La CVE/VR suit avec beaucoup d’inquiétude le développement de la situation à Boghé et à Bababé. Des manifestations pacifiques organisées, dans ces deux villes, pour réclamer justice pour les 28 militaires négro-africains pendus à Inal en 1990, ont été sauvagement réprimées. A Bababé, ce sont cinq jeunes manifestants qui ont été arrêtés dont deux aux moins ont été délibérément et grièvement blessés par les forces de l’ordre au moment de leur arrestation. Les séances de torture se poursuivraient encore dans les locaux du commissariat de la ville. A Boghé, deux personnes au moins ont été arrêtées. La CVE/VR, tout en exprimant sa solidarité pleine et entière à l’endroit des manifestants, exige : – la libération immédiate et sans conditions des personnes arrêtées et tient les forces de l’ordre responsables de toute atteinte à leur intégrité physique ; – l’abrogation de la loi 93 – 23 du 14 juin 1993 portant amnistie des crimes imprescriptibles de génocide commis contre la communauté négro-africaine entre janvier 1989 et avril 1992 – La CVE/VR rappelle au régime de Mohamed Cheikh Ghazouani que la répression, l’intimidation et la fuite en avent dans le refus du règlement de ces actes de génocide ne feront que creuser davantage le fossé entre nos différentes composantes nationales et mettre en péril l’existence même de notre pays Seul un règlement définitif de la question prenant en compte les devoirs de vérité, de justice, de réparation et de mémoire est à même d’apaiser les souffrances des victimes rescapées et ayant droit et de réconcilier les cœurs.
— Ci-après l’élément média TV Tooba lors la journée culturelle organisée par A.R.D.J.E , l’aile associative Ganbanaaxu Diogountourou en France. Une séance de conférence-débat animée par Messieurs Dr Boubou BA et Dr Djibril DIALLO avec comme modérateur Ibrahim DIALLO (TV Tooba) :
✓ Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 1
🔴 Saviez-vous qu’en 2021 au Mali, des citoyens de certaines localités sont traités d’esclaves parce qu’ils ont eu des ascendants qui étaient « esclaves » suivant des conditions peu connues ? Nous vous informons du cas de l’esclavage par ascendance au Mali !
#msdh #endesclavage #2decembre
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• Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 1 M.Salif KAMARA du Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (RMFP) contribue au partage d’informations sur l’esclavage par ascendance au Mali. #msdh #endesclavage #2decembre.
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✓Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 2
🔴 Nous rappelons que le Mali a ratifié la majorité des instruments juridiques (traités et conventions) régionaux, sous régionaux et internationaux relatifs aux droits humains, qui condamnent fermement l’esclavage et qu’il ne peut y avoir de paix tant qu’ils ne sont pas appliqués dans les normes afin de mettre fin à cette pratique. #msdh #endesclavage #2decembre
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• Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 2 « Il faut des lois qui considèrent l’esclavage comme un crime contre l’humanité »: M.Alioune TINE, fondateur de AfrikaJom Center s’exprime sur cette pratique. #msdh #endesclavage #2decembre
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✓Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 3
🔴Il est plus que nécessaire de prôner la paix, la cohésion sociale et le droit à la liberté pour que chaque malien ainsi que chaque être humain partout dans le monde puissent vivre ensemble et librement.
#msdh #endesclavage #2decembre
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Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 3 Notre troisième intervenant est le président de l’association des ressortissants Mauritaniens pour l’éradication de la pratique d’esclavage et ses séquelles, il nous expose son point de vue et passe un message pour l’abandon de cette pratique. Mr Gaye Traoré #msdh #endesclavage #2decembre
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✓Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 4
🔴Selon ces statistiques, la pratique de l’esclavage est devenue un fléau, elle constitue un frein à l’épanouissement de ceux qui en sont victimes. Nous devons y mettre fin !
