Les examens de fin d’études du premier cycle de l’enseignement secondaire ont commencé aujourd’hui, mercredi, sur l’ensemble du territoire national.
Au niveau national, 71 726 candidats prendront part à ces épreuves, dont 18 696 candidats libres, et 18 609 issus des écoles privées.
Le nombre de filles participant à ces examens est de 37 628, soit 52,46 %. L’examen se déroulera pendant trois jours dans 314 centres, dont 44 à l’intérieur du pays et 70 à Nouakchott, en plus d’un centre à l’étranger à Banjul.
Il convient de noter que le ministère a adopté cette année une nouvelle méthodologie concernant les examens nationaux, en vertu de laquelle le concours d’entrée en première année du collège sera pris en charge au niveau de wilayas s’agissant des questions mais aussi de la correction. En revanche, pour ce qui est du brevet, seule la correction sera prise en charge au niveau des wilayas.
Moi, je croyais qu’on est Tous (musulmans) descendants Chérifs spirituels du Prophète (psl) mais apparemment d’autres de très loin territorialement se créent des soucis aujourd’hui en collant des étiquettes de filiation forcée. Dans quel but justement…? Pour tenir une arnaque sociale et politique en utilisant une donnée que les gens Hedjaz (noyau originel) aujourd’hui n’en font pas une priorité existentielle.
Les Al-saoud venus historiquement du Nejd (très révolutionnaires à un sens bien particulier) courant 20 ème, ont éradiqué méthodiquement les derniers vestiges pilosités dits chérifiens de la Mecque, pour assoir leur légitimité politique et idéologique. Leurrés par les britanniques, ces chérifs qui s’attribuent une parenté avec le Prophète (psl) s’étaient trouvé une planque territoriale au sein d’un bancal royaume appelé aujourd’hui la Jordanie. Et si un negroide soudanais dans nos sables mouvants a comme priorité intellectuelle et sociale de se lier coûte que coûte par du forcing aléatoire et sectaire à la famille prophètique… alors que la famille spirituelle est universaliste… On doit s’interroger !
S’ils sont en Mauritanie, ils sont aussi nombreux au Nigeria, au Niger, dans le nord et ouest du Cameroun, au Mali, au Sénégal, en Guinée, au Tchad, en Gambie, au Burkina Faso, au Bénin, en Guinée-Bissau, en Sierra Leone, au Ghana, en Côte d’Ivoire, au Togo et au Soudan. En Guinée Conakry, ils font même 53,4 % de la population !
Ils sont dans toute l’Afrique de l’Ouest, «squattent» toute la bande sahélo-saharienne, soit au total une quinzaine de pays différents soit entre 25 à 65 millions de personnes !
Les peuls sont partout, jusqu’en Afrique du Sud et dans la corne de l’Afrique ! Ce seraient les « chinois » locaux de l’Afrique, partout. Ils portent d’ailleurs différentes appellation, Foulani, Fulbés, Fulfulde, Pular ou encore Fellata…et même toucouleurs. De quoi donner le tournis pour s’y retrouver.
Ils sont partout avec leurs troupeaux qui vont et viennent du Nord au Sud et d’Est en Ouest. Rien ne les arrête, même pas le désert ! Une mobilité à l’énergie solaire qui ferait pâlir les adeptes des énergies renouvelables. Tesla lui-même serait un Peul !
Puisqu’ils sont partout, peut-on dire que les peuls sont mauritaniens ? On ne peut reconnaitre une nationalité qu’a des personnes identifiables et individualisables. Elles ne peuvent être ici et partout à la fois. Le pouvoir d’ubiquité, soit être à deux endroits à la fois, du peul ne peut lui permettre d’être mauritanien. Le peul est l’exemple même de la physique quantique, développant dans les pâturages, les propretés d’un l’électron…suivi de ses vaches. D’ailleurs peut-on admettre qu’un peul soit plus attaché à l’herbe qui pousse sur toute l’immensité de l’Afrique qu’à un quelconque territoire qu’il traverse au gré des saisons, et des pâturages et qu’il puisse, spécifiquement, être mauritanien ?
