Youssou Ndour guest star d’une dite soirée de gala à Nouakchott : Du fric à polémique…!!!

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La méga star de la chanson sénégalaise et l’ancien ministre de son État, Youssou Ndour serait attendu à Nouakchott prochainement à l’occasion d’une soirée de gala. L’événement s’annonce très prisé et réservé aux super VIP, si on se réfère aux prix-pass d’entrée annoncés ici et là. Un hôtel coté de la capitale mauritanienne serait le gîte de rendez-vous pour ceux qui sont prêts à débourser 50000 UM (135€) ou 70000 UM (185€) selon le ticket. Des tarifs pouvant être perçus comme très excessifs dans l’un des pays les pauvres au monde, sinon l’un des plus pauvrement et inégalitairement géré économiquement, socialement et politiquement. Youssou connu pour son panafricanisme, se doit de porter une attention particulière à la nature des conclaves VIP d’une posture élitiste dans des pays comme le nôtre. Dénoncer le néocolonialisme paternaliste de  l’Occident vis à vis des africains, est un honneur mais il faut tout aussi indexer les excès citadins de certains milieux instruits issus de couches sociales aisées qui s’adonnent à un capitalisme exhibitionniste de l’entre-soi. À Nouakchott, avec 70000 UM, on peut régler les salaires mensuels de deux boys  (domestiques de maison) qui triment sans horaires régulés 6 jours sur 7 dans les villas cossues . Cette somme, c’est aussi l’équivalent de 7 mois des frais de scolarité d’un collégien au sein d’une bonne école privée à Nouakchott . Probablement,  85% des collégiens mauritaniens voudraient bénéficier d’une telle opportunité pour la bonne marche de leur éducation. Youssou Ndour, citoyen rebelle et engagé contre les velléités « monarchiques » de maître Aboulaye Wade il y’a quelques années, doit savoir beaucoup sur le FAIT politico-social du voisin mauritanien . Le but ici n’est pas d’interpeller l’artiste connu pour son panafricanisme, pour un tri suspect de l’Engagement , mais au moins de porter une attention aux promoteurs qui avancent du cash excessif par rapport à  la situation économique à l’échelle nationale pas méconnue en Afrique. Cher Youssou Ndour, l’argent fait plus que le pouvoir politique en Afrique comme ailleurs , et par votre fortune, vous êtes un politique très puissant chez vous. Vous serez à Nouakchott en artiste de nom mais votre impact est éminemment politique pour ceux qui vous invitent et leurs barons qui affament le petit peuple . Sous la couverture des projets d’entreprenariat qui restent à démontrer dans le concret dans l’avenir, une nouvelle caste oligarchique sans case politique assumée, profite de deniers publics à l’occasion sous un patronage rêveur d’un pouvoir en manque d’inspiration. Le petit peuple qui peut être fans de vos productions artistiques, prend conscience peu à peu que l’émotivité passionnelle inhibe l’Essentiel en lui. L’engagement artistique s’adapte aux réalités du Capital d’un ordre à un autre, et à Nouakchott, le Capital sera Roi autour de vous, et sachez que ceux qui débourseront 135€ à 185€ pour être vus dans cette soirée super VIP auront très certainement esquivé un engagement fiscal , solidaire et social dû au statut d’un patriote modèle. Chez nous, pas besoin d’un paradis fiscal offshore, car il faut savoir exhiber sa fortune fraîchement obtenue pour ne pas être inquiété . Par exemple, la caste politico-militaire est la plus riche du pays juste avant celle de commerçants et vient après celle de  courtisans arrivistes.
Ainsi, vous arrivez d’un pays qui est fait pour ces groupes cités et ce sont eux qui font l’État dont la rigueur n’atteint que les sans bras-longs. Vous serez au milieu d’un public représentant toutes les composantes nationales, rien d’étonnant car ce procédé est bien rodé chez nous, consistant à fausser le Réel par du paraître d’un ensemble minoritaire trans-communautaire aux intérêts convergents sur le matériel et l’immatériel. Au milieu d’eux, pensez au moins à une citation du philosophe chinois Confucius : « Il est honteux d’être riche dans un pays mal gouverné , et il est honteux d’être pauvre dans un pays bien gouverné »

K.S

MAURITANIE : OUVERTURE JEUDI DU PROCÈS EN APPEL D’UN BLOGUEUR CONDAMNÉ À MORT POUR APOSTASIE

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Un blogueur mauritanien condamné à mort en décembre 2014 pour apostasie sera jugé en appel à partir de jeudi à Nouadhibou, dans le nord-est de la République islamique de Mauritanie, où il est incarcéré depuis plus de deux ans, a indiqué lundi une source judiciaire à Nouakchott.

Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir – également identifiée comme Mohamed Cheikh Ould Mohamed -, 31 ans, est détenu depuis le 2 janvier 2014 à Nouadhibou, pour un écrit considéré comme blasphématoire envers le prophète Mahomet.

Il y a également été jugé par la Cour criminelle, qui l’a reconnu coupable d’apostasie et condamné à mort le 24 décembre 2014. Ses avocats avaient interjeté appel deux jours après l’annonce du verdict.

« M. Ould Mkheitir sera jugé en appel le 21 avril (jeudi) par la Cour d’appel de Nouadhibou », a affirmé à l’AFP la source judiciaire sous couvert d’anonymat, jointe à Nouadhibou.

Cette annonce intervient le jour de l’ouverture de la nouvelle année judiciaire, marquée par une cérémonie présidée à Nouakchott par le chef de l’Etat Mohamed Ould Abdel Aziz, qui a promis de tout mettre en oeuvre pour renforcer l’indépendance de la justice dans son pays.

« La justice constitue un pilier essentiel, sinon majeur de l’Etat de droit, car elle veille à l’application saine de la loi dans les affaires qui lui sont soumises » et conforte les citoyens « que leurs droits civiques, politiques, économiques et sociaux sont préservés ainsi que les libertés individuelles et collectives », a-t-il déclaré.

Durant le procès de M. Ould Mkheitir, le tribunal lui a reproché d' »avoir parlé avec légèreté du prophète Mahomet et enfreint aux ordres divins » dans un article publié brièvement sur des sites Internet mauritaniens en janvier 2014.

Avant et durant son procès, le blogueur – qui a été défendu par des avocats commis d’office – s’est repenti tout en niant l’accusatio, selon des sources judiciaires.

Devant la Cour, il a expliqué qu’il n’avait pas l’intention de critiquer le Prophète, mais de défendre une composante sociale « mal considérée et maltraitée », la caste des forgerons (« maalemines »), dont il est lui-même issu, traditionnellement au bas de l’échelle sociale.

Ex-colonie française devenue indépendante en 1960, la Mauritanie est une République islamique où la charia (loi islamique) est en vigueur mais dont les sentences extrêmes comme les peines de mort et de flagellation ne sont plus appliquées depuis environ trois décennies.

La peine de mort n’y est pas officiellement abolie mais la dernière exécution remonte à 1987, selon Amnesty International. Jusqu’à l’affaire dite « Ould Mkheitir », le pays n’avait pas connu de condamnation à mort pour apostasie.

Source : AFP via Africatime

Crédit : repris sur http://www.kassataya.com

APPEL A MANIFESTER LE DIMANCHE 24 AVRIL 2016 A LA PLACE DU TROCADERO A PARTIR DE 14H POUR NOS DÉPORTÉS MAURITANIENS.

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Il y a 27 ans que nos mères, sœurs, pères, frères et oncles, ces êtres chers, ont été chassés de notre pays au nom d’un racisme chauvin, et parce qu’ils n’étaient pas Arabes mais Noirs. Une chasse aux Noirs orchestrée au vu et au su du monde entier par un État entièrement dévoué à l’arabité exclusive de la Mauritanie.

Nous-nous en souvenons!

Nous sommes le 24 avril 1989: à Nouakchott, Nouadhibou, Aleg, Boutilimit, Zouerat, Akjoujt, Atar, Kiffa, Aïoun, Guérou, Tikjikja, Moudjeria, Kaédi, Sélibaby, Maghama, Gouraye, Ould Yengé, KankossaTéhiane, Patoukone,… des hordes bien quadrillées par une police, une gendarmerie et une armée triées sur une base strictement raciale se sont adonnées à une chasse à l’homme bien particulière, celles des franges importantes des Bambaraa, Haalpulaaren, Soninko et des Wolofs ; pourtant des plus authentiques mauritaniens.

