AMI – Le ministère de la santé a confirmé qu’aucun cas de variole n’a été enregistré dans le pays.
Dans un communiqué dont une copie est parvenue à l’Agence Mauritanienne d’Information, le ministère précise que la personne suspectée d’avoir la variole du singe samedi soir à la clinique Cheikh Zayed à Nouakchott- Nord a été testée négative à la maladie.
Voici le texte du communiqué du ministère de la santé :
« Samedi soir, 17 août 2024, un homme de 38 ans s’est présenté à la clinique Cheikh Zayed se plaignant de fièvre et d’éruption cutanée. Après examen par l’équipe médicale de garde de l’hôpital et évaluation de son état, les services centraux de surveillance et de contrôle ont été informés de sa situation conformément aux recommandations émises en réponse à l’épidémie de variole du singe, afin d’effectuer des prélèvements et de les soumettre aux analyses nécessaires pour déterminer le type d’infection.
Dans un souci de transparence vis-à-vis de l’opinion publique nationale, conformément aux instructions de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, notamment en ce qui concerne l’évolution de la situation épidémiologique, les analyses du ministère ont montré qu’il n’est pas atteint de la variole du singe, suspectée en raison des symptômes évoqués, notamment l’érythème cutané.
A cette occasion, le ministère rassure le public qu’il a pris les précautions nécessaires pour élever le niveau de vigilance, renforcer la surveillance épidémiologique, diffuser les mémorandums et les protocoles relatifs à cette pandémie, augmenter les capacités de diagnostic des laboratoires, et mettre en alerte le Centre national des urgences de santé publique en cas d’urgence éventuelle.
Elle appelle également le personnel médical à être vigilant, à rechercher activement les cas possibles, à les signaler immédiatement et à prendre en charge les cas qui s’avèrent infectés, et invite les citoyens à être plus vigilants et coopératifs et à se conformer aux instructions sanitaires émises dans ce sens ».
AMI – Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, a reçu en audience, vendredi au Palais présidentiel, les secrétaires généraux des ministères.
Au cours de l’audience, le Président de la République a indiqué que l’objectif de la rencontre est axé sur la redynamisation de l’action du gouvernement et d’amélioration de ses performances.
A cette occasion, il a rappelé aux secrétaires généraux que leurs fonctions les rendent directement responsables de la gestion financière et administrative de leurs département et les obligent à prendre les mesures appropriées pour faire face à tous les phénomènes incompatibles avec l’éthique de l’administration, le respect des fonds publics.
A cet égard, le Président de la République a notamment insisté sur la nécessité de rapprocher l’administration des citoyens et d’améliorer leur prise en charge au niveau des différents services administratifs.
L’audience s’est déroulée en présence du Premier ministre, M. Mokhtar Ould Diay, du ministre secrétaire général de la Présidence de la République, M. Moulay Ould Mohamed Laghdaf, du ministre chargé de cabinet du Président de la République, M. Nani Ould Chrougha, des ministres conseillers à la Présidence de la République M. Mohamed Ould Abdellahi Ould Ethmane, Mme Ba Aissata Yahya et le ministre chargé du secrétariat général du gouvernement, M. Moctar Al Housseynou LAM.
Mauritanie Politique | Ici nommé le ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget, du nom Nguenor Codioro Haroune. Selon les règles non écrites autour de la formation d’un gouvernement, il représenterait le quota soninké dans l’équipe Diay 1. Ainsi, comme d’habitude, dans l’opinion publique intéressée politiquement en milieux soninkés, on s’écharpe via notes vocales interposées en tous commentaires à son sujet. Et généralement ce ne sont pas ses compétences et parcours qui sont débattus mais plutôt de savoir s’il est bien représentatif ou de quelle tendance politique est-il issu…? Ou de savoir quelle personnalité communautaire et politique aurait plaidé pour sa promotion… Et on comprendrait en sourdine dans certains propos, un mélange de déception et d’étonnement… parce qu’ils n’attendaient pas ce profil…sinon en parlant vrai ce Nom de famille…
L’assiette soninké dans la « fameuse tontine politique » est souvent cooptée et captée d’office par certains pans politico-claniques à l’image de l’ordre féodalo-coutumier qui régit le fait politique intra-communautaire.
