Il s’appelle Abdellahi Abou Diop , un pur et dur produit IRAOUI – IRA-Mauritanie.
Il a reçu coups rudes et a connu attaques violentes diverses tout au long de cet engagement droit-de-lhommiste et anti-esclavagiste en Mauritanie 🇲🇷. Il investit courageusement tous les terrains chauds où les faibles sont menacés dans leurs droits fondamentaux.
Cette figure emblématique de la lutte est un proche fidèle du président des réseaux IRA-Mauritanie, l’honorable député Biram Dah Abeid . Également Monsieur Diop est un fin communicant arabophone doté d’une grande efficacité à travers son profil Facebook par lequel toutes les alertes sérieuses d’atteintes aux droits de citoyens sur l’étendue du territoire mauritanien sont relayées.
Ainsi son engagement multidimensionnel mérite une visibilité auprès d’une certaine opinion francophone mauritanien. Alors notre modeste mot à son endroit s’inscrit dans ce cadre.
Dans son discours, Biram a affirmé que toutes les lois seront inutiles sans une révolution idéologique. En Mauritanie, nous avons démystifié ces lois, il a dit, ces livres qui faisaient de l’esclavage une loi divine, et les classes sociales qui soutiennent ces mystifications parce qu’elles sont dans leur intérêt. Il faut se débarrasser de ces groupes qui se placent au dessus de la Justice, se libérer des structures qu’ils mettent en place comme on détruit une fourmilière d’un coup de pied. L’abolitionnisme dans nos pays est aujourd’hui comme une nouvelle lutte anticoloniale. Les héros de la résistance anticoloniale nous ont légué une mission : la lutte de classe interne à nos pays, qui a été laissée pour compte après la décolonisation et qui fait aujourd’hui que les coutumes et les hiérarchies traditionnelles oppriment des gens qui sont encore traités comme des esclaves, et torturés s’ils cherchent agir en personnes libres.
• Propos traduits en anglais
Biram stated in his speech that all the laws will be useless without an ideological revolution. In Mauritania we demystified these laws, he said, these books that upheld slavery as a divine law, and the social classes that entrench these mystifications because they are in their interest. We must get rid of this social class that places itself above Justice, free ourselves of the structures they put in place like one destroys an ant-hill with a kick. Abolitionism in our countries today is like a new anticolonial struggle. The heroes of anti-colonial resistance legated us a mission: the class struggle internal to our countries, which was left behind after the colonialist left and today means that traditional customs and hierarchies oppress people that are still treated like slaves, and tortured if they seek to act as free persons.
Tweikerda, localité située dans une zone agricole à la limite de la frontière entre les régions du Trarza et du Brakna, relève de la commune de Lexeiba 2, peuplée par des paysans d’origine servile qui ensemençaient – entretenaient et récoltaient – les périmètres arables, déjà au 19ème siècle. Autour du lac « Koundy » les activités agro-pastorales augmentent et s’étendent au rythme de la démographie. La population Hratin du lieu appartient à la tribu « Oulad Byèri » qui regroupe nombre de fractions, aussi influentes les unes que les autres.
Les autorités coloniales décernaient des titres fonciers, durant les années 1950, à la chefferie des « Oulad Byèri ; celle-ci en a bénéficié, au nom de la famille Ehl Cheikh Sidiya; or, la loi 60/130 ratifiée le 5 septembre 1960 et l’ordonnance 1983/127 portant réforme foncière et domaniale annulent la tenure tribale du sol et octroient la propriété définitive de la terre aux cultivateurs.
Néanmoins, le maire de la commune de Lexeiba 2, Monsieur Yacoub Ould Moussa Ould Cheikh Sidiya, au titre de son prestige religieux et historique, considérerait les parcelles en litige, comme un bien de sa famille ; ainsi, en vendrait- il aux opérateurs de l’agrobusiness et ce, avec la complicité des fonctionnaires, notamment des gouverneurs, préfets, brigades de gendarmerie et magistrats ; plusieurs agriculteurs se retrouvent, du jour au lendemain, privés de champs, accentuant ainsi leur vulnérabilité.
