Le pacifisme d’IRA, un grand problème pour ses détracteurs acharnés.

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L’IRA (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste) mène pacifiquement ses activités militantes depuis sa création en 2008.
Ce mouvement abolitionniste et anti-esclavagiste s’est forgé une doctrine idéale qui fonctionne contre l’ordre injuste concocté par les milieux dominants transcommunautaires en Mauritanie.
La stratégie pacifiste et non-violente qui a permis Gandhi, Luther King et Mandela entre autres, de bousculer les fondements d’ordres injustes et inégalitaires, et chacun en fonction de la nature des réalités locales. Le point commun entre ces différents ordres était sans doute le caractère légal et institutionnel des INJUSTICES  et des TORTS qui relativisaient la Dignité Humaine  des uns au profit des autres très souvent minoritaires .
Notre cas mauritanien présente le même schéma classique en vigueur sous différentes colorations en fonction des strates organisationnelles (tribalo-ethnique ou étatique).
Le communautaire ou le tribal s’est articulé autour d’une légalité primaire sous le référent coutumo-traditionnel et en y ajoutant la caution religieuse. À ce niveau local, la légitimité du règne sur le matériel et l’immatériel revient exclusivement aux dominants historiques au détriment d’un régime de rapport Majorité-Minorité. À l’échelle nationale, on retrouve une certaine  transposition de la primauté de la minorité sur la majorité à travers un dosage d’une entente non écrite entre tribalo-communautaristes. Ce noyautage du pouvoir public favorisant le clientélisme politique gomme la conscience citoyenne et favorise la communautarisation de choix et la courtisanerie.
L’IRA (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste) , comme mouvement pacifique qui s’engage fermement pour l’application du Droit , se heurte à ce magma diffus et conservateur qui la qualifie comme le MAL ABSOLU. Le mouvement du président Biram Dah Abeid est reconnu et distingué par son pacifisme à l’international depuis plusieurs années, mais les mêmes milieux dominants à l’intérieur continuent sa diabolisation.

D’aucuns l’accusent de menacer la dite légendaire cohésion sociale, et d’autres admettent avec difficulté qu’il défend des bonnes causes mais ses méthodes seraient mauvaises.
Pour les uns comme les autres, le fait qu’IRA sorte des cases habituelles du déterminisme tribalo-ethnique, est en soi perturbateur et menaçant pour leurs fondements. Le mouvement abolitionniste se singularise par une approche transversale de son activisme en défendant les Droits de toutes les victimes . Il promeut par ailleurs un militantisme de conviction par choix consciencieux du citoyen en dehors la prégnance tribalo-communautaire. Son pacifisme n’est pas à démontrer pour tout observateur sincère, mais ses détracteurs voient de la vengeance quand il demande l’application stricte de la LOI sur ceux qui sont connus et pris pour les violations des droits humains. Aujourd’hui 27 avril 2016 , nous sommes au 4ème anniversaire de l’autodafé symbolique par le leader d’IRA Biram de certains manuels qui codifient l’idéologie esclavagiste en Mauritanie. Par son geste historique il a assaini la compréhension du Vrai Message porté par le prophète Muhammad (psl), qui avait subi une orientation idéologique afin de correspondre aux aspirations matérielles et passionnelles des milieux dominants. Malgré l’hystérie de l’instant de ceux qui s’identifient à une approche idéologique du Divin promue dans ces livres, cet événement-choc a éveillé les consciences de certains damnés par fatalisme et ceux qui ont trop longtemps usurpé l’explication exclusive et orientée du MESSAGE RÉVÉLÉ. 

La meilleure des armes contre ses détracteurs acharnés est le caractère non-violent de son engagement. Ils le veulent autrement, c’est-à-dire bercé dans la violence afin de sauter sur l’occasion en l’écrasant définitivement et sans pitié. De ce fait aujourd’hui, son pacifisme confond les détenteurs de la force qui défendent les milieux dominants et les pousse aux multiples dérapages policiers constatés lors des manifestations et sit-in du mouvement. Cette voie pacifiste sera celle de la VICTOIRE d’un GRAND JOUR contre tous ceux qui utilisent l’État pour échapper à la LOI et défendent des intérêts partisans.

