La décision du gouvernement Mauritanien d’axer les Quotbas de ce Vendredi 17 décembre sur la question des discriminations basées sur l’esclavage et les assignations qui se perpétuent par ascendance et ce suite au discours du président de la république prononcé à Wadane constitue un signal fort vers la déconstruction des tares jusque la considérées comme des tabous. Cela rappelle aux partisans de l’immobilisme qu’on ne peut dissocier notre patrimoine culturel de l’islam qui constitue notre première source d’inspiration spirituelle et morale. Si on veut combattre ces discriminations et ce mépris on doit s’attaquer aux pratiques quotidiennes par lesquelles cela se manifeste. Chez les negro africains par exemple l’assignation se traduit dans les mosquées qui sont des citadelles uniquement réservées à certaines personnes sur la base de leurs origines sociales. Par conséquent le législateur a besoin de rappeler dans une loi forte et claire que les mosquées conformément à l’islam sont des lieux qui appartiennent à Allah SWT et non à des familles sur une base héréditaires. Une telle mesure parmi d’autres aiderait à déconstruire les mentalités et à jeter les bases dune véritable cohésion sociale. Sinon comment peut on expliquer à un enfant qu’il a les meme droits et les mêmes devoirs que son prochain si certaines fonctions lui sont interdites à vie . Nous saisissons encore une fois cette tribune pour saluer le courage et la sérénité du President de la république en nommant une question jusque-là banalisée par les lobbies féodaux et qui est à la base de toutes les discriminations inutiles et insensées qui retardent notre marche vers le développement.
AMI – « Il n’y a aucune menace terroriste », a affirmé la Direction Générale de la Sureté Nationale (DGSN), assurant qu’elle veille constamment à garantir la sécurité et la quiétude sur l’ensemble du territoire national.
La DGSN a rassuré dans un communiqué parvenu; mercredi, à l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), les citoyens et les résidents qu’il n’y a pas de menace terroriste.
Ci-après l’intégralité de cette déclaration :
« Nous avons lu des informations évoquant une possible menace terroriste à laquelle pourrait s’exposer l’une des salles sportives sises dans la ville de Nouakchott.
Dans le souci d’éclairer l’opinion publique, le sujet porte sur des informations fournies le 11/11/2021 par l’un des partenaires et certaines sources privées, s’appuyant sur le constat, selon lequel, le site précité pourrait s’exposer à un acte terroriste, à la lumière de la fréquentation de deux personnes récidivistes du lieu.
Il s’est avéré, après les enquêtes menées, que le sujet porte sur la suspicion des mobiles à l’origine de l’abonnement de quatre personnes dont certaines ont des antécédents à ce gymnase et leur fréquentation de la salle pour s’adonner à leurs exercices sportifs entre juin 2021 et le début du mois de décembre courant.
La DGSN rassure à cette occasion, les citoyens et les résidents qu’il n’y a pas de menace terroriste et que les services sécuritaires resteront vigilants pour garantir la sécurité et la quiétude sur l’ensemble du territoire national. »
Alliance Gambanaaxun Fedde – Ces derniers jours, la 10ème édition du festival des Cités du Patrimoine s’est ouverte dans la ville historique de Ouadane. Un événement culturel et artistique d’une grande portée en Mauritanie chaque année.
À cette occasion, le président de la République, Monsieur Mohamed ouldCheikh El Ghazouani a relevé dans son discours d’une teneur d’appel historique à l’endroit du Peuple, les clichés sociaux dégradants qui affectent certaines couches sociales dans nos populations. Avec une référence tacite aux différents préjugés tenaces construits culturellement qui humilient par exemple nos vaillants compatriotes forgerons et d’autres.
Extrait de son discours : « Il est grand temps de débarrasser notre patrimoine culturel des séquelles de cette abominable injustice et de rompre définitivement avec les préjugés et les images stéréotypées qui sont en porte-à-faux avec la réalité et en flagrante contradiction avec les préceptes de la Charia et les règles du droit tout comme elles fragilisent la cohésion sociale et l’unité nationale et handicapent le changement des mentalités qu’édictent la notion de l’Etat de droit et le concept de citoyenneté. » Lire la suite https://fr.ami.mr/Depeche-61731.html .
