Communication d’Initiative pour la Résugence du mouvement Abilitionniste en Mauritanie (Ira-M)

MAURITANIE : LES CHEMINS OBLIQUES DE LA DISCRIMINATION

Causes, enjeux et conséquences d’une imposture

🔹️Faits

Vendredi 31 janvier 2020, lors d’une séance plénière de la première session ordinaire du Parlement, Cheikh Ould Baya, président de l’institution, au nom de l’Union pour la république (Upr), le parti du Chef de l’Etat, apostrophait la députée de l’opposition, Madame Coumba Dada Kane, en des termes sans équivoque : « Un discours en français n’a pas de sens ici à l’assemblée nationale. Il n’a plus de sens » ; plus tard, il renchérit, toujours dans la langue ainsi rejetée : « Si, vous parlez en français, sachez que, en tout cas, les électeurs qui vous ont élu, ne vous comprendront pas ».

🔹️Contexte

Cheikh Ould Baya récidive ; à mainte reprise, devant ses collègues, il déclarait n’aimer ni ne respecter le Français, symbole, à ses yeux, de l’héritage colonial. D’ailleurs, le zèle du député-maire de Zouérate l’avait conduit à affirmer, le 28 juillet 2017, lors d’un meeting en compagnie de l’ancien Président Mohamed Ould Abdel Aziz, dans son fief municipal : « l’hymne national a été élaboré par un homme qui collaborait avec le colonisateur et chanté par un petit groupe de personnes » ; le propos visait feu Baba Ould Cheikh Sidiya, l’auteur de la politique de « pacification » au début du 20ème siècle ; aussitôt, ses nombreux disciples et admirateurs se mirent à manifester. Ould Baya leur présentait alors ses excuses, mettant un épilogue provisoire à une campagne de réécriture de l’histoire qui ressurgit, à intervalle irrégulier, depuis le putsch du 10 juillet 1978 ; de la fabrique de faux résistants et de généalogies contrefaites, à la modification du drapeau et de l’hymne, la Mauritanie parachevait, pendant les deux quinquennats de Mohamed Ould Abdel Aziz, la tentative de modification de son récit, conduite par l’Etat et sous sa caution.

🔹️Substrat

L’incident du 31 janvier 2020, procède du processus de réécriture et de falsification du passé, désormais en vigueur au sein de l’ensemble maure. La dynamique négationniste résulte, elle, de l’arabisation au rabais, conduite, dès les années 1980, avec son bilan de destruction de l’enseignement, de la justice, de l’administration et d’abrogation de l’égalité des chances; le même délire, atteindra son paroxysme morbide, entre 1986 et 1991, durant les années de tortures, de déportations, d’assassinats, de spoliation foncière et d’humiliation, tous crimes jusqu’ici impunis, en vertu de la « loi n° 93-23 du 14 juin 1993 portant amnistie » ; le texte, toujours en vigueur, interdit la moindre poursuite contre les auteurs de violences racistes, leurs complice et receleurs. Du jour au lendemain, des milliers d’élèves, étudiants, de cadres et de militaires négro-africains se retrouvaient, victimes de l’exclusion linguistique ; ceux qui n’ont pu apprendre l’Arabe ou refusé l’assimilation brutale s’installaient, dans le statut d’une citoyenneté périphérique, comme l’atteste, ces dernières années, leur laborieux enrôlement au registre de l’état-civil. Des centaines de fonctionnaires perdaient ainsi le travail, la considération et la subsistance. Quelques-uns s’exilaient vers des latitudes plus réceptives à leur talent. Nombre d’entre eux, du seul fait de la qualification, s’imposèrent, tôt, dans la fonction publique internationale, les cabinets d’avocat ou le management d’entreprises, loin du bercail. Ceux restés au pays, se contentaient alors de positions subalternes qu’ils devaient défendre à force de soumission et d’alignement sur les factions de tribus et de clans.
Impact

Au terme de quatre décennies d’arabisation bas de gamme et de chauvinisme d’Etat, le projet d’une cité moderne a été systématiquement investi, dévalisé, déstructuré puis mis en coupe réglée sous la médiocratie d’une élite de substitution, à peine instruite de l’intérêt général, du droit et des notions universelles de sanction et de récompense ; une classe de parvenus, où l’inculture, l’aigreur, le désir de revanche et le réflexe tribaliste motivent l’acharnement à abolir le mérite, a pris le pouvoir et entend le garder. La guerre au Français découle du parachèvement de cette volonté de résistance à la rationalité de la gouvernance selon les critères de la compétence et de l’intégrité. L’écroulement de l’Etat et de l’éducation nationale, la vénalité de l’appareil judicaire et l’ethnicisation de la diplomatie témoignent assez d’une régression en cours d’accomplissement. Une majorité de mauritaniens semble s’en accommoder, à cause des lacunes parmi le personnel dirigeant et de la résignation fataliste chez un peuple qui produit des charlatans, des féticheurs et des faiseurs de miracle, en guise de héros.