Si on osait décliner la formule de Nelson Mandela de l’ANC dans la lutte anti-apartheid dans l’Afrique du Sud d’antan , ONE MAN, ONE VOTE  (Un Homme, Une Voix), je dirais que chez nous aujourd’hui il faut promouvoir la culture d’UN HOMME, UN CHOIX CITOYEN.
Ainsi les choix tribalo-communautaires en individuel ou en collectif qui sapent l’émergence d’un État-Nation Juste et Égalitaire, relèveront de l’illégalité. Il est connu que nos consciences tribalo-ethniques inhibent nos réflexions citoyennes par un déterminisme qui ne perçoit l’État que sous l’angle partisan. Dans ce cas, le Juste dans l’ensemble importe peu pour l’individu, mais c’est plutôt le gain et la sauvegarde d’un intérêt qui l’animent dans toutes circonstances. À terme, si la LOI triomphe, vaut mieux se fier au CHOIX CITOYEN qui peut rassurer en toute quiétude plus qu’aux  références tribalo-ethniques qui développent mimétisme et suivisme inconséquent de l’écrasante majorité au profit d’une infime minorité.

Pour finir, de jour en jour, nous constatons que l’extrémisme dont est taxé IRA, dévoile le caractère hétéroclite de ceux qui l’accusent. Les communautaristes zélés de tout bord  (Noirs et Blancs) ne peuvent supporter l’idéal d’un engagement trans-communautaire porté par L’IRA contre toutes les INJUSTICES (tribales, ethniques et étatiques).

K.S

La parole de Biram Dah Abeid, président d’IRA-mauritanie emprisonné avec son vice-président Brahim depuis 11 Novembre 2014

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Au nom d’Allah, bon et miséricordieux, et paix soit sur Son prophète,

De Biram Dah Abeid aux femmes, hommes, jeunes et moins jeunes, parmi les abolitionnistes de Mauritanie et, à travers eux, à tous les compatriotes de bonne volonté, aux organisations et gouvernements épris de justice, de liberté et de dignité humaine, de par le vaste monde.
Chères sœurs, chers frères
Après un an et demi derrière les barreaux, me voici qui vous exprime, en nos noms, mon camarade d’infortune et moi, toute ma gratitude, de votre soutien  à nos familles et nous.
Je vous écris pour vous renouveler  mon serment d’honorer les principes et les positions qui m’ont mené dans cette cellule. Soyez sûrs que notre moral et notre détermination ne font que s’affermir, jour après jour et ce, grâce à Allah, grand et miséricordieux. C’est Lui qui nous a donné à vivre suffisamment longtemps pour célébrer le quatrième anniversaire du glorieux autodafé – volontaire et symbolique – des manuels de l’esclavage, du mensonge et de l’hypocrisie. Les livres de la honte, qui constituent une offense à Allah et à Son prophète demeurent, pourtant, le fondement de la référence juridique,  dans mon pays, la Mauritanie. Ils dénaturent le message prophétique, par la légitimation de l’offense à la dignité des humains, l’atteinte à la sacralité du corps d’autrui et l’accaparement de ses biens.
De tels traités de l’exploitation et du racisme excitent à la haine et sèment la discorde, entre frères du même pays et de la même religion. Ils ont été utilisés, par des générations de dominateurs, durant des siècles, pour assouvir des pulsions de jouissance et fructifier des intérêts égoïstes, sur l’échine de leurs semblables.
Oui, de toute délibération,  nous y avons mis le feu, en guise de gifle à l’histoire, trop longtemps assoupie ;  ainsi, le 27 avril 2012, nous dissociâmes l’infamie de la droiture. Nous rehaussions, alors,  le Saint Coran, livre d’Allah et la tolérante Sunna, où l’exemple de notre Saint Prophète enseigne la liberté et l’égalité, de l’espèce humaine et parmi les croyants. Ce fut là, pour nous, le signal d’une profonde révolution, morale et spirituelle, visant à restaurer et restituer l’Islam véritable, déconstruire et dénoncer l’hypocrisie des profiteurs qui tiennent boutique sous son auguste enseigne.
Chères sœurs et frères
L’anniversaire du glorieux autodafé revêt, pour moi, l’occasion de renouveler auprès des damnés de Mauritanie, parmi les Hratin, les forgerons, les Halpular, les Soninké, les Wolofs, les Bambaras et les Arabo-berbères, notre engagement à les soutenir, les  défendre et ce, même depuis le fond d’une cellule carcérale. Ensemble, nous vaincrons ou nous périrons. Aux oppresseurs nous réitérons l’évidence : vous nous retrouverez, toujours, sur votre chemin, tant qu’Allah nous accordera la faculté de respirer.
Mauritaniennes, Mauritaniens
Je vous engage tous, individuellement et collectivement, avec vos organisations, partis, syndicats et toutes autres modes d’associations à surmonter les différends, en cette phase délicate de notre histoire ; la situation s’aggrave, à cause du jeu dangereux auquel se livre un pouvoir sans vergogne qui use de la division, pour entériner, encore et toujours, l’usurpation de  l’autorité et le détournement du butin.
A cette fin, il s’appuie sur le « racialisme » de facto, lorsqu’il il reproduit l’épuration, en douceur, par la mise à l’écart, systématique, des ressortissants de certaines communautés, y compris dans le commandement des  forces armées et de sécurité, l’administration et les finances, le corps de la magistrature, la diplomatie, le capital privé national, l’éducation, la formation et, surtout, le magistère religieux.
Mes frères et mes sœurs, chers Mauritaniens
Le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz étrangle les libertés, sous l’apparence, fort vaine, de leur respect. Il rétrécit le champ d’action des défenseurs des droits de l’homme par les limites, graduelles, aux droits de réunion et de manifestation. Il interdit des organisations de la société civile, embastille pour délit d’opinion, censure les émissions de télévision et de radio, emprisonne les journalistes,  poursuit ses opposants et les met à la diète ; privés de toute activité professionnelle, ils rejoignent la cohorte des hommes d’affaires qui subissent ses tracasseries et en récoltent la ruine, quand ils s’abstiennent de lui prêter allégeance.
Mesdames et Messieurs les Mauritaniens
Aux côtés des victimes de l’esclavage traditionnel et du racisme d’Etat, se retrouvent celles des prisons secrètes, des  simulacres de procès, de la spoliation foncière et des milliers de travailleurs damnés des mines, des usines et des ports.
Toutes les franges de la société mauritanienne ont souffert, d’une façon ou d’une autre, d’un si grave degré de mépris pour les lois ;  tandis que pointe, aujourd’hui, une avidité supplémentaire au parjure, le minimum de lucidité, requiert, de nous tous, le sursaut.
Mes chers frères et sœurs
Fils et filles de la Mauritanie, l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) tend la main de la réconciliation et de la fraternisation, à tous les Mauritaniens, individus, groupes, organisations, partis politiques pour l’élaboration et le respect d’une Charte nationale d’honneur et de paix, sur la base des préceptes du Saint Coran et des standard du droit  international. Le code de conduite et de concorde se reconnaît la priorité du retour à la fraternité islamique véritable, aux principes de la citoyenneté dans un Etat, protecteur et – non détracteur – de ses ressortissants. .
Le premier acte de cette renaissance au devoir et à la dignité, réside dans l’injonction de l’union sacrée, pour défendre la Constitution de la République Islamique de Mauritanie.
M’en remettant à Allah…..

