✓ Mauritanie | Déclaration des sept Partis d’opposition

L’arrivée au pouvoir de Mohamed Cheikh Ghazouani en 2019 avait suscité un espoir de renouveau au sein de larges couches populaires comme au sein de la classe politique et de la société civile, éprouvées par dix ans d’une politique de pillage systématique, de répression et de chasse aux sorcières contre les opposants. Les déclarations d’intention généreuses et l’atmosphère propice créée suite au climat d’apaisement politique entre pouvoir et opposition avaient fait espérer un changement dans le traitement des problèmes structurels et d’autres conjoncturels, qui menacent dangereusement l’existence même de la Mauritanie.
Après deux ans d’exercice du pouvoir, force est de reconnaitre que les espoirs sont déçus, que la rupture souhaitée n’est pas au rendez-vous, et que la crise multidimensionnelle dans laquelle se débat le pays reste entière.
En effet, le Pays demeure confronté à des défis majeurs, au premier rang desquels se situe celui de l’unité nationale qui reste un vœu pieux ; unité nationale mise à mal par des politiques étatiques de discrimination et d’exclusion sur la base de l’appartenance ethnique et raciale. L’exclusion de la composante négro-africaine prend des proportions d’une telle ampleur que la diversité ethnique et culturelle du pays s’en trouve quasiment remise en cause. L’esclavage et ses séquelles, malgré la batterie de lois criminalisant cette pratique d’un autre âge, continuent de gangréner l’ensemble des composantes de la société mauritanienne. La composante haratine, qui n’en est que la face la plus visible, est massivement maintenue dans l’ignorance la plus totale et continue d’être exploitée comme masse laborieuse. Enfin, les couches les plus démunies de la communauté beydane rejoignent peu à peu les exclus du système. De fait, le reflexe du repli identitaire, engendré par les politiques publiques, qui s’est particulièrement illustré avec les dernières élections, est plus exacerbé que jamais, minant ainsi profondément les fondements mêmes du pays.
D’autres problèmes, non moins aigus, continuent de freiner le progrès de notre pays. Il en est ainsi du clientélisme et du tribalisme, érigés en mode de gouvernance, de la gabegie et de la corruption dans toute leur ampleur. Les prix des denrées de première nécessité flambent au point que beaucoup de mauritaniens souffrent terriblement et n’arrivent même plus à assurer leur pitance quotidienne. Le système éducatif, en totale déliquescence, attend toujours la réforme devant réhabiliter l’école publique et républicaine. Les rues de nos centres urbains sont devenues des terreaux de la délinquance et du banditisme, livrant le citoyen à l’insécurité la plus totale. Le secteur de la justice, -fléau du pays et symbole par excellence de l’injustice, dans sa composition comme dans son fonctionnement – demeure plus que jamais inféodée à l’exécutif. La gestion de la pandémie de la Covid-19 engloutit des ressources financières énormes dans l’opacité la plus totale. Les experts en matière de changement climatique alertent, en vain, sur les dangers encourus par Nouakchott avec la montée du niveau de la mer. La capitale, qui ploie sous le poids des ordures, souffre également de l’absence d’un réseau d’assainissement digne de ce nom. On assiste, par ailleurs, depuis quelques temps, comme par glissement, à la restriction des libertés publiques et l’étouffement de toute forme de protestation par la répression. Enfin, l’espoir de tenir un véritable dialogue, pour résoudre durablement les questions d’intérêt national, s’envole au vu des déclarations récentes du Président de la République à l’hebdomadaire Jeune Afrique.
Face à la gravité de la situation, Nous, coalitions et partis politiques de l’opposition démocratique, nous sommes retrouvés, dans un élan patriotique, pour en faire une appréciation commune en vue d’alerter sur les dangers qui planent sur notre pays.
En conséquence de quoi, Nous :

