COMMUNIQE : RENCONTRE ENTRE LA CVE/VR ET IRA/RAG

La coordination nationale de la coalition vivre ensemble / vérité et réconciliation (CVE/VR ) et son président Dr Dia Alassane ont reçu ce mercredi vingt huit octobre deux mille vingt (28/10/2020) au siège des FPC en visite une délégation de L’IRA / RAG conduite par le président Oumar Ould Yaly. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des échanges formels établis entre les deux coalitions qui œuvrent ensemble dans le but d’harmoniser leurs positions en vue d’avancer pas à pas vers un partenariat ouvert et constructif pour une opposition responsable dans un environnement démocratique et stable .
Le président Dia Alassane après avoir souhaité la
bienvenue à la délégation de l’IRA/RAG a décliné tous les points mis à l’ordre du jour de la rencontre que Mr Ould Yaly a écouté avec enthousiasme et promis de les soumettre à la réflexion de son parti, qui à son niveau ne tardera pas à donner suite à cette feuille de route. Le président Dia Alassane a remercié la délégation de l’IRA / RAG de sa disponibilité et de son écoute attentif de son exposé .
A son tour Mr Oumar Ould Yaly s’est félicité de l’esprit de convivialité qui a animé les débats tout en restant ouvert à la poursuite des contacts entre les deux coalitions. Les deux parties se sont promises de se revoir le neuf novembre deux mille vingt au siège de L’IRA / RAG pour continuer le travail entamé .

Nouakchott , le 28 octobre 2020 ; la commission de communication de la CVE /VR .

©️ Crédit source: Réseaux Militants CVE/VR

IRA-M «environnement », l’élan de citoyenneté qui perpétue la vie

● Notice de cadrage

La coordination IRA-Mauritanie « environnement » entame son éclosion, comme acteur civil du développement durable. A cette fin, elle définit ses objectifs, priorités et moyens d’influence à l’intérieur de la société et sur le pouvoir d’Etat et la représentation démocratique. L’ambition s’adresse, d’abord, à la ruralité.

I. Organigramme

Coordinateur Sidi Mohamed dit Hidi


Coordinateur adjoint Fatima Bineta Bangoura


Délégué à la vulgarisation Amadou Traoré dit Baba


Chargé des projets Hassane M’Bareck


Délégué à la formation Izidbih Jaavar


Représentant régional, chargé du suivi et de la synthèse Hamza Camara


Contrôleur de conformité Aminata Dia

II. Besoins constants

Acquisition d’un Siège social
Équipement du siège
Budget de fonctionnement (permanence, factures domestiques, maintenance de matériel, frais de mission)
Animation d’activités publiques et de sessions de formation

III. Axes principaux de travail

  1. Sensibilisation des populations au lien naturel entre arbres et pluviométrie, diversité des écosystème et santé collective
  2. Protection des droits économiques des communautés autochtones
  3. Promotion de l’arbre, de l’énergie solaire et du civisme écologique
  4. Sensibilisation sur les conséquences multidimensionnelles de la désertification
  5. Cours sur la gestion des ressources non-renouvelables
  6. Processus participatifs de prévention des catastrophes naturelles
  7. Défense de la santé des travailleurs dans les secteurs liés à l’environnement (mine, pêche, agriculture…)
  8. Séminaire de formation sur le changement climatique et ses implications sur la violence sociale de survie
  9. Protection des zones vulnérables, par des groupes de vigilance verte, au nom de la légitime défense
  10. Collaboration avec les programmes – national et international – de la protection de l’environnement
  11. Stigmatisation et disqualification du commerce du charbon de bois
  12. Production de manifestations et de contenus artistiques et festifs autour de la corrélation entre la vie, la paix et la pluviométrie
  13. Plaidoyer pour l’interdiction de l’usage des armes de guerre à tir en rafale
    Instauration et réglementation d’une saison et d’un permis de chasse sur l’étendue du territoire, à l’exception des aires protégées.
  14. Actualiser la législation sur les délits et crimes liés à l’environnement naturel
  15. Réorganisation et revalorisation des agents des eaux et forêts.

