Le Paris Saint-Germain est heureux d’annoncer la signature du premier contrat professionnel de Djeidi Gassama. L’attaquant de 16 ans est désormais lié au club de la capitale jusqu’au 30 juin 2023.
Né à Niélaba en Mauritanie, le 10 septembre 2003, Djeidi Gassama a effectué ses premiers pas dans le football au FC Mantois, à Mantes-la-Ville, dans le département des Yvelines. Le jeune ailier a intégré le Centre de Formation du club en 2019 en provenance du Stade Brestois.
Cette saison, Djeidi Gassama (8 buts et 3 passes décisives en 20 matches) a contribué au beau parcours de l’équipe U17 des Rouge et Bleu en championnat de France. Les U17 nationaux du Paris Saint-Germain étaient leaders du championnat (groupe A) avec 8 points d’avance sur leur dauphin, Lens, au moment de l’arrêt définitif des compétitions (20e journée). Le club félicite Djeidi pour ce premier contrat professionnel et lui souhaite une carrière pleine de succès sous le maillot du Paris Saint-Germain.
Le Rénovateur Quotidien – Selon un arrêté ministériel fixant la date des examens, concours nationaux et réouverture de l’école le tableau de bord réparti t les dates ainsi qui suit : la session normale du bac est prévue du 19 au mardi 22 septembre 2020.
La session complémentaire les 26 et 27 octobre 2020. Le Bepec les 28, 29 et 30 septembre 2020. Les compositions de fin d’année du 19 au 23 octobre 2020. L’entrée en 6ème les 1er et 2 octobre 2020. Enfin les compositions de passage : 19 au 23 octobre 2020. Les ouvertures prochaines sont envisagées selon la logique du processus en novembre 2020.
Après quelques mois de repos, coronavirus oblige, cet ordre fourni par un planning exceptionnel appelle à des mesures draconiennes pour prévenir contre les risques de propagation du virus dans le pays. Dans un environnement toujours précaire, le coronavirus est présent et impitoyable.
L’école est un point névralgique où la vigilance doit être renforcée. Notre environnement scolaire présente des facteurs à risque à tous les niveaux. Des effectifs pléthoriques, des salles mal équipées, sans air conditionné, où l’insalubrité expose à toutes sortes de pathologies. Comment gérer des milliers de vies humaines qui viennent d’horizons et milieux sociaux différents sur toute l’étendue du territoire national sans mettre en place des dispositions de prévention et de riposte adaptées au contexte de la covid.
Faudrait-il dans ce dispositif déployer des équipes chargées de faire passer des tests covid à tous les élèves et personnel enseignant et encadreur ou se limiter aux consignes de lavage des mains et des mesures barrières dont le suivi mérite surtout d’être régulé par des messages de proximité. De quels moyens matériels humains et pédagogiques dispose –t- on pour circonscrire le champ de la population scolaire et limiter les dangers.
Vouloir organiser les examens dans les conditions d’avant covid, c’est ouvrir des brèches béantes au virus frivole. Jusque-là les autorités en charge de l’école restent dans des vieilles évidences en se complaisant dans le discours général qui ne s’adossent sur aucune stratégie pour présenter aux mauritaniens les recettes adaptées à l’environnement général de la reprise des classes.
Il faut constituer l’armature sécurisante pour ne pas jeter les élèves en pâture au spectre d’une pandémie aux désastres imprévisibles. C’est la stratégie le plus laborieuse à laquelle le gouvernement doit au plus vite s’atteler pour mettre la famille scolaire en confiance et partant prouver la capacité de nos experts à trouver des réponses aux questions que chacun se pose.
Il est vrai que la meilleure stratégie ne garantit nullement un risque zéro. La plus efficace doit appuyer un protocole de reprise des classes basé sur des normes qui tiennent la route. Car le chemin est parsemé d’embuches…
IRA – Mauritanie et le Parti RAG solidaires du Président Samba Thiam
Dans la soirée du 10 au 11 juillet, le président des Forces Progressistes du Changement (FPC) Monsieur Samba Thiam, a été victime d’une agression. Sa résidence a été attaquée avec une violence inouïe dont l’objectif apparent était d’intimider. Les malfrats se sont attaqués au câble électrique reliant sa maison au réseau SOMELEC ce qui a endommagé le mur de l’édifice et pouvait provoquer un incendie dans le domicile par un court-circuit électrique.
Une attaque qui a tout d’une opération commanditée et téléguidée. Qu’est-ce que les promoteurs d’une telle violence reprocheraient-ils au camarade Samba Thiam ? Le courage de ses idées ? Son refus du compromis et de la compromission dans son combat pour toutes les causes justes ?
