Communiqué de presse IRA-MAURITANIE : Répression aveugle !

Les militants d’IRA – Mauritanie se sont donnés rendez-vous ce lundi 01/10/2018 – jour de l’ouverture du nouveau parlement – devant l’Assemblée Nationale pour réclamer la libération de leur leader le président Biram Dah Abeid incarcéré depuis le 07/08/2018 et fraichement élu député. Fidèle à ses principes répressifs, la police politique a brusquemRéseauxent chargé les manifestants et les attaqué avec des bombes et des gaz lacrymogène avant de sévir contre manifestants évanouis avec des matraques et des gourdins. Des vieux et des femmes ont été pris dans ce tourbillon et la plupart a perdu connaissance.
Nous déplorons les blessés suivants:
-Dah Boushab
-Mama Moussa
-Abdallahi Homody
Cette manifestation pacifique dont les slogans sont : « Libérez le parlementaire », « Libérez le député », « Libérez Biram » a été violemment réprimée et les moyens utilisés par les autorités étaient exagérés. Les moyens disproportionnés utilisés par la police n’a d’explication que le flou, l’incertitude dans laquelle nous vivons actuellement.
IRA – Mauritanie le répète haut et fort, Biram n’est pas seul en prison, nous sommes tous en prison mais cela ne nous empêchera point de réclamer justice !
IRA – Mauritanie sait reconnaître l’enregimentation d’indicateurs, mouchards et autres taupes de la police politique, déguisés en journaliste, président d’ONG ou de parti politique;
IRA – Mauritanie saura aussi mettre à nu l’instrumentalisation de la justice par la lâche dictature de Mohamed ould Abdel Aziz.
IRA – Mauritanie salue l’engagement de beaucoup de jeunes mauritaniens justes ainsi que les députés de l’opposition mauritanienne qui ont manifesté avec les gens d’IRA devant le parlement mauritanien, ce lundi 1er octobre 2018.

Nouakchott 01/10/2018
La Commission de communication

Crédit source : Réseaux IRA

LA COMMUNE DE SEBKHA VA-T-ELLE REVOTER ?


Pour un homme, la plus grande juridiction du pays pourrait renvoyer les habitants de la commune de Sebkha aux urnes ! Et cela pour la troisième fois ! Une décision qui, semble-t-il, serait le vœu de certains généraux partisans du mandataire UPR de Sebkha.
Cette farce de mauvais goût attendue par les populations de Sebkha pourrait en dire long sur les hommes qui ont en charge la justice de notre pays.

Le candidat UPR, éliminé car classé troisième à l’issue du premier tour des municipales, conteste et a les moyens, apparemment, de son ambition. En tout cas, il le fait savoir à qui veut l’entendre.
Contester est un droit pour tout candidat mais là où le citoyen veut comprendre, c’est : pourquoi maintenant ? Pourquoi c’est après le second tour qu’on commence à mettre en marche le processus de recomptage de bulletins de 26 urnes du premier tour? Pourquoi exactement ces urnes ? Et pourquoi maintenant sachant que qu’au moins trois de ces urnes ne sont pas scellées ?

Du jamais vu. Certaines indiscrétions parlent d’un ordre venu d’un général et cet ordre ne peut qu’être exécuté. La Cour suprême serait- elle aux ordres ?
Visiblement tout est mis en œuvre pour torpiller la volonté des populations de Sebkha, afin de servir le plus puissant lobby qui sévit depuis quelques années dans cette commune.
Le mandataire, comme stipule la loi, a 7 jours pour faire recours et la Cour doit statuer dans les 15 jours qui suivent à partir de la date de la saisine. Ici quelques exercices de soustraction et d’addition seraient les bienvenus : le premier tour a eu lieu le 1er septembre et le second tour le 15 septembre 2018 et c’est seulement le jeudi 20 septembre que la Cour s’est exécutée en entamant le processus de recomptage de 26 urnes du premier tour. Le recomptage fut arrêté le lendemain vendredi 21 septembre 2018 sans motif apparent. Et contre toute attente, après cet arrêt, on veut encore reprendre cette opération de recomptage ce 27 septembre 2018.

