Mauritanie/ Covid-19 : un couvre-feu décidé sur l’ensemble du territoire national (AMI)

Crédit photo via La Vision FB

Voici le texte de la déclaration:

« Dans le cadre des mesures préventives prises par les pouvoirs publics contre la propagation du Corona virus (Covid 19), le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation déclare qu’il a été décidé désormais:

🔹️1 – Le couvre-feu est de huit heures du soir à six heures du matin, et cette décision sera appliquée sur tout le territoire national, à l’exception des équipes de santé et des camions de fret.

🔹️2– L’interdiction sans équivoque de tous types de rassemblements et de regroupements publics.

🔹️3– Fermeture de tous les restaurants et cafés jusqu’à nouvel ordre.

Toutes les dispositions et précautions de sécurité nécessaires seront prises au niveau des marchés, des rues et des places publiques pour garantir l’engagement à mettre en œuvre ces mesures.

Nous appelons chacun à faire preuve de responsabilité et de contribution pratique aux efforts déployés par les pouvoirs publics, par une réponse positive aux différentes directives et mesures prises pour contenir cette pandémie ».

©️ Crédit source: ami.mr/fr

TRIBUNE : BIENVENUE AU COLONEL TAYA! Par Ciré Kane


<<Seigneur, préservez-moi de mes amis. Mes ennemis je m’en occupe !>> Colonel Moawiya Ould Sid’Ahmed Taya, s’adressant à ses tombeurs en 2005, dont Ghazouani

Le retour du Colonel Moawiya Ould Sid’Ahmed Taya (1984-2005), l’ancien chef de la dictature militaire qui s’est consolidée depuis la création du grade de Général en 2007, évoqué tous les ans, pourrait se réaliser en cette année sombre de pandémie, comme le fut son règne funeste.

Taya a, en une année (90-91), sur une population d’à peine 1,5 millions, tué plus de 8 milles civils, assassiné 513 militaires et déporté près de 100 milles personnes. Tout ce beau monde était quasiment de la même ethnie. C’est le génocide des peuls de Mauritanie, l’un des plus méconnus de l’histoire de l’humanité.

Dans le Sud, les militaires et leurs milices ont violé, torturé, détruit des villages, …

Les militaires se sont auto-amnistiés par une loi votée en 1993 qui absout tous leurs crimes et des présumés tortionnaires ou meurtriers accèdent à de hautes fonctions (Généraux, Présidence Assemblée et même Présidence de la République en 2005-2007).

Les dignitaires du PRDS, le parti-Etat de Taya, se sont habilement recyclés dans ADIL jusqu’au putsch de 2008, puis ils ont convergé en masse vers UPR, le parti des Généraux.

Donc, le coup d’État qui a déposé Taya en août 2005 était une petite révolution de palais. C’est toujours la même bande de copains militaro-affairiste qui pille le pays.

Les victimes demandaient l’extradition de Taya pour mettre fin à son impunité et à son exil doré au Qatar.

Eh bien, il ne sera pas escorté par la police qatarie, ni récupéré par la nôtre pour être conduit en prison et entendu dès sa descente d’avion . Il n’effectuera pas les formalités à l’aéroport, même s’il a le coronavirus. Ce serait degradant pour ce haut gradé. Mais son retour au pays, ainsi que ces conséquences sur la paix sociale, seront de l’entière responsabilité du Général Mohamed Ould Cheikh Ghazouani.

Le nouvel homme fort et muet de Nouakchott a déployé toute sa diplomatie pour le retour à la maison du soldat Taya. La solidarité entre hommes en treillis ne faillira pas. La loi d’amnistie ne sera pas abrogée. L’ancien exilé bénéficiera des privilèges dus à un ancien chef d’Etat (salaire, logement, gardes du corps, voitures avec chauffeur..), il sera membre du Conseil Constitutionnel et sera consulté sur les grands dossiers de l’Etat…

Et S’il est malade, ses frais seront entièrement pris en charge. Les mauritaniens, dont ses victimes, paieront sans broncher.