Nous lui souhaitons succès et réussite dans ses fonctions.
Notre espoir pour l’avènement d’un Pays Normal, il faut que les compétences assurent la légitimité en rang… et non le hasard d’une naissance ou d’un nom de famille…
Le ministre secrétaire général de la Présidence, M. Moulay Ould Mohamed Laghdaf, a annoncé, dans la nuit de lundi à mardi, au cours d’un point de presse à la Présidence, la formation du nouveau Gouvernement. Ce cabinet reflète la priorité accordée par le Président de la République à la jeunesse, à la formation professionnelle, à l’éducation et au développement local, selon le communiqué que voici :
« Suite à l’élection de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, pour un nouveau mandat, et à la démission subséquente du gouvernement conformément aux exigences de la Constitution, Son Excellence a nommé Mokhtar Ould Diay comme Premier ministre et l’a chargé de former un gouvernement intégré et harmonieux, dont les membres se distinguent par leur compétence, leur expérience et leur expertise, pour mettre en œuvre toutes les dispositions de son programme électoral, qui a été approuvé par la majorité du peuple mauritanien. La composition du gouvernement reflète la priorité accordée par le Président de la République à la jeunesse, à la formation professionnelle, à l’éducation et au développement local et traduit, dans sa structure, un souci évident de fluidité et d’efficacité du travail gouvernemental, y compris l’élargissement des mandats des secteurs, la fusion d’autres et la création de nouveaux départements, comme l’exige la mise en œuvre harmonieuse et efficace du programme électoral de Son Excellence le Président de la République. Son Excellence a nommé, sur proposition du Premier ministre, Messieurs et Mesdames dont les noms suivent :
● Ministre chargé du secrétariat général du gouvernement : Lam Al-Housseinou
● Ministre de la jeunesse, des sports et de la fonction publique : Mohamed Abdallahi Louly ● Ministre de la formation professionnelle, de l’artisanat et des métiers : Maalainine Ould Eyih
● Ministre de la justice : Mohamed Mahmoud Boya
● Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’extérieur Mohamed Salem Merzoug
● Ministre de la défense et des affaires des retraités et des fils de martyrs : Hanana Ould Sidi
● Ministre de l’intérieur, de la décentralisation et du développement local : Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine
● Ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel : Sidi Yahya Cheikhna Lemrabott
● Ministre de l’économie et des finances : Sid’Ahmed Bouh
● Ministre de l’éducation et de la réforme de l’enseignement : Houda Babah
● Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Yacoub Moine
● Ministre de la Santé : Abdallahi Wedih
● Ministre de la Fonction Publique et du Travail : Mohamed Ould Soueidatt
● Ministre de la transformation numérique et de la modernisation de l’administration : Ahmed Salem Ebode
● Ministre de l’énergie et du pétrole : Mohamed Ould Khaled
● Ministre des Mines et de l’Industrie : Thiam Tidjani.
● Ministre de la Pêche, des Infrastructures maritimes et portuaires : Fadhili Sidaty
● Ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire : Momme Beibate
● Ministre de l’élevage : Mokhtar Gaguih
● Ministre des domaines, des biens de l’Etat et de la réforme foncière : Mokhtar Ahmed Bousseif
● Ministre du commerce et du tourisme : Zeinebou Mint Ahmednah
● Ministre de la réforme foncière, de l’habitat et de l’urbanisme : Niang Mamadou
● Ministre de l’équipement et des transports : Ely El Veirik
● Ministre de l’hydraulique et de l’assainissement : Amal Mouloud
● Ministre de la culture, des arts, de la communication et des relations avec le Parlement : Houssein Ould Medou
● Ministre de l’enfance et de la famille : Safiha Ntahah
● Ministre de l’environnement et du développement durable : Massouda Baham
● Ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, de la promotion de la décentralisation et du développement local, chargé de la décentralisation et du développement local : Yacoub Salem Vall
● Ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget : Ankimour Kodero Harouna.
