là ; l’histoire de l’or ; l’or de Mauritanie par le biais de la prospection individuelle.

Autrement, comment comprendre la démarche de l’Etat dans cette histoire ? Et où est la logique de bonne gouvernance ? Devrions-nous penser que l’on gère l’Etat comme une boutique de quartier ?

Du leurre !

La finalité de tout gouvernement en principe, c’est le bien-être de sa population. Et si la nature offre une opportunité pour que ce bien-être se réalise ; l’Etat qui en est garant doit apporter toutes les assurances à sa population ; avant de l’inciter à saisir une opportunité qui peut lui être fatale.

Un gouvernement digne de ce nom, ne doit pas s’inscrire dans une logique de surenchère vis-à-vis de ses gouvernés. La logique entrepreneuriale « investis, soit tu perds, soit tu gagnes », n’est pas normale quand elle émane d’un gouvernement vis-à-vis de ses gouvernés. Surtout que les dits gouvernés sont des mauritaniens, qui Vivent avec moins de mille ouguiyas par jour.

Car c’est un fait, ce ne seront pas des milliardaires ou des millionnaires qui vont se retrouver sur le terrain de la prospection, loin de là. C’est des pauvres, qui ont travaillé à la sueur de leur front pour économiser, et mettre de coté quelques sous ; ce sont ceux-là ou d’autres qui vont s’endetter jusqu’au cou pour tenter la chance artificielle ; orchestrée par l’Etat.

Affirmer qu’il n’y a pas d’or dans la zone concernée, serait une présomption assez simple. Mais y en a-t-il assez pour les 16 000 demandeurs et plus ? Le prix en vaut-elle la chandelle ? Nous pensons que, c’est la transparence tout à fait légitime que des citoyens sont en droit d’exiger de ses gouvernants. Alors, le devoir de citoyen nous interpelle, pour exiger plus de décence du gouvernement à l’égard de pauvres citoyens qui n’ont rien.

L’Eta doit prouver sa bonne foi dans cette histoire, en mettant en place un système de garantie pour ceux qui vont s’y aventurer. Pour que le citoyen qui s’y engagera, s’en sort soit plus riche, soit pas plus pauvre qu’avant de s’y engager : c’est la logique de bonne gouvernance.

Des mesures d’assouplissement s’imposent donc, à la fois sur les modalités quant à l’autorisation, mais également sur le matériel à déployer par les pseudo-orpailleurs. En plus de cela, le gouvernement doit assurer au peuple que cette zone ne sera pas un non-droit ; ou le berceau de l’affrontement entre les damnés de la patrie de Mauritanie.

Autrement ; c’est du leurre ; autrement c’est de l’arnaque institutionnalisée. Et j’ai fini.

Cheikhna M’bouh Tandia
Etudiant en Droit

Source crédit : http://www.cridem.org

[France] Réponse à Laurent JOFFRIN :  »Les Juifs auraient le droit de se regrouper entre eux, mais pas les Arabes, les Noirs ou les Musulmans ? », par Louis-Georges Tin et Rokhaya Diallo

http://afropolitis.com/international/35-societe/702-france-droit-de-reponse-a-laurent-joffrin-les-juifs-auraient-le-droit-de-se-regrouper-entre-eux-mais-pas-les-arabes-les-noirs-ou-les-musulmans-par-louis-georges-tin-et-rokhaya-diallo.html

28-04-2016 09:12 – Libre Expression | De la Bothayanie à l´Azizanie : de qui se moque-t-on?

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Kaaw Touré – On est frappé par la volonté de certains de nos compatriotes à vouloir solder nos souffrances, nos morts et nos droits. Comme certains marchands, ils veulent vider l´abcès comme on vide les stocks.

Ils nous traitent de « rancuniers », de « revanchards », de « méchants » parce que nous exigeons la justice, l´égalité de tous les fils de la Mauritanie, parce que nous refusons l´oubli et l´impunité. On veut nous imposer une omerta, de l´amnésie, de l´amnistie forcée, de l´oubli, de l´impunité sur les années de braise, il faut pardonner et tourner la page sans justice ou autre procès c´est tout ce que souhaite le Système.

La Mauritanie peut tuer, peut violer, violenter et déporter ses propres enfants mais elle ne veut pas qu´on en parle ! Comment parler de l´avenir en commun alors que le passé douloureux du destin en commun hante toujours notre sommeil. Comment nous conduire vers un avenir meilleur en cassant le rétroviseur de notre voiture?

Nos « nouveaux chiens de garde », pour dévaliser le journaliste et essayiste français Serge Halimi, veulent mettre le bourreau et la victime dans le même sac et nous imposer leurs termes du contrat de « la réconciliation ». Comment soigner le mal sans crever l´abcès? Comment tourner la page de la déportation, de l´épuration ethnique sans avoir le courage de diagnostiquer la cause du mal national? « Ko addi ndogen saka ndartoden » ?

Ces fabricants ou partisans du renoncement et de l´oubli veulent nous enseigner leur propre « grammaire de la soumission » ou leur « vocabulaire de la réconciliation ». Pour eux, toute revendication de justice est de l´Extrémisme!

Nous devons prendre nos baluchons, courber l´échine et revenir sans crier gare comme si nos longues années d´exil et de souffrances dans les geôles du tyran n´avaient rien servi! L´exigence de justice est un droit mais aussi un devoir pour tout celui qui se sent lésé dans ses droits .

Qu´un seul déporté, une veuve ou un orphelin exige la justice, minoritaires soient-ils, leurs voix doivent-être écoutées , ce n´est pas parce que tout le monde ait accepté de jouer au troupeau de panurges du Système que toute voix discordante doit être considérée comme celle de l´extrémisme.

La réparation n´est pas que matérielle ou pécunière elle est surtout et avant tout Morale. Les victimes n´ont pas exigé le ciel ou la lune mais la Justice, est-ce un crime? Jugez nos tortionnaires! Jugez nos déporteurs! Jugez nos violeurs! Jugez nos voleurs! Jugez nos assassins ! Discutons de notre fameuse Question Nationale, du racisme et de l´esclavage . Est-ce trop vous demander messieurs les soldeurs des souffrances?

Toutes les revendications peuvent trouver une solution si l´on veut bien se donner la peine. Il ne s´agit pas de récuser toute synthèse, mais une synthèse ne s´obtient pas en soldant ses revendications essentielles. Nous demandons seulement à nos potentiels soldeurs de ne pas céder à la mode sinon les Mauritaniens risquent d´être les sacrifiés.

Car en politique le soldeur est un traitre, un petit traître en ce sens qu´il ne pense qu´à ses intérêts individuels que seule la trahison lui permet de satisfaire.

La lutte continue!
Kaaw Touré dit Elimane Bilbassi

Source : repris sur http://www.cridem.org