En deux mois, ce sont plus de 200 000 Noirs mauritaniens qui vont être déportés vers le Sénégal et le Mali par l’armée, la gendarmerie et la police mauritaniennes aidées en cela par des milices à la solde de l’état.

Nous, Collectif des Organisations Mauritaniennes de France, appelons à une grande mobilisation le DIMANCHE 24 AVRIL 2016 A PARTIR DE 14 au Parvis des droits de l’Homme pour commémorer cet événement.

Rejoignez-nous pour dire :
– Non au racisme d’état en Mauritanie.
– Non à l’oubli et à l’impunité.
– Oui à la traduction des coupables   devant la justice.
– Plus jamais d’événements similaires à ceux de 89.

Source crédit : collectif des organisations mauritaniennes de France.

Mauritanie: La police disperse une manifestation d’IRA

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ALAKHBAR (Nouakchott) – La police antiémeute a violemment dispersé une manifestation d’IRA Mauritanie, ce lundi 18 Avril 2016. Au cœur de la capitale Nouakchott, la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour casser la manifestation.

Pour maîtriser le groupe de manifestants, la police a usé de la force. A coup de matraque et de gaz lacrymogène, elle a stoppé l’avancée des militants d’IRA.

Les partisans d’IRA comptaient à travers cette marche, appeler à la libération de leur leader Biram Dah Abeid. Ce dernier purge une peine de deux ans de prisons, pour « appartenance à une organisation non reconnue », entre autres chefs d’accusations.

Plus d’une heure après ces accrochages, le gaz lacrymogène reste encore présent dans l’air entre BMD et le marché central de Nouakchott.

Source crédit : repris sur post Facebook Mouvance abolitionniste.

17-04-2016 21:00 – Libre Expression | 14/04/1990 : 26 ans après mais nous n’avons pas oublié

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Yahya Mamadou BA – Devoir de mémoire à nos martyrs du 14 avril 1990

Le mois d’avril était jadis un mois de plaisanterie (poissons d’avril et autres blagues) pour ceux qui avaient fréquenté l’école des colons, de réjouissances populaires et d’abondances pour les habitants de la vallée, car coïncidant avec les récoltes des cultures de décrue (Waalo), le couronnement du meilleur berger ( sawru waaso).

Ce faste a été terni et à jamais pendant un certain mois d’avril 1989 avec les pogroms programmés et entretenus par un pouvoir chauvin qui a décidé de couper les liens ancestraux qui unissaient les populations du Nord et celles du Sud et que l’islam a solidement cimentés.

Certes toute cohabitation est ponctuée par moment à des différends souvent impitoyables que le dialogue doit transcender. Les années de braises (1986,1987, 1989, 90 et 91) ont fait exception à cette règle et nous ont fait douter que tous les musulmans sont frères.

Les faits sont passés il y a 26 ans jour pour jour, à Waalaldé (Wothie) village du Law, Commune rurale d’Aéré Mbar, situé à 15 Km à l’est de Boghé et à 30 Km à l’ouest de Bababé dont il dépend administrativement.

Ce matin là, quatre hommes s’étaient rendus à l’enterrement d’une habitante du village. A la fin de la cérémonie, ils allèrent se baigner au fleuve. C’est à leur retour, au moment où ils atteignaient les premiers tertres de cette belle dune de sable fin, qu’ils furent interpellés par une patrouille militaire (fusiliers marins habitués en legos en guise de camouflage) qui les conduisit dans une forêt classée où se trouvait leur base et leur sort fut scellé à jamais.

Leur seul tort est d’être noirs et d’avoir voulu se baigner à 14 heures, par une journée caniculaire qui coïncidait au 18ème jour du mois béni de ramadan, au fleuve distant du village d’un kilomètre. Ce fut la nuit de cette même journée qu’ils furent exécutés dans la forêt classée de Waalaldé car plusieurs personnes avaient affirmé avoir entendu des coups de feu tard dans la nuit. Le charnier où ils furent ensevelis à la va vite ne sera découvert qu’en 1991 suite à des indiscrétions de leur « porte de l’eau » originaire de Wabbunde.

Si les détails de la mort de Lô Boubacar Hamat (ex marin), Dia Hamadi Amadou (ex gendarme), Sow Demba Moussa (ex garde) et Niang Hamet Amadou (un paisible citoyen) restent du domaine des suppositions, les circonstances de leur arrestation sont parfaitement connues.