Les résultats provisoires de Sebkha ayant été proclamés le 2 septembre, les mandataires disposant de 7 jours pour faire recours et que la Cour 15 jours pour statuer, on se rend compte que le délai est largement dépassé, au jour du 29 septembre 2018 alors qu’on attend toujours la décision d’une Cour qui hésite. La population de Sebkha attend. Elle attend pour comprendre. Comprendre jusqu’à quel niveau la justice peut jouer avec sa volonté, la volonté des Mauritaniens libres, et ayant choisi librement les hommes et femmes qui, à leurs yeux, sont aptes à s’occuper de leur destin.

Seulement, Sebkha doit comprendre que dans cette histoire, il y a, en jeu, les intérêts d’un puissant groupe et pour servir ce groupe beaucoup d’entorses pourront être faites. Car ce que veut cet homme qui agit dans l’ombre, c’est ce qui risque d’être fait. A moins qu’un un digne fils de ce pays prenne en main son courage pour sauver le peu qui reste à sauver de ce processus électoral plongé dans un labyrinthe d’obscurité d’une nuit sans lune ni étoiles.

C’est dire que notre pays, la Mauritanie, a besoin, plus que jamais, d’institutions fortes et non d’hommes superpuissants, de sangsues qui sucent le sang des pauvres hères.
Mais, aussi étonnant que cela puisse paraitre, le cursus et la qualité de l’homme qui est à la tête de la Cour suprême, nous donne une fois encore matière à réflexion sur l’avenir de la Mauritanie.
Où est cette élite d’engagement pour une Mauritanie juste et de justice pour tous ?
A quand, des hommes et des institutions au service du peuple dans le respect de la légalité édictée par les textes voulus par la Mauritanie ?
Comment la Cour suprême peut-elle être actionnée sous l’effet des appels téléphoniques ?

Non, on hallucine vraiment et, au réveil, on comprendra qu’on s’était trompé ! Mais connaissant l’histoire récente des hommes qui ont en charge la présidence de cette Cour et, à la clé, l’histoire de « l’homme des deux rakats », on peut comprendre aisément que le bout du tunnel est trop loin pour la Mauritanie et les populations de Sebkha qui, comme d’habitude, n’ont que leurs yeux pour pleurer.
Comprenant cela, ces courageuses populations devraient, dès à présent, se préparer pour le troisième tour… Puisque telle est la volonté, tel est le bon-vouloir du groupe des super-puissants.

Camara Seydi Moussa

Source crédit : l’édito Nouvelle Expression

Municipales à Sebkha : Soyons TÉMOINS !

La communication tirée de la page Facebook du Maire élu de Sebkha AKA SOUMARE.

Soyons TÉMOINS, le risque d’un hold-up est réel à terme.

《On nous a informés oralement de la décision de faire à nouveau le recomptage des voix du 1er tour suite au recours déposé par l’UPR et malgré la clôture des opérations électorales.

Visiblement le candidat malheureux de l’UPR met beaucoup de pression et obtient des soutiens illégitimes pour le recomptage des voix.
Notre position est claire: nous refusons le recomptage des voix parce que nous estimons que s’il devait être fait cela aurait dû l’être avant le 2nd tour. Une fois que le 2nd tour a eu lieu toute remise en question du 1er tour est hors délai.
Nous disons également que le recomptage des voix du 1er tour n’est pas fiable en l’état puisque les caisses de bureau de vote devaient être stockées chez le juge en charge des recours dès le lendemain du vote ce qui n’était pas le cas et pour compliquer le tout nous avons trouvé 3 caisses non scellées, c’est-à-dire ouvertes.
Nous n’avons également aucune information sur les numéros de scellés des caisses.

Nous devons pouvoir contrôler que les scellés placés à la fin du vote n’ont pas été changés. Les procédures n’ont pas été respectées et donc nous n’avons aucune garantie qu’il n’y a pas eu bourrage des urnes. Recompter dans ces conditions est tout simplement inutile.
Si l’UPR met la pression pour le recomptage des voix, l’AFCD et l’UFP mettent la pression pour annuler le recomptage.
Au-delà de ces aspects techniques revenir devant les électeurs de Sebkha pour leur demander de voter à nouveau est au minimum une preuve d’incompétence et au pire une tentative de fraude.

Ils prennent des risques inconsidérés sur la démocratie et sur la paix civile dans la commune de Sebkha pour satisfaire une seule personne.

Et enfin nous sommes très gênés de n’avoir pour l’instant aucun courrier ou communication officiels des institutions en charge pour nous expliquer la situation.