1 – Tirons la sonnette d’alarme et appelons le gouvernement du Président Mohamed Cheikh Ghazouani à prendre conscience des dérives et dangers qui nous guettent ;


2 – Insistons quant à la prise de mesures urgentes et immédiates pour l’élimination de toutes les formes de discrimination et d’exclusion dans les politiques étatiques ;


3 – Exigeons l’application rigoureuse de la loi dans la lutte contre l’esclavage et ses pratiques associées ;


4 – Invitons le Gouvernement à s’engager dans une lutte volontariste contre la gabegie et la corruption;


5 – Demandons au Gouvernement d’alléger les souffrances des populations en exerçant un contrôle rigoureux sur les prix des denrées de première nécessité;


6 – Appelons le Gouvernement à lutter efficacement contre l’insécurité, neutraliser les réseaux de la drogue et apporter la quiétude aux populations.


Enfin, les Coalitions et partis d’opposition signataires de la présente déclaration, soucieux de l’édification d’un état de droit et attachés à l’ancrage de la démocratie, en appellent à un sursaut patriotique et à la responsabilité de tous pour l’organisation d’un dialogue national inclusif, serein et sérieux permettant de dépasser cette situation porteuse de tous les dangers, en vue de la refondation du contrat national sur la base de l’équité et d’une véritable justice sociale.

Nouakchott le 16/08/2021

✓ Les Signataires :
Al Moustaqbel
APP
CVE
CVE/VR
Parti Mauritanien pour la Défense de l’Environnement
RAG
RNRD – Tawassoul

©️ Crédit source : https://news-rim.com/2021/08/16/declaration-des-sept-partis-dopposition/

✓Afghanistan | Le retour éclair des Talibans au pouvoir.

© Élément média – Page FB Al Jazeera english

Ce 15 août 2021, tous les médias internationaux et les réseaux sociaux assistent avec une certaine surprise à l’écroulement du pouvoir du président Ashraf Ghani. Ce dernier est annoncé en fuite et les forces du mouvement politico-religieux « Les talibans » ont cerné la capitale Kaboul et se sont emparées rapidement du palais présidentiel.

Les partisans de Mollah Umar décédé en 2013 avaient été chassés de la direction du pays en 2001. Dans la foulée guerrière de l’Amérique de George Bush fils frappée par les attentats du 11/09/2001, l’Afghanistan a été occupé et remis à un régime politique dit démocratique très laborieux et boiteux. Beaucoup de temps, d’argent, de matériel et d’humain ont été mobilisés pour contenir en vain les résistances afghanes notamment talibanes opposées à la domination étrangère. Ainsi 20 ans après , on peut interpréter la substance d’un proverbe attribué aux Afghans qui dit « Vous avez la montre, nous avons le Temps« . La montre a eu une heure qui s’écoulait d’octobre 2001 à août 2021. Durant cette Heure de 20 ans, il y a eu 2 mandats du messianique Bush fils (8 ans), 2 mandats du normalien Obama (8 ans), un mandat du turbulent Trump (4 ans) et quelques mois du vieux Biden (8 mois). Et le Temps afghan au sens de l’esprit du proverbe suit son naturel cheminement dans l’Histoire de ce pays. Avant les américains et leurs alliés (l’OTAN) de notre époque, il y a eu les impérialistes anglais au 19 ème siècle et les soviétiques courant 20 ème, les résistances tenaient vaillamment et finissent toujours par se libérer de l’emprise de la domination étrangère. Le nouvel ordre étatique taliban serait-il une continuation de ce qu’ils faisaient à partir de 1996… jusqu’à 2001 ou plutôt une autre dynamique pour instaurer un État responsable et pragmatique en étant flexible idéologiquement dans la géopolitique internationale..!? À suivre…

© KS pour le BLOG

✓Manifestation Ganbanaaxu Fedde 14/08/2021 devant l’ambassade RIM à Paris. | La déclaration [Vidéo]

🔴 TOUS CONTRE LES VIOLENCES SUR LES DESCENDANTS D’ESCLAVES DANS NOS VILLAGES AU GUIDIMAGHA (MAURITANIE).