IRA – Mauritanie et le Parti Radical pour une Action Globale, attachés aux valeurs universelles des droits humains :
– Expriment, en ce moment difficile, leur solidarité avec le Président Samba Thiam,
– Condamnent avec vigueur l’agression honteuse dont il a été victime,
– Exigent des autorités nationales l’ouverture d’une enquête pour trouver les responsables de cet acte gravissime, tant les simples exécutants que les possibles commanditaires,
– Et enfin, exigent du pouvoir d’assurer, tel qu’il se doit, la sécurité des mauritaniens en générale et en particulier, celle des opposants.
Nouakchott, le 12 juillet 2020
– IRA – Mauritanie – Parti Radical pour une Action Globale
Nous avons souhaité nous adresser à vous, après un cumul exceptionnel de dysfonctionnements dans la gouvernance d’Etat. Parmi les évènements portés à votre connaissance, je souligne le détournement de fonds au siège de la Banque centrale de Mauritanie (Bcm), la découverte présumée d’un lot de faux dollars et les tentatives de cambriolage de bureaux de la Direction du budget et de la Cour suprême (Csm) ; à ces incidents – je n’en minore la gravité – s’ajoutent les contentieux de corruption en examen par la Commission d’enquête parlementaire (Cep). Selon toute probabilité, des scandales de même facture pourraient rajouter au discrédit d’une gestion publique, en panne dès le lendemain du 10 juillet 1978.
Notre propos, ici, ne consiste ni à exagérer la critique fût-elle légitime d’ailleurs, ni à démonter la faillite de l’hégémonie ethno-tribale. A cet égard, l’essentiel a été dit, réitéré et prouvé ; les derniers évènements confirment nos constats, de jour en jour. Vous vous souvenez avec quel scepticisme, une frange de l’opinion accueillit mon projet, formulé durant la campagne électorale en 2019, de confier, à une instance permanente de contrôle, le soin de vérifier et authentifier les diplômes et qualifications du personnel de l’Etat. A l’époque, je pressentais combien le pays s’enracinait dans la culture du faux, généreusement servie par la négligence, l’impunité, les ententes de clan, la pression des clientèles et le cynisme ambiant. L’autorité de l’Exécutif étant devenue une entreprise de prédation, elle ne produit plus que des passe-droits, des indulgences et des distributions rotatives de rente, sans se soucier de réduire les inégalités hérités, métastase de la gouvernance en Mauritanie. La clochardisation de la fonction publique et de ses bâtiments témoigne de la ruine. Oui, le modèle a dépassé ses limites et sa péremption menace les fondements de la cohésion sociale, du moins ce qu’il en subsiste.
Aussi, mon propos, ici, se résume en une injonction unique : l’heure impose d’oser la rupture, pour survivre, en paix.
L’objectif vital requiert d’abord la sincérité à l’application du droit, la réhabilitation de la justice, le nettoyage de la corporation des magistrats et l’avènement d’une transparence, tous azimuts. Ainsi quand tout semble perdu, un pouvoir légitime ou ambitieux de l’être gagne la confiance des gouvernés ou s’expose à l’insurrection. Or, à présent nos compatriotes ne croient plus à leurs dirigeants et regardent l’ensemble de l’élite, avec suspicion et impatience.
L’ampleur du défi exige une concertation nationale sur le devenir du pays, débat dont nul thématique ou acteur ne devrait s’exclure. Cette refondation, notre Parti radical pour une refondation globale (Rag), ne cesse de la réclamer, depuis longtemps, comme d’autres organisations interdites.