Nouakchott 26/10/2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

Mauritanie : financement de 500 projets pour les jeunes du Guidimakha

Saharamédias – Le ministre de l’emploi, de la jeunesse et des sports Taleb O. Sid’Ahmed a annoncé le financement d’un ensemble de projets pour les jeunes du Guidimakha dans le cadre de la lutte contre le chômage de jeunes.

Le ministre a ajouté que la seconde étape du financement des projets en faveur de jeunes, 500 projets au total, sera lancé, en respectant scrupuleusement les critères de transparence et de justice en tirant les leçons de la première phase.

Ces révélations ont été faites par le ministre lors d’une réunion présidée samedi à Sélibaby et qui a réuni, autour de lui, les associations de jeunesse et de sport de la wilaya, réaffirmant que l’emploi des jeunes, constituait une priorité pour ceux qui croupissent sous le poids du chômage.

Taleb O. Sid’Ahmed a révélé que le programme sera lancé la semaine prochaine en faveur des projets sélectionnés lors du programme « mon projet, mon avenir », promettant de corriger les erreurs constatées lors de la sélection des dossiers lors de la précédente phase.

Le ministre a annoncé la création d’un nouveau programme « ma profession » en faveur des jeunes qui n’ont pas eu la chance de poursuivre leur enseignement à travers leur formation dans certains métiers privés et le financement en leur faveur de petits projets dans le secteur informel.

Le président du conseil régional du Guidimakha Issa Coulibaly a salué les efforts du ministère en faveur de l’intégration des jeunes et le financement de projets en leur faveur, rappelant le caractère agro-pastorale de la wilaya ce qui offre des perspectives prometteuses pour la formation dans ce domaine.

Quant au maire adjoint de la ville Mohamed Mahmoud O. Matala, il a salué tout ce qui est de nature à aider les jeunes à changer leur situation et contribuer à impulser le développement du pays.

Le ministre a visité l’atelier pour la production des briques consolidées destinées à la construction de 50 unités d’habitation dans le cadre du programme de modernisation de la ville de Sélibaby.

©️ Crédit source : http://www.cridem.org/C_Info.php?article=741461http://www.cridem.org/C_Info.php?article=741461

Ministère de l’Intérieur : L’Etat de droit signifie que tous doivent répondre de l’observation des lois

AMI – Le gouvernement s’est attelé à l’œuvre salutaire de restauration et de réaffirmation des règles et des institutions d’un véritable Etat de droit républicain, pour protéger les libertés individuelles et collectives, et pour promouvoir une plus grande inclusion des citoyens, dans la paix et la concorde.

C’est ce qu’indique un communiqué du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation parvenu, vendredi, à l’AMI.

Le communiqué précise que cette promotion de l’Etat de droit s’inscrit dans un vaste programme de réformes, allant de la rénovation de notre législation en vue de l’adapter aux exigences d’une démocratie moderne fondée sur nos valeurs fondamentales, à la consolidation des institutions publiques, la séparation des pouvoirs et leur coopération dans le respect strict de la constitution, des lois en vigueur et de nos engagements internationaux.

Voici le texte intégral de ce communiqué :

« Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, le Gouvernement s’est attelé à l’œuvre salutaire de restauration et de réaffirmation des règles et des institutions d’un véritable Etat de droit républicain, pour protéger les libertés individuelles et collectives, et pour promouvoir une plus grande inclusion des citoyens, dans la paix et la concorde.

Cette promotion de l’Etat de droit s’inscrit dans un vaste programme de réformes, allant de la rénovation de notre législation en vue de l’adapter aux exigences d’une démocratie moderne fondée sur nos valeurs fondamentales, à la consolidation des institutions publiques, la séparation des pouvoirs et leur coopération dans le respect strict de la constitution, des lois en vigueur et de nos engagements internationaux.

Les organes chargés de la sécurité publique jouent un rôle crucial pour assurer le respect des droits et des devoirs de tous les citoyens sans distinction aucune ainsi que la protection scrupuleuse de l’ordre public et des bonnes mœurs.

