● Qui est le Mauritanien Sidi Ould Tah, candidat francophone pour la présidence de la BAD ?

Financial Afrik – Un air sec balaye les ruelles sablonneuses de Mederdra, petite bourgade du sud-ouest mauritanien. Là, au cœur du Trarza, dans une maison modeste de cette région frontalière du Sénégal, grandit un garçon réservé, curieux, avide de comprendre les mécanismes du monde. Un demi-siècle plus tard, c’est dans les couloirs lambrissés de la finance multilatérale, entre les tours de la BADEA et les salons feutrés des sommets africains, qu’on évoque son nom. Sidi Mohamed Ould Tah, 61 ans, pourrait devenir en mai 2025 le premier Mauritanien, et le premier ressortissant sahélien, à diriger la Banque africaine de développement.

Il n’a pas le verbe haut, ni les habits de lumière. Pas de storytelling marketing, ni de promesses flamboyantes. Et pourtant, ceux qui le connaissent le savent : ce technocrate trilingue au pas mesuré est l’un des esprits les plus stratégiques du continent. Il ne court pas les plateaux télé. Il préfère les marges d’un accord financier bien ficelé, les équilibres subtils d’un budget d’État, la mécanique discrète d’une négociation arabo-africaine.

Sidi Mohamed Ould Tah, 61 ans, n’est pas un inconnu dans le cercle du développement en Afrique. Celui qui est aujourd’hui pressenti pour prendre les rênes de la Banque africaine de développement est un pur produit de la technocratie mauritanienne, avec une riche carrière à cheval entre Nouakchott et les institutions internationales. Né en 1964 à Mederdra, dans le sud-ouest de la Mauritanie, Sidi Mohamed Ould Tah appartient à cette génération de hauts fonctionnaires façonnés dans les règles de l’art : formation académique solide – doctorat en sciences économiques à Nice, DEA à Paris VII –, complétée par des programmes exécutifs à Harvard, à la London Business School ou encore au Swiss Finance Institute. La langue n’a jamais été une barrière : il parle couramment l’arabe, le français et l’anglais, et possède des notions de portugais et d’espagnol, des des atouts linguistiques pour évoluer avec aisance dans les milieux diplomatiques et financiers.

Son immersion dans les sphères économiques commence tôt. Il va occuper des postes de jeune expert en Mauritanie : d’abord à la Banque Mauritanienne pour le Développement et le Commerce (BMDC) en 1984-1986, puis comme analyste financier à la Commission de sécurité alimentaire . Rapidement, il gravit les échelons de l’administration : à 23 ans, il devient directeur administratif et financier de la mairie de Nouakchott (1987), avant de passer près de huit ans au port autonome de Nouakchott (Port de l’Amitié) comme conseiller du directeur général puis directeur de l’audit interne .

À partir de 1996, la carrière de Sidi Ould Tah prend une dimension internationale. Il rejoint cette année-là l’Autorité Arabe pour l’Investissement et le Développement Agricole (AAAID) basée à Khartoum, où il officie comme analyste financier jusqu’en 1999 . Repéré pour ses compétences, il intègre ensuite la Banque Islamique de Développement (BID) à Jeddah – institution financière multilatérale majeure du monde musulman – en tant que cadre chargé de la promotion des investissements, puis assistant technique auprès du président de la BID de 1999 à 2006 . Là, il affine ses compétences en financement structuré, apprend à naviguer dans les jeux d’influence interétatiques, et commence à tisser un réseau d’envergure dans les pays du Golfe et d’Afrique.

Artisan du renouveau économique mauritanien
En 2006, après plus de quinze ans passés hors du pays, Ould Tah est rappelé en Mauritanie pour servir le gouvernement. Il devient conseiller économique à la Présidence de la République, puis auprès du Premier ministre entre 2006 et 2008 . C’est une période charnière : la Mauritanie sort d’une transition politique et s’apprête à tenir des élections démocratiques (2007) suivies malheureusement d’un coup d’État (2008). En juillet 2008, quelques jours après la prise de pouvoir par le général Mohamed Ould Abdel Aziz, Sidi Ould Tah est nommé ministre de l’Économie et des Finances dans le nouveau gouvernement . Il conservera, sous différentes appellations, le portefeuille économique durant toute la décennie suivante, devenant en 2009 ministre des Affaires économiques et du Développement – un super-ministère qui englobe la planification et la coopération internationale – poste qu’il occupera jusqu’en 2015.