Le Quotidien de Nouakchott – Ce mois de juillet 2024, les résultats du baccalauréat pour la session normale ont été publiés. Le nombre total de candidats admis au premier tour est de 10 422, avec un taux de réussite de 23,7%.
Malgré une légère amélioration, ce chiffre reste extrêmement bas comparé aux standards internationaux et régionaux, et met en lumière les failles profondes du système éducatif mauritanien.
En Mauritanie, comme dans ses pays voisins, les épreuves du baccalauréat se déroulent en juin. Cet examen est crucial car il représente souvent la seule porte de sortie vers une vie meilleure pour de nombreux jeunes Mauritaniens.
Près de 80% des candidats fréquentent l’enseignement public gratuit, soulignant ainsi le manque de moyens financiers des familles pour offrir une éducation de meilleure qualité à leurs enfants.
Pourtant, malgré l’importance de cet examen, les résultats sont désespérément bas, oscillant entre un maigre 8% en 2017 et un record de 44% en 2008.
Une succession de réformes incohérentes
L’histoire récente de l’éducation mauritanienne est marquée par une série de réformes successives et mal étudiées, conduisant à une incohérence totale du système. Les États généraux de l’éducation et le Haut Conseil n’ont apporté aucune solution tangible.
Au lieu de cela, nous avons assisté à des changements fréquents et désordonnés des politiques éducatives, souvent impulsés par des ministres successifs, chacun cherchant à imposer sa vision sans considération pour la continuité et la stabilité nécessaires à une véritable réforme.
Depuis les années 1980, de nombreux ministres ont défilé, chacun promettant des réformes et des améliorations qui n’ont jamais vu le jour. Parmi eux :
– Hasni Ould Didi et Louleid Ould Weddad dans les années 1980 à 2000.
– 2007-2009 : Nebghouha Mint Haba âge d’or du Ministère qui a connu une réorganisation de fond en comble de son fonctionnement.
– 2009-2009 : Ahmed Ould Bah, dont la gestion n’a laissé aucune trace marquante.
– 2009-2010 : Ahmedou Ould Eddi Ould Mohamed Radhi (Éducation de Base) et Ahmed Ould Bahiya (Éducation Secondaire et Supérieure), qui ont supervisé une période de stagnation.
– 2010-2013 : Ahmed Ould Bahiya, en tant que Ministre d’État de l’Éducation Nationale, sans réformes concrètes.
– 2011-2013 : Hamed Hamouni et Dia Mokhtar Malal, qui ont continué sur une voie de médiocrité.
-2013-2014 : Ba Ousmane, Omar Ould Ma’atalal, et Isselkou Ould Izidbih, qui n’ont pas réussi à améliorer significativement le système.
– 2014-2018 : Ba Ousmane et Sidi Ould Salem, qui ont présidé une période de régression.
– 2016-2018 : Iselkou Ould Sidi El Mokhtar, qui a prolongé l’inefficacité.
– 2018-2019 : Naha Mint Hamdi Ould Maknas, sans nouvel élan pour l’éducation.
– 2019-présent : Makfoubla Mint Berdid, Brahim Vall Ould Mohamed Lemine, Mohamed Melaïnine Ould Eyih (2020-2022), et Moctar Ould Dahi (2023-2024), tous incapables d’inverser la tendance.
Un avenir incertain
Le tableau est sombre : une succession de ministres inefficaces, un taux de réussite au baccalauréat désastreux, et une jeunesse désillusionnée.
La cohorte de jeunes laissés sur le bord de la route est une bombe à retardement pour la stabilité de notre nation. Il est impératif que des mesures urgentes et radicales soient prises pour restructurer et revitaliser notre système éducatif. L’avenir de notre pays en dépend.
