Al-akhbar (Nouakchott) – L’équipe juridique en charge de la défense de l’Etat mauritanien dans le dossier de la corruption a annoncé qu’elle continuerait « par les moyens légaux disponibles et devant les juridictions nationales et étrangères à prendre toutes les mesures qui permettraient au pays de se redresser l’argent gaspillé en espèces ou en nature, au détriment de l’Etat mauritanien. « .
L’équipe a déclaré dans un communiqué, dont une copie a été reçue par la presse, qu’elle le ferait dans le respect «de l’éthique, des devoirs et des principes professionnels qui régissent la profession juridique».
L’équipe coordonnée par le chef du Barreau, Ibrahim Ould Abety , a salué les efforts consentis par le pays « en termes d’efforts et d’efforts visant à récupérer les fonds volés de l’Etat mauritanien grâce à l’utilisation de mécanismes juridiques clairs dans une atmosphère marquée par la tranquillité, et dans laquelle la loi se respecte dans la forme et le contenu selon l’oeuvre dans l’état de droit et de droit. «
L’équipe a estimé que « amener les personnes impliquées dans le dossier de corruption devant le parquet et les inculper dans le cadre du dossier » corruption « était une affaire attendue que tous ceux qui aspirent à faire de la protection des ressources de l’Etat et des fonds publics une des priorités fondamentales dans un pays aux ressources limitées devraient être rationalisées. « .
L’équipe a considéré que cette procédure constitue le point de départ des procédures judiciaires qui permettent à l’Etat mauritanien, d’une part, de récupérer les fonds exorbitants en espèces et en nature qui lui ont été volés, et d’autre part, de punir ceux qui commis ces crimes très graves qui ont été saisis et examinés conformément à la loi.
L’équipe de défense a ajouté qu ‘<< il est envisagé que la procédure pénale instituée aujourd’hui pour corruption, dilapidation et blanchiment de fonds publics contre d’éminents fonctionnaires, dont l’ancien président de la République, M. Mohamed Ould Abdel Aziz, mette un terme à la manque de responsabilité pour de telles actions qui ont vidé les institutions publiques de leur crédibilité et menacé l’harmonie et la cohésion de la société. «
L’équipe a souligné que, « dans ce cas, il n’est plus acceptable que l’acteur principal bénéficie toujours d’une fausse immunité constitutionnelle pour se soustraire à la responsabilité », ajoutant qu ‘ »il est aujourd’hui nécessaire pour l’accusé, et pour l’ancien président de la République, en particulier, qui a déclaré posséder une richesse exorbitante, il a admis que sa source n’était pas ce qui était. « Il a reçu les salaires et privilèges qui lui ont été accordés par l’Etat » pour montrer d’où il a obtenu cette grande richesse, comme les exigences de l’article 16 de la loi sur la corruption a été remise en question. «
L’équipe de défense a estimé que le silence de l’ancien président sur « faire face à la question valable » d’où avez-vous obtenu cela « constitue une violation de ce qu’exige la loi islamique face à l’accusation de manger des goules, tout comme les manifestants de ce silence s’appuient sur une lecture qui est incompatible, dans la lettre et l’esprit, avec les exigences de la constitution sur ce que possède un président. La république est immunisée pendant l’exercice de ses fonctions officielles qui lui sont confiées, et rien d’autre. «
Al-akhbar – Identités des 15 principales personnalités appelées à se présenter ce mardi 9 mars 2021 devant le parquet général.
Le procureur de la République près du tribunal régional de Nouakchott Ouest, s’apprête à émettre des accusations contre un certain nombre de personnalités, dans le cadre des dossiers de corruption les plus célèbres de Mauritanie, dont en tête l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz.
Ci-après la liste des personnalités les plus en vue devant comparaître devant le parquet ce mardi 9 mars 2021 :
1- l’ancien président MohamedOuld Abdel Aziz,
2- L’ancien Premier ministre Yahya Ould Hademine,
3- l’ancien Premier ministre Mohamed Salem Ould Bechir,
4- L’ancien ministre des Finances Moctar Ould Diay,
5- L’ancien ministre des pêches Nany Ould Chrougha,
6- L’ancien ministre du Pétrole Mohamed Ould Abdel Vettah,
7- L’ancien ministre Justice Dia Moctar Malal,
8- L’ancienne ministre de l’habitat Amal Mint Maouloud
9 – L’ancien ministre de l’équipement et des transports, Mohamed Abdallahi Ould Oudaa,
10 – L’ancien ministre du Commerce Ba Ousmane,
11- L’ancien ministre de la Santé Ahmed Ould Jelvoune,
12- L’ancien ministre -secrétaire général du gouvernement, Niang Djibril
13- Le Directeur Général d’ATTM, Ely Ould Veirick
14 – L’ex Directeur Général de la SOMELEC Mohamed Salem Ould Ahmed, dit (Merkhi)
15- Le gendre de l’ancien président Ould Abdel Aziz Mohamed Ould Msamboue.