#msdh #endesclavage #2decembre
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Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 4 M. Hanoune DIKO, secrétaire général de l’Association des Haratine de Mauritanie en Europe sollicite la campagne et intervient pour partager son parcours dans la lutte contre la pratique de l’esclavage par ascendance. #msdh #endesclavage #2decembre
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✓Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 5
🔴 Les 3 premiers articles du titre premier de la constitution du Mali stipulent tous l’importance de la vie humaine et les mesures à prendre si elle est soumise à des actes qui puissent porter atteinte à son intégrité. Le 19 juillet 2021, des experts des droits de l’homme de l’ONU ont appelé le Mali à prévenir les attaques contre les soi-disant esclaves, affirmant que ces incidents sont en augmentation, avec deux fois plus de personnes blessées cette année qu’en 2020. #msdh #endesclavage #2decembre
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Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 5 Nous passons aux témoignages des victimes. Cheikna Diarra est le porte-parole des personnes déplacées internes de la cité des enfants. Il nous raconte comment ils se sont retrouvés dans cette situation et insiste sur leur envie de retourner chez eux. #msdh #endesclavage #2decembre
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Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 5 Tountou Coulibaly témoigne ! Elle confirme avoir été chassée de sa maison et de son village, elle et sa famille de force. Elle finit par formuler un message d’appel à l’aide, à l’endroit des autorités et de toute la population malienne, pour sortir enfin de cette situation. #msdh #endesclavage #2decembre
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✓Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 6
🔴 Face à cette situation, nous formulons des recommandations. Cette pratique doit prendre fin !
#msdh #endesclavage #2decembre
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Jour 6 – Témoignage Fily Diarra est également victime de l’esclavage par ascendance et réside désormais à cité des enfants. Dans son intervention il précise que le statut de leurs parents ne doit pas projeter sur eux tel un châtiment, et que nul ne doit se servir de la culture pour faire du mal à son prochain. #msdh #endesclavage #2decembre
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Jour 6 – Interview Écoutons ensemble l’avis de M.AboubacarSow, blogueur et prêcheur inter religieux, membre du CCGT ( Comité culturel de la génération des trois testaments) sur la pratique de l’esclavage par ascendance. #msdh #endesclavage #2decembre
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✓ JOUR 7
🔴 Nous arrivons à terme de cette campagne, l’une de nos dernières recommandations est en faveur des victimes, leur prise en charge est primordiale et cela doit être une priorité majeure.
#msdh #endesclavage #2decembre
🔴 À l’endroit des autorités, nous demandons une adoption des lois et une stricte application pour que justice soit enfin faite, pour que les individus traités d’esclaves puissent rentrer dans leurs droits les plus légitimes. #msdh #endesclavage #2decembre
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Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’homme depuis sa création mène des actions de lutte contre l’esclavage et s’assure de la médiatisation de ses actions. Nous vous invitons à visionner un récapitulatif de quelques interventions du Coordinateur National, Mr Boubacar N’djim #msdh #endesclavage #2decembre
Par un post publié sur la page officielle Facebook https://www.facebook.com/92501672621/posts/10159627093157622/ , la représentation américaine en Mauritanie annonce la rencontre entre l’ambassadrice et le député Biram DahAbeid et président des réseaux IRA-Mauritanie, ce jour 24 novembre 2021 à Nouakchott.
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~ Ci-après l’élément média :
« التقت السفيرة كيرشت مع النائب البرلماني ورئيس حركة إيرا السيد برام الداه عبيد لمناقشة آخر التطورات السياسية والاجتماعية في موريتانيا. وركز الاجتماع على مناقشة أفضل السبل لتعزيز حقوق الإنسان ومحاربة العبودية وتحسين الاندماج السياسي في موريتانيا والمنطقة. وإدراكًا منها بأن النضال من أجل العدالة هو معركة عالمية، عرضت السفيرة على السيد برام مشاهدة بعض الأعمال الفنية التي تكرم الانعتاقيين المعروفين في الولايات المتحدة.