Un exploitant, inconnu des natifs de la localité, venait, ces dernières semaines, défricher des arpents qu’il prétend avoir achetés au maire de Lexeiba 2. La population s’interposa d’où le prétexte d’une intervention, souvent brutale, des forces de l’ordre dominant. La première vague d’arrestation se déroulait le 27 mai 2021. Cependant, Yacoub Ould Moussa rejette de telles accusations et précise avoir emménagé en commun avec les cultivateurs Hratin et à leur bénéfice, 40 hectares. De surcroît, il nie la moindre entrave aux droits des paysans. L’affaire de la fameuse vente résulterait, alors, d’un acte frauduleux. L’initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M) dépêchera une mission sur place, afin de réitérer son soutien aux victimes d’expropriations à grande échelle, dans la plaine de la Chemama.
Il importe de rappeler que les contentieux du genre se généralisent un peu partout sur le territoire et opposent les résidus de féodalités anachroniques, revigorés par la gouvernance ouvertement raciste des deux ex-présidents (Taya et Aziz) contre les descendants d’esclaves et autres travailleurs de la terre, issus des communautés noires autochtones. En dépit des assurances du Président de la République Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, l’appareil de justice et l’administration territoriale incarnent la résistance de la minorité, à l’implacable demande d’égalité. La situation semble aussi grave à l’Est du pays, en particulier l’Assaba et les deux Hodhs où les entités centrifuges – tribu, fraction, clan, famille – ne cessent de grignoter ce qui subsiste d’un Etat en faillite graduelle depuis le premier coup d’Etat, en 1978.
A. La mise sous contrôle judiciaire, dès le 31 mai 2021, concerne les prévenus :
1 Issa Soueidi 2 Mohamed Mahmoud Ahmed Werzeg 3 Mohamed mahmoud M’Bareck 4 Cheikh Mowloud 5 Sidi Mohamed Ali
B. Le 7 juin 2021, après 4 jours de détention préventive, les pensionnaires du commissariat de police de Lexeiba 2 recouvraient la liberté mais sous contrôle judiciaire strict:
8 Issa Souedi 9 Mohamed Mahmoud Ahmed Werzeg, âgé de 75 ans, (image jointe)
D. Voici le rappel du droit en vigueur, que violent les décisions et comportements du personnel de la fonction publique, à commencer par les juges:
Article 3.-Le système de la tenure traditionnelle du sol est aboli. Art 4.-Tout droit de propriété qui ne se rattache pas directement à une personne physique ou morale et qui ne résulte pas d’une mise en valeur juridiquement protégée est inexistante. Art.5.-Les immatriculations foncières prises au nom des chefs et notables sont réputées avoir été consenties à la collectivité traditionnelle de rattachement. Art.6.-Les droits collectifs légitimement acquis sous le régime antérieur, préalablement cantonnés aux terres de culture, bénéficient à tous ceux qui ont, soit participé à la mise en valeur initiale, soit contribué à la pérennité de l’exploitation. Art.7.-Les actions foncières collectives sont irrecevables en justice. Les affaires de même nature actuellement pendantes devant les cours et tribunaux seront radiés des rôles sur décision spéciale de la juridiction saisie. Les arrêts ou jugements de radiation sont inattaquables. Art.8.-Toute forme d’affermage de la terre non conforme à la Chariâa est prohibée ; les parties ne peuvent, par leurs conventions, déroger à cette disposition d’ordre public. Art.9.-Les terres « mortes » sont la propriété de l’Etat. Sont réputées mortes les terres qui n’ont jamais été mises en valeur ou dont la mise en valeur n’a plus laissé de traces évidentes.
Ces derniers temps, l’actualité nationale est marquée d’horribles actes de criminalité dans certains milieux urbains. Certains quartiers de notre capitale Nouakchott et la ville de Nouadhibou ont connu une insécurité qui perturbe gravement la quiétude des populations.
La semaine écoulée, Nouakchott a connu plusieurs attaques violentes en pleine rue, comme celle de Toujenine au cours de laquelle le professeur d’université Ahmed Salem Ould Eloumane a été mortellement agressé.
Nous , le parti RAG, présentons nos émouvantes condoléances aux proches de victimes et leur exprimons notre total soutien. Nous souhaitons un prompt rétablissement aux divers blessés (hommes en uniformes et civils).