C’est toujours dans le calme et la détermination que nous allons défendre nos droits en espérant que les responsables vont rapidement prendre leurs responsabilités et mettre un terme à cette mascarade.
Nous serions étonnés quand même que cette tentative aboutisse à quelque chose.

Merci à tous pour votre soutien indéfectible.》

Crédit source : Post Facebook du Maire élu de Sebkha AKA SOUMARE

Événement : grande mobilisation IRAOUIE autour du procès du président Biram.

Aujourd’hui 19 septembre 2018, le président charismatique des Réseaux IRA (Organisation abolitionniste) toujours non reconnue en RIM, est attendu devant un tribunal à Nouakchott. Privé de liberté depuis le matin du 7 août dernier, le leader abolitionniste et antiesclavagiste , récemment élu député au parlement mauritanien, subit un dossier judiciaire aux contours obscurs selon plusieurs observateurs avisés du terrain.

Une forte mobilisation s’est organisée par les militants et les sympathisants du mouvement IRA-Mauritanie , pour soutenir leur dirigeant.

K.S

Événement : grande mobilisation IRAOUIE autour du procès du président Biram.

Aujourd’hui 19 septembre 2018, le président charismatique des Réseaux IRA (Organisation abolitionniste) toujours non reconnue en RIM, est attendu devant un tribunal à Nouakchott. Privé de liberté depuis le matin du 7 août dernier, le leader abolitionniste et antiesclavagiste , récemment élu député au parlement mauritanien, subit un dossier judiciaire aux contours obscurs selon plusieurs observateurs avisés du terrain.

Une forte mobilisation s’est organisée par les militants et les sympathisants du mouvement IRA-Mauritanie , pour soutenir leur dirigeant.

K.S

Événement : grande mobilisation IRAOUIE autour du procès du président Biram.

Aujourd’hui 19 septembre 2018, le président charismatique des Réseaux IRA (Organisation abolitionniste) toujours non reconnue en RIM, est attendu devant un tribunal à Nouakchott. Privé de liberté depuis le matin du 7 août dernier, le leader abolitionniste et antiesclavagiste , récemment élu député au parlement mauritanien, subit un dossier judiciaire aux contours obscurs selon plusieurs observateurs avisés du terrain.

Une forte mobilisation s’est organisée par les militants et les sympathisants du mouvement IRA-Mauritanie , pour soutenir leur dirigeant.

K.S

Mauritanie : préludes, instruments et alibis d’une mise au ban

■Par Biram Dah Abeid, Prison Civile de Nouakchott.

I. Les liaisons dangereuses

Le 21 juin 2014, vers 13h, juste après avoir voté et lu ma déclaration à la presse, je m’apprêtai, seul, au repos mais mon téléphone sonna. Au bout du fil, une personne très proche du chef de l’État, mon concurrent et candidat à sa propre succession, m’interpelle sans aménité : « Le président Mohamed Ould Abdelaziz te transmet ce message: il a suivit et écouté ton discours et tes propos, très séditieux et inacceptables, durant la campagne électorale ainsi que ton dernier propos aux journalistes tout à l’heure devant ton bureau de vote, qui est une parfaite illustration de cette orientation. Maintenant, si tu prétends à un avenir politique dans ce pays, renonce tout de suite et pour de bon à cette ligne; dans le cas contraire, attends-toi à ce que je sévisse pour te mettre hors d’état de nuire. »

Ma réponse à cette suprême insolence est connue; elle fut à la hauteur de l’idée que je me fais de l’honneur, de la dignité, de l’esprit de sacrifice et du devoir de résistance. Depuis, cette personne très proche de Mohamed Ould Abdelaziz par la parebté et la connivence, ne m’a jamais plus rappelé, bien qu’auparavant elle fît signe, de temps à autre, sans manquer toutefois de me témoigner de l’admiration et un soupçon d’amitié.