À ce titre, Sidi Ould Tah est l’un des principaux artisans de la politique économique mauritanienne durant les années Abdel Aziz. Il pilote des réformes financières et budgétaires destinées à stabiliser le cadre macroéconomique (maîtrise de l’inflation, réformes fiscales) alors que le pays bénéficie du boom du minerai de fer. Il impulse également des projets d’infrastructures (énergie, routes, hydraulique) soutenus par les bailleurs de fonds. Ould Tah siège dans de nombreux conseils d’administration d’entreprises publiques et d’organismes stratégiques : il préside par exemple le Conseil national de la statistique et est secrétaire permanent du Conseil présidentiel pour l’investissement .

Parallèlement, en tant que ministre, il représente la Mauritanie auprès des grandes institutions financières internationales. Il rassure les bailleurs, signe avec le FMI, siège au conseil des gouverneurs de la Banque mondiale, de la BAD, de la BID.

Ces casquettes le conduisent à négocier des financements, à défendre les projets mauritaniens dans ces instances et à se constituer un carnet d’adresses haut placé (ministres africains des finances, dirigeants de banques multilatérales, etc.). Ses anciens collègues racontent qu’il savait “mettre à profit sa double culture arabo-africaine pour rapprocher les positions, gagner des soutiens tant à Riyad ou Koweït City qu’à Paris ou Washington”.

“C’est lui qui, face à la sécheresse du Sahel, mobilise l’aide alimentaire. Lui encore qui attire les financements chinois et arabes pour les routes, les centrales, les réseaux hydrauliques. Il n’a jamais été élu, mais chaque projet stratégique passait par notre bureau. Les diplomates le respectaient, les investisseurs l’écoutaient. La presse, elle, ignore presque tout de lui”, confie un ancien collaborateur. Ce passage au sommet de l’appareil économique national a assis sa réputation d’homme de dossiers.

À la tête de la BADEA : un pont entre l’Arabie et l’Afrique
En avril 2015, une nouvelle page s’ouvre pour Sidi Ould Tah lorsqu’il est élu président de la BADEA (Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique) . Cette banque, créée en 1973 par les pays de la Ligue arabe pour financer des projets en Afrique subsaharienne, est basée à Khartoum (Soudan) mais rayonne sur tout le continent. Son élection, à l’unanimité des gouverneurs arabes, est une consécration pour le Mauritanien : il devient le premier responsable d’Afrique de l’Ouest à diriger cette institution. Il prend ses fonctions en juillet 2015 , apportant dans ses bagages sa longue expérience de bilingue culturel entre monde arabe et Afrique noire.

À la BADEA, Sidi Ould Tah va laisser son empreinte. En une décennie, il redynamise l’institution, en modernise la gestion et élargit son portefeuille. L’un de ses coups d’éclat a été de quadrupler le capital de la BADEA, passé de 4,2 à 20 milliards de dollars, grâce aux contributions soutenues des actionnaires arabes (notamment l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït et le Qatar). Cet accroissement de ressources a permis à la banque d’augmenter significativement ses financements en faveur de projets africains : routes, développement rural, énergie, PME…

Depuis sa création, la BADEA revendique avoir approuvé plus de 2 000 opérations dans 44 pays africains, pour un montant total supérieur à 15 milliards de dollars, dont 11 milliards ont été engagés sous la présidence d’Ould Tah. En dix ans, la banque a ainsi doublé le volume de financement qu’elle avait mobilisé au cours des quatre décennies précédentes, à travers le financement concessionnel, le soutien au commerce et les prêts souverains pour projets structurants.

Sous l’ère Ould Tah, l’activité s’est intensifiée, avec un accent sur la coopération Sud-Sud et le cofinancement aux côtés d’autres banques multilatérales (BAD, Banque mondiale, etc.). En 2024, la BADEA a franchi un nouveau cap avec le lancement d’un plan stratégique 2025-2030 doté de 18,4 milliards de dollars, orienté vers les infrastructures, le soutien aux PME et les investissements stratégiques. Ce plan s’inscrit dans une dynamique plus large portée par les bailleurs arabes. C’est également sous sa présidence que le Groupe de Coordination Arabe (ACG) – qui regroupe les principales institutions financières du Golfe – a annoncé une mobilisation de 50 milliards de dollars pour financer des projets de développement en Afrique,  un tournant majeur dans les relations arabo-africaines.

