La Direction des examens et concours de Mauritanie a annoncé un certain nombre de mesures pour lutter contre la fraude aux examens nationaux prévus pour la prochaine phase de l’année universitaire en cours.
Une circulaire publiée aujourd’hui, vendredi, par la direction, indique que ces procédures incluent une inspection approfondie aux portes des établissements d’enseignement, en présence du personnel de sécurité, pour empêcher l’introduction de téléphones ou de tout autre moyen utilisé pour divulguer le sujet de l’examen. en dehors du centre.
La circulaire ajoute que l’inspection aura également lieu aux portes des salles de classe, appelant les observateurs à laisser leur téléphone à l’extérieur des centres d’examen tout en effectuant leurs tâches de surveillance dans les salles de classe.
Le directeur a souligné que l’introduction des téléphones dans les centres d’examen signifie que l’examen en question sera automatiquement annulé.
Ce jeudi 8 juillet 2021 le premier ministre Mohamed Ould Bilal a rencontré le député Biram Dah Abeid. Selon des sources proches du leader abolitionniste d’IRA-Mauritanie , cette rencontre entre l’ingénieur d’État en Hydraulique qui dirige le gouvernement mauritanien et l’ancien candidat à l’élection présidentielle BDA, s’est déroulée au sein de la Primature à Nouakchott. Pour rappel c’est la quatrième entrevue entre les deux hommes depuis l’arrivée de Mr Ould Bilal à la direction gouvernementale.
Aujourd’hui, le Commissaire aux droits de l’Homme, Cheikh Ahmedou Ould Ahmed Salem OuldSidi, a annoncé que la Mauritanie n’avait pas ratifié les recommandations de l’ONU relatives à l’abolition de la peine de mort et à la dépénalisation de l’apostasie, du dédain , de l’homosexualité et de l’adultère.
Ould Sidi a déclaré dans un discours aujourd’hui, jeudi à Genève, lors de la session du Conseil des droits de l’homme, que « les recommandations du Conseil portaient sur l’abolition de la peine de mort, la dépénalisation de l’homosexualité et les relations sexuelles consensuelles entre personnes de même le sexe, et la dépénalisation de l’apostasie, de la moquerie et de la punition de l’adultère, car ils violent les dispositions de la constitution du pays. » .
Il a indiqué la détermination de la Mauritanie à « maintenir le moratoire de fait appliqué aux cas de peine de mort, en vigueur depuis 1987, et à considérer à l’avenir notre position sur l’adhésion au Statut de Rome, en tenant compte des impératifs de nos intérêts nationaux. . »
Le président mauritanien, Mohamed O. Cheikh Ghazouani, a déclaré lundi depuis la ville de Rosso que la sécurité dans le pays est préservée grâce à la vigilance des forces armées et de sécurité et l’éveil des citoyens, réaffirmant que la préservation de la sécurité dans le pays n’est pas négociable.
Le président Ghazouani qui donnait le coup d’envoi à la campagne agricole 2021-2022 et à d’autres projets d’infrastructures, a prononcé un mot improvisé axé sur la question de la sécurité dans le pays « préservée, Dieu Merci, a-t-il dit, grâce à la vigilance de nos forces armées et de sécurité et à l’éveil de nos citoyens ».
Le président Ghazouani a encore dit que la sécurité, à l’image d’autres faits, peut être perçue ou sentie, une réalité préservée grâce à l’éveil des citoyens et le rôle joué par les parties concernées par la sécurité, qu’il s’agisse de la sécurité face aux défis extérieurs ou la sécurité intérieure.
Ould Ghazouani a réaffirmé que « tout le monde doit s’empêcher de compromettre la sécurité de nos citoyens, la sécurité de notre pays, car celle-ci est l’affaire de tous dans chaque pays, et c’est même le fondement de chaque État ».
Le président Ghazouani a commencé son discours par remercier les populations de la wilaya du Trarza pour la chaleur de l’accueil et l’hospitalité auxquels ils ont habitué leurs hôtes.
Cette visite a encore dit le président de la république est destinée à lancer la campagne agricole 2021-2022, en inaugurant une série d’infrastructures agricoles ou encore des projets destinés à améliorer la situation des habitants de Rosso.
Il a qualifié de stratégique la ville de Rosso, car elle constitue la plus grande porte en direction de notre voisin, la république sœur du Sénégal, et a par ailleurs la particularité de disposer d’un potentiel important en eau et de grands espaces de terres arables pour les besoins de l’agriculture.
