L’édition 1 du tournoi de football intervillages organisé par l’association Uvds-Ganbanaaxu a pris fin hier 19 juin 2021 à Nouakchott. La finale a opposé l’équipe de Sabouciré à celle de Hassi-Chaggar. Cette dernière a été victorieuse à l’issue des tirs au but (3 – 2) car le score final du match était de 1 – 1.
• Ci-dessus quelques éléments vidéos de l’événement :
A Bamako où il séjourne actuellement, le député et leader du mouvement IRA et de la lutte anti-esclavagiste, BirameDahAbeid a lancé aujourd’hui 12 juin un appel pressant à l’endroit des hommes et femmes du monde épris de paix et de liberté pour se lever afin de mettre fin à l’apartheid, à l’esclavage et à toutes les formes d’exploitation de l’homme par l’homme.
Birame qui a tenu une conférence de presse en compagnie de représentants de plusieurs ONG africaines pour dénoncer le phénomène de l’esclavage au Mali et ailleurs sur le continent.
Cette rencontre s’est tenue à « la Cité des Enfants », un bâtiment public scolaire où dit-il se sont réfugiées des populations esclaves (plus de 400 personnes) ou traitées comme telles par les groupes dominants des régions de Kayes et de Koulikoro au Mali.
Il a ajouté que depuis que l’éveil anti-esclavagiste a gagné les populations serviles du Mali, dans ces régions et dans d’autres, les groupes esclavagistes qui ont bâti leur vie sur l’esclavage, ont entamé des vendettas, de répressions et de punitions contre ces populations pacifiques.
Dans son argumentaire le député mauritanien a déploré la mort de 4 personnes tuées dans lesdites régions par ceux qui souhaitent maintenir les chaînes de l’esclavage. Et parmi les bourreaux révèle-t-il il y a des députés et des membres du Conseil National de la Transition (CNT).
C’est dit-il des africains rendus esclaves par des africains ce qui donne une image de ce que nous vivons en Afrique.
Il s’agit poursuit Birame d’un esclavagisme ancestral qui sévit dans toutes la sous-région Ouest-Africaine et du Sahel-Sahara. Dans ces régions, la stratification sociale remonte aux empires du Mali, du Ghana et du Tekrour et des périodes avant l’indépendance, des périodes allant de Soumaoro Kanté, de Soundjata Keita à Modibo Keita, Mok tar Ould Daddah et les périodes qui s’en ont suivies. Toutes ces périodes ont été marquées par la possession d’africains par d’autres et par la chosification des individus, a noté le président du mouvement IRA.
“Les pères de l’indépendance n’ont pas balayé devant leurs portes”
Selon Birame, les intellectuels africains se sont battus contre la traite atlantique et le commerce triangulaire, le colonialisme, l’apartheid, et contre les travaux forcés orchestrés par l’homme blanc mais ironie du sort aujourd’hui, en juin 2021 s’insurge-t-il, les grands leaders africains ont leurs statues qui côtoient les victimes de l’esclavage, les émigrés de l’esclavage.
Pour lui ces leaders africains qui ont mené des guerres d’indépendance, des révolutions, n’ont pas balayé devant leurs portes et ce qui se passe actuellement sur le continent n’est que la face visible de l’iceberg.
Aujourd’hui dit Birame avec ce qui se passe Mandela, N’Nkrumah… vont se retourner dans leurs tombes.
Pourquoi s’interroge le leader de IRA, ces pères de l’indépendance n’ont pas combattu cette monstruosité qu’est l’esclavage noir, l’apartheid noir que nous continuons à vivre encore aujourd’hui ?
Et de poursuivre qu’il s’agit ainsi d’une véritable déclaration de guerre de tous ces mots au sein des sociétés africaines.
Il faut dit-il que les africains de cette région du Sahel-Sahara commencent à démystifier l’esclavage qui est ancré dans nos sociétés et qui est légitimé par l’histoire, par l’idéologie et par l’instrumentalisation de la religion.