Biram Dah Abeid
26 avril 2016

Source crédit : Repris via réseau de la mouvance abolitionniste.

Encore une distinction internationale pour le combat pacifique d’IRA

مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie

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Ses principaux leaders séquestrés, militants réprimés et sauvagement torturés à longueur de sit-in et manifestations pacifiques, toujours frappée d’une interdiction administrative d’exercice de la liberté d’expression, IRA vient de remporter le prestigieux Prix Lawson James 2016, pour le combat non-violent, décerné par le Centre International sur la Résolution Non-violente de Conflits, à  Boston (Massachusetts, USA). La distinction, du nom du révérend Lawson James, compagnon de lutte de Martin Luther KING, récompense le mouvement « pour son combat  non-violent et son  action pour libérer les esclaves et  vaincre l’esclavage en Mauritanie ». En 2015, elle avait a été décerné au Palestinien  Iyad Burnat et en 2014 à Jacques Semelin, ancien directeur exécutif de Greenpeace International.
L’exceptionnelle marque de reconnaissance et de respect, dont la cérémonie sera organisée le 22 juin, en présence du Révérend James, arrive quelques mois après la Tulipe (Hollande), le Front-Line (Irlande) et le Prix des droits de l’homme, attribué par l’ONU, à IRA et son président Biram Dah Abeid ainsi que celui de la ville de Weimar en 2011.
En dépit des campagnes réitérées de diabolisation et de calomnies, IRA poursuit son combat, résolu et sans violence, pour arracher les droits des esclaves à se libérer et des anciens esclaves à exiger leur réhabilitation, pour une vie digne en Mauritanie. IRA continuera à dénoncer le racisme et l’exclusion, sous toutes leurs formes et où qu’ils se nichent. Dès à présent, elle en réclamera la réparation – matérielle et symbolique – sur ce qui reste le carburant de la domination, en l’occurrence les ressources de l’Etat.
IRA dédie le prix à l’ensemble des personnes qu’elle a libérés ou aidé à libérer, aux amis de la lutte et surtout, aux militantes et militants, toujours mobilisés malgré l’adversité et le peu de moyens dont ils disposent.
Aux dominateurs de naissance et à leur dispositif d’intimidation, servi par l’Administration qui les protège, IRA réaffirme sa résolution de ne jamais faiblir, jusqu’à atteindre le dernier esclave dissimulé, rendre l’ultime lopin de terre spolié, faire oublier le souvenir même des concubines abusées….
Ni la prison, ni l’assèchement des sources de financement de nos activités, encore moins les infiltrations policières et tentatives de déstabilisation, ne viendront à bout de notre détermination à éradiquer l’esclavage en Mauritanie, pour rebâtir, enfin, l’Etat de droit où seule la citoyenneté dicterait ses devoirs.
IRA remercie les instances du Prix Lawson James, de l’insigne encouragement à persévérer sur la voie de la non-violence, dans l’ornière des grands hommes, tels Martin Luther King et ses disciples.