🔹️Malentendus

Or, l’audace, voire l’imprudence du dessein suscite quelques observations de circonstance :

  1. Il convient de relever, ironie du sort, que les promoteurs de l’arabité exclusive s’obstinent, quand ils en ont les moyens, à envoyer leur progéniture dans les établissements bilingues mais incitent les enfants des humbles, à endurer l’école monolingue, au demeurant réduite à la clochardisation. La domination reproduit, ici, sa mécanique le plus efficace.
  2. Le Français, outil de travail du gouvernement, de l’économie, de la diplomatie et de l’environnement régional reste au cœur de la société et régit l’essentiel de la documentation et de la correspondance, jusqu’au sommet de l’Etat. L’en extirper au profit d’une seule langue suppose la disponibilité à un bouleversement moral et intellectuel, d’une ampleur sans précédent.
  3. La Mauritanie garde, jusqu’à ce jour, la qualité de membre de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) et de son assemblée parlementaire. Maintenant, l’interrogation sur son appartenance aux deux entités évolue d’une question de politique domestique à un défi pour notre crédibilité à l’extérieur.
  4. La traduction simultanée des langues non-écrites vers l’Arabe et inversement, date d’une directive de juillet 2019, laquelle ne prévoit le même service entre les députés locuteurs du Pulaar, du Soninké et du Wolof, ainsi figés dans la posture d’une minorité, toujours en demeure d’accepter son atomisation.

🔹️Conclusion

À présent, la crise interpelle le Président de la république et de sa majorité, dont le silence entretient l’ambiguïté, surtout si l’on se souvient d’une hystérie similaire, lors de l’ouverture du congrès de l’Upr, le 28 décembre 2019 :

  1. La virulence et la récurrence des écarts imputés au leader du Parlement – parfois des attaques ad hominem à l’endroit des élus – appellent une clarification. Soit la Mauritanie se déclare francophobe et l’assume, y compris sur le plan international, en adoptant, sans détour, le nationalisme arabe comme doctrine du gouvernement, soit elle en désavoue les promoteurs. Les postures du grand écart et de l’ambiguïté arrivent à péremption. A force se croire toujours plus malin, l’on finit par ne plus inspirer confiance, d’abord à ses alliés.
  2. Le pays a besoin d’une loi qui tranche le litige de la langue dans l’espace public et confère, au choix, force, précision et légitimité. Si l’usage du Français est un délit ou un objet de censure, il convient de trouver, à la restriction, un fondement normatif.
  3. Le repli sectaire sur les fantasmes de l’identité, la culture du faux, le déni d’équité, l’intolérance et l’extrémisme religieux sont le fruit mûr de l’arabisation à outrance ; un tel legs du régime des colonels, sédimenté durant 4 décennies, ne correspond plus à l’hypercompétitivité du monde ; pire, il fragilise le pays, tandis que tonne, aux frontières, le grondement du jihadisme. Il y aurait inconséquence tragique à mener, si près du front, des batailles d’arrière-garde et des diversions sans issue, d’autant que l’ennemi menace, de l’intérieur.

Ira-M, Nouakchott, le 4 février 2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

Mauritanie/Politique : Osons !, par Bocar Oumar BA

Arrêtons-nous juste un instant. Le président du Parlement traite un élu du peuple d’étranger, voire de bâtard (si mon hassaniya ne m’a pas trahi), au sein même de l’hémicycle de l’assemblée nationale, tout ça dans un pays où il y a seulement quelques mois, une célèbre marche fut organisée au plus haut niveau contre les « discours haineux », et ça suscite à peine quelques indignations…

Les députés et militants de la majorité qui avaient tous soutenu cette fameuse marche hypocrite doivent avoir le cerveau surconnecté carrière pour ne pas voir que l’insulte leur est adressée au même titre. Quelle misère politique, intellectuelle et éthique que celle qui tue en vous cette dose minimale de dignité qui ferait dire à n’importe quel homme ou femme:  » non, je n’irai pas jusque là! « 

Et c’est dans ces rares cas que j’apostrophe directement les négro-africains qui militent au sein du parti au pouvoir pour leur dire d’oser la dignité minimale. Je ne suis pas, et ne serai jamais de ceux qui leur reprochent leurs nominations à des postes de responsabilité. Je le leur souhaite même, et grand bien leur en fasse! Mais quand ils participent à des manifestations hypocrites organisées par le pouvoir, dont on voit bien que la seule cible c’est nous autres militants noirs soulevant les vraies questions de discrimination dans ce pays, ils doivent avoir le minimum de courage de demander que le principe s’applique quand ce n’est pas un Biram, un IMS, un Samba Thiam ou un autre. Ils doivent oser réclamer que la sanction s’applique à Ould Baya, ne serait que pour éviter que nous ayons raison de dire qu’ils ne soutiennent que par carriérisme, et jamais par conviction.