Aujourd’hui, le Président de la république et le Parlement ne sauraient éluder ni différer davantage l’instant de vérité, qui est le temps des réformes, à la racine et vite. Il lui appartient de prendre la population à témoin, d’en susciter la confiance puis le concours, sur la base d’un inventaire franc, qui n’esquive les fautes, les insuffisances, les erreurs, encore moins les crimes. Le moment est venu de reconnaitre, juger, présenter des excuses, réparer ; la part symbolique de l’exercice concerne, d’abord, les protagonistes actuels de la faillite. A force d’amnisties dénuées de raison juridique et de consensus, nous avons appris à banaliser le vol, l’usage de faux, les nominations pour faire plaisir, toujours aux mêmes. Je reviens, ici, sur la nécessité d’abroger la loi scélérate du 14 juin 1993, qui insulte la mémoire et le sentiment d’une composante de la communauté de destin. Jusque-là, la Mauritanie se singularisait par le racisme et l’esclavage ; la voici atteinte au cœur de la crédibilité de ses institutions, ; les incidents que j’ai cités plus haut attestent d’une dérive vers l’Etat-voyou. Sortir de l’engrenage, a un prix, un seul : il faut aller loin, privilégier la générosité et le courage, bref oser mieux que des ravaudages de grand-mère, des demi-mesures et la sagesse fataliste du laisser le temps au temps. Si le gouvernement et le Chef de l’Etat s’engage sur la voie du discernement et de l’équité, il mériterait notre soutien vigilant. En revanche, nous continuerions à combattre le maintien du statu quo, grâce au surcroit d’ardeur que commande l’urgence. Mon camarade Oumar Yali et moi n’avons failli au devoir de l’avertissement et de la proposition. Tous deux, nous vous remercions d’accorder votre attention à notre propos liminaire.
Commission Communication Initiative de Résurgence Abolitionniste(Ira-M) de la conférence de presse du député et président Biram Dah Abeid, Nouakchott, le 19 juin 2020
Comme docteur Martin Luther King, nous n’acceptons pas de nominations à des postes officiels ou semi, qui nous éloigneront d’une lutte inachevée. D’autres aînés ont éxpérimenté ce chemin sans landemain avant moi.
Nous n’avons connaissance d’une seule condamnation d’arabo-berbères auteurs des crimes de génocide, d’esclavage ou de viol contre les populations d’ascendance noire africaine, tels les bambara, wolof, soninké, pulaarophones, les hratin et immigrés subsahariens…
A l’exemple des afro-américains pendant les décennies antérieures à la conquête des droits civiques, nous sommes privés de l’enrôlement électoral, donc de la faculté de voter ; à ce titre, les nôtres sont empêchés de s’organiser comme le démontre l’interdiction des mouvements capables de vaincre l’hégémonie ethno-tribale, dans les urnes. Je citerai, ici, Ira-M, le Rag, les Fpc…
La privation foncière frappe les noirs de plein fouet, souvent par la spoliation de leurs terres de culture et espace de pâture, au profit d’autres mauritaniens privilégiés, des multinationales de l’agrobusiness et des vendeurs de charbon de bois. Arrachés au sol nourricier dont la qualité se dégrade, ils s’exilent vers les villes et en deviennent le prolétariat corvéable, à vie.
Cette discrimination d’Etat exacerbée qu’ont vécu les Usa après la fin de l’esclavage, se manifeste de nos jours en Mauritanie ; l’exclusion des afro-Mauritaniens du personnel civil et militaire de l’Etat en est la manifestation la plus courante…Le processus a été entamé au début des années 1980 et atteint son achèvement aujourd’hui, tant et si bien que les nominations monochromes se banalisent.
Nos mouvements non-violents et légalistes sont accusés de racisme et de violence par le bloc conservateur où se retrouvent le pouvoir, des syndicats, des corporations d’imams, de blogueurs, de journalistes, d’hommes d’affaires, de dignitaires tribaux, etc. Le matraquage de l’opinion sous les discours de haine et de diabolisation des courants abolitionnistes, enracine, dans la société, le mépris du nègre, que la culture enseigne et reproduit, parfois sous couvert de religiosité. Ainsi, sommes-nous accusés de vouloir abâtardir l’univers arabo-musulman, d’en adultérer la pureté et la singularité.
Dans le but de mieux nous retarder, distraire et contenir, des organisations prétendument progressistes, des pseudo défenseurs des droits de la personne, issus de milieux afro-mauritaniens, se retrouvent en demeure de nous critiquer au bénéfice du système. Beaucoup sont maintenus aux confins du stress alimentaire qui les expose à la compromission. Plus l’édifice des inégalités vacille, davantage leur nombre augmente et se dévalue.
Le même procédé de diversion-détournement touche la communauté de lutte contre l’oppression de la femme ; l’on se souvient que de tels montages ont été réalisés pour détruire la réputation des pionniers des droits civiques aux Usa. A titre d’illustration, il convient de mentionner l’invention et la contrefaçon de 35 viols de femmes maures, dans la ville de Bassiknou en ce début du mois de juin 2020. Cette forme de propagande sensationnelle et vindicative, a été utilisée par le KKK(le groupe suprémaciste blanc le plus violent de l’histoire de l’Amérique) durant les années 50 et 60 ; elle visait à obtenir le discrédit et la défiance envers le combat des afro-américains; la méthode commence à prendre forme et favorise l’éclosion des premiers embryons du KKK en Mauritanie.