“Il a également veillé à ce que la BADEA joue un rôle de pont entre les fonds du Golfe et les besoins africains, par exemple en finançant des études de faisabilité pour des projets susceptibles d’attirer des investisseurs arabes”, commente un cadre de la BADEA.

L’instabilité politique au Soudan depuis 2019, et surtout le conflit armé déclenché en 2023, a poussé la BADEA à transférer temporairement son siège à Riyad. Une opération sensible, que Sidi Ould Tah a menée sans interruption des activités. Il a su préserver l’unité du personnel, maintenir la confiance des États actionnaires et renforcer les outils digitaux de la banque.

Et quand la guerre éclate au Soudan en 2023, il prend une décision rapide et chirurgicale : le siège de la banque est transféré temporairement à Riyad. Une opération sensible, que Sidi Ould Tah a menée sans interruption des activités. “Son leadership discret mais efficace lui a valu la reconnaissance de ses pairs : il est régulièrement invité dans les forums économiques africains et arabes, et il a su conserver l’appui des poids lourds arabes grâce à sa gestion prudente”, confie un de ses proches lieutenants.

Un homme de consensus porté par la « nouvelle Mauritanie »
La trajectoire de Sidi Ould Tah épouse en filigrane l’évolution de la Mauritanie elle-même. Jadis pays marginalisé, la Mauritanie de 2025 bénéficie d’un regain de crédibilité sur la scène continentale, comme en témoigne le succès de la présidence de l’Union Africaine par le président Ghazouani. Sidi Ould Tah fait partie de cette génération de cadres mauritaniens qui profitent de l’aura diplomatique nouvelle du pays. Sa candidature à la présidence de la BAD n’aurait sans doute pas eu autant d’écho sans le contexte favorable créé par Nouakchott ces dernières années : stabilité intérieure exemplaire, diplomatie active, image de bonne gouvernance (illustrée par le classement RSF nº1 en Afrique pour la liberté de la presse ). En ce sens, Ould Tah est autant le produit que le vecteur de la montée en puissance de la Mauritanie dans les cercles panafricains.

Sur le plan personnel, ceux qui le côtoient décrivent Sidi Ould Tah comme un homme affable, à l’ego maîtrisé, qui privilégie le résultat au bruit médiatique. “Il s’exprime peu dans les médias internationaux – hormis pour promouvoir la BADEA – et a la réputation de faire consensus”, apprécie un banquier de développement, basé à Lomé. “Ni idéologue ni homme politique au sens partisan, il s’est toujours défini comme un serviteur de l’État et du développement africain. Cette posture apolitique est un avantage dans une élection à la BAD, qui requiert de rassurer l’ensemble des actionnaires et de s’élever au-dessus des rivalités nationales”, poursuit ce financier du développement.

Sidi Ould Tah s’est également construit un réseau d’alliances au-delà des cercles financiers. Sur le continent, il peut compter sur l’amitié de nombreux ministres des finances et gouverneurs de banques centrales qui l’ont côtoyé lors de réunions annuelles au FMI ou à la BAD. Il est proche par exemple de l’Ivoirien Adama Koné (ex-ministre ivoirien proche d’Alassane Ouattara) ou du Sénégalais Amadou Hott, également candidat, avec qui il a collaboré sur des initiatives régionales. On parle également du Béninois Serge Ekue qui dirige la BOAD. Dans le monde arabe, il bénéficie de l’estime de hauts responsables saoudiens, émiratis et koweïtiens de par son rôle à la BADEA. “Cet ancrage diversifié pourrait être déterminant pour recueillir les voix nécessaires à son élection”, souligne un journaliste qui suit de près la campagne pour la présidence de la BAD.

« Si Sidi Ould Tah était élu président de la BAD fin mai 2025, ce serait l’aboutissement logique d’une carrière dédiée à l’intégration financière de l’Afrique. Il a toujours défendu une vision structurée, pragmatique et inclusive du développement du continent », estime un haut responsable mauritanien. Au-delà du parcours individuel, cette candidature porte un poids symbolique. « Ce serait aussi un symbole très fort pour la Mauritanie : nous serions le premier pays sahélien à placer un de nos ressortissants à la tête de la Banque africaine de développement. C’est une reconnaissance. » Et surtout, un signal politique. Une victoire viendrait conforter la position géopolitique de la Mauritanie dans les instances régionales. « Cela consacrerait le rôle pivot que le pays entend jouer dans l’architecture du continent », résume ce même interlocuteur.