S’il était vraiment mauritanien, pourquoi le Peul ne peuplerait pas densément le désert mauritanien, pourquoi ses vaches ne seraient pas dans les oasis et ses taureaux sur les dunes ? Pourquoi les poulos ne vendraient pas le « Kossam » dans le Tiris-zemmour et les bergers peuls ne seraient pas en train de « pâturer » dans la passe d’amougjar ? Simple parce que le peul n’est pas mauritanien. Il est peul voilà c’est tout.
La question est donc résolue et nous venons d’apporter assez « d’arguments » pour ce vieux maure un peu fêlé, qui voudrait « chasser les peuls de Mauritanie, parce qu’ils ne sont pas mauritaniens. ».
Aujourd’hui sous les verrous, cet ersatz est l’exemple de ce que la Mauritanie d’aujourd’hui a produit de pire dans les mentalités dégénérescentes de plus de quarante ans d’un régime militaire d’exacerbation du tribalisme, du clanisme et de la médiocrité humaine.
Peut-on argumenter sur les racines du peuple peul, dont l’existence sur le territoire est bien plus ancienne que la Mauritanie elle-même ?
Lorsque le gouverneur Xavier Copollani traça à l’équerre les frontières de la Mauritanie et lui donna une telle appellation, les peuls étaient déjà là avec leur culture millénaire, leur langue, leur poésie, et leurs épopées légendaires. L’épopée de Silâmaka et Poullôri, la geste de Ham-Bodêdio, l’empire peul du Macina. L’épopée de Boûbou Ardo Galo …
Plus ancien encore, fondateurs de prestigieuses civilisations, l’historien Cheikh Anta Diop a lié les Peuls à l’Égypte ancienne, Tauxier les lie à leur pays d’origine (moyenne Égypte) vers le VIe siècle avant l’ère chrétienne. C’est autant dire que même la Maurétanie romaine n’existait pas encore !
C’est autant dire que le peul n’a pas besoin d’être mauritanien pour exister, mais la Mauritanie a besoin du peul pour exister, car il en est une composante humaine vitale pour son existence. Enfant sans conteste de son sol, il lui apporte la richesse humaine d’une civilisation millénaire dont la Mauritanie fut (et est) un espace historique.
Mais au lieu d’émuler cette synergie du peuple mauritanien avec toutes ses ethnies, l’Etat mauritanien, a depuis longtemps démissionné de son rôle d’unificateur et d’appareil de solidarité nationale.
L’ignorance de l’autre, le bigotisme civil, le laisser-aller éducatif et culturel, le favoritisme tribal, l’obscurantisme religieux, le « je m’en-foutisme » des décideurs publics, la pauvreté des populations, la misère des classes la démission des intellectuels, le clientélisme politique et l’avenir en impasse, font que naissent des « esprits » tordus qui spolient toute une nation.
Discours intégral prononcé par la Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Madame Lalya Kamara, le lundi 30 mai 2022, à Atar, lors du lancement de l’atelier de concertation et d’échanges sur l’actualisation de l’offre de la formation professionnelle pour sa mise en adéquation avec la demande du marché de l’emploi, organisé par le Ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle.
« Monsieur le Wali de l’Adrar Messieurs, Mesdames les représentants des Conseils Régionaux, des autorités régionales, et des communes des wilayas du Tiris Zemour, de l’Adrar et de l’Inchiri ; Messieurs, Mesdames les représentants du secteur privé et de l’économie solidaire; Messieurs, Mesdames les représentants des partenaires au développement ; Messieurs, Mesdames les représentants des services publics de l’emploi et de la formation professionnelle ;
Mesdames et Messieurs;
C’est un honneur pour moi de lancer aujourd’hui à Atar le premier atelier de concertation et d’échange sur l’actualisation de l’offre de la formation professionnelle pour sa mise en adéquation avec la demande du marché de l’emploi au niveau des wilayas du Tiris Zemour, de l’Adrar et de l’Inchiri.
Mesdames et Messieurs,
Notre pays dispose d’un potentiel économique riche et diversifié qui peut offrir d’importantes opportunités d’emplois. L’exploitation judicieuse de ces opportunités peut donc amener à réduire sensiblement le chômage pour notre jeune population pour ne pas dire l’éradiquer ;
Toutefois, ces atouts ne pourront être pleinement bénéfiques que si nous disposons d’une main d’œuvre qualifiée, motivée par le travail , adaptée aux besoins du marché et débarrassée de toutes les barrières et pesanteurs sociales et des perceptions négatives de nature à entraver l’exercice libre de certains métiers.