La Commission de Communication                                                                   Le 25 avril 2016

25-04-2016 15:10 – En prison, Biram Ould Dah plus que jamais déterminé et met en garde le Président Ould Abdel Aziz contre un changement de la Constitution

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Le Rénovateur Quotidien – Depuis sa cellule de prison, le leader du mouvement Abolitionniste, IRA Biram Ould Dah Ould Abeid a délivré un message à l’opinion nationale et internationale pour réaffirmer sa ferme détermination à lutter contre toutes les formes d’injustices en Mauritanie sans distinction d’ordre communautaire ni sociale.

Biram Ould Dah considère que depuis l’incinération des livres théologiques en 2012 et les actions qui ont suivi, le dossier de l’esclavage reste entier et ce, en dépit de l’adoption de lois pénalisant l’esclavage et ses pratiques, mais dont la non application de telles dispositions juridiques par les juges les vident de toute signification.

Les forces esclavagistes et rétrogrades ont encore une forte mainmise sur les leviers de commande pour faire peser de leur poids sur les cercles du pouvoir afin de se dresser contre la marche de libération des victimes.

Ce qui est, selon Biram Ould Dah, loin d’entamer leur détermination à lutter contre l’esclavage et le racisme et d’œuvrer sans relâche en faveur de la justice et l’égalité en Mauritanie, autant d’ idéaux pour lesquels son mouvement se bat depuis des années au prix de la répression sauvage et de l’emprisonnement de ses militants.

Biram s’insurge vivement contre l’esclavage foncier en Mauritanie, une pratique servile qui créé des rapports de vassalité dans l’exploitation des terres de la vallée et qui se traduit par l’accaparement des richesses foncières par des oligarchies traditionnelles.

Biram Ould Dah a, en outre, mis en garde le Président Mohamed Ould Abdel Aziz contre un changement de la constitution à dessein de briguer un troisième mandat, appelant les forces vives à se dresser contre cette propension honteuse à manipuler la loi fondamentale, un outrage à la démocratie et au principe de l’alternance politique et pacifique dans le pays.

Dans une correspondance dont le Rénovateur a reçue une copie, Biram Ould Dah a appelé les hommes épris de paix et de justice à resserrer les rangs en vue de mettre fin à une situation de crise entretenue par le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz, incapable selon lui, de gérer le pays et où la gabegie, le favoritisme et l’incurie politique y sont érigés en mode de gouvernance.

Biram Oud Dah estime que la détention des militants des droits l’homme lors d’une caravane sur l’esclavage foncier en 2015 ayant aboutit à un procès arbitraire n’est que l’expression de la volonté du pouvoir à confisquer les libertés en Mauritanie.

Biram Ould Dah a passé en revue l’ensemble des sujets de l’heure se rapportant notamment au règlement biaisé des dossiers comme le passif humanitaire, la mauvaise gouvernance du président Mohamed Ould Abdel Aziz en passant par la restriction des libertés en général et de la liberté de presse en particulier, quand bien même les autorités utilisent des expédients pour duper l’opinion sur la réalité vécue par le peuple.

Le leader de IRA n’a pas manqué de rappeler que sa détention en prison n’entame en rien sa détermination que lui et ses camarades ainsi que tous les militants des causes justes, portent sans relâche, jusqu’à faire aboutir leurs revendications.