L’Ambassadeur Kierscht a rencontré le Député et Président de l’IRA, M. BiramDah Abeid, pour discuter des derniers développements politiques et sociaux en Mauritanie. La réunion s’est focalisée sur la meilleure façon de promouvoir les droits de l’homme, de lutter contre l’esclavage et d’accroître l’inclusion politique en Mauritanie et la sous région. En plus, reconnaissant que le combat pour la justice est un combat mondial, l’Ambassadeur a offert à Biram l’occasion de voir son œuvre honorant les célèbre abolitionnistes américains. IRA Mauritanie »
C’est dans le cadre du programme de recherche-action Esclavage et Migrations Forcées – EMiFo sous la direction de la chercheuse-historienne Dr Marie Rodet de SOAS Université de Londres via un consortium universitaire et d’ONGs, que s’inscrivent ces activités impliquant différents intervenants. Militants anti-esclavagistes locaux et ceux de la diaspora, société civile, journalistes, blogueurs, représentants traditionnels et corps administratifs. L’esclavage par ascendance historiquement sous le sceau d’un tabou, est aujourd’hui un phénomène touché à vif publiquement.
Une prise de conscience d’une certaine ampleur grace à la mobilisation militante courageuse enclenchée depuis 5 ans par le mouvement GAMBANA notamment dans les milieux soninkés en Afrique de l’ouest et les diasporas. Ainsi cette action de formation au plaidoyer organisée du 18 au 22 octobre 2021 à l’USJPB (Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako) de Bamako, visait une mise à jour en techniques de plaidoyer pour les différents acteurs-cibles afin de permettre plus d’efficacité et de réussite dans l’engagement militant contre l’esclavage par ascendance. Après la riche et instructive semaine bamakoise, un Forum de 2 jours (26 et 27 octobre 2021) à Kayes sous le patronage administratif du gouvernorat a permis de produire un document-synthèse des 16 recommandations…Lire https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/10/30/%e2%9c%93forum-de-kayes-du-26-et-27-octobre-2021-les-principales-recommandations-remises-aux-autorites-regionales/ .
La délégation GAMBANA de la diaspora est composée du président d’Armepes-France Mr Gaye TRAORÉ, l’initiateur du forum Ganbanaaxu Fedde (le 5 octobre 2016) et 2 membres de son bureau exécutif Aboulaye TRAORÉ et Koundou SOUMARÉ, de Madame HassaKONATE (RMFP Gambana-Mali) et de cheikh Adama BATHILY, un lettré Juste militant contre les coutumes esclavagistes dans la communauté soninké.
Veillez retrouver différents éléments médias photos et vidéos sur ce périple droit-de-lhommiste et visites auprès de victimes et rescapés (Bamako, Kayes, Diema et Nioro) :
La manifestation a tenu toutes ses promesses. Tous les acteurs impliqués dans le développement de la Wilaya : départements ministériels, administrations déconcentrées, collectivités territoriales, experts, élus nationaux et locaux, société civile, secteur privé, ainsi que les jeunes et femmes étaient présents à l’ouverture de cette manifestation. Pendant cinq jours, ces différents acteurs vont débattre de tous les secteurs de développement de la wilaya avec en toile de fond ; l’élaboration d’un document qui servira de référence auprès des partenaires techniques et financiers en vue de trouver les financements adéquats. Ce document devant être élaboré sera une espèce de répertoire des secteurs porteurs et des priorités en termes de développement. Il se veut consensuel par ce que fruit d’une démarche inclusive et participative qui a vu implication de tous les acteurs. L’objectif de la SCRAPP est de promouvoir le développement économique local, la lutte contre la pauvreté ainsi que la création de richesse et d’emploi.
La cérémonie de lancement a été présidée par la secrétaire Générale du Ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, Mme Zeinabou MintAhmedna qui a souligné que la promotion de la décentralisation et du développement local constitue des axes prioritaires du Gouvernement. Ainsi, l’Etat a créé le Conseil National de la décentralisation et du développement local. Ces reformes structurelles ont constitué le point de départ pour la préparation des stratégies régionales pour le développement. La manifestation est organisée par le conseil Régional du Guidimakha en collaboration avec le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, et celui des Affaires Economiques et de la Promotion des secteurs productifs. A cette occasion, le président du Conseil Régional du Guidimakha, Dr IssaCoulibaly a souligné que cet atelier a pour objectif, d’informer et de sensibiliser les acteurs régionaux sur le processus d’élaboration de la Stratégie de Croissance Régionale Accélérée et de Prospérité Partagée, ainsi que le rôle que chaque acteur devrait jouer, pour faire réussir ce processus. Cet atelier a dit le président du Conseil Régional vise à mobiliser l’ensemble des acteurs régionaux pour accompagner le processus de formulation de la SCARPP ; en mettant à la disposition des consultants les informations pertinentes sur la Région, en partageant leur expériences et en proposant des pistes de réflexion pour le développement de la Région.