✓Notre Déclaration par Monsieur Samba Fofana , le vice-président Armepes-France

Le 31 juillet 2021 à #Dafort dans la région du Guidimagha, monsieur Samba Moussa Koné (47 ans) militant anti-esclavagiste du mouvement Ganbanaaxu Fedde, a été sauvagement lynché, assommé et ligoté comme un animal dans un guet apens orchestré par un clan familial issu des milieux féodaux défenseurs des coutumes esclavagistes sur place. Les images atroces de ce forfait abject sur lui ont fait le tour du monde entier, prises et diffusées dans les officines des réseaux sociaux notamment WhatsApp proches du camp féodalo-esclavagiste soninké.

Le seul tort de monsieur Koné est d’avoir rejeté les assignations discriminatoires liées à l’esclavage par ascendance dans la communauté soninké. Ainsi sa famille et d’autres familles dans différentes localités villageoises sont visées par diverses atteintes à leurs droits fondamentaux de citoyens notamment par des expropriations de terres, des privations de certains services du domaine public, d’autres pressions sociales et d’harcèlements judiciaires.

Aujourd’hui l’objet de notre manifestation se veut une énième alerte destinée aux hautes autorités de notre pays, au président de la République Mohamed Cheikh El-Ghazouani en personne sur une situation sociale d’une extrême gravité autour des problématiques liées à cet esclavage coutumier dans la communauté soninké au Guidimagha. Avant la criminelle agression sur notre frère Samba Moussa Koné, il y’a eu d’autres événements gravissimes comme le tir à fusil sur 2 jeunes d’une vingtaine d’années Diadie Aly Traoré et Bakary Sankhare à Hamedallaye, l’agression violente par Moto sur notre tante Madjigui Moctar Coulibaly (61 ans) à Hassi-Chaggar et la lâche attaque sur notre sœur Assata Dicko (40 ans) à Danguerimou il y a quelques semaines . Nous dénonçons cette série de violences graves sur nos paisibles parents qui se sont levés pour retrouver leur dignité humaine et sociale dans la communauté.
Ainsi nous appelons :

à une prise en compte sérieuse de la question par les autorités administratives et judiciaires avec l’application effective des lois pour garantir l’état de droit entre tous les citoyens quel que soit l’endroit sur notre territoire,
• qu’une attention aiguisée soit portée aux réseaux de soutiens de cette idéologie sociale de l’esclavage par ascendance dans la diaspora notamment en France. Leurs discours de haine et d’incitation à la violence via WhatsApp contre les familles qui rejettent les humiliantes coutumes dans les villages, ont une grande responsabilité dans ce qui se passe dans nos terroirs.

Paris 14 août 2021

ARMEPES-France et Partenaires (Réseaux Ganbanaaxu Fedde)
✓Notre site web : https://www.ganbanaaxufedde.com/

– Photo Reportage :

Le décryptage de la tournée de Biram Dah Abeîd au Guidimakha | Par Abdalahi Sassine

Le mensonge est séduisant et fascinant. Il est également brillant et éloquent mais seulement de manière éphémère comme une mauvaise herbe dans un verger.

Aidez-moi à me retrouver. Je n’en peux plus. On m’a toujours fait comprendre qu’il n’y a pas d’esclavage chez les soninkés au Guidimakha. Il y a juste ces dernières années un mouvement extrémiste qui s’emploie à créer la zizanie au sein de la société. J’y ai cru bêtement.

Désormais, je renonce à cette assertion. Et pour cause, j’ai suivi sur Facebook la visite du député et président du mouvement abolitionniste, IRA chez les Soninkés dans la wilaya du Guidimakha.