Ould Ghazouani a appelé à ce que la wilaya du Trarza soit la locomotive de l’effort national sur la voie de la sécurité alimentaire du pays afin de parvenir à l’autosuffisance alimentaire en légumes et en céréales les plus consommés.
Le président de la république a déclaré qu’il était conscient des difficultés rencontrées par les agriculteurs sur différents plans, comme par exemple le problème des financements, celui des assurances agricoles, la protection de la production et ben d’autres.
« C’est pour résoudre ces problèmes, a notamment déclaré le président Ghazouani, qu’est intervenue la dernière restructuration du gouvernement réservant deux ministères distincts à l’agriculture et à l’élevage afin que chacun d’entre eux puissent avoir son propre staff.
AMI – Le wali du Guidimakha, M. Tayeb Ould Mohamed Mahmoud, a tenu une réunion mardi dans les bâtiments de la wilaya à Sélibabi, avec les acteurs locaux dans le domaine des transports.
La rencontre, qui a réuni des représentants de la délégation régionale du transport terrestre, du syndicat des chauffeurs, de quelques hommes d’affaires investissant dans les transports, des directeurs de gare routière et des responsables des services de sécurité de la wilaya, vise à sensibiliser à la nécessité de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher l’entrée de matières interdites dans cette wilaya frontalière.
Dans un discours prononcé à cette occasion, le wali a souligné la nécessité de la vigilance et du respect des précautions de sécurité dans l’inspection des bagages, la surveillance des passagers et le signalement immédiat de tout cas suspect à cet égard.
Il a ajouté que la wilaya, en raison de sa situation géographique ouverte aux frontières de deux pays frères, est vulnérable aux opérations de contrebande et à diverses tentatives de faire pénétrer drogue et contrebande dans le pays, appelant les travailleurs des transports à coopérer avec les autorités sécuritaires pour lutter contre diverses opérations de contrebande, notamment celles liées aux matières dangereuses.
De son côté, le porte-parole de la délégation régionale du Syndicat des Chauffeurs Professionnels de la wilaya, M. Sleiman Ould Abdallah, a lancé un appel à tous les transporteurs leur demandant de contribuer à la lutte contre la contrebande et à s’assurer que tous les bagages soient inspectés tout en assurant le suivi et le contrôle de tout colis suspect en étroite coordination avec les autorités sécuritaires pour protéger la patrie Et le citoyen des dangers des substances prohibées.
La réunion s’est déroulée en présence du hakem de la moughataa de Sélibabi, M. Mohamed Ould Nami, du Vice-Président du conseil régional du Guidimakha, M. MoustaphaMagha, et du maire de la commune de Sélibabi, M. Mohamed Vall OuldMekhale.
Dans une réunion avec des personnes ressources dans le milieu associatif bordelais, une des intervenantes (grande humaniste et adepte de la pensée critique) affirme : « Le droit est aussi un instrument de lutte ». Je dirai, par ailleurs, que dans certains pays, le droit est un instrument d’exclusion et de stigmatisation des populations. Tandis que les discriminations sont souvent de facto, elles peuvent aussi être de jure par des lois qui ne sont pas « traduisibles ». Voilà que les fondements tant recherchés dans le vivre-ensemble s’écroulent encore.
La loi sur la double nationalité en Mauritanie est incohérente. Elle questionne la législation mauritanienne sur plusieurs aspects : – Primo, aucun pays ne doit exclure une partie de sa population au motif qu’elle a acquise une autre nationalité – je dis bien une partie car un grand nombre de mauritaniens ont la double nationalité. On doit disposer de son droit à être mauritanien.ne et américain.nne, sénégalais.e ou marocain.ne. La constitution devrait garantir à chaque individu ce droit pour faire profiter aux pays les multiples ressources d’ailleurs : culturelles, technologiques et intellectuelles.
– Secundo, pour ne pas perdre sa nationalité depuis l’arrivée de l’ancien chef d’État, Mohamed Abdel Aziz, il faut écrire au président pour conserver, dit-on, sa nationalité. Je ne sais pas si c’est une loi promulguée ou un décret présidentiel (ordre exécutif) mais cela n’a aucun sens. Le président n’est pas et ne doit pas être l’incarnation de l’exécutif mais un représentant de ce pouvoir que lui confère la constitution après des élections au suffrage universel, en démocratie.