C’est à ce titre que, le Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, dans l’exécution de la Stratégie Nationale de l’Emploi et dans sa politique d’amélioration de la Formation Professionnelle et Technique tient à mettre le curseur non seulement sur le nombre de jeunes formés mais également et surtout sur le nombre de jeunes insérés dans la vie active. Et pour cela, une des premières démarches de notre plan d’actions est l’analyse des besoins du marché grâce à la mise en place de mécanismes de concertation avec les employeurs qui en majorité sont du secteur privé qu’il soit formel, informel ou issu de l’ économie sociale et solidaire pour garantir une bonne adéquation de l’offre de formation avec les besoins en qualification du marché du travail.
Le présent atelier tout comme ceux qui suivront les semaines prochaines à Nouakchott, Kaédi et Kiffa s’inscrivent dans cette même démarche.
Mesdames et Messieurs
Les engagements pris par son Excellence le Président de la République MohamedOuld Cheikh El Ghazouani dans son programme électoral TAAHOUDATI, vise en matière d’emploi et de formation professionnelle, la mise en place d’un service public à l’écoute de la demande sociale et capable de satisfaire les besoins actuels et futurs du marché et ainsi d’anticiper les formations adéquates en vue d’accompagner les mutations économiques, socle de prospérité et de croissance dans les différents secteurs d’activités de notre pays.
Le Gouvernement, sous la conduite du Premier Ministre son excellence Mohamed Ould Bilal, veille à la mise en œuvre de ces engagements à travers la mise en place de moyens appropriés destinés, pour ce qui est de l’Emploi aux programmes inédits pour le développement de la formation, l’amélioration de l’employabilité, la promotion de l’entreprenariat qui constituent dorénavant les 3 piliers des actions du MEFP.
Mesdames, Messieurs, chers participants qui nous avez fait l’insigne honneur d’être présents aujourd’hui,
Vos différentes provenances ainsi que les niveaux de responsabilités que vous occupez dans vos structures respectives révèlent l’intérêt que nous, tous ensemble, accordons à ces concertations et aux résultats auxquels nous parviendrons à terme.
Des questions importantes liées à la demande du marché du travail et à l’offre actuelle de la formation professionnelle feront l’objet de nos débats d’aujourd’hui, il s’agit notamment de répondre aux question suivantes : L’offre actuelle de formations diplômantes de nos établissements répond-elle aux attentes des entreprises ? Quelle est votre appréciation de la qualité du travail des jeunes qui sortent de nos établissements ? Quelles sont vos recommandations pour faire évoluer cette qualité ? Quelles sont les spécialités demandées et les niveaux les plus adaptés à la demande? Quelle est le mode de formation le plus adapté à vos entreprises, à vos structures : les formations résidentes, les formations par apprentissage ou celles par alternance ? Quelles recommandations pouvez-vous formuler pour garantir une meilleure implication de vos entreprises dans la formation et dans nos établissements ?
Votre contribution active à ce débat nous permettra ensemble de mieux définir l’offre du dispositif de formation professionnelle et de cerner, par conséquent, les mesures appropriées pour la mise en place d’un dispositif qui jouerait efficacement son rôle de levier pour l’emploi et d’outil au service du développement des différents secteurs de l’économie nationale.
Sur ce, je déclare ouverte la journée de concertation et d’échange sur l’actualisation de l’offre de formation professionnelle pour sa mise en adéquation avec la demande du marché de l’emploi au niveau des wilayas du Tiris Zemour, de l’Adrar et de l’Inchiri .
Le comité d’organisation du concours « Pastorhackathon », qui vise à identifier les meilleures solutions numériques au service du pastoralisme au Sahel et en Afrique de l’Ouest, a annoncé samedi 28 mai les cinq lauréats de l’édition 2022, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée à Niamey, dans la capitale nigérienne.
Les lauréats recevront 5 millions FCFA comme récompense. La startup mauritanienne Betaclic figure parmi les cinq lauréats de cette compétition qui a vu la participation de 473 candidatures reçues de plus de 10 pays du Sahel et de la sous-région. Son CEO, Ismael Sylla, était présent pour recevoir le prix.