Cet esclavage intra-africain dit-il sévit à grande échelle.
Création prochaine d’une ligue internationale pour la lutte contre l’esclavage
Le chef de file du mouvement IRA a annoncé la création prochaine d’une ligue internationale pour la lutte contre l’esclavage e qui sera constituée des organisations des Droits de l’homme qui travaillent dans ce domaine.
Cette ligue aura pour principal objectif de traquer les dirigeants comme ceux du Mali (juges, députés, hommes politiques, militaires…) qui ont soutenu le génocide contre des populations réduites en esclavage, à Kayes et à Koulikoro.
Au moment où on a les effigies des grands révolutionnaires comme Modibo Keita Sékou Touré, N’Kwamé N’Nkrumah qui ont créé l’OUA, sous leurs yeux et à titre posthume il y a des enfants africains réduits en esclavage par leurs frères parce qu’ils n’ont pas accepté de travailler comme esclaves et d’accepter cette condition inhumaine et dégradante. Quel grand paradoxe quand on sait que l’Afrique a passé des décennies à crier contre le colonialisme et la domination de l’homme blanc. Alors que voilà qu’aujourd’hui on assiste à l’apartheid des noirs contre des noirs, des maliens contre des maliens, des mauritaniens contre des mauritaniens. Et cela se passe aussi au Niger, au Tchad, au Soudan, au Burkina Faso, au Sud de l’Algérie, en Libye et un peu partout en Afrique.
Les auteurs de génocide seront ainsi poursuivis par les tribunaux internationaux.
Birame assure que dorénavant la guerre sera totale contre les esclavagistes au sein des sociétés africaines.
L’Afrique est très malade d’elle même, dit-il, de ses coutumes, de ses idéologies de ses mentalités. Elle est malade de son élite qui a toujours été esclavagiste ou complice de l’esclavage.
Enfin prévient-il, les esclaves sont les plus nombreux, les gens castés sont les plus nombreux, ils vont se réveiller et nous les réveillerons.
Avec la naissance programmée de la ligue internationale pour la lutte contre l’esclavage, le député et leader de la lutte contre l’esclavage Birame Dah Abeid qui a posé des actes indélébiles, a secoué l’establishment et est parvenu à déstructurer le système traditionnel et féodal dans son pays entend dorénavant mettre à contribution son expérience, sa marche à pas forcés et son aura internationale au service du continent.
✓ Mali Bamako – Clichés d’affiche de certaines personnalités ayant pris part au forum régional pays G5_associatif autour des problématiques de l’esclavage dans nos pays | 8 juin 2021
On retrouve Mr AliouneTine Expert Onusien des droits humains, Mr BiramDahAbeid Président des réseaux IRA-Mauritanie, DiaguilyMaroKenoute, Responsable du RMFP Ganbanaaxu_Mali , Mr BoubacarN’djim , Président de Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’homme et d’autres représentants antiesclavagistes maliens (Temedt) et nigériens
Alakhbar – Le professeur AhmedSalem Tah Elema a trouvé la mort, à la suite de coups de poignard reçus d’un gang criminel à El Haye Idari, relevant de la moughataa de Toujounine, dans la wilaya de Nouakchott Nord.
Le défunt revenait d’une épicerie proche de son domicile, d’où il s’est procuré certains besoins domestiques. S’engageant dans une petite ruelle menant vers le domicile, il fut intercepté par la bande et poignardé à mort.
Retrouvé gisant dans un bain de sang par les voisins, il a été évacué dare-dare à l’hôpital avant de rendre l’âme en cours de route.
Les dernières semaines ont été marquées par une escalade des vols et des cambriolages ainsi que des agressions à l’arme blanche, ayant causé la mort de plusieurs personnes, notamment dans la ville de Nouadhibou.