Avec toutes ces conditions et loin de la prison de Dar Naïm, on souhaite la Bienvenue au Colonel Taya! Il ne sera pas inquiété. Toute hostilité contre lui sera réprimée, une loi viendra renforcer l’amnistie, si nécessaire.

Bien entendu, il ne sera pas assigné à résidence surveillée à Atar, auprès de sa tribu. Il sera libre comme l’air et pourra même parader en tête des cortèges de ses fidèles qui défilent depuis 15 ans tous les 12 décembre pour rappeler son historique prise du pouvoir. Le portrait de Saddam Hussein y sera brandi pour narguer ses noirs qui tardent à quitter ce pays exclusivement réservé aux maures. Comprendront-ils un jour ?

Taya et ses proches, avec cette liberté garantie par la constitution, pourront parler dans les médias, créer ou soutenir un parti, inciter à finir le génocide…

Le président auto-proclamé Ghazouani ne joue pas avec le feu, mais avec les armes. Attention quand même à une balle amie dans le bide.

Ciré KANE, le 18 mars 2020

©️ Crédit source: Page FB de l’auteur

CONTRIBUTION: Nul ne veut “ diriger les Beidanes “; réponse au professeur Ely Ould Sneiba, Par Abou Hamidou Sy (FPC – Amerique)

■Par Abou Hamidou Sy- FPC- Amérique.

Piqué au vif par la remise sur la sellette de l’Apartheid mauritanien et incapable de formuler des arguments qui réfutent cette évidence, Ely O. Sneiba n’a trouvé mieux que de recourir au seul exercice dans lequel il excelle, scribouiller sa pulaarophobie innée.

Dans son posting “ Comment diriger les Beidanes”, un pamphlet indigne d’un baudet, même sans son couvre-chef, il étale toute son ignorance des réalités historiques de l’artifice post coloniale qu’est la Mauritanie d’aujourd’hui.

Sans le moindre argument, il verse dans des affubulations grotesques, avance des assertions mensongères et réprend des thèses des plus fantaisistes. Difficile de se frayer un chemin logique dans ce kafarnaum intellectuel, mais le fond de sa pensée ne fait aucun doute: une haine viscérale envers ceux qu’il appelle “ toucouleurs” et à travers eux, minimiser l’apport de la civilisation négro-africaine dans l’histoire de notre pays.

Il me semble opportun de rappeler à sa gouverne et à celle de tous les chauvins arabes, certaines vérités historiques. Vérités en porte à faux avec le mythe fondateur d’une frange de nos compatriotes arabo-berbères; une épique chevauchée, du croissant fertile aux berges du Sénégal repoussant ainsi le couchant ( Al Magrib ) arabe à la lisière du Sahel.

Il n’échappe pas à Ely et ses paires que les nationalistes arabes authentiques, qui l’inspirent tant, sont les premiers à battre en brèche cette théorie, car fixant la limite occidentale de leur nation aux portes de Marrakech; au delà, c’est “ Bilad Al Ajam”.

Le « professeur » entame son propos en affirmant, tel un avocat essayant de rallier un jury à une cause perdue d’avance, “ ce pays membre de la ligue des États arabes, berceau des almoravides et terre emirale hassanienne”. Cette assertion ne repose sur aucun fondement, ni historique, ni culturel, encore moins démographique. Elle est, tout au plus un vœu pieux entretenu par la volonté politique d’un État malavisé et repris par des marchands d’illusions désabusés. Il suffit , pour s’en convaincre de remonter à la genèse même de l’Etat Mauritanien et de la controverse qui l’a entourée.

Ce pays qui se targue d’être arabe jusqu’à nier l’expression de toute identité négro-africaine, aucun État arabe n’en voulait. C’est grâce au soutien des pays de l’Afrique noire ( groupe de Brazzaville ) sous l’impulsion du Sénégal que notre pays a pu être accepté sur la scène internationale. A l’assemblée générale de l’O.N.U d’Octobre 1961, tous les pays arabes à l’exception de la Tunisie, ont voté contre l’admission de la Mauritanie aux Nations Unis. Cette ligue arabe qu’on chante à tous vents, c’est en 1973 que notre pays y a adhéré c’est à dire une décennie après l’O.U.A. C’est dire combien la Mauritanie, une ex- colonie de l’AOF était avant tout africaine. C’est cela sa vocation historique, son ancrage naturel et sa réalité culturelle. Que l’Etat, pour des raisons de politique interne, opte pour une différente orientation, ne peut réécrire l’histoitre.