Qu’il l’emporte ou non, sa présence parmi les favoris confirme l’évolution du statut géopolitique de la Mauritanie, désormais capable de faire émerger des figures de leadership à l’échelle africaine.

Albert Savana
Source : Financial Afrik

• Lien média https://kassataya.com/2025/04/21/qui-est-le-mauritanien-sidi-ould-tah-candidat-francophone-pour-la-presidence-de-la-bad/?fbclid=IwY2xjawJ0Ym1leHRuA2FlbQIxMAABHumlYtA0lu6lu2ba8kEz3OYPsl9QXQ-0Z3FY8WkRmBQKUGSzOoZg79E8_EwC_aem_YdINsifbkttLqkVKjdZUPA

● Mauritanie | Dahmane Ould Beyrouk succède à Ould Deih à la tête de la Wilaya du Guidimagha [rimnow.net]


Le Conseil des ministres a nommé au cours de son conclave hebdomadaire en date d’aujourd’hui mercredi 9 avril courant, Dahmane Ould Beyrouk au poste de wali du Guidimagha, succédant ainsi à Ahmed Ould Mohamed Mahmoud Ould Deih, éjecté de son poste à la suite de derniers incidents survenus dans la capitale de la Wilaya Selibaby.

Ould Deih a vu ses fonctions suspendues hier par le ministère de l’intérieur et de la décentralisation, à la suite des récents événements survenus dans la ville de Sélibaby et relatifs à l’exhumation peu orthodoxe d’un cimetière pour musulmans du corps d’un catholique.

Ould Beyrouk occupait à sa nomination le poste de Directeur général des partis et des libertés politiques au ministère de l’Intérieur.

Il a été remplacé à son poste par le conseiller du ministre de l’Intérieur, El-Bou Ould El Vadel.

Lien média https://rimnow.net/w/?q=fr%2Fnode%2F26975&fbclid=IwY2xjawJkVfZleHRuA2FlbQIxMQABHgZHsTLAYh9aQo6szgWibNhWaqo7WN8VROcPVW7U0KILwPAFgeH_8d9mIw2K_aem_dHSJyQKqlFBleWH9vGuypA

● Mauritanie | Événements de Sélibaby: le wali du Guidimagha suspendu, les responsables régionaux de la sécurité relevés de leurs fonctions [ami]



Suite aux événements survenus ces derniers jours dans la ville de Sélibaby, Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a ordonné au ministre de la Défense nationale, des Retraités et des Enfants de Martyrs, au ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, ainsi qu’aux chefs d’état-major des structures de sécurité nationale, de diligenter une enquête approfondie sur les circonstances de l’incident.

Sur la base des résultats de cette enquête, les décisions suivantes ont été prises :

Suspension des fonctions du wali du Guidimagha.

En outre, le directeur régional de la Sûreté Nationale, le commandant de la Compagnie Régionale de la Gendarmerie Nationale et le commandant du Groupement Régional de la Garde Nationale de la wilaya du Guidimagha ont été relevés de leurs fonctions.

Lien média https://ami.mr/fr/archives/268507

● Union Africaine | L’esclavage et la colonisation, crimes contre l’humanité.

Initiée par le Togo sous l’impulsion du président Faure Gnassingbé, la décision prise par l’Union africaine, qualifiant l’esclavage et la colonisation de crimes contre l’humanité, ouvre un nouveau chapitre dans la reconnaissance des préjudices subis par le continent au cours des cinq derniers siècles.

L’Union africaine (UA) a adopté le 16 février 2025 une résolution qualifiant l’esclavage, la déportation et la colonisation de crimes contre l’humanité et de génocides à l’encontre des peuples africains. Cette décision fait suite à une initiative portée par le Togo.

La résolution a été adoptée lors de la 38e session ordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UA. Présentée par le Togo sous l’égide du président Faure Gnassingbé, elle constitue une première dans l’histoire de l’organisation panafricaine.

Dans sa déclaration, le Togo souligne que cette qualification juridique concerne des actes « planifiés et méthodiquement exécutés » au cours des cinq derniers siècles. Le texte adopté répond aux demandes exprimées par les sociétés civiles africaines et les organisations diasporiques.

La reconnaissance de ces événements comme crimes contre l’humanité et génocides établit un cadre juridique nouveau concernant ces périodes historiques. Cette qualification pourrait avoir des implications sur les discussions futures concernant les réparations.