El Watan – La FIFA a décidé de coloniser la CAF avec l’accord et le soutien des présidents de Fédérations africaines.
Encouragé par ces derniers, le président de la FIFA, Gianni Infantino a lui-même fixé l’identité du prochain président de la CAF, en l’occurrence le Sud-Africain Patrice Motsepe, au mépris des règles élémentaires de démocratie, du libre choix et de l’indépendance des organes et instances du football continental.
Il a affiné sa stratégie en mettant dans sa poche tout ce qui existe comme décideurs dans le football et sa périphérie. Depuis dimanche, l’indépendance de la CAF a pris un sérieux coup.
Le président de la FIFA a programmé une réunion à Rabat avec ses hommes de confiance, parmi lesquels Fouzi Lekjaa, président de la fédération marocaine, pour annoncer aux quatre candidats en course à l’élection au poste de président de la CAF, prévue le 12 mars prochain, le deal arrêté par Gianni Infantino.
A savoir élire Patrice Motsepe comme président et installer les trois autres candidats, Augustin Senghor (Sénégal), Jacques Anouma (Côte d’Ivoire) et Ahmed Yahia (Mauritanie) comme vice-présidents. Il y a quelques semaines, ces quatre hommes avaient dénoncé l’ingérence de la FIFA dans les affaires de la CAF.
Comment expliquer leur silence, lorsque Fouzi Lekjaa et un conseiller de Gianni Infantino leur ont présenté la conduite à suivre le 12 mars à Rabat ? Il ne faut pas être grand clerc pour deviner ce qui s’est passé en coulisses. Ils ont été sommés chez eux d’obéir aux ordres du président de la FIFA. Il n’y a pas d’autre explication à leur volte-face. De quel droit et sur la base de quel article statutaire Gianni Infantino a-t-il décrété que les candidats mauritanien et ivoirien seront des vice-présidents et membres du Comex de la CAF ?
Ils seront cooptés et non élus. Un observateur de la scène footballistique africaine croit savoir le mobile qui a poussé les dirigeants à accepter ce qu’a décidé le patron de la FIFA : «Celui-ci a mis en boîte la commission d’éthique et d’éligibilité de la FIFA et de la CAF pour leur faire peur. L’épée de Damoclès placée au-dessus de leur tête est l’argument qu’il a utilisé. Leur complicité a fait le reste.» Devant Gianni Infantino, le Camerounais Issa Hayatou prend les allures d’un saint que le football africain ne tardera pas à regretter.
De là à ce que ce dernier soit placé sous tutorat complet de la FIFA, il n’y a pas loin. Dorénavant, la CAF sera dirigée à partir de Zurich. Dans l’agenda de Gianni Infantino, figure en bonne place la modification de la périodicité de la CAN qui passera de tous les deux ans à quatre ans… pour satisfaire les puissants clubs européens dérangés par le rassemblement de l’élite africaine tous les deux ans.
Le Conseil des ministres a nommé, au cours de sa réunion en date de ce jour, mercredi 3 mars courant, Aissata Lam au poste de directrice générale de l’Agence pour la promotion des investissements en Mauritanie. Mme Lam, titulaire d’un BBA HEC Montréal et DES Harvard, avait été désignée, il y a quelques mois, représentante des expatriés au sein du comité de contrôle du Fonds anti-Covid en Mauritanie. Le gouvernement mauritanien avait adopté le 30 décembre 2020, la création d’une agence pour la promotion des investissements. Etablissement public à caractère administratif, cette institution est destinée à consolider les acquis réalisés en matière de développement de l’investissement privé national et des investissements directs étrangers. Elle doit également pallier aux insuffisances constatées, à relever les défis à ce niveau, à travers une nouvelle approche s’inspirant des bonnes pratiques pour attirer des investissements massifs afin de créer des richesses et des opportunités d’emplois pour les citoyens.
Commerce, de l’Industrie et du Tourisme, Mme Naha Mint Hamdi Ould Mouknass, a annoncé samedi soir que l’accord avec les fournisseurs sur les prix de certaines denrées alimentaires de base est exécutoire.
Lors d’un point de presse, organisé à l’issue des travaux du comité ministériel mis en place sur instruction du Président de la République, Son Excellence M. Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani pour plancher sur la situation des prix, la ministre a affirmé qu’une série de décisions a été prise pour trouver une solution au problème.
Elle a souligné à cet égard, dans une déclaration qu’elle a lue, que les prix des denrées alimentaires de base continueront d’être réduits, ajoutant dans la foulée que ces denrées seront également exclues du champ des fluctuations du marché et de la spéculation, en leur qualité de produits stratégiques dont le prix est réglementé par l’État, avec l’orientation de l’activation du Comité de suivi du marché, entre autres mesures.
Voici le texte de la déclaration:
« Suite à la récente hausse des prix, le Gouvernement, sur instruction de Son Excellence le Président de la République, a décidé d’intervenir à certains niveaux pour circonscrire les hausses.