Les images forcent l’estime de l’homme qui a changé de discours et trouvé un interlocuteur attentif, en la personne du président de la république, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Au Guidimakha, ces cinq dernières années sont marquées par une espèce de big bang social caractérisé par le réveil de la majorité silencieuse appelée esclaves. Au début, l’Etat a fait semblant de ne rien entendre. Ensuite, elle a essayé de faire l’arbitrage en faisant fi des lois du pays pourtant particulièrement sévères sur les pratiques esclavagistes. Et après, il mord à l’hameçon des soninkés : la corruption. Conséquence le droit ne sera jamais dit. Les pauvres populations s’entredéchirent et s’organisent à soudoyer l’administration locale qui trouve la situation « appétissante ».

Contre toute attente.

Voilà un député qui fait cavalier seul en allant à la rencontre des populations pour les entendre sur une problématique devenue sérieuse du fait qu’elle impacte négativement un segment du vivre-ensemble et l’unité nationale : l’esclavage coutumier.

Dans d’autres démocraties, c’est l’assemblée nationale forte de sa légitimité et de sa stature de conglomérats de représentants du peuple qui se saisit de cette question aux relents de défense des droits humains puisse qu’il s’agit de la dignité humaine dont il s’agit. Mais hélas !

Je disais alors que j’ai été roulé dans la farine, en croyant naïvement à ce que me disaient mes amis soninké du Guidimakha sur la question de l’esclavage.

Mais quand, je regarde l’aura de l’accueil réservée à Biram Dah Abeîd, je comprends aisément là où se situe la vérité.

Cet accueil est digne de celui d’un chef de l’Etat. Celui qui a brigué au chiffrage universel. Celui qui gouverne et dirige le pays. Il offre les postes ministériels et est dépositaire de la force publique et de tous les avantages y afférents : il tient les cordons de la bourse.

Un président de la république avec sa position jouit de tous les pouvoirs. Ainsi ses partisans peuvent mobiliser les foules par les mécanismes que nous connaissons tous. Mais la conviction et la sincérité ne sont pas là : C’est le piège de la mise en scène.

En revanche, les images que j’ai vues montrent des populations déchainées et libérées accueillant Biram Dah Abeîd comme un libérateur. Elles traduisent la vérité et le mal être des populations victimes de l’arbitraire.

Pendant les réunions aux allures d’audiences foraines, les anciens esclaves se relaient devant le député : chacun raconte son histoire et son calvaire lié au foncier.

C’est ahurissant ! Mais où est la république ? A quoi servent toutes nos lois votées contre l’esclavage ? Le silence de l’Etat est coupable et complice. C’est le moins qu’on puisse dire.

En revanche, la démarche du Président du mouvement abolitionniste est salutaire et constitue un cours magistral dispensé pour servir la démocratie et l’Etat de droit.

Abdallahi Sassine

©️ Crédit source : https://initiativesnews.com/le-decryptage-de-la-tournee-de-biram-dah-abeid-au-guidimakha/

« ✓Quelques moments forts de la visite du député #Biram #Dah #Abeid au #Guidimagha (Août 2021) » [Vidéo] sur YouTube

Le député mauritanien Biram Dah Abeid et sa délégation composée de cadres du mouvement anti-esclavagiste IRA-Mauritanie et du parti RAG effectuent une visite de prise de contact dans 2 régions du Sud mauritanien (Gorgol et Guidimagha). Ces dernières heures , quelques rencontres chaleureuses ont eu lieu de Tachott à Selibaby. Séances d’accueil du public en liesse , de rencontres d’explications et d’écoute, et prise en charge des doléances à l’occasion. Ce matin du 10 août 2021, il a rendu visite à Selibaby au militant anti-esclavagiste soninké Samba Moussa Koné lâchement lynché et assommé par des extrémistes féodaux dans le village de Dafort le 31 juillet 2021, lire https://cridem.org/C_Info.php?article=747569 .