Pour rappel, Betaclic a déjà remporté le premier prix du Kosmos Innovation Center 2021. Elle figure également parmi les trois lauréats du concours de la Startupper de l’année organisé par Total Energies Mauritanie.
Ce concours d’entreprenariat vise à identifier et à accompagner les candidats dans la mise en œuvre et la consolidation de projets autour de sept (7) thématiques liées à l’écosystème pastoral, à savoir : Alimentation bétail et sécurité, Communication, Education – e-learning, Promotion des produits pastoraux, Suivi et mobilité pastorale, Zoonoses et santé animale, Prévention et gestion de conflits.
BetaClic entend participer au développement de l’élevage au Sahel grâce à une plateforme digitale sur laquelle on peut suivre la mobilité (déplacements) et la santé du bétail.
Essahraa – Le ministère des Affaires islamiques et de l’enseignement originel a appelé les imams et les prêcheurs à unifier le sermon de la prière de demain vendredi 27 mai courant sur le thème « dots excessives et gaspillage dans les mariages ».
Les imams doivent axer leur khotba sur les dispositions légales (Charia) sur les dots excessives et les dépenses abusives dans les cérémonies de mariage, indique un communiqué du Département.
Le ministère a référé son appel lancé aux prêcheurs au verset coranique 67 de sourate Al Furghan:
« Et lorsqu’ils dépensent, ils ne gaspillent pas et ne sont pas avares. Et ils se font un chemin de juste milieu entre ces deux là ». Sadagha Allahou El Adhim
La fédération sénégalaise de football a donné « une leçon de morale » au conseil national de l’étique de la fédération française de football. C’est le moins que l’on puisse dire après la sortie ratée de ce conseil national de l’étique, qui, sous la menace, a enjoint Idrissa Gana Gueye d’arborer le maillot en guise d’excuses ou à défaut, il serait à l’origine d’une faute grave.
C’est avec une grande surprise (et une grande inquiétude sur le traitement de certains joueurs essentiellement d’origine africaine, disons le clairement) que la Fédération Sénégalaise de Football a pris connaissance de la lettre du 17 mai 2022 portant en-tête de la FFF(Fédération Française de Football) et censée venir de son Conseil National de l’Ethique.
S’il est difficile de trouver les bases légales, statutaires ou réglementaires d’une telle démarche dans les textes du Football ou du sport en général , sa finalité est par contre claire : contraindre le joueur à faire ce que son libre arbitre ne l’incline à faire.
Est-on vraiment dans cette France que l’on nous avait contée et racontée dans nos écoles, celle qui a comme devise la liberté, la fraternité et de l’égalité pour tous ?
Comment une instance qui prétend promouvoir l’éthique dans le Football peut se fonder sur des supputations pour s’adresser à une personne pour lui enjoindre de s’exprimer et pire encore de s’afficher avec le maillot aux couleurs LGBTQI+ pour mettre fin aux dites supputations ?
Cela ne rappelle-t-il pas ces pratiques d’un autre temps dans les salles de classes des écoles où pour punir l’élève « insoumis », le maître ou le professeur le mettait au supplice de l’humiliation devant ses autres camarades de classe pour la sanction comme pour l’exemple ?
Il est un principe élémentaire en droit qui dit que nul ne peut être tenu à apporter la preuve d’un fait négatif. Pourquoi le dit Conseil national d’éthique n’a-t-il pas commencé par demander aux médias français qui ont porté l’accusation d’apporter la preuve de leurs allégations ? Mieux, pourquoi ne s’est-elle pas adressée au club du joueur qui a communiqué sur les raisons de la non participation d’Idrissa Gana Guéye au match de la polémique ?
La tournure de la correspondance est d’autant plus inquiétante en ce qui concerne le respect des droits élémentaires du joueur Idrissa Gana Guéye qu’on y lit cette phrase qui sonne comme une sentence comminatoire sans jugement préalable : « en ne participant pas à cette opération, vous validez le comportement discriminatoire, le refus de l’autre et pas seulement de la communauté LGBTQI+.»