La police de l’Etat mauritanien agit dans le sens de conforter et de rassurer les ultra-racistes arabo-berbères, en faisant régner la terreur au cours des marches pacifiques de Ira-M; il suffit d’observer les scènes de molestation et de torture, infligées aux militantes et militants, notamment l’acharnement symbolique sur les femmes. Les forces de l’ordre inique nous traitent en ennemi, lors d’une guerre, alors que nous sommes désarmés. A l’image du suprémacisme blanc aux Usa, la police agit en gardienne de la domination.
l’Etat est le premier concepteur et producteur de violence -symbolique et physique – à l’endroit des afro-mauritaniens, quand il institue, de facto et selon ses normes, l’ostracisme et le bannissement des mouvements porteurs de la parole d’émancipation raciale, offre l’impunité automatique aux criminels d’esclavage avec le maintien de la loi d’amnistie de 1993, résume le message adressé aux « bons citoyens », en somme les mauritaniens de naissance convenable : « nous, l’Etat, vous protégeons de la justice et de l’étranger ».
Voici, en somme, le diagnostic que je me suis toujours fais de la situation de la gouvernance raciale en Mauritanie ; il s’agit du verrou principal qui plombe la citoyenneté, la cohabitation, la démocratie, le développement et surtout la paix bâtie sur un fondement sain.
Après la proclamation plus que discutable d’une prétendue victoire dans les urnes, le Président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, recevait le pouvoir, de son prédécesseur, nuitamment, du 22 au 23 juin 2019 ; en trois jours, de concertation avec ses proches conseillers et certains de mes amis proches, j’ai cru devoir désamorcer la situation explosive du moment. Notre franchise et sincérité ainsi que l’amour du pays, attendu de tout mauritanien de bonne foi, devraient inciter le nouveau Chef de l’Etat à comprendre que l’époque devient gourmande en démocratie, droits de l’individu, aspiration à la dignité humaine, y compris pour les noirs. Le 21ème siècle consacre la libération irréversible du descendant d’africain subsaharien. Il est bien temps d’en prendre conscience, en Mauritanie, sous peine de rater le rendez-vous de l’histoire et se retrouver anonyme parmi les vaincus !
Aussi, j’espère qu’avant la fin de sa première année de mandat, le Président de la république va se ressaisir et permettre, à la majorité des mauritaniens, de se sentir fiers de vivre sur une terre des justes.
Biram Dah Abaid, membre du parlement (Nouakchott), a déclaré que la Mauritanie connaît des situations difficiles, appelant le président mauritanien Mohamed Ould Ghazwani à se souvenir de ses engagements.
Vendredi, à Nouakchott, le député a déclaré lors d’une conférence de presse qu’il avait décidé de donner au président mauritanien un délai de deux mois, ajoutant: « Nous espérons qu’il procédera à une véritable réforme dans cette période ».
Il a ajouté qu’il traitera avec le président mauritanien, Mohamed Ould Ghazwani, selon le niveau de changement et de réforme qu’il entreprend au profit du peuple mauritanien.
Biram , a critiqué la situation dans le pays, ajoutant que la période récente « a vu une restriction des libertés ».