Le territoire qui nous réunit aujourd’hui est un conglomérat d’entités jadis distinctes, qui se sont forgées chacune sa propre histoire dans son propre espace avec des fortunes diverses en fonction des circonstances. Aucune ne peut se prévaloir d’un passé plus glorieux que les autres ou prétendre avoir contribué seule au patrimoine historique commun. Qui plus est, la construction de certains pans de ce patrimoine a nécessité le concours de toutes les composantes nationales. C’est, des rives du fleuve Sénégal que l’armée Almoravide composée aussi bien de berbères que de négro-africains s’est ébranlée en direction du Nord jusqu’à atteindre les côtes de l’Europe.

La Mauritanie n’est pas exclusivement “ terre émirale hassanienne”, elle est aussi terre des Almamy du Fouta, du royaume du Walo, héritière des empires du Mali et Ghana. Elle est le pays de Samba Gueladjedji, le lieu de sépulture de Thierno Sileymani Baal, c’est aussi chez Cheikh Moussa CAMARA auteur du chef-d’œuvres :“ Zouhour Al Bassatine, fi Tarikh as Sudane”.

Dans aucun pays normal, la direction de l’Etat ne se pose en terme de race ou d’ethnie. Les nations choisissent leurs dirigeants en fonction de leurs capacités supposées ou avérées, de leurs qualités humaines et du programme qu’ils proposent. Ce sont ces normes qui ont permis à un certain Barack Obama ou Macky Sall d’être élu sans que le ciel ne s’effondre. Dans ces deux cas, malgré les diversités culturelles et ethniques, le sens de la nation à y été encouragé, développé et entretenu par l’Etat. Tout le contraire de ce qui se passe chez nous, ou c’est l’Etat, par ses politiques racistes, est le premier obstacle à l’édification de la nation mauritanienne.

Ce sont ces pratiques racistes que les Négro-africains dénoncent et contre lesquelles ils s’insurgent. Qu’elles soient qualifiées de racisme d’Etat ou d’Apartheid, les effets demeurent les mêmes: la marginalisation politique, l’exclusion économique et l’oppression culturelle des Négro-mauritaniens.

S’il est vrai que ce racisme n’est codifié dans aucun texte de loi, dans la pratique il régente la vie dans notre pays. Le sud-Africain confiné dans une zone du temps de l’Apartheid par son “PASS” n’était pas plus mal loti que le Négro-mauritanien qui ne peut pas voyager faute de carte d’identité que l’Etat refuse de lui octroyer.

Ce racisme d’Etat est si ancré dans notre pays, que certains concitoyens le trouvent normal. C’est à cause de cette normalisation que des abrutis, sous prétexte de défendre la langue arabe, profèrent des menaces contre de braves Hommes politiques sans que cela ne choque personne.

On ne défend pas une culture à coup de menaces et d’intimidations. Si réellement la langue arabe tenait a ces gens-là, ils devraient s’éduquer, se cultiver et l’améliorer pour qu’elle contribue à la civilisation universelle.

Nul ne peut contester que notre pays est un cas à part, pour dire le moins. Si la Mauritanie était un pays normal, le pouvoir ne serait l’apanage d’une seule communauté. Chacune de nos communautés est capable de produire en son sein, un homme ou une femme capable de prendre en charge les destinées de la nation.

Concernant les HaalPulaar, que O. Sneiba ne porte assurément pas dans son cœur, ils ne sont nullement obnubilés par le pouvoir, ils se confondent avec le pouvoir. En plus de l’Etat théocratique du Futa Tooro, ce sont les fondateurs de l’empire du Macina et l’Etat de Sokoto au Nigeria. Pour ne citer que les plus récents.
Leur seul tort est de résister face aux tentatives forcenées de faire d’eux une hérésie, des arabes noirs.

LLC!