Pour rappel, le leader abolitionniste avait été empêché par l’ancien pouvoir mauritanien en mai 2017 d’entamer une visite similaire dans la région du Guidimagha où couvent d’innombrables problématiques criantes liées à l’esclavage par ascendance dans les villages soninkés.

✓ Suivre quelques photos de la visite :

L’esclavage par ascendance au Guidimagha (Mauritanie) : un membre de la communauté Ganbanaaxu violemment agressé par une bande issue des clans féodaux à Dafor.



Ce 31 juillet 2021 à Dafort dans la commune du même nom (Département de Ould Yenge au Guidimagha) , monsieur Samba Moussa Koné a été violemment agressé par une bande d’éléments féodalo-esclavagistes . Il s’est rendu dans son champ pour s’assurer que le gel judiciaire en cours depuis Avril 2018 est toujours de mise à la tombée des premières pluies de la semaine. Arrivé sur place, il a trouvé un jeune homme en train de semer, et il lui demande ses motivations sur cette situation. Le jeune homme ne voulant rien comprendre, monsieur Samba Kone a essayé d’enregistrer la terre en semence pour preuves destinées au dossier judiciaire. Aussitôt le jeune homme s’attaque à lui et un groupe d’hommes rôdant aux entours se seraient rués sur lui avec machettes et d’autres outils. Il a subi plusieurs blessures sur la tête et au niveau des membres en se défendant vaillamment face à une lâcheté gravissime des assaillants. Selon les dernières nouvelles, les gendarmes sont arrivés sur la place et procèdent aux premières auditions. Le blessé a été pris en charge par le centre de santé local. Parmi les nombreux suspects agresseurs, seuls 3 éléments ont été appréhendés par les gendarmes. Ces derniers affichent une certaine docilité quasiment complice face à la situation d’une telle gravité.

Nous souhaitons prompt rétablissement au blessé . Nous réitérons nos alertes aux hautes autorités mauritaniennes, le président de la République en personne Mohamed Ould El-Ghazouani sur une situation d’extrême gravité qui couve en milieux soninkés du Guidimagha autour de l’esclavage par ascendance. Les milieux féodaux soninkés du Guidimagha très haineux et agressifs par le discours apologétique jusqu’alors envers les familles qui rejettent les humiliantes coutumes esclavagistes dans les villages, se disent s’inspirer de leurs compères féodalo-esclavagistes du Mali pour passer aux violences physiques. Pour rappel un sit-in avait été tenu auprès de la Présidence à Nouakchott le 28 juillet dernier pour attirer une énième sonnette d’alarme sur les tensions, lire la communication d’alerte https://cridem.org/C_Info.php?article=747470.

Les signalements récurrents auprès des autorités locales sont sans effet conséquent, aujourd’hui une lourde responsabilité concernant la vie de notre frère se porte au niveau des cercles administratifs et judiciaires.

L’opinion publique nationale et internationale est prise à témoin plus que jamais.

Dafort 31 juillet 2021

La communauté Ganbanaaxu Dafort

🔴 Regardez « Le Sit-in #GANBANAAXU 28/7/2021 à Nktt contre les coutumes esclavagistes soninkés. » [Vidéo] | La Déclaration adressée aux autorités mauritaniennes.



✓ALERTE SUR LES VIVES TENSIONS AUTOUR DU FONCIER RURAL DANS LES VILLAGES SONINKÉS DU GUIDIMAKHA

Declaration :