Ces hommes là, je les connaissais comme on connaît un voisin, un ami, un parent très proche. D’ailleurs ils étaient tout cela pour moi. Ces quatre braves hommes connus pour leur courage et leur piété, et habitaient tous dans un rayon de moins de 100 mètres de ma concession natale. Les siennes étaient situées aux quatre points cardinaux, appelés en Pulaar « damude Allah » les portes d’Allah.

Est il nécessaire de rappeler ce que le chiffre quatre représente pour les peuls

– Les quatre clans

– Les quatre points cardinaux

– Les quatre couleurs naturelles (jaune, rouge, noir et blanc)

– Les quatre fourches du bâton sacré (buurgal) qui sert à baratter le lait

Ce chiffre quatre n’est pas un hasard pour ces bourreaux qui sont chargés d’exécuter des ordres venus d’en haut et pas d’Allah le miséricordieux, souverain de l’univers, maître des cieux et de la terre. Le comble est que cette sale besogne a été exécutée la nuit du 19 du mois béni de ramadan en terre d’islam nous dit on !.

Leurs auteurs se la coulent douce après une loi d’amnistie à l’initiative des nègres de services (députés) qui ruminent patiemment leur regret et déception, aujourd’hui abandonnés à leur propre sort, en attendant leur dernier souffle. Vingt 26 ans après, nous pouvons pardonner en tant que musulmans mais nous ne pouvons pas oublier ces horreurs et terreurs d’un état dont le rôle premier était d’assurer paix et sécurité à tous ses citoyens même s’ils sont considérés des citoyens de « seconde zone »

Envoyez 41 iklass pour qu’ils reposent en paix dans leur charnier que les gouvernants actuels cherchent à faire disparaitre à tout.

Nos pensées pieuses à Monsieur Biram Dah qui est le seul à avoir organisé une prière en janvier 2014, sous une pluie de bombes lacrymogène.

Yahya Mamadou BA

Source crédit : http://www.cridem.org

Il faut comprendre l’esprit « arabe » avant de parler dans le vide !

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Selon Ibn Taymiyya : « est arabe celui que l’arabité domine, même si il n’est pas descendant d’arabes, mais celui qui a abandonné l’arabité n’est plus arabe, même si il est descendant d’arabes. »

Je ne comprends absolument pas pourquoi à chaque fois qu’on veut affirmer ou infirmer la question de l’arabité des haratine, certains lettrés Mauritaniens dans le milieu noir ou arabo-berbère à court d’arguments,  prennent un raccourci étonnant en faisant la parole d’un Messaoud Ould Boulkheir ou Boidiel Ould Homeid comme le « CORAN-QORANE » , qui est incontestable pour la communauté  haratine victime de l’esclavage arabo-berbère ?

Comment ces deux hommes qui renient leurs ascendances biologiques, leurs appartenances historiques, « raciales » si je peux me le permettre au nom d’une idéologie populiste pour plaire aux arabes bourreaux des haratine  en se targuant d’être ce qu’ils n’ont jamais été ni considérés comme des arabes par les arabes de Mauritanie depuis l’antiquité. Comment ce choix personnel voire une politique-populiste  peut-il être greffé ou réduit à toute une communauté martyrisée depuis des siècles ? Je le dis et répète, le bourreau et sa victime n’auront jamais la même histoire ni culture quoiqu’on fasse sur terre.

Comment peut-on acclamer l’absorption culturelle, linguistique d’une entité entière sans jamais l’avoir intégré entièrement? Les haratine sont des « arabes » nous disent-ils,  curieusement ils oublient que les haratine qu’ils arabisent à coup d’une baguette magique ne parlent pas l’arabe, ils sont sous l’esclavage des arabes ; loin d’être le cas des berbères  et ils ne parlent pas l’arabe soi-disant qui est leur langue paternelle ou maternelle sans être scolarisés, à qui pourra-t-on faire avaler ces balivernes monstrueux?