Biram Dah Abeid, longtemps absent du pays, d’abord pour des raisons de santé, puis suite à la fermeture des frontières et au confinement imposé par la pandémie du coronavirus, est arrivé ce jeudi 18 juin 2020 à l’aéroport international de Nouakchot-Oumtounsi. Les militantes, les militants, les sympathisants et les sympathisantes du Mouvement abolitionniste IRA-MAURITANIE, assoiffés de voir leur leader avaient, en nombre imposant, fait le déplacement à partir des trois Wilaya , des neuf Moughataa et de tous les quartiers de Nouakchott. C’etait pour lui réserver un accueil motorisé dont toutes les mesures à cette fin ont été prises dans le cadre du respect scrupuleux des recommandations relatives à la lutte contre la propagation du covis_19 (port du masque, de gants, deux personnes au maximum par véhicule, observer une distance de cinq à dix mètres entre deux voitures qui se suivent , interdiction de sortir des voitures, et dispersion des véhicules au terminus du trajet). Mais, deux à trois heures avant l’atterrissage de l’avion de la compagnie Air France, huit groupes de forces de l’ordre bien armés s’étaient positionnés tout au long de la route de l’aéroport Nouakchott Oumtounsi. Ainsi la première vague de militants venus à l’accueil s’est trouvée bloquée au premier barrage avant même la sortie de Tevragh Zeina. Il a fallu presque une heure de négociation pour arriver à libérer le passage à un vehicule devant ramener chez lui le président , l’honorable député Biram Dah Abeid. Aux yeux du plus humble des mortels, les huit barrages sur la route Nouakchott-Aéroport le blocage des militants dès le premier barrage, militants très assoiffés de voir leur leader, et retenir pendant longtemps la voiture de l’honorable député constituent une forme élaborée de provocation. Heureusement discipliné, tout le monde bloqué à la première passe, a simplement rebroussé chemin mettant ainsi en échec les mauvaises intentions des forces de l’ordre et du coup, respecter les consignes de leur chef Biram Dah Abeid, à savoir, ne pas répondre à la provocation. Une fois encore, le président , Honorable député et son mouvement abolitionniste Ira-M ont montré devant cette épreuve combien difficile, un haut degré de responsabilité. En effet, tout le monde sait que les militants de Ira-M ont depuis toujours été battus, blessés, emprisonnés, traînés par terre par les forces répressives chaque fois qu’ils réclament le plus simple droit . Ce soir du 18 juin 2020, plaçant au-dessus de tout la situation dans laquelle le pays est plongé par le coronavirus, ces militants dont tout le monde témoigne de l’engagement ont été empêchés d’accueillir leur leader, et donc auraient pu, céder au soucis de confrontation qui animent les forces de l’ordre vu l’importance de l’événement et l’énormité de la provocation. À ceci s’ajoute l’agression protocolaire, zéle et abus de pouvoit qui ont consisté à retenir l’honorable député et opposant le plus légitime, pendant cinq heures d’horloge sous pretexte de test pour covid_19 alors que la compagnie Air-France et la mission diplomatique de Mauritanie à Paris avaient exigé et obtenu du président et son épouse, un test datant de moins de 72 heures, réalisé à Paris et qui s’est avéré négatif Dieu merci. Toute cette patience et tout ce sang froid face à ces manoeuvres, qui se sont malgré tout soldés par plusieurs blessés dans les rangs de Ira-M et des véhicules immobilisés par la police, sont des leçons de sagesse et une preuve de l’intérêt national accordé au pays par le mouvement abolitionniste Ira-Mauritanie; et ce contrairement à l’idée que ses détracteurs de tous bords s’évertuent à créditer.
Nouakbhott le, 19/06/2020 Président du parti Rag Ancien sénateur Ancien ministre Oumar Yali
Pendant la soirée du 28 mai 2020, Abass Hamadi Diallo, né en 1986, à Dabano, près de Wending, dans le département de Mbagne, accompagnait son neveu et un commerçant qui sollicitaient son aide au transport de leurs marchandises, du village vers la rive du fleuve Sénégal; au titre des mesures de sécurisation des frontières, contre les risques d’infiltration du Covid-19, une patrouille militaire les surprit, à l’œuvre de la contrebande. Le groupe tente de s’échapper, sans doute en souvenir des tueries racistes de 1989-1991 dont la région garde le traumatisme. Lors de la fuite, Abass est atteint d’un tir d’arme à feu, au travers de la poitrine et en décède.
● Le déni
Le lendemain, un communiqué de l’Etat-major général des armées, tel qu’affiché sur la page de l’Agence mauritanienne d’information (Ami), évoque un passeur arrêté, des fugitifs et une mort accidentelle, à cause d’une « balle de sommation ». La victime y est décrite comme un récidiviste, en conflit avec la loi et condamné. Le texte plaide la thèse de la bavure mais justifie le meurtre, suggérant le lien de cause à effet, entre le présumé passé de délinquant et son élimination physique. D’ailleurs, la déclaration se contredit : le civil désarmé aurait menacé un agent de la force publique, qui plus est porteur d’un outil létal. En somme, feu Abass Hamadi Diallo payerait, selon le décret du hasard, le prix de sa rébellion au droit. Il est assez effrayant, du point de vue de la morale et de la compétence, que les services de communication du ministère de la Défense osent servir, à l’opinion, un tel niveau de cynisme. Compte tenu de la mémoire des massacres ethniques auxquels les lois et la pratique confèrent l’impunité en Mauritanie, il fallait des mots de prudence et de compassion et l’engagement à diligenter une enquête neutre, pour rendre justice.