AC/Sf/APA

• Lien média https://fr.apanews.net/diplomacy/lua-reconnait-lesclavage-et-la-colonisation-comme-crimes-contre-lhumanite/

● Mauritanie | Éléments de Portrait de M. Wolo Coulibaly | Nouveau DG de l’Institut National d’Hépato-Virologie.

Il est natif de la localité de Diadjibiné en 1970 dans le Gorgol. Il y a effectué sa scolarité en primaire avant de passer par différents établissements aux niveaux collège et lycée (Mbout, Sélibaby, Kaédi et Nouakchott). En 1992, il décroche son baccalauréat Série D et entame ses études universitaires en Médecine au Niger (1992-2001) et en Côte d’Ivoire (2007-2013) avec une spécialisation en Endocrinologie-Métabolisme et Nutrition . Il est titulaire d’un Doctorat d’État en Médecine obtenu à la Faculté de Médecine à Niamey au Niger en 2001. Docteur Coulibaly dispose d’une expérience de 6 ans  de praticien en Médecine générale comme médecin-chef dans différents départements à travers le territoire national.
À Nouakchott, il a exercé durant 12 ans en Endocrinologie-Métabolisme et Nutrition au Centre Hospitalier National – Service Médecine interne et également praticien vacataire dans d’autres hôpitaux de la Capitale. Au CHN, il y fut Médecin-chef du service de Médecine interne à partir de juin 2021.

Côté social, il a souvent participé à des caravanes médicales de santé avec différentes initiatives de solidarité et de prise en charge gratuite à l’intérieur du pays. Disponible, serviable et attentionné, il est doté d’un louable crédit social auprès de gens qui l’ont côtoyé et d’autres qui sont passés pour des soins sous sa responsabilité.

Il est membre de la Société africaine d’endocrinologie, métabolisme et Nutrition (SAEMN) ainsi que de la Société francophone d’endocrinologie et Diabetologie (SFED).

Au mois de mai 2024, il avait été promu chargé de mission au sein du Ministère de la Santé (Cabinet du ministre) .

Aujourd’hui, sa nomination comme Directeur général de l’Institut National d’Hépato-Virologie, suit la trajectoire très riche en mérites d’un praticien compétent et expérimenté dans son domaine. Nous lui souhaitons un grand succès dans ses nouvelles fonctions au sein de cet établissement avec efficacité sanitaire au bénéfice de la patientèle et un agréable cadre fonctionnel pour le personnel soignant.

20 mars 2025

KS pour le BLOG https://ecrit-ose.blog/

● Mauritanie: un gendarme et un policier impliqués dans un réseau de migration illégale interpellés à Rosso [Points Chauds]

Points Chauds – Dans le cadre d’une enquête sur un réseau de passeurs clandestins de migrants, un gendarme et un policier en poste sur le ferry de Rosso ont été arrêtés pour leur implication présumée dans une tentative de faire transiter illégalement six étrangers vers Nouakchott.

Selon des informations concordantes, les autorités ont été alertées par des renseignements précis, déclenchant une opération menée par le Groupement de Réponse Rapide, de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GARSl).

Le gendarme a été interpellé à Nouakchott, tandis que son collègue policier est actuellement détenu au commissariat de Tékane, dans l’attente de la clôture des investigations.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=781773&fbclid=IwY2xjawI9JexleHRuA2FlbQIxMAABHTOiL_HvkVVGPvzdMTXmReDXIpr9qETklroWeDefHrQZvLnMmkioiiKIsQ_aem_A5_h8Lpv9sb-aYleRwSKeA

● Ousmane Sonko est arrivé à Nouakchott pour une visite de travail sur l’énergie, les transports, la sécurité et la migration

De l’envoyé spécial de l’APS, Souleymane Faye

Nouakchott, 12 jan (APS) – Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, est arrivé dimanche soir à Nouakchott pour une visite officielle de deux jours consacrée essentiellement à l’énergie, aux transports, à la sécurité et à la migration, lundi 13 et mardi 14 janvier, a constaté l’APS.

Pour cette visite également dite d’amitié et de travail, le chef du gouvernement est accompagné de plusieurs ministres, dont Yassine Fall, chargée de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, et Jean Baptiste Tine, celui de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

Birame Souleye Diop, le ministre chargé de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Yankhoba Diémé, celui des Infrastructures, des Transports terrestres et aériens, et Fatou Diouf, la ministre des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires, y prennent part.