Le ministre de l’intérieur et des Chefs sécuritaires s’étaient d’ailleurs rendus quelques jours après à Nouadhibou, dévoilant pendant leur séjour un plan de lutte contre l’insécurité et la criminalité.
Un livreur Uber Eats a été agressé ce dimanche soir alors qu’il venait récupérer une commande dans un restaurant à Cergy (Val-d’Oise). Le livreur aurait été agressé et insulté par un homme d’origine maghrébine. Une habitante a filmé la scène et publié les images sur Instagram. « Il l’a traité d’esclave, il l’a fait saigner. Voilà son sang qui est parterre là », peut-on entendre dire la témoin dans la vidéo. « Je suis Algérien, je vais te n*quer ta mère », crie l’agresseur présumé.
La police a annoncé ce lundi matin l’ouverture d’une enquête judiciaire d’initiative afin d’identifier l’auteur et établir les faits.
« Quand je pense qu’en 2021 certains maghrébins pensent qu’ils sont mieux que les Noirs , ça me choque… J’ai été bouleversée de voir qu’un Noir se faisait tabasser sous mon immeuble, juste pour sa couleur de peau. Si je n’avais pas appelé la police ou mis ma tête par la fenêtre, il aurait pu perdre la vie. Et dire qu’il venait juste chercher une commande dans un restau. Quand je vois des Algériens dire qu’ils nous ont vendu comme du bétail, je me rends compte qu’il y a encore du chemin à parcourir. », a écrit la témoin en légende de son post.
Les images choquantes ont fait le tour des réseaux sociaux et ont été relayées sur le compte Instagram de la Ligue de Défense Noire Africaine, l’organisation anti-raciste dénonce un acte négrophobe et demande « une proposition de loi en urgence » pour contrer la montée du sentiment anti-noir en France, s’appuyant sur des chiffres du Service central du renseignement territorial.
Cet incident raciste survient alors que mercredi, Yusufa, un jeune homme d’origine guinéenne a été victime d’un crime présumé raciste. Le père de famille de 26 ans a perdu la vie, froidement poignardé par un groupe d’hommes arméniens à Saint-Etienne (Loire). Les images insoutenables ont été diffusées sur les réseaux sociaux. Une marche en hommage au défunt se tiendra ce samedi 5 juin dès 14H, la procession partira de la rue Colette à Saint-Etienne.
Le Président de la République, Monsieur MohamedOuldCheikhEl Ghazouani, a supervisé, vendredi à Nouakchott, la cérémonie du lancement officiel d’une assurance maladie complète et gratuite pour 100 000 ménages les plus pauvres.
A cette occasion, le Président de la République a remis des cartes d’assurance maladie gratuite à certains bénéficiaires issus des différentes wilayas du pays.
L’opération constitue la concrétisation l’engagement du Président de la République de rehausser le niveau des ménages les plus pauvres et les plus vulnérables, et de leur faciliter l’accès aux services de base y compris les services sanitaires de qualité.
L’objectif de ce programme est de faire bénéficier cent mille ménages pauvres, soit environ six cent vingt mille personnes d’une assurance maladie gratuite.
Les prestations couvertes par l’assurance maladie complète et gratuite sont :
✓ Les soins ambulatoires : Préventions, consultations, traitements et les services auxiliaires ;
✓ Les soins hospitaliers : Consultations, Chirurgies, traitements et services
✓ Les évacuations pour soins nécessaires listés ;
✓ Les listes des spécialités et des actes médicaux et paramédicaux ;
✓ Les appareillages ;
✓ Les frais des transports médicaux.
Ce premier lot de bénéficiaires comprend environ cent sept mille individus, y compris les personnes vivants avec un handicap ou une maladie chronique.
Le processus d’intégration de ces ménages cibles à l’assurance maladie Gratuite et complète se poursuivra pour couvrir l’ensemble des 100 000 ménages ciblés d’ fin de 2021.