On nous dira comme d’habitude oui untel se dit qu’il est « arabe », mais c’est son choix personnel, il est libre de dire qu’il est Gaulois « nègre »  mais en quoi cela concerne toute l’histoire douloureuses des victimes de l’esclavage, du racisme et la féodalité arabo-berbère des maures de Mauritanie ? Peut-on partager les mêmes valeurs, la même culture, la même religion, les mêmes mœurs etc… pendant que tu as le droit de m’exploiter à l’infini sans contrepartie dans le déni total de l’humanité, à me violer ayant déjà volé, violé, razzié, acculturé mes ascendants durant des siecles sans avoir confessé ton crime en me demandant pardon suivi d’une réparation ; pire je ne peux accéder aux mêmes droits que toi?

Diko Hanoune, secrétaire général de l’ AHME, militant abolitionniste et défenseurs des droits humains.

Le concept inédit de L’association Main Dans la Main:

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Ces derniers jours, peu auront raté les activités multiformes d’une association dénommée « Main Dans la Main » . De Nouakchott où s’est tenue leur rencontre de cette année, nous qui sommes loin du terrain, avons pu suivre le déroulé du programme via les réseaux sociaux notamment par leur page Facebook et les posts de certains chanceux participants. L’affiche de ce colloque, le 3 ème du nom est sans équivoque : LE COLLOQUE DE FRATERNITÉ. Le slogan en gras est « POUR UNE GÉNÉRATION DE FRATERNITÉ ». L’islam admis communément comme la religion de l’ensemble de la population mauritanienne, apparaît  en filigrane comme l’élément central qui inspire les motivations intimes des têtes pensantes de l’association. Et rien d’étonnant, car ce pays aux milliers d’ Ulémas, se définit comme une république islamique dont les enseignements islamiques seraient l’inspiration de tout ce qui se fait ou se défait à toutes les échelles. Sauf que connaissant cette Mauritanie sous l’angle politique, économique, sociale et culturelle, les appartenances tribales, ethniques, communautaires et statutaires par castes sont les vraies références exclusivistes au détriment des valeurs fraternelles promues par l’Islam. Habituellement, ce dernier est mis à toutes les sauces réthoriques tenues par certains milieux politiques, intellectuels et religieux croyant que le Dire fait magiquement le Vivre. C’est ainsi que certains mots-notions bien connus dans le langage du politico-religieusement correct, comme la Concorde, la Cohésion, l’Entente ou la Cohabitation, qui sont automatiquement eux aussi suivis de deux qualificatifs spéciaux, Social et Historique. De ce fait, toutes les revendications légitimes réclamant fermement plus de Justice sociale et politique en dehors des schémas habituels admis par le tribalo-féodal, tombent sous l’anathème de voix autorisées. Le paradoxe est saisissant entre le Réel vécu et les discours policés et bienveillants tenus au nom de la religion commune.
Conscients très certainement de cette situation ambivalente et ambiguë, les responsables de l’association « Main Dans la Main » peuvent être crédités d’une sincérité par leurs initiatives inédites. Cette association décide de faire Vivre les valeurs islamiques au delà du simple Dire. À suivre de l’extérieur, j’ose affirmer qu’elle ne s’active pas que par du symbolique, car des séances de fraternisation se font au sein de la base militante parmi laquelle toutes les composantes nationales sont présentes. Nous avons vu au cours de ce colloque plusieurs intervenants très divers sur la tribune qui est à  l’image du public. On constate l’absence de l’effet élitiste autour d’une figure politique ou religieuse, mais la seule Star serait la diversité qui fraternise en VRAI et par la VÉRITÉ dite sur nos réalités. Tout le monde a eu ses MOTS (MAUX) à dire afin d’interpeller les Consciences des uns et des autres. De l’humanitaire engagé au poète en passant par le responsable abolitionniste, sans oublier le Cheikh auteur d’une Fatwa invalidant « l’esclavage mauritanien » , le journaliste patriote, l’intellectuel désintéressé, la compatriote engagée dans la sphère sociale et surtout l’imam sincère, on aura vu en quelques jours que les murs invisibles entre nous sont franchissables . Tout gouvernant soucieux du bien de son peuple pourrait s’inspirer d’un tel procédé à l’échelle nationale sans le carcan pollué policard, afin de fonder un État-nation. Dans ce colloque, tout formalisme religieux ne semble pas prendre le pas parce que la Valeur fraternelle et tolérante permet l’échange facile et libre. Je dirais que sur cette lancée, cette association pourrait participer amplement à l’édification d’une Mauritanie plus mauritanienne par la plénitude du DROIT et moins tribalo-féodale par le clientélisme politicard.