● La maladresse
Le 30 mai, les autorités dépêchent une délégation, auprès des villageois et de la famille du défunt, afin de leur remettre, en guise de dédommagement, la somme d’un million d’ouguiya anciennes (2500 euros). Preuve de la stupéfaction et de l’indignation suscités par le geste, la chefferie et les ayant-droits rejettent l’offre. Alors, le préfet remet le montant, à Assane Seck, maire de Mbagne. Pourtant, de son propre aveu, ce dernier informait le ministère de l’Intérieur, de l’ampleur du mécontentement au sein d’une population, soucieuse d’éviter la contagion de la pandémie. Déjà, le 18 mai, des jeunes de Wending, mobilisés en faveur de l’interdiction d’accès au territoire, se retrouvent détenus, durant 4 jours dans la ville d’Aleg et comparaissent devant un magistrat. Ils subissent la pression et la menace parce qu’ils dénonçaient, y compris grâce aux réseaux sociaux, la complicité de soldats et commerçants clandestins. Hélas, l’avertissement ne retiendra l’attention requise.
● Une vieille habitude
Il convient de souligner, ici, les nombreux précédents d’homicide de noirs – citoyens et d’étrangers – soit au cours d’une manifestation pacifique soit lors d’un contrôle de police ou de gendarmerie. Certains finissaient leurs jours, quelques heures après le placement préventif dans un commissariat de police. La même histoire se répète car, de facto, la vie d’un kowri ou d’un hartani, tous d’ascendance subsaharienne, revêt une valeur relative en République islamique de Mauritanie, le seul pays de la région où le Directeur général de la sûreté nationale (Dgsn), le Général Mohamed Ould Meguett – et bien d’autres officiers et fonctionnaires de la haute administration – figurent sur la liste des tortionnaires pendant les années de plomb ; aucun juge ne les a jamais interrogés. Le sort de Abass Hamadi Diallo vient le rappeler au oublieux, la loi d’amnistie de 1993, ne couvre plus seulement les crimes d’hier mais exempte, de poursuite, les bouchers de demain. Son maintien constitue un gage d’immunité et un permis de ségrégation. En plus des nominations discriminatoires dans l’appareil d’Etat, la banalité du négrocide doit cesser. Il est plus que temps de remettre la force légitime au service d’une gouvernance de la redevabilité et de la transparence. Rendre compte relève du minimum, en matière de normalité politique.
● Jusqu’à quand ?
A présent, si la Mauritanie prétend devenir un Etat de droit, le gouvernement faillirait gravement à esquiver l’obligation éthique de réclamer et de publier la vérité, avant d’appliquer une sanction qui fait sens, répare et dissuade. Le Colonel Abdallah Ould Hadi, commandant de la 7ème région militaire et son subordonné le Lieutenant- colonel Elghassem Ould Abdella, du sous-groupement 71 savent qui a tiré et pourquoi. Ils n’ignorent, non plus, l’identité des hommes en uniforme, auteurs ou receleurs de trafic transfrontalier.
Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M) Nouakchott, le 31 mai 2020
Ils ont tué un autre fils de la vallée ou un autre « Binngel Kummba » comme aimait dire le grand érudit Foutanké feu Thierno Younouss. Ce jeune père de famille de 35 ans était un charretier et avait transporté les marchandises d´un commercant maure sur les berges du fleuve. C´est un crime et il fallait l´assommer par un tir de sommation. Un tir de sommation ….à bout portant qui se retrouve dans sa poitrine!!! Le propriètaire de la marchandise lui fut simplement arrêté et conduit à Aleg. Le pauvre Abass Rougui Diallo ne savait pas que c´est un crime d´être noir au pays des chauvins racistes panarabistes plus chauvins que Derek Chauvin le meurtrier de George Floyd à Minneapolis. Il pensait seulement à avoir sa dépense quotidienne, nourir sa famille en prenant ce petit risque en cette période de pandémie. Rien ne peut justifier encore ce crime de plus. Paix à son âme!
Ce meurtre me rappelle aussi celui du jeune Lamine Mangane, un jeune de 17 ans, tué le 27 septembre 2011 à Maghama. Lamine n´avait commis comme seul crime que de crier haut et fort comme les jeunes de sa génération : ”Touche pas à ma nationalité” pour s´ínsurger contre le génocide biométrique initié à l époque par le multi-récidiviste putschiste Général Mohamed Ould Abdel Aziz. Une balle d´un petit gendarme est venue pour le faire taire et voler son innocence et sa jeunesse à jamais. Paix à son âme. Lamine Mangane nous n´oublierons pas.