Notons que l’Assurance maladie est considérée comme l’un des principaux leviers du développement économique et social des nations, car elle permet aux bénéficiaires d’accéder aux services de santé, de limiter les dépenses liés aux traitements en cas de maladie de l’individu, de renforcer la cohésion sociale et réduit les inégalités et les disparités sociales et leurs conséquences négatives.
La cérémonie de lancement officiel s’est déroulée en présence du Premier ministre, des présidents des institutions constitutionnelles nationales, des membres du gouvernement, de certains membres du corps diplomatique et d’un grand nombre d’invités.
🟢 Une attestation attribuée par les organisateurs MSDH et RMFP de la conférence du 22 mai à Bamako, pour les modestes efforts de communication via notre BLOG autour de cet événement important pour les droits humains. Merci au frère et camarade Boubacar NDJIM et ses partenaires. Moi influenceur…!? C’est trop dire lol…😂
Élément Media reportage sur la conférence du 22 mai 2021
✓Une reconnaissance dédiée à nos camarades et parents « invisibles » qui affrontent vaillamment divers harcèlements, privations et intimidations dans les localités soninké (au Mali, en Mauritanie, au Sénégal et en Gambie) avec une certaine complicité de nos autorités publiques parce qu’ils refusent les coutumes esclavagistes et féodales. Une grande pensée aux victimes de Djandjoumé, feu tonton MountakhaDiarisso et ses camarades martyrs sauvagement assassinés par des extrémistes féodalo-esclavagistes dans la nuit du 1 septembre 2020 : https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F
Dans le cadre de la lutte contre l’esclavage au Mali le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (R.M.F.P) en partenariat avec le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H) organise une conférence débat autour de la question. Etaient présents à La 1ere Edition de la conférence sur l’esclavagisme des institutions nationales et internationales, la Commission Nationale des Droits de l’Homme, les membres des organisations de la société civile, les confessions religieuses les organisations de la diaspora et les organisations de femmes etc. Il s’agit de : Mr le Gouverneur du District de Bamako ; Mr le Conseiller Spécial de la Cour Constitutionnelle du Mali ; Mr le Conseiller Spécial du Premier Ministre du Mali Mr le Conseiller Spécial du Président du Conseil National de Transition du Mali Mr le Représentant du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux du Mali ; Mr le Représentant du Ministre de la Réconciliation Nationale du Mali ; Mr le Représentant du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile du Mali ; Mr le Représentant du Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales du Mali; Mr Le Président de la Commission loi du Conseil National de Transition du Mali ; Mr le Directeur Régional de Bamako de la Police Nationale du Mali ; Mr le Directeur Régional de Bamako de la Gendarmerie Nationale du Mali ; Mr le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Mali (O.A.M); Mr Le Représentant des Syndicats de la Magistrature du Mali (SAM et SYLIMA) ; Mr le Représentant du Chef de la délégation de l’Union Européenne au Mali (U.E) Mr Le Chef de Division de la Mission des Nations Unis pour la stabilisation du Mali (MINUSMA); Mr le Président de la Commission Vérité Justice et Réconciliation du Mali (C.V.J.R) Mr le Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Mali (CNDH) Mr Le Coordinateur Campagnes et Mobilisation d’Amnesty International Mali Mrs Les membres du cadre de concertation des Organisations de défenses des Droits de l’homme au Mali Mr Le Président du Comité d’organisation du Dialogue National Inclusif du Mali (D.N.I) Mr Le Représentant du Haut Conseil Islamique du Mali (H.C.I.M) Mr le Coordinateur des Chef de quartiers de Bamako Mme La Présidente du Conseil de fonds d’indemnisation des victimes de la Cour