Source crédit : Repris sur http://www.cridem.org

Commémoration des déportations d’Avril 1989 en Mauritanie: Déclaration de la manifestation du 24 Avril 2016 à Paris

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Il y a 27 ans, sous le régime de l’ancien dictateur, le Colonel Maouya Ould Sidi Ahmed Ould Taya, nos mères, nos pères, nos sœurs, nos frères, tous ces êtres qui nous sont chers ont été privés de leur patrie au nom d’un racisme mortifère. Une chasse aux Noirs fut orchestrée au vu et au su du monde entier par un État entièrement dévoué à l’arabité exclusive de la Mauritanie au mépris de sa composition ethnoculturelle.
Réunis ce 24 avril 2016 pour commémorer les 27 années de déportation des nôtres au Sénégal et au Mali, Nous, Associations, Organisations, Mouvements et partis politiques représentés au sein du collectif des Mauritaniens en France, dénonçons le racisme et l’exclusion que continue de subir la communauté noire en Mauritanie.
Depuis 1989, date des déportations, les familles des négro-mauritaniens expulsées réclament justice. La junte actuellement au pouvoir n’ignore point la situation dramatique qu’a subie et continue de subir cette frange abandonnée de la population de la Mauritanie. Tous ses membres ont été, sans discontinuité, au cœur du dispositif sécuritaire tant central que local de la Dictature qui s’impose aux Noirs de Mauritanie depuis des décennies et qui fait de la répression brutale, le principal levier de commande du système. Certains de ces hauts gradés de l’armée sont à cet égard, les protagonistes de l’infamie raciste qui a marqué cette répression raciale sanglante.

Commémorer c’est rappeler ;

Commémorer c’est se souvenir ;

Commémorer c’est ne pas oublier ;

Nous condamnons avec fermeté, l’ignominie dont s’est rendu coupable l’Etat raciste mauritanien en déportant sur une base raciale et fasciste près de 200 000 Mauritaniens Haalpulaaren, Soninko, Bamara et Wolofs au Mali et au Sénégal
Si la chute de Moaouya Ould Sid’AhmedTaya augurait une lueur d’espoir dans le ciel assombri de la Mauritanie pour tous les mauritaniens épris de liberté, force est de constater que cet espoir a été vain. Le racisme demeure et il a pris une autre forme. L’actuel chef de l’Etat, Mouhamed Ould Abdel Aziz, loin d’avoir soldé les crimes racistes, persiste à rendre les rescapés des années de braise apatrides.
En effet, les engagements pris lors de la signature des accords tripartites le 12 Novembre 2007 entre le HCR et les gouvernements de la Mauritanie et du Sénégal n’ayant pas été respectés, nous condamnons avec la plus grande énergie les conditions inhumaines, dégradantes de misères et d’indignité qui constituent, hélas, le quotidien des rapatriés Négro-mauritaniens.

Depuis 2011, cette ignominie contre la population négro mauritanienne s’est mue à travers un enrôlement, censé doter l’Etat mauritanien d’un service d’état civil fiable et sécurisé, qui a été dévoyé afin d’exclure la population noire de Mauritanie. Au génocide physique des années 80 s’est substitué le génocide biométrique.
Nous ne cesserons de réaffirmer que la construction de la Mauritanie ne se fera qu’en réhabilitant l’ensemble des victimes du racisme dans leur droit légitime, que nulle tyrannie raciale ne peut altérer.
Nous, Collectif des organisations mauritaniennes en France:
Exigeons que le retour effectué soit officialisé par des actes et le rétablissement plein et entier, de tous ceux qui sont revenus, dans leur droit et une indemnisation de tous les préjudices subis.
Demandons à la communauté internationale d’user de tous les moyens en sa possession pour amener la Mauritanie, dès lors qu’elle a reconnu sa pleine responsabilité dans les déportations d’avril 1989, à assumer concrètement les engagements pris devant les communautés nationales et internationales.
Appelons tous nos compatriotes à un réel sursaut patriotique contre cette injustice qui n’a que trop duré.

Et disons:

Si le silence est complice, l’inaction est coupable
Agissons ensemble car l’heure est grave.
 
Le Collectif des organisations mauritaniennes en France
Paris, le 24 avril 2016

L’affaire Mkheitir : l’homme musulman pardonnable, mais pas le forgeron…???