Par la suite nous interpellons les autorités sécuritaires pour prendre les mesures idoines afin de freiner cette spirale d’insécurité urbaine. Des actions importantes d’ordre social, éducatif et économique doivent être menées pour soigner et traiter avec efficience le terreau multidimensionnel qui est la source des diverses dérives de délinquance juvénile.
Plus que jamais une mobilisation inédite est nécessaire pour les milieux défavorisés dans nos quartiers populaires où le décrochage scolaire, le trafic et la consommation de divers produits stupéfiants et prohibés en font des zones de tous les dangers pour les populations locales et pour d’autres habitants ailleurs dans les villes.
Député Biram Dah Abeid : «Je serai candidat à la présidentielle prochaine. L’opposition traditionnelle n’aura pas le choix. Elle devrait nous soutenir, pour provoquer l’alternance, ou se résigner à rester la troisième force, derrière l’armée et nous.»
Biram Dah Abeid (né le 12 janvier 1965 à Rosso en Mauritanie) est un militant abolitionniste et homme politique mauritanien, député du parti Sawab, formation avec laquelle son organisation, l’Initiative pour la Résurgence d’un mouvement abolitionniste en Mauritanie (IRA) et son parti RAG, non reconnus, avaient noué une alliance politique pour pouvoir présenter des candidats aux élections générales de 2018-2019. Arrivé deuxième à la présidentielle de 2014, derrière le président Aziz, BDA confirme son statut de leader de l’opposition mauritanienne en occupant le même rang, à la présidentielle de 2019 gagnée par Ghazouani, un autre général à la retraite qui avait succédé à Aziz.
Après un passage à l’ONG anti-esclavagiste SOS Esclaves, il fonde en 2008, l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA-Mauritanie), qu’il définit comme « une organisation de lutte populaire », et dont il est le président. Il est condamné pour cela à une peine de prison puis gracié en février 2011 par le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.
Honoré par plusieurs distinctions (Front Line award for Human Rights Defenders at Risk de l’ONG irlandaise Front Line Defenders, lauréat du prix des droits de l’homme, décerné tous les cinq ans par l’ONU, Prix Mémoires partagées », remis chaque année par l’association Mémoires & Partages à Bordeaux, Docteur honoris causa de la Katholieke Universiteit Leuve, Biram Dah Abeid a été emprisonné à plusieurs reprises pour ses prises de position contre l’esclavage. Rencontré à Dakar par le correspondant Afrique d’Œil d’Humanité, l’infatigable militant des droits de l’homme aujourd’hui député (opposition) répond sans tabous à nos questions.
La Mauritanie vit actuellement une situation exceptionnelle, en termes d’accalmie politique, quel en est le secret – l’explication – à votre avis ?
BDA : En effet, plusieurs facteurs se conjuguent pour expliquer ce que vous qualifiez d’accalmie politique. Nous sortons d’une période où l’accumulation de contraintes telles la répression, la diabolisation, l’interdiction de se réunir ou de manifester étaient notre lot quotidien d’opposants. La mobilisation de nos militants et sympathisants était sensiblement réduite par ces vexations qui, une fois cessées avec l’arrivée d’un nouveau pouvoir, a connu un élan sans précédent. Comme par enchantement, nous réussissions à drainer des milliers de personnes à chacune de nos sorties et je dois aussi reconnaître, pour être honnête, que le retour à ce semblant de normalité politique émane d’un choix personnel du président de la République qui m’a dit, lors de l’une de nos rencontres, « la répression, c’est fini ! Personne n’ira en prison à cause de ses idées, on ne vous empêchera plus d’apparaître dans les médias publics, de mener campagne et d’être reçu par les autorités.» Nous avons enfin en face de nous un interlocuteur. Des promesses de réformes nous ont été faites pour que notre organisation Ira et notre parti Rag puissent enfin être des structures légalement reconnues. Ce sont toutes ces évolutions positives qui nous ont conduits à réadapter notre démarche et notre discours à la nouvelle situation mais n’empêche que l’opposition qui s’opposait à la personne d’Aziz (une certaine opposition en exil et des pans importants de l’opposition traditionnelle qu’elle influence et conditionne …) continuent sa « guerre » contre l’ancien président à travers des alliances tacites.