La suite est sans commentaire car elle traduit en elle-même toute la dimension des préjugés de l’auteur de cette lettre éthique : « Nous devons tous nous sentir concernés par toutes les discriminations et pas seulement celles qui nous touchent personnellement. »
Manifestement et inconsciemment, au moment d’écrire sa lettre, le sieur Patrick Anton n’a pas pu s’empêcher de mettre en lien la situation qu’il décrit ou déplore avec la couleur (ou la religion) de Mr Idrissa Gana Guéye.
Ce faisant, s’est-il rendu compte qu’il est en train de stigmatiser le dit joueur en le classant d’emblée et sans son avis dans la catégorie des personnes discriminées ?
Ainsi se présente toute la problématique des libertés de nos jours, elles ne sont plus universelles : il ya celles que l’ont promeut voire impose, même au forceps s’il le faut, d’autres pour lesquels on détourne la tête et qui ne bénéficieront jamais d’une journée de championnat dédiée malheureusement.
S’il ya quelqu’un qui doit clarifier sa situation ou faire amende honorable, ce n’est point Idrissa Gana Guéye mais bien Mr Patrice Anton du Conseil National d’éthique de la FFF qui non content de chercher de la fumée là il n ya point de feu est pris en flagrant délit de menaces voilées et de propos discriminatoires à l’encontre d’un joueur professionnel dont le seul tort est de ne pas avoir joué un match de championnat, ce qui au demeurant jusqu’à plus ample informer est un fait courant et ne concerne que les relations entre ce dernier et son club employeur.
La Fédération Sénégalaise de Football se voit obligée dans de telles circonstances et sans préjudicier en aucune manière aux règles qui régissent le Football dans une association sœur, d’exprimer toute sa solidarité au Joueur Idrissa Gana Guéye, membre de l’équipe nationale du Sénégal et dont elle peut témoigner des qualités humaines exceptionnelles et de son sens poussé du respect de l’autre sans concession sur le respect qu’on lui doit lui-même en tant personne jouissant d’une totale liberté de conscience. Elle se réserve également le droit de saisir les instances internationales compétentes dans le domaine du sport ou en matière de droits de l’homme pour que ce qui ressemble à un harcèlement institutionnalisé cesse.
• Quelques questions autour de « l’affaire Guèye ».
La première, prosaïque, est de savoir quel eut été le sort du footballeur s’il évoluait dans un club autre que «qatari» et incidemment que dit la loi qatarie de l’homosexualité et comment se positionnent les propriétaires qataris du PSG par rapport à la loi de leur pays sur le sujet? S’en affranchissent-ils dans la gestion de leur club? Plus généralement, où commence et comment définir l’homophobie? Ne pas s’associer à une manifestation de «soutien» aux homosexuels est-il en soi une marque d’homophobie? S’agissant d’Idrissa Guèye, pourquoi la clause de conscience invoquée découlant de ses convictions religieuses devrait-elle être disqualifiée? Comment départager deux principes concurrents et pourquoi en déclarer un prépondérant? Par extrapolation, est-on par exemple nécessairement raciste pour n’avoir pas pris part à une manifestation antiraciste? Pourquoi certains sportifs ont-ils été autorisés à invoquer le droit (voire le devoir) de ne pas adopter le kneeling ? Avec quelquefois les encouragement de certaines autorités à l’image de Mme Priti Patel renvoyant le kneeling à « l’idéologie woke? Question corrélative: n’appartenait-il pas aux mouvements antiracistes eux-mêmes de définir les formes et modalités de leur protestation? Circonscrit, le débat pourrait évidemment déborder le champ du football pour un cadre et des thématiques plus vastes du genre la différence entre universel et universalisme chère à Souleymane Bachir Diagne par exemple. Ou la distinction entre orientation sexuelle des individus et reconnaissance d’un statut au sein de l’espace public ou encore les tensions entre liberté individuelle et discipline de groupe. Pour conclure, il est possible qu’au-delà du courage (incontestable) du footballeur sénégalais et de la force de son argument, son attitude génère un précédent.
L’horrible assassinat de la journaliste Shireen Abū Aqel, correspondante d’al-Jazeera dans les territoires occupés, a ravivé un débat, des plus vifs, au sein des milieux musulmans pratiquants. Il porte sur la question suivante: A-t-on le droit de prier pour un mort non-musulman ? Je reprends ici une publication de l’an dernier qui traitait de la même question. Comme si le monde n’avançait pas et que des guerres et des maladies ne menaçaient pas l’humanité d’extinction, nous, musulmans, détenteurs des clefs du paradis, y admettons qui nous plait et y refusons qui nous déplaît.