Aussitôt, le ministère a mobilisé d’urgence les équipes de contrôle et de suivi, au sein des directions concernées, afin de faire l’état des lieux, pour s’assurer de la survenue éventuelle de violations telles que le trust, le monopole et autres spéculations illégales sur les prix, s’il y a lieu.
Dès le premier jour, le ministère a effectué des contacts avec les importateurs et a tenu des réunions étendues avec eux. Les états, les documents justificatifs et tous les éléments en rapport avec la détermination des prix, leur ont été demandés. C’est ainsi que les prix des produits laitiers ont été fixés. D’ailleurs, les rapports y afférents ont été transmis aux parties concernées.
Le Président de la République, lors du dernier Conseil des ministres, a émis des ordres pour la résolution rapide de cette situation. Pour ce faire, un comité ministériel composé de onze membres, ministres et hauts responsables au rang de ministres, a été chargé afin de trouver une solution, le jour même.
Le lendemain, le comité a planché sur l’étude de la situation, présentant des rapports sur les prix à l’échelle mondiale, établis par les divers secteurs concernés. Après comparaison et analyse, il a été décidé de travailler sur deux axes:
– d’abord, recueillir les données auprès des différentes sources locales et mondiales disponibles, et ce afin de parvenir à une réponse probante à la question : la situation actuelle, que certains qualifient de crise, est-elle justifiée, provoquée ou imaginaire?
Une commission d’experts a été mise en place, en vue de collecter les informations et formuler des conclusions tangibles pouvant constituer de références dans ce contexte.
– enfin, le second axe consiste à appeler les importateurs à se concerter, en vue d’essayer de parvenir à un prix consensuel pour dépasser les circonstances actuelles.
L’étude des données et des documents a révélé que la situation actuelle coïncidait avec une crise au niveau des marchés internationaux, indique l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), selon laquelle les prix des denrées alimentaires ont atteint un niveau jamais égalé depuis 2014.
Par rapport aux pays voisins, les prix des denrées alimentaires dans ces pays sont plus élevés.
À titre d’exemple, le litre d’huile, qui est actuellement vendu sur le marché local à 50 N-UM, son prix dans les pays voisins varie entre 52.7 et 62 N-UM.
Pour ce qui concerne le deuxième axe, nous avons conclu avec les importateurs, sur la base d’une vérification des données afin de déterminer des prix consensuels exécutoires pour tous les fournisseurs qui seront soumis à des pénalités en cas de contravention. Les prix consensuels sont les suivants :
– Huile: 860 N-UM pour le bidon de 20 litres en gros, 870 N-UM pour 20 litres en demi-gros, 47 N-UM par litre au détail.
– Sucre: 18 900 N-UM la tonne en gros, 19 200 N-UM la tonne en demi-gros, 23 N-UM le kg au détail.
– Blé: 11 800 N-UM la tonne en gros, 12 100 N-UM la tonne en demi-gros, 14.5 N-UM le kg au détail.
Les fournisseurs locaux de riz ont également convenus des prix suivants:
– Riz local long: 26 500 N-UM la tonne prix en gros à Rosso et Kaédi et 27 100 N-UM la tonne à Nouakchott, tandis que le prix de détail au kg sont de 27 N-UM à Rosso et Kaédi et 28 N-UM le kg à Nouakchott.
– Le riz local brisé: 27 500 N-UM la tonne prix en gros à Rosso et Kaédi et 28 100 N-UM la tonne à Nouakchott, tandis que le prix de détail par kilogramme est de 28 N-UM à Rosso et Kaédi et 29.1 N-UM à Nouakchott.
En conclusion, les résultats des travaux du comité ministériel se déclinent comme suit, et ceci n’est que le début:
– Des résultats immédiats qui consistent en la réduction des prix que nous poursuivrons ;
– La mise en place d’un mécanisme de concertation permanente entre l’État et les fournisseurs sur la question des prix des denrées alimentaires de base ;
– L’exclusion des denrées alimentaires de base du cercle des fluctuations de prix et de la spéculation en les déclarant produits stratégiques dont le prix est réglementé par l’État ;
– L’activation du comité de suivi du marché.
L’importance de ces actions, en plus de leurs résultats concrets sur le terrain, réside dans le fait qu’elles placent le pays sur une nouvelle voie menant à une plus grande présence de l’État pour protéger les citoyens, ce que le Président de la République ne cesse d’exprimer en actes avant les paroles.
Il y a des résultats à court et à moyen termes, à vocation structurelle, dans le but de parachever le cadre juridique et institutionnel, et de renforcer les capacités afin de permettre au secteur de mener à bien les importantes missions qui lui sont confiées.
Pour renforcer cette tendance, le Président de la République a émis des instructions pour que le secteur prenne les mesures nécessaires afin de soutenir les groupes vulnérables et de s’employer à atténuer les répercussions négatives des circonstances internationales.