Osez la dignité! Réclamez que les principes que vous avez défendus lors de cette marche (si tant est que c’était les principes qui vous importaient) s’appliquent pour le président de l’assemblée.

©️ Crédit source : post Facebook de l’auteur (du 2 février 2020)

Défense des Droits Humains : le leader abolitionniste mauritanien Biram Dah Abeid attendu à Genève le 18 février pour un nouveau Prix international.

Un organisme indépendant GENEVA SUMMIT FOR HUMAN RIGHTS AND DEMOCRACY , adresse une invitation officielle au député mauritanien Biram Dah Abeid pour participer au Sommet de Genève au siège Onusien en Suisse. Cette rencontre réunissant plusieurs groupes observateurs spécialisés dans la défense des Droits humains qui forment la Coalition Sommet de Genève, est prévue à partir du 17 février 2020.

Ainsi le président des Réseaux IRA-MAURITANIE, et candidat arrivé deuxième à l’élection présidentielle de juin 2019 en Mauritanie, Monsieur Biram Dah Abeid sera honoré du Prix du Courage 2020 lors d’une conférence plénière le 18 février. Il faut rappeler que ce Prix du Courage du Sommet de Genève, avait été décerné dans le passé à un dissident chinois Chen Guangcheng et à un blogueur saoudien Raif Badawi toujours emprisonné. 

Selon la communication de l’organisme hôte, le leader antiesclavagiste mauritanien et déjà lauréat Prix Onusien 2013 pour son engagement  pacifique pour des Droits Humains, fera un brève communication d’une dizaine de minutes à l’occasion. Cette énième reconnaissance internationale du combat honorable que mènent le célèbre militant irréductible et ses partisans depuis une décennie, appuie davantage l’étoffe d’un engagement droit-de-lhommiste sérieux et valeureux pour l’avènement d’un véritable état de droit en Mauritanie.

🔹️Par KS pour le BLOG

Mauritanie- Politique : L’intervention de l’honorable députée Coumba Dada Kane lors de la plénière du 31.01.2020

Merci Monsieur le président de l’assemblée, merci Monsieur le premier Ministre

Honorables députés,

Je vous souhaite à toutes et à tous en ce dernier jour du premier mois de l’année 2020,
Encore une bonne et heureuse année, de bonheur, de santé et de justice pour toutes les mauritaniennes et tous les Mauritaniens.

Monsieur le premier ministre,
La justice est le socle de la cohabitation, et sans elle rien ne va et vous en connaissez quelque chose, car vous avez été victime au temps du président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Monsieur le PM, à quand prendront fin l’injustice et l’esclavage qui frappent les composantes H’ratine et noire de la Mauritanie?

Pourquoi ce sont ces composantes qui restent marginalisées dans ce pays et qui sont éprises de justice, de liberté et de droit. Je ne peux en aucun cas admettre que nos enfants, femmes, et hommes continuent d’être raflés à longueur de journée et sont considérés comme étranger dans leur propre pays.
Pourquoi une seule composante continue
D’être exclue par une biométrie discriminatoire?

Monsieur le Premier ministre, pensez-vous que le monopole des tous les secteurs par une composante, ne crée pas la frustration au sein des exclus que sont les hratins et les Mauritaniens d’origine noire ?

Regardez Rosso que visite le président ghazwani, tous les commandements (Wali, Hakem, les commissaires, gardes, gendarmerie, ), l’administration reviennent tous à une seule communauté?

Hélas
Nous refusons de croire que le chemin de la justice est en faillite.
Nous refusons de croire qu’il y ait des espoirs insuffisants dans les atouts de l’opportunité de notre cher pays.

Nous ne baisserons pas les bras tant que les richesses de la liberté et la sécurité de la justice ne sont pas garanties pour tous et sans distinction aucune.

Le moment est venu monsieur le Premier ministre de réaliser les promesses de la démocratie.

Le moment est venu de faire de la justice et la lutte contre l’esclavage une réalité pour tous les enfants de ce pays.