Un autre meurtre de l´armée mauritanienne m´est revenu encore en mémoire c´est celui de Amadou Kane dit Amadou Likseyba en août 2003. Certains l´ont certainement oublié mais les parents de la victime non. Ce jeune avait oublié de se promener avec sa « carte d´identité « . Il avait oublié son identité Négro-africaine mais aussi son statut de citoyen de seconde zone. Il n´avait pas 18 ans mais il lui fallait ce précieux césame pour circuler « dignement » et « librement « dans cette prison des Noirs qu´est devenue la Mauritanie. Amadou Likseyba ne savait pas que sa vie est moins que rien.Tuer un nègre équivaut à tuer une mouche. Cela ne saurait entrainer de sanction. La chambre d´enregistrement que certains appellent pompeusement « assemblée nationale » est d´ailleurs là pour laver plus blanc. Elle votera, nombre de fois que le pouvoir le voudra des lois d´auto-amnistie et d´amnésie forcée comme une lettre à la poste. C´est la Mauritanie, notre Mauritanie, leur Mauritanie. Il n´avait tué personne,il n´avait même pas repondu aux insultes des policiers et il ne devait même pas voter pour les élections de 2003 contre Haidalla le challenger de l´époque du colonel-président Ould Taya mais sa silhouette noire et son nom trop pulaar dérangeaient les policiers haineux et racistes. A qui la faute? Certainement pas au régime despotique de Taya mais aux parents du pauvre disparu. Ils avaient oublié eux aussi, certainement distraits par « le processus de démocratisation » ou du ”changement dans la stabilité”, slogans de l´époque, de « pratiquer sur leurs fils « une transfusion de mémoire » sur les années de braise du régime mais surtout sur la nature du Système qui gére le pays.
Abass Diallo, Amadou Kane, Lamine Mangane ne sont pas le premiers négro-mauritaniens à tomber sous les balles du régime mauritanien et il ne seront pas aussi les derniers tant que ce Système ethno-génocidaire et esclavagiste restera en rigueur et en vigueur.
Je me souviens encore du meurtre d´un autre Amadou, un jeune cousin à moi, Amadou Sall de Jowol c´est son nom, il avait le même âge que notre Amadou Kane, moins de 17 ans, lui aussi avait rendu l´âme aprés quelques séances de sadisme et de cruauté sur son corps. Son crime? Il avait refusé de puiser de l´eau pour les militaires qui se comportaient en territoire conquis dans la vallée des larmes. Il ne savait pas qu´un noir est fait pour exécuter les desidératas du bidasse occupant comme sur les terres du Gaza.
Je me souviens aussi d´un autre jeune victime de cette terreur raciste . Mamadou Moussa Ndiaye, il avait à peine 15 ans, il était aussi de chez moi, Jowol, une ville martyre pendant ces années de braise, il n´avait pas eu droit aux tortures c´était des tirs de gâchette pour lui enlèver l´âme . Vous me demanderez certainement encore son crime? le péché de Mamadou Moussa est qu´ il était sur les bords du fleuve natal pour pêcher le ”mbardi haako” avec son oncle à l´heure de l´état de siége non déclaré, à 17 heures, heure de Taya. Il devait être au lit, il ne le savait pas, personne ne lui avait notifié la nouvelle situation. Lui et son oncle Abdoul Boucka Ndiaye ancien militaire radié suite aux évènements de 1987 seront tués à bout portant par les amis du lieutenant- flingueur Ghaly Ould Souvy et enlacés dans leurs filets par les forces d´occupation et jetés comme des chiens derrière le village. Paix à leurs âmes!
Ils n´étaient pas les seules victimes de la terreur de la soldatesque du Système dans la vallée du fleuve. Je me souviens aussi de l´assassinat du vieux Hamadi Dioumo Ba, qui est aussi de mon Jowol natal. Il était parti aux champs avant le « réveil » du soleil. C´était un crime. Baba Hamadi ne le savait pas, il était un pauvre cultivateur, il ne pensait qu´à ses champs, il voulait seulement nourrir sa petite famille et ce sont des tirs en rafale pour lui rappeler qu´il était interdit de circuler avant le lever du soleil. Paix à son âme.
On se souvient encore d´un autre Amadou, qui avait défrayé la chronique dans la presse mauritanienne en 1994, Amadou Pamarel Sow de Fondou mais aussi Ousmane Dia le postier de Maghama, Kodda Diangua, tous tués arbitrairement par l´armée d´occupation qui faisait la pluie et les larmes dans la vallée. La liste n’est pas exhaustive mais c´était juste quelques petits rappels.
