Alliance Ganbanaaxu – Nous, Alliance Ganbanaaxu regroupant les référents coutumiers et l’ensemble des ONG estampillées sur notre logo susmentionné, soutenons le discours historique et édifiant du Président de l’Assemblée Nationale Cheikh OuldBAYAA à l’occasion de la cérémonie de clôture des travaux de la première session parlementaire ordinaire 2021-2022. Voir le https://cridem.org/C_Info.php?article=753644
Nous nous félicitons et notons le fait qu’il soit absolument en phase d’une part, avec les principes de notre sainte religion, l’Islam d’autre part, de le savoir être totalement en adéquation avec nos visées de valeurs républicaines.
En effet l’égalité dont il fait mention est bien un des fondements de l’Islam. Cette égalité est à juste titre au cœur du combat que nous menons depuis quelques années : l’égalité absolue de tous les êtres humains.
Les principes rappelés à cette occasion par le Président de l’Assemblée Nationale nous conforte pleinement dans notre combat pour la justice et l’égalité au sein de la communauté Soninké et fait naître l’espoir dans le cœur de l’ensemble de nos citoyens se comptant par centaines de milliers légués dans un statut infamant et dégradant donc inacceptable car ravalant au rang de citoyens de seconde zone.
Aussi, il va sans dire, et, nous le réaffirmons, que nous soutenons sans ambages le discours du président de l’Assemblée Nationale et tout autre discours qui a trait à la cohésion sociale quel que soit son auteur.
En effet Allah en Soit Loué, nous espérons fortement que désormais, nous ne serons plus exclus de l’Imamat, d’une quelconque nomination à un poste de responsabilité ou privés de terres agricoles sous prétexte que d’autres citoyens seraient bien nés pour en être les seuls ayants droit.
✓Un engagement sincère qui se veut constructif doit avoir la lucidité et l’ouverture d’esprit nécessaire à reconnaître et saluer des signaux intéressants qui émergent autour et ailleurs .
Ici je mettrai quelques passages de son discours qui indexent les mentalités rétrogrades et les hiérarchies sociales dans notre PAYS. Oui PAYS en majuscule, car ce qu’il a dit et dénoncé devant la représentation nationale, un écho de la sortie médiatique du président Mohamed ould Cheikh El-Ghazouani à Ouadane il y’a quelques semaines, est un changement de contenu discursif en haut lieu sur les discriminations liées aux castes, aux hiérarchies et à l’esclavage au sein de tous nos groupes sociolinguistiques (arabo-berberes, haratines, soninké, peulh et wolof).
👉🏿 Extraits :
« Si l’honneur de combattre l’esclavage a été raté pour nos élites jusqu’à ce que les lois internationales le criminalisent, alors elles ne devraient pas perdre l’occasion de combattre les croyances et les comportements fondés sur le faux et le mensonge, et être plutôt le fer de lance de ce noble effort. »
« L’abandon des habitudes rétrogrades fondées sur des classifications sociales injustifiées représente – sans aucun doute – l’une des garanties les plus importantes de l’unité de la société et un moyen de fermer la voie à ceux qui utilisent le discours de la haine et les appels sectaires et qui ont trouvé un environnement propice au développement de leurs idées dans un contexte de libertés et de généralisation de l’usage des médias sociaux ».
—-
« Il l est temps que tous les leaders d’opinion : juristes, politiciens et intellectuels se réunissent pour dénoncer la mauvaise logique qui nourrit les mentalités dépassées qui se réfèrent à cette hiérarchie ».
—-
« Allah, le Tout Puissant dit : « Certes Allah ne modifie pas l’état d’un peuple tant que les individus qui le composent ne changent pas d’eux-mêmes ce qu’il y a en eux». Il est en fait difficile d’évoquer la réalisation de développement durable dans n’importe quel pays du monde dans un contexte de démission de ses élites politique, religieuse, scientifique et intellectuelle par rapport à leur mission de sensibilisation et de conscientisation et à leur rôle de locomotive de la société sur la voie de l’édification d’un Etat de citoyenneté où prévaut l’égalité des chances et où tous les citoyens se sentent égaux en droits et en devoirs. »
—- « C’est dire l’importance des vues exprimées par le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à Ouadane qui a appelé les citoyens à transcender toutes les formes d’injustice héritées de notre patrimoine culturel et à purifier notre discours et nos comportements des préjugés et autres stéréotypes et faux clichés.