Monsieur le Premier Ministre,

Il serait fatal au régime de négliger le caractère d’urgence de ce moment pour les centaines de milliers des mauritaniens qui ont exprimé leurs voix en faveur de l’honorable député et président de l’ONG IRA-Mauritanie M. Biram Dah Abeid lors des dernières élections présidentielles du 22 juin 2019 où il est arrivé 2ème à l’issu de ce scrutin.
Mais il est une chose que je dois dire à ce gouvernement, qui se tient sur le seuil brûlant qui conduit à la justice et au droit :
Dans ce processus qui vise à obtenir notre juste place dans l’échiquier politique de notre cher pays et de pouvoir competir en toute légalité.

Monsieur le Premier Ministre

Nous cherchons à satisfaire notre soif de reconnaissance de l’organisation IRA et du parti le RAG.
Nous mènerons notre combat sur les hauts niveaux de la dignité et de la discipline.
Nous ne baisserons jamais les bras tant le parti RAG et l’ONG IRA ne seront pas reconnus conformément aux règles et aux textes en vigueur.

Députée Coumba Dada Kane
Vice-présidente IRA Mauritanie

Je vous remercie

©️ Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

Mauritanie/Justice : la réaction de la journaliste Mariem Derwich après la condamnation de homosexuels

Honteux…. Pour être homosexuels ils ont été condamnés hier à 2 ans de prison… Ils n’ont volé personne, ils n’ont tué personne, ils n’ont fait de mal à personne mais cela n’a pas empêché notre justice de les envoyer en prison pour 2 ans.
2 ans : elle est lourde la sanction déni de droits et de liberté. Elle est lourde, hideuse, profondément choquante…
Pendant ce temps des exciseuses se promènent en liberté, un pédophile « officialisé » qui a épousé une gamine de 12 ans est libre, le petit bureaucrate derrière son bureau dans une de nos institutions et qui demande de l’argent sous son bureau pour que nous ayons droit à ce que la loi nous reconnait pourtant ( à savoir l’accès à un service) est libre, le « religieux » qui exploite ses talibés est libre, des hommes qui ont torturé et tué pendant les années de sang sont libres, un Cheikh qui a escroqué des milliers de gens est libre, etc etc…
2 ans…
Pourtant, pourtant, en Juillet 2012 notre pays a ratifié le Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants….
« Autres peines ou traitements cruels…ou dégradants »…
Tfou….

©️ Crédit source : post Facebook de l’auteure (31/1/2020)

Communiqué de presse du mouvement Pour une Mauritanie laïque

Communiqué:

Après l’apparition de vidéos qui ont été largement partagées sur les réseaux sociaux, et dans lesquelles on voit des citoyens danser et chanter dans une fête qu’ils ont organisée dans la capitale Nouakchott, le 11 janvier 2020; des rumeurs ont circulé sur l’appartenance des individus concernés à la communauté homosexuelle, et sur le fait qu’il s’agirait d’une cérémonie de mariage entre deux d’entre eux.
Cela a incité les hautes autorités du pays à ordonner l’ouverture d’une enquête sur l’événement.
Très tôt l’enquête de la police a conclu que la rumeur de mariage n’était pas fondée, et qu’il ne s’agissait en réalité que de l’anniversaire de l’un des participants à la fête, à laquelle il avait invité ses amis du même groupe social.
Mais par la suite, nous avons été surpris dans le mouvement #Pour_une_Mauritanie_laïque, par :