Quatre jours après l’incident, une autre personne dans la proximité indécise de mon adversaire se met en relation avec moi et m’apprend que le « vainqueur » du scrutin, Mohamed Ould Abdelaziz, voudrait bien me saluer au téléphone et espère beaucoup mon aval à l’énoncé du verdict des urnes. J’entrepris, tout de suite, de lui expliquer l’envergure de la fraude, des irrégularités et des manipulations massives et multiformes d’où l’évidence du doute quant à l’intégrité du résultat proclamé; cependant, au-delà de la force majeure et malgré le fait du prince, je reconnaitrais les scores, seulement en vertu d’un accord politique entre l’émanation politique d’IRA, le parti Rag (encore interdit) et le pouvoir. Pragmatique quant il le faut, j’exigeai, en contrepartie, la légalisation du parti Rag et l’enregistrement de l’Ong IRA. L’entremetteur entérine la proposition et me « passe » son cousin de président, Mohamed Ould Abdelaziz. Ce dernier réitère les mêmes sollicitations que son envoyé exprimait en son nom et valide le projet d’entente par moi formulé : oui, s’engagea-t-il, il promet la reconnaissance et l’enregistrement des deux cadres d’activités, dès la fin de la cérémonie de son investiture, d’ici quelques jours. Je proposais l’accord, le jour suivant, à l’approbation de la direction du Rag. L’organe dirigeant le rejeta, catégoriquement, grâce aux arguments de mon collègue de l’époque, Brahim Bilal Ramdhane. Ce dernier soutenait, étayant ses raisons par force exemple, que le chef de l’État mauritanien traîne la réputation d’un homme sans parole et de peu de foi, pour résumer un grief bien plus fleuri. Selon lui, le contrat éventuel ne peut être accepté par le Rag que si Ould Abdelaziz lui-même consent le premier pas, en ordonnant la reconnaissance des deux organisations. Je transmis la décision du Rag à l’émissaire de Mohamed Ould Abdelaziz dont la réaction confirmait le désappointement du destinataire, voire l’âpreté de sa vindicte.

Quelques jours après, dans son discours d’investiture à un second mandat, Ould Abdel Aziz dépeignait IRA et Rag, sans les nommer, comme un danger pour la nation, avant de promettre leur éradication, en priorité de son exercice de Président. Des pelotons d’auxiliaires de services de renseignements enclenchent alors une offensive dans les mosquées et les média publics et privés contre IRA et Biram Dah Abeid. La jeunesse et les militants d’IRA répliquèrent à la charge de dénigrement, dont le mufti de la république islamique de Mauritanie, Ahmedou Habibou Arrahmane s’improvisait fer de lance; dans ses prêches du vendredi suivant, il assimilait le prix des Nations Unies pour les droits de l’Homme octroyé à Biram Dah Abeid en 2013, à un cheval de Troie au service des ennemis juifs de l’extérieur, alliés à leurs alliés de l’intérieur, afin de détruire la société musulmane et idéale. La presse acquise aux renseignements élabore des conspirations de croquignole, sans doute recevables par l’entendement paranoïaque des peuples en panne d’intelligence ; elle renseigne l’opinion sur des assassinats et enlèvements fictifs, commis ou prijetés par les partisans de Biram. Ces criminels, disaient – de concert – les journalistes mouchards et affabulateurs, sont les séudes de IRA, ils enlèvent les petites filles maures, les violent, tuent et inscrivent sur les corps, le nom de Biram, en guise de trophée. Les arrestations suivent, dans nos rangs. Un proche du sérail m’alarme, en toute discrétion : « tu es visé et tu seras arrêté au premier « contact » que tu tenterais avec les populations, tu seras emprisonné une longue période, « ils » ont jugé indispensable de te neutraliser avant 2019 ».

Le lanceur d’alerte au sein du pouvoir, à l’image de beaucoup de personnalités et cadres qui servent le système par peur, nécessité ou opportunisme alimentaire, me prédit une interpellation imminente, suivie du schisme, au sein de ira, d’une cellule dormante ; celle-ci occasionnerait un bruit considérable et mon propre discrédit. Ensuite, se déclencherait une vague d’autres sorties tonitruantes, de la part des figures de l’Ong anti-esclavagiste, concomitamment au séjour prolongé de Biram en prison. Il renchérit : « le pouvoir n’acceptera plus jamais que tu prennes un « contact » direct avec les populations, ton discours étant jugé déstabilisateur et très nocif ».