Dr Issa Coulibaly a indiqué que des ateliers thématiques sont au menu de la rencontre en vue d’approfondir les débats avec l’ensemble des acteurs, sur la situation socio-économique de la région, les défis, les contraintes et les opportunités pour chaque secteur. Le président du Conseil Régional a salué les efforts consentis par les pouvoirs publics à travers des actions multiformes pour atténuer les effets pervers causés par la pandémie au plan sanitaire mais également socio-économique. Le Maire de Sélibaby, Mohamed VallOuld Mekhallé a salué cette initiative et exprimé sa certitude quant à la traduction en acte des résultats issus des travaux de cet atelier.
Ci-après les recommandations remises aux autorités régionales de Kayes à l’issue du forum du 26 – 27 octobre 2021. La suite pratique d’un atelier de formation au plaidoyer de la semaine du 18 au 22 octobre à Bamako à USJPB, organisé par un consortium ONGs et un partenariat universitaire via le programme « Esclavage et Migrations Forcées – EMiFo » dirigé par Dr Marie RODET. Ainsi d’une synthèse de différentes recommandations émises par la société civile Kayesienne (milieux associatifs, représentants traditionnels, milieux de médias et la jeunesse) et les représentants Gambana (Diaspora et Locaux), un document a été arrêté et remis au chef de cabinet du gouverneur, Mr Amadou DICKO.
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✓Recommandations du Forum de lutte contre l’esclavage, pour le vivre ensemble et la paix au Mali.
Les participants recommandent :
Adoption d’une Loi criminalisant l’esclavage par ascendance (sous toutes ses manifestations sociales et coutumières notamment l’apologie)
Application immédiate de la charte de cohabitation issue du Forum Régional d’entente sociale du 18 août 2021 à Kayes par des arrêtés municipaux, préfectoraux et ministériels.
Plus de synergie d’action entre les acteurs de la société civile et les représentants du Gambana.
Mise en place d’un cadre de concertation et d’alerte au niveau local et régional.
Rédaction d’un rapport semestriel et annuel au niveau régional et national.
Démarches auprès de leaders religieux (Haut conseil islamique et les représentants des chrétiens) pour une prise de position publique contre l’esclavage par ascendance au Mali.
Libre accès aux biens communs (eau, champs..) et la fin des privations de jouissances (embargo social à cause du refus d’esclavage par ascendance)
Prise en charge par les autorités des personnes déplacées victimes du phénomène de l’esclavage par ascendance.
Campagne de sensibilisation en accord avec l’État sur le territoire national.
Nouer un partenariat avec le ministère de l’éducation nationale afin de sensibiliser et d’informer le monde éducatif sur l’esclavage par ascendance.
Intensifier la communication et la sensibilisation à travers les médias à tous les niveaux (par exemple les lieux de cultes)
Forte implication du ministère des maliens établis à l’extérieur dans la sensibilisation de la diaspora pour l’arrêt du financement des conflits intercommunautaires et intracommunautaires.
Appui des autorités (communales, coutumières, religieuses et administratives) à la vulgarisation de la charte de cohabitation pacifique issue du Forum régional signée le 18 août 2021 à Kayes.
Information et sensibilisation de la jeunesse sur le phénomène de l’esclavage par ascendance (causeries, débats, médias, milieux scolaires…).
Implication des jeunes et des femmes dans tous les processus de lutte contre l’esclavage par ascendance.
Organisation des foras sur les conséquences de l’esclavage par ascendance.
La « Maison de Quartier » de la Cité Plage, siège de l’association Traversées Mauritanides à Nouakchott, a accueilli samedi 16 octobre 2021, l’Honorable député Kadiata Malick Diallo et son biographe, Mohamed Lam, auteur de l’ouvrage « Kadiata, une vie de lutte ».