Les ministres de l’éducation doivent être tenus responsables de cet échec. Il est temps pour eux de répondre de leurs actions. Nous ne pouvons plus accepter la médiocrité comme norme. L’éducation est la pierre angulaire du développement et de la stabilité de toute nation. En tant que tel, il est crucial de la traiter avec la gravité et le sérieux qu’elle mérite.
Une lueur d’espoir
Malgré les résultats déplorables, les candidats au baccalauréat continuent de se battre. Ils sont des milliers à passer des nuits blanches et à se lever à l’aube pour étudier, dans l’espoir de décrocher ce diplôme synonyme d’opportunités futures. Ce dévouement mérite un système éducatif à la hauteur de leurs efforts.
Pour que ces jeunes puissent réaliser leurs rêves, il est crucial de revoir les fondements mêmes de notre système éducatif, de mettre en place des réformes réfléchies et durables, et de garantir une éducation de qualité pour tous. Seul un engagement sincère et concerté pourra transformer le paysage éducatif de la Mauritanie et offrir un avenir meilleur à sa jeunesse.
Ce jour, le président Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani a été investi pour son second mandat présidentiel débutant demain 2 août 2024 marquant la fin du premier. Ex général issu de la très politisée institution militaire mauritanienne, l’actuel Raïs âgé de 67 ans a été réélu au premier tour lors du scrutin du 29 juin dernier avec 56,12%. Une réélection marquée par des gros remous post électoraux causant la mort de plusieurs jeunes manifestants dans la ville de Kaedi. Le leader antiesclavagiste Biram Dah Abeid, candidat de la Coalition Biram 2024 arrivé 2ème avec 22,10%, a contesté politiquement les résultats annoncés par la CENI et validés par le conseil constitutionnel sans pour autant une procédure juridique de suite devant ces organes officiels. À l’occasion de différentes sorties médiatiques et manifestations publiques, les membres de la Coalition baptisée Antisystème déclarent disposés à un dialogue sérieux avec les autorités pour régler les problématiques qui font l’objet des frictions graves et répétitives dans le pays selon leur constat. À cet effet, une communication reprenant les points clés sous forme d’une feuille de route propositionnelle au dialogue, a été publiée dans la presse il y a quelques jours.
AMI – Des membres du gouvernement ont commenté, mardi, les résultats du conseil des ministres, qui s’est déroulé plus tôt dans la matinée.
Il s’agit du ministre du Pétrole, de l’Énergie et des Mines, porte-parole du gouvernement M. Nani Ould Chrougha, des Finances, M. Isselmou Ould Mohamed M’Bady, de l’Éducation nationale et de la Réforme du Système éducatif, M. Moctar Ould Dahi, de l’Environnement, Mme Lalya Aly Kamara.
Dans son mot introductif, le porte-parole du gouvernement a indiqué que le conseil a examiné et adopté plusieurs projets, dont ceux relatifs à la simplification du système de rémunération des agents contractuels de l’État, l’introduction de l’enseignement en langues nationales à partir de l’année scolaire 2024 ou encore la protection de la réserve naturelle de la baie de l’étoile.
Il a ensuite invité les différents ministres à apporter davantage de précisions.
A sa suite, le ministre des Finances a présenté les points saillants du projet de décret modifiant certaines dispositions du décret n°2023-057 du 15 mars 2023, relatif à la modification de certaines dispositions du décret n° 2016-082, portant sur l’harmonisation et la simplification du système de rémunération des fonctionnaires et agents contractuels de l’État, ainsi que ses établissements publics à caractère administratif.
Concrètement, le texte vise à mettre en œuvre la dernière tranche de l’augmentation des salaires au profit des professeurs des universités, des directeurs de recherche et des professeurs hospitalo-universitaires, a déclaré le ministre, soulignant que la première tranche date de 2022 et la troisième de l’année dernière.
Pour lui, ceci s’inscrit dans le cadre des réalisations du programme Taahoudaty du Président de la République. Le ministre a rappelé que ce dernier œuvre pour le développement du capital humain, d’où l’amélioration des conditions de travail des employés des secteurs de l’éducation nationale, de la santé, des affaires sociales et enfin de l’enseignement supérieur.