Je m’excuse, tout d’abord, auprès des non-musulmans qui vont me lire, car la question peut, et ce n’est pas être humain que de ne pas l’entendre, choquer. Et ce, d’autant que bien qu’existantes dans les autres traditions religieuses, ces questions de « qui ira au paradis et qui n’y ira pas » ont l’air de moins occuper les débats au sein desdites traditions que chez nous, musulmans, aujourd’hui. Qu’ils sachent, cependant, si cela peut les rassurer, qu’au sein des musulmans mêmes, des factions existent dont chacune prétend être la seule sauvée, envoyant les autres au Diable et en enfer. Le prétendu propos prophétique des 73 sectes, bien que discutable tant du point de son texte (matn) que celui de sa chaîne de transmission, fait des ravages incroyables auprès d’une jeunesse à qui certains vendent une théologie post-it et binaire selon laquelle : « Les miens et moi sommes des saints et les autres des sectes sataniques ».
Mais, en écrivant ces lignes, que me dicte la rédaction de mon prochain livre sur la liberté de conscience en islam, j’ai une pensée particulière pour mes frères et sœurs musulmans qui ont embrassé seuls l’islam, sans leurs familles, et dont j’imagine la douleur lorsqu’ils apprennent que, prétendument selon des préceptes indiscutables en islam, non seulement leurs parents finiront en enfer, parce que non-musulmans, mais aussi et surtout qu’ils n’auront même pas le droit de prier peur eux, une fois morts. J’ai en tête un de mes meilleurs frères, Benvenido, un homme aimant, marrant, bon croyant et enfant très respectueux de ses parents, non-musulmans. J’imagine la violence avec laquelle il accueille ces informations qu’on lui assène la plupart du temps sans aucun gant, ni aucune miséricorde. Je me rappellerai toute ma vie lorsque sentant la mort prochaine de sa grand-mère, non-musulmane, mon frère Mahdi, un amour fait homme, m’a demandé non seulement d’aller à son chevet, mais aussi de prier pour elle et m’a jeté : « Ai-je le droit de prier pour elle après sa mort ? ». Je lui ai dit que oui il lui était permis, en islam, de prier pour un mort non-musulman. Du moins, pour un nombre assez important de savants musulmans, anciens. La question qui me taraude, depuis un moment, est cependant de savoir pourquoi les idées exclusives, condamnant l’autre à l’enfer, à la malédiction, par exemple, sont les plus répandues, aujourd’hui, chez nous les musulmans. J’ai plus d’un avis sur cette question, que je vous demande de vous poser et de poser autour de vous.
Pourquoi ? Je me rappelle l’étonnement de nombre de mes collègues théologiens lorsqu’ils m’ont entendu rapporter le propos selon lequel une des femmes du Prophètes, Aisha, se faisait exorciser par une femme juive, dans sa maison, comprenez la maison où elle a vécu avec le Prophète, qui récitait des versets de la Torah, car, vous l’aurez compris, il faut avoir un sacré problème pour imaginer que c’est le Coran qu’elle récitait. Ils m’ont dit ahuris : « Mais, d’où sors-tu cela ? » Je leur ai dit : « Des écrits musulmans aussi célèbres et incontournables pour vous que le premier livre de recueils de hadiths, qui n’est autre que le Muwatta’ de l’imam Mâlik, que la matrice (Al’umm) de l’imam al-Shâfi ‘i, des commentaires d’Ibn Battâl et d’al-‘Înî sur le recueil d’al-Bukhârî, des propos d’al-Bâgi, le célèbre théologien malikite andalous, etc. Et là, silence !