La délégation conduite par Ousmane Sonko comprend aussi les directeurs généraux de l’Agence nationale chargée de la promotion des investissements et des grands travaux, Bakary Séga Bathily, et de la Société des pétroles du Sénégal, Alioune Guèye.

Elle a été accueillie à l’aéroport international de Nouakchott par plusieurs personnalités mauritaniennes, dont le Premier ministre, Moctar Ould Diay.

« Saisir toutes les opportunités d’investissement »

Des Mauritaniens et des ressortissants sénégalais sont sortis en nombre pour accueillir Ousmane Sonko et les ministres qui l’accompagnent. Des militants de Pastef habillés aux couleurs du parti au pouvoir étaient également présents.

Au cours de sa visite, « le Premier ministre va rencontrer le patronat mauritanien, en présence des acteurs du privé sénégalais, pour les encourager à créer des joint-ventures et à saisir toutes les opportunités d’investissement », indiquent des documents des deux gouvernements.

Il va rencontrer le président mauritanien, Mohammed Ould Cheikh El Ghazouani, au second jour de sa visite, mardi 14 janvier, au palais présidentiel.

M. Sonko « compte aborder avec son homologue mauritanien certains dossiers stratégiques dans les domaines, entre autres, de l’énergie, des transports, de la sécurité et des conditions de séjour et d’établissement », précise la Primature du Sénégal.

Le programme de la visite comprend des réunions ministérielles bilatérales prévues lundi 13 janvier au matin, selon des documents reçus des deux parties.

Ces discussions porteront sur le projet de création d’un secrétariat sénégalo-mauritanien chargé de la coopération et du développement, la migration irrégulière, les conditions de séjour et d’établissement des ressortissants sénégalais et mauritaniens entre les deux pays, et la construction du pont de Rosso.

Des « échanges économiques et commerciaux très modestes »

Un entretien entre Ousmane Sonko et son homologue de la Mauritanie est prévu le même jour, de même qu’une réunion élargie aux ministres des deux pays.

Le programme national de développement « Sénégal 2050 » sera présenté à des investisseurs des deux pays. Seront évoqués aussi « les échanges économiques et commerciaux qui sont très modestes », entre les deux pays, « au regard de l’énorme potentiel de coopération existant de part et d’autre ».

« De 43,1 milliards de francs CFA en 2019, les flux commerciaux entre les deux pays se sont établis à 67,4 milliards en 2023 », indique la Primature du Sénégal.

Elle annonce une rencontre du Premier ministre avec la communauté sénégalaise vivant en Mauritanie.

Sont attendues de la visite d’Ousmane Sonko en Mauritanie « des retombées positives, qui contribueront au raffermissement des liens d’amitié et de solidarité unissant les peuples sénégalais et mauritanien ».

Un « partenariat stratégique »

« La coopération entre le Sénégal et la Mauritanie […] a connu un net regain de dynamisme depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye », affirme le gouvernement sénégalais.

Il rappelle que M. Faye, élu en mars dernier, a effectué trois visites officielles en Mauritanie, et son homologue mauritanien est allé deux fois au Sénégal au cours de la même période. « De nombreuses visites ministérielles ont également eu lieu durant cette période, parmi lesquelles celles des ministres de l’Agriculture et de l’Élevage, du Pétrole, de l’Energie et des Mines, des Pêches, ainsi que des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens », ajoute le gouvernement.

Le premier forum économique sénégalo-mauritanien s’est tenu les 30 septembre et 1er octobre 2024 à Dakar, une rencontre suivie de la 13e session de la grande commission mixte de coopération entre les deux pays, les 4 et 5 novembre 2024 à Nouakchott.

« Ces différentes visites et rencontres témoignent d’une intensification sans précédent de la coopération entre le Sénégal et la Mauritanie, sous l’impulsion des plus hautes autorités des deux pays », souligne la Primature du Sénégal.

Elle signale que « cette dynamique très positive s’opère dans le cadre du partenariat stratégique autour du gaz et du pétrole, symbolisé par le GTA (le gisement de gaz naturel situé sur la frontière maritime des deux pays), qui demeure un exemple de réussite d’un partenariat Sud-Sud, de surcroît porté par deux pays voisins ».

ESF/AB

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=780299

● La Mauritanie lance son visa électronique ~ [VisasNews]

VisasNews – Dès le 5 janvier 2025, les voyageurs internationaux pourront demander un visa électronique (e-Visa) pour se rendre en Mauritanie.

Dans un pas décisif vers la modernisation de ses procédures administratives, la Mauritanie a officiellement annoncé le lancement de son visa électronique (e-Visa).