Abou Hamidou Sy
FPC/Amérique du Nord

©️ Crédit source: via post Facebook K. Touré

Mauritanie-Coronavirus : L’insoutenable légèreté de l’Etat (IRA-MAURITANIE)

Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie (Ira-M).

🔹️Note d’alerte

Le 15 mars courant, Ira-Mauritanie publiait son soutien et ses encouragements aux mesures de prévention décidées, sur ordre des autorités de la République islamique de Mauritanie, afin d’éradiquer, du moins de limiter la menace de contagion et de mortalité par le Covid-19. A titre exceptionnel, notre organisation suspendait sa communication militante, jusqu’au rétablissement d’un minimum de sécurité à l’intérieur du territoire.

Hélas, des informations de la nuit du 15 au 16 mars attestent la violation des règles de prudence et la mise en danger de la vie d’autrui, depuis le rapatriement, le même soir, de quelques dizaines de compatriotes, en provenance d’Espagne, via le Sénégal. Les passagers, arrivés de Dakar à Nouakchott, furent dirigés vers l’hôtel Khatter, en vertu du confinement provisoire, peu importe s’ils présentaient ou non des symptômes, compte-tenu du nombre des porteurs sains, un peu partout dans le monde. Cependant, les directives n’ont pas été appliquées avec le souci de l’équité et du discernement.

A. Dès l’atterrissage, un membre de la famille du Ministre de la défense, ainsi isolé du groupe et dispensé de l’obligation de quarantaine, rentre chez lui, sous bonne escorte.

B. Peu de temps après, alors que les nouveaux venus prenaient leurs marques sur le lieu de la résidence forcée, une patrouille de police identifie un cousin du Ministre de la santé, le soustrait à la discipline et le dépose à son domicile.

Dans le communiqué de la veille, Ira-M pressentait la probabilité de tels dysfonctionnements, tant l’Etat et la société des tribus banalisent l’intervention, le passe-droit et le privilège, malgré les conséquences de tels manquements, sur le devenir collectif. Or, en l’occurrence, le défi de santé publique et la rupture du principe d’égalité des citoyens, commandent, au pouvoir exécutif, une réaction de rigueur ; il convient, ici, de rendre, à la population, justice, espoir et confiance :

  1. Restaurer l’isolement des deux personnes et de leurs proches susceptibles d’occasionner un risque de transmission de la pathologie;
  2. Déterminer la part du zèle et de l’instruction officielle, dans la responsabilité des actes en cause ;
  3. Sanctionner les auteurs, y compris la chaine de commandement éventuelle, à la fois pour l’exemple et contre l’impunité.

Ira-M exhorte les mauritaniens à mieux décrypter les épreuves de la vie quand elles démontrent la nuisance protéiforme des inégalités. Face à la maladie, comme à d’autres moments de l’existence sociale, édicter des contraintes légitimes et s’abstenir de les appliquer à tous, ne produit que la frustration et la défiance. À l’adresse des sceptiques de service et des dénégateurs de toujours, voici, une illustration supplémentaire, qu’il importe de bien méditer.

Ira-M,
Nouakchott, le 16 mars 2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

Flash info – Mauritanie : Nouvelles mesures prises par les autorités concernant le Covid-19

Crédit rmi-info

Par la voix du ministre de la santé Mohamed Nedhirou HAMED le gouvernement mauritanien a annoncé aujourd’hui de nouvelles mesures préventives pour lutter contre le Coronavirus [COVID-19]

☑️ La mise en quarantaine de toutes les personnes ayant été en contact non protégé avec un malade.

☑️ La mise en quarantaine de toutes les personnes en provenance de l’étranger durant 14 jours.

☑️ La suspension de tous les vols à destination de la Mauritanie à compter du mardi 17 mars 2020.

☑️ L’interdiction de tous les regroupements non essentiels.

☑️Des poursuites judiciaires à l’encontre de personnes véhiculant de fausses infirmations à propos du Coronavirus en Mauritanie.

☑️La mise en place de commissions de sensibilisation sur l’ensemble du territoire national.