Sur la base de ces instructions, il sera procédé :
– au lancement d’une opération d’approvisionnement de 302 magasins Emel situés à Nouakchott et de 1 424 qui se trouvent à l’intérieur du pays, en denrées de base telles que: huile, riz, sucre et blé, opération qui a effectivement déjà commencé ;
– à la distribution gratuite à 210 000 familles nécessiteuses, comptant 1 460 308 membres, réparties entre 8 119 localités à l’intérieur du pays, par la Délégation générale à la solidarité et à la lutte contre l’exclusion « Taazour » de transferts monétaires directs, pour un coût total de 4 943 019 370 MRO ;
– à la distribution, au début du mois de février prochain, de paniers alimentaires de denrées de base à 230 000 familles, par le Commissariat à la sécurité alimentaire (CSA) ;
Nous sommes convaincus que tous ces éléments, conjugués, permettront de surmonter la situation actuelle et augmenteront à l’avenir notre capacité à faire face à toute situation d’urgence.
Quoi qu’il en soit, l’État est décidé à réglementer le marché et à prendre toutes mesures nécessaires afin de protéger le pouvoir d’achat des citoyens et de maintenir l’approvisionnement du marché national en denrées de base de qualité.
Nous n’hésiterons pas à prendre les mesures appropriées tout en respectant les règles de la libre concurrence et de la liberté du marché ».
Ambassade de France – La France a apporté sa contribution aux mesures économiques, sociales et sanitaires prises par les autorités mauritaniennes pour faire face à la pandémie de la COVID-19 :
1. Contribution au Plan National Multisectoriel de Riposte
En mars 2020, le président Ghazouani a présenté un plan d’urgence comportant une série de mesures sociales d’un montant total de 65 millions d’euros. La France s’est mobilisée pour accompagner la Mauritanie dans la mise en œuvre de ces mesures.
L’Agence Française de Développement (AFD) a mobilisé dans un premier temps une enveloppe de 2,5 millions d’euros en don, pour soutenir très rapidement les actions d’urgence et les actions structurantes du ministère mauritanien de la Santé.
Cette enveloppe est destinée à soutenir le pays dans sa gestion de l’épidémie à travers d’une part le renforcement des capacités de surveillance épidémiologique, de diagnostic et d’examens virologiques et de prise en charge des patients, et d’autre part à travers l’acquisition d’équipements et de matériel médical. L’ensemble des marchés sont en cours d’exécution.
2. Financements visant à atténuer l’impact économique et social de la pandémie
Un financement additionnel d’un montant de 10 millions d’euros a été accordé à l’Agence Taazour. Cette aide répartie en deux volets permettra d’ici à la fin de l’année 2020 de mettre en place un dispositif de filets sociaux et de transferts monétaires destiné à compenser l’absence de revenus d’un grand nombre de mauritaniens (210.000 ménages bénéficiaires).
Par ailleurs, à la demande des autorités, les activités du projet PECOBAT ont été adaptées pour se porter sur la formation de jeunes dans la fabrication de masques en tissus et de dispositifs de lavage des mains à Nouakchott. A ce jour, 50.000 masques et une soixantaine de dispositifs de lavage de main ont été produits localement par les 50 jeunes ayant bénéficié de formations en couture et en soudure à Nouakchott.
3. Suspension du service de la dette
Dans le cadre de l’initiative du G20 approuvée par le Club de Paris et à la demande du gouvernement mauritanien à tous ses créanciers, la Mauritanie a signé avec le club de Paris un accord portant suspension du service de la dette pour la période allant de mai 2020 à décembre 2020. Pour la France, l’accord bilatéral signé le 11 décembre 2020 porte sur un montant de 5,3 millions d’euros.
4. Accès aux vaccins
La France et l’Union européenne soutiennent politiquement et financièrement une initiative multilatérale, la facilité Covax, sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui vise à garantir l’accès équitable dans tous les pays en 2021 à une quantité de vaccins couvrant au maximum 20 % de leur population, comme recommandé par l’OMS. La Mauritanie sera éligible à ce programme. Il est encore trop tôt pour donner une information fiable plus complète à ce sujet.
Adrar Info – Les ministres des Affaires étrangères, de l’Intérieur, de la Santé, du Commerce et du Tourisme, de l’Équipement et des Transports ont signé une décision commune qui inclut les mesures imposées aux voyageurs arrivant en Mauritanie, dans le but de s’assurer qu’ils sont indemnes du virus corona émergent.
Les ministres ont signé la décision commune le 10 décembre et ont inclus de nombreuses mesures, dont la principale était l’imposition de porter un masque facial, de se laver les mains ou de les stériliser avec une solution hydroalcoolique et de respecter une distance d’au moins 1,5 mètre entre chaque deux personnes.
La décision exige également que le voyageur arrivant soit muni d’ un certificat de test négatif (TR PCR COVID 19), ou un certificat de test d’anticorps négatif, la date de délivrance ne dépassant pas 5 jours, et qu’ils aient été délivrés par un laboratoire accrédité dans le pays d’origine.