Nous saluons cette prise de parole claire en haut lieu notamment par le Président de la République sur une situation qui relègue socialement et politiquement une large composante dans nos différentes communautés. Chez nous les Soninkés, les descendants d’esclaves vivent d’innombrables discriminations au niveau communautaire et sur l’échelle nationale également.
Les nominations techniques ou politiques se font généralement sur des bases patronymiques et d’extraction sociale. Hormis quelques éléments cooptés par stratégie trompeuse de faire-valoir, nos pointures intellectuelles sont invisibilisées et ignorées dans les cercles communautaristes se proclamant historiquement à tort représentatifs de la communauté auprès des pouvoirs étatiques. Un ordre de choses injuste qui a trop longtemps lésé notre couche sociale à tous les niveaux (à titre d’exemple ; exclusions de propriété foncière, de l’imamat…).
Avec ce discours présidentiel, nous attirons solennellement l’attention des hautes autorités avec Monsieur le Président de la République en tête, sur notre situation en tant qu’entité sociale des descendants d’esclaves soninkés gravement discriminée sur différents plans alors que numériquement nous représentons beaucoup.
Le corpus linguistique soninké est truffé des clichés esclavagistes et ces dernières années pour contrer notre éveil massif pour des réformes contre ces mentalités rétrogrades, d’autres groupuscules réactionnaires soutenus par des cadres politiques et autres fonctionnaires dits soninkés de caste noble et affiliés socialement se sont levés pour défendre ouvertement des comportements et des discours apologétiques de l’esclavage par ascendance dans la communauté.
Nous, Alliance Gambanaaxu regroupant les ONG suivantes: ARMEPES siégeant en France; UVDS siégeant en RIM (Nouakchott); AMEES siégeant en RIM (Nouakchott) et l’association GAMBANAAXU FEDDÉ-Mauritanie en phase de reconnaissance par l’Etat, soutenons et appuyons le discours historique et visionnaire du président de la République.
Plus que jamais en citoyens consciencieux, nous réclamons un traitement juste et égalitaire de la part des autorités publiques à tous les niveaux (communal, arrondissement, départemental, régional et national).
~Nos contacts : Cissé Ibrahima DIALLO
cissediallo2001@yahoo.fr
Whatsap : +33695170938
Tel: 48 72 59 78 / 34 80 85 45
Nouakchott 13 décembre 2021
L’alliance Gambanaaxun Fedde (Amees, Uvds, Gambanaaxu Fedde-RIM et Armepes)
Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a déclaré que la cité de Ouadane constitue, de par son rayonnement culturel historique et son architecture unique en son genre et ses bibliothèques riches en précieux manuscrits, un trésor patrimonial inestimable.
Le Président de la République, qui s’exprimait à l’ouverture de la XXe édition du festival des Cités du Patrimoine, a ajouté qu’il est temps est grand temps de débarrasser notre patrimoine culturel des séquelles de cette abominable injustice et de rompre définitivement avec les préjugés et les images stéréotypées qui sont en porte-à-faux avec la réalité et en flagrante contradiction avec les préceptes de la Charia et les règles du droit tout comme elles fragilisent la cohésion sociale et l’unité nationale et handicapent le changement des mentalités qu’édictent la notion de l’Etat de droit et le concept de citoyenneté.
Voici le discours intégral de Son Excellence le Président de la République
«Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Monsieur le Chef de file de l’Opposition démocratique,
Messieurs, et mesdames les ministres,
Monsieur le Wali
Messieurs les présidents des conseils régionaux, les députés et maires
Messieurs les membres du corps diplomatique
Messieurs les présidents des partis politiques
Messieurs et mesdames les hôtes des Cités du Patrimoine
Messieurs et mesdames les invités
Honorable assistance
Je voudrais tout d’abord adresser mes vifs remerciements aux habitants de la ville de Ouadane pour la chaleur de l’accueil et la générosité de l’hospitalité ouadanienne authentique. Tout comme j’exprime mes vœux de bienvenue à tous nos hôtes, les remerciant d’avoir enduré les peines du voyage pour partager avec nous la célébration de nos cités du patrimoine.
Messieurs, mesdames,
La cité de Ouadane constitue, de par son rayonnement culturel historique et son architecture unique en son genre et ses bibliothèques riches en précieux manuscrits, un trésor patrimonial inestimable.