📺 RMI-info.com La #Mauritanie 🇲🇷 et ses actualités

©️ Crédit source: Page officielle FB RMI-info.com

Mauritanie – Covid-19 : Initiative pour la Resurgence du mouvement Abolitionnisre en Mauritanie ( Ira-M).

● Annonce de circonstance urgente

Le 14 mars, en Mauritanie, le Comité interministériel chargé du suivi de l’ évolution du coronavirus (Covid-19), décidait, sous la direction du Premier ministre, une série de directives de prévention, dont la fermeture des écoles, le contrôle sanitaire des voyageurs à l’arrivée, la surveillance de certains postes- frontière et de rares contraintes d’isolement. Le principe de précaution et le caractère inédit de la menace expliquent le délai d’une semaine, que le gouvernement vient d’adopter, à titre probatoire.
Ira-Mauritanie (Ira-M), association de défense des droits de la personne, soutient l’effort des pouvoirs publics et salue la célérité de leur réaction, sans exclure, cependant, les dysfonctionnements d’un Etat en ruine et souvent réduit à l’impuissance, par le cumul du laxisme et de l’incompétence.
Ira-M exhorte la population, présente sur le territoire, à exécuter, scrupuleusement, toutes les recommandations de prophylaxie et de confinement que les autorités publient ; elle invite les mauritaniens, dès l’extinction de la pandémie, à une revue des politiques de santé, en prévision d’autres alertes de gravité comparable. Pour l’instant, il convient d’associer les lieux de culte et les rassemblements festifs, à l’application des consignes de distance et de réserve, physiques.
Enfin, jusqu’à la levée des mesures de restriction, Ira-M suspend sa communication militante, à l’exception des sujets relevant du Covid-19 et de ses implications sociales.

Ira-M, Nouakchott, le 15 mars 2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

Mauritanie/ Coronavirus : Tous les établissements scolaires publics et privés fermés pour une semaine.

Crédit image : la Vision

AMI – Suite à l’apparition du premier cas confirmé du coronavirus et son annonces officielle par l’OMS « épidémie mondiale », le Comité interministériel chargé du suivi de l’évolution du coronavirus (COVID-19) a tenu une réunion d’urgence sous la présidence du Premier ministre et arrêté une série de mesures dont la fermeture des établissements scolaires pour une semaine et la mise en service d’un numéro vert. Le gouvernement rassure les citoyens que tous les services de l’Etat et ses moyens sont suffisamment mobilisés pour toute éventualité. Voici le communique du comité interministériel :

« Le Premier ministre, M. Ismail Bedda Cheikh Sidiya, a présidé, samedi matin, une réunion du Comité interministériel chargé du suivi de l’évolution du coronavirus (COVID-19). Le comité a examiné la situation de propagation du virus, surtout après la constatation du 1er cas du virus en Mauritanie et sa récente proclamation par l’OMS « pandémie« . A cette occasion, le comité a passé en revue les mesures rapides prises par les services sanitaires spécialisés immédiatement après l’annonce de l’apparition des symptômes de la maladie, vendredi, chez un ressortissant étranger et sa confirmation ‘’positif ‘’ à l’issue des analyses médicales.. A cet effet les différents services sanitaires spécialisés exercent les investigations approfondies sur les conditions d’entrée du sujet atteint au pays et l’identification des personnes avec lesquelles il a eu des contacts aussi bien dans l’avion qu’après son arrivée à Nouakchott pour prendre toutes les dispositions susceptibles d’empêcher la propagation du virus. Suite à cette situation, le gouvernement a décidé, dans le cadre de la seconde phase de la stratégie nationale de lutte contre la pandémie, stratégie tracée par le gouvernement, en application des instructions du Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, la prise d’une série de mesures qui seront immédiatement mises en vigueur :

🔹️1-Confinement de tous les voyageurs venus en Mauritanie des zones endémiques pour une période de 14 jours avec isolement total. Les services compétents du gouvernement mettront en place les modalités appropriées pour la mise en œuvre de cette mesure ;

🔹️2 – Réduction et renforcement de la surveillance sanitaire au niveau des points de passage frontaliers, afin de maitriser les zones d’accès au pays et d’assurer un contrôle sanitaire efficace à tous les passants.