À la douloureuse occasion du décès de l’ex président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, je présente mes condoléances à la nation mauritanienne, à la famille et aux proches du défunt. Qu’Allah lui accorde le paradis. J’ai connu l’homme et sa famille bien longtemps avant qu’il ne préside aux destinées de la Mauritanie, sa disparition est une grande perte pour la Mauritanie. Imam, guide religieux, patriote, notre ex président a été rappelé à Allah alors que la Mauritanie traverse une crise multiforme.
En effet, investi à la présidence de la république le 1er août 2019, le chef de l’Etat Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani est au pouvoir depuis bientôt seize mois. Pendant la campagne présidentielle, l’on se rappelle «Mes engagements» – son projet de société pour la Mauritanie. L’on se rappelle également, après son installation, l’euphorie suscitée suite aux rencontres qu’il a eues avec les principaux leaders politiques du pays qui ont apprécié chez lui sa «franchise», son «sens de l’écoute » et, surtout, ses promesses de rupture avec les anciennes pratiques de gouvernance.
Les mauritaniens ont espéré et attendu ; les cents premiers jours sont passés. Les mois se succèdent et les mauritaniens, las d’attendre les changements tant espérés, expriment de plus en plus leur découragement et même leur inquiétude pour l’avenir. Bien sûr l’on nous rétorquera que la pandémie du coronavirus est passée par là. Justement, pour commencer, revenons sur un aspect de la gestion catastrophique de la pandémie par les autorités nationales.
En effet, par un formidable élan de solidarité, plus de quinze milliards d’anciennes ouguiya ont été collectés pour alimenter le fonds qui était destiné à aider les plus vulnérables à supporter les conséquences des mesures de restriction prises par le gouvernement pour lutter contre la propagation de la pandémie. Pour parler des seules distributions de denrées alimentaires, nous avons été parmi des populations pauvres à Nouakchott et à l’intérieur du pays et nous avons fini par nous demander à qui les aides alimentaires sont parvenues ? Tout le pays a eu les échos des dérives qui ont été signalées dans l’achat des produits désinfectants, des équipements d’hygiène et matériel roulant (tricycles). L’indignation quasi générale a provoqué une réaction des autorités qui ont annoncé l’imminence d’une inspection par l’IGE (inspection générale de l’Etat) de la gestion des fonds par la commission qui en avait la charge. Qui est ce qui est advenu de cette décision d’inspection ? Plus de nouvelles. Les mauritaniens veulent savoir comment près de quinze milliards d’ouguiya ont été dépensés sans que cela laisse de traces. Le blocage pendant quelques semaines des importations de fruits et de légumes a mis à rude épreuve le panier de la ménagère mauritanienne et nous a éloquemment montré le niveau de vulnérabilité de notre économie nationale mais aussi l’incapacité des autorités compétentes à venir en aide aux populations dans de pareilles situations.
Les tentatives de création d’emplois pour résorber le chômage qui affectent surtout les jeunes sont à l’état de balbutiement. Ce ne sont pas les micro-projets financés au profit de cinq cents jeunes qui viendront à bout du chômage dont le taux avoisine les 31% de la population active, selon l’organisation Internationale du Travail. Le rythme est bien lent au goût des nombreux jeunes que nous rencontrons. Les mauritaniens ont de plus en plus peur pour leur santé et sont inquiets pour l’éducation de leurs enfants ; ils ne voient pas de prémisses d’amélioration à l’horizon ; aucun signal positif. Sur la question de l’esclavage, notre déception en tant que abolitionnistes est grande. Rien n’a changé, les abolitionnistes continuent à être réprimés et emprisonnés alors que les magistrats et les responsables de la police judiciaire se complaisent à décharger les personnes poursuivies pour pratiques esclavagistes ou actes associés. Où sont passées les promesses de rupture ? Au moment où les organisations de rescapés et d’ayant-droits des massacres extra judiciaires des années 89-91 se préparent à commémorer les 27 et 28 novembre pour dire NON à l’oubli des évènements tragiques de cette nuit de 1990 où 28 jeunes vies ont été arrachées sur l’autel du racisme d’Etat, les autorités nationales restent sourdent aux sollicitations de la veuve, de l’orphelin, du rescapé militaires et du peuple mauritanien. La demande d’audience des représentants des collectifs auprès du cabinet du président de la république est restée encore lettre morte. Pourquoi ? Que dire du dossier sur les présumés malversations dont l’ex président Mohamed Ould Abdel Aziz et ses proches se seraient rendus coupables pendant une décennie de mal gouvernance ? Que dire encore du maintien à de hauts postes de responsabilité de personnes citées pour des faits de malversation très graves dans le rapport de la commission d’enquête parlementaire ? Mais surtout, des nouvelles nominations d’anciens hauts responsables accusés par la commission d’enquête parlementaire de malversations de très grandes dimensions ? Le peuple mauritanien a de sérieux doutes sur cette procédure. A Son excellence Monsieur le président de la République et à ceux qui pensent que sa politique tient la route, je dirais que seize mois sont passés, cela est peut être peu mais très suffisant pour donner des signaux qui rassurent et alimenteraient notre espoir. Monsieur le président, s’il vous plait, revenez à «vos engagements», revoyez votre copie avant qu’il ne soit trop tard, je pense sincèrement que vous pouvez mieux faire !