Il convient à cet égard de rappeler, qu’en tant que principe de bonne gouvernance, l’Etat de droit signifie que tous, institutions autant qu’individus, sans exception, doivent répondre de l’observation des lois, veiller au respect de leurs prescriptions, dans l’équité et la transparence, loin de tout arbitraire et de toute discrimination. Ainsi seulement pourra être durablement établie, la confiance des populations vis-à-vis des politiques publiques, seule gage de leur pleine réussite.

A cet effet, les services publics, en particulier ceux en charge de la sécurité relevant du Ministère de l’Intérieur, s’attachent plus que jamais, à assurer avec fermeté que tous puissent bénéficier de la protection et de la bienveillance qu’accorde la loi aux citoyens, mais aussi que chacun assume la responsabilité pleine et entière de ses actes, en connaissance de cause et sans privilèges d’aucune sorte.

Aucun citoyen ne sera en marge de la loi ni ne se placera au-dessus d’elle. Elle sera appliquée dans toute sa rigueur, mais dans le strict respect des procédures qu’elle définit. Tel est le sens général de l’orientation que le Ministère de l’Intérieur veillera sans relâche et avec détermination, à mettre en œuvre, dans ses missions de défense des libertés, de garantie de l’ordre public républicain et de l’affirmation de l’Autorité de l’Etat, inscrivant ainsi son action dans le cadre du programme stratégique du Président de la République, pour sortir notre pays du sous-développement et assurer sa modernisation complète dans la paix, l’égalité citoyenne et la concorde nationale et sociale ».

©️ Crédit source: http://cridem.org/C_Info.php?article=740851

Visite de BDA chez KHB : La réaction de précisions du SG de RAG, Balla TOURÉ

Bonjour à tous.


Après lecture du communiqué de la CVE relatif à la visite du président Biram Dah Abeid au président Hamidou Baba Kane, sans vouloir polémiquer, je tiens à préciser ceci:

  • L’idée de la visite est partie de moi, suite à une rencontre que j’ai eu avec le président Kane, j’ai informé le président Biram Dah Abeid que Hamidou Baba Kane est malade et amaigri et que par conséquent, il serait adéquat de lui rendre visite; je suis bien dans mon rôle de dirigeant en vue d’Ira, puis du Rag, et le président Biram à toujours était soucieux d’exprimer de près, sa solidarité en pareilles circonstances, à ses concitoyens, même anonymes et aux personnalités nationales.
    Après l’accord du député Biram Dah Abeid, j’ai émis au président Kane la possibilité que nous lui rendons visite.
  • Ce n’est pas la 1ere fois que le président Biram fasse le déplacement pour rencontrer ses aînés leaders politiques et moi j’ai toujours assuré le côté protocole, mais cette fois-ci, le président Biram n’a pas été à l’origine de la visite et moins encore de son caractère politique, et encore moins, il n’y a eu de demandes pressentes ou insistances de sa part.
    Après les salutations d’usage, le président Biram a les bonnes nouvelles de la santé de son aîné et ce dernier lui a expliqué les causes de la souffrance et l’a rassuré sur son rétablissement. Et bien sûr les deux hommes ont échangé sur l’actualité politique et les meilleurs moyens pour que l’opposition mauritanienne tire profit de l’ouverture qui se dessine sous le régime du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Balla Touré
SG RAG

©️ Crédit source: Réseaux IRA et RAG

Hommage – Souvenir : « ADIEU KOFI MON SAUVEUR! » Par Kaaw Touré

IL Y A DEUX ANS KOFI ANNAN NOUS QUITTAIT!

ADIEU KOFI MON SAUVEUR!

C’est avec une immense tristesse que j’ai appris le rappel à Dieu de l’un des plus dignes fils de l’Afrique, Kofi Annan, du pays de Kwamé N’Krumah du Ghana, premier noir secrétaire général de l’ONU et Prix Nobel de la paix.