Pénal International au Mali ; Mr Le Président du Barreau Pénal International (B.P.I) ; Mr Le Vice-Président du Barreau Pénal International (B.P.I) Mme La Directrice Exécutive de l’Association des Jeunes pour la Citoyenneté Active et la Démocratie (A.J.C.A.D) Mrs Les responsables des Coordinations et membres du Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme(M.S.D.H) ; Mrs Les responsables des coordinations et Membres du Rassemblement Malien pour le Progrès et la Fraternité (R.M.F.P) ; Mr Le Président de la Coalition Nationale de la Lutte contre l’Esclavage au Mali (CONALEM) ; Mr le Président de la fédération Internationale et Nationale des KULUBALITON ; Mme la Présidente de la Fédération Nationale des handicapés du Mali ; Mme la Coordinatrice du Projet Esclavage et Migrations Forcées ; Mr Le Président de la Coordination des Organisations Africaines de lutte contre l’esclavage (C.C.E.S) ; Mr Le Président de l’Association Sénégalaise des Soninké pour l’Egalité et le Progrès (ASSEP SENEGAL) ; Mr Le Représentant de l’ONG Organisation pour la Réflexion, la formation et l’éducation à la Démocratie et au Développement (ORFED Mali) ; Mr le Secrétaire General de l’Association pour la Consolidation de la Paix, le Développement, la Protection et la Promotion des Droits Humains (TEMEDT) ; Mme la Présidente de l’ONG l’Association pour la Promotion Juridico-Economique de la Femme et de l’Enfant (PROMODEF) ; Mr Le Représentant du Directeur Scientifique du Laboratoire d’Études et de Recherche en Droit, Décentralisation et Développement Local (LERDDL) ; Le Représentant de la Maison de la presse du Mali. Et Beaucoup de grandes personnalités de l’Etat ont faits acte de présence à cette conférence. De ce fait beaucoup de résolutions ont découlés de cette conférence historique.
✓LES RESOLUTIONS ISSUES DE LA CONFERENCE DU 22 MAI 2021 DE BAMAKO:
Informer et sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur l’existence de la pratique ; Appliquer les résolutions issues du Dialogue National Inclusif (D.N.I) à propos des pratiques liées à l’esclavage par ascendance au Mali dans la région de Kayes ; Ne plus appeler ou traiter quelqu’un d’esclave ; Informer et attirer l’attention de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (C.E.D.E.A.O) et l’Union Africaine (U.A) sur des faits concernant tous les villages soninkés de la zone Ouest africaine ; Mettre en garde contre d’éventuels troubles ethniques ; Demander aux communautés concernées d’éviter la stigmatisation ; Inviter l’Etat et la société civile à travailler dans l’information et la sensibilisation des communautés concernées ; Bâtir un monde respectueux de l’espèce humaine, sans considération de races, d’ethnie ou autre en organisant des assises nationales dans le pays soninké ; Rejeter toutes formes de coutumes de promotion de l’esclavage par ascendance par exemple le LAADA (qui signifie la charte ancestrale en Mandingue) qui oblige les descendants d’esclaves à travailler pour leurs maitres ; Abolir l’esclavage coutumier ou esclavage par ascendance par circulaire, ordonnance ou décret dans un premier temps avant la loi ; L’arrêt immédiat d’agressions sexuelles sur les femmes des descendants d’esclaves; Inciter les acteurs de la chaine pénale du Mali à appliquer le code foncier et domanial pour l’appartenance des terres cultivables; Expliquer aux chefs des villages concernés de respecter les décisions de justices car nul n’est au-dessus de la loi ; Inviter les administrateurs civiles à plus d’impartialités dans le règlement de ces conflits ; Accompagnement des victimes à travers la saisine de la Cour Pénal International ; Organiser dans les plus brefs délais une rencontre de haut niveau par visio-conférence entre les initiateurs de cette conférence et le bureau exécutif du Barreau Pénal International ; Demander au Barreau Pénal International (B.P.I) de se constituer comme défenseur des victimes des pratiques à