II. La matérialisation de la menace

Cinq jours après l’avertissement dont je ne saurais évaluer le degré de sincérité, je prends le chemin de la ville de Rosso (200km au sud de Nouakchott), point de passage en direction du Sénégal où je devais me rendre. Mon passage coïncide avec l’arrivée de la caravane initiée par IRA et d’autres Ong, contre l’esclavage agricole. La caravane, en mouvement depuis une semaine sans être inquiétée parvenait au chef-lieu de la région du Trarza, en même temps que moi. Je suis arrêté et condamné à 2 ans de prison, pour l’essentiel dans la ville d’Aleg, où je recevais des visiteurs solidaires, tous témoins d’une détention abrupte, sous la chaleur d’un toit de tôle, en compagnie de moustiques voraces.

Après dix huit mois de réclusion avec Brahim Bilal Ramdhane, le début de subornation de certains dirigeants d’IRA et l’orchestration de plusieurs scissions parmi nous, nous recouvrons la liberté, certains d’entre nous désormais moins enthousiastes à la lutte frontale. L’accueil massif, spontané et l’adhésion des mauritaniens à notre combat, renforcent davantage la peur, chez les gardiens du système de domination, de nous laisser libres de circuler dans le pays, surtout en position de principal contradicteur.

Le troisième acte consista à décapiter IRA, en mon absence, au cours de juin et juillet 2016. Tous les membres dirigeants à l’intérieur du pays sont neutralisés et condamnés à de lourdes peines ; les manifestants endurent la répression féroce ; nous déplorons des bilans de plus en plus lourds, de blessés, souvent lynchés par la police, dans les rues.

Parmi les résultats escomptés de la manière forte, s’impose le calcul d’éradiquer IRA et en tarir l’influence, grâce à l’effet conjugué du verrouillage de ses actions ; les attaques en règles de la part des transfuges viennent accentuer la dynamique de la discorde, de la suspicion réciproque, sources de diversion, donc de déperdition d’énergie.

III. Quatrième acte: le retour sur scène

Après un long séjour à l’étranger, le 07 juin 2017, à partir du Sénégal et du point de passage de Rosso, je regagne la Mauritanie. Quelques jours avant, le Conseil des ministres de cette république de boutiquiers rongés par le fanatisme religieux et le sentiment de la supériorité raciale, croit efficient de réitérer, par circulaire administrative et sécuritaire, l’abolition de tout rassemblement du courant d’IRA, sur l’étendue du territoire. Des pontifes du parti-État arrivent à Rosso et s’y livrent au porte-à-porte en vue de dissuader, les populations, de m’accueillir. Des unités de la police, de la garde nationale et de la gendarmerie investissent la capitale du du-ouest, pour tenir les populations loin de l’encombrant compatriote. La veille du jour J (7 janvier 2017), le trafic d’habitudes très intense entre les deux pays est suspendu, seules les différents corps d’armes et de sécurité, occupent le quai de passage et ses alentours ; les rues de la ville, quasiment en état de siège, sont inaccessibles aux piétons et automobilistes ; les magasins ferment sous la contrainte et les militants et sympathisants, venus de Rosso ou des autres régions du pays, essuient molestations et vandalisme, sous les bottes des soldats de la milice tribale.

Je rentre à Nouakchott, sans aucune possibilité d’approcher mes compatriotes. De nombreux citoyens ont essayé de rassembler pour m’accueillir à l’entrée sud de la capitale mais le même procédé de dissuasion violente les tient en respect. Interpellations et blessures, coups de matraques électriques et jets de grenades lacrymogènes ponctuent les heurts de civils désarmés, avec les forces de l’ordre hégémonique. Les explosifs continuent à pleuvoir sur le véhicule qui me transporte du km 10 jusqu’à l’entrée de mon domicile. L’arrosage nauséabond se poursuit encore une heure après mon retour à la maison. Des femmes, des enfants, des hommes, dont des voisins et des partisans, durent payer la rançon de la volonté ou du hasard, par l’asphyxie et des complications respiratoires ; Un poste de police s’installait à vue, pour surveiller et intimider les éventuels visiteurs. Neuf jours après mon retour mouvementé, je vais à l’étranger.

IV. Cinquième acte: redéploiement sur le front intérieur

Le 7 mai 2017, je décide de revenir en Mauritanie, à partir de la frontière avec le Sénégal, sur, le point de passage de la ville de Gouraye, région du Guidimakha. Dés qu’il l’apprend, le gouvernement enclenche une action de sape, similaire à celle de Rosso. Le gouverneur, les préfets, commissaires de police et officiers des brigades de gendarmerie et de la garde, entament une campagne de diabolisation et de dénigrement, en sillonnant les communautés villageoises et les quartiers dans les villes sur le parcours ; tous réputent sacrilège et crime irrémissible, de m’accueillir, même de loin. Je tiens à la disposition des curieux, les enregistrements audio de ces discours exécrables, sortis des bouches de commis de l’Etat autant punais que peu convaincus de leur jactance.