La rencontre s’est déroulée en présence d’un public composé de plusieurs jeunes mais aussi des compagnons de lutte de Mme Kadiata Malick Diallo, ceux avec qui elle a partagé une longue période de combat politique, allant des mouvements clandestins, comme l’AMD ou le MND (mouvement national démocratique), jusqu’au pluralisme politique des années 90. Comme le dira Mohamed Lam, auteur du livre sur Kadiata Malick Diallo, « sa vie est intimement liée à l’histoire politique de la Mauritanie ». Gauchiste jusqu’à la moelle, elle a accompagné le combat de l’opposition dans tous ses fronts, ce qui la pénalisera sur le plan professionnel, que cela soit sous les ornières de l’UFD (union des forces démocratiques), puis sous l’UFD/Ere Nouvelle qui se scindera ensuite en deux parties, avant la création de l’UFP (union des forces du progrès) où elle a continué son combat politique briguant des mandats successifs.
Lors de la rencontre avec le public, le jeune Mohamed Lam, ami intime du défunt fils de Kadiata Malick Diallo, Moussa Bâ, décédé à 27 ans alors qu’il poursuivait des études supérieures en Chine, a souligné que ce qui l’a poussé à faire cette biographie dépasse largement cette relation filiale qui le lie à Kadiata Malick Diallo. Il embrasse un horizon plus vaste fait de respect pour le combat titanesque qu’elle a livré pour se distinguer en tant que figure de proue du leadership féminin en Mauritanie. C’est ce parcours exceptionnel d’une femme qui par son charisme et sa force de caractère, mais surtout son patriotisme et son attachement à un idéal qui tranche avec les prises de position partisane de type identitaire ou communautaire, en symbiose avec ses propres principes, qui l’ont le plus séduit, dira-t-il en substance.
A son tour, Kadiata Malick Diallo a évoqué la démarche entreprise par Mohamed Lam, qu’elle appelle « mon fils », lorsqu’il est venu lui proposer de faire sa biographie et le cheminement intellectuel et historique qui a sous-tendu son ouvrage. Celui-ci, par-delà le portrait qu’il fait d’elle, constitue selon elle, un repère pour tous ceux qui seraient avides de connaître l’histoire politique et social de la Mauritanie contemporaine, mais surtout le message fort qu’elle y a distillé en direction de la jeune génération.
Par la suite, Mohamed Mahmoud Ould Ahmedou dit Jemal, un passionné du patrimoine culturel mauritanien, ainsi que Kane Hadiya, Directeur du Musée National, ont exprimé leur point de vue par rapport à l’ouvrage et au combat de Mme Kadiata Malick Diallo. Ils ont été tous les deux unanimes à saluer l’initiative d’une telle démarche qui a débouché sur cet ouvrage qui retrace le combat d’une femme exceptionnelle, mais surtout l’éclairage qu’il apporte par rapport à un pan de l’histoire de la Mauritanie, dans ses dimensions historiques, biographiques et sociales. L’ouvrage rend surtout hommage à une femme devenue l’icône des Mauritaniens, à travers ses prises de position tranchées et ses interventions efficientes à l’Assemblée, notamment sur les questions nationales, comme la cohabitation, l’unité nationale, la cohésion sociale et la dénonciation des injustices. Une femme qui s’est mise au-dessus des querelles de chapelle entre les partisans de la compartimentation ethnique ou linguistique de la Mauritanie, ont commenté plusieurs intervenants.
Plusieurs jeunes ont pris la parole, comme l’activiste et très dynamique Dieynaba N’diom, ou encore le jeune Tandia, et bien d’autres intervenants.
La rencontre a été marquée par un moment d’échanges intenses et de communion au cours duquel, l’auteur du livre sur Malick Diallo et son héroïne, ont répondu aux questions qui leur ont été posées par l’assistance.
Fraichement rentré au pays après une série d’activités en Europe, le président du mouvement IRA Birame Dah Abeid a tenu le lundi 11 octobre une conférence de presse au niveau de son siège au PK 10.
Le député a abordé d’emblée la question lancinante des concertations nationales en vue, « des concertations entre les différentes composantes de la classe politique et de la société civile que nous attendons avec religiosité et avec un immense espoir », dit-il.