En réponse à une question, le ministre a déclaré que son département n’intervient pas dans la gestion des budgets des autres ministères. Ceux-ci sont autonomes à partir du moment où le budget qui leur est alloué couvre les dépenses prévues. Ensuite, il a noté que dans chaque département, des organes de surveillance existent et font leur travail.
De son côté, le ministre de l’Éducation nationale a exposé les grandes lignes du projet de décret modifiant certaines dispositions du décret n°2023-058 du 20 mars 2023, instituant une Journée Nationale de l’École Républicaine. Ce lifting, a souligné le ministre, introduit le changement de la date de célébration de la Journée nationale de l’École républicaine. Initialement fixée au 30 octobre de chaque année, elle va désormais avoir lieu tous les 05 décembre.
D’après le ministre, cette modification va permettre aux équipes du ministère de bien préparer et mettre en œuvre la rentrée scolaire et célébrer, juste avant les premières vacances scolaire, ladite journée nationale. Il a aussi signalé que ce travail a été fait en concertation avec le bureau de l’union nationale des parents d’élèves, qui est à l’initiative de l’institution de la Journée nationale de l’École républicaine.
Par ailleurs, le ministre a annoncé que les préparatifs vont bon train pour l’introduction des langues nationales dans le système éducatif, à titre expérimental, à partir de la prochaine rentrée scolaire. Il a déclaré qu’il s’agit d’une exigence de la loi d’orientation du système éducatif national. Selon lui, toutes les dispositions ont été prises, pour que cela se déroule comme souhaité.
Ainsi, il a indiqué que 25 sites ont été identifiés pour l’expérimentation, dont 18 sont réservés aux locuteurs des langues nationales. De plus, des formateurs au niveau du centre en charge des langues nationales, a ajouté le ministre, relevant que dans les écoles normales d’instituteurs, des enseignants ont été préparés à cet effet.
En outre, le ministre a abordé la question de l’uniforme scolaire, qui sera obligatoire pour les 700 à 800 mille élèves qui s’inscriront au fondamental. D’après lui, les écoles publiques, privées, notamment celles qui enseignent un programme étranger sont concernées.
Afin de faciliter la mise en œuvre de cette mesure, le ministre a annoncé que les élèves dont les parents sont inscrits au registre social seront dotés gratuitement d’uniformes scolaires. Pour les autres, le marché sera approvisionné en quantité suffisante, par 4 entreprises ayant l’accord du ministère.
Enfin, il a invité les partenaires techniques et financiers, ainsi que les bonnes volontés, à accompagner cette dynamique afin que chaque enfant aille à l’école avec son uniforme. C’est, selon le ministre, une des valeurs de l’école républicaine et un gage de la cohésion sociale.
S’agissant des résultats des examens nationaux, le ministre a salué une hausse notable, surtout pour le baccalauréat. Il a déclaré que le taux de réussite en session normale 2024 est de 23% contre 15% en 2023. A cela s’ajoute les 16% admis en session complémentaire contre 12% en 2023. Il est attendu qu’au terme de la session complémentaire, que ce taux passe à 37%, a estimé le ministre citant des prévisions. Les résultats sont pour lui, le fruit des efforts fournis par les acteurs de l’éducation nationale avec les professeurs en première ligne.
Pour sa part, la ministre de l’Environnement a exprimé sa satisfaction de voir le projet de décret portant protection de la Baie de l’Étoile être adopté. Il s’agit selon elle, de l’aboutissement d’un processus entamé dans les années 90, pour protéger la réserve naturelle de la Baie de l’Étoile et de sa biodiversité exceptionnelle.
D’après la ministre, la mise en place d’un régime de protection adéquat va avoir une incidence aussi bien écologique qu’économique. Elle a souligné que ceci n’est pas un frein à l’activité, au contraire. La préservation de la Baie, nid naturel de plusieurs espèces, engendrera une bonne reproduction et par conséquent de bonnes captures, mais de façon organisée.