La veille de ce 7 mai, les militants d’IRA, connus alentour, sont mis aux arrêts, les frontières de la région fermées à toutes les personnes susceptibles d’appartenir au courant ou de le soutenir. Des centaines de citoyens venus par voiture goûtent, malgré eux, aux joies du refoulement arbitraire. Dés avoir foulé le sol mauritanien, je me retrouve saisi au collet, escorté par plusieurs véhicules de police, de gendarmerie et de la garde, chargés de séides armés jusqu’aux dents ; sous l’emprise des chiens de garde dont le garde-chiourme invisible me tenait à sa merci au nom de la force brute qui est le droit dans la Mauritanie nouvelle, me revoici rebroussant le chemin du logis, privé d’escale, sur un trajet de centaines de kilomètres….

Sixième acte et suite : L’alliance avec Sawab, une manœuvre non anticipée

Nouakchott le 27/08/2018

crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

Communiqué des Avocats de Biram Dah Abeid

Mauriweb – Les avocats soussignés qui défendent BIRAM DAH ABEID depuis des années alertent la Communauté et les Institutions Internationales sur l’interpellation et, de ce qui semble être certain ou très probable, le placement en détention de BIRAM DAH ABEID, à nouveau, et ce dans le cadre d’une persécution judiciaire des Autorités mauritaniennes qui se poursuit inlassablement.

BIRAM DAH ABEID, Président de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) est l’un des acteurs les plus éminents et respectés de la société civile mauritanienne, africaine et internationale, ayant reçu notamment le prix de l’ONU pour les droits de l’homme en 2013.

Candidat aux élections présidentielles mauritaniennes de 2014, il souhaite incarner une alternance possible au Président Ould ABDEL AZIZ qui ne cesse de poursuivre une politique obstinée de prédation des ressources publiques et de son corollaire, la maltraitance de toute voix à dissidence et ce compris des élus au Sénat mauritanien, tel que le Sénateur Ould GHADDE.

Le Groupe de Travail sur la Détention Arbitraire du Conseil des Droits de l’Homme a déjà rendu, concernant ces deux opposants, des avis constatant le caractère arbitraire des mesures de privation de liberté et demandé à la Mauritanie de prendre les mesures qui s’imposent pour se mettre sans tarder en conformité avec ses obligations internationales en matière de respect des droits de l’Homme.

En dépit de ces décisions, BIRAM DAH ABEID a été de nouveau interpellé et privé de sa liberté le 7 août 2018, le jour même où la Commission électorale nationale indépendante (CENI) mauritanienne devait remettre leurs reçus aux candidats pour les prochaines élections municipales et législatives.

Les avocats soussignés soulignent que plus personne ne peut être dupe du cynisme avec lequel le Président AZIZ a instrumentalisé la lutte contre le terrorisme pour obtenir et plus encore « acheter » auprès de la Communauté internationale et notamment de la France, une forme de complaisance qui est devenue aujourd’hui un silence coupable.

Toute la société civile internationale identifie BIRAM DAH ABEID comme un citoyen d’honneur de l’Afrique, inlassable militant contre l’esclavagisme, indignité qui continue à être tolérée pour de funestes raisons politiques par le Régime du Président AZIZ en Mauritanie.

Les avocats soussignés, en appellent à l’ensemble des décideurs de la Communauté internationale en France, à Bruxelles et ailleurs pour obtenir des autorités mauritaniennes sans condition aucune, qu’elles libèrent BIRAM DAH ABEID et lui permettent de recouvrer une totale liberté d’action, mais aussi d’aller et venir, y compris de se présenter aux prochaines élections.

Paris, le 7 août 2018

Me William BOURDON

Avocat au Barreau de Paris

w.bourdon@bourdon-associes.com

Me Georges-Henri BEAUTHIER

Avocat aux barreaux de Paris et Bruxelles

ghb@beauthier.be

Source crédit: Mauriweb

24-07-2018 09:54 – Mauritanie/64ème session du Comité contre la Torture à Genève, les ONG se mobilisent pour se faire entendre

Guidumakha – Devant les experts, la déclaration qui a été lue par Diko Hanoune, Secrétaire général de l’association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E), dans le temps accordé à Aminetou Mint El Moctar, présidente de l’Association des femmes chefs de familles en Mauritanie (AFCF).