Les expériences de toutes les nations ont prouvé que le citoyen, qui est prêt à se sacrifier pour son pays est le citoyen qui est convaincu que la différence dans la jouissance des fruits de la citoyenneté repose exclusivement sur les critères de la disponibilité, du don de soi du patriotisme sincère, et non sur la base d’un héritage de l’appartenance à une tribu, une classe sociale, une race ou une région. Est-il raisonnable, par exemple, alors que nous nous trouvons au XXIe siècle, et plus de soixante ans après la naissance de la République, qu’un fonctionnaire ou tout membre de l’élite joue ouvertement et sans honte le rôle de chef de tribu ? Quelle logique juridique peut légitimer la tentative de certains de circonscrire le droit de l’Imamat à certaines familles, alors que nous sommes dans un pays dont la Constitution énonce que les dispositions de la religion islamique sont la seule source du droit ?
Or, il est connu de tous que les conditions de l’Imamat sont spécifiques et claires dans la jurisprudence, et que la base de la différenciation est la piété, comme en témoigne la parole du Tout-Puissant : (Le plus honorable d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux d’entre vous). »
—-
« Il est devenu clair que la responsabilité morale de la propagation et de la consolidation de telles mentalités rétrogrades est principalement imputable aux élites religieuses, politiques et culturelles qui les utilisent comme un véhicule pour obtenir des privilèges et une échelle pour atteindre leurs fins personnelles et assouvir leurs intérêts égoïstes.
L’histoire témoigne que les élites religieuses Arabes, Poulars, Soninkés et Ouolofs dans toute l’Afrique de l’Ouest ont pratiqué l’esclavage plus que les autres et sur les musulmans plus que les autres, et qu’elles ont fermé les yeux sur ce phénomène voire l’ont légitimé pour ceux qui le pratiquèrent par la force des armes.
Aujourd’hui, il ne s’agit pas pour nous de juger l’histoire plus qu’à aspirer à ce que les élites religieuses actuelles des quatre composantes de notre société portent le flambeau de la purification de la vraie religion, de tout ce qui nuit à celle-ci et à la cohésion de la société. »
—-
✓ Conclusion
Le fond de ce discours tenu en pareilles circonstances, n’est pas anodine dans notre pays, et il mérite une certaine attention de notre part. Ce qu’il a dit sur ces problématiques liées aux mentalités féodales et esclavagistes qui couvent dans nos différentes communautés, certains opposants qui s’auto-auréolent sous un prisme racial dans leurs chapelles revendicatives, n’oseraient pas s’y aventurer. Ils seraient même dans une gêne en lisant cette prise de parole du président de l’Assemblée nationale par ces termes transversaux qui touchent les maux enfouis dans notre corps sociétal qu’on reproduit socialement et politiquement sur les données nationales (chez les Opposants comme chez les Gens du Pouvoir).
Essahraa – « L’abandon des habitudes rétrogrades fondées sur des classifications sociales injustifiées représente – sans aucun doute – l’une des garanties les plus importantes de l’unité de la société et un moyen de fermer la voie à ceux qui utilisent le discours de la haine et les appels sectaires et qui ont trouvé un environnement propice au développement de leurs idées dans un contexte de libertés et de généralisation de l’usage des médias sociaux ».
Le président de l’Assemblée nationale Cheikh Ould Baya a fait ces déclarations, dans son discours prononcé à l’occasion de la cérémonie de clôture lundi des travaux de la première session parlementaire ordinaire 2021 – 2022.
« Il l est temps que tous les leaders d’opinion : juristes, politiciens et intellectuels se réunissent pour dénoncer la mauvaise logique qui nourrit les mentalités dépassées qui se réfèrent à cette hiérarchie ».