  • L’insistance des autorités à maintenir en détention, sans motifs juridiques, les personnes concernées; à les photographier et à les filmer dans des situations humiliantes à l’intérieur des postes de police, puis publier leurs informations privées, photos, vidéos, noms et prénoms sans leurs autorisations et sans aucun respect de la loi à leur encontre.
  • L’annonce des autorités, par le biais du commissaire de police autorisé et sur les écrans de la télévision nationale mauritanienne, de leur engagement à punir les individus interpellés.
    Ce qui nous laisse nous demander: par quel droit les autorités s’engagent-t-elles à punir des citoyens qui n’ont même pas encore comparu devant un tribunal et qui n’ont encore été reconnus coupables d’aucune infraction ?
    Ensuite, les punir pour quoi exactement, et selon quels articles du code pénal?
    Si c’est pour leur appartenance à la communauté LGBT, ils ne sont pas les seuls à appartenir à ce groupe social dans le pays. Il y a des homosexuels dans tous les groupes ethniques mauritaniens et ils ne sont pas nouveau-nés, leur existence précède l’émergence même de l’État mauritanien, et l’émergence de ses tribunaux et constitutions.
    Et si la punition promise est pour avoir organisé une fête d’anniversaire et y avoir dansé et chanté, il n’existe aucune loi dans le pays qui interdit cela. De plus, ce n’est pas la première fois que des individus de ce groupe social participent aux fêtes et aux cérémonies de mariage, dans la capitale et à l’intérieur du pays.
    Par conséquent, et sur la base de nos principes laïques et de notre profonde conviction que tous les êtres humains naissent libres et égaux en droits et en dignité, nous alertons l’État et le peuple sur les points suivants:
    1– Nous condamnons avec la plus grande fermeté le comportement illégal, irresponsable et immoral, qu’ont commis et que commettent encore les autorités de notre pays à l’encontre de nos concitoyens innocents.
    2– Nous demandons aux autorités de libérer sans délais ces personnes innocentes, de les rendre à leurs familles et à leurs proches, de poursuivre en justice les éléments de la police responsables des violations de la loi et des droits de ces détenus, et d’indemniser les victimes pour les préjudices que leur ont causé les violations de leurs vies privées par la police.
    3– Nous portons à la connaissance de la communauté homosexuelle en Mauritanie que nous nous tenons à ses côtés, que la Mauritanie nous appartient à tous, et que nous n’accepterons l’exclusion d’aucun citoyen sur simple différence de couleur de peau, de croyance ou d’orientation sexuelle.
    4– Nous demandons aux plus hautes autorités du pays de prendre leurs responsabilités et de supprimer toutes les lois racistes et terroristes qui oppriment et menacent des vies innocentes sur la base de simples différences de croyances ou d’orientations sexuelles.
    5– Nous informons tous les citoyens, que nous ne serons jamais silencieux et ne reculerons jamais dans notre guerre contre l’ignorance, l’injustice et la tyrannie tant qu’il y aura une loi dans le pays qui fait du tort à nos concitoyens innocents.
    6– Nous demandons à la Commission nationale des droits de l’Homme, et à tous les organismes et organisations des droits de l’Homme, locaux et internationaux, opérant en Mauritanie, de jouer leur rôle naturel dans la protection de cette minorité sociale, qui a longtemps été une proie facile sur laquelle l’Etat et la société pratiquent toutes sortes d’oppressions et d’atteintes à la dignité humaine.

  • Le mouvement #Pour_une_Mauritanie_Laïque, en date du 25/Janvier/2020.

نريدموريتانياعلمانية

©️ Crédit source : Reçu de Réseaux Pour Une Mauritanie laïque (25/1/2020)

Mauritanie/ Droits Humains : L’expulsion de l’activiste français Jean-Marc Pelenc – le communiqué du commissariat aux Droits de l’homme.

CDH – L’ expulsion de l’activiste français Mr Jean Marc Pelenc le 10 janvier 2020 après l’obtention de son visa d’entrée en Mauritanie, est un acte isolé qui ne s’inscrit pas dans la logique et l’esprit du dialogue et d’ouverture suivi depuis l’alternance démocratique consécutive à la présidentielle de juillet 2019.

Cet événement traduit la persistance de dysfonctionnements administratifs dont la prise en charge constitue un axe majeur de la politique du Gouvernement.

La République Islamique de Mauritanie, terre de rencontres, de brassage et d’hospitalité est ouverte aux visiteurs quelque soient leurs opinions,origines ou religions.

Nouakchott, le 13 janvier 2020

Mohamed El Hassen Ould Boukhreiss

Commissaire aux droits de l’Homme, à l’action humanitaire et des relations avec la société civile

©️ Crédit source : http://www.cridem.org

IRA – MAURITANIE : COMMUNIQUÉ DE PRESSE

1. Tard en soirée du 13 janvier courant, Madame Mariem Aoufa, Directrice du département Amérique et Asie au ministère des affaires étrangères et de la coopération, publiait un avis de démission, sur son compte twitter ; l’avant-veille, elle y soutenait l’expulsion d’un Français, Jean-Marc Pelenc, chef d’une section, dans son pays, de l’Initiative de résurgence abolitionniste en Mauritanie (Ira-M) ; elle le qualifiait alors de « ce juif » et l’exposait ainsi au risque d’atteinte à l’intégrité physique, en lui imputant une relation – d’ailleurs fictive- avec le journal Charlie Hebdo, victime, en 2015, d’une tuerie terroriste, à Paris.
Par la même occasion, Madame Aoufa dit respecter peuples et religions, reconnait l’erreur et présente des excuses, aux personnes que son propos blesserait.