Je me pose d’autant plus cette question que, comme c’est le cas à 99,99% des questions de kalâm ou de fiqh, il n’y a jamais qu’une parole, mais toujours au moins deux, antagonistes. C’est à croire qu’on a réussi à gommer tout ce qui, sans nuire à notre particularité en tant que musulmans, nous lie à l’autre, nous rapproche de lui. On apprend, par exemple, partout que le kâfir (pluriel=kuffâr) en islam serait tout non-musulman. Au point que c’en est devenu une classe anthropologique. On naitrait ainsi mécréant, parce que venant d’un espace géographique donné, par exemple l’Europe, et musulman parce que venant de l’Arabie. De là des conclusions aussi idiotes que « l’arabe est par définition musulman », oubliant les millions d’arabes vivant dans le monde, qui n’ont pas l’islam comme religion, et « le blanc par essence non musulman ». L’Africain et l’Asiatique, c’est au pif. Bouddha pour l’un, et le vaudou ou l’animisme pour l’autre ! La bêtise est à ce point profonde. Je me rappelle avoir entendu dans un reportage, en France, des gens parler de musulmans chrétiens, voulant dire « arabes chrétiens ». Ce sont des billevesées que seules la connaissance de l’autre et la curiosité intellectuelle peuvent effacer. Est-ce à dire pour autant que la réalité anthropo-sociologique selon laquelle l’écrasante majorité des adeptes d’une religion l’héritent des leurs ? Non, loin s’en faut. Mais, ceci est une chose, et assigner à une foi un groupe de personnes pour des raisons ethno-géographiques une autre. En attendant, des gens vivent des drames, car ces question de savoir si on peut ou non prier pour son parent non-musulman mort et/ou s’il ira au paradis ou pas, se posent avec acuité dans une France et un monde on ne peut plus métissés, où les mariages de gens de religions différentes sont de plus en plus fréquents. En réalité, un avis – des plus forts existe chez les anciens théologiens musulmans- selon lequel on a le droit de prier pour un mort non-musulman. C’est, au reste, le cas, dans le Coran, de plusieurs messagers, dont Abraham, qui, dans sa vieillesse, a prié pour ses deux parents, bien que non-musulmans, ou, en tout cas, dont on ne sait rien de l’ orientation religieuse. Je sais, un débat existe chez les exégètes musulmans sur qui est le « père » dont il est question dans ses invocations. Je ne vais pas m’éterniser là-dessus. Revenons à la question : A-t-on oui ou non le droit de prier pour un parent non musulman mort ? Je me figure, en vous écrivant, le visage de mon frère Benvenido, à qui j’ai fait cette réponse plus d’une fois. Oui, on a le droit. Et ce n’est pas vrai, il n’y a jamais eu d’unanimité sur la question. Je ne sais plus quel exégète le rapportait cet avis, comme un avis isolé. Pourtant, il est loin d’être l’avis de 4 poilus et deux tondus, parmi les jurisconsultes musulmans. Et ce, n’en déplaise à l’imam al-Nawâwi, qui emprunte au juge ‘Iyâd une unanimité prétendue des savants musulmans sur l’interdiction de prier pour un mort non-musulman. En effet, au sein de l’école shaféite, des propos existent qui montrent que l’avis de l’école est plutôt que c’est permis. C’est, indiscutablement, l’avis d’aussi grands noms de l’école shaféite qu’al-Khtîb al-Shirbînî (m en 977 H), al-Qalyûbî (m en 1069H), al-Barmâwî (1106 H), al-Bajîrmî (m en 1221H), al-Shibrâmullasï (m en 1087H), al-Jamal (m en 1204 H) etc. Il ressort de là deux choses. La première est que les gens se contentent de rapporter les avis connus des écoles auxquelles ils prétendent appartenir sans jamais aller au-delà de ce qui leur est dit. L’autre est que nous devons impérativement mettre de l’humain dans l’abord des questions du salut des personnes. Les théologiens musulmans (mutakallimûn) sont beaucoup plus nuancés que les vendeurs de rêves et de prêt-à-penser que sont certains prédicateurs des temps modernes, disant au grand public ce qu’il veut entendre. Notamment, lorsqu’on vit une période de faiblesse, après avoir été à la pointe de la technologie et des sciences. Dans son épître Fayçal al-tafriqa, al-Ghazzâlî dit que toute personne qui entend mal parler de l’islam et ne l’embrasse pas ira au paradis, parce que naturellement l’homme est fait pour aimer le beau et détester le laid. D’autres, tels que l’imam Dâwûd al-Dhâhirî, ou encore le juge Abd al-Jabbâr, comme le rapporte l’auteur du Tahbîr, et al-‘Ambarî estiment que ce qui