Je n’oublierai jamais cet homme de paix qui m’a sauvé de justesse à une mort certaine grâce à son intervention diplomatique et efficace et ce dans un tournant décisif de notre lutte.
En effet, en 1999 suite aux pressions diplomatiques et pressantes du colonel Ould Taya, le gouvernement sénégalais fut obligé de m’expulser de son pays parce que mon activisme débordant dérangeait le régime du colonel Ould Taya et mettait du sable dans les relations entre les deux pays.

Le 7 juillet 1999, le colonel ould Taya, par l’intermédiaire de son cousin ancien consul de la Mauritanie à Dakar Ould Aly, exigea mon extradition et je fus bloqué à l’aéroport LSS de Dakar par deux policiers sénégalais qui m’ont interdit d’aller à la salle d’attente. Ils m’ont obligé de les suivre, alors que j’avais déjà obtenu l’asile politique en Suède et effectué toutes les formalités requises.

Grâce à la vigilance de l’américaine Tami Sharpi, responsable de la réinstallation du Haut commissariat des nations unies pour les réfugies ( HCR) à Dakar qui m’avait accompagné et qui suivait de loin mon interpellation. Elle court en force et revient pour me secourir et fait échec à un kidnapping planifié.
Elle alerte directement le délégué régional du HCR en Afrique de l’ouest qui a saisi le Secrétaire général de l’ONU Kofi Annan et qui à son tour saisit le président sénégalais de l’époque monsieur Abdou Diouf pour lui demander de me laisser quitter le pays de la « Téranga » en toute sécurité. Le secrétaire général demandera aussi aux autorités sénégalaises si elles pouvaient assumer la responsabilité historique de me livrer à Nouakchott tout en sachant d’avance le sort tragique qui m’attendait après mon extradition en Mauritanie. Ce que ce dernières n’ont pas voulu ou osé assumer. C’est ainsi donc grâce à cet homme juste que j’ai échappé de justesse à une mort certaine entre les mains de la Police raciste et ethno-génocidaire de Nouakchott qui n’attendait que ma  » livraison » pour me faire la fête mais Dieu n’était pas de leur côté.
MERCI encore une fois KOFI.
Paix éternelle à ton âme, digne fils d’Afrique!

Je prie que la terre lui soit légère.

LLC!


Kaaw Touré .

©️ Crédit source: reçu de l’auteur 19/08/2020

Mauritanie – politique : Reconnaissance des partis politiques RAG et FPC pour le renforcement de la scène politique (Forum)

Tawary – Les participants au forum organisé, à Nouakchott, ce dimanche 02 Août 2020, ont demandé aux autorités de reconnaitre les partis politiques RAG et le FPC pour le renforcement de la scène politique nationale.

Selon l’ancien président du parti Tawassoul, M.Mohamed Jemil Mansour, l’ouverture du dialogue politique exige la reconnaissance de tout parti politique qui a une représentation populaire et un projet politique qu’il veut exploiter.

La reconnaissance des deux formations politiques dont leurs dossiers ont été déposés au ministère de l’intérieur et de la décentralisation encourage la décrispation de la scène politique, a-t-il expliqué.

Pour sa part, le député du RFD, Me El Id Ould Mouhameden, a dit qu’il est nécessaire d’autoriser les deux partis politiques (RAG et FPC). Il a aussi souligné qu’il est important de tenir un dialogue inclusif pour résoudre les problèmes liés à l’esclavage tels que ses séquelles.

Me El Id a jugé opportun de revoir la situation politique, économique et social du pays afin d’y apporter des solutions adéquates et définitives.

Au cours de cette rencontre, plusieurs participants ont exposé des sujets allant dans le sens du renforcement de la démocratie et de l’unité nationale dans le pays.

Nous rappelons que ce Forum tenu sous le slogan « Paysage politique mauritanien de la rupture au partenariat compétitif » a été organisé après la fin de la première année du quinquennat du Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani au pouvoir.