2. Ira Mauritanie prend acte de la contrition et salue le courage de l’auteur, dans un environnement mental où l’impunité et l’extrémisme religieux favorisent plutôt la banalisation du fait accompli. Un cas similaire mérite mention : à la fin de l’année 2019, le juge d’instruction du 1er cabinet près la Cour criminelle de Nouakchott Sud, Ethmane Ould Mohamed Mahmoud, renonçait à sa charge ; quelques semaines auparavant, en septembre, il livrait une mineure victime d’esclavage, à ses maitres et annulait leur détention, pourtant réclamée par le Parquet. Les deux évènements augurent d’une dynamique qualitative vers l’Etat de droit, malgré la sédimentation du passif et du déni, devant l’évidence de crimes aggravés de racisme.

4. En conséquence, l’Ira-M, Ong toujours interdite, félicite le gouvernement, sans doute vecteur d’un tel dénouement et l’encourage à une réforme, en profondeur, du personnel de l’Etat ; il importe d’y vérifier les diplômes, les aptitudes, le niveau de formation et surtout les causes indues de recrutement. Il n’est pas superflu de réaliser un tel audit, lequel implique la restauration du mérite, la fin des discriminations fondées sur l’ethnie et la langue, l’enseignement de la déontologie, du protocole et du savoir-vivre moderne. La composition des agents du ministère des affaires étrangères et de la coopération, en dépit de la diversité de leurs talents, témoigne d’inégalités et de privilèges, incompatibles avec les rudiments de la citoyenneté. Le grief n’épargne d’autres secteurs de la fonction publique mais il revêt, chez nos diplomates, un degré inouï d’injustice. Il appartient, au nouveau Président de la république, d’insuffler les réformes, jusqu’ici différées sous le prétexte de « laisser le temps au temps », la fameuse devise de la stagnation. Les nominations en Conseil des ministres attesteront du renouveau escompté ou l’infirmeront, assez vite.

5. Enfin, Ira-M, au nom de son ancrage universaliste, continue à diffuser et promouvoir les valeurs d’hospitalité, de tolérance et de xénophilie, gages d’unité de l’espèce humaine, envers et contre les passions de la supériorité et les démons du différentialisme. L’adhésion à une organisation de défense de la dignité de l’individu dépasse les obstacles de nationalité et de frontière.

Nouakchott – 14 Janvier 2020

©️ Crédit source : Réseaux IRA-MAURITANIE

L’entretien avec le mathématicien Mauritanien Toka Diagana, par Initiatives News

Initiatives News – Chef de Département Mathématiques du “University of Alabama” aux États-Unis d’Amérique, Toka Diagana, le mathématicien mauritanien a séjourné à Nouakchott en décembre.

Il a dispensé des cours de mathématiques à l’Université de Nouakchott en marge de la première Mini-Conférence organisée conjointement par l’unité de recherche Géométrie, Analyse, Algèbre et Applications (G3A) de l’université de Nouakchott et les membres de la Diaspora Mauritanienne représentée par Prof. Mohameden AHMEDOU (Giessen University, Allemagne), Prof. Sidi-Mahmoud KABER (Sorbonne Université, France).

Professeur Toka Diagana revient dans cet entretien avec Initiatives News sur ce séjour.

🔹️Initiatives News : Professeur Toka Diagana, vous avez séjourné en Mauritanie en décembre dernier. Quel était le but de ce séjour ?

Toka Diagana : Permettez-moi ; toutefois de vous présenterainsi qu’à tous vos lecteurs mes meilleurs vœux à l’occasion de la nouvelle année.

Pour en revenir à votre question, ma récente visite en Mauritanie avait trois principaux objectifs. Le premier consistait à enseigner à l’université de Nouakchott un cours de 3ème cycle intitulé « Evolution Equations and Their Applications to PDEs » dont le but est de familiariser les étudiants de 3ème cycle avec les outils de base pour la résolution d’équations différentielles dans des espaces abstraits en utilisant l’approche des semigroupes et ensuite faire usage de tels résultats abstraits pour résoudre certaines équations aux dérivées partielles (l’équation de la chaleur, l’équation des ondes, etc.).

Plusieurs étudiants et enseignants ont participé à ce cours qui du reste a été dispensé de façon accélérée faute de temps. Il fallait que je rentre aux Etats-Unis avant le 1er janvier pour préparer mon département à notre rentrée universitaire qui était prévue pour le 6 janvier.

Le deuxième objectif de ma visite consistait à participer àla première Mini-Conférence organisée conjointement par l’unité de recherche Géométrie, Analyse, Algèbre et Applications (G3A) de l’université de Nouakchott et les membres de la Diaspora Mauritanienne représentée par Prof. Mohameden AHMEDOU (Giessen University, Allemagne), Prof. Sidi-Mahmoud KABER (Sorbonne Université, France), et moi-même. Ce fut une réussite totale dans la mesure oùcette conférence nous a permis de communiquer et d’échanger avec nos collègues de l’Université de Nouakchott et ainsi que les étudiants.