Ceci est-il valable aussi pour les droits de l’homme ?
BDA : Autant sur le plan politique que sur celui des droits de l’homme, les changements suscités par l’arrivée au pouvoir de Ghazouani n’ont pas encore dépassé le stade primaire de l’expression démocratique formelle : se réunir, se déplacer sans être inquiété, déposer une plainte pour dénoncer des exactions, assister des victimes de l’esclavage, etc. C’est une évolution notoire si l’on se rappelle que moi-même j’ai été éconduit de force de Rosso, Boghé et Aleg. Sur ce plan, le président Ghazouani a apporté du nouveau, mais sur le chapitre de l’esclavage domestique et foncier, l’administration actuelle est beaucoup plus réactionnaire que celle sous Aziz. Depuis 2019, aucun esclavagiste n’est allé en prison; toutes les affaires d’esclavage sont étouffées, différées par la police et la justice transformées en firme de contrefaçon et de déni par la volonté anachronique des décideurs et l’activisme anti-abolitionniste d’un vilain résidu du système azizien : la « Commission Nationale des Droits de l’Homme de Mauritanie ».
Même si on permet aux défenseurs des droits de l’homme venus de pays étrangers d’entrer librement dans le pays, ce qui est une très bonne chose, sur les questions de fond que je viens d’évoquer, rien n’a changé.
Comment se porte IRA après les dernières défections ?
BDA : Je rappelle qu’environ 15 grandes défections ont affecté notre organisation – et notre parti – depuis sa création. Les défections suscitées sont une arme utilisée par Aziz contre IRA depuis 2010. Elles ont aussi été l’arme favorite des mouvements et partis concurrents dans leur volonté de nous affaiblir mais en vain. Ainsi, selon nos comptes, 12 partis et ONGs reconnus par le pouvoir d’Aziz sont nés de la côte d’IRA par le jeu des renseignements généraux. El Hor, dans ses nouveaux atours, le Manifeste et l’UPR (le parti au pouvoir) ont tenté de bénéficier des défections de IRA. Néanmoins, après dix ans de cette politique de la terre brûlée, de tentative de sape, la mouvance IRA-RAG a pu envoyer 3 députés à l’assemblée nationale, y compris moi, jeté en prison pour m’empêcher de faire campagne ! Lors des présidentielles de 2019, quatre grandes coalitions, celle du président Ghazouani, de l’ancien Premier ministre Ould Boubacar, du président de l’UFP, Mohamed Ould Maouloud, et Kane Hamidou Baba, candidat du « vivre ensemble », n’ont pu nous empêcher de rééditer l’exploit de 2014 en nous classant 2ème derrière le candidat du pouvoir qui a bénéficié de la machine de la fraude qui tourne à grand régime en période d’élections présidentielles orchestré par le système féodalo-bureaucratique, militaro-tribale au profit des groupes dominants.
Aujourd’hui, le même système est utilisé par l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou ; candidat potentiel à la présidentielle de 2024, qui veut nous régler notre compte en débauchant certains leaders d’IRA (3) qui n’ont pas résisté à l’appel de l’argent. Mais ces manipulations provoquent l’effet contraire, en créant de la sympathie pour IRA et pour RAG, et donc, en suscitant de nouvelles adhésions.
Venons-en à l’opposition et à son malaise actuel. Devrait-elle attendre 2024 – s’il n’y a pas des élections anticipées – pour montrer qu’elle existe ?
BDA : En vérité, il s’agit d’un passage de témoin que tout le monde remarque aujourd’hui. Ce qui se passe est plus une rupture avec un mode politique de l’opposition multi-décennale, un choix qu’un malaise. Il y a des personnalités qui ont fait leur temps, osons le dire, comme cela a été démontré par les urnes, seul paramètres de mesure de l’audience politique. Tous ces partis et entités, comme les personnalités de « l’ancien monde », doivent accepter qu’il y a une nouvelle configuration. Une configuration qui fait ressortir la réalité du nouveau rapport de force, à savoir que c’est cette opposition qui s’est dressée héroïquement contre Aziz, durant la décennie passée, est la seule en mesure de provoquer l’alternance. Les urnes ont montré que nous sommes les seuls en mesure d’atteindre 20% et pousser l’Etat à suspendre le décompte des résultats et proclamer « sa » victoire dans la précipitation. La seule qui met à mal les militaires, la seule qui, sans moyens, bouscule le système dans les campagnes pourtant sous l’emprise des chikhs (chefs de tribus) et des cheikhs (marabouts).