J’y crois fermement. Insh’Allah.

Salam.

K.S

Cri osé : libérez les journalistes…!!!

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« Diffamer » ceux qui nous affament…. »un droit » de fait..!!

Deux journalistes mauritaniens sont arrêtés depuis (7 avril 2016) hier à la suite d’un dossier judiciaire bouclé à la vitesse Grand V par un appareil judiciaire qui s’est exécuté étrangement. Nos deux compatriotes de journalistes sont tombés dans un tourbillon venant d’un des fils du Raïs mauritanien qui a urgé les autorités judiciaires sous ordres d’agir. Leur tort, semble t-il c’est avoir repris une information sur leurs sites Internet que le fils du boss en l’occurrence Bedr Ould Abdel Aziz serait l’auteur de la blessure par balle d’un berger de la famille Aziz. Cette information rapportée au conditionnel nous rappelle que la famille du président a une certaine faiblesse pour les balles. Il n’y a pas longtemps, ce Bedr avait tiré sur une fille en pleine ville et sans faire une seconde de garde à vue. Leurs réseaux puissants ont joué l’affaire à l’amiable et sans suite judiciaire . Merci pour l’exemplarité de la part d’un fils d’un homme que tous ses partisans le qualifient comme le président le plus juste de l’histoire de la Mauritanie. Ce qu’on peut dire c’est que la justice est à son ordre et certainement ses proches sont protégés plus que les autres citoyens.

Dans ce cas du berger blessé par balle, le fiston du Raïs a porté plainte pour diffamation contre les journalistes, et l’ordre judiciaire silencieux lors du blessé avéré à Nouakchott, s’est activé pour emprisonner expressément les deux journalistes. Apparemment les réseaux qui règlent à l’amiable le cas d’une blessure par balle n’ont pas eu le temps de manoeuver pour nos citoyens journalistes. Et notre berger blessé affamé comme nous autres, symbolise ce pays dans lequel les citoyens ne se valent jamais. Un citoyen affamé perd la plénitude de sa citoyenneté. Chez nous, le système de pouvoir a un fonctionnement de conditionnement de l’individu à une dépendance totale aux sources de ses revenus. Ainsi le berger blessé et le juge d’instruction ont le point commun de ne pas compter sur la LOI pour les protéger mais plutôt sur les personnes de pouvoir qui sont au dessus de la LOI.
Cette caste de hors atteinte de la LOI détient le vrai pouvoir qui s’exerce sur le petit peuple par un clientélisme à toutes les échelles. L’ordre judiciaire qui laisse moissir depuis plusieurs mois le dossier des leaders abolitionnistes emprisonnés injustement, a su traiter en temps record le cas de nos journalistes emprisonnés depuis hier.

Il faut libérer les journalistes de #cridem et #mauriweb.

La justice est malade en Mauritanie. #criosé

07-04-2016 19:33 – Urgent/ Deux journalistes déposés en prison suite à une plainte de Bedr Ould Abdel Aziz

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Le procureur de la République de
Nouakchott a délivré un mandat de dépôt contre Jedna Deida, directeur du site Mauriweb.info et Babacar Baye N’diaye, webmaster du site Cridem.org en fin d’après midi du jeudi 07 avril.

Ils ont été conduits à la prison centrale de Nouakchott. Ce mandat de dépôt fait suite a une plainte en diffamation déposé par Bedr Ould Abdel Aziz (fils du président de la République) mercredi 06 avril contre les sites Mauriweb et cridem.

L’objet de la plainte est un article de Mauriweb titré « urgent : Bedr Ould Abdel Aziz aurait-il tiré sur un berger ? » Dans cet article repris par cridem, il est cité « une source fiable selon laquelle Bedr aurait tiré à balle réelle sur un berger dans un ranch du chef de l’Etat en Inchiri. »

Source crédit : http://www.cridem.org

Sit-in du 7 Avril 2016 à Paris : La déclaration du comité de soutien aux détenus d’ALEG.