Le Collectif des Associations de lutte contre les Pratiques de l’Esclavage en milieu Soninke , à travers le mouvement Ganbanaaxun Fedde, engagé depuis plusieurs années pour des réformes sociales en milieu soninké, saisit cette manifestation citoyenne pour alerter les pouvoirs publics sur les situations de tensions graves qui couvent dans plusieurs collectivités à l’approche des premières pluies dans au sein des villages Soninké du Guidimagha notamment autour de la question foncière.
En effet depuis bientôt quelques années , quand les communautés autrefois traitées comme esclaves ont décidé de rejeter l’ordre féodal qui les assigne un statut inhumain et dégradant contraire aux préceptes de notre sainte religion et aux lois de la république , les lobbies féodaux Soninké se sont ligués pour sanctionner toutes les personnes qui appartiennent à ce mouvement d’émancipation en les empêchant d’d’exploiter les terres que pourtant leurs aïeux ont défriché, entretenu et mis en valeur sans interruption depuis des lustres.
Depuis bientôt 3 ans , la plupart de ces braves populations particulièrement vulnérables , qui ne disposent que de ces terres pour leur survie et celle de leur familles , ne peuvent plus exploiter les terres qu’elles ont dument hérités de leur parents pour la simple raison qu’elles ont désormais refusé de faire partie d’un système féodal qui les réduit en sou- hommes sans voix ni droit dans leur propre pays.
Malgré les nombreuses plaintes introduites au niveau de l’administration judiciaire, ces braves populations sont aujourd’hui désemparées car les décisions de justices jusque-là rendues sont favorables au lobbies féodaux car elles gèlent les terres et empêchent ces populations nécessiteuses d’y accéder pour leur survie et celle de leur enfant alors que les lobbies féodaux eux n’ont jamais exploités ces terres objet de confit. Ils se plaisent à voir ses terres gelées pour le simple plaisir de faire souffrir d’autres populations pour assouvir leur égos de domination insensé et inhumain .
Suite à cette situation inédite dans un pays de droit et de surcoit musulman nous , Mouvement Ganbaanaxu Fedde

Réaffirmons avec un grand regret que l’esclavage coutumier ou dit par ascendance demeure encore une réalité indubitable dans l’environnement et le tissu social et sociétal soninké même en ce début de 21ème siècle.
A cet effet , nous rappelons aux pouvoirs publics que nous tenons à nos terres arables héritées de nos ancêtres depuis plusieurs décennies quelque soit les provocations et les intimidations répétitives venant de certains lobbies réactionnaires accrochés aux mentalités moyenâgeuses du féodalisme qui sont parrainés par des responsables politiques de haut niveau.
Face à l’éventualité des tensions futures, nous attirons l’attention de nos pouvoirs publics pour qu’ils prennent les mesures préventives nécessaires afin de faire l’économie de situations conflictuelles inutiles.


Le Collectif des Associations de lutte contre les pratiques de l‘esclavage en milieu Soninké considère que les gel des terres de cultures décidé par l’administration compétente constitue une double sanction contre les groupes d’anciens esclaves qui d’une part les prive de leur terres mais aussi accentue leur vulnérabilité et du coup renforce le camp des lobbies féodaux qui se délectent de leur victoire tachée du sang de leur concitoyens sans défenses.
Ainsi, nous demandons à nos hautes autorités politiques et judiciaires de bien vouloir :

• Ordonner l’arrêt immédiat du gel de nos terres ancestrales par l’administration et la possibilité de pouvoir les exploiter le plutôt possible pour assurer la sécurité alimentaire de nos familles respectives
• S’assurer de l’application stricte et sans partie pris de la loi foncière à travers son ordonnance 83. 127 du 5 juin 1983 et de son décret d’application N° 2000-089 du 17 juillet 2000 abrogeant et remplaçant le décret N° 90.020 du 31 janvier 1990 portant application de l’ordonnance 83. 127 du 5 juin 1983 relative à la réorganisation Foncière et domaniale
Notamment :


ART.2.- L’Etat reconnaît et garantit la propriété foncière privée qui doit, conformément à la Chariâa, contribuer au développement économique et social du pays.


ART.3.-Le système de la tenure traditionnelle du sol est aboli.