Ci-après l’intégralité du discours du président du parlement :
***
« Messieurs les ministres,
Chers collègues députés,
Mesdames et Messieurs,
Nous clôturons aujourd’hui notre première session ordinaire pour l’année parlementaire 2021-2022 qui a connu, en plus de la discussion et de l’adoption de la loi des finances initiale de l’année 2022 et de la loi des finances rectificative de l’année 2021, l’adoption par notre auguste assemblée d’un ensemble de textes que nous espérons constituer une pierre supplémentaire dans l’œuvre de développement du pays.
Mesdames et Messieurs,
Allah, le Tout Puissant dit : « Certes Allah ne modifie pas l’état d’un peuple tant que les individus qui le composent ne changent pas d’eux-mêmes ce qu’il y a en eux». Il est en fait difficile d’évoquer la réalisation de développement durable dans n’importe quel pays du monde dans un contexte de démission de ses élites politique, religieuse, scientifique et intellectuelle par rapport à leur mission de sensibilisation et de conscientisation et à leur rôle de locomotive de la société sur la voie de l’édification d’un Etat de citoyenneté où prévaut l’égalité des chances et où tous les citoyens se sentent égaux en droits et en devoirs.
C’est dire l’importance des vues exprimées par le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani à Ouadane qui a appelé les citoyens à transcender toutes les formes d’injustice héritées de notre patrimoine culturel et à purifier notre discours et nos comportements des préjugés et autres stéréotypes et faux clichés.
Les expériences de toutes les nations ont prouvé que le citoyen, qui est prêt à se sacrifier pour son pays est le citoyen qui est convaincu que la différence dans la jouissance des fruits de la citoyenneté repose exclusivement sur les critères de la disponibilité, du don de soi du patriotisme sincère, et non sur la base d’un héritage de l’appartenance à une tribu, une classe sociale, une race ou une région. Est-il raisonnable, par exemple, alors que nous nous trouvons au XXIe siècle, et plus de soixante ans après la naissance de la République, qu’un fonctionnaire ou tout membre de l’élite joue ouvertement et sans honte le rôle de chef de tribu ? Quelle logique juridique peut légitimer la tentative de certains de circonscrire le droit de l’Imamat à certaines familles, alors que nous sommes dans un pays dont la Constitution énonce que les dispositions de la religion islamique sont la seule source du droit ?
Or, il est connu de tous que les conditions de l’Imamat sont spécifiques et claires dans la jurisprudence, et que la base de la différenciation est la piété, comme en témoigne la parole du Tout-Puissant : (Le plus honorable d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux d’entre vous).
Mesdames et Messieurs ;
Si notre histoire, dont la plupart des chapitres ont été écrits hors du cadre d’un État centralisé et unificateur, a produit une hiérarchie sociale rigide, parfois basée sur la loi de la force au lieu de la force de la loi, et parfois revêtue d’un habillage religieux qui ignore que le Tout-Puissant Créateur a honoré les fils d’Adam, il est temps que tous les leaders d’opinion : juristes, politiciens et intellectuels se réunissent pour dénoncer la mauvaise logique qui nourrit les mentalités dépassées qui se réfèrent à cette hiérarchie.
Il est devenu clair que la responsabilité morale de la propagation et de la consolidation de telles mentalités rétrogrades est principalement imputable aux élites religieuses, politiques et culturelles qui les utilisent comme un véhicule pour obtenir des privilèges et une échelle pour atteindre leurs fins personnelles et assouvir leurs intérêts égoïstes.
L’histoire témoigne que les élites religieuses Arabes, Poulars, Soninkés et Ouolofs dans toute l’Afrique de l’Ouest ont pratiqué l’esclavage plus que les autres et sur les musulmans plus que les autres, et qu’elles ont fermé les yeux sur ce phénomène voire l’ont légitimé pour ceux qui le pratiquèrent par la force des armes.
Aujourd’hui, il ne s’agit pas pour nous de juger l’histoire plus qu’à aspirer à ce que les élites religieuses actuelles des quatre composantes de notre société portent le flambeau de la purification de la vraie religion, de tout ce qui nuit à celle-ci et à la cohésion de la société.