🔹️3 -Tous les établissements scolaires publics et privés : écoles, universités et instituts seront fermés pour une semaine. Cette mesure sera réexaminée après cette période suivant l’évolution de la situation ;

🔹️4-Les citoyens sont appelés, à titre préventif, à éviter les rassemblements, les festivités et les cérémonies qui suscitent la présence de plusieurs personnes dans un même endroit ;

🔹️5-Mise en service d’un numéro vert 1155 pour répondre aux questions des citoyens ayant trait au virus et leur permettre d’annoncer tout cas suspect.

Au moment où le gouvernement appelle les citoyens à adopter les mesures préventives nécessaires, il tient à les rassurer que tous les services de l’Etat et ses moyens sont suffisamment mobilisés pour toute éventualité. Il s’engage également à annoncer rapidement tous les évènements éventuels relatifs à cette épidémie. Qu’Allah nous protège contre ce mal ».

©️ Crédit source: AMI (Agence Mauritanienne d’Information)

Mauritanie/Santé : un premier cas positif de Covid-19 signalé dans le pays.

Ce soir vendredi 13 mars 2020, par une communication du Ministère mauritanien de la Santé, est annoncé le premier cas relevé de coronavirus. Ce virus appelé Covid-19 apparu en Chine dans la région Wuhan courant décembre 2019, fait trembler tout le monde entier par sa propagation mystérieuse. Dans certains pays, des mesures exceptionnelles sont prises pour le contenir et freiner plus ou moins. En France, le président Macron a décidé lors d’une intervention TV du 12 mars, la fermeture des écoles et des universités à partir du lundi 16/03/2020 jusqu’à nouvel ordre. Depuis quelques jours déjà, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a déclaré l’état de pandémie à l’échelle mondiale concernant le coronavirus. Veillons sur nos personnes vulnérables et soyons disciplinés en observant au mieux les gestes barrières.

Qu’Allah nous en Préserve. Ameen

🔹️KS pour le BLOG

LA RÉACTION DU PRÉSIDENT SAMBA THIAM

Lorsque j’ai lu le message, mercredi soir, m’apprenant que le ‘’Front pour la défense des Arabes’’ organisait une manifestation contre Biram et moi-même, j’en ai été d’abord très surpris, avant de sourire… saisissant immédiatement la manœuvre et quels en étaient les commanditaires …Le courage et l’intégrité morale ne sont pas les valeurs les plus largement partagées par notre classe politique et intellectuelle …
Bien entendu il existe-heureusement-des exceptions, quelques rares perles, l’avant-garde qui déroge à ce constat .. Cela aussi je le comprends car, comme le disait un célèbre résistant, ‘’ la tendance chez l’homme n’est pas de résister mais de cèder, d’aller avec le courant ‘’. Seulement je ne cèderai pas à l’intimidation, je ne « me coucherai pas et je ne me tairai pas ’’ comme dirait Jaures ; pour la bonne et simple raison que je crois, sincèrement, œuvrer dans et pour l’intérêt et le bien supérieur du pays; il est temps que ce pays se modernise, se dote d’un Etat, et plus …d’un Etat de droit qui ‘’ accepte sa diversité, cultive la solidarité, partage ses richesses’’. Ce sera cette voie–là ou le chaos…

Cela dit j’ai apprécié, que dans une attitude de rupture, ce régime nouveau autorise cette manifestation qui est un droit garanti par la constitution…Ouverture qu’il faut étendre à toutes les libertés fondamentales …

Samba Thiam

Nouakchott le 12 /03/2020.

©️ Crédit source: post Facebook Page officielle Samba Thiam

Réflexion : Des espoirs de Liberté, Par l’écrivain Mohamed Lam

DES ESPOIRS DE LIBERTÉ

« Un homme libre est libre parce qu’il a compris que personne ne peut mourir à sa place  » K. DAOUD.

Progressistes ! Disent-ils, mais jusqu’où sont-ils aptes à aller ? Je dis bien apte car n’est pas progressiste qui veut ! Déjà, il faut le prouver, ensuite le démontrer. Par des propos et des actes forts, par une attitude incontestablement visible et par la volonté.