Coumba Dada Kane Vice – présidente d’IRA Mauritanie Députée à l’Assemblée nationale
L’Authentique – Dans trois ans, les villes de Rosso situées des deux côtés du fleuve Sénégal, vont présenter un tout nouveau visage.
Exit le Bac et les pirogues à pagaie ou à moteur qui assurent la traversée des personnes et des biens ! A partir de juin 2023, ce sera un pont qui va assurer la liaison entre les deux villes ! Le Pont de Rosso enfin mis en place ! La volonté politique est désormais effective entre les Autorités sénégalaises et mauritaniennes qui consiste à l’édification du Pont de Rosso.
L’infrastructure, attendue depuis la création des deux Etats voisins est prévue pour la mi-juin 2023. Le marché de construction vient d’être octroyé à la société chinoise Poly Changda, pour un montant de 47 millions d’euros, sur prêts extérieurs des deux pays.
Le début des travaux est prévu pour le 20 décembre 2020. Ceux-ci devront prendre 30 mois pour se terminer en 2023. Le pont s’étend sur 1,4 km, entre les deux rives du fleuve, et sa largeur est de 55 mètres. Une étude technique prévoit que le nombre de voitures traversant le fleuve passera de 115 voitures par jour à bord du ferry à 370 voitures par jour après l’ouverture du pont.
La même étude indique que les voitures gagneront à deux heures du trajet entre les villes de Nouakchott et Dakar, qui s’étend sur une distance de 550 kilomètres. Le Sénégal et la Mauritanie devraient revoir les textes portant sur la circulation des personnes et des biens, par le pont. L’emplacement de cette future infrastructure est déjà connu : le Pont sera édifié à 800 mètres environ, au sud de l’actuel débarcadère.
De sources dignes de foi, des discussions à ce sujet sont prévues dès le début 2021, avec la mise en place d’une commission mixte qui comprend des experts des deux pays.
L’attente des populations est grande de voir ces derniers mettre en place des textes qui facilitent la circulation et partant, aident au renforcement des liens entre les peuples ds deux pays, unis par l’histoire et par… la géographie.
Le projet, de pont de Rosso, est financé par la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque européenne d’investissement (BEI), dans le cadre du renforcement des infrastructures de la région ouest-africaine et de leur liaison avec le marché européen, dans le cadre d’un projet de corridor routier s’étendant de Tanger (Maroc) à Lagos (Nigéria).
Le projet a traversé une lutte acharnée pendant des années, avant que l’appel d’offres ne soit ouvert aux entreprises internationales. Seize (16) entreprises, y compris les géants chinois China State Construction Engineering Corporation (CSCEC) ; Hunan Road and Bridge Construction, des entreprises d’Égypte, du Portugal, du Sénégal et de la Mauritanie, ont postulé.
Le Projet de ce pont a effectivement vu le jour avec les Autorités de la transition mauritanienne de 2005 dirigée par Feu Ely Ould Mohamed Vall. Les accords passés avec les gouvernements du Sénégal et de la Mauritanie de l’époque, avaient permis d’attirer des bailleurs, notamment la BAD et la BEI. Mais depuis, le projet est mis en berne. Pire, il avait même été menacé de suppression avec l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz.
En effet, l’ancien chef d’Etat n’a jamais joué franc-jeu avec le Sénégal et les bailleurs dans le traitement du sujet, remettant chaque fois au lendemain, le calendrier qui avait été arrêté à propos.
Pour certains observateurs, l’homme n’était pas poussé vers des relations développées de son pays avec le Sénégal et partant, usait du Bac de Rosso, comme « éventuelle arme de pression » face à ce pays, d’autant que cet outil était une propriété de la Mauritanie ; une infrastructure dont les recettes pesaient à hauteur de 3% dans le budget du pays.
Avec l’arrivée du président Ould Ghazouany, la donne a radicalement changé, avec un volonté politique affichée de créer ce pont, un vieux rêve des populations des deux pays.
Le groupe chinois Poly Changda vient de gagner le marché de construction du pont devant relier la Mauritanie et le Sénégal au niveau de la ville de Rosso. Son coût global est de quatre vingts seize (96) millions de dollars. Sa livraison est donnée dans trente (30) mois à compter du 20 décembre 2020. Il viendrait se substituer à l’inadaptation du bac aux besoins actuels et futurs en termes d’échanges internationaux et des transports terrestres.