Si l’honneur de combattre l’esclavage a été raté pour nos élites jusqu’à ce que les lois internationales le criminalisent, alors elles ne devraient pas perdre l’occasion de combattre les croyances et les comportements fondés sur le faux et le mensonge, et être plutôt le fer de lance de ce noble effort.
Mesdames et Messieurs,
Notre peuple, pacifique par nature, soucieux de la coexistence et de l’harmonie de ses composantes, et qui a toujours prouvé sa perspicacité et sa capacité d’adaptation à toutes les situations, a besoin – comme le reste des peuples du monde – de celui qui le guide vers un État de justice et de fraternité en présentant une fatwa éclairée basée sur une bonne compréhension de la Charia, et en diffusant une conscience citoyenne réconciliée avec son temps, en inscrivant les valeurs de citoyenneté dans les programmes d’enseignement, et en combattant tout ce qui perturbe son harmonie et la cohésion de ses composantes.
L’abandon des habitudes rétrogrades fondées sur des classifications sociales injustifiées représente – sans aucun doute – l’une des garanties les plus importantes de l’unité de la société et un moyen de fermer la voie à ceux qui utilisent le discours de la haine et les appels sectaires et qui ont trouvé un environnement propice au développement de leurs idées dans un contexte de libertés et de généralisation de l’usage des médias sociaux.
Mesdames et Messieurs ;
Vous appréciez que notre survie en tant que peuple est tributaire de notre unité, qui constitue la meilleure protection de notre pays, contre les risques et autres défis dictés par le contexte géographique de la sous- région marqué par l’instabilité, politique, les guerres civiles, les phénomènes du terrorisme et du crime transfrontalier.
Enfin, je vous souhaite de bonnes vacances et déclare – Ala barakatillah – la clôture de la première session ordinaire de l’année parlementaire 2021 – 2022 conformément aux dispositions de l’article 52 (nouveau) de la Constitution et des articles 54 et 55 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Je vous remercie ».
La clôture de cette session s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement.
-Par une note d’information émanant de l’entourage du leader abolitionniste mauritanien, l’honorable député BDA, nous avons appris la visite qu’il a effectuée auprès de prisonniers à Rosso originaires de Rkiz et Ngawlé.
——
« Le député et président d’IRA, Biram Dah Abeid, a rendu visite aujourd’hui vendredi 28 janvier 2022 aux détenus de Rkiz et de Ngawlé. Le député s’est longuement entretenu avec les deux groupes sur le processus des deux affaires en justice, sur les conditions carcérales et les tortures alléguées. Le président Biram Dah Abeid, à sa sortie de la prison de Rosso où s’est déroulé l’entretien de plusieurs heures, a fait une déclaration à l’adresse de la presse et des parents des prisonniers. »
La Mauritanie a annoncé mercredi à son tour une commission d’enquête après la mort de sept mauritaniens tués la semaine dernière au Mali, près de la frontière mauritanienne, dans la région de Nara.
« La Mauritanie a mis en place une commission d’enquête, pour faire la lumière sur les circonstances qui ont conduit à la mort de sept de nos concitoyens au Mali», a annoncé le porte-parole du gouvernement mauritanien, Moctar Ould Dahi, lors d’une conférence de presse.
Pour rappel, le gouvernement malien avait annoncé l’ouverture d’une « enquête transparente et diligente » sur cet incident sécuritaire ayant coûté la vie à sept Mauritaniens près de Nara, localité frontalière avec la Mauritanie.
Dans un communiqué, le gouvernement malien avait décliné toute responsabilité tout en soulignant qu’à ce stade aucun élément ne met en cause l’armée malienne pointée du doigt dans la mort des sept mauritaniens.
Cet incident coïncide avec la tentative des autorités maliennes de la transition d’obtenir le soutien de la Mauritanie pour briser l’embargo de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).
La Cédéao et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) ont pris une batterie de mesures économiques et diplomatiques à l’encontre du Mali pour sanctionner les velléités de la junte de se maintenir au pouvoir encore plusieurs années.
La fermeture des frontières mais aussi un embargo sur les échanges commerciaux et les transactions financières hors produits de première nécessité sanctionnent l’engagement révoqué par les colonels d’organiser le 27 février des élections présidentielle et législatives qui auraient ramené des civils à la tête du pays plongé dans une grave crise sécuritaire et politique.