Cette cité a pu, des siècles durant, demeurer un carrefour commercial dynamique et un pont reliant l’Afrique du Nord à l’Afrique subsaharienne grâce au génie de ses oulémas, leur grande ambition et la profusion de leur savoir ainsi que la grande capacité d’innovation de ses fils qui ont fourni divers services dans les domaines de la production artisanale, du développement agro-pastorale , d’édifices architecturaux etc.
Ce sont ces franges qui ont permis de venir à bout des conditions naturelles difficiles. Sans leurs efforts légendaires, la cité n’aurait pas vu le jour et n’aurait pas survécu et résisté aux aléas du temps, pour recéler, aujourd’hui, cet immense trésor patrimonial.
Ce qui m’afflige aujourd’hui le plus, c’est ce que ces franges de notre société ont enduré comme injustice et manque de reconnaissance alors que le bon sens voudrait qu’elles soient en tête de la pyramide sociale étant à l’avant-garde des bâtisseurs de la civilisation et les acteurs du développement; elles sont de fait le pilier de la cité, de la création et de la production.
Il est grand temps de débarrasser notre patrimoine culturel des séquelles de cette abominable injustice et de rompre définitivement avec les préjugés et les images stéréotypées qui sont en porte-à-faux avec la réalité et en flagrante contradiction avec les préceptes de la Charia et les règles du droit tout comme elles fragilisent la cohésion sociale et l’unité nationale et handicapent le changement des mentalités qu’édictent la notion de l’Etat de droit et le concept de citoyenneté.
De cette tribune, je convie l’ensemble des citoyens à dépasser les survivances de cette injustice qui ternit notre héritage culturel et à apurer les discours et les comportements des préjugés et des images stéréotypées, tout comme je les invite, tous, à faire face aux expressions tribales en recrudescence ces jours-ci et qui sont contraires à la logique d’un Etat moderne et à l’impératif de consolidation de l’unité nationale et à l’intérêt des individus eux-mêmes.
Il n’est de meilleur garant pour la protection des individus, la préservation de leur dignité et la défense de leurs droits que la prévalence d’une unité nationale bien ancrée dans un Etat de droit moderne.
Je voudrais à cette occasion insister fortement sur le fait que, par la force de la loi, l’Etat continuera à préserver l’unité nationale, la dignité, la liberté et l’égalité de tous les citoyens quel qu’en soit le prix. Tout comme, il n’instituera aucun privilège ou devoir sur la base d’une appartenance quelconque autre que celle à l’Etat.
Messieurs, mesdames,
Ce festival a pour vocation de valoriser notre patrimoine, de promouvoir ses cités et de les appuyer par des projets de développement de manière à fixer les populations dans leur terroir et encourager l’industrie culturelle et patrimoniale.
Je me suis engagé à Chinguitti et à Ouadane à œuvrer à ce que ce festival ne soit pas un objectif en soi dont l’effet s’estompe aussitôt que s’achèvent ses manifestations. Conformément à cet engagement, le gouvernement a procédé à une révision globale du format et des objectifs du festival et dont la présente édition a bénéficié de plus de trois milliards d’ouguiyas anciennes pour le financement de divers projets de développement qui vont contribuer à améliorer l’accès aux services de base tels que l’eau, l’électricité, l’éducation, au désenclavement, au développement agropastoral, etc. Ces projets favoriseront la promotion de la cité et de son environnement et jetteront les bases d’un développement de base harmonieux dans le strict respect des spécificités de la cité.
En renouvelant mes remerciements aux habitants et aux invités, je déclare ouverte, avec la bénédiction d’Allah, la 10ème édition du festival des cités du patrimoine, en souhaitant à tous plein succès.
Je vous remercie.
Que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur vous».
Le Conseil des Ministres s’est réuni le mercredi 08 décembre 2021 sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République. Le Conseil a examiné et adopté les deux projets de décrets suivants :
-Projet de décret organisant un Recensement Général de la Population et de l’Habitat et portant création de ses structures responsables.
Le présent projet de décret marque le lancement effectif des activités du RGFPH-5 dont les objectifs globaux consistent à fournir les données nécessaires à la conception, à la mise œuvre et au suivi-évaluation des politiques et programmes de développement.