Il faut noter la présence de plusieurs ONG non gouvernementales qui ont présenté des rapports alternatifs, qui se sont mobilisées pour sortir certaines réalités devant les experts des Nations Unies, notamment le président du COVIRE, M. Mamadou Kane et Mme Kane, Mme Diop, Mme Lalla Aicha Sy, présidente du comité de solidarité avec les victimes des violations des droits humains, Clément Bousin ACAT-France, Radidja Nemar Alkarama.org, Antislavery- SoS-Esclaves Mauritanie, l’Observatoire Mauritanien Des Droits de l’Homme et de la Démocratie représenté par le collectif La Paix au Sri-Lanka etc….

Le blocage à l’aéroport de Nouakchott les veuves et orphelins qui devraient participer, a été l’objet de vives protestations.

Monsieur le président du comité ;

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz considère : « le système des nations unies comme un truc sans importance, en disant que les déclarations des nations unies ne seront pas prises en considération». La CNDH et le comité contre la torture, ici présents, n’ont pas condamné ces propos très graves d’un chef d’état en exerce, malgré que c’était leur rôle. Ceci, démontre que ces institutions ne sont pas indépendantes. La Mauritanie d’aujourd’hui est une industrie de tortures, d’assassinats gratuits, le fils du président a tiré sur une femme, il n’a pas été arrêté pendant que le régime tue et torture d’innocents citoyens noirs dans des prisons secrètes.

-Le 10 juillet 2018, le procureur de la ville de Selibaby, dans la région du Guidimakha ordonne aux gendarmes du département Ould-Yengé, d’arrêter, séquestrer Mohamed Ould Mbareck, Président l’ONG Initiative d’Opposition aux Discours Extrémistes, esclavagistes et au terrorisme, une ONG avec un statut ECOSOC, durant plusieurs jours, qui était parti introduire des plaintes liées à l’esclavage foncier dans le milieu Soninké, il n’a bénéficié le soutien la CNDH ni du comité contre la torture en Mauritanie.

1-Nous demandons à l’état Mauritanien des enquêtes indépendantes sur les tortures, détention arbitraire de militants l’ONG IRA-Mauritanie et des manifestants pacifistes par les forces de l’ordre. Les cas de tortures de Moussa Bilal Biram et Abdallahi Maatallah Saleck, détenus en prison pendant 2 ans par le régime. Le cas du jeune Mohamed Cheikh Ould Moukheitir condamné à mort pour apostasie, malgré sa libération par la justice, il est toujours détenu dans un lieu secret. Le cas du Sénateur Mohamed Ould Ghadda ; Adallahi Ould Yali, un activiste abolitionniste séquestré depuis en février 2018. Toutes ses personnes sont torturées physiquement, moralement, elles n’ont pas eu le soutien de la CNDH ni du mécanisme national de la prévention contre la torture en Mauritanie.

2-Une enquête sur le cas de Marième Mint Mohamed Sidi, enceinte de huit mois battue par un ancien policier, le commissariat Toujounine refuse sa plainte en juin 2018 pour protéger l’ancien policier.

3- Le cas de Mohamed Ould Brahim, 37 ans, arrêté le mardi 12 juin 2018, conduit au Commissariat de l’Anti-drogue, le lendemain, le père du jeune homme, Brahim Ould Maatalla reçoit un appel téléphonique du commissaire l’Anti-drogue qui lui demande de venir récupérer le corps de son fils à la morgue de l’hôpital. Une fois sur place, le Procureur lui fait un chantage pour signer un papier attestant la « mort naturelle » de son fils. Chose incroyable dans un état de droit.

4- L’abolitionniste soninké, Diadié Bambi Coulibaly, accusé à tort sur dénonciation calomnieuse par le même commissariat de police anti-drogue, il a été séquestré plusieurs jours du 12 au 20 juillet 2018 dans le but de le faire taire.

5- Le cas de Amadou Idrissa DIENG militant IRA, qui a été enlevé, séquestré et violemment battu par des éléments de la police du quartier Elmina sans aucun motif valable en décembre 2017. L’état devrait ouvrir une enquête et punir les auteurs.