l’esclavage par ascendance auprès de la Cour Pénal International pour dénoncer cette pratique en vue de les indemniser ; Demander au Barreau Pénal International (B.P.I) de saisir le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme pour accentuer les communications visant à stopper toutes les atrocités liées à cette pratique ; Inviter les partenaires techniques et financiers du Mali à apporter leur soutien dans le cadre de la lutte contre l’esclavage au Mali ; Accélérer tous les dossiers en souffrance des victimes auprès des juridictions compétentes ; Faire le plaidoyer notamment pour l’adoption de la loi contre l’esclavage par ascendance au Mali tout en cherchant les raisons du blocage autour de cette loi ; Faire une proposition de projet de loi et le soumettre à l’Etat ; Mettre les victimes à l’aise en leur offrant une tribune pour raconter les pratiques inhumaines auxquelles elles ont été confrontées ; Sensibiliser les victimes à recourir aux moyens juridiques légaux pour réclamer leurs droits ; Mettre en place une commission pour le retour des déplacés dans leurs villages respectifs avec le concours des partenaires techniques et financiers ; Mettre un mécanisme de prévention des tortures sur l’espèce humaine auprès des autorités compétentes ; Production d’un rapport mettant l’accent sur la lutte contre l’esclavage par ascendance chaque trimestre par les initiateurs de la conférence du 22 Mai 2021 de Bamako ; Impliquer d’avantage les acteurs politiques dans la résolution de ce conflit intercommunautaire en vue de mieux cerner la question de l’esclavage ; Mettre l’accent sur l’implication des leaders religieux pour lutter contre la pratique de l’esclavage ; Que l’Etat fasse une condamnation sans précèdent à travers un communiqué sur toutes les atrocités liées à cette pratique pour élucider sa position; Obliger à l’Etat à faire reconnaitre cette pratique par tous les chefs des villages concernés par risque de ne pas être exposés à des sanctions; Mettre à la disposition des acteurs de la chaine pénale des moyens techniques, humains et financiers dans l’accomplissement de leurs missions Inciter Les magistrats à se servir des instruments internationaux ratifiés par le Mali pour réprimer les auteurs et les faits relatifs à la pratique de l’esclavage ; Sensibiliser les acteurs de la chaine pénale à faire preuve de bon discernement lors des qualifications des infractions découlant de la pratique de l’esclavage par ascendance ; Punir tous les acteurs de la chaine pénale qui monnayent les procédures des justiciables liées à la pratique de l’esclavage par ascendance ; Faire en sorte que le Mali transpose les instruments juridiques internationaux auxquels il a souscrit, dans son système interne, car l’applicabilité desdits instruments passe forcément par l’utilisation de ces instruments juridiques ; Les acteurs de la chaine pénale doivent plus utiliser ou appliquer les traités et conventions ratifiés par la République du Mali ; Faire en sorte de rencontrer le Président de la Transition, le Premier ministre de la Transition et le Président du Conseil National de Transition dans les prochains jours pour la présentation des résolutions et la proposition du projet de loi issues de la conférence du 22 Mai 2021 sur l’esclavagisme au Mali. Inciter les Etats dont le phénomène de l’esclavagisme est présent de tout mettre en œuvre pour l’éradication sans condition de cette pratique d’une autre époque ; Mettre en place un mécanisme de suivi et de contrôle de ces résolutions qui aura pour objectifs d’apprécier les résultats obtenus à court, moyen et long terme.
FAIT A BAMAKO LE 22 MAI 2021 POUR LE COMITE D’ORGANISATION
✓La Présidence de la République annonce un remaniement ministériel
• Nouakchott, 26/05/2021
La Présidence de la République a annoncé, en date de ce jour (mercredi, ndlr), un remaniement ministériel, en vertu d’un décret, et sur proposition du Premier ministre.