©️ Crédit source: post Fb Page Mauritanie https://www.facebook.com/Mauritanie28111960/photos/a.297528047042621/2958795040915895/?type=3

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Mauritanie : le rappeur RJ redonne un sens à la vie pour beaucoup d’enfants | VIDEO |

Cridem Culture – Dans son pays, le rappeur Racine Dia, alias RJ, est une figure symbolique. Il mène aujourd’hui un combat sur le front de l’engagement humanitaire, préférant mettre sa passion musicale entre parenthèses. En cette période de ramadan, pas de répit pour ce rappeur à l’allure de Snoop Dogg. Ce jeudi 14 Mai, nous l’avons suivi, lui et son équipe, dans les rues d’El Mina, une des moughataas de Nouakchott, qui l’a vu grandir. Son eldorado où sa brillante carrière de rappeur a commencé en 2000. Il est 15h, quelque part dans le 6e Arrondissement de Nouakchott. Après avoir filé ses chaussures, RJ jette un dernier coup d’œil sur son carnet dans lequel il a tout consigné, avant de s’engouffrer dans l’une des deux voitures mises gratuitement à sa disposition par des amis de longue date et qui le soutiennent dans sa nouvelle reconversion… Pour cette journée, le rappeur a des urgences à gérer. A l’ordre du jour, une opération de distribution est prévue pour 12 familles. Une à deux fois par semaine, avec son équipe, il prend contact avec des familles, pour distribuer couches, lait, chaussures, vêtements, et autres nécessités pour les enfants. RJ travaille méthodiquement. En cette période de coronavirus, il s’est adapté et tente de s’occuper au mieux des enfants. Au total, il vient en aide à 34 enfants. Certains, d’entre eux, pour la plupart abandonnés, ont été récupérés et placés par ses soins dans une famille d’accueil de confiance. Et d’autres, comme le petit Abou, sont des enfants orphelins. Abou est orphelin de mère et vit avec sa grand-mère. Âgé d’un an et demi, le petit Abou a la joie en poupe, un visage régulièrement fendu par un petit éclat de sourire. Entre lui et RJ, la complicité et la bonne entente battent leur plein. Et le petit le lui rend bien par des sourires qui s’accompagnent du signe «V», un des codes des rappeurs. En cette période de coronavirus, le rayon de soleil nommé RJ bute sur un plafond de verre, ce qui ne l’empêche pas de faire preuve de détermination sans faille. «Ce n’est pas du tout évident de gérer tout cela…mais j’ai des soutiens derrière moi. En général, si je lance un appel, je vois, dans les 24 heures qui suivent, la réponse de bonnes volontés. C’est pour cette raison, je suis rassuré d’une part. Mais d’autre part, je nourris des inquiétudes. L’essentiel de nos aides venait de l’extérieur, mais tout s’est arrêté à cause du coronavirus. Là, on fait avec les moyens du bord, et grâce à Dieu, on a toujours quelque chose pour les enfants. On n’est jamais resté sans rien faire, malgré tout », explique Racine Dia. A côté de ce branle-bas de combat, RJ doit aussi courir dans tous les sens pour inscrire les enfants à l’Etat-civil. En plus de s’occuper d’enfants abandonnés ou des orphelins, RJ fait de son mieux pour s’occuper également des enfants dont les familles n’ont pas de moyens. Comme dans le rap où il fut un « porteur de feu » qui a illuminé de joie de nombreux mélomanes, RJ est devenu aujourd’hui, un phare qui éclaire la nuit de nombreux enfants, lui qui a connu le même destin d’enfant abandonné…

Page Facebook de RJ

Contact : 46.94.48.65////20.25.00.97

Texte par : Babacar Baye NDIAYE

©️ Crédit source: cridem.org

Mauritanie-Guidimakha-Commune de Khabou : Le Maire peut-il être un médiateur républicain et démocrate dans un conflit entre ses administrés ? Par Mr BA Boubou