Outil de mobilité, de circulation des personnes et des biens dans des conditions de relative accessibilité pour des populations à faible revenu, outil de développement intérieur et régional, outil d’amélioration de la qualité de vie et de la réalisation de profits, le transport terrestre implique l’élaboration de choix stratégiques et budgétaires, l’adaptation programmée et coordonnée des infrastructures (routes, autoroutes, voies ferrées et fluviales, aéroports). Aussi, pour la promotion du commerce inter-africain, la commission économique pour l’Afrique (ONU), l’Union Africaine, l’Union du Maghreb Arabe, la Banque Africaine de Développement, la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Communauté de Développement d’Afrique Australe (SADC) se sont données l’objectif de réaliser un réseau d’autoroutes africaines de plus de 57.000 km. Par le développement des infrastructures routières et la promotion du commerce, le but recherché est la réduction de la pauvreté en Afrique. Pour ce faire, un réseau de corridors transafricains ont été définis comme objectifs à atteindre, à terme.
. Corridor 1 : Cairo-Tripoli-Tunis-Alger-Rabat-Nouakchott-Dakar (La TRANSMAGHREBINE)
La Mauritanie, comme on le voit, est directement concernée par la TRANSMAGHREBINE et son prolongement jusqu’à Rosso. Il est de notre intérêt de nous raccorder à l’axe transsahelien (Corridor 5) pour faire du Mali et du Burkina Faso le hinterland de nos ports. Ces deux pays, enclavés et instruits des problèmes de transport à eux posés par le récent embargo imposé au premier par la CEDEAO, et suite au conflit interne ivoirien des années 80-90, sont toujours soucieux de diversifier leurs voies d’approvisionnement. Le transit par la Mauritanie répondrait bien à ce besoin. La partie de l’ancien axe Tanger-Casablanca-Bir Moghréin- Nouakchott-Dakar d’une part, et une jonction avec le sud algérien (Tindouf) via Bir Moghréin et Ain Ben Tilly, d’autre part, permettraient de nouvelles possibilités d’échanges dans les contrées nord de notre pays et de mise en valeur de leurs potentiels. Il y a lieu de rappeler que chaque pays a la responsabilité de la réalisation des parties de corridor traversant son territoire.
La position charnière de notre pays entre le Maghreb et l’Afrique occidentale justifie la réalisation d’infrastructures à même d’assurer de manière organisée le maillage intérieur indispensable aux échanges et à son développement, et de permettre le transit des flux entre le nord et le sud du Sahara, rôle qu’il joua jadis. Les pistes anciennes (route des chars et autres routes relatées par El Bekri et R. Maury) passaient, pour les plus occidentales d’entre elles, par Figuig, le Zemmour, le sud-est mauritanien (Tichit, Oualata) pour aboutir à Tombouctou, reliant ainsi le Maghreb à la boucle du Niger. Ces anciennes pistes font aujourd’hui place aux corridors proposés par les institutions économiques régionales et internationales. Il convient que nous soyions au rendez-vous.
De ce qui précède et consciente des enjeux, la Mauritanie doit commencer par la réalisation bien pensée de ses infrastructures de transport afin de relier efficacement toutes nos Moughataa. En particulier, la connexion des régions productrices de produits halieutiques, agricoles et animaliers avec les centres de consommation et de transformation serait de haute contribution au développement économique et social du pays. Les échanges avec les pays voisins et l’intégration économique régionale s’en trouveraient augmentés. En outre, l’amélioration de l’état technique de nos infrastructures contribuerait sans aucun doute à sauver la vie de nombre de nos citoyens. Les statistiques disponibles donnent la mesure des efforts à faire.
Le réseau mauritanien compte un peu plus de « 2900 km de routes goudronnées, de deux milliers de kilomètres en terre stabilisée et de plus de 7000 km de pistes ». A ces données, il faut ajouter (a) une mortalité routière de prés d’un million de victimes, soit 24 à 25 pour 100.000 habitants et 230 victimes pour un parc de 100.000 véhicules motorisés (OMS 2015); (b) au classement de 141 pays étudiés et notés sur la qualité de leur réseau routier de 1 à 7 (la meilleure note), la Mauritanie pointe au 140 ème rang, note 2,0 (juste devant le Tchad); (c) l’indice de performance logistique qui mesure la qualité des infrastructures affecte à notre pays la note de 1,52/5 (Banque Mondiale). En clair, il s’agit de routes qui tuent et qui ne contribuent pas comme il serait souhaitable au développement en raison du mauvais état de l’existant. Le nombre d’accidents de la circulation routière dans notre pays ne cesse d’augmenter. Les victimes et les dégâts matériels qu’on observe au quotidien, en constante augmentation eux-aussi, attestent de la violence des chocs. Les causes premières des accidents sont de trois ordres : l’aptitude des conducteurs, l’état technique des véhicules et la qualité des infrastructures routières. Mon propos se limitera ici, pour l’essentiel, à ces dernières.