-Projet de décret portant modification de certaines dispositions du décret n° 2006-136 du 11 décembre 2006, modifié, portant statut particulier du corps des enseignants technologues.
Le présent projet de décret vise à modifier certaines des dispositions du statut particulier des enseignants technologues afin de mettre à jour les dispositions relatives à la charge d’enseignement due en vue d’assurer l’égalité de traitement des personnels appartenant à ce corps, tout en supprimant la limite de service pour l’admission à la retraite pour se conformer à la dernière modification de la loi 93-09 portant Statut Général des Fonctionnaires et Agents Contractuels de l’Etat.
Le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.
Le Ministre des Affaires Économiques et de la Promotion des Secteurs Productifs a présenté les deux communications suivantes :
-Communication relative à la mise en œuvre des projets et programmes de développement.
Cette communication présente les principales causes des retards dans l’exécution des projets et formule un ensemble de recommandations pour améliorer substantiellement la situation actuelle du portefeuille de projets de développement du pays.
-Communication relative à la table ronde sur la mobilisation des ressources pour le financement de la stratégie de développement du Hodh Charghi tenue à Néma le 27 novembre 2021.
Cette communication vise à adopter la mise en place du mécanisme proposé pour coordonner la mise en œuvre du programme de développement intégré du Hodh El Charghi.
La commission technique qui supervise les journées de concertation sur la réforme du système éducatif qui a clôturé ses travaux samedi, a recommandé l’usage de l’arabe comme langue d’enseignement des matières scientifiques au niveau de l’enseignement fondamental et secondaire. Cette recommandation figure dans le rapport final des journées de concertation tout comme celle proposant de réduire le premier cycle du secondaire à trois années au lieu de quatre.
Ces recommandations doivent être transmises au ministère de l’éducation nationale et de la réforme du système éducatif, qui considère que ces journées de concertation constitueront une étape importante dans le processus de réforme de l’enseignement.
Les journées de concertation ouvertes au début de la semaine ont connu des débats houleux autour de la question de la langue d’enseignement.
AMI – le ministre de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement, M. Mokhtar Ould Dahi, a souligné que l’État a mis en place un arsenal juridique criminalisant l’esclavage qui constitue le crime le plus abominable contre l’humanité ; tout comme elle créé des institutions de promotion et de défense des droits de l’homme.
Parallèlement à ces actions, a-t-il ajouté, elle a rendu la vigilance des médias et de la population plus accrue à l’égard du sujet.
Commentant les résultats de la réunion du Conseil des ministres qui s’est tenu mercredi soir à Nouakchott, il a appelé à la retenue face aux informations qui circuleraient sur ce type de question, à éviter de relayer les fausses informations et à ne tomber ni dans le travers de l’instrumentalisation politique, ni dans celui de leur banalisation.
Il a précisé qu’il n’est pas exclu que des crimes liés à ces questions puissent se produire mais, le cas échéant, ceux-ci relèvent de la justice qui doit suivre son cours et qui appliquera la loi dans toute sa rigueur.
En réponse à une question sur le prix élevé du pain, le ministre a expliqué qu’il ne s’agit que de rumeurs sans aucun fondement, soulignant que la fédération de boulangerie a un accord avec le ministère du Commerce, ce qui l’oblige à fournir du pain dans toutes les zones sans augmentation de prix ni diminution de poids de la baguette de pain.
L’Assemblée nationale a approuvé, lors d’une séance publique tenue hier mardi, présidée par M. Cheikh Ould Baya, président de l’Assemblée, un projet de loi relatif à la protection des symboles nationaux et à la criminalisation de préjudice au prestige de l’État et à l’honneur du citoyen.
Le projet de loi se compose de huit articles qui précisent son objectif – sans préjudice des dispositions stipulées dans d’autres lois – d’incriminer et de punir les actes commis intentionnellement à l’aide des médias et des technologies de communication numérique et des plateformes de médias sociaux. Il incrimine les actes associés à la violation des principes et du caractère sacré de la religion islamique, le prestige de l’État et de ses symboles, la sécurité nationale, la paix civile, la cohésion sociale, la vie personnelle et l’honneur des citoyens.