Géographiquement, la commune de Khabou se situe dans la vallée du fleuve Sénégal. Elle est au carrefour entre les trois (3) Etats (Mali, Mauritanie et Sénégal), que moi j’appelle la commune de « trois rives » ou « triangulaire ». Elle est l’une des plus grandes communes dans la wilaya de Guidimakha. Peuplée d’environ 35.000 habitants, selon nos enquêtes de terrain. Par ailleurs, la Commune de Khabou est composée de toutes les composantes de la nation mauritanienne (Soninké, Peulh, Maure, Wolof et Bambara), c’est d’ailleurs cette multiculturalité qui fait sa beauté. Sa population est jeune et active. La moyenne d’âge varie entre 25 à 35 ans.
En effet, l’avertissement donné par Voltaire, selon lequel, « si l’on voulait discuter avec lui, il fallait bien définir ses termes », paraît utile quand on aborde une notion aussi nébuleuse qu’est la médiation. La médiation selon les différentes acceptions c’est la « justice alternative », ou la « justice participative » ou encore la « justice restauratrice ». L’objectif de la médiation est donc de permettre aux parties en conflit de contrôler leurs divergences et d’encourager le dialogue entre les parties, d’augmenter les chances d’un accord et d’améliorer le processus de négociation et ses résultats.

Sur le plan juridique, la médiation est un « processus structuré, par lequel deux ou plusieurs parties tentent de parvenir à un accord, en dehors de toute procédure judiciaire en vue de la résolution amiable de leurs différends, avec l’aide d’un tiers choisi par elles qui accomplit sa mission avec impartialité, compétence et diligence ». La médiation est celle qui se réalise en l’absence d’un juge ou en dehors de toute instance judiciaire, c’est-à-dire une médiation organisée comme les parties le veulent, sans contrainte ni forme imposée. Il s’agit là une justice par le contrat. Sur le plan sociologique, la médiation désigne la justice « participative » ou « restauratrice ». Elle désigne, « l’ensemble des pratiques ou procédures, le plus souvent informelles, des résolutions des conflits, impliquant habituellement l’intervention d’un tiers qui, à l’aide de techniques non juridictionnelles, permet de parvenir au règlement d’un conflit opposant deux ou plusieurs parties ».

Par ailleurs, qui parle de médiation forcement ce qu’il y a un conflit entre deux ou plusieurs parties. Effectivement, il existe un conflit/litige/différend au sein de la communauté Soninké qui perdure et persiste depuis plusieurs années. Un conflit qui prend sa source dans la persistance des hiérarchies statutaires. Ce conflit a marqué les relations sociales endogènes de la communauté et les relations entre les membres d’une même famille, fragmentées notamment autour des clivages coutumiers et statutaires.
C’est dans cet ordre d’idées que le maire de la commune de Khabou a pris l’initiative d’ouvrir le dialogue et de donner la parole à tous ses administrés sur une plateforme de communication afin d’écouter et de comprendre les uns et les autres sur un conflit patent qui nuit les relations sociales de sa commune ; ce dialogue et d’écoute pourraient solder un nouveau contrat social, basé sur l’équité, l’égalité de chance, paix et d’entente, facteurs du développement. En effet, avant tout nous nous félicitons de la démarche entreprise par M. le maire. La bonne initiative de M. le maire, qui est d’ailleurs une initiative républicaine et démocrate, et qui doit être approuvée par tout citoyen/républicain/démocrate soucieux de la paix et de l’entente. Car au-delà de ses fonctions administratives et sécuritaires, le maire est le premier magistrat pour faire régner la paix, la cohésion sociale et la tranquillité dans sa commune au regard des textes en vigueur en Mauritanie. Oui, nous disons que le maire peut jouer la médiation en cas des conflits entre ses administrés selon le Code de procédure civile, commerciale et administrative et selon la réforme de 2019 sur la médiation. C’est un acteur disponible et disposé pour répondre aux besoins de sa population. Le document élaboré par le Ministère de la justice en 2019, intitulé : stratégie nationale d’accès à la justice pour tous 2020-2024 favorise la médiation/conciliation. Par ce mécanisme, les parties s’impliquent activement dans le processus et trouvent une solution adaptée à leur situation. Cette pratique permet de ne pas recourir aux tribunaux pour résoudre un conflit et invite les parties à échanger et à s’accorder une entente.