Nous ne vivons pas un malaise mais nous avons notre stratégie qui n’est pas la confrontation avec Ghazouani dont le style est diamétralement opposé à celui d’Aziz. Il a, au moins, cette qualité, celle d’être un personnage respectueux de l’adversaire et du droit. Et nous, nous ne sommes pas dupes, pour chercher à utiliser avec lui le même style qu’avec Aziz. Cela relèverait de la grossièreté. C’est le piège qu’on cherche à éviter. Néanmoins, nous continuons à battre le rappel de nos militants, à profiter de tous les espaces donnés pour consolider nos positions et faire entendre notre voix, y compris dans les médias d’État. Nous avons demandé – et obtenu – que les cadres de l’opposition doivent être cooptés dans les fonctions administratives sans devoir renier leur position. Nous mettons à profit cette période d’accalmie pour enrôler nos militants, montrer aux gens qui craignent le système que nous-mêmes rencontrons le pouvoir, discutons avec lui et qu’on n’est pas des gourous, comme le veut la diabolisation orchestrée contre nous.
En votre qualité d’ancien candidat arrivé deux fois deuxième, aux présidentielles de 2014 et de 2019 – ne devrez-vous pas pousser à l’union de l’opposition pour être prête aux prochaines échéances électorales ?
Notre trajectoire, notre martyr, le sacrifice que nous avons consenti durant toutes ces années, nous prédestinent, le plus normalement du monde, à être aujourd’hui et demain le leader de l’opposition. Les urnes ont aussi certifié cette réalité mais nous avons constaté que lors de la dernière échéance présidentielle, que l’opposition traditionnelle a voulu formater un candidat pour nous barrer la route, par le choix porté sur un homme du pouvoir, présenté comme un candidat «providentiel de l’opposition, et un autre formaté lui aussi par une double volonté de hauts cercles du pouvoir et de courants importants de l’opposition négro-mauritanienne. La tentative la plus forte et la plus machiavélique de nous mettre en minorité. L’échec a été total. Le mariage forcé entre des forces de l’opposition et d’autres du pouvoir a tourné au fiasco politique que vous savez. Ceux qui ont concocté un tel montage n’ont pu éviter la fatalité démographique et démocratique qui veut que celui qui parle le langage du peuple soit l’élu du peuple. Nous sommes arrivé 2ème derrière le candidat du Système, celui du triple pouvoir de l’argent, de la tribu et du savoir (les pseudos intellectuels). Nous sommes les seuls à avoir développé un impact qui permet aux observateurs de savoir que nous sommes la seule alternative au pouvoir. Une position qui va se prolonge dans le temps. En 2024, l’opposition traditionnelle n’aura pas le choix. Elle devrait nous soutenir, pour provoquer l’alternance, ou se résigner à rester la troisième force, derrière l’armée et nous.
L’Etat persiste et signe en parlant toujours de séquelles de l’esclavage et certaines organisations dont la vôtre, IRA, assurent qu’il est encore une réalité. Que faut-il pour qu’on tranche définitivement cette question ?
Précisons d’abord que ce n’est nullement l’Etat qui parle quand sont évoquées des séquelles mais ceux qui ont fondé leur pouvoir, leur prestige et leurs intérêts sur l’esclavage, ceux qui se sont érigée en porte-parole de l’Etat. Ils jouent donc à la dissimulation mais cette situation sera tranchée quand nous prendrons, nous, le pouvoir. Le discours négationniste sera alors démystifié. Pour cela, toutes personnes éprises de justice, en Mauritanie et en dehors, doivent soutenir notre courant et notre combat pacifique pour qu’on arrive au pouvoir, avec pour seul objectif d’instaurer une démocratie véritable et de faire cesser le martyr des victimes de l’esclavage et de toutes les injustices sociales.
On dit qu’il n’y a pas deux sans trois. Le député Biram Dah Abeid sera-t-il candidat à la prochaine présidentielle ?