De toute façon, l’humain est progressiste par nature. Il aspire constamment aux changements. Changements sociaux, changements politiques, changements climatiques, changements (ou transformations) physiques, changements de mentalités !

Et dans toutes ces aspirations, l’humain veut et doit rester libre. Libre d’être et de pouvoir défendre et protéger la liberté des autres, d’autrui.

Et dans toutes ces aspirations, il doit réfléchir. Réfléchir sur ces choses qui font sens à sa vie et son entourage.

Kamel Daoud a dit « j’aime les gens qui réfléchissent, qui ne sont pas dans le prêt à penser, dans le prêt à porter et à emporter. J’aime les gens aussi qui sont à contre-courant de leur époque. Il est très difficile d’être un contemporain de son époque » (interview sur une chaîne française).

Dans sa philosophie de vie et d’écriture, Kamel Daoud nous apprend qu’un homme libre est libre parce qu’il a compris que personne ne peut mourir à sa place. Il réalise l’inventaire de son monde et acquiert une puissance sur son réel.

Je pense, pour ma part, que la liberté se construit. Elle se forge avec ruse et tact. La liberté se maintient, s’entretient, se conserve.

Dans un monde fictif, l’homme libre vit dans des imaginaires. Il créait les conditions de son existence et conçoit cette dernière selon ses désirs, son environnement immédiat, pour ne rendre compte qu’à sa conscience intime.

L’homme libre contrôle son existence et garde jalousement cette liberté acquise même s’il est confronté à la société toute entière.

Seulement, un homme qui vit en société est soumis à des règles. Il peut décider de les ignorer – auquel cas, il sera considéré comme étranger à la société dans laquelle il vit – mais il peut aussi choisir de se battre, de s’engager pour les améliorer.

Dans la quasi-totalité des territoires du monde actuel, il existe des gouvernements. Un gouvernement, comme son nom l’indique, est un groupe composé de plusieurs personnes qui ont été nommé pour diriger un État et orienter un pays dans le meilleur des sens en prenant les meilleures décisions.

Mais un gouvernement n’est bon dans son rôle que s’il respecte les aspirations des populations qui lui ont transmis leurs pouvoirs.

Un homme libre, conscient du pouvoir qu’il a transmis au gouvernement qu’il a choisi est donc (ou en tout cas, doit être) un homme exigeant envers les membres du gouvernement en question.

Certaines personnes, dans le passé, avaient perdu tout espoir dans les choix que prenaient leurs gouvernements.
Elles ont longtemps plaidé en faveur de la recherche d’un bon groupe de personnes qui formerait ce qu’ils appelaient « le meilleur gouvernement ». Une expression large et creuse, mais en même temps claire et possible.

Le meilleur gouvernement est peut-être, comme le pense Thoreau, un gouvernement qui n’existerait pas.
Mais peut-on penser à un endroit sans État, sans autorité où l’homme est seul responsable de lui-même ?

Il est difficile de savoir quand commence la liberté et jusqu’où elle s’arrête. Bien que l’on ait tous au moins déjà entendu la phrase suivante : la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres.

Lorsqu’une chose commence, c’est qu’elle n’a pas existé précédemment. Elle débute et marque la fin d’un vide. Celui de son inexistence. Une liberté qui commence est une liberté qui s’affirme. Elle prend forme, s’installe, gagne en reconnaissance et vit.

La liberté qui s’arrête n’est donc pas celle qui disparait mais celle qui laisse place à une autre liberté. Celle qui va commencer à son tour.

Être libre c’est donc savoir reconnaitre et admettre que d’autres ont également leur part de liberté à exercer. Celui qui est libre doit donc accepter et même défendre la liberté d’autrui. Sinon sa liberté peut être limitée par d’autres qui grignotent et piétinent sa propre liberté.

De ce fait, l’homme qui prétend être libre doit défendre la liberté des autres sinon il ne sera qu’un homme qui vit dans l’illusion d’être libre.

Biram, un espoir de liberté !

Des espoirs de liberté


Mohamed Lam

©️ Crédit source: post Facebook de l’auteur (12/3/20)