Pour que le texte puisse être correctement mis en œuvre, il est nécessaire que le plan d’aménagement soit réaliste, a indiqué la ministre. Ainsi, elle a rappelé que la Baie est victime des eaux usées et que les nouvelles mesures permettront de traiter ces eaux dans des stations d’épuration.
De son côté, le porte-parole du gouvernement, interpellé sur la situation au Mali, a déclaré qu’elle est suivie de près. Quoique inquiétante, il a souhaité au pays voisin et frère de retrouver la paix et la sérénité.
S’agissant du prix du ciment, il a rappelé que ce produit a été ajouté à la liste des denrées dont les prix sont administrés. Depuis lors, une commission travaille pour mettre en place les mécanismes d’application effective et de suivi de la mesure.
En ce qui concerne l’investiture du Président élu, le porte-parole du gouvernement a affirmé que tous les pays voisins, ainsi que plusieurs autres seront représentés à Nouakchott. C’est pour lui, une illustration du leadership assumé du Président de la République et du crédit que lui accorde ses pairs à travers le monde.
Le secrétaire général du ministère des affaires islamiques et de l’enseignement originel, chef de la mission du Hajj, Beitallah Ould Ahmed Lessoud, a déclaré que la société qui fournissait des services aux pèlerins mauritaniens dans le camp de Minen a ouvert une enquête pour déterminer les raisons pour lesquelles les pèlerins mauritaniens n’ont pas bénéficié de conditions favorables sur ce site.
Dans un entretien accordé à Sahara24, il a ajouté que l’enquête s’emploiera à dévoiler les raisons à l’origine des manquements par rapport aux exigences avec un déficit de 400 lits dans le camp de Mina, ce qui a provoqué une surpopulation dans les tentes entraînant une chaleur extrême et des conditions qualifiées par le ministère d’atteindre à la dignité humaine.
Le secrétaire général du ministère a précisé que le dépôt d’une plainte contre le prestataire de services a pour objectif de préserver les droits des pèlerins et à faire en sorte que ce manquement ne se reproduise plus à l’avenir pour les pèlerins mauritaniens ajoutant que le directeur du Hajj, à l’origine de la plainte en assurera le suivi.
Le secrétaire général du ministère des affaires islamiques a remercié le ministère saoudien du Hajj et de la Oumra pour sa prompte réaction, en dépêchant une mission chargée de déterminer les circonstances de ce qui s’était passé et pour les services et l’appui apportés à la Mauritanie, avant d’ajouter que toutes les autres prestations fournies ont été de qualité.
Le ministère mauritanien des affaires islamiques a protesté auprès de l’Arab Motawafin Company contre les mauvaises conditions de séjour des pèlerins mauritaniens dans le site de Minen.
Jeudi 23 mai 2024, deuxième journée de la Semaine Africaine ouverte à l’Unesco (Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture). À Paris, à la Place de Fontenoy 75007, s’y tient cette édition d’un riche événement qui met à l’honneur des Cultures Africaines. Notre Blog y consacre pour vous cette visite photo-reportage. Un parcours d’exploration dans les allées et les locaux, qui a été facilité par un frère, ami et compatriote mauritanien Dr Ousmane Sao. Il est membre conseiller spécialisé dans la délégation permanente de la Mauritanie auprès de cette institution internationale. L’occasion de lui adresser nos vifs remerciements pour sa disponibilité tout au long de notre présence. Titulaire de deux doctorats, monsieur Sao a été un témoin privilégié lors du processus du plaidoyer qui a abouti à l’instauration d’une Journée internationale consacrée à la langue soninké par l’Unesco. Actée courant 2023, cette journée est fixée au 25 septembre de chaque année. Nous avons visité le stand mauritanien très unicolore ou dire uniculturel ne reflétant aucunement la diversité culturelle de notre pays. Je tiens à saluer les 4 exposants rencontrés (bijoutiers et bijoutières principalement) sur place pour leur accueil chaleureux et les échanges cordiaux.