6- Le jeune Lamine Mangane, 18 ans à peine, tué par balles d’un gendarme, le 27 septembre 2011, à Maghama, alors qu’il manifestait contre l’enrôlement discriminatoire. Le 28 Novembre 2017, les membres du collectif des neuves et orphelins ont été violemment battus devant le cortège présidentiel à Kaédi, la CNDH et le mécanisme contre la torture n’ont pas soutenu les victimes. Diligenter une enquête sur les tortures et disparitions forcées de civils et militaires Afro-mauritaniens entre 1989 et 1992, les familles réclament les corps de leurs proches.

7-Le 16 juillet 2010, à Riadh, suite à une altercation, un policier fait feu sur Ramdhane Ould Mohamed. Atteint à la tête, il s’effondre. Après deux jours de coma, Ramdhane, âgé de 21 ans, succombe à sa blessure. Son cas n’a pas été élucidé.

8- Nous demandons la protection de médecins qui reçoivent les victimes de la torture pour établir des certificats médicaux attestant des cas de tortures sans risque de représailles.

9-La Mauritanie ratifie, signe les traités et conventions internationales, édicte des bonnes lois mais ne les n’applique pas. C’est juste une l’histoire de tromper les institutions internationales.

-Au nom de la société civile Mauritanienne, nous remercions les experts et les membres du comité contre la torture de Genève à prêter une grande attention aux cas soulevés ici. »

Source crédit:cridem.org

Les tentatives d’expropriation d’héritage à Dafort : des incompréhensions autour de la décision du cadi de Ould Yengé.

Depuis mi-avril 2018, à Dafort, village soninké dans le Guidimagha mauritanien, certaines familles féodales s’acharnent sur de paisibles citoyens descendants d’anciens esclaves dans la communauté, par des tentatives d’expropriation d’héritage à caractère esclavagiste. Aujourd’hui 9 familles parmi la communauté d’anciens esclaves qui se sont émancipés du joug féodaloesclavagiste soninké (système de ladalamxu), risquent de jour en jour d’être expropriées de leurs champs légués en héritage familial depuis plusieurs générations. De ce fait, après 4 mois de démarches auprès des autorités départementales et régionales dans le Guidimagha, marquées par divers dysfonctionnements notamment la non prise en compte effective des auditions de nos membres plaignants chez les gendarmes dès les premiers signalements des harcèlements venant de féodaux, un avis judiciaire troublant et surprenant a été prononcé . Ces dossiers relevant des séquelles esclavagistes en milieu soninké, ont été vidés volontairement et méthodiquement de ce caractère pour en faire un cas de litige foncier classique. Ainsi le cadi de Ould Yengé s’est rendu à Dafort dans la journée du 2 juillet 2018 pour observations de champs en présence de 2 parties. Ce lundi 9 juillet, à Ould Yengé, devant les 2 parties, le cadi s’est prononcé pour une suspension des parcelles en litige et se décharge pour un niveau supérieur de juridiction.
De cette situation sensible de non application de lois mauritaniennes en la matière, nous faisons appel aux hautes autorités du pays, en premier lieu le président de la république, son excellence Monsieur Mohamed Ould Abdelaziz, afin veiller au cas de DAFORT qui défraie la chronique depuis plusieurs mois. Aujourd’hui par cette décision du cadi, les membres de cette communauté victime de cet esclavagisme coutumier, seront privés injustement de leurs champs qui constituent une source nourricière pour leurs familles depuis la création du site villageois en 1905.
Pour rappel, lors de la journée nationale contre l’esclavage et ses séquelles en Mauritanie tenue à Selibaby ces dernières éditions (6 mars 2017 et 2018) , la communauté des descendants d’anciens esclaves sous le vocable GANBANAAXU FEDDE, a exposé devant les officiels de l’Etat les différentes problématiques posées par le régime coutumier et féodal contre l’éveil d’émancipation dans nos localités rurales. Nous nous adressons aux autorités publiques, aux forces politiques et aux ONG de défense des droits humains, pour une implication sérieuse dans cette affaire de DAFORT, symptomatique d’un défi de l’ordre féodaloesclavagiste soninké face aux lois mauritaniennes dans nos zones rurales.

Dafor 9 juillet 2018

Communauté GANBANAAXU DAFORT (Familles et descendants d’anciens esclaves)