Notre mission sacrée au profit du peuple ne peut être complète et accomplie que lorsqu’ on applique notre projet de société. Ce qui ne peut se faire, vous en conviendrez avec moi, que par notre exercice effectif du pouvoir durant au moins un mandat. Ce qui veut dire que Biram Dah Abeid est bien candidat à la présidentielle prochaine.
Propos recueilli à Dakar par SNEIBA Mohamed, correspondant en Afrique d’Œil d’Humanité (Belgique)
Arrivés à Nouakchott le 17 mai 2021, des militants américains des droits humains continuent leurs activités . Aujourd’hui ils ont été chaleureusement accueillis par le député mauritanien et président des réseaux IRA-Mauritanie (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste), BDA et ses camarades d’IRA et du parti RAG. Au sein de la délégation américaine, l’avocat mauritanien défenseur des droits humains basé aux États-Unis, Monsieur Bakary Tandia a assuré l’interprète lors de la présentation et des prises de parole . Au QG du parti RAG à Riyad, l’occasion a été pour le leader abolitionniste mauritanien d’aborder la situation générale des questions liées aux droits humains dans le pays. L’ancien candidat à la présidentielle BDA a salué la levée par l’actuel président El-Ghazouani d’un ordre d’oppressions systématiques qui sévissait sur les militants des droits humains sous l’ancien pouvoir. Il a rappelé que cette ouverture voulue par le président tarde à être suivie sérieusement par certains pans au niveau administratif comme judiciaire. Le récipiendaire du prix Onusien 2013 pour son engagement antiesclavagiste, a réitéré que le combat contre l’esclavage et ses séquelles demeure une préoccupation majeure de son engagement.
La rencontre de la journée a permis aux membres de la délégation américaine d’entendre directement des citoyens venus s’exprimer sur certains points liés aux différents manquements auxquels ils font face en matière de droits humains.
Pour rappel en septembre 2017, une délégation similaire composée de membres de l’ONG « Abolition Institute » , avait été refoulée du pays. Ce retour réussi aujourd’hui en Mauritanie sur l’invitation de l’ONG SOS Esclaves, résulte d’un changement d’approche enclenché par l’actuel locataire du palais ocre.
Rencontre aujourd’hui 18 mai 2021 du président Biram Dah Abeid et de la vice-présidente d’IRA Kadiata Ba, accompagnés de membres de la section d’IRA-Sebkha avec les associations des veuves et des orphelins chez la présidente mère Houleye Sall à Sebkha. La délégation d’IRA a aussi été accueillie en même par les responsables des rescapés de l’épuration ethnique des années 80-90. IRA-Mauritanie prépare avec les victimes d’esclavage, passif humanitaire et autres violations des droits humains, la journée du jeudi 22 mai pendant laquelle la mission des défenseurs américains des droits de l’Homme, vont assister à la prise de parole de plusieurs catégories de victimes, organisée par IRA.
Ce lundi 17 mai 2021, une délégation de l’ONG AbolitionInstitute a atterri à l’aéroport Oum Tounsi de Nouakchott. Cette organisation américaine investie dans la défense des Droits Humains compte en son sein, l’avocat droit-de-lhommiste mauritanien Monsieur BakaryTandia. Ce dernier avait chapeauté comme directeur, la campagne présidentielle de 2019 pour le candidat BiramDahAbeid. Cet après-midi à l’aéroport, le leader des réseaux IRA-Mauritanie, le président du mouvement anti-esclavagiste SOS Esclaves, le doyen BoubacarMessaoud et d’autres proches militants de la mouvance abolitionniste comme Monsieur Baliou MamayaryCoulibay formaient un comité d’accueil honorable aux invités américains.
VOA Afrique – Le dernier rapport de la Commission nationale des droits de l’Homme en Mauritanie s’est beaucoup focalisé sur l’esclavage.
C’est pour dire que désormais on évoque le phénomène sans tabou. C’est en tout cas le message de la Commission. Mais des ONG locales restent méfiantes et demandent l’application des textes à la lettre.