Alakhbar – Le juge d’instruction chargé des crimes économiques a rendu vendredi 7 janvier courant, une ordonnance de placement sous contrôle judiciaire de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz. L’ex Chef de l’Etat est ainsi soumis à se conformer à six obligations dont :
– Ne pas s’absenter du domicile et de la résidence spécifiée par l’instruction, soit sa maison courante sise dans la moughataa du Ksar, sauf sur autorisation du pôle d’enquête ou par nécessité extrême liée aux conditions de santé ou aux rites religieux à l’intérieur des frontières de la wilaya de Nouakchott Ouest, ou en réponse aux convocations qui lui sont adressées par les autorités judiciaires,
– Ne pas rencontrer de personnes à l’exception de sa famille, son collectif de défense, son médecin ou son personnel médical chargé de son suivi,
– N’entreprendre aucune activité qui pourrait affecter sa santé ou entraîner des complications ou un épuisement physique ou psychologique,
– Se conformer entièrement aux instructions et recommandations faites par les médecins et se soumettre aux traitements qu’ils proposent.
– Le ou les médecins qui supervisent son suivi sont tenus de prendre toutes les mesures nécessaires à la prise en charge l’accusé et d’informer l’enquête sur son état de santé et le degré d’interaction du patient avec les recommandations médicales,
– Répondre aux convocations qui lui seront adressées par la justice ou la police judiciaire chargée de superviser la mise en œuvre des dispositions de ce contrôle judiciaire,
– De présenter son passeport à cette autorité juridico-sécuritaire contre la remise d’un récépissé.
Le ministère de la Justice a souligné dans un communiqué rendu public dont l’Agence mauritanienne d’information en a reçu copie aujourd’hui, vendredi, que le dossier de suivi de l’accusé Mohamed Ould Abdel Aziz, reste un dossier purement judiciaire, dont la compétence relève des tribunaux, ajoutant qu’il est du seul ressort du pouvoir judiciaire et qu’aucune autre partie n’y a pouvoir. Voici le texte intégral de ce communiqué :
« Faisant suite aux informations et données fournies par le ministère de la Justice, dans sa déclaration en date du 31 décembre 2021, sur l’état de santé du nommé Mohamed Ould Abdel Aziz, accusé dans l’affaire n°001/2021, et les circonstances qui l’ont emmené à l’hôpital ; et dans l’optique d’éclairer davantage l’opinion publique, le ministère informe de ce qui suit :
Le vendredi 07 janvier 2022, le pôle d’instruction chargé des infractions de corruption a transmis au procureur de la République près le tribunal de la wilaya de Nouakchott-Ouest, pour information et avis, les conclusions du rapport médical élaboré par le collège de médecins ayant été chargé de suivre et rapporter sur l’état de santé de l’accusé.
Ledit rapport recommandait que la santé de l’intéressé nécessite, en l’état actuel, un « mode de vie calme et débarrassé d’anxiété et de stress » avec un régime alimentaire spécifique.
Après avoir examiné le contenu du rapport, le ministère public, en tant que partie loyale au procès, se souciant de la sécurité, de la santé et des droits des accusés au même titre que son souci de lutter contre la criminalité et de requérir l’application de la loi, a annoté en marge du rapport, un réquisitoire aux fins de libération provisoire au profit de l’accusé, en raison de son état de santé, et son placement sous contrôle judiciaire et médical.
Après délibération, le pôle d’instruction chargé des infractions de corruption a décidé, ce vendredi 07 janvier 2022, d’accorder la liberté provisoire au nommé Mohamed Ould Abdel Aziz, et de le soumettre au contrôle judiciaire à son domicile avec suivi médical, en application de l’article 124 du Code de procédure pénale.