Dans un communiqué, le Ministère des Affaires Étrangères, de la Coopération Africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur annonce que, dès le 5 janvier 2024, tous les voyageurs soumis à l’obligation de visa devront obligatoirement obtenir un e-Visa avant d’embarquer pour la Mauritanie.

Dans le cadre de l’application des nouvelles procédures relatives aux conditions d’entrée sur le territoire mauritanien, à compter du 5 janvier 2025, tout passager soumis à l’obligation de visa devra obligatoirement obtenir son visa électronique avant son embarquement pour se rendre en Mauritanie

Ministère des Affaires Étrangères, de la Coopération Africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur

Comment demander un visa électronique pour voyager en Mauritanie ?

À partir du 5 janvier 2025, les demandes de visa devront être effectuées via le site officiel de l’Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés (ANRPTS), accessible à l’adresse suivante : anrpts.gov.mr.

Cette plateforme permet aux utilisateurs de soumettre leur dossier en ligne et de recevoir leur visa électroniquement, éliminant ainsi la nécessité de se rendre dans une ambassade ou un consulat.

Trois durées de séjour sont proposées aux requérants de visa électronique: 30 jours, 60 jours ou 90 jours.

Les demandeurs d’e-Visa doivent remplir un formulaire en ligne en renseignant les informations suivantes:

• nom et prénoms
• date de naissance
• lieu de naissance
• nationalité
• profession
• adresse e-mail
• numéro de téléphone
• but du séjour (tourisme, affaires, famille, médical, culture/sports ou autre raison)
• date d’arrivée en Mauritanie
• nombre d’entrée souhaité (unique, double ou multiple)
• informations du passeport (numéro, type, date de délivrance, date d’expiration,…)

Après avoir complété ces données, il est nécessaire d’insérer en ligne une photo d’identité ainsi qu’une copie du passeport valable au moins 6 mois.

Il n’est pour l’heure pas indiqué si les frais de visa sont à régler après examen et approbation de la demande ou à l’arrivée en Mauritanie.

La fin du visa autocollant en Mauritanie

« Il est mis fin à l’émission des visas autocollant, et ils sont remplacés par les visas en ligne. À votre arrivée au point de passage, les formalités de capture de vos données biométriques seront effectuées rapidement pour finaliser votre entrée sur le territoire », explique l’ANRPTS.

Jusqu’à présent, les voyageurs désireux de se rendre en Mauritanie et soumis à cette obligation devaient obtenir un visa auprès des ambassades ou consulats mauritaniens, ou à l’arrivée dans le pays.

Avec l’introduction de l’e-Visa, ce processus est donc simplifié grâce à une dématérialisation complète des démarches, tout en maintenant un haut niveau de sécurité grâce à l’intégration des standards numériques modernes.

Il est à noter que les citoyens des pays suivants bénéficient d’une exemption de visa en Mauritanie:

Algérie, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée-Bissau, Libye, Mali, Niger, Sénégal, Tchad et Tunisie.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=780109&fbclid=IwY2xjawHnNqtleHRuA2FlbQIxMAABHYtZlQN0fo-Cds7dydMX4gfW9ACN4P9i1hNVLcJCcCg_eAbLjwzlynHq9A_aem_CpUxOJO-Qp9aHoF3GfaBqA

● Le Docteur Abou DEH de nouveau à la tête du Centre Hospitalier Régional de Selibaby | Par M. DIOUM Ibrahima.


La décision est prise en Conseil des Ministres le 31 décembre 2024. Le Docteur Abou DEH remplacera le controversé Taleb Maata Moulana Salem à la tête du Centre Hospitalier Régional de Sélibaby. Chirurgien de formation et Gestionnaire des hôpitaux, DEH fut directeur général adjoint du centre hospitalier de Néma (5 ans) et directeur général du centre hospitalier national de Nouakchott (4 ans).