Le Collectif des Associations de lutte Contre les Pratiques de l’Esclavage en Milieu Soninké

Contact : 222 46455504 ou 336951738

©️ Crédit source : Réseaux Ganbanaaxu Fedde Mauritanie

✓Regardez « Le député Sidney Sokhna (Upr) sur la Loi adoptant la double nationalité en RIM🇲🇷 » [Vidéo]

• Cet élément média en lien youtube vient de la séance du parlement, une adresse du député Sidney Sokhna (Upr)

Le 16 juin 2021 , un projet de loi gouvernemental https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/06/16/le-communique-des-ministres-du-16-juin-2021-un-projet-de-loi-adopte-sur-la-double-nationalite-ami/ en Mauritanie visant une modification de certaines dispositions de la loi sur la Nationalité. Notamment la reconnaissance de la double nationalité. Ce 27 juillet à l’Assemblée nationale, après certains amendements (avec l’opposition, parti majoritaire en commission) , la dernière version rend possible au mauritanien d’acquérir d’autres nationalités sans incidence restrictive sur ses droits fondamentaux de citoyens de plein droit sauf quelques incompatibilités (Président de la République, président de l’Assemblée nationale, premier ministre, les ministères régaliens et les commandants de forces armées et de sécurité).

🔴 L’Esclavage par Ascendance au Mali : La CNDH organise une rencontre d’échange sur le phénomène avec l’appui de ses partenaires (CNDH-MALI)



La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), en partenariat avec le PNUD et le Haut Commissariat aux droits de l’Homme, a organisé le 26 Juillet 2021 à l’hôtel de l’Amitié un atelier d’échange et de validation de l’étude sur L’esclavage par ascendance au Mali, particulièrement dans la région de Kayes.

La cérémonie d’ouverture de cet atelier était présidée par le Président de la CNDH M. Aguibou BOUARE qui avait à ses côtés les représentants du PNUD et du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme au Mali.

Plus de 30 personnes des structures partenaires de la CNDH et des organisations de la société civile ont pris part à cet atelier.

L’objectif général de cette rencontre était non seulement de présenter les résultats obtenus dans la lutte contre cette pratique ignoble, mais aussi l’examen du projet de stratégie nationale de lutte contre l’esclavage par ascendance. Il s’agissait également de partager les résultats de différentes études sur l’esclavage faites au Mali, en vue de recueillir les observations, les suggestions et recommandations des participants à l’atelier.

Cet atelier visait aussi à présenter et discuter les résultats de l’étude et du projet de stratégie nationale de lutte contre l’esclavage ; faire le point sur les différentes études sur l’esclavage réalisées ou en cours de réalisation par différentes institutions et organisations au Mali ; recueillir et compiler les observations et prendre en compte les suggestions et recommandations des participants et des partenaires.

Depuis 2016, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et la Division des droits de l’Homme et de la protection (DDHP) de la MINUSMA, représentation du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme au Mali, ont organisé plusieurs missions de surveillance des droits de l’homme, des activités de plaidoyer auprès des autorités maliennes à l’effet de présenter l’ampleur de ce phénomène et ses implications sur les droits civils et politiques, et les droits économiques sociaux et culturels de plusieurs communautés, et individus particulièrement dans la Région de Kayes.

Le symposium sur la situation des droits de l’homme au Mali organisé par la CNDH avec l’appui technique et financier de la DDHP a permis de confirmer l’ampleur du phénomène. C’est dans ce cadre que la CNDH, avec l’appui du PNUD et du HCDH, a décidé de réaliser une étude pour faire l’état des lieux de la situation des personnes victimes de l’esclavage dans la région de Kayes, à la lumière des engagements internationaux du Mali, afin de proposer une Stratégique Nationale de lutte contre l’esclavage par ascendance.

La présente rencontre a été un espace d’échange autour des résultats de cette étude et de la Stratégique Nationale de lutte contre l’esclavage par ascendance (SNLEA). Elle permettra en outre de faire le point sur les autres études réalisées ou en cours de réalisation sur ce sujet.Les participants se sont réjouis de cette initiative et ont fait des recommandations pertinentes que le Consultant s’est engagé à intégrer dans la version définitive de l’étude.