compte, pour avoir le salut, dans l’au-delà, c’est de seulement être dans la quête de la vérité. Pas d’y parvenir obligatoirement. Ainsi a-t-on la catégorie de ceux qu’on appelle « Kâfir al-dunya » que je traduis par « non-musulman de ce bas-monde », à savoir une personne qui, par exemple, ne prie pas comme les musulmans, ne fait rien comme eux, mais est dans ladite quête. A sa mort, on la considère comme non-musulmane, dans le sens où on ne lui fait pas les rites réservés aux musulmans, en termes de lavage, d’orientation dans la tombe, etc. Mais, il n’est pas exclu qu’il aille au paradis. Encore une fois, le bon sens et l’humanité doivent être notre gouvernail face au flot d’informations et d’interdits que Google et les réseaux sociaux nous amènent continuellement. Cultivons le beau, l’humain, l’empathie en nous. Soyons moins catégoriques dans nos réponses. Doutons de ce que nous avançons, car le sage est celui qui s’étonne de tout, comme disait Gide. « Nous méritons plus qu’Abraham de douter », aurait dit le Prophète. Des traditions du Prophète nous devons retenir ce qui est beau, car cadrant avec sa création parfaite et surtout avec le Coran. Quant à des propos qu’on lui apparente, comme celui rapporté par l’imam Muslim disant qu’aucun musulman n’entrera au paradis sans qu’à sa place en Enfer Dieu ait mis un chrétien ou un juif, ou celui recueilli par Ibn Hajar al-haytamî, dans ses Fatâwas hadîthiyya disant que quand on n’a pas de quoi donner comme aumône, qu’on maudisse les juifs, parce qu’aux antipodes du Coran, ils doivent être considérés comme apocryphes. Et ce, quand bien même ils sont dans tel recueil authentique. Et n’oublions pas un principe fondamental en islam : « Personne n’ira en enfer pour ne pas avoir maudit les autres ».
L’apprentissage des disciplines scientifiques par la langue maternelle est une nécessité pour le développement scientifique véritable d’une société. Je ne parle pas d’une maigre récolte d’une poignée d’individus qui auront acquis des outils, essentiellement d’ordre réthorique, pour mystifier des foules. Je vous parle d’un développement d’une culture scientifique à l’échelle de la société et impliquant les aspects essentiels de sa vie quotidienne. Une culture scientifique capable de couver les esprits les plus défavorisés socialement, et leur donner la chance de s’exprimer sur le terrain de la créativité. Je vous parle de la seule voie de puissance de nos temps. Je le répète: quand on dispose de la puissance scientifique, on disposera de celle politique, militaire et économique. Il n’y a aucune puissance scientifique sur la terre qui soit militairement lamentable; à partir de là le poids politique devient une conséquence directe. Mais je vous parle également de l’épanouissement de l’esprit humain dont des politiques désastreuses ont privé des masses d’individus. Après avoir discuté de cette problématique avec des gens venant d’origines diverses, de tous les continents, une violente réalité m’a frappé: les cadres africains (plus concernés par la question que quiconque) ont été largement les plus fermés à une telle perspective. Il m’est apparu, après réflexion, que le mal est essentiellement d’ordre mental. L’Européen, par exemple, a été facile à amener au point parce qu’ayant étudié dans sa langue, il disposait d’un point de comparaison. Il voyait l’intégralité de la réalité en question et était donc disposé, quand il n’est animé d’aucune idéologie, à faire la comparaison nécessaire et à voir ainsi le chaos que ça aurait été si le système éducatif dans lequel il a évolué avait eu une base linguistique inadaptée à sa société. La difficulté à comprendre la problématique des langues que rencontre le cadre africain, paradoxalement plus que l’analphabète de la même origine, est largement dû au fait qu’il ne dispose d’aucun point de comparaison, et ce du fait même de son éducation scolaire. Il lui faudra un effort d’en faire abstraction et de se focaliser sur les données de base pour reconstituer une telle réalité qu’il ne verrait que d’une façon hautement biaisée et restreinte s’il restait enfermé dans son parcours personnel. Cet effort indispensable est toutefois extrêmement difficile à réaliser, d’autant plus qu’il y a tout un tas de paramètres de positionnent en jeu. Une pédagogie à leur attention est donc nécessaire.
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