Les articles du projet de loi expliquent en détail les différentes sanctions pour la commission des infractions qui y sont spécifiées.
Le ministre de la Justice, M. Mohamed Mahmoud Ould Cheikh Abdoullah Ould Boya a précisé dans sa présentation à la Chambre des représentants, qu’il est devenu nécessaire aujourd’hui de lutter contre tout ce qui affecterait l’unité du peuple et le prestige et la souveraineté de l’État, qui se reflètent dans ses symboles de référence. Il s’agit, a-t-il dit, de mettre fin à la mauvaise utilisation des plateformes de médias sociaux, sans préjudice des libertés garanties par la constitution et les accords internationaux ratifiés par la Mauritanie.
Il a souligné que le projet de loi vient à point nommé pour combler les lacunes qui ont été constatées dans notre système pénal afin de donner aux praticiens, juges et enquêteurs les moyens de disposer de mécanismes juridiques clairs pour imposer l’État de droit et le respect des valeurs de la République, en identifiant les actes qui constituent une atteinte aux symboles nationaux et portent atteinte au prestige de l’État, ainsi que les sanctions appropriées pour faire face au phénomène d’atteinte aux principes de la société et de propagation de la haine au sein de ses composantes.
Il a ajouté que le projet de loi permet au ministère public de diligenter automatiquement ou sur demande une action en justice contre ceux qui commettent l’un des actes stipulés dans les dispositions du projet de loi.
Le ministre a déclaré que la protection des symboles est indispensable au renforcement des institutions qui ont en charge les affaires publiques pet qui doivent jouir de la protection et du prestige qui leur permettent d’accomplir les tâches qui leur sont confiées, loin d’interférences de personnes qui consacrent toutes leurs énergies au découragement et à l’incitation à la sédition et à la dénonciation des forces armées et des forces de sécurité.
Il a insisté sur le fait que la liberté d’opinion est préservée et défendue, et que le projet de loi vise à mettre fin au chaos observé et à l’incitation à la violence et à la haine, soulignant qu’il est de la responsabilité des pouvoirs d’affronter cette situation pour éviter toute dérive préjudiciable.
Dans leurs interventions, les députés ont indiqué que le projet de loi était attendu depuis longtemps afin de mettre terme à l’anarchie qui caractérise l’espace virtuel, en violation totale des valeurs et principes sacrés, menaçant la paix et la stabilité civiles, et méprisant les symboles de l’État et l’honneur des citoyens et portant gravement atteinte à la quiétude publique.
Ils ont fait savoir que le moment est venu pour les usagers des réseaux sociaux de se rendre compte qu’il existe des limites et des règles juridiques dissuasives, et qu’il existe une grande différence entre, d’une part, la critique constructive et, d’autre part, la volonté de sape, de calomnie, d’insulte et de mépris. Ils ont indiqué que le projet de loi répond à un besoin de protection des entités publiques et des citoyens, et de respect de la vie privée.
Les députés se sont interrogés sur l’alternative à l’état actuel de chaos en termes l’utilisation des réseaux sociaux. Faudrait-il rester passif, laissant la voie grande ouverte à toutes sortes d’abus, aux rumeurs et aux incitations à la haine, ou plutôt de rejoindre d’autres pays qui ont mis en place les mécanismes de contrôle de l’espace virtuel pour éviter de sombrer dans des dérives préjudiciables à la communauté?.
Le choix est vite fait ont-ils fait remarquer, et saluant les dispositions du projet de loi car il permettra de protéger les acquis démocratiques, d’assurer l’unité nationale et de préserver les valeurs de la société mauritanienne inspirées de l’Islam authentique.
Certains parlementaires ont estimé que la nature sensible du projet de loi nécessite l’implication d’experts et de la société civile dans sa préparation et de laisser aux députés suffisamment de temps pour l’étudier.
Ils ont précisé que ce ne sont pas les textes de lois qui font le plus défaut mais plutôt dans leur activation et leur application, exprimant leurs craintes que le projet de loi ne soit utilisé comme un obstacle à la critique et l’éclairage de l’opinion publique.
L’Assemblée nationale a, également, approuvé les modifications apportées par la Commission de la Justice, de l’Intérieur et de la Défense aux articles 2, 3, 5 et 7 du projet de loi, qui, dans leur ensemble, visent à clarifier le contenu de ces articles.