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Ce jeudi 21 avril 2016, s’est ouvert à Nouadhibou le procès en appel de notre jeune coreligionnaire Mohamed Cheikh Ould Mkheitir . Selon certaines sources dignes de foi, le verdict de la condamnation à mort a été confirmé, mais l’accusation d’apostasie a été requalifiée en mécréance. Maintenant, l’étape suivante pour son cas judiciaire sera devant la Cour Suprême, et on espèrera que le bon sens triomphera sur une rigidité ridicule d’un DROIT devenu l’expression des caprices de certains milieux. Il est rapporté que notre jeune compatriote issu de la caste des forgerons s’est repenti, ce qui n’a pas calmé les ardeurs hystériques de certains qui s’activent plus pour la punition d’un élément perturbateur de leur ordre tribal et ethnique que la défense du prophète Muhammad (psl) . Ce dernier l’aurait pardonné et se serait interrogé en profondeur et en toute JUSTICE sur ce qui a motivé la réflexion polémique. C’est-à-dire le fond de l’ordre tribalo-féodal serait scruté et questionné , et de là le formalisme religieux en vigueur serait démasqué. Ainsi dans cette affaire, les accusateurs par posture superficielle seraient les premiers accusés de trahison des enseignements de la tradition prophétique. Chez nous, en matière religieuse, le spirituel suit les logiques de l’ordre de la société. Quand l’islam au sens sain reconnaît le croyant comme MUSULMAN faisant partie de la Oumma, l’ordre sociétal essayera de le caser en forgeron, en esclave, en noble, en griot ou en marabout d’abord. Depuis plusieurs siècles par mimétisme soigné, les tenants trans-communautaires de cet ordre sociétal sacralisent cet état de choses où la plénitude de la “musulmanité” de certains est relative et surtout dépendante d’une docilité fataliste aux balises tribalo-ethniques. Notre coreligionnaire de statut forgeron est conscient que dans cette société dite 100% musulmane, le statut de forgeron est connoté d’une intouchabilité guignarde. On dirait que le forgeron peut symboliser le malheur et il faudrait mieux l’éviter dans certaines circonstances notamment lors des voyages. Où a-t-on laissée la FRATERNITÉ entre croyants selon l’enseignement Coranique et la Tradition prophétique..??

Dans le même ordre d’idée, on dirait que l’esclavage est légiféré au nom de l’islam, et que “l’individu esclave” n’a accès au DIVIN qu’en se soumettant à son maître d’abord. Sur ce cas de l’esclavage, une idéologie foncièrement orientée s’est développée sur la base d’éléments scripturaires mentionnant le traitement sage des cas des esclaves hérités de la période antéislamique , légitimant sournoisement les pratiques esclavagistes au nom de l’islam. De ce fait les objectifs de la réforme sociale indiquée par le dernier Messager, ont été travestis sciemment pour “islamiser” des pratiques révélant du paganisme d’antan au fond.
Il est clair que bien avant le texte de notre compatriote Mohamed Cheikh Ould Mkheitir, d’autres écrits connus et disponibles dans toutes les mahadras et les librairies, avaient trahi l’esprit du  MESSAGE RÉVÉLÉ. Une idéologie partisane s’est accaparé de ce MESSAGE pour que la collusion entre lettrés dits religieux et puissants tribalo-féodaux garde la mainmise sur les sans voi(x)es le plus longtemps possible.
Le cas de ce jeune casté forgeron devrait interpeller plus d’un surtout chez les mammouths idéologues du Fait religieux. Le suivisme admis historiquement ne tient plus, car derrière notre “musulmanisme” mot emprunté à Dr Ousmane Timéra de France, se trouve  d’innombrables paradoxes, contradictions et distorsions.

Toute religion qui s’idéoligise se fera au nom des Hommes et perdra le caractère transcendant du DIVIN LE SEUL JUGE PAR ESSENCE.

Ainsi au Nom du DIVIN, le Tout-miséricordieux et le Très-miséricordieux nous apportons notre soutien fraternel à Mr Mohamed Cheikh Ould Mkheïtir qui mérite le Pardon comme tous ceux qui sont dans la fixation indexatoire demandant sa mise à mort.

Que la paix soit avec vous.