La rédaction

©️ Crédit source : Post FB CNDH-Mali du 27 juillet 2021 https://www.facebook.com/1574272752719250/posts/2509221202557729/

✓Birame préconise la révision du plan urbain de Nouakchott et la loi sur les symboles de l’Etat (Initiative news)

Au cours d’une conférence de presse tenue ce matin à Nouakchott dans son siège à l’Ilot K, le député et président du mouvement IRA Birame Dah Abeid a évoqué tour à tour l’anarchie consacrée par le plan urbain de Nouakchott et la fameuse loi sur les symboles de l’Etat qui défraie actuellement la chronique en Mauritanie.

« 1 million d’habitants pour 7 millions de terrains à usage d’habitation »

Pou lui il convient d’agir pour exécuter un plan urbain clair qui est une nécessité dit-il dans une capitale d’environ 1 million d’habitants pour 7 millions de terrains à usage d’habitation.

Cette situation marquée par une inflation de terrains, s’explique selon le député par la spéculation foncière. Et parallèlement on trouve des milliers de personnes qui squattent les rues, les espaces publics et les bâtiments en chantier à Tevrak Zeina, Soukouk, au Ksar Nord…

Ces espaces sont occupés par des citoyens sans revenus, des travailleurs manuels…

Il s’agit d’un phénomène inhumain qui doit disparaitre car il ternit aussi l’image de la capitale.

Ces habitants doivent être relogés dans des zones loties et bénéficier des services sociaux de base et de l’aide publique.

Birame a annoncé le lancement la semaine prochaine d’une vaste campagne de sensibilisation et un appel dans ce sens a été lancé à l’Etat, la Société Civile, les partis politiques, et toutes les forces vives qui sont invitées à soutenir cette opération.

Abordant le second thème à l’ordre du jour, le président du mouvement IRA a d’emblée salué la loi sur la double nationalité pour laquelle il a lutté. C’est une bonne chose poursuit-il pour nos communautés installés à l’étranger qui ont souffert de l’absence de la double nationalité et notamment ceux installés dans l’espace CEDEAO dont certains avaient renoncé à leur nationalité mauritanienne pour pouvoir bénéficier des avantages de leurs pays d’accueil.

«La liberté d’expression doit être préservée »

Parlant de la loi sur les symboles Birame estime qu’elle est grave pour la liberté d’expression. De ce fait elle doit être revue car la liberté d’expression doit être préservée. Il préconise la promulgation de deux lois, l’une sur la liberté de la presse et l’autre sur la diffamation qui est un phénomène récurrent dans les réseaux sociaux et qui s’explique par le fait que certains n’ont pas pu résister à la concurrence et se faire une place dans les paysages m médiatique et politique.

Ainsi poursuit le député, aujourd’hui beaucoup de gens contrairement à nous ont peur de donner leur opinion de peur d’être lynché par les réseaux sociaux. Dans tous les pays existent une loi sur la diffamation. On ne doit pas mettre tout le monde dans le même sac.

Répondant à une question concernant le message qui s’en prend à la mère du président Ghazouani diffusé par Hassan Aba de IRA Belgique Birame s’en désolidarise et affirme que ce message ne représente pas IRA Belgique. Il ne représente que son auteur. Et d’expliquer que les différents mouvements de IRA dans le monde sont régis par les lois des pays d’accueil et ils ne dépendent pas de IRA Mauritanie avec qui ils ont des relations morales.

En conclusion Birame a salué l’ouverture du président Ghazouani. Avant son avènement au pouvoir, la presse et les réseaux sociaux n’étaient pas libres. Ils étaient de son avis contrôlés par l’ancien régime.

Bakari Gueye

©️ Crédit source : https://initiativesnews.com/birame-preconise-la-revision-du-plan-urbain-de-nouakchott-et-la-loi-sur-les-symboles-de-letat/