En revanche, il faut bien préciser que tout conflit/litige/différend qui porte atteinte à l’ordre public, comme par exemple les infractions de meurtre, de viol ou de l’esclavage relèvent des juridictions compétentes étatiques. Car ce sont des faits très graves. En effet, l’esclavage par définition est un crime selon la loi de 2015, et le crime est une atteinte à l’ordre public. Aux termes de l’article 2 de la loi de 2015, « l’esclavage constitue un crime contre l’humanité. Il est imprescriptible ». Par conséquent, le champ d’application de la médiation ou de la conciliation est limité aux droits dont les parties ont la libre disposition. Les atteintes à l’ordre public nécessitent un transfert de compétence au profit d’autorités publiques seules habilitées à juger et d’en décider en ces matières. Sans doute, M. le maire est un républicain et un légaliste, et du coup sa démarche je suppose restera sur les bases légales, c’est à dire force reste aux lois de la république.

La médiation suppose l’accord des parties, avec un tiers neutre. Autrement dit, le processus de médiation est soumis au respect des principes généraux de la justice amiable, notamment l’indépendance, l’impartialité, la neutralité et la confidentialité, selon la loi n° 2019-008 sur la « médiation judiciaire », et la loi n° 2019-020 portant sur la « médiation conventionnelle ». D’ailleurs sur ce point, la Mauritanie a même crée un centre international de médiation et d’arbitrage, le 17 février 2017 par un arrêté conjoint n° 0707 du Ministre du commerce, de l’Industrie et du Tourisme et du Ministre de la Justice. Ainsi, nous attendons du tiers médiateur d’être indépendant, impartial et neutre pour bien mener sa mission vers un accord de paix.

L’indépendance du médiateur : Le médiateur est un bon communicateur, ne disposant pas le pouvoir d’imposer sa solution, est un de ces moyens pour permettre aux parties en litige de trouver une solution consensuelle, amiable et satisfaisante. L’indépendance se définit comme un statut qui permet à la personne de résister aux pressions provenant des autorités extérieures. L’indépendance du médiateur se traduit par l’absence de pression ou de pouvoir d’une instance extérieure qui aurait droit de regard ou d’intervention sur la médiation.

L’impartialité du médiateur : L’impartialité se définit comme l’absence de parti pris, de préjugé, de préférence, d’idée préconçue, exigence consubstantielle à la fonction dont le propre est de départager des adversaires en toute justice et équité. L’impartialité vient de « pars » qui signifie partie. Le tiers est celui qui n’est pas partie, qui ne prend pas parti. Il doit au contraire maintenir la balance égale entre les parties, rester à la juste distance qui seule confère légitimité à son intervention. Ainsi, la neutralité du médiateur, est le fait de ne se prononcer pour aucun parti. La réussite de la médiation est en effet subordonnée, à l’existence d’un dialogue loyal et constructif entre les parties. Celle-ci doit être assurée de s’engager dans une telle démarche avec l’aide d’un tiers neutre qui saura écouter leurs arguments respectifs et rechercher avec elles la meilleure solution au conflit qui les oppose et ce en toute objectivité et non sur le fondement de préjugés.
Pour conclure, l’initiative de M. le maire est louable et soutenable. Car jusqu’à la preuve du contraire je suppose qu’il répond aux critères fixés par la loi de 2019 sur la médiation c’est-à-dire, indépendance, impartialité et neutralité, qui sont les éléments fondamentaux pour une médiation réussie ; qui constituent également l’éthique et à la déontologie d’un tiers médiateur. Nous demandons à toutes les parties en conflit d’accompagner l’initiative de M. le maire et de privilégier le dialogue, et la table négociation afin de pouvoir trouver une solution négociée, efficace et véridique à ce conflit qui pourrit le lien social, la paix et la cohésion. Mes vœux de réussite à M. le maire et je souhaite de tout cœur que la commune de Khabou serait le laboratoire de paix pour toute la Mauritanie.

Boubou BA
Doctorant-Chercheur en France
Membre du Centre de recherche d’Histoire et d’Anthropologie du Droit à Paris