Aux termes de cet aménagement les personnalités suivantes ont été nommées :
Ministre de l’Education nationale et de la Réforme du Système éducatif : Mohmed Melainine Ould Eyih ;
Ministre de la Santé : Sidi Ould Zahaf ;
Ministre de la Fonction publique et du Travail : Camara SaloumMohamed ;
Ministre de la Transformation numérique de l’Innovation et de la Modernisation de l’Administration : Abdel Aziz Ould Dahi ;
Ministre des Pêches et de l’Économie maritime : DyOuldZein ;
Ministre de l’Agriculture : SidinaOuldSidiMohamedOuldAhmedEly ;
Ministre de l’Élevage : LemrabottOuldBennahi ;
Ministre du Commerce, de l’Industrie, de l’Artisanat et du Tourisme : NahaMintHamdiOuldMouknass ;
Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle : TalebOuldSidAhmed ;
Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire : Sid‘ AhmedOuldMohamed ;
Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement : MohamedElHacenOuldBoukhreiss ;
Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : AmalSidiCheikhAbdallahi ;
Ministre de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Relations avec le Parlement, Porte- parole du gouvernement : MoktarOuldDahi ;
Ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille : NahaMintHarouneOuldCheikhSidiya.
Les rapports entre humains sont aujourd’hui régis par les textes internationaux, communautaires er nationaux. L’article 1er de la déclaration universelle des droits de l’homme disposent : « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. » Ainsi, la déclaration met à égalité tous les hommes sans distinction de race, de sexe, d’appartenance ethnique, de profession, de culture, de religion ou pour tout autre motifs. La civilisation humaine a donc atteint un degré qui doit amener chaque individu à refuser les inégalités quel que soit son origine. Nous saluons les initiateurs de la conférence de Bamako.
La communauté soninké de la sous-région Ouest africaine garde jalousement des coutumes ancestrales aux antipodes de ces textes novateurs dont les prescriptions ont facilité l’équilibre du monde depuis le début de la deuxième moitié du 20ème siècle. Elles conservent certaines coutumes communément appelés « LAADA » dont l’application aboutit à l’instauration de la suprématie d’une race dite supérieure sur une autre inférieure.
Cette société dite supérieure est composée comme suite : • Les chefs de village • «Les maudis» marabouts • «Les mangous» juges Ce système rétrograde a marqué le fonctionnement de la société depuis des temps très anciens mais la nouvelle génération la supporte de moins en moins et cette conception féodale de la société favorise régulièrement des tensions. Le refus de cette soumission des classes naguère inférieures et ses conséquences ont poussé des membres issus de plusieurs habitants du villages soninkés à mettre en place «l’Association pour l’Egalité et le progrès des Soninkés » (ASSEPS) qui regroupe les soninkés du Sénégal et ceux de la Diaspora. Ce groupement a intégré un mouvement international appelé «GAMBANAKHOU» qui veut dire EGALITE en langue Soninké. Il réussit des membres de la communauté répartis géographiquement entre les Etats suivants : Mali, Mauritanie, Gambie, Guinée Bissau, Guinée Conakry.
C’est dans le cadre de la recherche de solution que l’ASSEPS, la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (MSDH) et le Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (RMFP) décidé d’agir par la sensibilisation afin de trouver des solutions dans la paix et le respect mutuel. Ce point de presse vise donc à alerter et à informer les autorités, la communauté national et internationale sur l’existence de pratiques aux antipodes des normes élémentaires de respect des droits de l’homme. Le quotidien de certains membres de la communauté soninké catalogués «castes» est rythmé par des brimades, des vexations et de privations de droits. A titre d’exemple, dans plusieurs villages, ces derniers sont même interdits de postes de responsabilités au sein de la Société.
Cette vie en communauté est en déphasage avec le progrès de l’humanité, les engagements internationaux et communautaires du Sénégal ainsi que les textes internes garantissant les droits fondamentaux des citoyens Sénégalais. C’est pourquoi l’ASSEPS, la RADDHO, le MSDH et le RMFP : ✓Mettent en garde contre d’éventuels troubles ethniques ✓Demandent aux communautés d’éviter la stigmatisation ✓Invitent l’Etat et la société civile à travailler dans l’information et la sensibilisation des communautés concernées.
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