Cette nouvelle offre l’occasion au ministère de la Justice de rappeler que :
– Les conditions de détention provisoire de l’accusé étaient bonnes à tous égards, respectant les normes de santé et de droits de l’homme, et que la réponse des structures administratives centrales du département et des institutions judiciaires compétentes, à la santé de l’accusé a été diligente et efficace, dès le premier instant qu’il a exprimé le besoin de consulter un médecin ;
– Cette réponse a permis à l’accusé d’être consulté sur le champ par un médecin de son choix, qui a décidé de lui prescrire des examens médicaux ; et avec l’apparition de symptômes, cette réponse a de nouveau été systématique et de qualité, car il a été emmené d’urgence à l’hôpital suite à un examen rapide, et le médecin que lui-même avait indiqué rappelé pour le suivi ;
– Dans le cadre de cette réponse, l’accusé a reçu une prise en charge appropriée, des examens et soins médicaux complets et rapides, et la justice a désigné un collège de médecins spécialistes, pour superviser son état de santé. Ainsi, il a reçu avec son consentement, tous les traitements nécessaires, dans les circonstances les meilleures, et a été entouré de toute la bienveillance en vue de son rétablissement, tout ceci à la charge du ministère et des frais de justice criminelle.
En conséquence des soins et du suivi en détail de son état, la santé du patient s’est améliorée, grâce à Dieu. Bien que le diagnostic médical ait conclu les résultats mentionnés ci-dessus, les informations recueillies ont démontré un historique médical en lien avec son état actuel.
Dès le premier instant, les structures administratives centrales du ministère et les institutions judiciaires compétentes ont été en alerte, pour suivre au fur et à mesure sa situation, superviser les soins et traitements, et fournir tous services nécessaires. Elles continueront, confiantes en soi des obligations qui leur incombent, dans le respect strict des lois en vigueur, à le faire autant que de besoin.
Saisi des conclusions finales du rapport médical, l’avis du ministère public s’est aligné correctement aux recommandations de l’équipe médicale, dans l’intérêt de la santé et de la sécurité de l’accusé.
Au moment où le ministère de la justice et les institutions judiciaires compétentes s’occupaient à surveiller l’état de santé de l’accusé et à préparer les motifs nécessaires pour son traitement, d’autres, y compris un organe juridique, se livraient de façon pessimiste à la diffusion de données fausses sur l’état de santé du patient et des préjugés à l’encontre des structures judiciaires et de santé.
Au fil du temps, la contradiction et tous les préjugés que ces personnes ont divulgués se sont avérés faux. Leur manque d’intérêt pour la santé et la sécurité de l’accusé est apparu, en parfaite contradiction des règles qu’édictent la morale et la déontologie de leur profession. Est-ce assez pour leur répondre maintenant de dévoiler la réalité ?
Toutefois l’affaire demeurant une question intrinsèquement judiciaire, seuls les tribunaux, la justice en sont compétents, et aucune autre autorité n’y a pouvoir ».
VOA Afrique – La justice mauritanienne a accepté vendredi pour des raisons de santé de relâcher sous contrôle judiciaire l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, tombé en disgrâce et incarcéré depuis plusieurs mois dans un dossier de corruption présumée, a annoncé le ministère de la Justice.
Mohamed Ould Abdel Aziz, 65 ans, avait été hospitalisé fin décembre pour des soins urgents après un malaise, selon ses avocats. Il a subi le 1er janvier, avec succès selon l’hôpital, une intervention cardiaque visant à élargir les vaisseaux et favoriser la circulation du sang.
Les médecins qui le suivent ont préconisé, dans un rapport, « un mode de vie tranquille et exempt de toute forme d’anxiété et de pression psychologique », dit le ministère dans un communiqué.
Le parquet a demandé en conséquence qu’il soit relâché et les juges en charge de l’enquête ont accepté qu’il soit placé sous contrôle judiciaire et médical à son domicile, a rapporté le ministère.
Ce dernier a assuré que M. Aziz, qui a dirigé la Mauritanie de 2008 à 2019, avait bénéficié de bonnes conditions de détention, d’une réponse « rapide et efficace » des services de l’Etat à la dégradation de sa santé et d’une « prise en charge médicale de haut niveau ».
L’ex-chef d’État a été inculpé en mars 2021 pour corruption, blanchiment d’argent, enrichissement illicite, dilapidation de biens publics, octroi d’avantages indus et obstruction au déroulement de la justice.
Il a été placé en détention en juin pour non-respect des mesures de son contrôle judiciaire et trouble à l’ordre public.