Le Conseil des Ministres s’est réuni le Mercredi 03 novembre 2021 sous la Présidence de Son Excellence Monsieur MohamedOuld Cheikh El-Ghazouani, Président de la République.
Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants:
– Projet de décret portant création du Prix National des Droits de l’Homme et de la Cohésion Sociale.
Le présent projet de décret porte sur la création du Prix National des Droits de l’Homme et de la Cohésion Sociale en lieu et place du Prix National des Droits de l’Homme crée par le décret n° 2017-011 du 06 février 2017.
Ce nouveau prix sera décerné, tous les deux ans, aux associations et personnalités indépendantes, en reconnaissance de leurs efforts consentis pour la promotion et la protection des droits de l’Homme et de la cohésion sociale.
– Projet de décret relatif aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives.
Le présent projet de décret vient mettre en œuvre les modalités de la loi 2018-022 du 12 juin 2018, relative aux échanges électroniques, en adoptant deux référentiels de protection et d’interopérabilité.
Il définit les objectifs et les règles minimales qui doivent figurer dans ces deux systèmes, les modalités de leur adoption, ainsi que les conditions de qualification et d’inclusion des produits de sécurité, ainsi que les conditions de validation des certificats électroniques utilisés par les autorités administratives et leurs agents.
Le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.
La manifestation a tenu toutes ses promesses. Tous les acteurs impliqués dans le développement de la Wilaya : départements ministériels, administrations déconcentrées, collectivités territoriales, experts, élus nationaux et locaux, société civile, secteur privé, ainsi que les jeunes et femmes étaient présents à l’ouverture de cette manifestation. Pendant cinq jours, ces différents acteurs vont débattre de tous les secteurs de développement de la wilaya avec en toile de fond ; l’élaboration d’un document qui servira de référence auprès des partenaires techniques et financiers en vue de trouver les financements adéquats. Ce document devant être élaboré sera une espèce de répertoire des secteurs porteurs et des priorités en termes de développement. Il se veut consensuel par ce que fruit d’une démarche inclusive et participative qui a vu implication de tous les acteurs. L’objectif de la SCRAPP est de promouvoir le développement économique local, la lutte contre la pauvreté ainsi que la création de richesse et d’emploi.
La cérémonie de lancement a été présidée par la secrétaire Générale du Ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, Mme Zeinabou MintAhmedna qui a souligné que la promotion de la décentralisation et du développement local constitue des axes prioritaires du Gouvernement. Ainsi, l’Etat a créé le Conseil National de la décentralisation et du développement local. Ces reformes structurelles ont constitué le point de départ pour la préparation des stratégies régionales pour le développement. La manifestation est organisée par le conseil Régional du Guidimakha en collaboration avec le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, et celui des Affaires Economiques et de la Promotion des secteurs productifs. A cette occasion, le président du Conseil Régional du Guidimakha, Dr IssaCoulibaly a souligné que cet atelier a pour objectif, d’informer et de sensibiliser les acteurs régionaux sur le processus d’élaboration de la Stratégie de Croissance Régionale Accélérée et de Prospérité Partagée, ainsi que le rôle que chaque acteur devrait jouer, pour faire réussir ce processus. Cet atelier a dit le président du Conseil Régional vise à mobiliser l’ensemble des acteurs régionaux pour accompagner le processus de formulation de la SCARPP ; en mettant à la disposition des consultants les informations pertinentes sur la Région, en partageant leur expériences et en proposant des pistes de réflexion pour le développement de la Région.
Dr Issa Coulibaly a indiqué que des ateliers thématiques sont au menu de la rencontre en vue d’approfondir les débats avec l’ensemble des acteurs, sur la situation socio-économique de la région, les défis, les contraintes et les opportunités pour chaque secteur. Le président du Conseil Régional a salué les efforts consentis par les pouvoirs publics à travers des actions multiformes pour atténuer les effets pervers causés par la pandémie au plan sanitaire mais également socio-économique. Le Maire de Sélibaby, Mohamed VallOuld Mekhallé a salué cette initiative et exprimé sa certitude quant à la traduction en acte des résultats issus des travaux de cet atelier.
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