« Une démarche suivie qui soit appropriée et inclusive »
Et de souligner que : « depuis 1978, les mauritaniens courent derrière un pouvoir qui les écoute et qui traite avec sincérité avec le peuple et la classe politique. » Et c’est chose faite et l’espoir que ces concertations soient couronnées de succès a été vivement émis par le conférencier qui a souhaité que la démarche suivie soit appropriée et inclusive.
Abordant la situation qui prévaut, il dira sans sourciller que les mauritaniens ont besoin d’un dialogue, d’une ouverture et d’une attention du pouvoir à leurs problèmes. Et de citer entre autres les inégalités sociales, « les problèmes des populations touchées par le cancer socio-structurel qu’est l’esclavage et celles qui avaient été victimes de l’épuration éthique ».
« Les gabégistes continuent à occuper des postes clés dans la haute administration »
Il a cité aussi l’ampleur de la gabegie, la pauvreté, le chômage et le désespoir suscités par l’échec des services publics avec l’inaccessibilité aux services sociaux de base (Education, Santé, eau potable, routes…)
Cet échec généralisé a, dit-il, été provoqué par la politique de gabegie avec la dilapidation des ressources publiques. Et la gabegie, a-t-il noté, bat son plein. « L’action judiciaire contre Aziz n’a pas été salvatrice et dissuasive pour les gabégistes qui continuent à occuper des postes clés dans la haute administration. »
Cette situation peu enviable n’est pas du goût de la jeunesse qui, selon Birame, est aujourd’hui une jeunesse consciente et éveillée qui aspire à une vie et à une gouvernance meilleure. « Cette jeunesse a les moyens d’investigation et de dénonciation. Il y a possibilité de contestation publique du pouvoir en place mais il y a aussi possibilité de créer le désordre. »
« Nous frôlons le ras-le-bol populaire »
De ce fait le député a lancé un appel au président de la République et à ceux qui l’entourent : « Nous frôlons le ras-le-bol populaire. Les lignes rouges sont en train d’être franchies. Certains responsables gèrent avec insouciance et insolence. Et c’est ce qui a entraîné les problèmes de R’kiz. Le président de la République doit recevoir le pouls direct du peuple. Des mesures d’urgence doivent être prises. Avec la montée des prix, les foyers ne mangent plus à leur faim et basculent dans le désespoir. La vie est chère M. le président.»
« Le pôle IRA-RAG est engagé à soutenir ce dialogue »
Le président du mouvement abolitionniste a réitéré l’engagement du pôle IRA-RAG et sa disposition à soutenir ce dialogue qui pourrait permettre au président de la République « de voir son nom inscrit en lettres d’or dans l’histoire du pays en permettant aux acteurs de s’asseoir sur une même table et régler les problèmes du pays. » « Et pour que ce dialogue réussisse, ajoute-t-il, il faut qu’il soit entamé et conduit avec équité et clairvoyance. Il faut que tous les pôles soient pris en considération. Doivent également être prises en considération les mouvances que les pôles vont identifier. »
« Les engagements pris dans le cadre de l’accord tripartite doivent être respectés »
De l’avis de Birame, ces concertations doivent aussi concerner les ONG les plus en vue de la Société Civile, celles des Veuves et des Orphelins. Et d’ajouter que les rescapés des événements antérieurs doivent être prioritaires. La question des déportés rentrés au pays doit être réglée et les engagements pris dans l’accord tripartite (Mauritanie-Sénégal- HCR) doivent être respectés. Et l’Etat doit ramener ceux qui sont restés au Sénégal et au Mali. « Ce problème doit être réglé à la racine et définitivement. »
« La question des terres est fondamentale pour la cohabitation »
Autres chantiers soulevé : « Les dossiers de la gabegie et le système judiciaire qui est accaparée par une seule communauté à travers sa culture et sa langue. Beaucoup de justiciables ne connaissent pas la langue et il n’existe pas d’interprétariat digne de ce nom. »
L’esclavage agricole a été également a été abordé : « la question des terres est fondamentale pour la cohabitation. Elle est régie par un système féodal et moyenâgeux, un système comparable à celui des Faisandas de l’ancien Brésil. »
« Le problème de la proportionnelle doit être réglé sincèrement »
Sur le point concernant la gouvernance démocratique, Birame a parlé de la Proportionnelle. A ce sujet, il met en jarde le président : «Je souhaite que Ghazouani accepte de poser ce problème pour qu’il soit réglé sincèrement. Pourquoi cette course contre la montre du Conseil des ministres pour créer de nouvelles moughataas. Le président ne doit pas accepter que ses proches l’entrainent vers l’abolition de la proportionnelle aux législatives. Ça y ressemble beaucoup. L’UPR veut que la proportionnelle soit éliminée. Mais on doit l’élargir aux régions de Nouakchott et aux municipalités. »
« Le pouvoir était revenu sur la réforme importante du vote militaire »
Birame a par ailleurs parlé du vote militaire qui avait déjà connu une avancée significative, affirme-t-il. Ainsi les militaires votaient un jour avant le scrutin. Mais en 1993et 1994, ce vote n’avait pas été totalement favorable à l’Etat, c’est pourquoi le pouvoir était revenu sur cette réforme importante.