K.S

Selibaby: Un professeur abuse de son pouvoir depuis des décennies

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Touré Mamadou Moussa est professeur de mathématiques au Lycée de Selibaby. Il est arrivé dans cet établissement en 1992 et ne l’a plus jamais quitté.
M. Touré a donc eu en charge, pendant près d’un quart de siècle des milliers de jeunes de la région du Guidimakha. Plusieurs d’entre eux donnent  à l’homme de Boghé, comme il aimait se faire appeler , le titre de plus mauvais enseignant qu’ils n’ont jamais eu. Ils décrivent son cours comme une narration où l’homme, Touré est toujours le héros.
Le professeur fier passe la moitié de chaque séance de cours à vanter son parcours d’ancien élève plus intelligent que les autres. Et lorsque le plus téméraire de ses élèves demandait pourquoi Touré n’a pas eu la bourse pour continuez ses études à l’étranger après le bac, il répondait: à l’époque, on gardait les meilleurs en Mauritanie.
L’homme de Boghé pouvait aussi passait son temps à parlait de sa famille « nous sommes beaux et intelligents, nous avons une tète bien faite » disait-il. Certains anciens élèves ont même eu la chance d’admirer les photos de l’épouse de monsieur Touré que lui même décrit comme étant une très belle femme.
Depuis 1992, le temps a passé, monsieur Touré a eu des enfants et ils ont grandis. Donc l’heure est à leurs éloges. Ainsi Monsieur Touré répète sans cesse à ses élèves que ses enfants sont les meilleurs. Son garçon a eu le bac l’année dernière, tant mieux pour lui qui est innocent dans cette affaire.
L’autre pratique qui a fait et fait des ravages chez les élèves et anciens élèves de Touré, est sa notation particulière. Vous avez beau réussir l’interrogation, vous n’aurez que 3/20. Si vous n’êtes pas contents, la seule chose à faire est de s’inscrire au cours à domicile de monsieur le prof, meilleur mathématicien qui n’a pourtant jamais crée une formule mathématique.
Très ingénieux dans l’escroquerie, Mamadou Moussa s’est toujours arrangé à prendre en charge la dernière année du collège (3eme année à l’époque et 4eme actuellement), les orientations vers les séries littéraires et scientifiques se faisant à ce stade des études. Cela oblige les élèves voulant faire la série D ou la série C du lycée à faire des cours particuliers avec le maitre à bord Touré.
Les pratiques de Touré Mamadou Moussa montrent que ce professeur manque de professionnalisme et qu’il a un comportement immoral. Il a depuis tout ce temps qu’il exerce, ruiné beaucoup de familles, brisé beaucoup de carrières et causé beaucoup de mauvaises orientations. Tout cela n’a que trop duré. Donc aujourd’hui, les élèves et anciens élèves (devenus pour certains des parents d’élèves) du Lycée de Selibaby souhaitent le départ de celui qui a tout été sauf un bon professeur.
Touré Mamadou Moussa est toujours enseignant au Lycée de Selibaby et cerise sur le gâteau, il est le directeur d’études de cet établissement.

Source crédit : Repris d’un post Facebook de Cheikh Dicko.

21-04-2016 22:38 – Derniers échos du procès de Ould M’Khaitir

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Aux toutes dernières nouvelles, le tribunal d’appel de Nouadhibou a confirmé la peine capitale d’Ould Mkeitir pour incrédulité, en vertu de l’article 306 du code des procédures pénale de la Mauritanie (1).

La Cour d’appel a décidé de déférer le dossier de Ould Mkhaitir, après sa condamnation à la Cour suprême pour s’assurer de son repentir.

(1) Pour rappel, l’article 306 du Code pénal mauritanien dispose que « [tout musulman coupable du crime d’apostasie […] sera invité à se repentir dans un délai de trois jours […] S’il ne se repent pas dans ce délai, il est condamné à mort en tant qu’apostat. »

L’article indique par ailleurs : « Toute personne coupable du crime d’apostasie (Zendagha) sera, à moins qu’elle ne se repente au préalable, punie de la peine de mort », et également que « [si elle] se repent avant l’exécution de cette sentence, le parquet saisira la Cour suprême, à l’effet de sa réhabilitation dans tous ses droits, sans préjudice d’une peine correctionnelle prévue au paragraphe du présent article [de trois mois à deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 5 000 à 60 000 ouguiyas mauritaniens – soit de 15 à 181 euros environ. »

©Cridem 2016————

Source crédit : http://www.cridem.org

21-04-2016 09:12 – Mauritanie. Il faut annuler la condamnation à la peine capitale prononcée contre un blogueur

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Amnesty International – La Mauritanie doit annuler la condamnation à mort prononcée contre un blogueur déclaré coupable d’apostasie, et le libérer sans condition, a déclaré Amnesty International mardi 19 avril, avant son audience d’appel prévue pour le 21 avril dans la ville de Nouadhibou (sud-ouest du pays).

Mohamed Mkhaïtir, 33 ans, a été condamné à la peine de mort en décembre 2014, après avoir passé un an en détention provisoire, pour avoir écrit un billet de blog critiquant ceux qui utilisent l’islam pour introduire des discriminations à l’égard de certains groupes de la société. Mohamed Mkhaïtir est la première personne condamnée à mort pour apostasie depuis que la Mauritanie a accédé à l’indépendance en 1960.

« La condamnation de Mohamed Mkhaïtir à ce châtiment pour avoir écrit un billet de blog critiquant ceux qui utilisent la religion à des fins de discrimination est injuste. » Gaëtan Mootoo, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International

« La peine capitale ne doit être utilisée sous aucune circonstance. La condamnation de Mohamed Mkhaïtir à ce châtiment, pour avoir écrit un billet de blog critiquant ceux qui utilisent la religion à des fins de discrimination, est injuste et montre jusqu’où les autorités mauritaniennes sont prêtes à aller pour essayer d’écraser la dissidence », a déclaré Gaëtan Mootoo, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.