« Nous avons parfois des ONGs qui déclarent des cas d’esclavage sans être documentés et malheureusement, ça fait tache d’huile sur la place internationale, alors que nous savons qu’au fond, certains de ces cas ne sont pas documentés. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de cas d’esclavage. Nous sommes prêts à les affronter, mais prêts à affronter des cas réels », affirme le président de la CNDH, Maître Ahmed Salem Bouhoubeiny.
L’honorable député Birame Dah Abeid, président du mouvement IRA et porte-étendard de la lutte anti-esclavagiste en Mauritanie continue à s’attirer les foudres non seulement de certains milieux du pouvoir qui voient d’un mauvais œil son rapprochement avec le président Ghazouani mais aussi et paradoxalement de certains cercles féodaux négro-africains qui assistent impuissants au ralliement massif de certains des leurs à cette icône.
En effet Birame défend exactement les mêmes causes que ses frères négros-mauritaniens et il le fait d’ailleurs beaucoup mieux avec le style efficace qu’on lui connait : Crier haro sur les injustices pour faire bouger les lignes. Et sur ce plan, contrairement à ses prétendus adversaires a toujours posé des actes concrets.
On peut citer entre autres en Mai 2011 l’audacieuse marche de IRA sur INAL pour commémorer l’exécution barbare de 28 militaires négros mauritaniens le 28 novembre 1990.
Des actes similaires ont été régulièrement posés par le président du mouvement IRA ça et là dans la vallée, à Sori Malé, à Wothi…
L’homme s’est toujours dressé contre l’expropriation des terres de la vallée mais aussi pour le passif humanitaire.
A l’Assemblée Nationale il a défendu avec bec et ongles la nécessité de mettre fin au génocide biométrique et d’enrôler les populations de la vallée.
Il y a quelques jours, Birame qui séjourne actuellement à Dakar a rendu visite à la famille de feu Aljouma CISSOKHO décédé le 1er Février dernier à Matam. Cet ex cadre du ministère de la pêche fut le président de l’association des réfugiés mauritaniens au Sénégal et son porte-parole.
Dans la foulée le leader du mouvement abolitionniste a eu droit à un vibrant hommage prononcé au siège de l’ONG Jamra par Mr Makhtar Bamba Guèye, membre du Bureau Exécutif de cette honorable organisation sénégalaise.
Pourquoi alors pourrait-on se demander avec un bilan aussi reluisant en faveur des négro-mauritaniens, ces derniers ou du moins certains d’entre eux lui en veulent et lui font la guerre à travers notamment de violentes campagnes de lynchage médiatique orchestrées sur les réseaux sociaux.
Comment peut-on expliquer ce paradoxe car les Haratines et les Négros mauritaniens mènent le même combat et auraient dû le faire main dans la main. C’est en effet le chemin le plus court vers la délivrance.
L’inimitié entre ces deux communautés remonte aux événements de 1989 lorsque le pouvoir de Moawiya avait joué la carte Haratines contre négro-mauritaniens. Et depuis cette date le torchon brûle et les pouvoirs successifs se sont évertués à jouer cette carte comme on l’a vu récemment avec la crise des terres à Ferrala dans le département de Mbagne.
Tout est savamment mis en œuvre pour éviter toute jonction entre Haratines et Négro-mauritaniens.
Et sur ce plan également c’est Birame Dah Abeid qui a su franchir le Rubicon malgré les conseils en coulisses du pouvoir déchu.
C’est ainsi que le mouvement IRA regroupe en son sein des éléments de toutes les communautés y compris dans sa direction qui a été très souvent noyauté par des taupes à la solde du pouvoir ou de ses acolytes.
Et c’est tout le contraire au sein des partis négro-mauritaniens qui virent tous au monolithisme ethnique.
Ces partis auront tout à gagner en coordonnant leurs actions avec l’étoile montante de la classe politique mauritanienne Birame Dah Abeid classé 2ème lors de la dernière élection présidentielle damant ainsi le pion à des candidats soutenus chacun par d’importantes coalitions de partis et d’initiatives.
Le président du mouvement IRA en voie de légalisation avec le parti RAG devient ainsi un jocker incontournable de la scène politique nationale, une place gagnée haut la main par une lutte pacifique qui a débordé les frontières nationales et fait aujourd’hui de Birame un leader panafricaniste.
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