Docteur DEH, réputé pour être un chirurgien chevronné, gestionnaire rigoureux et médecin qui sait ce qu’est l’obligation de moyens est très attendu à Selibaby.  En effet les Selibabyens connaissent l’Homme qui avait soulagé leurs maux pendant les années 2013 et 2014. Sur cette période, Dr DEH et son collaborateur Dr Karim BA avec leur savoir-faire et leur savoir-être avaient fait du centre hospitalier de Selibaby un vrai établissement de santé, une référence en Mauritanie et dans la sous-région. Ils utilisaient le budget de l’hôpital à bon escient. Les médicaments de première nécessité ne manquaient jamais.  De nouveaux équipements étaient commandés et installés. Les fourneaux de la cantine de l’hôpital qui étaient éteints, étaient rallumés. L’hôpital était très propre. Les déchet étaient triés et incinérés conformément à la réglementation hospitalière. L’hôpital respirait avec des salles rénovées, une nouvelle peinture, des espaces verts, des fleurs…

Côté ressources humaines, Dr DEH avait rappelé à l’ordre les personnels de santé paresseux, absentéistes et qui n’avaient que très peu de déontologie. Il avait recadré les gestionnaires véreux de l’hôpital. Le directeur qui montrait la marche à suivre récompensait et gratifiait les membres de son équipe qui œuvrait de manière professionnelle.  Résultats de la méthode DEH : l’équipe médicale était motivée, la machine tournait bien, les malades et leurs accompagnateurs étaient satisfaits et la « zone de chalandise » de l’hôpital de Selibaby s’était élargie Jusqu’au  Sénégal voisin.

Avec le retour du docteur DEH  à la tête du  centre hospitalier de Selibaby, l’espoir est donc permis.  Toutefois, les Selibabyens souhaitent, que le directeur de leur hôpital travaille avec les mains libres, qu’il bénéficie de toute la marge de manœuvre pour étaler toute sa méthode de management et utiliser le budget de l’hôpital sans qu’aucune autorité administrative n’y touche.

Enfin, l’optimisme des Sélibabyens et du Guidimakha est fondée sur l’expérience significative  et séduisante d’un Homme pourtant très humble, jovial avec un sourire naturel spontané. Il faut dire que Dr DEH était depuis 2019, directeur technique de la clinique ABIBA. Il est aussi consultant pour le ministère de la Santé pour l’élaboration des projets d’établissements hospitaliers pour les 5 ans à venir, parmi lesquels  celui de l’hôpital de Selibaby. Enfin Dr DEH est Médecin conseil et référent de plusieurs sociétés de la place.

Pour Selibaby, 2025 c’est une nouvelle année et un nouveau directeur à la tête de son hôpital.
Mbawka ina weli !

DIOUM Ibrahima
Professeur d’économie-gestion
Académie de Paris

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● Mauritanie | Signature d’un nouvel accord pour la révision des prix des produits alimentaires de base (AMI)

La ministre du Commerce et du Tourisme, Mme Zeinabou Mint Ahmednah, en présence du ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, M. Memma Ould Beibate, et du conseiller du Premier ministre, M. Mohamed Abeih Ould Jeilani, a procédé vendredi dans les locaux du ministère à Nouakchott à la signature d’un nouvel accord portant sur la révision des prix des denrées alimentaires de base.

L’accord, qui intervient après une série de réunions avec la Fédération du Commerce présidée par M. Mahmoud Riyad, fixe les prix des produits alimentaires de base à partir du 1er janvier 2025 pour une période de quatre mois, y compris le mois sacré du Ramadan, comme suit :

– Le prix du kilogramme de sucre est fixé à 300 anciennes ouguiyas (A -UM) ;

– Le prix du kg de riz mauritanien de qualité supérieure est de 320 A – UM ;

– Le prix de la boite de lait concentré (OMELA) est de 170 A – UM ;

– Le prix du kg de blé est de 130 A – UM ;

– Le prix du litre d’huile de cuisine est de 620 A – UM.

Cette révision a été marquée par la stabilisation des prix du blé, du riz local et du lait concentré OMELA, tandis que le prix du sucre a baissé de 310 A -UM par kg à 300, et l’huile de cuisine a augmenté de 580 A – UM à 620 A – UM ;

A cette occasion, le ministre a souligné l’importance que Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, accorde à cette question en raison de son impact direct sur la vie des citoyens, ce à quoi le gouvernement, dirigé par le Premier ministre, M. Mokhtar Ould Diay, s’attelle.

Pour sa part, la Fédération du Commerce, en présence de ses membres, s’est engagée à mettre en œuvre les termes de ce nouvel accord.

La réunion s’est déroulée en présence du secrétaire général du ministère, du président du Comité de Contrôle du Marché, du conseiller en charge de la Communication, du directeur de la Concurrence et de la Régulation du Marché, du directeur de la Protection du Consommateur et de la Répression des Fraudes, ainsi que des membres de la Fédération du Commerce.

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