Je n´oublie pas l´exécution sommaire et tragique des 28 notables de Mouta-Alla (Guidimaxa) à leur tête le chef du village Goumbo Diawo mais aussi avec eux un autre déficient mental originaire de Tissel Angara (Guidimakha) et qui répondait au nom de Ngadiari Barry. On pouvait certainement reprocher aux notabilités et les jeunes de Mouta Alla de haïr le régime qui a déporté leurs familles entières au Mali mais que peut-on reprocher à un handicapé mental ? Sinon leur haine à tout ce qui est NOIR dans ce pays !
Les évènements tragiques de Sylla Rindiaw, Fonndou, Ndiorol, les charniers de Sori Malé, Le puits de l´horreur de Wuro Jeeri ( Maghama), les charniers de Wothie, la prison mouroir de Oualata, L´Enfer d´Inal, les camps de concentration de N´beyka, Azlat, et Jreïda sont là pour nous rappeler que les professions de foi démocratique de nos putschistes ne sont que des leurres. Rien dans le discours et dans la pratique ne nous donne à penser que le Système ait changé, ni même qu´il le souhaite sur ce point comme sur d´autres. Ce que vous faites m´empêche d´entendre ce que vous dites, disait quelqu´un.
A quand la fin de l´impunité, à quand le temps de rédemption des opprimés et des exclus? Il est évident qu´aujourd´hui le virus du racisme est plus ravageur que la pandémie du Covid-19 en Mauritanie. Patriotes du pays, indignez-vous et levez-vous pour sauver notre pays du démembrement avant qu´il ne soit tard.
« Dans le cadre de l’exécution de ses missions sécuritaires liées à la fermeture des frontières, une patrouille militaire a intercepté le jeudi 28 Mai 2020 à 21 heures 2020 un groupe de passeurs près du village de Winding relevant de la moughataa de M’Bagne (wilaya du Brakna).
La patrouille a pu arrêter l’un des passeurs, alors que les autres ont pris la fuite.
Au cours de leur poursuite, un élément du groupe a tenté d’agresser un soldat. Ce dernier a tiré une balle de sommation en direction de l’agresseur mais cette balle a malheureusement touché mortellement ce dernier.
Les investigations menées à la suite de l’incident ont montré que la victime est un citoyen mauritanien répondant au nom de Abass Rouki, qu’il est recherché par la justice et qu’il a des antécédents judiciaires.
L’Etat-major général des armées, en adressant ses sincères condoléances à la famille du disparu et à ses proches, rappelle à tous qu’il est déterminé à exécuter la décision de fermeture des frontières et à empêcher les opérations d’infiltration. Il appelle les citoyens à respecter ces décisions et à s’en tenir aux instructions des patrouilles militaires qui veillent sur leur sécurité et celle de leurs biens. »
أفاد بيان صادر عن الأركان العامة للجيوش أن دورية عسكرية اعترضت يوم الخميس 28 مايو 2020، الساعة التاسعة ليلا مجموعة من المهربين قرب قرية ويندينك التابعة لمقاطعة امبان بولاية لبراكنه. وأوضح البيان الذي تلقت الوكالة الموريتانية للأنباء نسخة منه أنه تم إلقاء القبض علي أحد عناصر العصابة خلال العملية التى تدخل في إطار المهام الأمنية المرتبطة بإغلاق الحدود. وفيما يلي نص البيان: في إطار تنفيذ مهامها الأمنية المرتبطة بإغلاق الحدود، اعترضت دورية عسكرية يوم الخميس 28 مايو 2020 على الساعة التاسعة ليلا مجموعة من المهربين قرب قرية ويندينك التابعة لمقاطعة امبان (ولاية لبراكنه). وقد تمكنت الدورية من القبض على أحد المهربين في حين لاذ الآخرون بالفرار. وخلال ملاحقتهم ترصد أحدهم جنديا بنية الاعتداء عليه فأطلق الجندي طلقة تحذيرية باتجاه المعتدي أصابته للأسف إصابة مميتة. وقد تبين من خلال التحريات عقب الحادث أن المتوفى مواطن موريتاني يدعى عباس روكي مطلوب للعدالة وصاحب سوابق. إن الأركان العامة للجيوش إذ ترفع تعازيها القلبية إلى أسرة الراحل وذويه، تذكر الجميع بأنها ماضية في تنفيذ قرار إغلاق الحدود ومنع عمليات التسلل والتهريب، وتدعو المواطنين للالتزام بهذه القرارات والانصياع لتعليمات الدوريات العسكرية التي تسهر على حمايتهم وأمنهم.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.