– Tercio, beaucoup de mauritaniens bénéficiant de la double nationalité travaillent dans les plus hautes sphères étatiques. Ils vont logiquement à l’encontre de cette « loi » interdisant les binationaux à exercer et à occuper les postes clés : ces mêmes postes vecteurs de développement. Ils voyagent sans inquiétudes par rapport à ceux qui n’ont pas de relations avec les pouvoirs publics. Viendra, le comble sous l’ère de l’empreinte digitale qui fait que beaucoup d’individus à leur arrivée à l’aéroport sont présentés comme étrangers. Et leurs empreintes digitales seront prises. Ils ne peuvent logiquement plus être recensés ou enrôlés dans les registres de l’état civil. Pour éviter la perte de sa nationalité, les plus « chanceux » arrivent à atterrir dans les pays voisins pour continuer leur chemin vers la mère patrie en voiture…
La nouvelle proposition de loi sur la double est « sympa » car les mauritaniens pourront enfin conserver leur nationalité d’origine et prétendre à une nouvelle sans être inquiétés par rapport à un titre de séjour dans la « terre de leur ancêtre » ! Elle reste, cependant, discriminatoire et n’est pas gage de succès car les mauritaniens qui excellent à l’étranger sont des binationaux ; pour la plupart. Ils ne pourront pas accéder à la haute sphère politique : suivant la loi. Surtout s’ils veulent se lancer dans la politique. Dans les partis d’opposition. C’est aussi dommageable car, de nos jours, les États naturalisent les hauts potentiels de tous bords pour créer des « champions League » en matière de savoir, cyber sécurité, politique, entrepreneuriats, formation universitaire et professionnelle, délocalisation d’entreprise, de multinationale, investissement… Il faut alors des lois organiques qui ne reflètent aucunement l’exclusion. En avant pour le progrès cher.e.s mauritaniens.ennes plutôt que le retour à ce que nous vivions, l’exclusion par tous les moyens.
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé l’annulation de la décision interdisant aux plus de 24 ans de s’inscrire dans les universités et les établissements de l’enseignement supérieur en Mauritanie.
Le Département a affirmé, – dans un communiqué publié ce mardi 22 juin courant,- que l’annulation de la décision intervient « en raison du préjudice causé à de nombreux titulaires d’un baccalauréat qui ont plus de 24 ans et qui souhaitent accéder aux établissements publics de l’enseignement supérieur ».
La décision d’annulation est intervenue « après une étude approfondie », indique le ministère, selon lequel « l’accès aux établissements publics de l’enseignement supérieur se fera conformément aux textes qui définissent les critères objectifs et les règles en matière d’orientation dans ces différents établissements ».
Le360 Afrique – Le gouvernement mauritanien vient d’annuler une concession de 3.200 hectares accordée à l’AAAID. Une décision qui rentre dans le cadre de la volonté du gouvernement du Président El Ghazouani de mettre fin à l’accaparement injustifié des terres des populations de la vallée du fleuve Sénégal. Après les annonces relatives au changement de la politique de l’accaparement des terres de la vallée du fleuve Sénégal, les autorités mauritaniennes sont passées à l’acte. Kane Ousmane, ministre mauritanien des Affaires économiques et de la Promotion des secteurs productifs, s’est rendu ce week-end à Dar El Barka à la vallée du fleuve Sénégal, en compagnie de son collègue de l’Agriculture. Il a transmis aux populations un message du Président MohamedCheikh El Ghazouani annonçant l’annulation d’une concession de 3.200 hectares au profit de l’Autorité arabe pour le développement de l’investissement agricole (AAAID) associés à des privés nationaux, datant de 2015, sous l’ère de l’ancien Président Mohamed Ould Abdel Aziz.
Le gouvernement s’engage également à mettre fin à la politique des attributions abusives et de l’accaparement des terres, au profit d’une démarche consensuelle impliquant l’Etat, les communautés et les potentiels investisseurs.
«Le Président de la République m’a chargé de vous transmettre un message spécifique à la population de Dar El Barka. Celui-ci concerne une convention qui avait été signée en 2015 entre notre pays et l’institution financière AAAID, par laquelle l’Etat donnait la possibilité de valoriser 3200 hectares.
Suite à un travail de vérification, le gouvernement a décidé de dénoncer cette convention le 10 mars 2021, estimant qu’elle n’est pas conforme aux intérêts de la partie mauritanienne», a annoncé Ousmane Kane.
Il a expliqué par la suite les enjeux de la réforme foncière dont «le principe de base repose désormais sur un partenariat entre l’Etat (puissance régalienne), les communautés villageoises qui vivent sur les terres à valoriser et les candidats investisseurs (privés nationaux ou capitaux étrangers).