La justice avait été saisie en août 2020 du rapport d’une commission d’enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur des faits présumés de corruption et de détournement de fonds publics pendant les plus de 10 années de pouvoir de M. Aziz.
La commission s’est penchée sur plusieurs aspects: gestion des revenus pétroliers, vente de domaines de l’Etat, liquidation d’une société publique assurant l’approvisionnement du pays en denrées alimentaires, activités d’une société chinoise de pêche…
L’ex-président, qui crie au « règlement de comptes », a toujours refusé de parler au juge d’instruction. Il s’estime protégé par l’immunité que lui confère, selon lui, la Constitution.
Le point de départ fut en octobre 2008, et aujourd’hui 31 décembre 2021 , le célèbre mouvement anti-esclavagiste lancé par Biram Dah Abeid et ses camarades il y a 13 ans, obtient sa reconnaissance officielle par les autorités de Nouakchott. IRA Mauritanie a été à l’origine d’une dynamique abolitionniste durant la décennie écoulée en Mauritanie.
Ses dirigeants et ses militants ont consenti beaucoup de sacrifices tout au long d’un cheminement courageux qui a marqué profondément le militantisme droit-de-lhommiste inédit en Mauritanie d’une manière globale. Jusqu’alors le mouvement IRA-Mauritanie était reconnu dans différents pays à travers le monde via ses ailes très actives sur le plan diplomatique et par un réseautage entreprenant auprès des instances spécialisées dans la défense des droits humains.
l’ONG abolitionniste est incarnée par la figure de son président, le député BiramDah Abeid. Ce dernier a connu la prison à de nombreuses reprises en Mauritanie pour ses activités militantes au temps de l’ancien président Ould Abdelaziz. Sur le plan international, monsieur Dah Abeid a été primé plusieurs fois dont le Prix Onusien 2013 pour la défense des droits humains (sur les pas d’un certain Nelson Mandela).
Avec l’arrivée au pouvoir en 2019 de l’actuel Raïs Mohamed ould CheikhEl-Ghazouani, l’ancien candidat aux présidentielles de 2014 et 2019 (arrivé deuxième à chaque fois) a accepté la main tendue des autorités étatiques pour une phase d’apaisement dans les relations sociales et politiques dans le pays. Ainsi la conflictualité s’est atténuée relativement entre les milieux droit-de-lhommistes et les autorités. En Mai 2017, le régime précédent chassait et empêchait une simple visite de terrain pour le leader d’IRA-Mauritanie. Le cas du Guidimagha, d’où BDA avait été conduit manu militari de Gouraye jusqu’à la sortie de la région pour l’empêcher de rencontrer ses militants et sympathisants.
Aujourd’hui après d’innombrables épreuves, IRA-Mauritanie est reconnue officiellement avec le système déclaratif en vigueur depuis une modification de la loi concernant les associations et autres entités similaires.
Un grand BRAVO aux militants et sympathisants IRAOUIS en Mauritanie et à travers le monde.
✓J’exprime ma fierté et ma reconnaissance à toutes et à tous ces braves gens !
Le gouvernement mauritanien a affirmé jeudi qu’il prendra toutes les mesures nécessaires pour les soins de l’ancien président Mohamed O. Abdel Aziz, victime d’un malaise qui a nécessité son hospitalisation à l’hôpital militaire. Le porte-parole du gouvernement par intérim, Mohamed Melaïnine O. Eyih a dit que le fait que l’ancien président ait un dossier au niveau de la justice est de nature à créer certaines complications.
Ould Eyih qui s’exprimait lors de la conférence de presse hebdomadaire du gouvernement a réaffirmé que la santé de Mohamed O. Abdel Aziz est « l’objet d’un extrême intérêt et d’une extrême attention. »
Le ministre a ajouté que le gouvernement se considère responsable de la santé de chaque citoyen à fortiori s’il s’agit d’un ancien président.
Pour sa part Mohameden O. Ichidou, président du collectif de défense de l’ancien président a dit que son client est victime d’un caillot sanguin qui nécessite son évacuation à l’étranger pour y être soigné.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.