Le choix des infrastructures et l’organisation des réseaux de transport conditionnent la vie économique d’un pays. Populations et activités se concentrent le long des axes de pénétration et plus particulièrement à partir des ports. Où en est-on de nos routes et leur état?
La route de « l’Espoir », la plus fréquentée, la plus meurtrière aussi, traverse le pays d’ouest en est. Sa première mission est économique et sociale: unité territoriale, mobilité, diffusion de richesses. La mortalité qu’elle engendre n’est pas une fatalité. Les accidents qui s’y produisent sont dans leur grande majorité du type de collisions frontales. Elles se produisent lors d’opérations de dépassement sur une route étroite par construction, ou rétrécie par la dégradation des bas-côtés non adéquatement stabilisés au départ, ou rétrécie par un obstacle naturel (ensablement), ou par l’évitement d’une déformation de la chaussée (nids de poule), ou rétrécie par le gabarit d’autres véhicules, ou d’autres causes encore dont le défaut de signalisation diurne et nocturne. Cet axe est emprunté par différents types de véhicules, allant des plus petites voitures particulières jusqu’aux bus et semi-remorques de très grands tonnages. L’origine et la destination des trafics peuvent être la Mauritanie, le Maroc, voire l’Espagne ou la France, et le Mali. Il nous revient, et nous devons avoir cette ambition, d’en faire le complément ou le prolongement des axes Méditerranée-Senegal et transmaghrebin. Pour des raisons de sécurité d’abord, et pour qu’elle ne soit un goulot d’étranglement, il est impératif que la route de l’Espoir, jusqu’aux frontières du Mali, soit aménagée, sécurisée, élargie, l’objectif à terme étant qu’elle soit une autoroute payante selon le principe du pollueur-payeur, financée par l’Etat et/ou par un Partenariat Public Privé.
Les axes Nouadhibou-Nouakchott et Nouakchott-Rosso devraient bénéficier d’un traitement identique pour assurer la meilleure fluidité possible, les échanges régionaux par ces axes étant promus à un développement important. Le port de Nouadhibou a vocation à recevoir les plus gros bateaux et porte-conteneurs. Naturellement bien abrité et protégé, il est plus facilement aménageable en port en eaux profondes que Nouakchott et à moindre coût. Les conteneurs et autres cargaisons arriveraient à destination plus vite lorsqu’ils sont installés sur des camions empruntant une autoroute depuis le port de Nouadhibou que si le bateau devait les débarquer à Nouakchott, avec en prime les effets de Houle et les surestaries. Par ailleurs, quel sens aurait la réalisation du pont de Rosso si l’infrastructure routière du côté Mauritanie ne permettrait pas un écoulement fluide du trafic?
L’axe nord, l’ancienne « route impériale n°1 » jadis la seule praticable, reliait Rosso, l’unique accès terrestre, aux frontières nord (Maroc et Algérie) via Nouakchott, Akjoujt, Atar, Fort Gouraud (Fdérick), Bir Moghréin. De nos jours, il est certes le moins fréquenté mais pour autant, sa modernisation ne pourrait pour ces motifs être négligée; il permet la connexion de régions riches en oasis, en ressources minières, en potentiels touristiques et promises à tirer de substantiels avantages des échanges en devenir entre la Mauritanie d’une part, le Maroc et l’Algérie d’autre part, dans lesquels elles auront un rôle important à jouer.
Les connexions les plus directes possibles entre toutes les Moughataa doivent être un objectif. L’intensité de leurs échanges en termes de besoins strategiques, de volumes et de fréquences objectivement évalués doivent être les seuls critères qui déterminent la priorité de réalisation des infrastructures. Plus particulièrement, les régions et centres de production de biens et denrées doivent disposer d’infrastructures et équipements leur permettant la mise à disposition de ces produits sur les marchés de distribution.
A plus long terme, le doublage des principaux axes routiers par des voies ferrées ne doit être considéré comme une simple vue de l’esprit.Tôt ou tard, il deviendra indispensable. Les transports de masses (minéraux, phosphates, bétail, etc.) vers les centres de traitement ou d’exportation y gagneraient, en efficacité et rentabilité.
Au total, l’objectif d’un réseau routier ne peut être qu’un maillage raisonnablement le plus serré possible, qui assure la sécurité des voyageurs, la régularité et la rapidité des flux, et qui contribue efficacement au développement des échanges commerciaux régionaux. Le réseau routier devrait être le plus éloigné possible des constructions en étoile. Le pont de Rosso devrait s’inscrire dans ces objectifs. Cela implique une gestion efficiente d’une telle infrastructure, génératrice de nombreuses retombées économiques et sociales.
En tout état de cause, les considérations environnementales doivent demeurer – toujours – au sommet des préoccupations, quel que soit le type d’infrastructure. La préservation de la nature, de la biodiversité, la vie des populations ne devraient être sacrifiées au profit de considérations politiques, économiques ou autres.
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