Enfin, comme troisième objectif, j’ai profité de mon séjour à Nouakchott pour travailler avec une étudiante en Thèse de doctorat que je co-encadre depuis un an.

Ce qu’il faut noter c’est que j’ai l’habitude de passer les mois de décembre en Arabie Saoudite pour enseigner ou donner des conférences notamment au King Fahd University of Petroleum and Minerals (KFUPM) a Dahran où je suis « Adjunct Professor ». Mais en décembre passé; j’ai décidé de rentrer en Mauritanie pour y apporter ma très modeste contribution à la formation de la jeunesse. C’est aussi une façon à moi de rendre à ce pays un tout petit peu de tout ce qu’il m’a donné ; notamment en finançant mes études en Tunisie et en France.

🔹️Initiatives News : Beaucoup d’étudiants ont apprécié votre présence à l’Université de Nouakchott. Vous incarnez un idéal pour ces jeunes qui sont pourtant exposés au risque de chômage dans un pays où les études sont de plus en plus difficiles à supporter…

Toka Diagana :J’ai eu beaucoup de feedbacks notamment de la part des étudiants. Et ce, après mes cours et ma conférence plénière à l’université de Nouakchott. Nos jeunes n’ont qu’une seule ambition, c’est de pouvoir continuer leurs études pour de meilleurs lendemains. Nous devons absolument leur fournir cette opportunité. Cela peut absolument se faire sur place en Mauritanie même si la plupart de ces jeunes veulent aller continuer leurs études hors des frontières mauritaniennes notamment aux Etats-Unis.

Pour donner l’envie aux jeunes de continuer leurs études en Mauritanie, nous devons opérer quelques changements profonds dans le système éducatif actuel. Je ne crois pas une seconde que nos voisins Marocains ou Tunisiens soient plus intelligents que nous. La différence entre eux et nous, c’est que nos voisins ont compris depuis très longtemps que l’éducation est la clé de leur réussite pendant que nous mauritaniens continuons à tergiverser sur des problèmes inutiles.

Ce qu’il nous faut, c’est un système éducatif juste auquel les Mauritaniens ont confiance. Nous devons investir dans l’éducation mauritanienne pour de meilleurs retours d’ici quelques années. Une fois que l’on offre une bonne éducation a quelqu’un ; il faut également lui offrir l’emploi qui lui sied.

Ce qu’il faut en Mauritanie c’est dans un premier temps identifier les secteurs où le pays a le plus de besoins et par la suite former les étudiants en fonction de cela.

J’ai, lors de ma rencontre avec le Ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports Mr Taleb Ould Sid’Ahmed, eu une discussion très intéressante à ce sujet. J’ai surtout été très impressionnéde noter qu’il prend le chômage des jeunes à bras–le–corps et qu’il a l’ambition decréer des milliers d’emplois notamment à travers les formations professionnelles appropriées. C’est en effet ce genre de « mindset » dont a besoin en Mauritanie pour contrecarrer le chômage des jeunes.

🔹️Initiatives News : Justement, vous avez rencontré le ministre de l’emploi, de la jeunesse et des sports. Vous avez également été reçu par le Président de la République. Sur quoi ont porté vos discussions ?

Toka Diagana :J’ai en effet été reçu par le Ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports M. Taleb Ould Sid’Ahmed. J’ai franchement été très séduit par son humilité, son dynamisme, et son constant souci de vouloir mettre fin au chômage des jeunes en Mauritanie. Nous avons longuement discuté de quelques pistes qu’il est en train d’explorer dans ce sens.

C’est quelqu’un qui veut vraiment faire bouger les lignes. J’espère simplement qu’il est bien soutenu dans son action car il en va de l’intérêt de la Mauritanie. Bon, c’est également la première fois que je rencontre un Ministre qui parle toutes les langues mauritaniennes. Oui, nous avons parlé Soninké !

J’ai été reçu également par le Chef de l’Etat Mr. Ghazouani le 31 décembre 2019 pour un entretien qui a duré environ une heure. Nous avons discuté d’une dizaine de questions d’intérêt national dont celles relatives à la double-nationalité, le vote des Mauritaniens de l’étranger, etc. Là encore, j’ai trouvé un Président de la République posé et à l’écoute. Il a pris notes lui-même ; cela montre clairement que ce dernier est intéressé à résoudre les problèmes auxquels les Mauritaniens sont confrontés. Nous avons longuement discuté de mes propositions. Je ne rentrerai pas dans les détails de nos délibérations et de ses promesses mais je qualifierai notre rencontre de porteuse d’espoir pour la résolution d’un certain nombre de questions de portée nationale. Je profite de l’occasion pour remercier tous ceux et celles qui sont à l’origine de l’idée d’une rencontre entre le Président de la République et ma très modeste personne et qui par la suite ont travaillé d’arrache-pied pour qu’une telle rencontre puisse avoir lieu. Enfin, je remercie le Président Ghazouani d’avoir accepté de me rencontrer et d’avoir pris le temps de m’écouter et de discuter de mes propositions.