Notre Top moment instructif a été le visionnage du film documentaire « African Glory » dans la Salle IV. Sorti en 2023, ce documentaire réalisé par Thierry Bugaud explore historiquement l’aventure d’un empereur du Mali du moyen-âge qui s’était engagé avec ses troupes naviguantes dans l’océan Atlantique. Il s’agit d’Abu Bakr II du Manden. Il entreprit un voyage vers les terres outre atlantiques au treizième siècle… furent-ils arrivés ? Et que devinrent-ils par la suite ? Dans le film documentaire, un intervenant rapporte qu’un autre empereur du Mali, pas le moindre, au Caire le célèbre Kankan Moussa fit mention verbalement (reccueilli par écrit auprès du sultan égyptien) de ce voyage de son prédécesseur vers l’Amérique. Ainsi dire, le narratif ressassé faisant du génois ChristopheColomb, l’exploitateur pionnier d’un monde nouveau (l’Amérique) en 1492, est foncièrement occidentalo-centré. Il l’eut découverte pour son monde à lui dans son environnement géographique mais d’autres humanités visionnaires sous d’autres cieux prirent des initiatives diverses et variées au cours de la Grande Histoire du Monde dans les temps les plus éloignés.
À noter des rencontres fraternelles et amicales avec des compatriotes mauritaniens et d’autres frères africains. Je cite entre autres, notre grand-frère Cheikh Dieng et sa compagne MmeDieng, la grande sœur et militante Mariam Kane, le frère Dr Abou N’gaidé et le grand-frère Sow Boubacar. Belles retrouvailles !
Notre MOT de conclusion en guise de plaidoyer : Nos autorités doivent décentrer et ouvrir la carte d’identité culturelle mauritanienne à l’ensemble du spectre culturel dans sa diversité. À l’intérieur du pays comme à l’extérieur, et cet événement à l’Unesco voit exposer une Mauritanie diminuée.
Le Commissariat aux Droits de l’homme, à l’Action humanitaire et aux relations avec la société civile a lancé une plateforme numérique appelée ” Himayeti” destinée à recevoir et à traiter les plaintes relatives aux atteintes éventuelles aux droits de l’homme.
Dans un communiqué rendu public dimanche soir dont une copie est parvenue à l’AMI, le commissariat précise que cette plateforme numérique vient en exécution des hautes orientations du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed ould Cheikh El Ghazouani visant à promouvoir et à protéger les droits de l’homme dans le pays et pour développer un système unifié et complémentaire pour la gestion des plaintes et des réclamations à la hauteur des aspirations des citoyens.
Il ajoute que cette plateforme numérique qui s’inscrit dans le cadre du rapprochement des services administratifs des populations constitue un moyen moderne et un pilier essentiel pour la promotion et la protection des droits de l’homme et leur défense, à travers l’existence d’un espace ouvert et permanent facilitant aux citoyens de présenter leurs plaintes et leurs réclamations où qu’ils trouvent et leur permettant de télécharger les documents et les données constituant des preuves dans un un laps de temps record, diminuant ainsi les charges et sécurisant l’opération de suivi auprès des milieux concernés, dans le but de parvenir aux solutions appropriées, cela en plus du fait qu’elle est un outil efficace pour renforcer le contact et l’interaction entre l’administration et le citoyen dont l’avis constitue une priorité et un moyen efficace pour évaluer l’action administrative et améliorer la qualité des services dispensés à ce sujet.
Le commissariat renouvelle dans son communiqué la détermination du gouvernement à aller de l’avant dans la promotion et la protection des droits de l’homme dans le pays et à faire face à toutes les les formes d’atteinte y afférent et sa disposition permanente d’œuvrer avec les acteurs et les partenaires dans ce domaine pour renforcer le concept de citoyenneté et de l’Etat de Droit et des institutions, précisant que l’accès à la plateforme est possible à travers le lien suivant: https:himayeti.gov.mr
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