Dans cette perspective, l’accompagnement des populations est indispensable. On ne peut pas investir durablement son argent dans une zone, et se retrouver dans l’obligation de se faire accompagner par la police et la gendarmerie, à chaque fois qu’il faut se rendre sur le terrain. Aucun investisseur sérieux ne l’accepterait. Par ailleurs, la terre est une source de richesse, et ne doit pas servir de prétexte à des querelles stériles.
Suivant les règles classiques de fonctionnement de l’économie, la valorisation de ces ressources profitera aux Mauritaniens de toutes les régions du Sud, de l’Est, du Centre et du Nord.
«Les communautés seront désormais chargées d’identifier les superficies pour constituer des blocs à mettre en exploitation. Les privés nationaux et étrangers sont capables de mobiliser des ressources financières et une expertise au-delà de l’Etat. Ils vont représenter le troisième maillon de la chaîne du partenariat. Ce sont ces éléments qui constituent les principes de base de la réforme foncière que prépare le gouvernement», a expliqué le ministre.
Gaye El Hadj, administrateur civil à la retraite, reconverti dans l’agriculture dans la commune de Dar El Barka «salue l’annonce du gouvernement au sujet de l’abandon du projet de l’AAAID et l’association des populations à la gestion du foncier, notamment le fait d’accorder la primeur du diagnostic aux communautés, qui pourront ainsi déterminer la véritable propriété des terres sur lesquelles elles vivent depuis des millénaires.
Tout cela constitue l’aboutissement d’un long combat, dont le symbole était le défunt maire de la commune, feu Tijane Mame Kane, décédé il y a quelques mois et devant la mémoire duquel je m’incline».
A l’origine de cette réforme foncière en Mauritanie, un véritable constat d’échec illustré par la colère des communautés, victimes d’une politique d’accaparement des terres. Une pratique mondiale désormais érigée en crime contre l’humanité par la législation pénale internationale.
Mais aussi et surtout par d’énormes investissements improductifs, d’un montant global de près de 2 milliards de dollars (plus de 500 milliards d’anciennes ouguiyas entre 1974 et 2021) consentis par les partenaires au développement, pour un résultat nul.
Par De notre correspondant à Nouakchott Amadou Seck
Le Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 16 Juin 2021 sous la présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould CheikhEl-Ghazouani, Président de la République.
Le Conseil a examiné et adopté un projet de loi modifiant et abrogeant certaines dispositions de la loi n°61-112 du 12 juin 1961, modifiée portant code de la nationalité.
Le présent projet de loi vise à modifier l’article 30 (nouveau) pour prévoir des cas précis de perte de la nationalité, ainsi que l’article 31 (nouveau) pour consacrer, désormais, la conservation de la nationalité mauritanienne de manière systématique, tout en prenant en compte certains cas d’incompatibilité dont la liste pourrait être complétée par un décret.
Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants:
– Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration de l’Agence Nationale d’Aviation Civile (ANAC).
– Projet de décret portant nomination du Président et des membres du Conseil d’Administration de l’Agence Nationale de la Grande Muraille Verte (ANGMV).
– Projet de décret définissant les modalités de prise en charge des missions à l’intérieur du pays des responsables et agents de l’Etat.
Le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.
Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes:
Ministère des Affaires Islamiques et de l’Enseignement Originel
Cabinet du Ministre
Chargé de Mission: El Hacen Ould Amar Belloul, Professeur d’Enseignement Supérieur
Ministère du Pétrole, des Mines et de l’Energie
Cabinet du Ministre
Chargé de Mission: Ismail Ould Abdel Fettah, Ingénieur en Pétrole
La délivrance ! De sources généralement bien informées, KASSATAYA a appris que le conseil des ministres a adopté ce jour un décret simplifiant l’acquisition de la double nationalité aux citoyens mauritaniens.
Si l’information se confirme, ce serait une avancée notoire attendue depuis l’indépendance. Selon notre source, la prochaine étape sera le vote par l’Assemblée Nationale.
Pour rappel, la double nationalité était régie par la loi 61 – 112 du 12 juin 1961 portant code de la Nationalité mauritanienne (notamment en ses articles 31 et 37 nouveaux) revue par la Loi n°2010 – 023 du 11 février 2010 ouvrant la possibilité au Mauritanien s’étant prévalu d’une autre nationalité de conserver sa nationalité mauritanienne suite à une demande adressée au président de la République.
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