« En 2014, j’ai eu 7000 votes militaires et en 2019, il n’y avait aucune voix militaire pour moi. Dans les bureaux où se déroulait le vote militaire, les urnes avaient été bourrées. Donc il faut que cette situation soit revue. »
« Le pouvoir doit accepter la compétition »
L’autre grand morceau, selon Birame, c’est le système démocratique. « Le pouvoir doit accepter la compétition. Le pouvoir de Maaouya avait refusé d’accepter la compétition avec AC sous prétexte que dans ce parti il n’y avait pas toutes les composantes. AC avait été interdit. Et pourtant d’après la constitution, les Haratines sont des Maures. Il y a eu le même problème avec IRA et le parti RAG en 2010 et 2013. On prétend que dans le mouvement IRA, il n’y a pas une représentativité de toutes les communautés. C’est ridicule. C’est un problème grossier. Quand on dit que IRA-RAG ne peuvent pas être reconnus car il n’y a pas la composante arabe et pourtant il y a Birame, il y a Oumar Ould Yali. Cela est indéfendable devant l’ONU et la communauté internationale.
« Si le gouvernement mauritanien élimine le RAG qui va le concurrencer ? »
Les mauritaniens ne peuvent pas continuer à régler leurs comptes à leurs adversaires et compétiteurs politiques par des décisions arbitraires. Si le gouvernement mauritanien élimine le RAG qui va le concurrencer ? Même avec des coalitions, seul le RAG peut avoir un score en 2 chiffres. De ce fait, tous les observateurs savent qu’il n’y a pas de démocratie quand on élimine le principal adversaire et j’espère que Ghazouani va régler cet imbroglio créé par Maouya et Aziz. »
L’association Armepes-France (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Éradication de Pratiques de l’Esclavage et ses Séquelles) a tenu son assemblée générale ce jour à la Bourse du travail de Saint-Denis en région parisienne. Depuis de nombreux mois à cause de la situation sanitaire liée à la covid-19, cette rencontre tant attendue ne pouvait pas se tenir aisément. Le bureau exécutif (BE) dont le mandat de 4 ans avait pris fin il y a quelques mois, gérait la continuité militante de l’association provisoirement. Aujourd’hui c’est chose faite avec la reconduction par vote d’acclamatation de Monsieur GayeTRAORÉ pour un deuxième mandat de président par l’assemblée générale.
L’association Armepes est fondée en 2010 et milite pour des réformes sociales au sein de la communauté soninké où sévissent certaines tares coutumières et sociales liées à l’esclavage par ascendance. Une grande mobilisation militante transnationale en milieux Soninkés est en cours depuis octobre 2016, date de la création du forum WhatsApp Ganbanaaxu Fedde par GayeTRAORÉ (SG d’Armepes-France à l’époque). Forum d’échanges et de sensibilisation pacifique à succès qui a donné naissance au mouvement international Ganbanaaxu Fedde anti-esclavagiste et contre les discriminations criantes dans les milieux Soninké en Afrique et dans la diaspora.
Heureux mandat au président Gaye et son équipe collaboratrice. Plus de Paix et de Concorde autour de valeurs d’Égalité, de Citoyenneté et de RéelleFraternité au sein de nos communautés et de nos pays.
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