Pour en revenir à votre question, mes rencontres avec le Ministre de l’Emploi, de la Jeunesse et des Sports et le Chef de l’Etat ont suscité beaucoup d’espoir chez moi. Chez l’un comme chez l’autre, j’ai noté un souci constant de vouloir résoudre les problèmes des Mauritaniens et ce, dans l’humilité et sans tambour ni trompette.

Au cours de mes discussions avec le Chef de l’Etat. J’ai attiré son attention sur le problème des retraites car comme nous le savons tous; les retraites en Mauritanie sont dérisoires.

En effet, beaucoup de Mauritaniens qui au cours de leur vie active gagnaient bien leur vie se retrouvent dans la pauvreté lorsqu’ils commencent à toucher leurs pensions de retraite. Cette situation n’est pas acceptable. Lorsqu’on cotise toute sa vie ; on doit percevoir une retraite digne. A mon humble avis ; toute lutte contre la pauvreté en Mauritanie doit nécessairement passer par une revalorisation des retraites. J’ai eu un débat intéressant avec le Président sur là-dessus.

Le Président m’a surpris en partageant avec moi quelques éléments d’un dossier sur les retraites sur lequel il était en train de travailler. Oui tout cela me rend optimiste !

Propos recueillis par Kissima Diagana.

©️ Crédit source : Initiatives News via cridem.org

RMI-INFO AWARDS 2019 : Un bref photoreportage de notre Blog !

Ce vendredi 10 janvier 2020, a eu lieu la première édition RMI-info Awards , au sein de l’Espace du Patronage Laique Jules Vallès situé au 72 avenue Félix Faure, Paris 15. RMI-info.com est un organe médiatique multimodal très dynamique au sein de la diaspora mauritanienne en Europe. Autour de Mr Saidou Wane, une talentueuse et prometteuse équipe assure son fonctionnement de média moderne et libre axé entre autres sur l’expression de la diversité culturelle et d’opinions politiques. Et cette grande première de Rmi-info Awards, a été un événement convivial et citoyen avec des nominés respectables dans différentes catégories et au final des Primés valeureux choisis par le jury. Côté public, retrouvailles et rencontres ont été certainement appréciées et fructueuses. Pour parler des Primés 2019, je salue et félicite tout le monde ayant été sacré dans divers domaines (Entrepreneuriat, Social, Culture, Économie, Droits humains, Sciences et Autres).Et mes encouragements et mes félicitations à l’endroit de l’équipe organisatrice Rmi-info Awards et ses partenaires pour cette initiative et sa réussite. Ma sincère reconnaissance pour l’invitation en mon nom personnel et au nom de notre BLOG SONINKIDÉES – J’OSE.

《🏆 RMI Awards 2019 voici le palmarès

📚Livre de l’année : L’Oubli volontaire (Mohamed LAM)

🧑🏽‍💼 Entrepreneur de l’année : Abdoulaye Sy (Obconnect)

✊🏼 Initiative associative de l’année : Couverture Maladie (l’EED)

👨🏻‍🎨 Artiste de l’année : (Diam Min Tekky)

🏳️ Association de l’année : AJMF (association des jeunes mauritaniens en France) Abdallah Ould Mohamed

💼 Entreprise de l’année : CADORIM (Mohamed M Ould Neine & Mohamed Mbeirik)

🎞 Film De l’année : Ganda le dernier Griot (Ousmane Diagana)

👨🏿‍🎓 Thèse de l’année : Abdoulaye Sow

👩‍💼 Femme de l’année : Kor Samba Mint Messaoud (Miss Mauritanie en France)

👨🏽‍💼 Homme de l’année : Ibrahima Fadeh (CENI France)

🏅 Prix spécial du jury Hors Diaspora : Mekfoula Mint Brahim

🎖 Prix spécial du jury : Heydi

📺 RMI-info.com La #Mauritanie 🇲🇷 et ses actualités》🔹️Source : Page officielle Facebook RMI-info.com

l’événement en quelques photos :

Merci et Courage RMI-INFO

🔹️Par KS POUR LE BLOG