« Les autorités mauritaniennes doivent annuler cette condamnation et libérer cet homme immédiatement et sans condition. »

Mohamed Mkhaïtir est un prisonnier d’opinion, uniquement emprisonné pour avoir exercé de manière pacifique son droit à la liberté d’expression. Amnesty International estime que le recours à des sanctions pénales dans le but d’imposer des convictions religieuses est une atteinte au droit international relatif aux droits humains, et en particulier à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, à laquelle la Mauritanie est partie.

L’organisation s’oppose à la peine de mort en toutes circonstances, quelles que soient la nature ou les circonstances du crime commis. Ce châtiment viole le droit à la vie tel qu’il est proclamé par la Déclaration universelle des droits de l’homme et constitue le châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant qui soit.

Source : Amnesty International

L’éditorial de La Nouvelle Expression : Le fils du Président, les fils du pays

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Il  était une fois…

« L’affaire Raya » du nom de la fille victime d’un tir de pistolet attribué au fils du Président de la République continue de défrayer la chronique. Les salons, la presse électronique et les tabloïds se sont emparés de l’affaire. « Le fils du Président a tiré au pistolet sur une jeune femme !! », entend-on partout.
Tir à balles réelles sur un individu, c’est un homicide. Il n’y a pas une autre façon de le qualifier. Le coupable doit payer. Qu’il soit Président, fils du Président ou rejeton du vendeur d’à-côté, un criminel est un criminel ; tout comme un chat est un chat.
En pareil cas, la police se doit de faire son travail dans l’impartialité totale et le respect des droits des uns et des autres.
La Favela c’est au Brésil, un habitat des pauvres, une zone de non-droit où des hommes accros à la drogue règnent en maîtres. Ces hommes qui sèment la mort et répandent la peur dans la Favela ont comme référents la drogue, les armes et la violence ; en somme, toutes les tares qui déshumanisent l’homme. Ces tyranneaux, dans leur pays, vivent de l’autre côté du monde éduqué et civilisé.
Là-bas, c’est là-bas et ici c’est ici, la Mauritanie. Mais quand là-bas et ici tendent à devenir comparables, le paradoxe devient saisissant car on serait arrivé à une translation de décor où se meuvent banditisme, crime et racket ; la kebba se muant en Favela. Lieux maudits où la pauvreté absolue côtoie le dénuement laid et le manque de pitance l’impossibilité de fréquenter l’école. Règne de l’illégal et des oiseaux de nuit dont le repère est la faillite sociale et le refuge la citadelle du silence (la prison).

Sommes-nous tombés bien bas pour que le Mauritanien, hier connu pour son humilité et la verticalité de sa morale, montre aujourd’hui deux visages si différents : le vertueux qui rase le mur et le brigand qu’on applaudit. On se reproduit bien mal dans ce pays ! Le monde des civilisés et des riches enfante une majorité de canailles nourries à la déchéance culturelle et au surdimensionnement de l’égo dans des cercles où l’autorité parente a failli, où tous les tabous ont été repoussés dans des remises non bornées.
Le phénomène « kascadi » (cascadeurs) d’hier des fils à papa bien imbus de leur personne se « bonifie », faisant passer ces marmots de l’herbe du diable au flingue avec silencieux après un petit détour chez les filles, la drogue et l’alcool. Ce n’est même plus un secret de polichinelle tant les marmailles nanties exhibent leur « valeur » à la face d’un monde qui fustige peu et bat les pattes sur tous les plans.

Cette nouvelle Mauritanie de l’opulence, victime d’on ne sait quelle malédiction, nous perdra tant la crise morale affecte nos mœurs qu’elle dissout et l’illicite, qui tend vers la règle, gangrène notre corps qui se défend mal.
Le comportement de bien des Mauritaniens ne relève même plus du manque de civisme et du déficit de responsabilité, il est devenu une plante qui se cultive dans un pays où la sécheresse ne frappe plus le sol, la faune et la flore mais a atteint le cœur et l’esprit des habitants de cette contrée où le faux se le dispute à la magouille et l’arnaque à l’impunité.
L’humilité précède la gloire et l’orgueil précède la chute. Qui dira qu’il n’a pas été averti de ce que le chemin emprunté mène à des horizons incertains ? L’éducation de nos enfants était notre trésor et leur avenir notre préoccupation, mais quand le présent d’un pays épouse les courbes de la confusion, son futur ne pourrait alors se décliner qu’en termes de passifs honteux et de passés honnis.
Ressaisissons-nous !!

Seydi Moussa Camara