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Le 11 novemebre 2014, trois défenseurs des Droits humains, Biram Dah Abeïd, Président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA) en Mauritanie, Lauréat du prix des droits de l’Homme des Nations unies 2013, Brahim Bilal  vice-président du même mouvement, et Djiby Sow, Président de Kawtal Ngam Yellitaare, ont été mis aux arrêts. D’autres militants des Droits humains sont toujours sous la menace de  la justice sous les ordres du général Aziz, à Nouakchott. Leur crime ? Avoir initié une caravane contre les expropriations des terres  et l’esclavage fonciers dans plusieurs localités du  Sud mauritanien. 
Le 15 janvier 2015 à Rosso, à la suite d’un procès que d’aucuns jugent politique et expéditif, Biram Dah Abeïd, Brahim Bilal et Djiby Sow ont été condamnés d’abord à 2 ans de prison, faisant ainsi fi de l’appel introduit par la défense de ces porte-voix des sans voix. Pis, le 12 mai 2015, grande a été la surprise de voir le Commissaire de Police de la ville d’Aleg signifier, à l’insu du collectif d’avocats de la défense, la décision prise la veille par la Cour suprême, dessaisissant de facto la Cour d’appel de Nouakchott du dossier des détenus au profit de celle d’Aleg. Cet acte constitue une tentative vaine de régularisation, après coup, des incarcérations arbitraires depuis le 15 janvier 2015 à la prison d’Aleg, loin de la juridiction naturelle qui est la Cour d’Appel de Nouakchott dont relève le tribunal de Rosso,  seule formation juridictionnelle connaissant le dossier.
Nous, le Comité de soutien aux détenus d’Aleg :

-Exigeons la libération immédiate et sans conditions des défenseurs des Droits humains en Mauritanie, Biram Dah Abeid, président d’IRA-Mauritanie ainsi que son vice-président, Brahim Bilal.

-Alertons l’opinion nationale et internationale sur la mise en sommeil inadmissible de leur dossier par les autorités sous ordres de l’exécutif, car ayant constaté un blocage empêchant une suite judiciaire au niveau de la cour suprême;

-Exigeons la cessation de toute sorte de harcèlement commis par les autorités pénitentiaires sur les dirigeants antiesclavagistes Biram Dah Abeid et Brahim Bilal détenus en prison arbitrairement depuis plus d’une année.

-Protestons contre les propos racistes et infamants prononcés par le Colonel Khattry O. Mohamed M’Bareck, chef d’état-major adjoint de la Garde Nationale, à l’encontre de nos dirigeants antiesclavagistes.

-Mettons en garde les autorités politiques contre ces violations et les complots qu’elles manigancent contre IRA-Mauritanie et ses dirigeants.

-Alertons l’opinion nationale et internationale sur l’état de santé de Biram Dah Abeid.

-Dénonçons les répressions aveugles contre les militants et sympathisants pacifiques d’IRA Mauritanie.

-Dénonçons le racisme dont ont été victimes les élèves de l’école NASSIBA à Nouakchott ayant conduit au refus catégorique par l’état de leur participation à une compétition au Qatar parce qu’ils sont noirs et non araboberberes.

-Alertons l’opinion publique internationale sur cette volonté de torpiller la constitution mauritanienne affichée afin de faire réélire Ould Abdel pour un troisième mandat.

-Appelons tous ceux qui sont épris de justice de tous horizons à soutenir la cause des Droits Humains en Mauritanie.

-Refusons avec vigueur l’instrumentalisation de la justice à des fins bassement politiciennes.

-Dénonçons les manœuvres obscures d’une supposée Ligue des Ulémas mauritaniens émettant une étrange Fatwa rendant illicite l’esclavage le 26 Mars 2015, ainsi que celles du parlement qui a adopté le jeudi 13 Août 2015 à l’unanimité une nouvelle loi incriminant davantage l’esclavage, tout en faisant fi du sort des militants abolitionnistes, dont les 2 ans d’emprisonnement ont été confirmés par la cours d’appel d’Aleg le 20 Août 2015.

-Exigeons une enquête et la traduction immédiate en justice de tous les responsables de la traite négrière à destination de l’Arabie Saoudite.

-Rappelons que le recensement biométrique en cours en Mauritanie commencé en mai 2011, s’apparente à un système sophistiqué d’exclusion des populations noires via des procédés obscures. 

Le Comité  de Soutien aux Détenus d’Aleg en France             Fait à Paris le 07 Avril  2016